Les questions parlementaires

Contrôle de la vente des cosmétiques testés, Abeille

cosmétiques testés sur animaux

Question écrite n° 52967, Assemblée nationale, 1er avril 2014

Le résumé de l'OXA

La députée demande au Gouvernement comment il fera respecter en France l'interdiction de vendre des cosmétiques testés sur des animaux, en vigueur depuis mars 2013.

1 demande : réponse partielle à 1.

  1. Ce que le Gouvernement entend mettre en place pour garantir que les cosmétiques vendus en France respectent l'interdiction de vente des produits testés sur des animaux.

    Réponse partielle La réponse cite les contrôles de la DGCCRF dans ses plans de contrôle annuels et la sanction pénale, sans chiffre de contrôles ni mesure nouvelle.

La fiche

Thèmes : cosmétiques, contrôles et sanctions

Auteur
Mme Laurence Abeille (Écologiste, Val-de-Marne (6e circonscription))
Ministère interrogé
Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
Ministère attributaire
Secrétariat d'État, auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargé du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire
Rubrique
consommation
Question publiée
au Journal officiel du 1er avril 2014
Réponse publiée
au Journal officiel du 2 septembre 2014
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 52967 de Mme Laurence Abeille, Assemblée nationale, JO du 1er avril 2014)

Mme Laurence Abeille attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le 7e amendement de la directive cosmétiques n° 76-768 EEC. Cette directive relative à l'interdiction d'importation et de vente de produits cosmétiques ayant été testés ou leurs ingrédients ayant été testés sur animaux est en vigueur depuis le 11 mars 2013 et la France ne semble pas avoir pris de mesure pour s'assurer de son respect sur son territoire. Aussi, elle demande ce que le Gouvernement entend mettre en place pour assurer les Français que les produits cosmétiques qu'ils achètent respectent bien les mesures de cette directive.

La réponse

(Réponse du ministère : Secrétariat d'État, auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargé du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, JO du 2 septembre 2014)

La directive n° 2003/15/CE du Parlement et du Conseil du 27 janvier 2003 a modifié la directive n° 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976 concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives aux produits cosmétiques pour y introduire des dispositions sur l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques. Elle a mis progressivement fin à l'expérimentation animale, en interdisant, d'une part, la réalisation des tests sur les produits cosmétiques finis et sur les ingrédients et, d'autre part, la commercialisation de produits cosmétiques finis qui ont été testés sur des animaux ou qui contiennent des ingrédients testés sur animaux. L'interdiction de l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques est effective depuis le 27 avril 2007 en France, en application des dispositions introduites dans le code de la santé publique par une ordonnance du 26 avril 2007. L'interdiction de mise sur le marché de produits cosmétiques ou de leurs ingrédients est générale et définitive depuis le 11 mars 2013. Aujourd'hui, le règlement (CE) n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques reprend en son article 18 les mêmes interdictions que celles instituées pour la transposition de la directive n° 76/768/CEE. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, en tant qu'autorité de contrôle du marché en matière de produits cosmétiques, s'assure de la conformité de ces produits aux dispositions du règlement suscité, notamment à celles du paragraphe de l'article 18 relatif aux tests réalisés sur les animaux, au cours des plans de contrôle annuels qu'elle met en oeuvre. La méconnaissance de ces dispositions est constitutive d'un délit puni de deux années d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • La directive 2003/15/CE du 27 janvier 2003 a modifié la directive 76/768/CEE pour interdire progressivement les tests de cosmétiques et d'ingrédients sur des animaux et la vente de cosmétiques testés.
  • L'interdiction de mise sur le marché de cosmétiques ou d'ingrédients testés sur des animaux est générale et définitive depuis le 11 mars 2013.
  • L'interdiction des essais sur des animaux pour les cosmétiques s'applique en France depuis le 27 avril 2007, par une ordonnance du 26 avril 2007 qui modifie le code de la santé publique.
  • En France, la méconnaissance des dispositions du règlement (CE) n° 1223/2009, dont l'article 18 sur les tests sur animaux, est un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
  • Le règlement (CE) n° 1223/2009 du 30 novembre 2009 reprend à son article 18 les interdictions instituées pour la transposition de la directive 76/768/CEE.
  • La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes est l'autorité de contrôle du marché des cosmétiques, qu'elle exerce par des plans de contrôle annuels.

Le détail de l'analyse

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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.