Les questions parlementaires

Budgets de réhabilitation dans les projets publics

Aide à la réhabilitation des animaux utilisés à des fins scientifiques

Question écrite n° 5672, Assemblée nationale, 8 avril 2025

Le résumé de l'OXA

La députée demande au ministre de la recherche s'il intégrera systématiquement un budget de réhabilitation des animaux dans chaque projet de recherche financé sur fonds publics.

1 demande : réponse partielle à 1.

  1. Si le Gouvernement entend intégrer systématiquement un budget dédié à la réhabilitation des animaux dans chaque projet de recherche financé sur fonds publics.

    Réponse partielle La réponse ne dit rien d'un budget : elle cite une première concertation et le groupe de travail du CNREEA créé en décembre 2024, dont le ministère attend les recommandations avant de définir des mesures.

La fiche

Thèmes : conditions et devenir des animaux, instances nationales, financement

Auteur
Mme Corinne Vignon (Ensemble pour la République, Haute-Garonne (3e circonscription))
Ministère interrogé
Ministère auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche
Ministère attributaire
Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace
Rubrique
animaux
Question publiée
au Journal officiel du 8 avril 2025
Réponse publiée
au Journal officiel du 4 novembre 2025
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 5672 de Mme Corinne Vignon, Assemblée nationale, JO du 8 avril 2025)

Mme Corinne Vignon attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur la réhabilitation des animaux utilisés à des fins scientifiques. La réhabilitation consiste à prendre en charge et à replacer dans des structures adaptées ou des foyers d'accueil les animaux ayant participé à des protocoles de recherche ou de tests, afin de leur offrir une vie hors du laboratoire. Cette démarche permet non seulement de leur assurer un bien-être post expérimentation, mais aussi de reconnaître la contribution essentielle qu'ils ont apportée à la collectivité dans le cadre de la recherche scientifique et médicale. Actuellement, la réhabilitation de ces animaux est trop souvent déléguée aux associations, elles-mêmes dépendantes de dons privés pour assumer les frais (nourriture, soins, équipements etc.). Ce modèle entraîne de fortes limites et néglige la contribution de ces animaux à l'intérêt général. Il semble donc nécessaire de mettre en place une réflexion approfondie, réunissant chercheurs, professionnels vétérinaires, associations de protection animale et instances scientifiques, pour définir et diffuser des bonnes pratiques. L'objectif serait d'éviter une approche « à tâtons » et de garantir des protocoles efficaces, adaptés à la nature et aux besoins spécifiques de chaque espèce. En renforçant le dispositif de réhabilitation des animaux de laboratoire, la France montrerait son engagement en faveur du bien-être animal et ferait preuve de cohérence en assumant collectivement la prise en charge des animaux ayant contribué à l'avancement des connaissances scientifiques. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend intégrer systématiquement des budgets dédiés à la réhabilitation dans chaque projet de recherche financé par des fonds publics, afin que la collectivité reconnaisse sa responsabilité envers ces animaux qui ont servi l'intérêt général.

La réponse

(Réponse du ministère : Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, JO du 4 novembre 2025)

La réhabilitation des animaux de laboratoire correspond au placement des animaux utilisés à des fins scientifiques selon les conditions définies par l'article R. 214-112 du code rural et de la pêche maritime. Cette démarche nécessite de s'assurer que les animaux soient compatibles avec un placement mais également que les structures d'accueil soient capables de les accueillir. Par ailleurs, il convient de préciser que les démarches sont très différentes selon les espèces (par exemple, l'accueil d'un chien est très différent de celui d'un lapin). Dans un premier temps, le ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche avait accompagné une première concertation entre des associations impliquées dans le placement, des laboratoires utilisant des animaux et le ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Cette première concertation a facilité des placements d'animaux, comme en attestent les communications faites par différentes associations dont le groupement de réflexion et d'action pour l'animal. Le comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale a ensuite mis en place en décembre 2024 un groupe de travail dédié à ce sujet. Le ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche suit avec attention cette réflexion et attend les recommandations du groupe de travail du comité national afin de pouvoir définir des mesures qui pourraient être mises en place.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Le placement des animaux utilisés à des fins scientifiques est encadré par l'article R. 214-112 du code rural et de la pêche maritime.
  • Le ministère chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche a accompagné une concertation sur le placement entre associations, laboratoires et ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
  • Le comité national de réflexion éthique sur l'expérimentation animale a mis en place en décembre 2024 un groupe de travail sur le placement des animaux.

Le détail de l'analyse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.