Enseignement supérieur et formation professionnelle

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  • Formation professionnelle
Souris : 520
Rats : 130
Souffrances
▲ 150
▲ -
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 650

Chirurgies de trois heures au maximum sur 150 animaux anesthésiés, prélèvements et administrations répétés jusqu'à trois fois sur 500 autres : 520 souris et 130 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré ou menées sans réveil. Ces séances forment le personnel de l'animalerie aux gestes pratiqués en routine, une société extérieure intervenant pour la partie chirurgicale. L'argument avancé est que maîtriser ces gestes évite "un stress et une souffrance animale supplémentaires" et permet de "réduire le nombre d'animaux nécessaires", au prix de 650 animaux non-humains tués pour l'apprentissage. Le porteur précise que la mise à mort fait elle-même partie des gestes à acquérir, "dans le respect du bien-être animal".

Objectifs

Les personnes travaillant avec des animaux de laboratoire doivent maitriser des gestes techniques plus ou moins complexes : administrations, prélèvements, … Leur formation initiale doit parfois être complétée par une formation spécifique en chirurgie, en fonction des études qu’ils seront amenés à réaliser, et suivre un tutorat pour l’acquisition de gestes techniques ou maintenir leur compétence avec l’évolution des connaissances et pratiques. Le but de ce projet est d’acquérir de nouvelles techniques, notamment des techniques chirurgicales, se perfectionner ou de maintenir la maitrise des gestes techniques pratiqués en routine dans les animaleries expérimentales par le personnel utilisant des animaux à des fins scientifiques. Ces formations doivent lui donner les moyens d’optimiser les procédures expérimentales en évitant un stress et une souffrance animale supplémentaires liés à une non maitrise du geste technique et ainsi, réduire le nombre d’animaux nécessaires. Nous ferons appel à une société extérieure pour la réalisation des sessions de formation de chirurgie.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont, à l’issue de la formation, l’acquisition de nouvelles compétences, une maitrise des gestes techniques utilisés en routine ou des gestes chirurgicaux par les utilisateurs de l’animalerie et un maintien accru des compétences.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - des procédures chirurgicales sur animal anesthésié (150 animaux, 3h au maximum) ; - des prélèvements ou administrations sur animal vigile ou anesthésié (500 animaux, quelques secondes à 30 minutes). Chaque geste simple pourra être réalisé 3 fois au maximum, et ce avec au moins deux jours d’intervalle entre chaque geste.

Impact sur les animaux

Une infection peut apparaitre pour tout acte avec une piqure Des saignements peuvent être observés pendant quelques minutes lors des chirurgies ou des prélèvements. Un stress ou une douleur peut être occasionné par un geste non maitrisé. Détresse respiratoire, hypothermie ou hémorragie peuvent être observées lors d’anesthésie et chirurgie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des sessions de formation. L’euthanasie fait partie des gestes à acquérir dans le respect du bien-être animal.

Remplacement

La formation aux gestes techniques du personnel travaillant avec des animaux utilisés à des fins scientifiques nécessite de se former sur animaux vivants. Cet apprentissage nécessite de le faire la première fois en présence de personne experte et ayant une excellente maitrise de la technique. Cependant, à chaque fois qu’il sera possible, les stagiaires auront accès soit à des vidéos soit à des systèmes d’entrainement sans animaux vivant. Si les gestes techniques de base peuvent être enseignés et appris sur des systèmes inertes d’entrainement, la mise en condition réelle sur le modèle animal reste essentielle pour l’apprentissage du maintien de l’animal, la mise en place et la gestion du matériel, la dissection des tissus vivants et la gestion des mouvements. La mise en condition sur modèle animal est donc d’une aide fondamentale dans l’apprentissage des conditions réelles d’utilisation des animaux à des fins scientifiques. Pour la formation pratique, il n’existe pas de méthode de substitution, qui pourraient restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux et/ou la manipulation des tissus vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires aux formations en chirurgie expérimentale et pour la formation du personnel aux gestes techniques a été estimé à minima pour permettre la maitrise des gestes. Seuls les animaux nécessaires seront utilisés, si le personnel et les étudiants en formation acquièrent rapidement les gestes techniques, le nombre total d’animaux utilisés sur 5 ans sera réduit d’autant. La majorité des rongeurs utilisés seront des animaux surnuméraires issus des élevages de l’établissement utilisateur.

Raffinement

Les animaux utilisés pour l’apprentissage de gestes simples ou lors des travaux pratiques de chirurgie seront anesthésiés selon des méthodes appropriées et maitrisées par les formateurs. En fonction des gestes réalisés lors des sessions de tutorat et systématiquement pour les gestes chirurgicaux, une analgésie sera réalisée ainsi qu’une anesthésie locale. Le protocole d’anesthésie sera décidé par le vétérinaire formateur en chirurgie expérimentale ou par le tuteur qui a l’expérience de l’anesthésie la plus adaptée au geste réalisé. Les animaux sont maintenus sur un tapis chauffant tout au long de la chirurgie. Pour la formation chirurgicale, les procédures seront réalisées sans réveil des animaux. Pour les animaux utilisés pour l’acquisition de gestes techniques simples, ils pourront être utilisés plusieurs fois si nécessaire, mais pas plus de trois fois par geste, avec un temps de récupération de 2 jours minimum entre chaque session d’apprentissage. Certains gestes peuvent être réalisés sur animaux vigiles. Après réalisation des gestes, ils seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bon état général et tout geste potentiellement stressant sera réalisé sous anesthésie générale afin de préserver le bien-être animal et celui du personnel apprenant. Les procédures sont toujours réalisées sous la supervision de personnel ayant la maitrise des gestes. Enfin, la définition de points limites permettra de réduire au minimum les nuisances sur le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Ces formations sont destinées au personnel de l’établissement utilisateur travaillant sur le modèle souris et le modèle rat (bien que plus rarement utilisé). Les gestes techniques seront réalisés, si possible sur des animaux de même espèce/souche/sexe/âge que ceux prévus pour les projets nécessitant des gestes techniques ou de la chirurgie expérimentale.

  • Formation professionnelle
Cochons : 20
Souffrances
▲ 20
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

Sept heures d'endoscopie digestive sous anesthésie générale, sans réveil prévu : 20 cochons vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout retour à la conscience. Ils arrivent la veille, sont mis à jeun quinze heures, anesthésiés le matin, puis utilisés par des gastroentérologues qui s'exercent à des techniques d'exérèse de lésions du tube digestif. Aucune connaissance nouvelle n'est visée, seulement l'entraînement de praticiens avant leur passage sur des patients. Le choix du cochon tient à son anatomie digestive proche de celle de l'humain et à sa "facilité d'élevage", et le porteur ajoute que les animaux ne pourraient de toute façon pas retourner à leur élevage d'origine pour des raisons sanitaires.

Objectifs

Les progrès réalisés dans le domaine de l’endoscopie digestive interventionnelle thérapeutique en passant par la voie naturelle du tube digestif ont permis de lui accorder une place grandissante dans le traitement curatif des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses superficielles du tube digestif. Contrairement à la plupart des techniques chirurgicales utilisées historiquement, les techniques qui seront enseignées dans ce projet permettent un traitement conservateur de l’organe atteint associé le plus souvent à un risque moindre de morbidité/mortalité. L’objectif de ce projet est de former des médecins gastroentérologues à des techniques d’exérèse endoscopique sur modèle vivant de porc. Afin de préparer au mieux cette phase sur animaux vivants, en début de séance, une mise au point orale théorique sera présentée aux participants sous format d’un diaporama power point, de films et d’images concernant la technique et les différents outils utilisés. La mise en place et le recours à ce type de formation est un pré-requis indispensable à la pratique et à la diffusion ce type de technique en clinique pour la prise en charge des patients atteints de lésions précancéreuses et cancéreuses superficielles du tube digestif et la formation théorique ne peut être qu’un préambule à l’acquisition et la maitrise de ces techniques. Le porc, de par ses similarités anatomiques avec l’Homme et sa facilité d’élevage, est le modèle idéal à cet apprentissage.

Bénéfices attendus

L’ensemble des formations du personnel paramédical et médical a conduit la Haute Autorité de Santé dans un rapport précisant la place de la simulation en santé à proposer comme objectif éthique prioritaire l’item : « jamais la première fois sur le patient ». Cette formation permettra aux futurs chirurgiens d'acquérir une expérience pratique solide avant la mise en pratique sur les patients

Procédures

Les animaux subiront une endoscopie digestive sous anesthésie générale, avec la pratique de différentes techniques, pour une durée de 7 heures. Ils seront ensuite euthanasiés, toujours sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie générale tout au long de la procédure. Ils pourront subir un stress au moment de l'induction de l'anesthésie (contention). L'injection par voie intramusculaire peut engendrer un hématome au niveau de la fesse.

Devenir

Il n’y a pas de réveil des animaux, l’euthanasie se déroule sous anesthésie, en fin de procédure. Les chirurgies réalisées en nombre ne permettent pas le réveil des animaux. De plus, pour des raisons sanitaires, les porcs ne peuvent pas retourner à l'élevage d'origine.

Remplacement

La formation à une technique chirurgicale complexe ne peut se faire in fine que sur modèle vivant si nous voulons reproduire exactement les conditions opératoires. La mise en place et le recours à ce type de formation est un pré-requis indispensable à la pratique et à la diffusion ce type de technique en clinique pour la prise en charge des patients atteints de lésions précancéreuses et cancéreuses superficielles du tube digestif et la formation théorique ne peut être qu’un préambule à l’acquisition et la maitrise de ces techniques. Le porc, de par ses similarités anatomiques avec l’Homme et sa facilité d’élevage, est le modèle idéal à cet apprentissage.

Réduction

Il n'y a pas d’étude statistique ici, l’objectif étant purement pédagogique. Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires, les stagiaires travaillent par groupe de deux ou trois pour un même animal. Nous prévoyons 4 animaux par an, soit 20 cochons sur 5 ans.

Raffinement

Pendant toute la durée de leur présence sur la plateforme, les animaux expérimentaux seront maintenus en groupes sociaux (même portée élevée ensemble), dans des cases chauffées et sur paille pour qu'ils puissent fouir et jouer (enrichissement du milieu). Ils seront manipulés dans le calme par des agents expérimentés. Ils arriveront la veille de l’anesthésie, et seront mis à jeun avant l’intervention (15 heures), avec abreuvement adlibitum. Le matin de l'intervention, les animaux sont anesthésiés. Prémédication par voie intramusculaire, puis intubation orotrachéale puis inhalation d’un mélange gazeux d’oxygène vehiculant le gaz anesthésiant pour maintenir l'anesthésie. Un analgésique sera injecté avant le début de la procédure, et renouvelé en début d'après-midi. L'anesthésie est maintenue toute la journée, il n'y a pas de réveil des animaux.

Choix des espèces

Le modèle animal « porc vivant » est adapté à l’expérimentation et à la formation en endoscopie digestive en raison de son anatomie digestive proche de celle de l’homme et de sa taille permettant également une manipulation du matériel endoscopique standard. Ce modèle permet de reproduire des conditions similaires à celles de la pratique de l’endoscopie digestive chez l’homme en pratique clinique. De plus, ce modèle est celui recommandé par les groupes d’experts pour la formation à l’exérèse endoscopique des lésions superficielles du tube digestif telle que la dissection sous-muqueuse. Porcelet de 15 à 30 kgs pour avoir une taille des structures anatomiques similaire à celle observée chez l’Homme.

  • Formation professionnelle
Loups de mer : 120
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 90
 30

Trente bars communs seront tués pour récupérer les marques implantées dans leur corps, quatre-vingt-dix autres gardés en vie et susceptibles d'être réutilisés. Ces 120 poissons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des stagiaires aux gestes techniques. Chaque animal subit en une seule séance un marquage intramusculaire, une prise de sang et un prélèvement d'écailles et de nageoire, ou une chirurgie d'implantation, ou encore une stimulation hormonale suivie d'une collecte d'ovocytes ou de gamètes. Le porteur écrit que ni mannequin ni animal mort ne conviennent, l'observation de l'endormissement et du réveil faisant partie de la formation, et conclut qu'il n'existe "pas d'alternatives non animales" pour ces ateliers.

Objectifs

Les projets scientifiques menés au sein de l'établissement nécessitent que les intervenants habilités à la conception ou à la réalisation de procédures expérimentales, qu’ils soient titulaires, étudiants ou partenaires, aient acquis la maitrise des gestes techniques courants, en amont des expérimentations. Ces ateliers techniques seront réalisés dans le cadre de l’acquisition ou du développement des compétences individuelles, conformément aux exigences requises, et seront délivrés par des experts de ces techniques à des groupes de 5 stagiaires maximum.

Bénéfices attendus

Ces ateliers techniques sont nécessaires pour toutes les personnes habilitées à concevoir ou réaliser des procédures expérimentales qui seront amenées à pratiquer des gestes techniques récurrents. Une bonne maîtrise des techniques appliquées sur les poissons réduit les nuisances conséquentes à un geste mal réalisé, optimise le temps de réalisation des procédures, et assure une meilleure reproductibilité des résultats attendus.

Procédures

Un premier lot de 6 poissons sera soumis à un marquage intramusculaire, à une prise de sang, à un prélèvement d'écailles et à deux prélèvements de tissu selon deux méthodes différentes. L'ensemble de ces gestes ne sera pratiqué qu'une seule fois et durera moins de trois minutes. Un deuxième lot composé de 6 femelles et de 6 mâles sera soumis à une évaluation du stade de maturation et à une collecte d'ovocytes pour les femelles, et à une collecte des gamètes pour les mâles. Ces gestes ne seront pratiqués qu'une seule fois et ne dureront que quelques minutes au total. Un troisième lot de 6 poissons sera soumis à une chirurgie pour l'implantation d'une marque interne. Un marquage externe sera également effectué. Ces deux gestes ne seront effectués qu'une seule fois et dureront moins de cinq minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont limitées et sont (1) le stress des poissons lors des manipulations, (2) une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors de la prise de sang, lors de la stimulation hormonale des femelles, et lors du marquage intramusculaire, (3) une lésion bénigne engendrée par le prélèvement de l’extrémité d’une nageoire et d’écailles, (4) une incision lors du marquage interne liée à la chirurgie et à la suture après implant. Les effets indésirables sont également limités et peuvent être consécutifs à une mauvaise réalisation du geste enseigné, et être caractérisés par une reprise partielle de la mobilité après anesthésie. Les animaux seront surveillés scrupuleusement tout au long des procédures, par les stagiaires mais également par leur encadrant. Les gestes techniques hors chirurgie sont réalisés en moins de trois minutes. La chirurgie sera réalisée en moins de cinq minutes.

Devenir

18 poissons par an (90 sur la durée du projet) sont gardés en vie et seront susceptibles d'être réutilisés. 6 poissons par an (30 sur la durée du projet) seront euthanasiés afin de récupérer le matériel implanté.

Remplacement

Ces formations, sous forme d’ateliers pratiques, sont destinées à acquérir la dextérité de gestes techniques pratiqués de manière récurrente dans des projets de recherche. Chaque atelier est précédé d'un cours théorique détaillé, des supports illustrés sont fournis aux stagiaires. Des enregistrements vidéos seront réalisés dès la première session de formation pour servir de support pédagogique aux sessions suivantes. La sédation et l'anesthésie des poissons font parties intégrantes de la formation, l'observation du comportement des animaux étant essentielle dans les phases d'endormissement et de réveil, il est donc indispensable que ces ateliers techniques soient réalisés sur des poissons vivants. L'utilisation de mannequins ou d'animaux morts n'étant pas envisageable, il n’y a pas d’alternatives non animales pour délivrer ces enseignements techniques.

Réduction

Le nombre minimal d’individus est de 1 poisson par stagiaire, et 1 poisson pour l’enseignant, par atelier. Pour chaque procédure, il sera exécuté l'ensemble des gestes techniques sur chaque poisson. Un cours théorique préliminaire aura pour intérêt d’aborder de manière exhaustive la technique enseignée avant la mise en pratique.

Raffinement

Tout sera mis en place dans le cadre des formations pour limiter la souffrance et le stress des animaux. Le protocole de manipulation et d’anesthésie est optimisé et parfaitement maîtrisé par l’enseignant, les gestes techniques hors chirurgie sont réalisés en moins de trois minutes, même en condition de formation de stagiaires, et la chirurgie sera réalisée en moins de cinq minutes. Les animaux seront surveillés scrupuleusement tout au long des procédures, par les stagiaires mais également par leur encadrant, ainsi que durant la phase de réveil. Après complète récupération, les poissons seront replacés en condition d’élevage standard avec une surveillance quotidienne durant deux semaines pour s’assurer de leur bien-être.

Choix des espèces

Le bar commun (Dicentrarchus labrax) est un modèle de poisson marin d’aquaculture dont la physiologie et l'élevage sont parfaitement connus et maitrisés. Tous les animaux utilisés seront des individus juvéniles ou adultes. Pour la procédure de marquage intramusculaire, de prise de sang, de biopsie de nageoire et de prélèvement d’écailles, le poids des poissons sera compris entre 100 g (juvénile) et 500 g (adulte). Pour la procédure de contrôle de maturation, collecte d’ovocytes et collecte de gamètes, les poissons seront âgés d’au moins 2 ans et leur poids sera d’au moins 2000 g . Pour le marquage interne, le poids des poissons sera d’au moins 400 g, cette taille permettant le placement des marques.

  • Formation professionnelle
Souris : 1460
Rats : 290
Cochons d'Inde : 290
Hamsters dorés : 560
Souffrances
▲ 1560
▲ 740
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 130
 2470

L'apprentissage des gestes techniques sur animal vivant est la seule finalité de ce projet : 2 600 rongeurs y sont utilisés, 1 460 souris, 560 hamsters dorés, 290 rats et 290 cochons d'Inde. 1 560 d'entre eux sont utilisés dans des procédures menées sous anesthésie et tués avant tout réveil, les autres dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Le personnel s'exerce à la contention, aux prélèvements sanguins et aux administrations par voies sous-cutanée, intrapéritonéale, orale, intranasale, intracérébrale et intracardiaque, chaque animal pouvant servir jusqu'à trois fois pour un même geste. Le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est prévu lors des formations, tout en reconnaissant qu'un geste mal réalisé peut causer un inconfort, et prévoit la réutilisation de 130 cochons d'Inde.

Objectifs

Il est essentiel que toute personne travaillant avec des animaux suive un programme de formation initial, ainsi qu'une formation continue régulière. Cette approche garantit que les individus sont qualifiés et compétents dans leur manipulation des animaux, ce qui est crucial pour assurer leur bien-être. De plus, toute nouvelle technique ou procédure requiert une formation spécifique avant sa mise en pratique, afin de maintenir des normes élevées de compétence et de qualité dans les gestes réalisés. Ces pré-requis sont indispensables pour garantir le respect et le bien-être des animaux impliqués.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ces formations sont étroitement liés aux principes des 3R : 1- Raffinement : La formation du personnel permettra de réduire le stress, l'inconfort et la durée des manipulations sur les animaux. En acquérant des compétences techniques solides, le personnel sera en mesure d'effectuer les gestes de manière plus douce et précise, ce qui contribuera au bien-être des animaux impliqués. 2- Réduction : En assurant que le personnel est qualifié dès le départ et en maintenant leur compétence tout au long de leur carrière, on maximise les chances que les études soient menées correctement du premier coup. Cela réduit la nécessité de répéter les expériences, ce qui entraîne une limitation du nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales. Ces bénéfices se traduiront par une amélioration globale de la qualité des études menées, avec des résultats fiables et reproductibles. De plus, en mettant l'accent sur la qualification du personnel, on garantit une approche plus éthique et responsable dans l'utilisation des animaux à des fins de recherche.

Procédures

Dans le cadre de la formation du personnel, les animaux seront utilisés pour l'apprentissage, la manipulation, la contention, l'administration de substances par différentes voies, et les prélèvements sanguins. Le personnel se formera également à l'anesthésie et à l'euthanasie des animaux. Pour les prélèvements de sang: 1 min par prélèvement, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération. Pour les administrations sous-cutanée: 10s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération, administration intra-péritonéale: 5s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération, administration orale: 20s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération, administration intra-nasale: 20s par administration, un même animal pourra être utilisé au maximum 3 fois en respectant les temps de récupération. Pour le administrations en intra-cérébrale: 20s par administration, technique par administration unique. Pour la voie intracardiaque, 30s pour une administration et 1min pour le prélèvement. Chaque administration ou prélèvement par cette voie se fera de façon unique.

Impact sur les animaux

Il est essentiel de noter qu'aucun effet indésirable n'est prévu lors des formations. Cependant, il est possible qu'au cours de l'apprentissage, un geste technique mal réalisé puisse entraîner un inconfort chez l'animal, ce qui pourrait se manifester par des signes de stress ou des comportements anormaux. Dans ce cas, le formateur est habilité à interrompre la séance à tout moment s'il juge nécessaire de le faire pour le bien-être de l'animal. Une attention particulière et un suivi étroit, avec des points limites précis, sont mis en place pour prévenir toute souffrance inutile des animaux et assurer leur bien-être tout au long de la procédure.

Devenir

Mise à mort: Après le dernier suivi des animaux. Réutilisés: Une fois le prélèvement effectué, les animaux réveillés sont replacés dans leurs locaux usuels d’hébergement.

Remplacement

Les méthodes alternatives telles que les vidéos de contention et de manipulation, les planches anatomiques, les mannequins ou les peluches ne parviennent pas à reproduire fidèlement les réactions comportementales d’un animal lors de manipulation en vigile ou les particularités anatomiques individuelles propres à un animal vivant. Pour apprendre à approcher, contenir et réaliser des gestes techniques sur des animaux, la présence d’animaux vivants est essentielle. Cela permet de former les personnes dans des conditions réalistes et comparables à celles rencontrées lors des futurs besoins en étude, assurant ainsi une formation adéquate et efficace.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu pour ce projet a été déterminé en suivant des principes rigoureux visant à minimiser l'utilisation d'animaux tout en garantissant la validité scientifique des formations menées. Dans plusieurs cas, un même animal pourra être utilisé plusieurs fois pour une formation en respectant les temps de récupération.

Raffinement

Nous veillons au bien-être des animaux en mettant en place diverses mesures spécifiques pour réduire au minimum les effets sur leur bien-être tout au long du projet. Tout d'abord, nous incluons que des animaux en bon état général, hébergés dans des conditions respectant le bien-être animal, notamment une atmosphère contrôlée avec des paramètres tels que la température et l'hygrométrie. De plus, les animaux bénéficient d'un environnement enrichi adapté à leurs besoins comportementaux naturels, comprenant des éléments pour la nidification et à ronger. Avant toute manipulation, une phase d'acclimatation est systématiquement appliquée. Pour assurer le suivi de leur état de santé, les animaux font l'objet d'une évaluation clinique quotidienne. Lors des manipulations des mesures spécifiques sont prises pour minimiser le stress et l'inconfort des animaux. Par exemple, lors de la formation à une technique d'administration, le produit utilisé sera du sérum physiologique ou un anesthésiant.

Choix des espèces

Il s'agit de toutes les espèces rongeurs notées dans l'agrément et utilisées au sein de l'unité animale Animaux sevrés et adultes peuvent être utilisés car représentés dans les études. Il est utile de se former sur de jeunes animaux sevrés, car les techniques de prélèvement, notamment, peuvent être plus difficiles à réaliser du fait du petit format des animaux

  • Formation professionnelle
Souris : 250
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 190
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 250

Issues d'études antérieures ou achetées à des fournisseurs parce qu'elles étaient de toute façon destinées à la mise à mort, 250 souris vont servir pendant cinq ans à entraîner le personnel d'une société aux gestes d'administration, de prélèvement et de préhension. 190 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 60 un niveau léger, à raison de quatre à cinq interventions par animal, injections de sérum physiologique et prises de sang sur animal vigile. La dernière intervention est un prélèvement sanguin sous anesthésie profonde, suivi de la mise à mort sans réveil. Le porteur range ce projet sous le terme de "raffinement" et calcule l'effectif sur la base de deux entraînements par an pour deux ou trois personnes, dix souris à chaque fois.

Objectifs

Les personnes travaillant avec des animaux de laboratoire doivent maitriser des gestes techniques plus ou moins complexes : administrations, prélèvements…. Leur formation initiale doit parfois être complétée par une formation spécifique, en fonction des études qu’ils seront amenés à faire et de l’évolution des connaissances et des pratiques. Pour ce projet, nous prévoyons d’utiliser au maximum 250 souris sur une durée de 5 ans. Dans la très grande majorité des cas, il s’agira d’animaux de réforme proposés par l’animalerie et non utilisés dans les projets de recherche et destinés à l’euthanasie. Le cas échéant, il s’agira d’animaux de réformes vendus par des organismes producteurs et fournisseurs de rongeurs car destinés à l’euthanasie. La personne en formation sera systématiquement accompagnée par une personne experte dont la maitrise est reconnue pour le geste (diplôme et attestation de compétence validée par la structure chargée du bien être animal). La formation se divisera en plusieurs étapes : formation théorique sans animaux, observation, réalisation sous une supervision directe. Pour valider l’acquisition des gestes, la personne experte tiendra compte de critères de réussite et de critères de réalisation, définis pour chaque geste technique. Au cas où personne ne maitriserait le geste, une formation auprès d’un formateur externe agréé serait réalisée pour le personnel de la société.

Bénéfices attendus

Bonne maitrise des gestes techniques par le personnel de la société amené à faire de l’expérimentation animal afin de garantir un bon respect du bien-être des animaux utilisés dans des projets expérimentaux.

Procédures

Chaque animal sera soumis à 4 à 5 interventions maximum, ces interventions comprenant des administrations de sérum physiologiques (n’excédant pas 1 à 2 minutes) ou des prélèvements de sang pouvant être effectués sur animaux vigils (n’excédant pas 1 à 2 minutes). Pour chaque procédure, après chaque intervention, les animaux bénéficieront d’un temps de récupération adéquat avant l’intervention suivante. Si les interventions induisent une douleur légère, alors les animaux pourront subir 4 interventions, si les interventions induisent une douleur modérée, alors les animaux ne subiront que 3 interventions de douleurs modérées potentiellement suivi d’une intervention induisant une douleur légère après un temps de récupération conséquent. La dernière intervention consistera en la réalisation des prélèvements sanguins ne pouvant être effectués sur animaux vigils, et pratiqués sous anesthésie générale profonde, d’une durée maximale de 20 minutes, suivie de la mise à mort sans réveil, donc sans effet douloureux.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables peuvent être un stress physique ou thermique de courte durée, et une douleur de courte durée à l’endroit des injections. Très rarement, il peut y avoir formation d’œdèmes ou possibilité d’infection.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés à la suite du prélèvement sanguin terminal.

Remplacement

Pour ce projet, il n’existe pas de méthode de substitution, qui pourrait restituer fidèlement les comportements et réactions des animaux et/ou la manipulation des tissus vivants. Ces gestes étant très spécifiques de l’espèce, ils doivent être acquis chez l’espèce cible. En amont de tout nouvel entrainement, le manipulateur sera sensibilisé au geste à l'aide de vidéos techniques.

Réduction

Les animaux seront issus d'études antérieures ou d’animaux d’élevage destinés à l’euthanasie (car génotype ou phénotype non cibles) et utilisés pour plusieurs gestes techniques de ce projet lorsque ceux-ci sont compatibles. Le cas échéant, il s’agira d’animaux de réforme (destinés à l’euthanasie) proposés par l'établissement utilisateur ou un fournisseur d'animaux. Nous avons estimés le nombre d’animaux en considérant que 2 à 3 personnes seront systématiquement impliqués pour chaque projet d’expérimentation animale, sachant qu’en moyenne il nous sera nécessaire de s’entrainer 2 fois par an (en rapport avec le fait que la majorité des gestes techniques que nous utilisons par ailleurs dans nos autres projets sont des gestes nécessitant un entrainement régulier et en considérant 10 animaux pour chaque entrainement, cela correspond à un chiffre de 40 à 60 animaux nécessaires par an soit entre 200 et 300 animaux sur les 5 ans. Nous avons considéré la moyenne (ce qui reviens à 10 souris pour 2,5 expérimentateurs x2 entrainement par an).

Raffinement

Les animaux seront hébergés à plusieurs dans chaque cage afin de favoriser les interactions sociales et auront à disposition des objets dits d’enrichissement encourageant les comportements natifs des animaux (enfouissement, nidation…etc). Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux sera réalisé en étroite communication avec les animaliers pour la recherche systématique de signes potentiels de souffrance qui devraient mener à prendre les dispositions nécessaires décrites dans cet demande d'appel à projet. Tous les gestes pouvant conduire à des douleurs seront réalisés sous anesthésie général avec l’administration d’anti-douleur en prévention.

Choix des espèces

Les souris qui seront utilisées dans ce projet correspondent à l’espèce cible autorisée pour l’établissement utilisateur, et que les personnes en formation auront à manipuler au cours des expérimentations. De plus environ 60 % des animaux utilisés pour la recherche pré-clinique sont des souris. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif de former le personnel sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Formation professionnelle
Souris : 21
Rats : 21
Souffrances
▲ 42
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 42

Pour entraîner des personnels à prélever du liquide céphalorachidien, 21 souris et 21 rats sont opérés sous anesthésie générale profonde et tués sans phase de réveil. La procédure dure quinze minutes chez les rats et vingt-cinq chez les souris, temps d'anesthésie compris, et aucune connaissance n'en sortira. Le porteur décrit un déroulé en trois temps, exposé théorique, démonstration, puis mise en pratique par les apprenants sous la surveillance d'un vétérinaire formateur. Il affirme que cette mise en pratique "ne peut être évitée" et que l'apprentissage est impossible sur des cadavres, le prélèvement n'y étant pas réalisable.

Objectifs

La bonne formation des expérimentateurs est un point clé de la réalisation d’une recherche reproductible et conclusive. Elle permet également de garantir le bien-être des animaux et de réduire le nombre d’animaux à utiliser dans les procédures. Dans ce projet, un vétérinaire va venir dans nos locaux afin de former des personnes à ce prélèvement. La partie pratique sera précédée d’un exposé théorique permettant de souligner les précautions à prendre et les raffinements à mettre en place

Bénéfices attendus

Avec ce projet nous participons à la formation aux gestes techniques des personnels impliqués dans les expériences ce qui va améliorer le bien -être des animaux et la qualité de nos recherches.

Procédures

Les animaux de ce projet seront tous amenés à subir un prélèvement de LCR sous anesthésie générale profonde. La durée de la procédure est de 15 min chez le rat et de 25min chez la souris en tenant compte du temps d’anesthésie.

Impact sur les animaux

Un inconfort et un stress transitoire lier aux injections des anesthésiques.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l'expérience sans phase de réveil.

Remplacement

Bien qu’il soit possible de se préparer à la réalisation de gestes techniques sur animal vivant par le visionnage de vidéo de démonstration, la discussion avec des experts et la lecture de référence bibliographique, la mise en pratique après une démonstration ne peut être évitée. De plus l’apprentissage ne peut pas se faire sur des animaux morts car le prélèvement n’est pas possible sur des cadavres.

Réduction

L’apprentissage sera réalisé avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux. Ainsi le vétérinaire formateur choisi est un expert en la matière. La formation sera faite en trois temps : un exposé théorique, une démonstration puis seulement après une mise en œuvre sous la surveillance du formateur par les apprenants.

Raffinement

L’apprentissage sera réalisé avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux. Ainsi le vétérinaire formateur choisi est un expert en la matière. La formation sera faite en trois temps : un exposé théorique, une démonstration puis seulement après une mise en œuvre sous la surveillance du formateur par les apprenants.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des souris et des rats non transgéniques. Il est important que la formation se fasse sur les espèces qui seront ensuite utilisées dans nos expérimentations. Nous utiliserons des souris de 8 semaines (35g environ) et des rats de 6 semaines (200-250g environ) afin d’être dans les conditions réelles de mise en œuvre des prélèvements de LCR.

Genotypage invasif des lignees transgéniques

(NTS-FR-091643v1 – 08/07/2024)
  • Formation professionnelle
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
Souris : 100000
Souffrances
▲ -
▲ 100000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 10000
 90000

Une biopsie de l'oreille ou du bout de la queue, moins d'une minute de contention, moins de 5 mm de tissu prélevé : l'acte est bref et il concerne 100 000 souris. Toutes sont déclarées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, 10 000 sont annoncées comme réutilisées, les autres sont tuées, à l'issue d'un projet autorisé ou dès le génotypage quand elles ne portent pas le génotype recherché. Le porteur indique qu'au moins la moitié des souris nées dans son animalerie ne portent pas ce génotype, qu'un quart est utilisé pour des prélèvements de tissus et un quart pour des projets validés par le ministère. Le chiffre de 100 000 n'est adossé à aucun calcul dans le résumé, ni à un nombre de lignées, ni à une durée.

Objectifs

L'objectif est la caractérisation génétique des individus dans le cadre de la gestion d’élevage d'animaux génétiquement altérés

Bénéfices attendus

Il est nécessaire d'identifier tous les individus génétiquement modifiés dans le cadre de la gestion d’élevage afin de répérer les animaux d'intérêt pour les différents projets scientifiques.

Procédures

Prélèvement d'une biopsie (auriculaire ou caudale) par animal (contention et biopsie < 1 minute, prélèvement en lui même < 1s, taille du prélèvement < 5mm)

Impact sur les animaux

L’effet indésirable qui peut survenir est une douleur légère et très passagère (quelques secondes) lors du prélèvement.

Devenir

Les animaux génotypés sont utilisés soit pour l'élevage, soit pour l'expérimentation. Dans le cas de l'expérimentation, les animaux sont euthanasiés à l'issue d'un projet scientifique autorisé par le ministère. L'élevage a pour but de produire les animaux nécessaire à l'expérimentation. Les animaux qui n'ont pas le génotype nécessaire pour les expérimentations ou le maintien de la lignée seront euthanasiés lorsqu'ils ne peuvent pas être réutilisés dans des projets indépendants de leur génotype.

Remplacement

Les animaux produits dans l'animalerie sont nécessaires pour des projets scientifiques validés par différents organismes scientifiques, projets pour lesquels il n'existe aucune méthode alternative in vitro ou in silico. Avant de déposer cette demande, une alternative non-invasive (arrachage de bulbe pileux) a été testée mais n’a pas donné de résultats exploitables. De plus, cette méthode, ainsi que d’autres méthodes non-invasives (analyse de fécès, prélèvement buccal) entraînant toutes un niveau de stress équivalent à la biopsie invasive à la queue ou à l’oreille, n’ont pas été retenues.

Réduction

L'animalerie élève de nombreuses lignées pour prélèvement de tissus ou pour des protocoles d'expérimentation animale. L'élevage a pour but de produire les animaux nécessaire à l'expérimentation. Le maintien des lignées par reproduction nécessitant un génotypage est nécessaire pour éviter la consanguinité, et pour la production de contrôles dans la même portée. Cela contribue à diminuer la variabilité génétique des animaux et donc des résultats, permettant la réduction du nombre d’animaux nécessaires aux expériences. Selon les lignées et les projets, au moins la moitié des animaux n'ont pas le génotype nécessaire à l'expérimentation, environ un quart est utilisé pour prélèvement de tissu, et un autre quart dans des projets scientifiques validés par le ministère. Lorsque c'est possible, les animaux qui n'ont pas le génotype adéquat sont réutilisés dans d’autres projets.

Raffinement

Les méthodes de prélèvement (biopsie à l’oreille ou à la queue) et de marquage (boucle d'oreille lors du sevrage, ou tatouage avant sevrage) ont été choisies pour minimiser l'inconfort en fonction de l'âge des animaux (et donc du développement de la queue et de l'oreille). La biopsie à l’oreille prélevée lors du marquage au sevrage des animaux n'induit pas de stress supplémentaire par rapport au marquage. Cette méthode n'induit pas de signes majeurs d'incomfort, et du fait que l'oreille est très peu vascularisée, n'engendre pas de saignement. Dans le cas de biopsies précoces, quand l'oreille n'est pas assez développée, la biopsie est prise sur l'extrémité de la queue, qui n'est pas ossifiée dans les 10 jours après la naissance. Le saignement est minime (moins d'une goutte) et s'arrête immédiatement. Le marquage comme le prélèvement sont réalisés avec du matériel adapté, le geste est rapide et sûr, réalisé en routine par du personnel formé. Les animaux sont surveillés quotidiennement par les animaliers. Ainsi, de même que pour tous les animaux de l'élevage, biopsiés ou non, si une infection ou signe d'inconfort est observé, un incident est rapporté concernant l'animal. Un traitement adapté est alors décidé, en accord avec le vétérinaire.

Choix des espèces

La souris est un modèle idéal pour l'utilisation de lignées modifiées génétiquement permettant l'étude ciblée de systèmes biologiques complexes. 5 à 10% des animaux sont utilisés après sevrage (entre 21 et 30 jours après la naissance) lorsqu'un génotypage précoce n'est pas nécessaire. Pour minimiser le stress, sexage, marquage et biopsie sont réalisés en même temps.

Formations secteur santé EU2/2

(NTS-FR-196070v1 – 03/07/2024)
  • Formation professionnelle
Rats : 1700
Cochons : 500
Souffrances
▲ 2200
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2200

Former des chirurgiens, des vétérinaires et des infirmières de bloc opératoire mobilise ici 500 cochons et 1 700 rats, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque séance chirurgicale dure de six à huit heures, un cochon pour trois étudiants, un rat par étudiant. Le porteur indique former 2 000 à 3 000 personnes par an, dont 20 % pratiquent des gestes sur un animal, et affirme avoir réduit de 71 % le nombre de cochons depuis l'acquisition de simulateurs. Il conclut que le recours à un organisme vivant reste "nécessaire" dans certaines circonstances, au nom du principe "jamais la première fois sur le patient".

Objectifs

Ce projet a pour but d'autoriser l'utilisation d'animaux dans le cadre des la formation des futurs médecins, chirurgiens, vétérinaires, scientifiques et professionnels de santé (infirmières de bloc opératoire). Depuis la création de notre structure de formation, une grande reflexion est menée pour réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, nous avons développé des modèles ex-vivo (chirurgie cardiaque, ophtalmologie, microchirurgie...) permettant de s'affranchir de l'utilisation d'animaux vivants. Nous nous sommes dotés également d'une vingtaine de simulateurs numériques dans presque toutes les spécialités chirurgicales dans le but aussi de réduire le nombre d'animaux. Néanmoins, l'utilisation d'un organisme vivant qui reproduit au plus juste les sensations, la compléxité et le stress du bloc opératoire est encore nécessaire dans certaines circonstances. L'HAS (Haute Autorité de Santé) a dicté le principe éthique qui régit notre activité : "jamais la première fois sur le patient". Ainsi afin de former au mieux les chirurgiens, médecins, vétérinaires ou paramédicaux (infirmières), nous utilisons des modèles porcins ou murins qui permettent aux aprenants de réaliser des gestes complexes qui ne sont pas modélisés sur simulateurs. Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU2 hébergeur et EU1 chirurgie)

Bénéfices attendus

En médecine comme dans d’autres professions, le risque d’erreur augmente avec le manque d’expérience. La simulation représente un outil pédagogique efficace permettant aux professionnels de santé d’acquérir de l’expérience sans risque pour le patient, et ainsi de respecter l’impératif éthique rappelé par la HAS : « Jamais la première fois sur le patient ». Elle peut être utilisée à la fois en formation initiale, afin de permettre aux jeunes et aux futurs professionnels d’acquérir de l’expérience, et lors d'une formation continue pour des professionnels plus expérimentés qui souhaiteraient remettre à niveau certaines compétences ou techniques utilisant une technologies nouvelle. Elle peut être également ciblée, y compris dans le cadre de procédures techniques, sur le travail en équipe (exemple : chirurgien et infirmier de bloc opératoire). Les preuves de l’efficacité de la simulation comme outil permettant d’acquérir de l’expérience en médecine sont nombreuses. Cette expérience acquise permet à son tour de réduire le risque d’erreur et d’événements indésirables chez les patients. Quelques exemples : en chirurgie, l’apprentissage sur simulateur a montré son efficacité quant à la diminution du risque de complications postopératoires et de durée d’hospitalisation lors des interventions par laparoscopie pour hernie inguinale. Les cholécystectomies par laparoscopie sont aussi associées à moins d’erreurs et à un meilleur respect des tissus durant l’opération si l’opérateur a été formé sur simulateur. En ophtalmologie, un enseignement structuré comprenant de la simulation permet de réduire les complications postopératoires faisant suite à une chirurgie de la cataracte. Enfin, le risque de pneumothorax secondaire à une ponction pleurale est réduit lorsque l’opérateur a été préalablement formé sur simulateur.

Procédures

Induction de l'anesthésie par injection en intra musculaire de l'anesthésiant (durée 2 minutes dans l'EU2). Procédures chirurgicales diverses en fonction de la spécialité enseignée (durée : 6 à 8h dans l'EU1).

Impact sur les animaux

Stress du au changement d'hébergement entre l'éleveur et l'animalerie (1 semaine de stabulation). Douleur et stress à l'induction de l'anesthésie due à la piqure (durée 5 minutes).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort car les multiples opérations de chirurgie subies ne permettent pas la survie de l'animal.

Remplacement

Il existe des méthodes de simulation chirurgicale permettant de remplacer les animaux destinés aux formations. Nous avons pris en compte cette approche en disposant et en nous équipant de nombreux simulateurs. Cependant, un certain nombre de gestes ne peuvent être acquis et validés que sur un modèle opératoire proche de la clinique. La réalisation d’opération sur des animaux anesthésiés permet la visualisation in situ de la qualité des interventions et les complications sur l’organisme entier. En fin de parcours pédagogique seulement et pour les spécialités où pédagogiquement cela apporte une plus-value, les étudiants/stagiaires peuvent appliquer ces procédures sur l’animal afin d'appréhender l'opération avec tout la complexité d'un organisme entier. Par exemple, La réalisation de techniques microchirurgicales s’effectue d’abord sur des prothèses en silicone pour acquérir les 1ers gestes de microchirurgie puis sur animaux anesthésiés ce qui permet la visualisation in situ de la qualité des sutures (étanchéité, perfusion, fuite, coagulation,…). Le modèle porcin permet l'application de techniques chirurgicales complexes et le perfectionnement du personnel dans de très nombreuses spécialtités telles que la chirurgie cardiaque, la chirurgie thoracique, la chirurgie vasculaire, la chirurgie digestive, la chirurgie urologique, la chirurgie gynécologique, la chirurgie pédiatrique, la chirurgie orthopédique et la neurochirurgie. La microchirurgie, qui est la réalisation sous microscope de surtures vasculaires et nerveuses, est une spécialisation complémentaire qui sera enseignée sur modèle murin (rat). Afin de réduire au maximum l'utilisation des animaux, le nombre est défini selon le nombre d’étudiants. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 modèle porcin pour 3 étudiants pour la chirurgie générale, et 1 rat/personne dans le cadre d'une formation spécifique microchirurgie.

Réduction

Les formations proposées doivent permettre aux apprenants (personnel médical et paramédical : chirurgiens, médecins, infirmières, internes en chirurgie, vétérinaires et scientifiques) d’acquérir la pratique des différentes techniques chirurgicales (acquisition d’une gestuelle sûre et précise, augmentation de la rapidité de réalisation des opérations en clinique) et une utilisation efficace du matériel de chirurgie, de microchirurgie, de chirurgie robotique et du bloc opératoire en général. Dans un but de reduction, les enseignements pratiques sont tout d’abord dispensés : 1- sur simulateurs numériques qui reproduisent virtuellement une partie des opérations chirurgicales de différentes spécialités, afin d’initier l’apprentissage des gestes de base 2- sur pièces artificielles (peau artificielle, tubes silicone...), et 3-sur pièces anatomiques (coeurs, pieds de cochons, vessies, reins, colons, yeux issus de la boucherie ou prélevés sur des animaux en fin d'expérimentation) ce qui permet de réduire considérablement le nombre d'animaux. Par exemple, depuis l'acquisition des simulateurs, le nombre de cochons utilisés pour la formation a été réduit de 71%. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 cochon pour 3 étudiants pour la chirurgie en générale, et 1 rat/séance/étudiant pour la microchirurgie. Nous formons 2000 à 3000 personnes par an mais seulement 20% réalisent des gestes sur animal.

Raffinement

Les différentes espèces sont hébergées en groupe et avec un enrichissement adapté : pour les rats : tunnels et buchettes, pour les cochons : balles et mordillos. Nous avons mis en place des points limites suffisamment prédictifs afin déviter toute souffrance de l'animal. Toutes les opérations chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par administration d'un traitement antalgique en continu sans reprise de conscience avant leur euthanasie en fin de séance.

Choix des espèces

Nous travaillons avec des cochons : 3-6 mois pour avoir des animaux entre 30 et 50kg pour une similitude au niveau anatomique, hémodynamique et physiologiques par rapport à l'homme mais aussi avec des rats : 8-11 semaines selon la souche pour avoir des animaux d'environ 350g pour une similitude anatomique des vaisseaux et des nerfs en terme de taille comparable à l'homme (chirurgie de la main, chirurgie maxillo faciale, chirurgie ophtalmologique).

  • Formation professionnelle
Rats : 120
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Valider un livret de compétence exigé par la réglementation : 120 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque rat subit une série de gestes enchaînés en une trentaine de minutes, préhension et contention, gavage sur animal vigile, prélèvements à la queue et sous la langue, injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse ou rétro-orbitaire, puis prélèvement intracardiaque. Le porteur prévoit des peluches pour montrer certaines prises, et affirme qu'il est "nécessaire" de valider les gestes d'injection et de prélèvement sur des animaux vivants anesthésiés. Il justifie l'ensemble par un "besoin réel de formation" à la manipulation du rat, espèce qu'il décrit comme de plus en plus utilisée en recherche.

Objectifs

Les acteurs de la recherche, ayant validé une formation initiale réglementaire (applicateur ou concepteur) doivent produire un livret de compétence validé par un tuteur pour les gestes pratiqués en expérimentation animale. L’objectif de ce projet est de former les utilisateurs à la manipulation des rats dans le respect du bien être animal et le respect de la réglementation,en vigueur.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est de permettre une meilleure prise en charge par les utilisateurs formés au modèle rat, pour les gestes de base en terme de préhension/contention, anesthésie, prélèvements, injection et mise à mort. Un dialogue entre les apprenants et l’intervenant sera instauré sur la gestion de l’anesthésie, de l’analgésie, de la douleur et sur l’adéquation des volumes injectés ou prélevés selon le mode de prélèvement ou la voie d’injection.

Procédures

L’objectif est d’enseigner ou valider les bases de la préhension/contention 1 à 2 fois 1 min. Gavage en vigile 1 fois 1 min. Puis les rats seront anesthésiés pour les autres gestes. Prélèvements veineux ou artériel à la queue, prélèvement sanguin sublingual, injections intrapéritonéale, injection sous-cutanée, injection intra-musculaire, injection à la veine de la queue ou rétroorbitaire, prélèvement intracardiaque. nombre et durée : 1 ou 2 fois chaque geste 30 min au total pour tous les gestes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront être inquiets du changement d'environnement et de manipulateur. Un stress dû à la contention et une légère douleur au point d'injection lors de l'anesthésie sera probable. Pour le gavage il pourrait se produire une fausse route.

Devenir

Il s'agit d'un apprentissage sans autre procédure. Tous les animaux seront mis à mort avant la fin de l'anesthésie.

Remplacement

Pour le remplacement, des animaux en peluche sont également prévus pour montrer certains gestes (par exemple les différents types de préhension du rat). Pour l'apprentissage des autres gestes d'injection ou de prélèvements sangins il est nécessaire de valider le geste sur animaux vivants anesthésiés.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum soit par session seulement 1 par apprenant +1 pour le formateur ce qui est le minimum pour que tous les gestes puissent être montrés et réalisés dans de bonnes conditions. Les animaux utilisés sont issus d'élevages dans l'animalerie.

Raffinement

Les rats seront anesthésiés puis seront placés sur des tapis chauffants et une goutte de gel ophtalmique sera placée sur chaque œil pour éviter le dessèchement. Par ailleurs, les animaux sont hébergés dans des conditions réglementaires dans l’animalerie attenante à la pièce où se déroulent les enseignements.

Choix des espèces

Il existe un besoin réel de formation à la manipulation des rats car c'est une espèce de plus en plus utilisée en recherche. Il s'agit de rats adultes males ou femelles indifféremment, de plus de 2 mois issus d'élevages de l'animalerie non utilisés dans les autres projets ou comme reproducteurs. C'est un âge adulte correspondant à un poids et un volume sanguin usuel dans les projets.

Formations secteur santé EU1/2

(NTS-FR-294957v1 – 24/06/2024)
  • Formation professionnelle
Rats : 1700
Cochons : 500
Souffrances
▲ 2200
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2200

1 700 rats et 500 cochons vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque séance dure de six à huit heures, un cochon servant à trois étudiants pour la chirurgie générale et un rat par personne pour la microchirurgie. Ces opérations ne produisent aucune connaissance, elles entraînent des chirurgiens, des médecins, des vétérinaires et des infirmières de bloc, dans une structure qui forme deux à trois mille personnes par an dont un cinquième passe par l'animal. Le porteur revendique le principe de la Haute Autorité de Santé, "jamais la première fois sur le patient", et affirme que certains gestes ne se valident que sur un "organisme entier", tout en indiquant que ses simulateurs ont déjà réduit de 71 % le nombre de cochons utilisés.

Objectifs

Ce projet a pour but d'autoriser l'utilisation d'animaux dans le cadre des la formation des futurs médecins, chirurgiens, vétérinaires, scientifiques et professionnels de santé (infirmières de bloc opératoire). Depuis la création de notre structure de formation, une grande reflexion est menée pour réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, nous avons développé des modèles ex-vivo (chirurgie cardiaque, ophtalmologie, microchirurgie...) permettant de s'affranchir de l'utilisation d'animaux vivants. Nous nous sommes dotés également d'une vingtaine de simulateurs numériques dans presque toutes les spécialités chirurgicales dans le but aussi de réduire le nombre d'animaux. Néanmoins, l'utilisation d'un organisme vivant qui reproduit au plus juste les sensations, la compléxité et le stress du bloc opératoire est encore nécessaire dans certaines circonstances. L'HAS (Haute Autorité de Santé) a dicté le principe éthique qui régit notre activité : "jamais la première fois sur le patient". Ainsi afin de former au mieux les chirurgiens, médecins, vétérinaires ou paramédicaux (infirmières), nous utilisons des modèles porcins ou murins qui permettent aux aprenants de réaliser des gestes complexes qui ne sont pas modélisés sur simulateurs. Ce projet se déroule dans 2 établissements utilisateurs (EU2 hébergeur et EU1 chirurgie)

Bénéfices attendus

En médecine comme dans d’autres professions, le risque d’erreur augmente avec le manque d’expérience. La simulation représente un outil pédagogique efficace permettant aux professionnels de santé d’acquérir de l’expérience sans risque pour le patient, et ainsi de respecter l’impératif éthique rappelé par la HAS : « Jamais la première fois sur le patient ». Elle peut être utilisée à la fois en formation initiale, afin de permettre aux jeunes et aux futurs professionnels d’acquérir de l’expérience, et lors d'une formation continue pour des professionnels plus expérimentés qui souhaiteraient remettre à niveau certaines compétences ou techniques utilisant une technologies nouvelle. Elle peut être également ciblée, y compris dans le cadre de procédures techniques, sur le travail en équipe (exemple : chirurgien et infirmier de bloc opératoire). Les preuves de l’efficacité de la simulation comme outil permettant d’acquérir de l’expérience en médecine sont nombreuses. Cette expérience acquise permet à son tour de réduire le risque d’erreur et d’événements indésirables chez les patients. Quelques exemples : en chirurgie, l’apprentissage sur simulateur a montré son efficacité quant à la diminution du risque de complications postopératoires et de durée d’hospitalisation lors des interventions par laparoscopie pour hernie inguinale. Les cholécystectomies par laparoscopie sont aussi associées à moins d’erreurs et à un meilleur respect des tissus durant l’opération si l’opérateur a été formé sur simulateur. En ophtalmologie, un enseignement structuré comprenant de la simulation permet de réduire les complications postopératoires faisant suite à une chirurgie de la cataracte. Enfin, le risque de pneumothorax secondaire à une ponction pleurale est réduit lorsque l’opérateur a été préalablement formé sur simulateur.

Procédures

Induction de l'anesthésie par injection en intra musculaire de l'anesthésiant (durée 2 minutes dans l'EU2). Procédures chirurgicales diverses en fonction de la spécialité enseignée (durée : 6 à 8h dans l'EU1).

Impact sur les animaux

Stress du au changement d'hébergement entre l'éleveur et l'animalerie (1 semaine de stabulation). Douleur et stress à l'induction de l'anesthésie due à la piqure (durée 5 minutes).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort car les multiples opérations de chirurgie subies ne permettent pas la survie de l'animal.

Remplacement

Il existe des méthodes de simulation chirurgicale permettant de remplacer les animaux destinés aux formations. Nous avons pris en compte cette approche en disposant et en nous équipant de nombreux simulateurs. Cependant, un certain nombre de gestes ne peuvent être acquis et validés que sur un modèle opératoire proche de la clinique. La réalisation d’opération sur des animaux anesthésiés permet la visualisation in situ de la qualité des interventions et les complications sur l’organisme entier. En fin de parcours pédagogique seulement et pour les spécialités où pédagogiquement cela apporte une plus-value, les étudiants/stagiaires peuvent appliquer ces procédures sur l’animal afin d'appréhender l'opération avec tout la complexité d'un organisme entier. Par exemple, La réalisation de techniques microchirurgicales s’effectue d’abord sur des prothèses en silicone pour acquérir les 1ers gestes de microchirurgie puis sur animaux anesthésiés ce qui permet la visualisation in situ de la qualité des sutures (étanchéité, perfusion, fuite, coagulation,…). Le modèle porcin permet l'application de techniques chirurgicales complexes et le perfectionnement du personnel dans de très nombreuses spécialtités telles que la chirurgie cardiaque, la chirurgie thoracique, la chirurgie vasculaire, la chirurgie digestive, la chirurgie urologique, la chirurgie gynécologique, la chirurgie pédiatrique, la chirurgie orthopédique et la neurochirurgie. La microchirurgie, qui est la réalisation sous microscope de surtures vasculaires et nerveuses, est une spécialisation complémentaire qui sera enseignée sur modèle murin (rat). Afin de réduire au maximum l'utilisation des animaux, le nombre est défini selon le nombre d’étudiants. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 modèle porcin pour 3 étudiants pour la chirurgie générale, et 1 rat/personne dans le cadre d'une formation spécifique microchirurgie.

Réduction

Les formations proposées doivent permettre aux apprenants (personnel médical et paramédical : chirurgiens, médecins, infirmières, internes en chirurgie, vétérinaires et scientifiques) d’acquérir la pratique des différentes techniques chirurgicales (acquisition d’une gestuelle sûre et précise, augmentation de la rapidité de réalisation des opérations en clinique) et une utilisation efficace du matériel de chirurgie, de microchirurgie, de chirurgie robotique et du bloc opératoire en général. Dans un but de reduction, les enseignements pratiques sont tout d’abord dispensés : 1- sur simulateurs numériques qui reproduisent virtuellement une partie des opérations chirurgicales de différentes spécialités, afin d’initier l’apprentissage des gestes de base 2- sur pièces artificielles (peau artificielle, tubes silicone...), et 3-sur pièces anatomiques (coeurs, pieds de cochons, vessies, reins, colons, yeux issus de la boucherie ou prélevés sur des animaux en fin d'expérimentation) ce qui permet de réduire considérablement le nombre d'animaux. Par exemple, depuis l'acquisition des simulateurs, le nombre de cochons utilisés pour la formation a été réduit de 71%. L’enseignement sera de bonne qualité avec 1 cochon pour 3 étudiants pour la chirurgie en générale, et 1 rat/séance/étudiant pour la microchirurgie. Nous formons 2000 à 3000 personnes par an mais seulement 20% réalisent des gestes sur animal.

Raffinement

Les différentes espèces sont hébergées en groupe et avec un enrichissement adapté : pour les rats : tunnels et buchettes, pour les cochons : balles et mordillos. Nous avons mis en place des points limites suffisamment prédictifs afin déviter toute souffrance de l'animal. Toutes les opérations chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale avec prise en charge de la douleur par administration d'un traitement antalgique en continu sans reprise de conscience avant leur euthanasie en fin de séance.

Choix des espèces

Nous travaillons avec des cochons : 3-6 mois pour avoir des animaux entre 30 et 50kg pour une similitude au niveau anatomique, hémodynamique et physiologiques par rapport à l'homme mais aussi avec des rats : 8-11 semaines selon la souche pour avoir des animaux d'environ 350g pour une similitude anatomique des vaisseaux et des nerfs en terme de taille comparable à l'homme (chirurgie de la main, chirurgie maxillo faciale, chirurgie ophtalmologique).

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Saumons : 370
Souffrances
▲ 60
▲ 250
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 370

Deux stagiaires par animal opéré, avec rotation des rôles de chirurgien, d'aide et d'intendant : 370 truites vont être utilisées dans des formations réglementaires, 60 d'entre elles opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 250 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 60 d'un niveau modéré. Chaque animal est anesthésié une heure et subit un prélèvement de sang, la formation à la chirurgie ajoutant deux heures d'intervention pour un marquage ou la pose d'un transpondeur dans l'abdomen. Le porteur signale le stress lié à la pêche, à la contention et à la ponction veineuse, et décrit ces formations comme les formations de base "indispensables" de tout expérimentateur travaillant sur les espèces aquacoles. Ce projet ne produit aucune connaissance nouvelle, les truites étant utilisées pour faire répéter des gestes techniques, et toutes sont tuées en fin de procédure.

Objectifs

Ces formations sont obligatoires pour toute nouvelle personne étant amené à travailler sur des animaux vivants d'expérimentation. En complément des formations déjà existantes sur espèces mammifères (rongeurs, lapins, carnivores, porcs, oiseaux, ruminants, équidés), une forte demande concerne les expérimentateurs travaillant sur des modèles d'espèces aquacoles comme les poissons et les amphibiens. Les formations concepteur et applicateur sont les formations de base indispensables pour chaque expérimentateur en fonction de son niveau de formation initiale. La formation à la chirurgie expérimentale ne concerne que les personnels étant amené à réaliser des actes chirurgicaux dans ce espèces, comme le marquage avec une marque intra-abdominale ou la pose de transpondeur intra-abdominale.

Bénéfices attendus

La formation des personnels permet l'acquisition de compténces scientifiques et techniques afin de bien raisonner la mise en œuvre d'un projet sur animaux vivants dans les espèces concernées.

Procédures

Une anesthésie de l'animal (durée de 1 heure) avec un prélèvement de sang d'une durée de 5 minutes. Les interventions chirurgicales sont réalisées chez des animaux sous anesthésie générale avec analgésie et durent 2 heures.

Impact sur les animaux

Stress lié à la pêche, la contention, l'induction anesthésique et la ponction veineuse à l'origine d'un léger inconfort pour l'animal.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

L’utilisation de méthodes alternatives précède la mise en œuvre des techniques chirurgicales sur animaux vivants, notamment pour la réalisation des sutures sur matériaux inertes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est restreint et l’organisation en groupe de travail est favorisée pour mutualiser (2 stagiaires pour un animal manipulé ou opéré avec rotation des stagiaires dans leur rôle - chirurgien, aide opératoire, intendant).

Raffinement

Les animaux sont observés deux fois par jour durant toute la durée du protocole, avec un suivi plus rapproché les deux premiers jours suivant chaque journée de prélèvement, lorsque les animaux seront les plus stressés et les plus affaiblis par les procédures expérimentales. Les points limites sont : (1) d’une part les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. Si les point critiques sont atteints et ne peuvent être rectifiés, l’expérimentation sera arrêtée. La qualité de l’eau est vérifiée chaque semaine. (2) d’autre part la santé des poissons. Les poissons moribonds seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique.

Choix des espèces

Les stagiaires concernés par l'expérimentation sur poissons travaillent principalement sur des poissons zèbres, des poissons de bassin, de rivière ou de pleine mer (esturgeon). La truite est une espèce animale de taille moyenne qui facilite les premières étapes de l’apprentissage et dont l’approvisionnement et l’hébergement ne sont pas trop contraignants. Les truites utilisées pèseront autour de 300 g. Ce poids a été retenu pour deux raisons. D’une part, le volume minimal pour conduire les éventuels prélèvements sanguins est de 0,2 mL, ce qui représente 0,07% du poids vif d’une truite de 300 g. D'autre part, pour permettre l'abord chirurgical par laparotomie, une taille minimale permet d'effectuer un apprentissage des gestes techniques plus aisément.

  • Formation professionnelle
Souris : 85
Rats : 85
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 170
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 170

85 souris et 85 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tués dès la fin de la phase de réveil. Chaque animal subit une ovariectomie par voie latérale, opération pouvant durer une heure et demie, réalisée par un stagiaire, avec un risque de délabrement des tissus en cas de gestes mal exécutés et d'hémorragie en cas d'hémostase manquée. Aucune connaissance n'est produite, la finalité étant de satisfaire l'obligation réglementaire de formation à la chirurgie expérimentale, à raison d'un rongeur par participant et de deux animaux supplémentaires par session en cas de décès pendant l'opération. Le porteur décrit une formation qui se déroule d'abord sur substituts synthétiques, cuisses de poulet et cadavres de rongeurs, avant de conclure que la chirurgie des tissus vivants et vascularisés reste "indispensable".

Objectifs

Les formations spécifiques en expérimentation animale constituent une obligation réglementaire à laquelle doivent se soumettre tous les acteurs de la recherche in vivo afin d’acquérir les outils nécessaires à la mise en place d’une démarche éthique prenant en considération la sensibilité animale. Ces formations ont pour objectif de sensibiliser les personnels impliqués afin de minimiser les contraintes imposées aux animaux lors des procédures expérimentales. Ceci implique notamment, pour les personnes amenées à concevoir ou à réaliser des interventions chirurgicales dans le cadre des projets scientifiques, l’obligation réglementaire de suivre un enseignement théorique et pratique à la chirurgie expérimentale. Le projet ci-présent soumis concerne les travaux pratiques d’une formation à destination de ces personnes, aux bases fondamentales de la chirurgie expérimentale avec utilisation d’animaux vivants, qui s’inscrit dans ce cadre réglementaire et éthique et a été soumise à l’avis de la CNEA, Commission nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques et l’approbation du Ministère chargé de l'Agriculture.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont le bon niveau de formation des personnes réalisant des procédures chirurgicales sur l’animal de laboratoire, le respect des dispositions réglementaires relatives aux compétences des personnels, ainsi que la diffusion d’une culture de la bientraitance des animaux.

Procédures

Les animaux sont d’abord soumis à une anesthésie : Après contention de l’animal, le stagiaire effectue une injection intrapéritonéale unique d’un anesthésique, et une injection sous-cutanée d’un analgésique afin de raffiner au mieux la technique et d’éviter toute douleur à l’animal. (30 secondes). Sous anesthésie, Ils sont ensuite préparés pour la chirurgie de façon aseptique. Cette préparation dure environ 30 minutes. La procédure chirurgicale réalisée est une ovariectomie par voie latérale. Cette procédure chirurgicale dure au maximum 1h30. A la fin de la procédure chirurgicale, l’animal est placé dans une cage individuelle pour la surveillance de son réveil. Cette phase dure au maximum 30 minutes. La séance de travaux pratiques sur animaux a une durée totale de 3h30, débutant par la préparation des chirurgiens, du matériel, des animaux et se terminant par le rangement de la salle. La durée de la chirurgie, depuis l’induction de l’anesthésie jusqu’au réveil est de 2h30 maximum et elle n’est réalisée qu’avec une seule fois sur chaque animal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles durant l’intervention sont : - un délabrement des tissus lié à des gestes chirurgicaux incorrectement réalisés - une hémorragie en cas de mauvaise réalisation de l’hémostase - une souffrance liée à une monitoring insuffisant de l’anesthésie

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure chirurgicale. Cela est justifié par le fait que le suivi post-opératoire sur plusieurs jours ne peut pas être intégré à la formation et que l’utilisation d’animaux ovariectomisés n’est pas prévue dans un autre projet.

Remplacement

Diverses méthodes sont mises en œuvre au cours de la formation pour remplacer l’animal. Ainsi, la première et majeure partie des travaux pratiques se déroule sur substituts synthétiques inertes ou pièces de boucherie (cuisses de poulets) et cadavres de rongeurs issus d’euthanasies indépendantes des besoins de la formation. L’utilisation de substituts synthétiques inertes ou pièces de boucherie est un atout pour les participants et les intervenants qui peuvent ainsi rapidement se concentrer sur les gestes chirurgicaux, sans avoir à gérer les contraintes inhérentes à l’accès en animalerie et au suivi d’animaux opérés, disposer aisément de leurs notes et supports vidéo ou Power point. En outre, les participants peuvent s’entraîner et répéter, à leur rythme, les gestes chirurgicaux, sans avoir le stress de la surveillance du respect de l’asepsie, de l’anesthésie et des fonctions vitales de l’animal vivant. Cela favorise la sérénité et la confiance dans l’apprentissage de la chirurgie expérimentale. Néanmoins, l’observation des réactions physiologiques lors de l’anesthésie et l’apprentissage de la chirurgie des tissus vivants et vascularisés ne peuvent être reproduits par des méthodes alternatives et restent indispensables pour finaliser une formation efficiente. Cette formation a été validée par la Commission nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (dite CNEA) et le Ministère en charge de l’Agriculture.

Réduction

Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés à des fins scientifiques, nous utilisons préférentiellement des animaux de réforme ou surnuméraires présents dans l’établissement qu’il est prévu d’euthanasier dans la semaine présents dans l'établissement. Dans le cas où de tels animaux ne seraient pas disponibles en quantité suffisante au moment de la formation, des animaux de réforme peuvent être demandés à un élevage agréé. Nous réduisons également au maximum le nombre d’animaux utilisés pour chaque stagiaire : Pour la partie sur animal vivant, un seul rongeur par participant (rat ou souris, fonction des besoins pédagogiques exprimés par les participants) est utilisé pour la réalisation d’une chirurgie complète. 2 animaux supplémentaires sont prévus à chaque session, dans le cas où un décès surviendrait avant la réalisation complète de la chirurgie par un ou 2 stagiaires (problème lors de l’anesthésie ou atteinte d’un point limite lors de la chirurgie). Dans un esprit de réduction, les 2 animaux surnuméraires, si non utilisés, pourront être utilisés par la suite pour du training en interne, ou des prélèvements de matrice pour bioanalyse. Afin de limiter également le nombre de participants, la formations n'est dispensées qu’aux personnes ayant l’obligation réglementaire de la suivre du fait de leurs missions professionnelles. L'établissement prévoit jusqu'à 2 sessions de formation par an avec 17 animaux par session soit 170 animaux (souris ou rats) sur 5 ans.

Raffinement

En termes de raffinement, nous nous efforçons toujours de limiter au maximum le stress des animaux en commençant les travaux pratiques sur animaux en dernière partie de formation. Dans l’attente, les animaux sont gardés dans une salle d’hébergement et ne sont amenés en salle de travaux pratiques qu’au dernier moment. Toutes les techniques enseignées font d’abord l’objet d’une démonstration et d’un apprentissage sur support inerte ou animal mort afin de remplacer l’animal vivant par des méthodes alternatives tant que l’apprentissage des gestes n’est pas suffisamment bien maîtrisé pour pratiquer sur animal vivant. Pour limiter toute douleur per-opératoire, un analgésique adapté est administré aux animaux opérés dès l’induction de l’anesthésie et sa durée d’action couvre la totalité de la procédure chirurgicale et de la phase de réveil. Les animaux sont euthanasiés dès la fin de la chirurgie et observation des phases du réveil, leur évitant ainsi toute douleur post-opératoire prolongée. Enfin, l’encadrant veille tout au long de la séance de travaux pratiques au respect de l’éthique et de la bientraitance des animaux, il sensibilise en continu les stagiaires au raffinement des techniques (manipulation atraumatique et aseptique des tissus, lutte contre l’hypothermie, soins post-opératoires…) Les personnes encadrant les travaux pratiques sont particulièrement attentives à tout signe de douleur ou de détresse. Si un animal présente des signes de souffrance, la procédure chirurgicale en cours sera immédiatement interrompue et une personne compétente prendra la décision adéquate pour l’animal (euthanasie si nécessaire).

Choix des espèces

Cette formation a pour vocation de dispenser tous les concepts inhérents et indispensables à toute chirurgie expérimentale (asepsie, anesthésie, analgésie, respect des structures anatomiques, choix du matériel, principe des sutures, suivi des animaux…). Les notions enseignées sont applicables à toutes les espèces de mammifères utilisés à des fins scientifiques. Néanmoins, les rongeurs étant très majoritairement utilisés dans la recherche in vivo, certains concepts sont particulièrement développés pour les rongeurs, et les travaux pratiques sont réalisés sur rongeurs également. Le choix de l’espèce (souris ou rat) correspond aux espèces principalement hébergées dans notre établissement, et aux besoins pédagogiques exprimés par les participants. Les animaux sont au stade adulte, à partir de 8 semaines ou au-delà, leur âge n’a pas d’importance pour ce projet.