Les questions parlementaires
Participation des associations aux contrôles
Protection
Question écrite n° 56392, Assemblée nationale, 13 avril 1992
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de la recherche d'associer des membres d'associations qualifiés aux contrôles des laboratoires et d'augmenter la fréquence et le nombre des contrôles.
2 demandes : aucune réponse à 2.
Permettre à des membres d'associations qualifiés, habilités par le préfet, de participer aux contrôles.
Aucune réponse La réponse type ne parle pas des associations.
Modifier la réglementation pour accroître la fréquence et le nombre des contrôles des installations.
Aucune réponse La réponse rappelle les sanctions et renvoie les signalements aux services vétérinaires, sans rien dire des effectifs ni de la fréquence des contrôles.
Les erreurs de la réponse
- "articles R38 et R539 du code penal" : Référence fausse : les réponses aux questions 40856 et 47992, la seconde citée par celle-ci, renvoient pour les mêmes sanctions aux articles R 38 et R 39 du code pénal.
La fiche
Thèmes : contrôles et sanctions, opinion et associations
- Auteur
- M. Patrick Balkany (Rassemblement pour la République)
- Ministère interrogé
- recherche et espace
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 13 avril 1992
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.
(Question écrite n° 56392 de M. Patrick Balkany, Assemblée nationale, JO du 13 avril 1992)
M Patrick Balkany attire l'attention de M le ministre de la recherche et de l'espace sur les controles exerces sur les laboratoires pratiquant l'experimentation animale. Le manque d'agents dans ce secteur entraine l'impossibilite de suivre les laboratoires avec une frequence suffisamment elevee, permettant ainsi trop souvent la violation de la reglementation actuelle. Une solution interessante consisterait a permettre a des membres d'associations concernees de participer a ces operations de controle, a la condition qu'elles possedent les diplomes requis et la qualification necessaire, au moins a niveau egal avec les chercheurs et les controleurs titulaires, et sous reserve d'une habilitation prefectorale. Il lui demande donc de modifier la reglementation existant en ce domaine de maniere a accroitre la frequence et le nombre des controles en matiere d'installations animalieres.
La réponse
(Réponse du ministère : recherche et espace)
Le ministre de la recherche et de l'espace a pris connaissance avec satisfaction de l'interet exprime par l'honorable parlementaire pour les dix mesures qu'il a annoncees lors de la conference de presse du 28 janvier 1992. Ces mesures visent, en effet, a mettre en place une politique efficace de l'experimentation animale dans les organismes publics de recherche. Si des responsables de laboratoire ne respectent pas les dispositions de la reglementation en vigueur, ils s'exposent, aux termes de l'article 26 du decret du 19 octobre 1987, aux sanctions prevues par les articles R38 et R539 du code penal. Comme il a deja ete indique a l'honorable parlementaire, en reponse a sa question ecrite no 47992 du 30 septembre 1991, reponse publiee au Journal officiel du 16 decembre 1991, il appartient aux detenteurs d'informations precises sur des pratiques frauduleuses d'en faire part aux services veterinaires du departement ou est situe l'etablissement, ou au bureau de la protection animale du ministere de l'agriculture et de la foret, ou encore au bureau de l'experimentation animale cree au sein de chaque organisme de recherche. En ce qui concerne l'amelioration de la reglementation, le ministre de la recherche et de l'espace proposera aux autres ministres cosignataires du decret mentionne plus haut, une modification des textes en vigueur visant a accroitre les moyens de la commission nationale de l'experimentation animale. S'agissant des methodes alternatives, le ministere de la recherche et de l'espace soutient regulierement et de maniere active des recherches et etudes sur les techniques in vitro, de facon a favoriser leur utilisation preferentielle en tant que methodes de remplacement de l'animal. Pour la periode 1988-1989, le ministere a lance une action incitative de recherche sur le developpement de methodes in vitro, alternatives aux tests de toxicite aigue effectues sur l'animal, pour un budget global de 2 500 000 francs. Deux reseaux de laboratoires ont ete crees, regroupant dix unites de recherche du secteur public et des laboratoires du secteur industriel. Chaque reseau a aborde ces etudes multicentriques selon des axes differents, le premier sur le theme « Amelioration des modeles cellulaires et mise au point de nouvelles methodes d'evaluation du »signal toxique«, et le deuxieme sur » L'Etude de l'hepatotoxicite aigue in vitro «. En 1991, le ministere a initie un nouveau programme de recherche intitule » Evaluation in vitro de la nephrotoxicite medicamenteuse par l'utilisation de cultures primaires tubulaires proximales de lapin exposees a differents xenobiotiques « pour un budget de 1 000 000 francs. Participent a ce programme en cours de developpement des laboratoires du secteur public et du secteur prive. Pour 1992, une nouvelle action incitative portant sur » les approches « in vitro de l'etude de la toxicite de l'appareil respiratoire » a ete lancee pour un montant de 1 000 000 francs. Enfin, un protocole d'accord sera tres prochainement signe par le laboratoire national de la sante, afin d'accelerer la validation de methodes alternatives.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le ministre de la recherche et de l'espace a annoncé dix mesures sur l'expérimentation animale dans les organismes publics de recherche lors de sa conférence de presse du 28 janvier 1992.
- Les responsables de laboratoire qui ne respectent pas la réglementation en vigueur s'exposent, selon l'article 26 du décret du 19 octobre 1987, aux sanctions des articles R38 et R539 du code pénal.
- Signalement des pratiques frauduleuses : services vétérinaires du département, bureau de la protection animale du ministère de l'agriculture, bureau de l'expérimentation animale de chaque organisme de recherche.
- Action incitative 1988-1989 du ministère de la recherche et de l'espace sur les méthodes in vitro de toxicité aiguë : 2 500 000 francs, deux réseaux, dix unités publiques et des laboratoires industriels.
- Programme de recherche 1991 du ministère de la recherche et de l'espace sur la néphrotoxicité médicamenteuse in vitro, sur cultures de cellules de lapin : 1 000 000 francs.
- Action incitative 1992 du ministère de la recherche et de l'espace sur les approches in vitro de la toxicité de l'appareil respiratoire : 1 000 000 francs.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Décret n° 87-848 du 19 octobre 1987, article 26 texte juridique
- Code pénal, articles R38 et R539 (sic) texte juridique
Les organismes cités
Les questions liées
Les questions qui ont reçu la même réponse
- Application des dix mesures et nouvelle législationQuestion écrite n° 54255, Assemblée nationale, 17 février 1992
- Qualification et autorisation des exécutantsQuestion écrite n° 56391, Assemblée nationale, 13 avril 1992
- Interdiction des fournisseurs occasionnels et des donsQuestion écrite n° 56393, Assemblée nationale, 13 avril 1992
- Durée des agréments et décision implicite de rejetQuestion écrite n° 56394, Assemblée nationale, 13 avril 1992
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".