Les questions parlementaires
Harmonisation des lois sur les expériences, Conseil
Directive visant à l’harmonisation des législations nationales en matière de vivisection
Question écrite n° 1243/82, Parlement européen, 5 octobre 1982
Le résumé de l'OXA
Le député demande au Conseil s'il proposera une directive qui harmonise les législations nationales, vise l'abolition de la vivisection et développe les méthodes non animales.
3 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 2.
Si le Conseil entend proposer une directive qui harmonise les législations des États membres sur l'utilisation d'animaux vivants à des fins scientifiques.
Réponse Le Conseil dit n'avoir été saisi d'aucune proposition d'harmonisation et rapporte que la Commission n'a pas l'intention d'en présenter : aucune directive n'est en vue.
Si cette directive viserait l'abolition de la vivisection.
Réponse partielle Sans directive en vue, rien n'est prévu par cette voie ; la réponse ne dit rien de l'abolition elle-même.
Si elle viserait le développement des méthodes non animales existantes ou à mettre à l'étude.
Réponse partielle Même réponse : aucune directive en vue, rien sur les méthodes non animales.
La fiche
Thèmes : droit européen, interdiction, méthodes sans animaux
- Auteur
- Manlio Cecovini (L, I)
- Destinataire
- Conseil de l'Union européenne
- Date de la question
- 5 octobre 1982
- Date de la réponse
- 6 décembre 1982
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 34 de 1983, p. 7
- Sources
La question
Textes lus par reconnaissance optique des caractères (OCR) sur les pages du Journal officiel des Communautés européennes. Les fautes relevées sont corrigées ; une faute qui forme un mot existant peut rester. Les appels de note, que l'OCR lit "(!)" ou "(?)", sont rétablis en chiffres.
(Question écrite n° 1243/82 de Manlio Cecovini, Parlement européen, 5 octobre 1982)
Comme on le sait, il existe d’importantes disparités entre les législations des États membres relatives à la vivisection, et, en général, à l’utilisation d’animaux vivants à des fins scientifiques et industrielles.
Par ailleurs, il est prouvé que d’autres méthodes de recherche tout aussi sinon plus fiables peuvent remplacer la vivisection et épargner, de ce fait, des souffrances aussi atroces qu’inutiles aux animaux.
Enfin, la vivisection suscite toujours plus un sentiment d'horreur et d’indignation dans l’opinion publique européenne, qui est de plus en plus convaincue de l’inutilité de ces pratiques et demande leur abolition de manière pressante.
Au vu de ce qui précède, le Conseil peut-il indiquer s’il entend proposer une directive qui harmonise les législations des États membres en matière d’utilisation d’animaux vivants à des fins scientifiques et vise à l’abolition de la vivisection et au développement des méthodes de remplacement déjà existantes ou à mettre immédiatement à l’étude?
La réponse
(Réponse du Conseil de l'Union européenne, 6 décembre 1982)
Le Conseil demeure disposé à examiner toute proposition d’harmonisation de la Commission. Néanmoins, le Conseil n’a pas encore été saisi d’une proposition visant à l’harmonisation des législations nationales en matière de vivisection. Toutefois, ainsi que la Commission l’a indiqué dans ses réponses aux questions écrites n° 566/82 (1) de M. Beyer de Ryke et n° 1242/82 (2) de l’honorable parlementaire, elle suit de près les travaux du Conseil de l’Europe en vue d’élaborer une Convention européenne pour la protection des animaux vertébrés utilisés à des fins expérimentales ou à d’autres fins scientifiques, et de ce fait n'a pas l'intention de proposer une législation communautaire.
Enfin, il convient d’ajouter que, dans le préambule de la directive 77/489/CEE du 18 juillet 1977 (*), le Conseil a indiqué que les dispositions générales relatives à la protection des animaux n’ont normalement pas d’incidence directe sur le fonctionnement du marché commun.
(1) JO n° C 221 du 25. 8. 1982, p. 30. (2) JO n° C 29 du 3. 2. 1983. (°) JO n° L 200 du 8. 8. 1977, p. 10.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Le Conseil n'a pas encore été saisi d'une proposition d'harmonisation des législations nationales sur la vivisection.
- Le Conseil de l'Europe prépare une convention européenne pour la protection des animaux vertébrés utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques.
- Le préambule de la directive 77/489/CEE du 18 juillet 1977 indique que les dispositions générales de protection des animaux n'ont normalement pas d'incidence directe sur le fonctionnement du marché commun.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 77/489/CEE du Conseil du 18 juillet 1977, préambule, JO L 200 du 8 août 1977, p. 10 texte juridique
- Conseil de l'Europe, projet de convention européenne pour la protection des animaux vertébrés utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques texte en préparation, texte adopté ensuite
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Le mot "vivisection" a été employé à partir du XIXe siècle pour désigner l'utilisation des animaux dans les recherches en physiologie et en médecine, voire toutes les expériences et dissections menées dans un but scientifique. Il est aujourd'hui repris par des groupes et des personnes opposés à l'expérimentation animale, mais il rend mal compte de sa diversité, des "simples" prises de sang aux pratiques qui infligent des souffrances sévères. L'OXA l'emploie pour parler de la période où la pratique portait ce nom.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).