Les questions parlementaires

Mesures de la Commission pour limiter les expériences

La recherche et les expérimentations animales

Question écrite E-0424/00, Parlement européen, 23 février 2000

Le résumé de l'OXA

Le député demande à la Commission sa position sur la recherche et les expériences sur des animaux vivants, et les mesures qu'elle prend pour les limiter.

2 demandes : réponse à 1, réponse partielle à 1.

  1. La position de la Commission sur la recherche et les expériences menées sur des animaux vivants.

    Réponse partielle La réponse ne formule pas de position ; elle décrit le cadre, la directive 86/609/CEE et les règles éthiques du 5e programme-cadre.

  2. Les mesures que prend la Commission pour limiter ces expériences.

    Réponse La réponse cite des mesures datées : le CEVMA créé en 1991, la proposition de février 2000 d'intégrer trois méthodes in vitro à l'annexe V de la directive 67/548/CEE, dix méthodes attendues d'ici 2002.

Les erreurs de la réponse

  • "(2) JO L 49 du 29.2.1999." : Le 29 février 1999 n'existe pas. La décision 182/1999/CE relative au 5e programme-cadre est publiée au JO L 26 du 1.2.1999, référence que donne la réponse à E-0430/00 du même lot.

La fiche

Thèmes : droit européen, financement, méthodes sans animaux

Auteur
Glyn Ford (PSE)
Destinataire
Commission européenne
Date de la question
23 février 2000
Date de la réponse
11 avril 2000
Statut
Réponse publiée
Référence du Journal officiel
JO C 26 E du 26/01/2001, p. 40
Sources

La question

(Question écrite E-0424/00 de Glyn Ford, Parlement européen, 23 février 2000)

Quelle est la position de la Commission à propos de la recherche et des expérimentations menées sur des animaux vivants? Quelles mesures la Commission prend-t-elle pour limiter ces expérimentations?

La réponse

(Réponse donnée par Mme Wallström au nom de la Commission, 11 avril 2000)

La directive 86/609/CEE du Conseil, du 24 novembre 1986, relative à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques(1) définit les dispositions à respecter lorsque des animaux sont utilisés à des fin de recherche ou d'essais.

En ce qui concerne les programmes communautaires de recherche, le 5e programme-cadre (décision 182/1999/CE)(2) prévoit à l' article 7 la disposition suivante: Toutes les activités de recherche menées au titre du cinquième programme-cadre doivent être réalisées dans le respect des principes éthiques fondamentaux, y compris les exigences en matière de bien-être des animaux conformément au droit communautaire.

Conformément au programme Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant, les chercheurs doivent veiller à utiliser des méthodes de substitution, à réduire le nombre d'animaux et à affiner les expériences. La souffrance animale doit être évitée ou réduite au maximum. Ces principes doivent être appliqués de façon particulièrement rigoureuse aux espèces animales qui se rapprochent le plus des êtres humains. Une étude éthique spécifique est réalisée pour tous les projets soulevant des questions éthiques, y compris ceux qui impliquent des primates non humains.

Le nombre d'animaux utilisés pour des tests réglementaires est d'environ 9 % du nombre total d'animaux utilisés à des fins expérimentales. Ce chiffre peut être déduit du dernier rapport de la Commission établi conformément à la directive 86/609/CEE. Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans des tests réglementaires, la Commission encourage l'utilisation de méthodes d'expérimentation nécessitant un nombre inférieur ou nul d'animaux (méthodes in vitro et informatisées, notamment).

En 1991, la Commission a établi un centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA), qui constitue une unité de l'Institut pour la santé et la protection des consommateurs du Centre Commun de recherche de la Commission situé à Ispra en Italie. L'objectif principal du CEVMA consiste à coordonner au niveau européen la validation de méthodes avancées d'expérimentation non animales, c'est-à-dire à établir la pertinence et la fiabilité de ces méthodes par rapport à leurs objectifs.

En février 2000, la Commission a proposé d'intégrer à l'annexe V de la directive 67/548/CEE du Conseil, du 27 juin 1967, portant sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses(3) les trois premières méthodes in vitro validées. Les États membres ont émis un vote favorable.

Ces méthodes ont été validées dans le cadre du programme de travail du CEVMA, en collaboration avec des laboratoires et d'autres institutions situées dans les États membres et aux États Unis, et elles ont été scientifiquement avalisées par le comité consultatif scientifique du CEVMA et acceptées par les services ad hoc de la Commission. D'après les prévisions, dix nouvelles méthodes devraient être validées au cours du 5e programme-cadre (1999-2002).

C'est la première fois que des méthodes alternatives validées ont été intégrées à l'annexe V. La Commission attache une grande importance à cette tâche et elle encourage vivement l'intégration de ces méthodes dans le programme de lignes directrices applicables aux expérimentations établi par l'OCDE, afin de garantir leur mise en oeuvre à l'échelle mondiale.

(1) JO L 117 du 5.5.1987.

(2) JO L 49 du 29.2.1999.

(3) JO 196 du 16.8.1967.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • La directive 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986 définit les dispositions à respecter quand des animaux sont utilisés à des fins de recherche ou d'essais.
  • L'article 7 du 5e programme-cadre (décision 182/1999/CE) exige que toute recherche menée à son titre respecte les principes éthiques fondamentaux, dont les exigences de "bien-être des animaux" du droit communautaire.
  • Dans le programme Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant, une étude éthique spécifique est réalisée pour tout projet soulevant des questions éthiques, dont ceux impliquant des primates non humains.
  • Le programme Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant demande aux chercheurs de veiller à utiliser des méthodes de substitution, à réduire le nombre d'animaux et à affiner les expériences.
  • Les essais réglementaires représentent environ 9 % des animaux utilisés, d'après le dernier rapport de la Commission établi selon la directive 86/609/CEE.
  • Créé en 1991 par la Commission, le centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA), unité du Centre Commun de recherche à Ispra, coordonne la validation européenne des méthodes non animales.
  • En février 2000, la Commission a proposé d'intégrer à l'annexe V de la directive 67/548/CEE les trois premières méthodes in vitro validées ; les États membres ont voté pour.
  • Les trois méthodes in vitro proposées pour l'annexe V de la directive 67/548/CEE ont été validées dans le programme du CEVMA, avalisées par son comité consultatif scientifique et acceptées par la Commission.
  • C'est la première fois que des "méthodes alternatives" validées ont été intégrées à l'annexe V de la directive 67/548/CEE.
  • D'après les prévisions, dix nouvelles "méthodes alternatives" devraient être validées au cours du 5e programme-cadre (1999-2002).

Le détail de l'analyse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.