Les questions parlementaires

Suspension du projet d'élevage de beagles de l'Allier

Méthodes substitutives à la vivisection

Question écrite n° 16306, Sénat, 13 mai 1999

Le résumé de l'OXA

Le sénateur demande au ministre de l'agriculture de suspendre le projet d'élevage de 2 000 beagles dans l'Allier et de développer les méthodes non animales.

2 demandes : réponse partielle à 1, aucune réponse à 1.

  1. Suspendre le projet d'implantation de l'élevage de 2 000 beagles dans l'Allier.

    Réponse partielle Pas de décision : la réponse signale que la CNEA a été saisie des conditions d'hébergement proposées par Marshall Farms.

  2. Prendre des mesures pour mettre en place des méthodes non animales.

    Aucune réponse Aucune mesure française : la réponse cite les recherches financées par la Commission européenne et la validation à Ispra, et renvoie la coordination au ministre chargé de la recherche.

La fiche

Thèmes : élevages et provenance des animaux, méthodes sans animaux · Espèce : chiens

Auteur
M. Alfred Foy (NI, Nord)
Ministère interrogé
Agriculture
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 13 mai 1999
Réponse publiée
au Journal officiel du 7 octobre 1999
Statut
Réponse reçue
Sources

La question

(Question écrite n° 16306 de M. Alfred Foy, Sénat, JO du 13 mai 1999)

M. Alfred Foy appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur le projet d'installation d'un élevage de 2 000 chiens (des beagles), destinés à l'expérimentation animale dans le département de l'Allier. Depuis la clôture de l'enquête d'utilité publique, au mois de mars de cette année, la décision d'implantation appartient au préfet. Si la réponse de celui-ci est positive, chaque année, 2 000 beagles (chiens particulièrement doux) ne connaîtront que le grillage des cages d'élevage et le carrelage des salles d'expérimentation où ils y seront l'objet de pratiques scientifiques. La recherche médicale, qu'il convient bien évidemment de faire avancer, peut très bien utiliser une autre méthode que celle du mauvais traitement à des animaux, compte tenu des progrès actuels de la science (à titre d'exemple, on sait maintenant réaliser des essais nucléaires en laboratoire). C'est la raison pour laquelle il lui demande de suspendre ce projet d'implantation et de prendre des mesures destinées à mettre en place des méthodes substitutives à la vivisection.

La réponse

(Réponse du ministère : Agriculture, JO du 7 octobre 1999)

Le recours à l'expérimentation animale peut, dans certains cas, résulter d'une obligation légale, pour évaluer par exemple, la toxicité ou l'innocuité d'un produit donné. Conformément à l'article 7 du décret nº 87-848 du 19 octobre 1987 relatif aux expériences pratiquées sur les animaux, les établissements d'expérimentation animale sont tenus de se procurer les animaux dont la liste est fixée par l'arrêté du 19 avril 1988 fixant les conditions de fourniture aux laboratoires agréés d'animaux utilisés à des fins de recherches scientifiques ou expérimentales. Les chiens, qui appartiennent à cette liste, doivent donc provenir d'établissements d'élevage déclarés auprès des services vétérinaires départementaux qui contrôlent la conformité de ces élevages aux règles sanitaires et de protection animale. Les conditions particulières d'hébergement de ces animaux proposées par la société Marshall Farms du fait de leur destination et des contingences sanitaires et comportementales liées à leur utilisation par des établissements de recherche me semble nécessiter une expertise approfondie auprès de personnalités compétentes. A ce titre, la commission nationale de l'expérimentation animale mentionnée au chapitre VI du décret nº 87-848 précité, a été saisie. Par ailleurs, je suis très attaché à l'encouragement du développement des méthodes alternatives à l'utilisation d'animaux vivants en expérimentation, lorsque cela est possible. Le principal critère permettant de remplacer une expérience effectuée sur des animaux est que la méthode de substitution offre un niveau de sécurité et de protection de la santé de l'homme au moins aussi élevé que la procédure d'expérience précédemment pratiquée sur les animaux. De nombreux efforts sont axés sur les fondements scientifiques des méthodes de substitution. La Commission européenne finance des recherches sur le développement des méthodes de substitution, validées ensuite par le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra en Italie. Néanmoins, cette validation scientifique est un processus long et complexe. Il appartient au ministre chargé de la recherche de veiller à la coordination et au suivi de ces validations.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Les laboratoires doivent se procurer les chiens dans des élevages déclarés auprès des services vétérinaires départementaux (décret n° 87-848, article 7 ; arrêté du 19 avril 1988).
  • Les services vétérinaires départementaux contrôlent la conformité des élevages de chiens déclarés aux règles sanitaires et de protection animale.
  • La commission nationale de l'expérimentation animale a été saisie des conditions d'hébergement des chiens proposées par la société Marshall Farms.
  • Le Centre européen pour la validation des méthodes alternatives, situé à Ispra en Italie, valide les méthodes de substitution dont la Commission européenne finance la recherche.

Le détail de l'analyse

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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.