Les questions parlementaires
Sondage IFOP et moyens des méthodes non animales
Expérimentation animale
Question écrite n° 18719, Sénat, 16 septembre 1999
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au ministre de l'éducation nationale et de la recherche ses intentions et les moyens qu'il donnera pour développer des méthodes non animales.
2 demandes : réponse partielle à 1, aucune réponse à 1.
Les intentions du ministre pour faire évoluer les techniques expérimentales vers des méthodes sans animaux.
Réponse partielle La réponse dit que le ministère veille à intensifier les recherches, sans mesure ni date, et ajoute que l'in vitro ne remplace pas l'in vivo dans tous les domaines.
Les moyens que le ministre compte donner à ces méthodes.
Aucune réponse Aucun crédit, programme ni structure n'est nommé.
La fiche
Thèmes : méthodes sans animaux, opinion et associations, élevages et provenance des animaux · Espèce : chiens
- Auteur
- M. Charles Descours (RPR, Isère)
- Ministère interrogé
- Éducation
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 16 septembre 1999
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 13 janvier 2000
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
(Question écrite n° 18719 de M. Charles Descours, Sénat, JO du 16 septembre 1999)
M. Charles Descours attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur le souhait formulé par 89 % des Français (sondage IFOP 20/21 mai 1999) de développer des méthodes substitutives à l'expérimentation animale. Suite à la pétition qui a recueilli plus d'un million de signatures contre l'implantation d'un nouvel élevage de chiens destinés aux laboratoires, il lui demande quelles sont ses intentions et quels moyens il compte donner pour faire évoluer les techniques expérimentales afin d'arriver à des méthodes " humaines " et conformément à la législation française et européenne.
La réponse
(Réponse du ministère : Éducation, JO du 13 janvier 2000)
Les élevages d'animaux à des fins d'expérimentation scientifique sont soumis aux dispositions législatives et réglementaires nationales et sont en conformité avec les normes européennes. Ces centres d'élevage sont placés sous le contrôle direct de la direction départementale des services vétérinaires. Le ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, qui n'est pas le seul ministère concerné par l'expérimentation animale, veille à ce que soient intensifiées les recherches pour le développement de méthodes substitutives. Pour autant, les méthodes d'expérimentation in vitro ne peuvent, en l'état actuel de nos connaissances, se substituer dans tous les domaines à l'expérimentation in vivo et ce, en dépit des importants progrès réalisés depuis quelques années. En effet, il est impossible de reproduire dans des systèmes in vitro les mécanismes de régulation et d'interaction entre cellules et organes, multiples et complexes, possédés par les organismes supérieurs.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Les élevages d'animaux destinés à l'expérimentation sont placés sous le contrôle direct de la direction départementale des services vétérinaires.
Le détail de l'analyse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
Les méthodes non animales remplacent l'utilisation d'animaux par d'autres moyens. Par contraste avec l'expérimentation in vivo, sur des animaux vivants, elles forment trois familles, qui se combinent ou fonctionnent séparément : in vitro (organes sur puce, organoïdes, cultures de cellules), in silico (algorithmes prédictifs, jumeaux numériques) et in humano (épidémiologie, participation de volontaires consentants à des recherches et à des essais cliniques).