Les questions parlementaires
Directive sur les tests cosmétiques, Schreiner
Protection
Question écrite n° 63205, Assemblée nationale, 26 octobre 1992
Le résumé de l'OXA
Le député demande au ministre de la recherche la position du Gouvernement sur le contenu et l'adoption du projet de directive limitant les tests de cosmétiques sur des animaux.
2 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 1.
La position du Gouvernement sur le contenu du projet de directive.
Réponse partielle La réponse ne parle que de l'interdiction des tests proposée par le Parlement européen, pas du reste du projet.
La position du Gouvernement sur l'adoption du projet de directive.
Réponse Le Gouvernement est favorable à l'interdiction au 1er janvier 1998, pour les seuls produits dont les méthodes non animales auront été validées au plan international à cette date.
Les erreurs de la réponse
- "la directive 76/78/CEE relative aux produits cosmetiques" : La directive sur les produits cosmétiques est la 76/768/CEE du 27 juillet 1976.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, droit européen, méthodes sans animaux
- Auteur
- M. Bernard Schreiner (Rassemblement pour la République)
- Ministère interrogé
- recherche et espace
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 26 octobre 1992
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
Texte sans accents, tel que le site de l'Assemblée nationale le sert pour les législatures de 1986 à 1997.
(Question écrite n° 63205 de M. Bernard Schreiner, Assemblée nationale, JO du 26 octobre 1992)
M Bernard Schreiner (Bas-Rhin) attire l'attention de M le ministre de la recherche et de l'espace sur le projet de directive reformant la legislation communautaire sur les cosmetiques et visant a limiter l'experimentation animale, dont la Commission des communautes europeennes est l'auteur. Compte tenu de la portee de ce texte, surtout lorsque l'on considere que plus de trois millions d'animaux sont en moyenne utilises chaque annee en France dans les laboratoires de recherche, il lui demande donc la position qu'envisage de prendre le Gouvernement sur le contenu et sur l'eventuelle adoption de ce projet de directive.
La réponse
(Réponse du ministère : recherche et espace)
Les produits cosmetiques et d'hygiene corporelle sont distribues librement aupres d'un tres large public. Il est donc necessaire, pour la securite du consommateur, d'effectuer un certain nombre de tests permettant de faire la preuve de leur innocuite. Pour l'essentiel, ces tests doivent demontrer l'absence de toxicite transcutanee et la bonne tolerance cutanee et muqueuse. Depuis plusieurs annees, un enorme effort scientifique et financier a ete consacre au developpement et a l'evaluation de methodes alternatives susceptibles de donner des informations pertinentes quant a la securite des produits cosmetiques, tout en s'efforcant de reduire au maximum le recours a l'animal. Cependant, aucune de ces methodes in vitro n'a ete validee a ce jour par la Communaute scientifique internationale. A la lumiere des connaissances actuelles, il apparait qu'une seule methode in vitro ne pourra remplacer un essai sur animal. Il s'agit donc d'etudier et de constituer d'urgence les batteries de methodes, complementaires les unes des autres, qui permettront d'evaluer, avec le maximum de fiabilite, l'innocuite des produits testes. Dans le cadre de sa politique en faveur du developpement des methodes alternatives a l'experimentation animale, le ministere de la recherche et de l'espace a signe un protocole d'accord avec le Laboratoire national de la sante, de facon a tout mettre en oeuvre pour accelerer ces validations. Par ailleurs, des programmes de validation sont en cours au niveau europeen, pilotes par la Commission des Communautes europeennes, programmes pour lesquels des laboratoires francais sont directement impliques. De plus, un Centre europeen pour la validation des methodes alternatives (CEVMA) vient d'etre cree, dans le cadre de la CEE, au sein de l'institut de l'environnement a Ispra en Italie, dont l'objectif principal est d'accelerer les travaux de validation de ces methodes. S'agissant des modifications de la directive 76/78/CEE relative aux produits cosmetiques, proposees par la Commission des Communautes europeennes, et des amendements du Parlement europeen visant, notamment, a interdire l'experimentation animale dans l'industrie cosmetique a compter du 1er janvier 1998, le Gouvernement francais y est favorable pour les produits ou les categories de produits pour lesquels des methodes alternatives auront ete correctement validees au plan international a cette date.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le ministère de la recherche et de l'espace a signé un protocole d'accord avec le Laboratoire national de la santé pour accélérer la validation des "méthodes alternatives".
- Un Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA) vient d'être créé dans le cadre de la CEE, à l'institut de l'environnement d'Ispra (Italie), pour accélérer la validation de ces méthodes.
- Les amendements du Parlement européen à la directive relative aux produits cosmétiques visent notamment à interdire l'expérimentation animale dans l'industrie cosmétique à compter du 1er janvier 1998.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 76/768/CEE relative aux produits cosmétiques (citée 76/78/CEE) texte juridique
- Propositions de modification de la directive par la Commission et amendements du Parlement européen fixant l'interdiction au 1er janvier 1998 texte en préparation
- Proposition de directive du Conseil modifiant pour la sixième fois la directive 76/768/CEE concernant le…
- Résolution législative (procédure de coopération : première lecture) portant avis du Parlement européen sur…
- Proposition modifiée de directive du Conseil modifiant pour la sixième fois la directive 76/768/CEE (COM(92)…
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
Les questions qui ont reçu la même réponse
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".