Les questions parlementaires

Méthodes non animales à l'école et en faculté

Problèmes posés par la recherche sur les animaux

Question écrite n° 00812, Sénat, 8 mai 1986

Le résumé de l'OXA

Le sénateur demande au ministre de l'éducation nationale si la suppression des travaux pratiques sur des animaux à l'école et l'enseignement des méthodes non animales en faculté sont envisagés.

2 demandes : réponse partielle à 2.

  1. Si la suppression des travaux pratiques sur des animaux dans les établissements scolaires a été envisagée.

    Réponse partielle La réponse rappelle que la vivisection est interdite dans l'enseignement secondaire et que les dissections s'y font sur des animaux morts, sans dire si leur suppression est envisagée.

  2. Si l'enseignement des méthodes non animales dans les facultés des sciences a été envisagé.

    Réponse partielle La réponse cite un projet de décret qui limiterait l'expérimentation animale dans l'enseignement supérieur aux cas sans autre méthode, sans rien dire de l'enseignement des méthodes non animales.

Les erreurs de la réponse

  • "n° 74-197 du 17 mai 1974" : La circulaire du 17 mai 1974 porte le n° 74-187 (JO du 11 mars 1982, réponse à la question 4008). Le texte de la base du Sénat écrit 74-197 ; le JO de 1986 n'a pas pu être consulté.

La fiche

Thèmes : enseignement et formation, méthodes sans animaux, droit européen

Auteur
M. Marc Boeuf (SOC, Gironde)
Ministère interrogé
Éducation
Rubrique
Enseignement
Question publiée
au Journal officiel du 8 mai 1986
Réponse publiée
au Journal officiel du 10 juillet 1986
Statut
Réponse reçue
Sources

La question

(Question écrite n° 00812 de M. Marc Boeuf, Sénat, JO du 8 mai 1986)

M. Marc Boeuf attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les problèmes présentés par la recherche sur les animaux. Il lui demande si des méthodes de remplacement à ce type d'expérimentation, comme la suppression des travaux pratiques dans les établissements scolaires ou l'enseignement de méthodes substitutives dans les facultés des sciences, ont été envisagées.

La réponse

(Réponse du ministère : Éducation, JO du 10 juillet 1986)

Il convient de rappeler qu'en ce qui concerne la mise en place de méthodes substitutives à l'expérimentation animale la France envisage de signer rapidement une convention européenne sur la protection des animaux vertébrés utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques, négociée dans le cadre du Conseil de l'Europe. Cette convention stipule, en effet, en son article 6-6 que " chaque partie devrait encourager les recherches scientifiques tendant à développer des méthodes qui pourraient donner la même information que celles obtenues dans les procédures (expériences) ". D'autre part, un décret relatif à l'expérimentation animale et à la protection de l'animal d'expérience, actuellement en préparation, limite l'expérimentation animale, dans le cadre strict de l'enseignement supérieur et technique spécifique, au cas où " il n'existe pas d'autres méthodes expérimentales susceptibles d'atteindre les mêmes objectifs ". Ce projet de décret est actuellement en cours d'élaboration sous la responsabilité principale du ministre de l'agriculture, qui pourra, le moment venu, apporter plus de précisions en réponse aux préoccupations exprimées. Dans le domaine de l'ensignement secondaire général, la note de service n° 85-179 du 30 avril 1985, parue au Bulletin officiel de l'éducation nationale n° 20 du 16 mai 1985, et relative à la protection de l'animal, rappelle que les dissections doivent être pratiquées sur des animaux morts et que la vivisection est formellement interdite, comme le précisent d'ailleurs les circulaires n° 67-70 du 6 février 1967 et n° 74-197 du 17 mai 1974. Il semble, après consultation de la direction de la qualité du ministère de l'agriculture, que l'expérimentation animale pourrait être remplacée par des méthodes audiovisuelles, comme cela est d'ailleurs préconisé par les textes européens du Conseil de l'Europe ou des Communautés européennes relatifs à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • L'article 6-6 de la convention européenne du Conseil de l'Europe prévoit que "chaque partie devrait encourager les recherches scientifiques" sur des méthodes donnant la même information que les procédures.
  • La note de service n° 85-179 du 30 avril 1985 rappelle que les dissections doivent se faire sur des animaux morts et que la vivisection est formellement interdite dans l'enseignement secondaire général.
  • Les circulaires n° 67-70 du 6 février 1967 et n° 74-197 du 17 mai 1974 précisent que la vivisection est formellement interdite dans l'enseignement secondaire général.

Le détail de l'analyse

Les sources de la réponse

Les organismes cités

  • Conseil de l'Europe
  • Ministère de l'agriculture, direction de la qualité
  • Communautés européennes

Sur le site de l'OXA

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.