Les questions parlementaires

Condition animale et Conseil supérieur des programmes

Place du respect des animaux dans les programmes scolaires

Question écrite n° 9796, Assemblée nationale, 26 juin 2018

Le résumé de l'OXA

Une députée demande au ministre de l'éducation nationale s'il saisira le Conseil supérieur des programmes pour des propositions sur le respect des animaux dans les programmes scolaires.

1 demande : aucune réponse à 1.

  1. Saisir le Conseil supérieur des programmes pour qu'il fasse des propositions sur le respect des animaux dans les programmes.

    Aucune réponse La réponse type décrit ce que les programmes abordent déjà et ne dit rien du Conseil supérieur des programmes.

La fiche

Thème : enseignement et formation

La question mentionne l'expérimentation animale sans en faire son sujet principal.

Auteur
Mme Claire O'Petit (La République en Marche, Eure (5e circonscription))
Ministère interrogé
Ministère de l'éducation nationale
Ministère attributaire
Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse
Rubrique
enseignement
Question publiée
au Journal officiel du 26 juin 2018
Réponse publiée
au Journal officiel du 4 décembre 2018
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 9796 de Mme Claire O'Petit, Assemblée nationale, JO du 26 juin 2018)

Mme Claire O'Petit attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la place du respect des animaux dans les programmes scolaires. Développer le contenu des programmes scolaires en faveur de la condition animale permettra de favoriser l'empathie chez l'enfant et l'adolescent et participera ainsi à la lutte contre la violence. Elle lui demande donc s'il compte saisir le Conseil supérieur des programmes afin qu'il émette des propositions sur cette problématique.

La réponse

(Réponse du ministère : Ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse, JO du 4 décembre 2018)

L'école prend en compte les questions éthiques concernant les animaux. L'animal est appréhendé dans sa dimension d'être vivant et sensible. C'est pour cette raison que le ministère chargé de l'éducation nationale a posé des restrictions pour les dissections dans l'enseignement. La circulaire n° 2016-108 du 8 juillet 2016 indique en effet que dans le cadre des travaux pratiques de sciences de la vie et de la Terre (SVT) et de bio-physiopathologie humaine (BPH) dans la série sciences et technologies de la santé et du social (ST2S), et plus généralement dans toutes les classes jusqu'au baccalauréat, des dissections ne peuvent être réalisées que sur des invertébrés, à l'exception des céphalopodes, sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l'objet d'une commercialisation destinée à l'alimentation. Par conséquent, il n'est plus procédé à des dissections d'animaux morts élevés à seule fin d'expériences scientifiques. Dans les programmes scolaires, la vie de l'animal et l'étude des comportements des espèces animales dans leur milieu naturel sont abordées tout au long du parcours de l'élève. Dès l'école maternelle, le domaine d'apprentissage « Explorer le monde du vivant, des objets et de la matière » permet aux enseignants de conduire les enfants à observer les différentes manifestations de la vie animale. Les élèves découvrent le cycle que constituent la naissance, la croissance, la reproduction, le vieillissement et la mort. Les ressources pédagogiques en ligne sur le site éduscol, portail national d'informations et de ressources du ministère, proposent notamment un module consacré aux élevages et mettent en évidence la façon dont l'enseignant peut conduire les élèves à observer les différentes manifestations de la vie animale. Un exemple proposé sur les élevages d'escargots insiste en particulier sur les milieux de vie et les soins à assurer pour satisfaire les besoins des animaux. Au cycle 2 (CP-CE1-CE2), les élèves poursuivent l'étude des caractéristiques du monde vivant. Dans ce cadre, ils appréhendent les interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. Dans le cas de la réalisation d'un élevage en classe, les besoins vitaux et les notions de bien-être et de bientraitance des animaux sont abordées. En outre, la notion d'empathie est travaillée dans la « culture de la sensibilité » en enseignement moral et civique dès le cycle 2 de l'école élémentaire. Ces questions peuvent également être envisagées sous l'angle de la biodiversité et du développement durable à l'école, au collège et au lycée, en particulier dans le cadre des sciences de la vie et de la Terre, de la géographie et de l'enseignement moral et civique. Enfin, les enseignements de français et de philosophie permettent d'aborder la question animale, par exemple à travers la notion « le vivant » en classe terminale. Des sujets ont d'ailleurs été proposés au baccalauréat sur ces questions. S'agissant de la place de ce thème dans les manuels scolaires, il convient de rappeler qu'en France, les ouvrages mis à la disposition des professeurs et des élèves sont produits par des maisons d'édition et ne reçoivent aucun label, ni aucune certification de la part du ministère chargé de l'éducation nationale.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Circulaire n° 2016-108 du 8 juillet 2016 : jusqu'au baccalauréat, dissections seulement sur des invertébrés, hors céphalopodes, ou sur des vertébrés et produits de vertébrés commercialisés pour l'alimentation.
  • Jusqu'au baccalauréat, il n'est plus procédé à des dissections d'animaux morts élevés à seule fin d'expériences scientifiques.
  • À l'école maternelle, le domaine d'apprentissage "Explorer le monde du vivant, des objets et de la matière" conduit les enfants à observer la vie animale.
  • En enseignement moral et civique, la notion d'empathie est travaillée dans la "culture de la sensibilité" dès le cycle 2.
  • En classe terminale, les enseignements de français et de philosophie peuvent aborder la question animale par la notion "le vivant".
  • En France, les manuels scolaires sont produits par des maisons d'édition et ne reçoivent ni label ni certification du ministère chargé de l'éducation nationale.

Le détail de l'analyse

Les sources de la réponse

Les organismes cités

  • Conseil supérieur des programmes (CSP)

Les questions liées

Les questions qui ont reçu la même réponse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.