Les questions parlementaires
Queues de cochon pour tester les cosmétiques
Solution de remplacement de l'expérimentation sur les animaux
Question écrite E-2517/97, Parlement européen, 22 juillet 1997
Le résumé de l'OXA
Le député interroge la Commission sur un procédé allemand utilisant des queues de porcs pour tester les cosmétiques : connaissance, financement, avis et suites réglementaires.
5 demandes : réponse à 2, réponse partielle à 1, aucune réponse à 2.
La Commission a-t-elle connaissance de ce procédé ?
Réponse La réponse dit que la Commission n'en avait pas connaissance jusqu'ici.
Le projet a-t-il reçu un soutien financier de l'Union ?
Réponse La réponse dit qu'aucun fonds communautaire n'a soutenu le procédé, faute de le connaître.
L'avis de la Commission sur les résultats de ces travaux.
Aucune réponse Faute de connaître le procédé, la réponse n'en juge pas les résultats.
Ce procédé rend-il superflue l'expérimentation sur des animaux vivants pour les cosmétiques ?
Aucune réponse La réponse dit seulement que de tels procédés pourraient devenir des méthodes non animales.
La Commission tiendra-t-elle compte de ce procédé dans les réglementations à venir ?
Réponse partielle La réponse décrit le parcours préalable, validation par l'ECVAM puis acceptation à l'OCDE, sans dire si ce procédé y entrera.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, cosmétiques, financement · Espèce : cochons
- Auteur
- Gerhard Schmid (PSE)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 22 juillet 1997
- Date de la réponse
- 10 septembre 1997
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 76 du 11/03/1998, p. 119
- Sources
La question
(Question écrite E-2517/97 de Gerhard Schmid, Parlement européen, 22 juillet 1997)
Le groupe de travail «Fraunhofer» de Hambourg, qui s'occupe de toxicologie et de médecine de l'environnement a mis au point avec la société «Techno Medical» de technologie médicale de Castrop-Rauxel un procédé utilisant des abats (queues de porcs) pour tester des produits cosmétiques. Cela rend superflue l'expérimentation sur des animaux vivants.
1. La Commission a-t-elle connaissance de ce procédé?
2. Le projet a-t-il bénéficié d'un soutien financier de l'Union?
3. Que pense la Commission des résultats de ces travaux?
4. Estime-t-elle que ce procédé rend superflue l'expérimentation sur animaux vivants dans le secteur des cosmétiques?
5. Tiendra-t-elle compte de cette possibilité dans les réglementations à venir?
La réponse
(Réponse donnée par M. Bangemann au nom de la Commission, 10 septembre 1997)
La Commission n'a pas eu connaissance, jusqu'ici, de la possibilité d'utiliser les queues de porc comme substituts aux expérimentations sur animaux vivants destinées à tester l'efficacité des produits cosmétiques ou de leurs ingrédients. En conséquence, il ne lui a pas été loisible de soutenir, par l'octroi de fonds communautaires, la mise au point de pareils procédés qui pourraient s'avérer être, à l'avenir, des méthodes alternatives. Fidèle à sa position bien connue sur le sujet, la Commission se tient informée de toutes les évolutions qui, dans ce domaine, favoriseraient l'éclosion de méthodes alternatives en vue de leur validation scientifique par le Centre européen de validation des méthodes alternatives (ECVAM), puis de leur acceptation dans le cadre de l'Organisation de coopération et de développement économiques, conformément à l'esprit de la directive 93/35/CEE du Conseil du 14 juin 1993 modifiant, pour la sixième fois, la directive 76/768/CEE concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux produits cosmétiques ((JO L 151 du 23.6.1993. )) et qui vise à l'interdiction des expérimentations des produits cosmétiques sur des animaux.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La Commission n'a financé aucun procédé utilisant des queues de porc comme substituts aux expérimentations sur animaux vivants pour tester l'efficacité des cosmétiques.
- La directive 93/35/CEE du Conseil du 14 juin 1993, sixième modification de la directive 76/768/CEE, vise à interdire l'expérimentation des produits cosmétiques sur des animaux.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Les organismes cités
- Fraunhofer, groupe de travail de toxicologie et de médecine de l'environnement de Hambourg
- Techno Medical
- Centre européen de validation des méthodes alternatives (ECVAM)
- Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).