Les questions parlementaires
Contrôle de la vente des cosmétiques testés, Balkany
cosmétiques | tests sur animaux
Question écrite n° 54537, Assemblée nationale, 29 avril 2014
Le résumé de l'OXA
Le député demande au Gouvernement comment il fera respecter en France l'interdiction de vendre des cosmétiques testés sur des animaux, en vigueur depuis mars 2013.
1 demande : réponse partielle à 1.
Ce que le Gouvernement entend mettre en place pour garantir que les cosmétiques vendus en France respectent l'interdiction de vente des produits testés sur des animaux.
Réponse partielle La réponse cite les contrôles de la DGCCRF dans ses plans de contrôle annuels et la sanction pénale, sans chiffre de contrôles ni mesure nouvelle.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, contrôles et sanctions
- Auteur
- M. Patrick Balkany (Union pour un Mouvement Populaire, Hauts-de-Seine (5e circonscription))
- Ministère interrogé
- Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
- Ministère attributaire
- Secrétariat d'État, auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargé du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire
- Rubrique
- consommation
- Question publiée
- au Journal officiel du 29 avril 2014
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 2 septembre 2014
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 54537 de M. Patrick Balkany, Assemblée nationale, JO du 29 avril 2014)
M. Patrick Balkany appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le 7e amendement de la directive cosmétiques n° 76/768 EEC qui a introduit une interdiction d'importation et de vente des cosmétiques testés sur animaux, et ce à partir du 11 mars 2013. La presse a récemment annoncé qu'en Irlande, le Irish medicines board examinerait les fichiers d'informations des produits, qui contiennent les informations sur tout test sur animaux entrepris pour le produit en question. Le suivi de ces fichiers permettra de vérifier que l'interdiction est en place et assurera le public que c'est bien le cas. À l'inverse, les consommateurs et associations françaises ne sont pas informés de ce qui en mis en place en la matière sur le territoire français. Sur le territoire français comme dans les autres pays de l'Union européenne, la directive cosmétique n° 76/768 EEC relative à l'interdiction d'importation et de vente de produits cosmétiques ayant été testés ou dont les ingrédients ont été testés sur animaux s'applique depuis le 11 mars 2013. Néanmoins, la France ne semble pas avoir pris de mesure pour s'assurer de son respect sur son territoire. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer ce que le Gouvernement entend mettre en place pour assurer les Français que les produits cosmétiques qu'ils achètent respectent bien les mesures de cette directive.
La réponse
(Réponse du ministère : Secrétariat d'État, auprès du ministre de l'économie, du redressement productif et du numérique, chargé du commerce, de l'artisanat, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire, JO du 2 septembre 2014)
La directive n° 2003/15/CE du Parlement et du Conseil du 27 janvier 2003 a modifié la directive n° 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976 concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives aux produits cosmétiques pour y introduire des dispositions sur l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques. Elle a mis progressivement fin à l'expérimentation animale, en interdisant, d'une part, la réalisation des tests sur les produits cosmétiques finis et sur les ingrédients et, d'autre part, la commercialisation de produits cosmétiques finis qui ont été testés sur des animaux ou qui contiennent des ingrédients testés sur animaux. L'interdiction de l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques est effective depuis le 27 avril 2007 en France, en application des dispositions introduites dans le code de la santé publique par une ordonnance du 26 avril 2007. L'interdiction de mise sur le marché de produits cosmétiques ou de leurs ingrédients est générale et définitive depuis le 11 mars 2013. Aujourd'hui, le règlement (CE) n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques reprend en son article 18 les mêmes interdictions que celles instituées pour la transposition de la directive n° 76/768/CEE. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, en tant qu'autorité de contrôle du marché en matière de produits cosmétiques, s'assure de la conformité de ces produits aux dispositions du règlement suscité, notamment à celles du paragraphe de l'article 18 relatif aux tests réalisés sur les animaux, au cours des plans de contrôle annuels qu'elle met en oeuvre. La méconnaissance de ces dispositions est constitutive d'un délit puni de deux années d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La directive 2003/15/CE du 27 janvier 2003 a modifié la directive 76/768/CEE pour y introduire des dispositions sur l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques.
- La directive 2003/15/CE a progressivement interdit les tests sur les produits cosmétiques finis et les ingrédients, et la commercialisation de produits finis testés sur des animaux ou contenant des ingrédients testés.
- L'interdiction des essais sur des animaux pour les cosmétiques s'applique en France depuis le 27 avril 2007, par une ordonnance du 26 avril 2007 qui modifie le code de la santé publique.
- L'interdiction de mise sur le marché de produits cosmétiques ou de leurs ingrédients testés sur des animaux est générale et définitive depuis le 11 mars 2013.
- En France, la méconnaissance des dispositions du règlement (CE) n° 1223/2009, dont son article 18 sur les tests sur animaux, est un délit puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
- Le règlement (CE) n° 1223/2009 du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques reprend en son article 18 les interdictions sur l'expérimentation animale instituées pour transposer la directive 76/768/CEE.
- La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes contrôle notamment le respect de l'article 18 du règlement 1223/2009 (tests sur animaux) dans ses plans de contrôle annuels.
- La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes est l'autorité de contrôle du marché des produits cosmétiques.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2003/15/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 janvier 2003 modifiant la directive 76/768/CEE texte juridique
- Directive 76/768/CEE du Conseil du 27 juillet 1976 relative aux produits cosmétiques texte juridique
- Ordonnance du 26 avril 2007, dispositions introduites dans le code de la santé publique texte juridique
- Règlement (CE) n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques, article 18 texte juridique
Les organismes cités
- Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF)
- Irish Medicines Board
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".