Les questions parlementaires
Espèces de primates utilisées et élevages en France
Expérimentations faites sur les animaux en laboratoire
Question écrite n° 09925, Sénat, 24 mai 1990
Le résumé de l'OXA
Le sénateur demande au ministre de la recherche quelles espèces de primates servent aux expériences et combien d'élevages français en fournissent aux laboratoires.
3 demandes : réponse à 2, aucune réponse à 1.
Les espèces de primates utilisées dans l'expérimentation animale.
Réponse La réponse cite six groupes d'espèces qui font 95 % des primates utilisés, d'après une enquête qu'elle ne nomme pas.
Le nombre d'élevages en France qui fournissent des primates aux établissements d'expérimentation.
Réponse La réponse dit qu'aucun élevage français n'est conçu pour cette fourniture ; des laboratoires se cèdent des animaux nés en captivité.
Une réponse à sa question écrite n° 7753 du 4 janvier 1990, restée sans réponse.
Aucune réponse La réponse ne mentionne pas cette question.
La fiche
Thèmes : élevages et provenance des animaux, statistiques · Espèce : primates
- Auteur
- M. Marc Boeuf (SOC, Gironde)
- Ministère interrogé
- Recherche
- Rubrique
- Laboratoires
- Question publiée
- au Journal officiel du 24 mai 1990
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 2 août 1990
- Statut
- Réponse reçue
- Sources
La question
(Question écrite n° 09925 de M. Marc Boeuf, Sénat, JO du 24 mai 1990)
M. Marc Boeuf attire l'attention de M. le ministre de la recherche et de la technologie sur les problèmes soulevés par l'expérimentation animale. Il souhaiterait savoir quelles sont, chez les primates, les espèces utilisées dans l'expérimentation animale et combien d'élevages en France en fournissent aux divers établissements d'expérimentation. Il lui rappelle également sa question écrite n° 7753 (J.O., Sénat, Débats parlementaires, questions, du 4 janvier 1990) qui n'a pas encore obtenu de réponse.
La réponse
(Réponse du ministère : Recherche, JO du 2 août 1990)
Une récente enquête révèle que 95 p. 100 des primates utilisés aux fins d'expérimentation appartiennent aux espèces suivantes classées par ordre décroissant d'utilisation : Macaca fascicularis (macaque crabier) ; Papio papio, Papio anubis (babouins) ; Macaca mulatta (rhésus) ; Cercopithecus (cercopithèques) ; Callithrix jacchus (marmoset) ; Saïmiri sciureus (singe-écureuil). Il n'existe pas en France d'élevages spécifiquement conçus pour la fourniture de primates destinés à l'expérimentation. Néanmoins certains établissements d'expérimentation utilisant des primates disposent, à certaines périodes, d'animaux nés en captivité qui peuvent être cédés à d'autres établissements d'expérimentation. Cette source de fourniture représente un très faible pourcentage des primates utilisés. Un groupe de réflexion a été constitué qui a pour mission d'étudier les possibilités de création d'unités de production de primates afin de substituer progressivement aux animaux de capture des animaux provenant d'élevages, conformément aux dispositions de l'arrêté du 19 avril 1988 fixant les conditions de fourniture aux laboratoires agréés des animaux utilisés à des fins de recherches scientifiques ou expérimentales.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Selon une récente enquête, 95 % des primates utilisés appartiennent, par ordre décroissant, à Macaca fascicularis, Papio papio et Papio anubis, Macaca mulatta, Cercopithecus, Callithrix jacchus et Saimiri sciureus.
- Il n'existe pas en France d'élevage spécifiquement conçu pour fournir des primates destinés à l'expérimentation.
- Un groupe de réflexion étudie les possibilités de créer des unités de production de primates, pour substituer progressivement des animaux d'élevage aux animaux de capture, selon l'arrêté du 19 avril 1988.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Sur le site de l'OXA
Les questions liées
Les questions que cite le texte
Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".