Enseignement supérieur et formation professionnelle
Formation, entrainement aux gestes techniques et tests anesthésiques sur rongeurs de laboratoire (souris et rats)
- Formation professionnelle
Rats : 140
Jusqu'à trois gestes par animal, une contention pouvant durer une minute entre les mains d'un débutant, un tatouage aux phalanges et des anesthésies allant jusqu'à 45 minutes : 950 souris et 140 rats vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le projet ne vise aucune production de connaissance. Il fait répéter des gestes techniques à des personnels peu ou pas expérimentés et sert à valider des protocoles anesthésiques, avec les réveils précoces ou tardifs que le porteur anticipe. Ce sont des animaux dits de réforme, disponibles dans l'établissement faute d'être entrés dans un protocole de recherche, mis à mort après chaque procédure pour ne pas leur faire subir plusieurs sessions d'entraînement.
Objectifs
Tous les utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques se doivent de maitriser les gestes techniques afin de s’assurer du bien être animal et réduire le nombre d’animaux utilisés lors de leurs projets expérimentaux. La formation initiale et les formations continues doivent être complétées par un entrainement aux différents gestes qui vont être réalisés lors des procédures. Le présent projet a pour but de lister certains gestes techniques réalisés sur des animaux de réforme dans le cadre d’apprentissage ou de training. Par ailleurs, l’anesthésie et l’analgésie font partie de nombreux projets et sont essentiels au raffinement des procédures, autant pour le bien-être des animaux que pour la cohérence des résultats obtenus. La validation de différents protocoles anesthésiques est également un objectif de ce projet
Bénéfices attendus
Le projet permettra d’assurer une maitrise des gestes techniques réalisés par tous les utilisateurs de la zootechnie afin que ceux-ci puissent travailler en autonomie et dans le respect de la réglementation relative aux compétences des personnels. Ces formations permettront de s’assurer du bien être des animaux lors des procédures. Ces bonnes pratiques diminueront également le biais dans les protocoles expérimentaux lié au stress ou à la douleur de l’animal. La validation de différents protocoles anesthésiques permettra d’adapter au mieux les molécules utilisées pour une plus grande sécurité de l’animal, en regard des attendus du projets.
Procédures
Les animaux, vigiles ou anesthésiés, pourront subir diverses administrations, injections, prélèvements sanguins ainsi qu’un tatouage aux phalanges. 3 gestes maximum seront réalisés sur chaque animal, la durée étant variable selon le degré de formation du stagiaire. Pour les animaux vigiles, la contention de l'animal par un personnel peu expérimenté peut aller jusqu'à 60 secondes. Une fois la contention réalisée ou sur animal anesthésié, les injections et administrations sont réalisées en moins de 15 secondes. Les injections et prélèvements sanguins plus techniques ne seront réalisés qu'une seule fois, sur animal anesthésié, et peuvent durer jusqu'à 60 secondes. La piqûre du tatouage dure moins de 5 secondes. Les animaux subiront également des injections pour la validation des protocoles anesthésiques et analgésiques (3 secondes) et pourront être anesthésiés jusqu'à 45 minutes..
Impact sur les animaux
Ce projet a pour but de former ou valider des gestes techniques sur des personnels peu ou pas expérimentés. Ces gestes mal maitrisés peuvent engendrer un stress ou une douleur chez l’animal : contention plus longue, injection hésitante, difficulté à trouver le site précis lors des injections/prélèvements veineux. Les tests anesthésiques pourront engendrer des réveils précoces ou au contraire tardifs, avec des effets secondaires plus ou moins marqués selon les molécules utilisées.
Devenir
Afin de ne pas multiplier le stress et la douleur des animaux ayant participé à 3 sessions de training, ils seront mis à mort après chaque procédure.
Remplacement
Pour l’apprentissage de l’approche de l’animal, de sa contention et des gestes techniques, les réactions comportementales de l’animal vigile, ainsi que les spécificités anatomiques propres à chaque individu et les caractéristiques hémodynamiques d’un animal vivant ne peuvent être reproduites par des méthodes alternatives (mannequin ou peluche). Les animaux vivants restent indispensables pour former les personnes les utilisant dans les mêmes conditions que lors de la réalisation du projet scientifique.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés à des fins scientifiques, nous n’utiliserons que des animaux de réforme : ces derniers sont les animaux disponibles de notre établissement n’étant pas rentrés dans un protocole de recherche. Le nombre d’animaux sera également limité par participant. Pour les tests anesthésiques, la validation des protocoles nécessite un nombre limité d'animaux et ne fait pas l'objet de tests statistiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en cages ventilées, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (parmi igloo, batônnets de bois, coton, sizzle nest), et un statut sanitaire contrôlé trimestriellement. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, les procédures sont réalisées sous anesthésie et analgésie quand cela est possible, et l’utilisation de tapis chauffants limite l’hypothermie lors des anesthésies. Les animaux utilisés sont choisis en bonne santé et sans phénotype dommageable. L’encadrement est réalisé par du personnel compétent, et l’état de santé des animaux contrôlé quotidiennement. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux réformés les écarte de toute utilisation de training.
Choix des espèces
Les équipes de recherche, pour la majorité, utilisent la souris comme modèle animal dans leurs projets expérimentaux. La zootechnie accueille donc principalement des souris et le personnel de la zootechnie ainsi que les utilisateurs sont amenés à travailler sur ce modèle. L’objectif de ce projet étant d’améliorer la méthodologie des gestes techniques, il apparait judicieux et indispensable de travailler sur la souris. Des manipulations sur rats sont également prévues dans le cas où des protocoles expérimentaux utilisent cette espèce. Les animaux seront utilisés en fonction de leur disponibilité. Le critère d’âge n’est pas restricif sur l’utilisation de ces animaux.
Utilisation d’animaux pour la formation interne continue du personnel – Formation et perfectionnement aux gestes techniques – : gavage, prélèvements sanguins et injections chez le rat et la souris
- Formation professionnelle
Rats : 150
Souris et rats écartés d'autres protocoles après génotypage, animaux surnuméraires ou de réserve, tous "destinés à être sacrifiés" selon le porteur : 250 souris et 150 rats vont être utilisés pour entraîner le personnel de l'animalerie aux gestes techniques. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger, sauf pour 75 ratons anesthésiés puis tués sans réveil aussitôt après une injection intraveineuse, afin de vérifier que le colorant s'est bien dispersé. Chaque animal subit au plus deux injections ou deux prises de sang par séance, ou un gavage, et peut être réutilisé lors de séances ultérieures avec au moins une semaine de récupération, jusqu'à sa mise à mort à un an pour les souris et deux ans pour les rats. Le porteur indique envisager des vidéos et des mannequins imitant rats et souris pour réduire ce recours, et conclut que l'utilisation d'animaux vivants reste "incontournable".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre en place des formations régulières au sein de notre animalerie pour l'acquisition ou le maintien de compétences concernant différents gestes techniques chez le rat et la souris. Cette démarche vise à améliorer l'efficacité des gestes effectués et à garantir le bien-être optimal des animaux dans notre établissement. Les compétences techniques incluent : prélèvements sanguins, administrations de traitements par gavage, ainsi que diverses méthodes d'injection - intraveineuse (au niveau de la veine caudale chez la souris ou veine pénienne chez le rat) - intrapéritonéale - sous-cutanée et intramusculaire. Ces formations ou entrainements s’adressent à tous les personnels du Centre appliquant des procédures expérimentales (technicien animalier, vétérinaire) ainsi que les détenteurs d’un niveau concepteur ou réalisateur en expérimentation animale, et qui nécessitent une formation encadrée pour la réalisation et l’apprentissage de certains gestes techniques ou un réentrainement à certaines techniques pratiquées moins régulièrement. Toutes les formations seront encadrées par le vétérinaire du centre, par le responsable des animaleries et/ou éventuellement par le concepteur du/des projet(s) détenteur d'une autorisation d'expérimenter. Ce projet répond également à l’Arrêté du 1er février 2013.
Bénéfices attendus
La réalisation de ce projet au sein du Centre permettra : 1) L’acquisition et le maintien des compétences avancées en manipulations expérimentales sur des rats et des souris, renforçant ainsi l'expertise du personnel technique animalier et assurant le bien-être des animaux utilisés dans le cadre des projets expérimentaux. 2) L’optimisation des méthodologies de recherche et amélioration de la qualité des projets menés au sein de notre centre à travers une approche multidisciplinaire (personnel technique, vétérinaire, responsable animalier et porteurs de projet) 3) Favoriser la surveillance du bien-être animal et la réactivité du personnel technique concernant la détection précoce de tout signe de détresse, de douleur ou d’inconfort et la mise en place immédiate de mesures correctives
Procédures
Les animaux (rats et souris) utilisés dans ce projet de formation seront soumis à des: (i) Différents types d’injections, réalisées sur animal vigile ou sous anesthésie générale, en fonction de la technique et du site d’injection. Par session de formation, chaque animal sera soumis à une seule de ces techniques, à raison de 2 injections maximum / animal. Durée de l’intervention : entre 2 et 5 minutes (ii) Administrations par voie orale réalisées sur animal vigile. Par session de formation, chaque animal sera soumis à 1 seul gavage. Durée de l’intervention : 15-20 minutes (iii) Prélèvements sanguins réalisés par ponction veineuse au niveau de différentes veines, selon l’espèce concernée, et sur animal vigile ou sous anesthésie générale en fonction du site de prélèvement. Par session de formation, chaque animal sera soumis à des prélèvements au niveau d’un seul site veineux, à raison de 2 prélèvements maximum / animal, de façon à respecter le volume maximal à prélever sur une journée pour ces 2 espèces. Durée de l’intervention : entre 5 et 10 minutes. (iv) Différentes méthodes d’euthanasie réalisées sur animal préalablement anesthésié. Durée de l’intervention : 5 minutes
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis aux techniques suivantes : (i) Différents types d’injections chez la souris et le rat vigile ou anesthésiés. Chez l’animal vigile, la contention et l’injection pourraient provoquer un léger stress et une petite douleur au niveau du point d’injection. Chez l’animal anesthésié, pas de stress, ni de douleur attendu. (ii) Injection intraveineuse chez le raton anesthésié réalisée sous anesthésie complète, qui sera euthanasié en fin d’intervention. Pas de stress ou de douleur pour les animaux. (iii) Administration par voie orale chez la souris et le rat vigile. L’introduction d’une sonde de gavage pourrait provoquer une légère irritation de l’œsophage. (iv) Prélèvement sanguin chez la souris et le rat vigile ou anesthésié, l’acte est peu ou pas douloureux. (v)Mise à mort des souris et des rats après une anesthésie générale renforcée éventuellement par une analgésie préalable n’induisant donc pas de stress ou de douleur. Cependant, si nécessaire, une légère analgésie, voire une légère sédation avant la réalisation des différents gestes pouvant provoquer une douleur (même minime) pourra être effectuée avec accord du vétérinaire ainsi qu’une mise en place d’un traitement anti-inflammatoire si besoin, mais semble peu probable au vu des interventions. A la fin de chaque intervention, l’animal sera replacé dans son hébergement au plus tôt afin de réduire au maximum tout stress environnemental.
Devenir
Dans la mesure du possible, tous les animaux, hormis les ratons anesthésiés ayant reçu une injection intraveineuse, seront gardés en vie suite à une séance de formation pour éventuellement être réutilisés lors de séances ultérieures de formation si l’état et l’âge de l’animal le permet. Le nombre d’inclusion dans les séances de formation pour chaque animal dépendra de l’état et l’âge de l’animal aussi. La mise à mort des animaux sera à 1 an pour les souris et 2 ans pour les rats. Cependant, si l'animal présenterait des symptômes laissant penser à l'existence de douleurs chroniques ou d’atteinte de l’état général, la mise à mort de l'animal sera anticipée. Chaque animal aura un temps de récupération d’au moins 1 semaine entre 2 séances de formation. Concernant les injections intraveineuses chez les ratons anesthésiés, ils seront mis à mort immédiatement après la réalisation du geste technique afin d’étudier la dispersion du colorant injecté donc valider la bonne réalisation du geste. La procédure est donc classée sans réveil.
Remplacement
L’acquisition des compétences relatives aux prélèvements sanguins, aux injections et aux gavages sur ces animaux ne peut être réalisée de manière purement théorique et nécessite donc l'utilisation d'animaux vivants, ce qui limite le remplacement. De plus, il est nécessaire de pouvoir réaliser les gestes sur des animaux vivants de façon à appréhender toute réaction de l’animal lors des protocoles expérimentaux qui seront réalisés par la suite. L’utilisation d’animaux est donc incontournable et ne peut être remplacée par des modèles in vitro. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, un seul animal pourra participer à plusieurs formations techniques pendant son implication dans le projet, avec un délai d'au moins une semaine entre chaque session. Le nombre de participations dépendra de l'âge, de l'état général de l'animal et sa récupération. Cependant, nous avons comme objectif de progressivement élargir la mise à disposition de vidéos de techniques de bases sur rongeurs, aussi bien en tant que rappel pour le personnel le plus expérimenté, que préalablement à une partie pratique. Ceci permettra de réduire davantage le recours aux animaux pour la formation du personnel. Nous envisageons également l'utilisation de modèles imitant les rats et les souris pour acquérir les compétences nécessaires à la manipulation de ces espèces de manière éthique, permettant ainsi de réaliser les différentes procédures sans recourir à des animaux vivants.
Réduction
Le nombre minimum d’animaux est choisi en tenant compte du nombre nécessaire et suffisant à la mise en place de séances de formation adaptées pour une durée de 5 ans au sein de notre animalerie. Un maximum de 30 rats et 50 souris seront nécessaires par an (estimation haute). Les animaux utilisés dans les procédures seront majoritairement des animaux de réforme, provenant de projets de reproduction, et destinés à être sacrifiés (animaux exclus d’un projet expérimental prévu suite à leur génotypage ou des animaux surnuméraires non inclus dans un projet expérimental), des animaux back up d’un projet expérimental non utilisés. En cas de besoin, des animaux destinés à ce projet de formation pourront être achetés auprès d’un fournisseur agrée. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, un seul animal pourra participer à plusieurs formations techniques pendant son implication dans le projet, avec un délai d'au moins une semaine entre chaque session. Le nombre de participations dépendra de l'âge, de l'état général de l'animal et sa récupération. En général, compte tenu de l'activité dans notre centre, le nombre de personnes à former chaque année (techniciens animaliers, de vétérinaires, de concepteurs et/ou de réalisateurs de projet, etc.) varie entre 5 et 10 (3 à 6 rats et 5 à 10 souris par personne par an, tous gestes confondus).
Raffinement
Au cours de ce projet, le souci du bien-être animal passera notamment par: - une période d'acclimatation d'au minimum 7 jours au sein de l'animalerie avant l'entrée des animaux en "protocole d'entraînement" pour les animaux autres que les animaux réformés. - de bonnes conditions d'hébergement (soins, enrichissements du milieu) - un suivi régulier des animaux (observations biquotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement) - l'instauration de points limites pertinents et précoces. - la mise en place de mesures adaptées (anesthésie, analgésie…) - les formations seront encadrées par du personnel expert pour les gestes techniques appliqués. Cette étude n'aura pas d'impact environnemental.
Choix des espèces
Les espèces vivantes choisies, rats et souris, correspondent à ceux qui seront utilisées dans de nombreuse études préclinique à venir au sein de notre animalerie et qui nécessitent au préalable la mise en place des séances de formation. Les animaux utilisés lors des séances de formation seront toujours des animaux sains, non génétiquement modifiés. Dans la mesure du possible ils seront du même âge et éventuellement du même sexe que ce qui est prévu ultérieurement dans l’(les) étude(s) à venir. Le stade de développement des animaux (0 à 2 ans pour les rats et à partir du sevrage jusqu'a 1 an pour les souris) dépendra des besoins et des demandes. L’âge de l’animal sera toujours en adéquation avec la technique de prélèvement ou d’injection étudiée, et sera au plus proche de l’âge des animaux qui seront inclus dans les protocoles expérimentaux à venir.
Modèle expérimental de décollement rétinien chez le lapin et le rongeur.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 1600
Lapins : 1600
Pour installer dans l'établissement un modèle de décollement de la rétine, 1 600 lapins, 1 600 rats et 1 600 souris vont être utilisés dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. Le décollement est provoqué par une injection sous la rétine, suivie d'examens oculaires hebdomadaires, d'instillations quotidiennes, d'injections dans l'œil une à deux fois par semaine et de prises de sang. Le porteur affirme que le décollement de rétine n'est pas douloureux chez l'être humain et transpose ce constat aux autres animaux, tout en indiquant que l'œil injecté subira une altération permanente de la vision. Les animaux qui suivent la procédure entière sont tués pour analyse des tissus, les autres, environ 10 %, sont gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure.
Objectifs
La rétine est un tissu photo sensible nécessaire à la vision. Elle tapisse l’intérieur de l’œil, reçoit les informations lumineuses, les transforme en signaux nerveux et les transmet au cerveau. Certains troubles de la vision peuvent être dus à un décollement de rétine. Les causes du décollement rétinien peuvent être variées (myopie, opérations de la cataracte, diabète, tumeurs de l’œil, forte inflammation, vieillissement des structures de l’œil, un coup porté à l’œil, ou encore hérédité…). Le mécanisme impliqué est le plus souvent une accumulation de liquide sous la rétine, qui pénètre par des trous ou des déchirures de la rétine. Lors de ce décollement la rétine est séparée physiquement de son support, si cette séparation persiste les cellules de la rétine meurent, la zone décollée ne fonctionne plus. Sans traitement par l’ophtalmologiste le décollement s’étend, pouvant ainsi entrainer des lésions irréversibles de la rétine et même la cécité. L’objectif de ce projet est de mettre en place dans l’établissement utilisateur, un modèle de décollement rétinien chez les rongeurs et le lapin, afin de tester des traitements qui vont permettre la survie de la rétine.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs de la rétine dans les cas de décollement rétiniens.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection sous rétinienne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques (imagerie, observations au biomicroscope, électrorétinogramme) réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour. Les injections peuvent être quotidiennes pendant une durée d’une semaine. Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt.
Impact sur les animaux
Les maladies neurodégénératives de la rétine et les décollements ne sont pas douloureux chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'œil ayant reçu l'injection. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale, seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...). Les animaux n’ayant pas reçu la totalité de la procédure expérimentale (estimé à environ 10%) pourront être gardés en vie et réutilisés dans une autre procédure, après avis du vétérinaire si besoin.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques, chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animal en étude si cela est compatible avec le mode de traitement. L'induction de la pathologie dans l'œil entraine une altération partielle et permanente de la vision, nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec enrichissement à ronger et un abri pour les rongeurs plateforme pour les lapins. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.
Formations sur les gestes techniques chez le rat et la souris
- Formation professionnelle
Rats : 160
Ponctions de sang au sinus rétro-orbital, administrations par voies intraveineuse, intranasale, orale, vaginale et oculaire, puis mise à mort par dislocation cervicale : ce sont les gestes que des personnes en formation apprennent sur 160 souris et 160 rats, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Un même animal peut subir jusqu'à trois gestes différents par jour, cinq jours de suite. Le porteur affirme que ces formations visent à limiter l'inconfort et l'anxiété des animaux non-humains pendant l'expérimentation, tout en reconnaissant qu'un geste réalisé par une personne peu expérimentée peut provoquer stress, inconfort et douleur locale. Ces séances sont des formations internes à une entreprise, initiales ou continues, adossées aux études de pharmacocinétique exigées par la réglementation du médicament.
Objectifs
Ce projet a pour but de décrire les formations du personnel avec des rats et souris, notamment les gestes techniques nécessaires pour faire des études pharmacocinétiques et les études mécanistiques de devenir du médicament dans l’organisme qui répondent aux exigences règlementaires. Les formations peuvent inclure : - la bonne contention - l’anesthésie d’un animal - les prélèvements de sang au sinus rétro-orbital, des organes ou des fluides chez le rat et la souris - l’administration par voie intraveineuse, intramusculaire, intranasale, per os, sous-cutanée, intra-vaginale, topique, intra-auriculaire et oculaire (topique) - la mise à mort d’un animal (dislocation cervicale). La formation est adaptée à la personne et à la fonction exercée. Pour une formation initiale dans l’entreprise, l’acquisition des notions théoriques et des gestes et techniques devant être réalisées seront évalués et, selon le degré de maitrise, seront validés ou nécessiteront une formation complémentaire. Pour la formation continue, les personnes concernées se forment uniquement aux nouveaux gestes nécessaires pour leur travail. Toute formation est faite en présence d’un formateur expérimenté qui maitrise la technique en question. La formation pour chaque geste est terminée quand le formateur juge que la technique est maitrisée.
Bénéfices attendus
Ces formations permettent aux expérimentateurs d’acquérir des gestes techniques parfaitement maîtrisés. Ceux-ci visent à limiter au maximum l’inconfort et l’anxiété de l’animal pendant l’expérimentation. De plus, la qualité des résultats expérimentaux obtenus pour le développement de médicaments à usage humain sera améliorée par la maîtrise de ces gestes et permettra de ne pas réaliser ces expérimentations sur un plus grand nombre d’animaux que nécessaire (réduction du nombre d’animaux utilisés).
Procédures
Le même animal sera utilisé pour plusieurs gestes si possible, par exemples, plusieurs types d'administration et prélèvement du sang. La durée des interventions sera comprise entre quelques secondes (par exemple pour les intraveineuse, Orales, Intrapéritoneale, Sous cutanée, occulaire et intra-auriculaire) et une minute (administration rectale, vaginale). La durée d’un prélevement rétro-orbital sera d’environ 10 secondes. Un maximum de 3 gestes (différents) par jour, par animal et sur un maximum de 5 jours ne sera pas dépassé. Administration par différentes voies, prélèvement du sang, mise à mort par dislocation cervicale sous anesthésie, prélèvement d’organes après mise à mort.
Impact sur les animaux
Les gestes ou actions expérimentales effectuées par une personne peu expérimentée peuvent générer du stress, un inconfort ou une douleur locale.
Devenir
Les mêmes animaux utilisés pour la formation de l’administration peuvent être également utilisés pour les formations de prélèvement. Dans la mesure de possible, les animaux sont utilisés pour collecter des organes ou du plasma nécessaire aux méthodes de dosages de bioanalyses) à la fin de l’ensemble des procédures.
Remplacement
La formation pour l’administration et le prélèvement ne peux pas être fait avec un autre modèle. La réglementation pour le développement de nouveau médicament exige les tests chez les rongeurs. Afin de pouvoir répondre à cette demande, une formation aux gestes techniques est obligatoire pour les études de pharmacocinétique.
Réduction
Avant l’utilisation des animaux, une formation théorique sera dispensée sur la bonne manipulation et la contention afin de réduire le stress et l’inconfort de l’animal. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, les gestes sont montrés dans un premier temps pendant des études pharmacocinétiques liés à un autre projet autorisé (phase d’observation). La formation pratique sera ensuite faite sur les animaux. Aucun animal n’est spécifiquement commandé pour la formation.
Raffinement
La personne à former reçoit d’abord une formation théorique et une formation à la manipulation et contention de l’animal sans geste de prélèvement ou d’administration. Quand le formateur juge que la personne maitrise ces techniques, les autres formations peuvent commencer. L’animal sera anesthésié si la procédure le nécessite. De plus, lors de l’hébergement des animaux, l’enrichissement du milieu comprend l’utilisation de maisonnettes et boules de coton pour les souris, de tubes en carton et blocs de bois pour les rats. L’hébergement est réalisé en groupe stable.
Choix des espèces
Rat ou souris pour les essais règlementaires de pharmacocinétique nécessaires au développement de nouveaux médicaments à usage humain. Les animaux utilisés ont entre 6 et 12 semaines conformément à la règlementation.
Apprentissage des méthodes, maintien des acquis techniques et développements technologiques
- Formation professionnelle
Rats : 750
Gavages quotidiens, prélèvements sanguins répétés, injections dans le sinus rétro-orbitaire deux fois par œil : 1 500 souris et 750 rats vont subir ces gestes pour que des personnels apprennent à les exécuter, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. L'inexpérience des apprenants peut causer une perforation de l'œsophage, une fausse route mortelle, une nécrose ou une brûlure de la queue, une section de la queue au scalpel, une éraflure de l'œil rendant l'animal borgne. L'objectif affiché reste pourtant de garantir le bien-être des animaux non-humains par la maîtrise du geste, pour cinq personnes formées par an pendant cinq ans. La mise à mort sert elle aussi d'exercice : le porteur indique qu'elle permettra à la personne formée d'apprendre la dislocation cervicale et l'appareil à hypoxie au CO2.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de permettre au personnel de notre laboratoire de pouvoir se former aux gestes et techniques de base de notre métier. Ces procédures menées sur les animaux de laboratoire doivent être accomplies avec une maîtrise parfaite des gestes techniques pour garantir leur bien-être ou pour réduire au maximum l’inconfort résultatnt de l'expérimentation. La période d’apprentissage de l’expérimentateur est importante car elle va conditionner la qualité du travail qui sera fourni ultérieurement.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu par ce projet est de former un personnel et de transmettre un savoir-faire en expérimentation animale à des personnels novices ou nécessitant une remise à niveau.
Procédures
Les administrations intra gastriques (gavages) ne doivent pas prendre plus de 15 secondes par animal que ce soit pour les souris ou pour les rats. Ils peuvent être répétés quotidiennement pour s’assurer que le geste est bien maîtrisé et qu’il n’entraîne pas de perte de poids. Les prélèvements sanguins pourront être faits jusqu’à 4 fois par animal avec un temps de récupération d'une semaine nécessaire avant de procéder à un nouveau prélèvement. Ce sera aussi l'occasion pour l'expérimentateur d'apprendre à utiliser le système dédié à l'anesthésie volatile gazeuse. Lorsque le prélèvement est maitrisé, un ultime prélèvement terminal pourra être fait en fin de procédure, il sera d’un volume plus important. S'ensuivra toujours sous anesthésie gazeuse, la mise à mort de l'animal par dislocation cervicale, toujours sous la surveillance d'une personne habilitée et expérimentée au sein de notre établissement utilisateur. Pour les souris, les administrations en sous-cutané, en intra-péritonéale, en intra-musculaire et intraveineuses pourront être faites jusqu’à 3 fois avec un minimum de 3 jours entre chaque injection. Dans le cas de l'injection intra veineuse au sinus rétro-orbitaire, chaque animal ne pourra être utilisé que 2 fois par œil injecté avec un délai de repos de 5 jours entre 2 injections. Chaque geste d’injection durera environ 10 secondes. Tous ces gestes sont effectués sous la surveillance d'une personne expérimentée au sein du laboratoire.
Impact sur les animaux
Lors des apprentissages certains effets néfastes peuvent être rencontrés dûs à l'inexpérience des utilisateurs. Lors des gavages, une irritation de l'oesophage voire la perforation est possible entrainant pour le premier une perte de poids et pour le second la perte de poids précédent la mort de l'animal. De même une fausse route entraînera la mort de l'animal. Lors des administrations intraveineuses à la veine caudale, l'injection d'une bulle d'air bien que ne devant pas se produire, pourrait arriver entrainant la mort de l'animal. Les injections répétées et/ ou ratées peuvent engendrer des lésions sur la queue de l'animal pouvant aller jusqu'à la nécrose, de même lorsque la queue est trempée dans de l'eau chaude pour dilater les veines, la brulûre de la queue est à envisager. Lors d'administrations intraveineuses au sinus retro orbitaire, une mauvaise insertion de l'aiguille peut entraîner une eraflure de l'oeil entrainant une cécité de l'oeil concerné. Une anesthésie gazeuse ou injectée mal maîtrisée peut entrainer l'arrêt cardio-respiratoire de l'animal et la mort. Lors des prélèvements de sang au sinus rétro-orbitaire l'éraflure de l'oeil avec le capilaire peut entrainer une cécité de l'oeil concerné, de même une mauvaise compression de l'oeil suivant le prélèvement peut engendrer un hématome entrainant l'exorbitation nécessitant la mise à mort de l'animal. Lors des prélèvements de sang à la veine caudale, une mauvaise maîtrise du geste de scarification au scalpel peut entrainer le sectionnement de la queue. Toutes des interventions sont qualifiées de modérées.
Devenir
A l'issue de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés soit par dislocation cervicale, soit par hypoxie au CO2. On estime que ces animaux auront vieilli et ne seront plus suffisamment naïfs pour participer à d'autres études. De plus, ce sera l'occasion pour la personne formée d'apprendre à utiliser l'appareil à euthanasie par hypoxie au CO2 et d'apprendre la technique de dislocation cervicale sous le contrôle d'une personne habilitée et expérimentée.
Remplacement
Dans un premier temps, des vidéos ainsi que nos protocoles qualités seront mis à disposition des personnes devant se former aux gestes d'expérimentation sur les animaux. Ensuite, les apprentissages de préhension, injections et identifications par puces pourront se faire sur modèle inerte type CurVet Rat ou Mimicky Mouse. Une fois que la personne se sent suffisamment en confiance avec ses gestes, celui-ci pourra passer sur animaux vivants. L'utilisation de cadavres n'est envisageable que pour certaines actions ne nécessitant pas de visualiser une veine ou de nécessiter d'un reflux sanguin comme pour les intraveineuses. Ainsi, les cadavres pourront être utilisés pour les intra-péritonéales, les sous-cutanés ainsi que pour s'exercer à l'insertion d'un capillaire ou d'une aiguille dans le sinus rétro-orbitaire. Ils pourront également être utilisés pour les incisions de queue au scalpel ce qui permettra à l'apprenant d'appréhender le geste et les limites pour ne pas sectionner complètement la queue d'un animal vivant.
Réduction
Bien que n'ayant pas de vision à long terme du nombre de personnes à recruter et / ou former, nous estimons que la formation de 5 personnes par an est envisageable, en considérant aussi bien les besoins humains des projets en expansion que le "turn over" de la profession. En considérant 1 lot de 20 souris (ou 10 rats) pour l'apprentissage des gavages, 1 lot de 20 souris (ou 10 rats) pour les intraveineuses et un lot de 20 souris (ou 10 rats) pour les autres gestes qui peuvent être répétés tels que les IP, les sous-cutanés, cela par an pour 5 personnes en apprentissage, cela fait 15 lots de 20 souris par an et 15 lots de 10 rats par an soit 300 souris et 150 rats par an pour un total de 1500 souris et 750 rats pour la globalité du projet. Cette estimation est le maximum que nous pourrons utiliser sachant que parmi ces animaux, certains peuvent subir plusieurs gestes comme un gavage et un prélèvement sanguin. L'utilisation d'animaux de réforme n'est pas envisagée car nous n'avons pas d'élevage au sein de notre établissement utilisateur et les animaux de nos autres projets sont prévus pour une procédure précise et doivent être euthanasiés une fois la procédure achevée, il n'est pas prévu de réutilisation de ceux-ci.
Raffinement
Les apprentissages se feront dans un premier temps par le biais de vidéo éducative, puis par l'utilisation de modèle d'animaux inerte. Puis dans un second temps lorsque l'utilisation d'animaux vivants se trouvera nécessaire, une démonstration des gestes par 2 personnes du laboratoire habilitées et expérimentées sera faite. Lors de la phase d'exercice par la personne formée, celui-ci sera accompagné de personnes du laboratoire. Le formé s'occupera de ses propres animaux (change et soins) et procèdera à la pesée de ceux-ci afin de vérifier qu'ils s'alimentent et qu'il n'y pas de perte de poids nécessitant une mise à mort. Cela permettra également de former le nouvel entrant à repérer les signes de mal-être animal et de l'y sensibiliser. De plus, lorsque la personne formée se sent à l'aise avec les gestes qu'elle a acquis, une évaluation sera faite en présence du responsable du laboratoire vivo de l'établissement utilisateur ainsi que d'un assistant de recherche.
Choix des espèces
Le choix des espèces rats et souris pour ce projet de maintien de compétences et d'apprentissage de techniques est justifiée par le fait qu'il s'agit des espèces utilisées dans les programmes de recherches sur la sphère hépatointestinales effectuées au sein de notre établissement utilisateur. Les souris adultes et les rats matures seront employés car ils présentent les caractéristiques idéales pour l'apprentissage de personnel novices ou peu expérimentés
Formation de gestes techniques pour concepteur et ou applicateur
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Former des personnels aux gestes techniques, sans produire aucune connaissance : 450 souris vont être utilisées à cette seule fin, 300 dans des procédures menées sous anesthésie sans aucun réveil et 150 dans des procédures déclarées de souffrance légère. Toutes sont tuées, avec prélèvement de sang ou de tissus. Chaque animal subit soit deux gestes espacés de sept à quinze jours, un gavage de trente secondes et une injection de dix secondes par exemple, soit un seul geste sous sédation. Le porteur indique que ces souris proviennent de lots "non utiles" de son animalerie et "devaient être mises à mort pour réduction d'élevage", et ne justifie l'effectif de 450 que par la validation du geste après une ou deux manipulations par apprenant.
Objectifs
Ce projet a un seul but éducatif: former les personnels aux gestes techniques dans une démarche de bien-être animal optimisé à son maximum lors des futures procédures. Aucun animal ne sera acheté ou né pour ce projet. Tous les animaux utilisés viendront de notre animalerie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet sont essentiellement en terme de maitrise de gestes en utilsant des animaux qui devaient être mis à mort pour réduction d'élevage
Procédures
chaque animal utilisé ne subira qu'une procédure: - soit 2 gestes non invasifs sur 2 temps bien distincts (1 gavage 30 sec et 1 injection 10 sec à 7 -15 js d'intervalle par ex) - soit un seul geste sous sédation ou anesthésie
Impact sur les animaux
Tous les animaux subiront une contention et un geste technique. Selon le geste la gravité sera classée légère ou sans réveil. Aucun geste ne sera sévère. Dans la première procédure classée légère, l'animal ne pourra subir que 2 gestes au maximum mais pas simultanement. Ex: Gavage et injection - entre 7 et 15js d'écart entre 2 gestes. Nuisances attendues: stress à la contention, douleur légère lors de l'injection oudu prélèvement
Devenir
entrainement à des gestes techniques. Mise à mort pour prélèvements sanguins ou tissulaires.
Remplacement
Cette formation est un support complémentaire à la formation théorique reçue préalablement à l'autorisation de travailler avec des animaux à des fins scientifiques.
Réduction
Les animaux utilisés viendront exclusivement de lots "non utiles" des élevages présents dans l'animalerie. Les gestes seront montrés aux personnels par une personne habilitée et formée. Le formateur validera le geste après 1 ou 2 manipulations, le nombre d'animaux utilisés sera réduit à son maximum selon les personnels
Raffinement
Tous les animaux seront issus d'élevage présents dans notre animalerie. Ils seront hébergés en fratrie comme à leur habitude. Si dans le lot "non utile", un animal montre un signe quelconque de souffrance, il ne sera pas utilisé pour un "test" et sera mise à mort éthiquement selon les méthodes réglementaires par une personne habilitée. L'application des points limites précités sera strictement surveillée.
Choix des espèces
Nous avons choisi le modèle de la souris car il est le plus utilisé en expérimentation animale, et les élevages de souris représentent 90% de notre animalerie tous les animaux surnuméraires pourront être utilisés à partir du sevrage
Travaux Pratiques – Formation continue en expérimentation animale
- Formation professionnelle
Rats : 165
Satisfaire à l'obligation légale de formation continue de trois jours sur six ans : 165 souris et 165 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques de remise à niveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Un rat et une souris sont utilisés par stagiaire, seize stagiaires au maximum par séance, deux séances par an sur cinq ans. Lors de la seconde séance, les animaux reçoivent à vif un gavage de solution salée et une injection de kétamine et de xylazine, avant des prélèvements de sang aux veines sublinguale, rétro-orbitaire, saphène et caudale sous anesthésie. 320 d'entre eux seront proposés à d'autres laboratoires de la plateforme, et tués faute de preneur, tandis que l'évaluation de leur anxiété lors de la première séance repose sur des tests comportementaux que le porteur ne nomme pas.
Objectifs
La législation en vigueur en France depuis la parution du décret 2013-118 rend obligatoire la formation à l'expérimentation animale pour toute personne devant manipuler des animaux au cours d'expérimentations. De plus une formation continue de 3 jours sur 6 années flottantes est également requise. Dans ce cadre, les SBEA de l'UPJV proposeront aux titulaires d’une formation à l’expérimentation animale (niveaux Concepteur et Applicateur) des travaux pratiques pour une mise à niveau des gestes de bases pratiqués en recherche préclinique. En effet, la formation initiale a pu avoir eu lieu des années avant la mise en pratique des gestes techniques que nous allons proposer et donc les personnels concernés peuvent ne jamais avoir manipuler des animaux ou l'avoir fait il y a plusieurs années. De plus certaines personnes n'ont travaillés que sur une espèce et ne sont pas familière de l'autre espèce. De plus cette formation se concentrera sur le rafinement de gestes déjà pratiqués au sein des différentes plateformes de l'UPJV ainsi qu'un rappel des volumes d'injections et de prélèvements autorisés chez les rats et les souris.
Bénéfices attendus
Ces travaux pratiques permettront de rappeler la règlementation et la bone pratique des gestes techniques dans le cadre des manipulations, administrations et évaluation de l'anxiété des rats et des souris aux personnels ayant déjà suivi une formation à l'expérimentation animale. Ces travaux pratiques permettront de mettre à jour les connaissances sur le raffinement, les techniques de manipulation, de contention, sur les volumes d'injections et de prélèvement réglementaires.
Procédures
Les animaux de la Séance de TP #1 seront uniquement manipulés et leur niveau d'anxiété sera évalué par différents tests comportementaux. Les animaux de la Séance de TP#2 seront soumis à un gavage (animal vigile) et à une injection (animal vigile). Les autres gestes (injection sous-cutanée, injection intra-musculaire, prélèvements de sang au niveau de la veine sublingual, rétro-orbitaire, veine saphène, veine caudale) seront pratiqués sur animal anesthésiés.
Impact sur les animaux
Au cours de la séance 2, les animaux seront soumis des nuisances légères: un gavage de solution saline, une injection intra-péritonéale d'un mélange kétamine/xylazine (Ket: 100 mg/kg - Xyl: 10 mg/kg). Les autres types d'injection ainsi que les prélèvements seront donc réalisés sur animal anesthésié et analgésié.
Devenir
Les animaux seront proposés à d'autres laboratoires utilisateurs de la plateforme animalerie. Si nous ne trouvons pas preneur, les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Ces travaux pratiques ont pour objectif d'améliorer la mise en pratique de gestes techniques chez les Rats et les Souris. Il est donc impossible de remplacer ces espèces par d'autres espèces.
Réduction
Les animaux seront prioritairement récupérés à la fin de projets au sein de notre plateforme animalerie. Dans le cas où nous ne pourrions pas trouver les animaux nécessaires aux travaux pratiques nous commanderons le strict minimum d'animaux complémentaires pour avoir à disposition 1 rat et 1 souris par stagiaire plus 1 rat et 1 souris pour les intervenants pour chaque séance de travaux pratiques. A la fin des travaux pratiques, les animaux seront proposés aux différents laboratoires utilisant la plateforme animalerie pour une réutilisation potentielle. Nous envisageons de réaliser une séance #1 et une séance #2 par an, sur 5 ans avec pour chaque séance un maximum de 16 stagiaires. Le nombre d'animaux correspondra exactement au nombre de stagiaires s'il venait à y avoir moins de 16 stagiaires.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe (2 pour les rats, 4-5 pour les souris) dans des cages adaptées avec un enrichissement de l'environnement (litière foisonnante, tube en carton, buchette en bois) et seront régulièrement manipulés en amont des séances de travaux pratiques. Une musique est diffusée en continue dans les pièces d'animalerie qui sont contrôlées en température et hygrométrie. La santé des animaux sera évaluée quotidiennement par l'utilisation d'échelles internationales et un traitement de la douleur adapté sera administré en cas de besoin. Au vu de la faible invasivité des gestes techniques nous n'attendons qu'un niveau léger de douleur chez nos animaux.
Choix des espèces
La plateforme animalerie locale est agréée pour l'utilisation de rats et de souris. Les utilisateurs ont donc besoin d'un rappel et d'un approfondissment des méthodes de raffinement concernant ces 2 espèces. Les animaux seront adultes.
Utilisation d’animaux dans le cadre de la formation interne du personnel
- Formation professionnelle
Rats : 100
Cochons d'Inde : 40
Hamsters dorés : 100
Lapins : 40
55 des 480 animaux non-humains de ce projet pourront être proposés à l'adoption, les autres étant tués, y compris ceux qui n'auront pas trouvé d'adoptant au bout des six mois de formation. 200 souris, 100 rats, 100 hamsters dorés, 40 lapins et 40 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 80 d'entre eux étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Ils sont utilisés pour l'apprentissage des gestes par une équipe de 10 à 20 personnes : contention, injections sous-cutanées, intramusculaires, intraveineuses, intratrachéales, intra-articulaires, intravitréennes ou dans le coussinet du pied, prélèvements sanguins, chirurgies jusqu'à 30 minutes. Le porteur reconnaît que ces gestes sont pratiqués par du personnel qui ne les maîtrise pas encore, qualifie l'entraînement sur animaux vivants de "nécessaire", et justifie la mise à mort finale par les germes accumulés au fil des manipulations.
Objectifs
L’établissement utilisateur est spécialisé dans la recherche pré-clinique et participe à l’établissement de modèles afin de tester de nouvelles molécules/produits pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments, vaccins, dispositifs médicaux et thérapies. Il effectue des études de tolérance, d’efficacité, de biodistribution… sur différents modèles animaux lui permettant entre autres d’étudier l’oncologie, les maladies infectieuses virales et bactériennes et les maladies inflammatoires ostéoarticulaires. Pour que ces études soient menées par du personnel qualifié, la formation initiale et continue du personnel est primordiale. Une équipe de 10 à 20 personnes maximum sera régulièrement formé sur 5 ans. Ce projet a pour objectif de définir l’utilisation des animaux utilisés à des fins de formation afin de garantir la réalisation et la maitrise des gestes techniques dans les études. L’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de permettre au personnel : - de se former sur les gestes techniques (cas de la formation initiale, ainsi que du maintien des compétences), - de s’exercer/s’entrainer à la réalisation de nouveaux gestes pour l’établissement d’un nouveau modèle.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former et qualifier le personnel sur la réalisation des actes techniques sur animaux afin d’acquérir de nouvelles compétences. L’acquisition et la maitrise de ces nouvelles techniques permettront de réduire l’impact que celles-ci vont avoir sur les animaux. De plus ces animaux seront aussi utilisés pour le maintien des compétences techniques du personnel.
Procédures
Selon les procédures, les animaux pourront etre utilisés pour de la formation à des fins de contention/ préhension, injection selon différentes voies d'administration, prélèvement sanguin, et procédures chirurgicales. Ces actes de formations sont classés en 3 catégories : Léger, Moyen et Invasif, prenant en compte l’impact en termes de stress, douleur et désagrément pour l’animal. En fonction de leur catégorie, ces actes ont une fréquence maximale de réalisation (nombre d’acte maximum pouvant être réalisé sur un animal sur un jour) ainsi qu’un délai avant réutilisation (temps de repos à respecter ; en nombre de jour). - Les actes classés comme « Léger » : l’identification, les injections sous cutanées, intrapéritonéales, intranasales, per-os, prélèvement oropharyngé et lavage nasal ont une fréquence de réalisation de 3 fois par jour maximum. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 3 jours. La contention et la préhension des animaux n'étant pas invasive peut durer plus longtemps afin que le manipulateur se sente alaise (par session de 2 à 3 minutes) - Les actes classées comme « Moyen » : les injections intradermiques, intramusculaires, intraveineuses, intratrachéales et prélèvement de sang avec réveil ont une fréquence de réalisation de 2 fois par jour maximum. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 7 jours. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. - Les actes classés comme « Invasif » : les injections intra-articulaires, intravitréennes, dans le coussinet du pied peuvent être réalisés une seule fois par jour maximum. Le temps de repos à respecter avant réutilisation est de 15 jours. La durée de ces actes est inférieure à 1 minute. Certains actes ne permettent pas la réutilisation des animaux car sont des actes terminaux (impliquant la mise à mort). Les chirurgies sont considérées comme des actes invasifs (jusqu'à 30 minutes) mais les animaux ayant subis une chirurgie ne peuvent pas être réutilisés dans le cadre de nouvelles formations.
Impact sur les animaux
Les animaux étant utilisés à une fin de formation, leur manipulation ainsi que les actes réalisés seront réalisées par du personnel qui ne maitrise pas encore les bons gestes. Ceci sera susceptible d’induire un stress aux animaux. Afin que les actes réalisés par le personnel en cours d’apprentissage soient encadrés et réalisés de la meilleure façon (pour la maitrise du geste ainsi que pour l’animal), les sessions de formation pourront être réalisées sous anesthésie et seront supervisées par un membre du personnel qualifié ou un intervenant extérieur (par exemple le vétérinaire).
Devenir
Les animaux des procédures légères et modérées pourront soit être mis à mort à l'issue de leur utilisation en tant qu'animaux de formation soit être proposés à l'adoption. Dans ce cas, l'avis de la Structure chargée du bien-etre animal sera sollicité afin de déterminer si les animaux sont éligibles à l'adoption en fonction des actes qu’ils ont subis. Pour les animaux n'ayant pas trouvé d'adoptant, la mise à mort pourra se faire à tout moment de la procédure si leur état clinique le nécessite, sinon ils seront euthanasiés à l'issue des 6 mois de la procédure de formation (=fin de la procédure) afin d'éviter les risques biologiques pouvant toucher le reste de l’animalerie en étant porteur de germes accumulés au cours de leur différentes manipulations.
Remplacement
Le recours à l’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin d’acquérir et maintenir la maitrise des gestes techniques mis en œuvre sur les animaux avant la manipulation et la réalisation d’actes sur des animaux d’étude. L’entrainement sur animaux vivants permet également de suivre l’état clinique de l’animal à postériori de la formation (suivi post geste dans le temps), validant ou non la bonne réalisation du geste.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement en vue d’être utilisé pour de la formation, les animaux de fin d’étude (qui n’ont pas été mis à mort) et les animaux sentinelles pourront être réutilisés en tant qu’animaux de formation, si leur état le permet. La réutilisation de ces animaux en tant qu’animaux de formation sera encadrée par la Structure chargée du bien-être animal (SBEA). L’utilisation d’animaux de formation doit répondre à un besoin précis (besoin de formation à un nouveau geste, maintien des compétences ou établissement d’un nouveau modèle), leur commande est donc motivée par un besoin. Le nombre d’animaux nécessaire est évalué en fonction du nombre de personnes à former, de la complexité du geste et de son degré de sévérité (précédemment détaillé en « Léger », « Moyen » ou « invasif ») impactant notamment le temps de repos avant réutilisation. De plus, afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire le nombre d’animaux de formation, chaque animal pourra être réutilisé en fonction des actes qu’il a déjà subis. Les règles suivantes ont été établies : - Jusqu’à trois actes différents peuvent être réalisés sur un même animal par session de formation si ce sont des actes de sévérité légère, - Il n’est pas possible de réaliser plusieurs actes de sévérité moyenne sur un même animal lors d’une même session de formation, - De manière générale, aucun autre acte (même de sévérité moins élevée) ne peut être effectué sur le même animal si la formation porte sur la réalisation d’un acte « Invasif » (sauf si l’acte invasif en question est un acte terminal) lors d’une même session de formation.
Raffinement
Une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera respectée pour les rats, souris, hamsters et de 7 jours minimum pour les lapins et cobayes . Les animaux seront hébergés en cage (ou en parc ouvert pour les lapins) de manière collective durant toute leur durée de vie (sauf exception en cas de bagarre ou blessure), avec des enrichissements appropriés (abris, matériel de nidation, plateformes, bois à ronger…) aux besoins physiologiques de chaque espèce. En cas d’hébergement individuel (en cas de bagarre ou blessure), les cages (ou parcs) seront organisées de manière à permettre à minima un contact visuel avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire (ex : mouchoir pour rongeurs, balle pour les lapins) sera apporté. Ce type d’hébergement présente l’avantage de mieux vérifier la prise alimentaire et l’abreuvement de chaque animal, et ainsi vérifier leur état général. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera mesuré à minima 1 fois par semaine. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. En cas de besoins, un traitement approprié sera mis en place (injection de fluides, analgésiques, anti-inflammatoires, etc…) sous prescription et/ou avis vétérinaire. Pour la réalisation des actes techniques, les animaux pourront être anesthésiés et un temps de repos avant réutilisation (entre chaque session de formation) a également été défini.
Choix des espèces
La réalisation des actes techniques de formation sera réalisée sur les mêmes espèces que celles des études. Plusieurs espèces sont nécessaires dans ce projet car les gestes et les qualifications diffèrent selon chaque espèce. Les espèces seront choisis en fonction des besoins des actes de formation à réaliser. Les animaux étant destinés à de la formation il n’est pas nécessaire d’avoir un âge précis. Néanmoins ils auront à minima entre 7 et 8 semaines à réception (pour les animaux commandés spécifiquement ) pour les souris, rats, hamsters et 10 à 11 semaines pour les cobayes et lapins. De cette façon leur poids (après acclimatation) permettra la réalisation d’actes tel que les prélèvements de sang.
Formation aux gestes techniques dans le cadre de travaux pratiques de physiologie animale chez le rat
- Enseignement supérieur
Une première contention d'une minute pour l'injection d'un analgésique par un enseignant, trente minutes d'attente, puis une seconde contention de deux minutes pendant laquelle un étudiant injecte du sérum physiologique: 150 rats vont être utilisés dans des séances de travaux pratiques d'une heure trente, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les étudiants s'exercent d'abord sur des peluches de la taille d'un rat adulte, puis travaillent en binôme, un seul geste étant pratiqué sur chaque animal vigile. Le porteur décrit la seconde injection, celle des étudiants, comme une "mesure de raffinement". Tous les rats sont gardés en vie et seront réutilisés dans les autres demandes du même projet de formation.
Objectifs
Les travaux pratiques dispensés sur des rongeurs vivants (rats) sont en lien direct avec l'enseignement dispensé au sein du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BMB). Conformément au programme national de la formation, ils permettent aux étudiants d'acquerir les gestes opératoires de base dans le respect de la réglementation en vigueur. Cette demande s'inscrit donc dans un projet plus global de formation des étudiants aux gestes opératoires mais aussi à l'exploration de fonctions physiologiques via l'expérimentation animale. Cette demande vise en particulier à proposer aux étudiants une mise en contact avec les animaux plus progressive tout en en réutilisant les animaux dans la suite du projet.
Bénéfices attendus
Les étudiants auront eu un premier contact dédié avec les animaux via une méthode alternative consistant d'abord à réaliser une injection de serum physiologique sur un animal en peluche. Les étudiants vont alors se former à prendre des repères sur ces animaux factices avant de réaliser la phase pratique sur des animaux vigiles. Cela contribuera à ce que les étudiants se familiarisent au travail sur animaux vivants dans de meilleures conditions.
Procédures
Les rats sont inclus dans une procédure expérimentale de classe légère pour une durée maximale de 1H30. Ils sont soumis à une première contention pour réaliser une antalgie par le concepteur (ou un membre du personnel applicateur). Durée 1 minute. Après avoir attendu 30 minutes que l'antalgie soit effective, une seconde contention associée ou non à une injection de sérum physiologique sétrile à usage vétérinaire est effectuée par un étudiant. Durée 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les suivantes : 1 - Le stress généré par la contention et l'injection de l'antalgique. Soit une injection par rat, durée 1 minute. Intensité légère 2 - Le stress généré par la mesure de raffinement consistant en la contention et l'injection de serum physiologique par les étudiants au cours de l'exercice. Soit une injection par rat, durée 2 minutes. Intensité légère.
Devenir
Les animaux ayant été soumis à une procédure de classse légère seront tous gardés en vie à l'issue de ce projet et seront utilisés dans d'autres demandes relatives au projet global de formation des étudiants de BUT Génie Biologique, parcours BMB.
Remplacement
Nous proposons l'emploi d'une méthode alternative en faisant en sorte que les étudiants prennent des repères sur des animaux factices dont la taille est comparable à un rat adule. Ils repèrent la zone d'injection et pratiquent chacun leur tour une injection de sérum physiologique sur les animaux en peluche. Les étudiants s'exercent à la fois à la contention et à l'injection sur les animaux en peluche. Ils peuvent recommencer plusieurs fois chacun des gestes sur l'animal en peluche s'ils le souhaitent. Cela afin qu'ils gagnent en assurance avant d'apprendre à contentionner ou à injecter un animal vigile, en effet à ce stade les étudiants travailleront en binôme et devront choisir soit de contentionner l'animal soit de l'injecter car une seule injection sera pratiquée sur le rat vigile.
Réduction
Afin de diminuer le nombre d'animaux utilisés les mesures suivantes sont mises en application : 1rat par binôme et par séance.
Raffinement
Pour limiter le stress des animaux une injection en sous cutanée d'un analgésique est opérée par un membre du personnel (enseignant ou technicien disposant de l'habilitation niveau concepteur ou applicateur), cela 30 minutes avant l'exercice de contention-injection qui sera proposé aux étudiants. Une fiche de suivie de soin sera renseignée par le concepteur afin de s'assurer que l'animal va bien avant de le remettre avec ses congénères. Il y aura une fiche de suivi par animal. Si des signes tels qu'une hémorragie massive ou des difficultés respiratoires marquées et persistantes apparaissent alors le concepteur mettra à mort l'animal.
Choix des espèces
La physiologie des rats est proche de la physiologie humaine de part leur proximité phylogénétique ce qui permet de bien illustrer les régulations des grandes fonctions. Les animaux sont des individus adultes ayant atteint le poids de 250g pour que la première expérience de contention des étudiants se passe dans de meilleures conditions.
Effet de substances psychoactives sur le comportement de souris face à un nouvel environnement
- Enseignement supérieur
Gardées vivantes entre deux séances espacées de quinze jours, avec inversion des rôles entre les souris témoins et celles qui reçoivent une substance psychoactive, puis tuées à la fin du projet: 62 souris vont être utilisées dans des travaux pratiques d'enseignement supérieur, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 48 d'entre elles proviennent d'un autre projet pédagogique. Chaque séance les expose à quatre tests de cinq minutes, exploration d'un environnement inconnu et exposition au vide, sous l'effet d'une substance sédative ou excitante. Cette demande est un report: les souris prévues pour la séance précédente ont été tuées après la contamination de l'animalerie par un virus, et le porteur indique qu'à l'issue des manipulations les animaux seront soit gardés en vie pour un autre projet, soit tués.
Objectifs
Demande de prolongement d'autorisation suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1. Projet émanant de l'AP n°33890-2021111201246907 v6 se terminant le 25/02/2024 : suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1, les animaux prévus pour ce TP ont été euthanasiés et le temps de la décontamination, de la semaine de quarantaine / d'adaptation et de l'habituation ne permet pas de réaliser cet enseignement dans le calendrier prévu initialement. Il est donc demander un report de l'AP donnée initialement : aucun changement de protocole n'a été apporté par rapport la DAP initiale hormis le nombre d'animaux qui a été mis à jour. souris face à un nouvel environnement. Elle s’inscrit dans la continuité d’une séance de formation ayant montrée l’influences de variations de facteurs environnementaux sur des paramètres physiologiques pour les bonnes pratiques dans l’expérimentation animale sur animaux vigiles. Les comportements étudiés sont : • Les capacités naturelles d’exploration de l’animal • Sa réaction d’explorer ou non un espace exposé au vide Plusieurs tests comportementaux sont utilisés sur des durées de 5 minutes. Pour la mise en place de cette expérimentation, les animaux suivront une période préalable d’une semaine d’habituation à la préhension. Les animaux sont stabulés en groupe dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme et tunnel. Les limites de ces manipulations sont définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité, une diminution de la ventilation, une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé. Un nombre total de 62 souris sur 2 ans seront manipulées dont 48 sont issues d’un autre projet (2021111120255612). A la fin de la procédure, les animaux seront soit gardés en vie pour un autre projet pédagogique ou de recherche ou dans le cas contraire euthanasiés.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de montrer que des substances psychoactives peuvent influencer le comportement exploratoire des souris. Cette manipulation vise à mettre en pratique des méthodes d’études comportementales, à acquérir les compétences ou les éléments de qualification professionnelle, des méthodes de travail et de se sensibiliser à la recherche.
Procédures
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (exposition au vide, à des environnements inconnus) qui seront brièvement associés à une angoisse légère tout en gardant la possibilité de progresser ou non à ces nouveaux environnements. Nombre : 4 tests Durée de chaque test : 5 min
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (exposition au vide, à des environnements inconnus) qui seront brièvement associés à une angoisse légère tout en gardant la possibilité de progresser ou non dans ces nouveaux environnements. Durant les tests, une vigilance particulière sera portée : • Sur les modifications de comportement : les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agressivité, de la stéréotypie ou une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé et remis en cage sous surveillance. • Sur le calme dans les salles de manipulation tant au bruit de fond sonore qu’aux mouvements des personnes.
Devenir
Les animaux sont gardés vivants pour un seconde période de manipulation à 2 semaines d'intervalle dans le même projet avec inversion des statuts des souris : les contrôles deviennent les animaux exposés à des substances psychoactives et réciproquement A la fin du projet, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Les tests in silico ne peuvent pas prendre en compte les comportements exploratoires de la souris soumis ou non à différentes substances psychoactives ainsi que les méthodes et précautions indispensables à ces approches.
Réduction
Une seule souris sera manipulée par binôme. Les manipulations seront renouvelées par d’autres étudiants de la même cohorte au cours d’une autre séance dans un délai minimum de 2 semaines, temps nécessaire à l’oubli des tests précédemment réalisés. De plus il y aura inversion des statuts : les sujets contrôles de la 1ère séance deviendront les sujets soumis à une substance psychoactive et réciproquement. Tous les résultats seront mis en commun afin d’augmenter la valeur statistique de l’expérimentation tout en réduisant le nombre d’animaux. Pour ce projet 2/3 des animaux proviennent d’un autre projet pédagogique en cours d’autorisation (2021111120255612).
Raffinement
Durant une période d’une semaine les souris seront habituées aux manipulations nécessaires à l’étude comportementale. Cette habituation sera réalisée par le zootechnicien et le porteur du projet. Elle comprend : • la préhension, • le déplacement en salle • Après chaque manipulation la souris recevra une récompense (céréales) afin d’établir le renforcement positif et non une sensibilisation. Les animaux seront stabulés en groupe dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme. Les animaux sont transportés en salle de manipulation 2h avant l’expérimentation, période d’acclimatation à ce nouvel environnement. Les souris utilisées, pour le 2/3 auront déjà eu un contact avec les mêmes étudiants ainsi que dans les salles d’enseignements ce qui diminue l’influences des variations des facteurs environnementaux. Par séance, 1 souris en plus des 8 manipulées restera en cage dans le cas où une des souris manipulées montrerait des signes d’angoisse aigüe justifiant de l’arrêt de leur manipulation. Ces tests impliquant l’absence de contraintes importantes ainsi que le nombre d’individus testés par séance (2 contrôles, 6 soumises à une substance psychoactive) justifie cet unique animal surnuméraire. Lors des tests les précautions suivantes seront prises : • Alternance de test d’exposition au vide avec un test d’exploration. • Les structures des tests seront nettoyées à l’éthanol Le marquage individuel permet la mise en place d’un programme de rotation afin que chaque animal bénéficie d’un repos de 2 semaines entre 2 séances. Les animaux ayant été soumis à la substance sédative seront soit contrôles soit soumis à la substance excitante.
Choix des espèces
La souris faisant partie des animaux de laboratoire couramment utilisés, le choix de cette espèce s’impose pour la formation des futurs chercheurs. Animaux de même âge de 30 à 40g diminuant la variabilité de l'échantillon
Formation et maintien des compétences du personnel pour la réalisation des administrations et prélèvements chez les rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 630
840 souris et 630 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des gestes techniques répétés jusqu'à deux fois par jour pendant six à huit semaines, gavages, injections dans le péritoine, sous la peau et dans la veine caudale, prélèvements au sinus rétro-orbital, à la veine submandibulaire, à l'aorte abdominale et par ponction intracardiaque, avec les incidents que le porteur énumère lui-même, fausse route, perçage de l'œsophage, injection dans le cæcum ou la vessie, hémorragie nasopharyngée, lésion de la cornée. Ces séances ne produisent aucune connaissance et répondent à l'exigence réglementaire de formation continue du personnel d'une société de recherche préclinique. Le porteur indique que les premières séances d'apprentissage peuvent se faire sur des animaux morts, puis conclut que l'animal vivant est "indispensable" pour ressentir les différences anatomiques, la force et les réactions de celui qui est manipulé.
Objectifs
L’utilisation des animaux de laboratoire dans les procédures faiblement invasives et invasives est strictement encadrée par la loi. La bonne pratique d’expérimentation nécessite une bonne connaissance de la biologie des espèces utilisées et aussi la connaissance théorique et pratique des méthodes d’exploration sur le modèle animal. L’objectif de ce projet est de fournir des connaissances indispensables et d’enseigner les bonnes pratiques d’expérimentation animale. Dans notre société, chaque technicien doit maitriser les techniques d’administration et de prélèvement utilisées, chez le rat et la souris. L’objectif de ce projet est de répondre à l’exigence règlementaire concernant la formation continue et le maintien des compétences du personnel. Ce projet vise à améliorer les pratiques expérimentales, à assurer la qualité scientifique et le bien-être des animaux.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour bénéfice le maintien et l’amélioration continue du bien-être des animaux utilisés dans nos projets de recherche préclinique, grâce au maintien et au raffinement des compétences du personnel sur les gestes techniques de type administration et prélèvement, chez le rat et la souris. L’apprentissage et le maintien des compétences dans de telles conditions donne l’assurance de fournir des résultats fiables et dont la qualité et l’exactitude ne peuvent être remis en cause. L’entraînement permet d’acquérir une maîtrise des gestes permettant de réduire le temps d’anesthésie générale, ceci limite le stress chez l’animal.
Procédures
Les gestes techniques traités dans ce projet se pratiquent sur rats et /ou souris, vigiles ou anesthésiés, avec une solution physiologique ou neutre n’engendrant pas d’effet indésirable. • Les administrations par voie orale, intrapéritonéale ou sous-cutanée sont réalisées sur animaux vigiles, une à deux fois par jour, pendant 6 à 8 semaines, au maximum. Cette technique concerne les rats et les souris et nécessite environ 10 sec de contention. • Les administrations par voie intraveineuse sont réalisées sur animaux vigiles ou anesthésiés, en contention dans un tube, après désinfection de l’organe caudale, une à deux fois par semaine, pendant 3 à 4 semaines, au maximum. Cette technique concerne les rats et les souris et nécessite environ 30 sec de contention. • Les prélèvements au sinus rétro orbital ou à la veine submandibulaire sont réalisés sur animaux anesthésiés, en respectant les limites de volume, de nombre (trois maximum) et de temps de récupération ; soit 7,5% du volume sanguin circulant maximum une fois par semaine ou 10% du volume sanguin circulant maximum une fois toutes les deux semaines ou 15% du volume sanguin circulant maximum une fois toutes les quatre semaines ou 20% du volume sanguin circulant pour un prélèvement terminal. Cette technique concerne les rats et les souris et nécessite environ 20 sec de contention. • Les prélèvements sanguins à l’aorte abdominale sont réalisés uniquement chez le rat sous anesthésie générale, avec une couverture analgésique de type buprénorphine. Ce geste technique dure environ 1 minute. • Les prélèvements par ponction intracardiaque sont réalisés chez le rat et la souris sous anesthésie générale et nécessite environ 20 sec de contention.
Impact sur les animaux
Les nuisances décrites ci-dessous représentent des cas extrêmes et rares qui sont évités par la réalisation d’un bon tutorat et d’un apprentissage progressif. • Administrations par voie orale : fausse-route, perçage de l’œsophage • Administrations par voie intrapéritonéale : passage dans la vessie, injection dans le caecum • Administrations par voie intraveineuse : lésions cutanées possibles en cas d‘injection en dehors de la veine. • Prélèvements sanguins au sinus rétro orbitaire ou à la veine submandibulaire : hémorragie dans les voies naso/oropharyngée si réalisés à trop grande profondeur, lésion de la cornée en cas de frottement avec la pipette. Afin de limiter le nombre d’animaux inclus, ils pourront être utilisés à plusieurs reprises, au maximum 2 gestes par jour pendant 6 à 8 semaines sous réserve de ne pas présenter d’altération de leur bien-être. Ces manipulations répétées peuvent engendrer un stress chez les animaux.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des procédures.
Remplacement
Avant toute manipulation des animaux, le personnel concerné procède à la lecture des procédures descriptives des techniques pour lesquelles il doit être formé, s’appuie sur les descriptions présentes dans la littérature scientifique et suit des démonstrations réalisées par le personnel compétent pour le geste technique en question. Si nécessaire, les premières séances d’apprentissage et d’entraînement sont réalisées sur des animaux morts. Il existe peu de solution de remplacement permettant la formation et le maintien des compétences du personnel. L’utilisation de l’animal vivant est indispensable pour ressentir les différences anatomiques inter individu, la force et les réactions de celui-ci.
Réduction
Nous utilisons en priorité des animaux surnuméraires des études, des animaux issus de nos élevages non entrés en expérimentation plutôt que des animaux achetés à cette fin, chez des fournisseurs agréés. Afin de réduire le nombre d’animaux inclus, les gestes techniques décrits ci-dessous sont réalisés plusieurs fois sur les mêmes animaux dans le respect des limites maximales recommandées par le GIRCOR et des temps de récupération adaptés entre chaque geste. • Administrations par voie orale et intrapéritonéales: maximum 2 par jour pendant 8 semaines • Administrations par voie intraveineuse : maximum 2 par semaine pendant 8 semaines • Prélèvements sanguins : maximum 1 par semaine pendant 4 semaines
Raffinement
Nous incluons exclusivement des animaux en bon état général, hébergés dans des conditions respectant le bien-être animal, sous atmosphère contrôlée (température, hygrométrie, fond sonore…), avec l’enrichissement du milieu adéquat (fibre pour nidification, rouleau carton…) et en groupe sociaux harmonieux. Une phase d’acclimatation de 5 jours minimum est appliquée avant toutes manipulations des animaux. La majorité des gestes techniques sont réalisés sous anesthésie gazeuse afin de limiter la douleur et le stress liés à la réalisation de ces gestes. Certains types de prélèvements sanguins sont réalisés sous couverture analgésique. L’état clinique des animaux est évalué quotidiennement par les personnes impliquées dans ces formations ou maintien des compétences (tuteurs, soignant, etc.). Un carnet de santé, traçant précisément tous les gestes réalisés, le cas échéant les signes cliniques observés ainsi que les soins apportés, est mis en place. L’atteinte des points limites conduit à la mise en place de complément au bien-être ou à la mise à mort des animaux concernés. La taille des aiguilles et des cathéters et sondes est adaptée à la taille de l’animal afin d’éviter toute douleur inutile.
Choix des espèces
La souris et le rat sont les espèces utilisées pour mener à bien nos programmes de recherche précliniques. A ce jour, de par leurs similarités physiologiques avec l’homme, ces deux espèces de rongeurs sont les plus adaptées pour évaluer les propriétés pharmacologiques de molécules d’intérêt et d’en connaître les risques de toxicité avant les premiers essais chez l'homme. Les animaux utilisés seront des animaux adultes car les études réalisées au sein de notre établissement le sont sur des individus adultes.
Conséquences de facteurs environnementaux sur la pression artérielle chez la souris
- Enseignement supérieur
Gardées vivantes puis réutilisées dans un autre projet après un mois de repos, 48 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont placées dans une boîte de contention, équipées d'un manchon gonflable sur la queue, exposées cinq minutes à une lumière stroboscopique, à du bruit et à des odeurs, puis mesurées de nouveau sous anesthésie légère quarante-cinq minutes plus tard. L'exercice sert à former des étudiants, quatre par poste et une souris par poste, avec inversion des rôles entre témoins et exposées lors d'une seconde séance. Le porteur précise que les souris initialement prévues pour ces travaux pratiques ont été tuées après une contamination de l'animalerie par un virus, d'où cette nouvelle demande.
Objectifs
Demande de prolongement d'autorisation suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1. Projet émanant de l'AP n° 33889-2021111120255612 v5 se terminant le 25/02/2024 : suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1, les animaux prévus pour ce TP ont été euthanasiés et le temps de la décontamination, de la semaine de quarantaine / d'adaptation et de l'habituation ne permet pas de réaliser cet enseignement dans le calendrier prévu initialement. Il est donc demander un report de l'AP donnée initialement : aucun changement de protocole n'a été apporté par rapport la DAP initiale hormis le nombre d'animaux qui a été mis à jour. Cette manipulation vise à approfondir la formation sur la pression artérielle acquise préalablement in silico par un logiciel de simulation expérimentale. En effet, elle a pour but de prendre en compte les paramètres environnementaux, souvent négligés, comme facteur pouvant influencer la pression artérielle qui sera le paramètre mesuré. La lumière stroboscopique, l’odeur et le bruit constitueront les facteurs environnementaux pris en compte. Les animaux seront exposés à ces facteurs pendant des temps très courts. La pression artérielle sera mesurée par une méthode non invasive grâce à un manchon gonflable placé sur la queue, associé à un capteur de pouls (équivalent du sphygmomanomètre ou brassard gonflable avec manomètre et stéthoscope utilisés chez l’Homme). Pour la mise en place de cette mesure, les animaux suivront une période préalable de deux semaines d’habituation associée à une récompense. Les animaux seront stabulés en groupe dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme et tunnel. Les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité, une diminution de la ventilation, une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé. Un nombre total de 48 souris sur 2 ans seront manipulées. A la fin de la procédure, les animaux seront soit gardés en vie pour un autre projet pédagogue ou de recherche ou dans le cas contraire euthanasiés. Une deuxième mesure sera réalisée après une anesthésie légère permettant aux étudiants de voir les conséquences de cette pratique courante sur les paramètres évalués.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de montrer que des variations environnementales peuvent influencer des paramètres physiologiques tels que la pression artérielle, elle-même sous la dépendance du rythme cardiaque. Ces modifications observées sont annihilées par l’anesthésie légère. Cette manipulation vise à approfondir la formation sur la pression artérielle acquise préalablement in silico par un logiciel de simulation expérimentale ainsi que le soin à apporter à l’environnement pour toute manipulation d’animaux. Ainsi ces observations seront ensuite réinvesties dans un second protocole d’étude comportementale face à des facteurs environnementaux nouveaux. Ce dernier fait l’objet d’une demande d’autorisation (2021111201246907).
Procédures
Mesure de pression artérielle et rythme cardiaque sur animaux vigiles, durée de 5 minutes Exposition à une variation de facteurs environnementaux, durée 5 min, une fois. Anesthésie légère
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (odeurs, lumière et bruits) qui seront brièvement associés à une angoisse légère. Durant la stimulation et la mesure de pression artérielle, une vigilance particulière sur les modifications de comportement sera portée. Les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité, une diminution de la ventilation, une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé et remis en cage sous surveillance. Le calme dans les salles de manipulation tant au bruit de fond sonore qu’aux mouvements des personnes fera l’objet d’une attention particulière.
Devenir
Les animaux sont gardés vivants pour un seconde période de manipulation à une semaine d'intervalle dans le même projet avec inversion des statuts des souris : les contrôles deviennent les animaux exposés à des variations de facteurs environnementaux et réciproquement A la fin du projet, les animaux seront réutilisés pour autre projet après un repos d’un mois.
Remplacement
L’acquisition des connaissances pratiques et théoriques sur la pression artérielle et de sa régulation ont été effectuées préalablement à partir d’un logiciel de simulation. Ce dernier aborde la régulation chimique et nerveuse de la pression artérielle sans aborder l’influence de modifications environnementales sur ce paramètre.
Réduction
Une seule souris sera manipulée par poste d’expérimentation comprenant par 4 personnes. Les manipulations seront renouvelées au cours d’une autre séance dans un délai minimum de 72h avec inversion des statuts : les sujets contrôles de la 1ère séance deviendront les sujets soumis à une variation de l’environnement et réciproquement. Tous les résultats des mesures de pression artérielle et de rythme cardiaque seront mis en commun afin d’augmenter la valeur statistique de l’expérimentation tout en réduisant le nombre d’animaux.
Raffinement
LLa mesure de la pression artérielle nécessite l'immobilisation des animaux. Cette contention est elle-même source d’angoisse pour les animaux. Durant une période de 2 semaines les souris seront habituées aux manipulations nécessaires aux mesures de la pression artérielle et du pouls. Cette habituation sera réalisée par le zootechnicien et le porteur du projet. Elle comprend : •la préhension, •l’entrée dans une boite de contention, •puis une contention progressive à raison d’1 minute supplémentaire tous les deux jours jusqu’à un maximum de cinq minutes, durée correspondant au temps de la mesure de la pression artérielle et du pouls). •Après chaque manipulation la souris recevra une récompense (céréales) afin d’établir le renforcement positif et non une sensibilisation. Les animaux seront stabulés par 3 dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme et tunnel. Ce dernier présente l’avantage de mimer la forme de la boite de contention. Les animaux sont transportés en salle de manipulation 2h avant l’expérimentation, période d’acclimatation à ce nouvel environnement. Une démonstration de la préhension sera rappelée aux étudiants suivie de la contention associée à la mise en place du manchon de queue et du capteur de pouls. Le temps séparant la mesure sur l’animal vigile puis le même animal anesthésié sera de 45 minutes, temps nécessaire à la disparition des effets dus à la 1ère manipulation. Par séance, 2 souris en plus des 4 manipulées resteront en cage dans le cas où des souris manipulées montreraient des signes d’angoisse aigüe justifiant de l’arrêt de leur manipulation. Grace à la stigmatisation individuelle des souris, un programme de rotation est mis en place pour que chaque animal bénéficie d’un repos de 72h entre 2 séances.
Choix des espèces
La souris faisant partie des animaux de laboratoire couramment utilisés, le choix de cette espèce s’impose pour la formation des futurs chercheurs. Animaux calibrés de 30g