Les questions parlementaires
Crédits de l'UE et des États aux méthodes non animales
Financement de tests non effectués sur des animaux
Question écrite E-2775/01, Parlement européen, 9 octobre 2001
Le résumé de l'OXA
Le député demande à la Commission comment elle encourage les essais sans animaux et combien elle-même et chaque État membre y consacrent, notamment pour les tests de toxicité.
4 demandes : réponse à 3, aucune réponse à 1.
Les mesures prises par la Commission pour encourager la mise au point de tests sans animaux.
Réponse Plus de 30 projets financés dans le 5e programme-cadre, création du CEVMA en 1991, trois méthodes in vitro introduites dans la directive 67/548/CEE en 2000.
Le financement accordé par la Commission à ces tests, dans tous les domaines.
Réponse Plus de 27 millions d'euros pour les projets du programme Qualité de la vie, et 26,5 millions d'euros pour le CEVMA dans le 5e programme-cadre.
Le financement accordé par la Commission aux tests de toxicité sans animaux.
Réponse 24 millions d'euros sur les 27 millions.
Le financement accordé par chacun des États membres.
Aucune réponse La Commission dit n'avoir aucune information sur le soutien des États.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, financement, substances chimiques et toxicologie
- Auteur
- Chris Davies (ELDR)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 9 octobre 2001
- Date de la réponse
- 20 novembre 2001
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 134 E du 06/06/2002, p. 97
- Sources
La question
(Question écrite E-2775/01 de Chris Davies, Parlement européen, 9 octobre 2001)
Le Livre blanc de la Commission Stratégie pour la future politique dans le domaine des substances chimiques (COM(2001) 88 final) et l'option du Parlement européen sur le septième amendement proposé à la directive cosmétiques demandent tous deux le développement de nouveaux tests non effectués sur des animaux. Les défenseurs du bien-être des animaux affirment que les tests de toxicité effectués sur des animaux sont dépassés du point de vue scientifique et que les tests non effectués sur les animaux, en cours de développement, présentent des avantages scientifiques et sont souvent plus rapides et moins chers que les test sur animaux.
L'article 23, paragraphe 1, de la directive 86/609/CEE(1) stipule que La Commission et les États membres devraient encourager la recherche visant à mettre au point et à éprouver d'autres techniques susceptibles de fournir le même niveau d'information que celui obtenu par des expériences effectuées sur des animaux mais qui utilisent moins d'animaux ou des procédures moins douloureuses; ils prennent toutes les mesures qu'ils jugent appropriées pour encourager la recherche dans ce domaine.
Quelles mesures la Commission a-t-elle prises pour assurer que de tels travaux sont encouragés? Plus particulièrement, quels niveaux de financement ont-ils été fournis par la Commission et par chacun des États membres pour développer des tests de remplacement ne faisant pas appel aux animaux dans tous les domaines de la recherche et, spécifiquement, dans le domaine du développement de tests de toxicité?
(1) JO L 358 du 18.12.1986, p. 1.
La réponse
(Réponse donnée par M. Busquin au nom de la Commission, 20 novembre 2001)
À ce jour, dans l'actuel cinquième Programme-cadre de la Communauté européenne pour des actions de recherche, de développement technologique (RDT) et de démonstration (1998-2002)(1), plus de 30 projets abordant spécifiquement les techniques in vitro pouvant remplacer l'expérimentation animale sont financées dans le cadre du programme Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant, ce qui représente une contribution de la Communauté de plus de 27 millions d'euros, dont 24 millions sont consacrés au soutien des méthodes de remplacement des tests de toxicité. Des informations sur les contrats peuvent être obtenues en consultant le site Internet de Cordis à l'adresse: http://www.cordis.lu/life.
En ce qui concerne le nouveau Programme-cadre RDT 2002-2006, la Commission a adopté, le 30 mai 2001, des propositions de programmes spécifiques(2) dont le texte peut être téléchargé depuis le site Internet: http://www.cordis.lu/rtd2002/fp-debate/cec.htm. Dans la priorité de recherche (ii) du domaine thématique prioritaire 1.1.1 Génomique et biotechnologie pour la santé (voir page 20 du texte), il est fait clairement référence à la mise au point de nouveaux tests in vitro pour remplacer l'expérimentation animale. D'autre part, ce texte comprend plusieurs déclarations générales relatives au respect du bien être des animaux qui concernent toutes les activités du nouveau Programme-cadre (voir note de bas de page 14, page 18 du texte).
En outre, l'Anticipation des besoins scientifiques et technologiques de l'Union qui couvre la recherche axée sur les politiques et pourrait inclure aussi l'expérimentation non animale, confère une plus grande souplesse à la recherche axée sur les politiques.
Plusieurs méthodes d'expérimentation non animale sont au stade de la mise au point. Toutefois, ces méthodes doivent faire l'objet d'une validation indépendante, avant de pouvoir être acceptées officiellement dans la procédure législative. Afin de remplir ses engagements, conformément à la directive 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986 concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques(3), la Commission a établi, en 1991, le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives, (CEVMA), constituant une unité de son Centre commun de recherche, situé à Ispra, Italie. L'objectif principal du CEVMA consiste à coordonner au niveau européen la validation de méthodes avancées d'expérimentation non animale.
En 2000, les trois premières méthodes in vitro validées étaient introduites(4) dans l'annexe V de la directive 67/548/CEE du Conseil, du 27 juin 1967, concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives à la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses(5). La Commission attache une grande importance à cette tâche et elle encourage vivement l'intégration de ces méthodes dans le programme de lignes directrices applicables aux expérimentations établi par l'OCDE, afin de garantir leur mise en oeuvre à l'échelle mondiale. Un certain nombre d'autres méthodes scientifiquement validées feront l'objet de propositions réglementaires dans un futur proche.
Par ailleurs, le CEVMA prépare, en consultation avec les autres services de la Commission et des experts externes, un examen détaillé de l'état actuel des méthodes d'expérimentation non animale et de leur potentiel pour le futur, en tenant compte des défis et opportunités apportés par le Livre blanc Stratégie pour la future politique dans le domaine des substances chimiques ainsi qu'un rapport détaillé sur l'état actuel des méthodes d'expérimentation non animale pour les ingrédients et produits cosmétiques.
Le montant total des aides allouées au CEVMA dans le cadre du cinquième Programme-cadre est de 26,5 millions d'euros.
La Commission n'a pas d'informations sur le soutien financier des États membres aux méthodes alternatives d'expérimentation de remplacement.
(1) JO L 26 du 1.2.1999.
(2) JO C 240 E du 28.8.2001.
(3) JO L 358 du 18.12.1986.
(4) JO L 136 du 8.6.2000.
(5) JO B 196 du 16.8.1967.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- À ce jour, le programme Qualité de la vie du cinquième programme-cadre finance plus de 30 projets sur les techniques in vitro de remplacement, pour plus de 27 millions d'euros, dont 24 pour les tests de toxicité.
- Les propositions de programmes spécifiques du programme-cadre 2002-2006, adoptées le 30 mai 2001, mentionnent dans le domaine 1.1.1 Génomique et biotechnologie pour la santé de nouveaux tests in vitro de remplacement.
- La Commission a créé en 1991 le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA), au sein de son Centre commun de recherche, pour coordonner la validation européenne des méthodes non animales.
- Trois premières méthodes in vitro validées introduites en 2000 à l'annexe V de la directive 67/548/CEE (JO L 136 du 8.6.2000).
- Le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives (CEVMA) s'est vu allouer au total 26,5 millions d'euros d'aides au titre du cinquième programme-cadre.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Décision relative au 5e programme-cadre, JO L 26 du 1.2.1999 texte juridique
- Propositions de programmes spécifiques du 30 mai 2001, JO C 240 E du 28.8.2001 texte en préparation
- Proposition de décision du Conseil arrêtant un programme spécifique 2002-2006 de recherche, de développement…
- Proposition de décision du Conseil arrêtant un programme spécifique 2002-2006 de recherche, de développement…
- Proposition de décision du Conseil arrêtant un programme spécifique 2002-2006 de recherche, de développement…
- Proposition de décision du Conseil arrêtant un programme spécifique 2002-2006 (Euratom) de recherche et de…
- Proposition de décision du Conseil arrêtant un programme spécifique (2002-2006) de recherche et de formation…
- Directive 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986, JO L 358 du 18.12.1986 texte juridique
- Directive 67/548/CEE du Conseil du 27 juin 1967, annexe V ; adaptation au JO L 136 du 8.6.2000 texte juridique
- http://www.cordis.lu/life lien, copie archivée
- http://www.cordis.lu/rtd2002/fp-debate/cec.htm lien, copie archivée
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).