Les questions parlementaires

Trafic en Ariège et travaux de la Commission nationale

Protection

Question écrite n° 35668, Assemblée nationale, 12 novembre 1990

Le résumé de l'OXA

Le député demande au ministre de la recherche où en est la CNEA et comment renforcer le contrôle des éleveurs et des laboratoires, après un trafic en Ariège.

3 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 2.

  1. L'état d'avancement des travaux de la Commission nationale de l'expérimentation animale.

    Réponse La réponse décrit l'examen des formations, un groupe de travail sur la fourniture des chiens et une note de synthèse présentée en projet.

  2. Les mesures qui peuvent être prises rapidement pour renforcer le contrôle des éleveurs.

    Réponse partielle La réponse rapporte la recommandation du groupe de travail, des fournisseurs de chiens peu nombreux, accrédités et contrôlés, sans mesure décidée ni date.

  3. Les mesures qui peuvent être prises rapidement pour renforcer le contrôle des laboratoires.

    Réponse partielle La réponse annonce une note sur les garanties que les laboratoires doivent exiger de leurs fournisseurs ; elle ne dit rien du contrôle des laboratoires eux-mêmes.

La fiche

Thèmes : élevages et provenance des animaux, instances nationales, contrôles et sanctions · Espèce : chiens

Auteur
M. Claude Gaits (Socialiste)
Ministère interrogé
recherche et technologie
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 12 novembre 1990
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.

(Question écrite n° 35668 de M. Claude Gaits, Assemblée nationale, JO du 12 novembre 1990)

M Claude Gaits attire l'attention de M le ministre de la recherche et de la technologie sur le grave probleme que pose l'experimentation animale pratiquee par certains laboratoires pharmaceutiques notamment. Le recent demantelement d'un trafic d'animaux en Ariege illustre les abus qui sont commis dans ce domaine. Certaines mesures visant a restreindre ces experimentations et a developper des methodes substitutives ont ete prises mais se revelent insuffisantes. Il lui serait agreable de connaitre l'etat d'avancement des travaux de la Commission nationale de l'experimentation animale chargee de faire des propositions et que soient precisees les mesures qui peuvent etre rapidement prises pour renforcer le controle tant au niveau des eleveurs que des laboratoires.

La réponse

(Réponse du ministère : recherche et technologie)

Au cours de ses premieres reunions, la Commission nationale de l'experimentation animale a accorde une priorite marquee a l'examen des problemes de formation. Les formations d'enseignement soumises a l'avis de la Commission ont ete evaluees selon des criteres de conformite aux textes reglementaires et en fonction de leur qualite intrinseque. Il convient de rappeler qu'une formation speciale a l'experimentation animale est exigee de toute personne qui sollicite une autorisation d'experimenter, qui participe aux experiences ou qui assure les soins aux animaux. Les formations enseignantes doivent etre approuvees par le ministre de l'agriculture et de la foret apres avis de la Commission nationale de l'experimentation animale. S'agissant des sources de fourniture d'animaux utilises a des fins experimentales, en particulier des chiens, la Commission nationale de l'experimentation animale a cree un groupe de travail auquel ont participe l'ensemble des representants des associations de protection de l'animal siegeant au sein de la Commission. Le groupe a conclu que l'interdiction brutale d'utiliser des animaux ne provenant pas d'elevage serait inapplicable en raison des besoins actuels de la recherche. En consequence, il recommande la mise en place d'un mode d'approvisionnement par des fournisseurs de chiens ne provenant pas de centres d'elevage. Ces fournisseurs, en nombre tres limite, seraient accredites, controles et pourraient relever soit du secteur public soit du secteur prive. Par ailleurs, afin d'eviter que les laboratoires utilisent a leur insu des animaux dont l'origine serait illicite, une note de synthese sur les diverses reglementations relatives a la fourniture de chiens et de chats et sur les garanties que doivent exiger les laboratoires acquereurs de ces animaux est actuellement en preparation au ministere de l'agriculture et de la foret. Cette note a ete presentee a la Commission lors de sa derniere reunion sous forme de projet.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Au cours de ses premières réunions, la Commission nationale de l'expérimentation animale a examiné en priorité les formations, évaluées sur leur conformité aux textes et leur qualité.
  • Une formation spéciale à l'expérimentation animale est exigée de toute personne qui demande une autorisation d'expérimenter, participe aux expériences ou soigne les animaux.
  • Les formations à l'expérimentation animale sont approuvées par le ministre de l'agriculture et de la forêt après avis de la Commission nationale de l'expérimentation animale.
  • Un groupe de travail de la Commission nationale de l'expérimentation animale, avec les associations de protection qui y siègent, a jugé inapplicable une interdiction brutale d'utiliser des animaux non issus d'élevage.
  • Le groupe de travail de la Commission nationale de l'expérimentation animale recommande des fournisseurs de chiens non issus d'élevage, accrédités, contrôlés, en nombre très limité, publics ou privés.

Le détail de l'analyse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.