Les questions parlementaires
Publication des statistiques et résumés non techniques
animaux utilisés à des fins scientifiques
Question écrite n° 92580, Assemblée nationale, 26 janvier 2016
Le résumé de l'OXA
La députée demande si le Gouvernement compte appliquer la directive 2010/63/UE sur la publication annuelle des statistiques, des résumés non techniques et de leur mise à jour après appréciation rétrospective.
3 demandes, sans réponse publiée.
La publication annuelle des statistiques sur l'utilisation des animaux, prévue par l'article 54 de la directive.
La publication des résumés non techniques des projets autorisés.
La mise à jour des résumés non techniques après appréciation rétrospective.
La fiche
Thèmes : transparence, statistiques, droit européen
- Auteur
- Mme Laurence Abeille (Écologiste, Val-de-Marne (6e circonscription))
- Ministère interrogé
- Secrétariat d'État, auprès de la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche
- Ministère attributaire
- Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation
- Rubrique
- animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 26 janvier 2016
- Statut
- Fin de mandat
- Événements
- Question renouvelée le 19 juillet 2016
- Question renouvelée le 13 décembre 2016
- Clôture : Fin de mandat, 20 juin 2017
- Sources
La question
(Question écrite n° 92580 de Mme Laurence Abeille, Assemblée nationale, JO du 26 janvier 2016)
Mme Laurence Abeille interroge M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la transposition de la directive 2010/63/UE du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques en droit français. Par une communication du 3 juin 2015, la Commission européenne a répondu aux organisateurs de l'initiative citoyenne « Stop vivisection » en réaffirmant sa volonté de faire appliquer par tous les États membres l'ensemble des dispositions contenues dans la directive 2010/63/UE. Cette communication de la Commission européenne se termine ainsi : « La Commission invite les États membres agissant dans le cadre de leurs compétences, à tenir compte des préoccupations exprimées dans le cadre de cette initiative et à intensifier leurs efforts en vue de mettre pleinement en œuvre et d'appliquer la directive 2010/63/UE, et à participer activement à l'élaboration de solutions de remplacement ». En France, force est de constater que la plus grande opacité règne sur le sujet de l'expérimentation animale et les données chiffrées et techniques sont inaccessibles au public, nonobstant les obligations fixées par cette directive européenne. Son article 54-2 prévoit pourtant que « les États membres collectent et publient chaque année des informations statistiques sur l'utilisation d'animaux dans des procédures, y compris des informations sur la gravité réelle des procédures et sur l'origine et les espèces de primates non humains utilisés dans des procédures. Les États membres transmettent ces informations statistiques à la Commission, au plus tard le 10 novembre 2015, et par la suite tous les ans ». Or les dernières statistiques concernent l'année 2010 et elles ont été publiées en 2013. Ce sont les seules que l'on puisse consulter sur le site du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Aucun nouveau chiffre n'est disponible depuis presque 3 ans. Selon l'article 43-3 de la même directive, «les États membres publient les résumés non techniques des projets autorisés et leurs mises à jour éventuelles ». Ces résumés non techniques sont à fournir obligatoirement aux autorités compétentes par le responsable de tout projet de recherche impliquant l'utilisation d'animaux vivants. Le point 2 de ce même article 43 prévoit que « les États membres peuvent exiger que le résumé non technique précise si un projet doit faire l'objet d'une appréciation rétrospective et dans quel délai. Dans ce cas, les États membres veillent à ce que le résumé non technique du projet soit mis à jour en fonction des résultats de toute appréciation rétrospective ». Il est à noter que les projets utilisant des primates non humains ainsi que les projets impliquant des procédures de classe « sévère » (infligeant de lourdes souffrances durables aux animaux) doivent obligatoirement donner lieu à une appréciation rétrospective (article 39-2 de la directive 2010/63/UE). Elle lui demande donc si le Gouvernement compte se mettre en conformité avec la directive 2010/63/UE pour les points essentiels sus - cités.
La réponse
Fin de mandat.
Le détail de l'analyse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Chaque demande d'autorisation de projet comporte un résumé non technique (RNT), rédigé par l'établissement. Anonyme, il présente les objectifs du projet, les dommages et les avantages escomptés, le nombre et les types d'animaux, et la manière dont le projet applique les 3R. Depuis 2021, les États membres le transmettent à la Commission européenne dans les six mois suivant l'autorisation, et la Commission le publie dans ALURES.
L'appréciation rétrospective est le bilan d'un projet terminé. Elle évalue "si les objectifs du projet ont été réalisés", les dommages infligés aux animaux (nombre, espèces, gravité réelle des procédures) et ce qui pourrait renforcer l'application des 3R. Elle est obligatoire pour les projets qui utilisent des primates et pour ceux qui comportent des procédures sévères. En France, le comité d'éthique dont relève l'établissement la réalise, sur les documents que celui-ci lui transmet.