Enseignement supérieur et formation professionnelle
Modèle porcin pour la formation à l’utilisation de la plate-forme de surveillance hémodynamique avancée HemoSphere.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
20 cochons vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, pour entraîner des soignants à lire les paramètres de la plate-forme de surveillance hémodynamique HemoSphere. Chaque animal reçoit trois ponctions de vaisseaux pour la pose de cathéters, puis subit successivement un choc hémorragique de quarante-cinq minutes, une hypotension de quarante-cinq minutes et un trouble de la contractilité cardiaque de quarante-cinq minutes, sous une anesthésie de deux à trois heures. Le porteur écrit que les animaux vont "sentir la première piqure nécessaire à l'induction puis se retrouver en totale désorientation avant de s'endormir profondément". Après la mise à mort, les corps sont reperfusés et réutilisés pour mettre au point un modèle de chirurgie digestive, urologique et thoracique, ce que le porteur inscrit au titre de la règle des 3R, la formation étant donnée quatre fois par an à quatorze personnes.
Objectifs
Le monitorage a pour objectifs de détecter les anomalies physiologiques du système cardiovasculaire fournir des informations nécessaires à l’établissement du diagnostic et de la stratégie thérapeutique définir des cibles thérapeutiques et évaluer la réponse au traitement. Le monitorage cardiovasculaire peut être divisé en deux catégories principales selon le type de mesures effectuées des variables hémodynamiques : mesures directes ou indirectes. Les mesures directes incluent l’électrocardiogramme, les pressions artérielles, le débit cardiaque et le volume de sang total dans le corps. Les mesures indirectes concernent des variables non cardiovasculaires qui sont influencées par l’état hémodynamique : la quantité d’oxygène dans le sang, la quantité de dioxyde de carbone, l’équilibre acide-base et la température des extrémités. La plate-forme de surveillance avancée HemoSphere offre une vue complète de l’hémodynamique et de l’oxymétrie tissulaire, fournissant ainsi des données pour éclairer les décisions cliniques. À partir d’un seul moniteur, on surveille en continu le patient en utilisant à la fois la saturation en oxygène et les paramètres hémodynamiques pour s’assurer qu’il reste correctement oxygéné.
Bénéfices attendus
Cette formation entre dans le cadre de l’amélioration perpétuelle des soins elle permet d’optimiser la lecture des paramètres hémodynamiques prédictifs et d’anticiper les traitements pour améliorer la survie et les suites opératoires des patients. Dans le cadre de la règle des 3Rs les cadavres seront utilisés pour la formation des jeunes internes en chirurgie de différentes spécialités. De plus étant fortement hépariné pendant la procédure in-vivo le cadavre pourra être revascularisé (post-mortem) et rentrera dans une étude de développement d’un modèle haute-fidélité en chirurgie digestive, urologique et thoracique.
Procédures
Les animaux subiront : Une anesthésie générale de 2 à 3h. Une ponction de l’artère fémorale pour la pose d’un désilet 5 minutes. Une ponction de la veine fémorale pour la pose d’un désilet 5 minutes. Une ponction de la veine jugulaire pour la pose d’un cathéter central 5 minutes. Un choc hémorragique de 45 minutes. Une hypotension de 45 minutes. Un trouble de la contractilité vasculaire et cardiaque de 45 minutes. Une mise à mort instantanée.
Impact sur les animaux
Les animaux vont sentir la première piqure nécessaire à l’induction puis se retrouver en totale désorientation avant de s’endormir profondément.
Devenir
Dans le cadre de la règle des 3Rs après mise à mort de l'animal, les chirurgiens prendront place pour le développement du modèle de chirurgie viscérale et thoracique hautefidélité sur cadavre reperfusé.
Remplacement
Cette formation s’adresse à des personnes qui auront déjà réalisé un apprentissage poussé sur des modèles virtuels et des simulateurs haute-fidélité. Le passage sur l’animal est inévitable car il reflète réellement les conditions d’urgences vitales lors de blocs opératoires. Le stresse l’encombrement stérique du bloc et l’interaction entre les différents acteurs de la procédure ne peut s’envisager qu’en conditions réelles.
Réduction
Dans notre cas la réduction du nombre d’animaux n’est pas soumise à un calcule statistique. Nous avons effectué le calcul du nombre d’animaux utilisés par rapport aux apprenant en prenant en compte le temps maximum supportable par l’animal pour chaque modification hémodynamique et l’encombrement stérique d’un bloc opératoire. Nous avons aussi associé une vidéo transmission dans un auditorium pour augmenter le nombre final de personne participant activement ou passivement à la formation. Cette formation sera effectuée 4 fois par an et permettra de former 14 personnes par cession soit 280 personnes sur 5 ans.
Raffinement
Toutes les modifications hémodynamiques seront réalisées sous anesthésie générale profonde avec analgésie morphinique. Chaque procédure durera le temps minimum nécessaire pour permettre une lecture approfondie des paramètres puis sera suivi d’un retour à la normale et d’une phase de repos de 15 minutes. Après la mise à mort les cadavres seront utilisés pour le développement d’un modèle haute-fidélité en chirurgie viscérale et thoracique. Les animaux seront acclimatés durant sept jours avant l’intervention et leur environnement sera enrichi avec des jouets dédiés type ballons et disques à mordre. L’intervention sera supervisée par deux anesthésistes chevronnés.
Choix des espèces
Le porc est choisi pour ses grande similitudes physiologiques et anatomiques avec l’humain et particulièrement pour son système cardiovasculaire. La taille des gros vaisseaux permet d’utiliser les dispositifs médicaux humains qui s’adaptent parfaitement au modèle. Souvent utilisé pour d’autres études en chirurgie l’anesthésie et le monitoring hémodynamique du porc sont bien connus. De plus les drogues utilisées en réanimation humaine ont la même action chez le porc. Les animaux seront de jeunes adultes de 70 à 80 kg pour leurs similitudes anatomiques avec les patients adultes humains.
Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris
- Formation professionnelle
Former le personnel aux gestes techniques de l'établissement passe par 5 000 souris sur cinq ans, soit environ quatre souris par mois et par technicien, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris peut recevoir jusqu'à douze administrations, douze prélèvements sanguins, douze recueils d'urine et douze examens d'imagerie, plus une intervention chirurgicale de cinq à trente minutes, sans qu'aucun produit de recherche ne soit testé sur elle. Passé six suites de gestes, elles sont mises à mort, les souris humanisées au-delà d'un an d'âge, certaines aussitôt après une chirurgie sans réveil. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de conduire cette formation sur des souris, cette espèce étant la seule utilisée dans les procédures de l'établissement.
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’assurer la formation du personnel aux procédures et gestes techniques appliqués dans les procédures expérimentales conduites au sein de l’établissement. Cette formation doit permettre de standardiser et de garantir la qualité des procédures / gestes techniques appliqués aux souris.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre de standardiser et de garantir la qualité des procédures / gestes techniques appliqués aux souris afin de contribuer à la qualité / reproductibilité / répétabilité des résultats scientifiques, d’assurer la sécurité du personnel, de réduire au maximum l’impact des procédures expérimentales sur les souris.
Procédures
Dans ce projet, les procédures / gestes techniques suivants pourront être appliqués sur les souris : administration de composés par différentes voies = maximum 12 gestes par souris, durée de quelques secondes à moins de 5 minutes. Réalisation de prélèvements sanguins par différentes voies =maximum 12 gestes par souris, durée de moins de 5 minutes. Réalisation de prélèvements d’urine = maximum 12 gestes par souris, durée de moins de 5 minutes. Réalisation d’examens d’imagerie = maximum 12 gestes par souris, durée de 1h maximum minutes. Réalisation de procédures chirurgicales = maximum 1 procédure chirurgicale par souris, durée de 5 à 30 minutes. Mise à mort des souris : durée de quelques secondes à 7 minutes. Les souris ne recevront que du NaCl ou des capsules vides ; aucun composé de recherche / cellules / fragments de tumeurs ne seront utilisés.
Impact sur les animaux
Des nuisances peuvent être induites par l’administration de composés, les prélèvements sanguins, les procédures chirurgicales, les anesthésies prolongées (chirurgies, examens d’imagerie). Les nuisances / effets indésirables peuvent être augmentés dans le cadre de l’apprentissage de nouvelles procédures / de nouveaux gestes techniques par les collaborateurs. La douleur ressentie par les souris peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, des difficultés à se déplacer, une prostration, une modification des expressions faciales.
Devenir
Pour les deux procédures, selon les cas, les souris pourront ou non être euthanasiées à l’issue de la procédure. Les souris humanisées seront généralement euthanasiées passé 1 an d’âge (adaptable en fonction de l’état de santé des souris). Les souris non humanisées pourront être gardées plus longtemps, sous réserve que leur état de santé le permette. Par ailleurs, toute souris ayant atteint la limite de 6 suites de gestes / procédures sera euthanasiée. Des souris issues ayant reçues des gestes sans intervention chirurgicale, pourront être utilisées dans le cadre de la procédure avec intervention chirurgicale, à condition qu’elles aient pleinement recouvré leur état de santé et en respectant la limite du nombre de procédures / gestes autorisés pour chaque souris. Dans certains cas, les souris pourront être euthanasiées immédiatement après la procédure chirurgicale (procédure terminale sans réveil) ou dans les heures / jours suivants le réveil.
Remplacement
Ce projet a pour objectif de former le personnel aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris dans les procédures expérimentales conduites au sein de l’établissement. Pour répondre à cet objectif, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation de souris par des modèles ex vivo. Toutefois, avant l’application de procédures / gestes sur des animaux vivants, des enseignements théoriques pourront être dispensés et des sessions pratiques sur mannequins ou cadavres issus d’autres projets pourront être mises en œuvre.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans le cadre de ce projet sera réduit au minimum, tout en permettant de répondre aux besoins en matière de formation et en limitant le nombre de procédures / gestes subis par chaque souris à un degré éthiquement acceptable. La majorité des souris utilisées dans le cadre de ce projet seront réutilisées à partir d’autres projets, afin de réduire au maximum le nombre de souris acquises spécifiquement pour la formation du personnel. Le personnel doit être formé à son arrivé mais doit également s’entrainer durant l’année si besoin pour le maintien des acquis. Sur base de 20 personnes amenées à réaliser les gestes, cela représente 1000 souris par an et donc 4 souris par mois par technicien utilisée pour la formation. De plus, ce chiffre permet également de subvenir à la formation de nouvelle procédure mise en place nécessitant un entrainement préalable. Tous les gestes seront effectués dans un premier temps sur cadavre lorsque cela est possible. Compte-tenu de ces paramètres et du nombre d’animaux utilisés en formation les années précédentes, 5000 souris seront utilisées sur 5 ans.
Raffinement
À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. À leur entrée dans le projet, tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées préférentiellement par groupes sociaux stables composés de 5 individus, dans des cages ventilées. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux (notamment après des procédures chirurgicales). La cage contiendra a minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En outre, des enrichissements seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, hutte en carton ou en plastique, kraft et/ou boules de cotons.
Choix des espèces
L’espèce Souris est la seule espèce utilisée dans les procédures expérimentales appliquées par l’établissement. Afin de garantir la qualité de la formation du personnel de l’établissement et de répondre aux objectifs du présent projet, il est donc indispensable que celui-ci soit conduit avec l’espèce Souris. Les animaux pourront entrer dans le projet à partir de l’âge minimum de 3 semaines. Pour les souris humanisées, les animaux seront gardés dans le projet jusqu’à environ un an d’âge (adaptable selon l’état de santé des souris).
Formation à la protection des animaux de la FAUNE SAUVAGE NON-HEBERGEE terrestre (Mammifères, Oiseaux, Reptiles) utilisés à des fins scientifiques
- Formation professionnelle
Rats : 5
Autres rongeurs : 50
Autres mammifères : 60
Autres oiseaux : 120
Reptiles : 50
Cinq plumes arrachées sur le corps des petits oiseaux, une brûlure superficielle des écailles ventrales pour marquer les couleuvres, jusqu'à quarante-huit heures de détention pour les serpents: 290 individus, dont 120 oiseaux, 60 sangliers, 50 rongeurs sauvages et 50 reptiles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal capturé subit en moyenne six actes parmi capture, contention, prise de sang, anesthésie, écouvillonnage cloacal ou buccal et pose d'un dispositif de biotélémétrie. Ces actes alimentent des démonstrations pratiques pour la formation réglementaire de personnes qui travailleront sur la faune sauvage, sans produire de connaissances, le porteur retenant des espèces communes et abondantes connues pour ne pas entrer rapidement en stress pathologique et estimant le recours à des animaux vivants "inévitable". 286 individus sont relâchés sur leur lieu de capture ou réintégrés dans leur élevage, les quatre rongeurs d'origine captive étant tués puis donnés en nourriture aux serpents élevés sur le site, faute d'être repris par le fournisseur.
Objectifs
Tout personnel scientifique utilisant des animaux à des fins scientifiques doit avoir validé une formation spécifique à l’expérimentation animale, laquelle inclue obligatoirement un module complémentaire spécialisé sur un groupe d’espèces au plus proche de ses modèles d’étude. Le présent projet concerne les démonstrations pratiques d'un module complémentaire spécifique obligatoire de formation règlementaire à la protection des animaux de la faune sauvage non-hébergée utilisés à des fins scientifiques. La présente formation est la première et seule formation en France offrant des modèles d’étude adaptés aux personnes travaillant sur la FAUNE SAUVAGE NON-HEBERGEE. Une telle formation doit comporter des démonstrations pratiques pour transmettre les bonnes pratiques à acquérir, mais réduites au minimum nécessaire en termes de nombre d’individus et de degré de contrainte des procédures appliquées. La finalité de ce projet est donc la formation en vue de l’acquisition des compétences professionnelles requises réglementairement pour utiliser des animaux des fins scientifiques. Les objectifs des démonstrations pratiques sont de transmettre par l’exemple, les bonnes pratiques en termes de capture, contention, prélèvements biologiques, sédation/ anesthésie, suivi des signes du stress et d’évaluation du statut sanitaire. Au préalable, ces pratiques sont enseignées lors d’enseignements en salle lors du module de base (3 à 6 mois avant le module complémentaire), puis la veille de chaque démonstration pratique lors du module complémentaire. Les démonstrations sont réalisées par des expert-e-s des actes à pratiquer sur chacun des groupes d’espèces proposées. De l’ordre de 20 pour cent du temps des démonstrations pratiques correspond à des actes sur des animaux vivants (maximum de 2 par démo et par groupe d’espèces), le reste du temps étant dédié à des apprentissages à l’aide de diverses méthodes de remplacement (photos, vidéos, mannequins).
Bénéfices attendus
Le bénéfice est de promouvoir la préservation du bien-être des animaux sauvages utilisés dans des projets de recherche par la formation des concepteur-rice-s et applicateur-rice-s aux bonnes pratiques, adaptées à leurs modèles d’étude. Tant le bon sens que la réglementation imposent que les personnes soient formées aux actes à pratiquer. Cette acquisition de compétences se fait en 3 temps : conceptualiser (enseignements théoriques), assimiler (démonstrations pratiques), puis acquérir la maitrise technique des actes (tutorat). Le présent projet, par la démonstration pratique des actes les plus courants, promeut les bonnes pratiques en vigueur à ce jour, et ainsi assure un meilleur traitement des animaux par le raffinement des actes. Certaines recherches empiriques en écologie et biologie de la conservation animale imposent de capturer des animaux sauvages, les contenir temporairement captifs, et leur appliquer des actes techniques. Ce faisant, les animaux sont inévitablement en situation de stress. Tout l'enjeu de la protection des animaux sauvages utilisés à fins scientifiques est de savoir gérer simultanément ce stress et l’application des actes techniques. Ces deux compétences (suivi du stress et dextérité) ne peuvent pas être enseignées (i) sans pratique: le recours à des démonstrations sur des animaux vivants est inévitable, (ii) sur des animaux d'origine captive : ces derniers ne stressent pas comme les animaux sauvages car ils sont acclimatés (voir adaptés) à l'humain, avec un stress en réponse à la capture et la manipulation très atténué.
Procédures
Quel que soit le groupe d'espèces, les animaux utilisés sont exposés en moyenne à une combinaison de 6 actes (4 à 9 suivant les espèces et les démos), parmi : 1) stress léger pendant la capture, les contentions, et la détention (5 min à 48 heures suivant les espèces et les démonstrations pratiques) ; 2) douleur légère et transitoire lors d’un prélèvement sanguin (quelques minutes); 3) inconfort pendant l’induction et le réveil d’une courte anesthésie (5 min à 2h), l’équipement avec un dispositif électronique de biotélémétrie (15 à 45 min), et/ou l’écouvillonnage cloacal et/ou buccal. En sus, les nuisances spécifiques à des actes démontrés que sur certains groupes (si et uniquement si des apprenants le sollicitent) sont: sur sanglier, douleur légère à modérée et [transitoire] (quelques minutes) lors du marquage pour identification individuelle (boucle auriculaire et transpondeur, réduit par cryoanalgésie locale); pour les serpents, douleur ponctuelle légère sur quelques secondes à minutes lors du marquage pour identification individuelle (brûlure superficielle d’écailles ventrales), le stress de contention pendant une échographie (1 à 3 minutes) illustrant les possibilités d’exploration fonctionnelle (activité cardiaque, reproductrice, alimentaire), ponction veineuse intracardiaque ; sur les oiseaux, inconfort lors d’un prélèvement de liquide uropygien par palpation ou d’un écouvillonnage buccal ou du jabot chez les pigeons et l’arrachage de 5 plumes du corps (petites plumes). Ces actes peuvent être stressant ou douloureux mais très temporairement, ils n’induisent pas de détresse ou souffrance durable: ce sont les actes utilisés en routine pour étudier ces espèces dans la nature, sans indication d'impact durable. Chaque acte de prélèvements biologiques n’est pratiquée qu’une seule fois par individu au cours d’une session de formation (et deux sessions de formation par an, avec évitement de la réutilisation entre sessions).
Impact sur les animaux
Les actes induisant une légère douleur transitoire sont: les prélèvements sanguins (tous groupes d'espèces), l'écouvillonnage cloacal ou rectal (tous groupes d'espèces), l’implantation d'un nano-transpondeur sous-cutané (sangliers), marquage à l’aide de boucles auriculaires (rongeurs, sangliers), marquage par cautérisation superficielle d'écailles ventrales (couleuvres), l'injection d'anesthésique (intra-musculaire sur sanglier et tortues, intra-péritonéal sur rongeur), l'arrachage de plumes de corps (petits oiseaux). Les actes induisant un stress transitoire sont: la capture, la contention/détention/hébergement temporaire, la manipulation (tous groupes d'espèces), l'équipement avec un dispositif électronique biotélémétrique (sur collier pour rongeurs, sur harnais pour oiseaux, collé sur tortues). Les actes induisant un inconfort transitoire sont: l'anesthésie (tous groupes d'espèces), l'écouvillonnage buccal (tous groupes d'espèces sauf tortues), la pose d'une bague à la patte (oiseaux).
Devenir
Tous les animaux capturés à l'issue de la formation seront replacés = relâchés sur le lieu de capture ou réintégrés dans leur groupe d'élevage, car aucune des procédures prévues n’est susceptible d’induire une douleur prolongée. En cas de complications irréversibles (blessure, épuisement), le vétérinaire référent décidera du devenir de l’animal (soin ou euthanasie). Nous rappelons qu'aucune mise à mort ne sera réalisée à fins pédagogiques. Pour les animaux captifs utilisés, lorsque qu'il n'a pas été possible de capturer des individus sauvages, ils seront tous réintégrés dans l'élevage dont ils sont issus (à l'exception des rongeurs d'origine captive, le fournisseur ne les reprenant pas et l’Etablissement Utilisateur n’ayant pas d’animalerie rongueur pour les maintenir en élevage, ces rongeurs sont mis à mort puis donnés comme alimentation aux serpents élevés à fins scientifiques sur site).
Remplacement
Chaque année, nous accroissons les médias de remplacement à disposition des formateurs: recours à des cadavres (obtenus de manière opportuniste avec dérogations idoines; p. ex. mortalité routière, accident lors de projet nécessitant la capture, animaux euthanasiés en centre de sauvegarde de faune sauvage) ou achat de mannequins pour la démonstration d’actes potentiellement douloureux ou de mise à mort (mannequin de rat pour contention et ponction veineuse caudale ; mannequin de cerf et phoque pour (télé)anesthésie, prélèvement sanguin) ; constitution d’une banque d’’images et vidéos dédiées (collectées lors des démonstrations pratiques, ainsi que lors de leurs projets par les formateurs). Néanmoins, le but pédagogique de démonstration de l’intérêt de méthodes alternatives aux pratiques communes (Raffinement) nécessite le recours à quelques animaux vivants par session de la formation. Les démonstrations pratiques, dans des conditions réalistes, sur de très petits nombres d’animaux sauvages en nature, nous semblent donc indispensables pour atteindre cet objectif pédagogique.
Réduction
Le nombre d’individus utilisés a été réduit le plus possible : maximum N = 2 par démonstratin pratique et par groupe d’espèces (1 utilisé par le formateur pour démontrer les actes, 1 utilisé par un apprenant sous tutorat du formateur pour appréhension des actes) ; avec réutilisation des individus de la Démo2 dans la Démo3 dans la majorité des procédures. Ainsi, pour une session de formation sur un groupe d’espèces, maximum 6 individus sont utilisés (sauf pour les tortues : maximum 4, du fait de la disponibilité limitée en individus pour ce groupe d’espèces). Nous faisons deux sessions de formation par an: 6 groupes en Juin (2 x grands mammifères, petits mammifères, grands oiseaux, petits oiseaux et reptiles - serpents), 4 groupes en Septembre (petits mammifères, grands oiseaux, petits oiseaux, reptiles - tortues). Ce sont donc au total max. 58 individus qui sont utilisés par an, soit max. 290 individus sur la durée du projet (5 ans). Autres leviers de réduction: 1) la majorité des individus utilisés en Démo font simultanément partie de projets de recherche en cours sur site, et sont donc mutualisés entre projets (entre finalité scientifique et pédagogique ; cas des sangliers, oiseaux, serpents) ; 2) en cas d’absence de volontaire pour pratiquer ou de demande de la part des apprenants, le formateur peut décider de ne pas faire la 2ème démonstration prévue (ainsi, ~ 1 fois sur 2, dans les démos d’anesthésie, 1 seul individu est anesthésié au lieu de 2) ; 3) les manipulations sont filmées, réduisant ainsi la nécessité ultérieure de recourir à des démonstrations d’actes, et augmentant la diversité des situations auxquelles les apprenants sont exposés ; 4) l’offre de formation sur un groupe d’espèces donné et une session donnée n’est proposée que si il y a au moins 4 inscrits demandant à être formé sur ce groupe (et maximum 5 inscrits par groupe). Si la demande est inférieure, le groupe d’espèces concerné n’est pas proposé = il n’y a pas d’utilisation d’animaux pour ce groupe à cette session.
Raffinement
L’enjeu pédagogique majeur est la démonstration de pratiques de raffinement : évaluer et minimiser le stress des animaux sauvages pendant les contentions tout en démontrant le degré de dextérité requis pour une mise en œuvre sûre des actes. C’est la trame transversale à toutes les démonstrations pratiques. Les formateurs ont été choisis parmi les personnes les plus expérimentées en France pour chaque groupe d’espèces, offrant des démonstration sûres et rapides des actes techniques courants, ajustés en fonction de la condition de stress de l’animal manipulé. Les anesthésies ne sont pratiquées que par des vétérinaires, pratiquant sur faune sauvage (et formés à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques). Des équipements de capture et contention minimisant le stress ont été acquis (pièges pour petites mammifères, sabot de contention pour sanglier). L’hébergement temporaire (max. 48h pour les serpents, 1h à 27h pour les autres groupes) est accompagné de mesures de préservation des 5 libertés (calme auditif et olfactif, obstruction visuelle, abris et supports adaptés, alimentation et boisson ad libitum). Les animaux sauvages sont systématiquement relâchés sur leur lieu exact de capture. Les animaux captifs sont réintégrés dans leur lot d’origine. Chez les petits et grands mammifères, la douleur ponctuelle induite par le marquage d’identification (boucle auriculaire, transpondeur) est réduite par analgésie locale. Les surmulots sont sédatés pour réduire le stress lors de la contention. La démonstration de l’anesthésie par inhalation est privilégiée (plus rapide, moins risquée ; seule méthode sur oiseaux, petits mammifères et serpents). Pour les oiseaux, démonstration d’un point de ponction veineuse (veine cutanée jugulaire ou veine tibiale) avec moins de risque d’impact sur les performances de vol que le point usuel (veine brachiale ou ulnaire). Un dispositif d’imagerie par ultra-sons (doppler) a été acquis pour mieux localiser les points de ponction veineuse (reptiles). En cas d’animal risquant d’atteindre un état de stress pathologique (points limites et grille d’évaluation spécifiques à chaque groupe d’espèces), il est immédiatement mis au calme sous surveillance (quelques minutes à 1h), puis relâché au plus vite sur son lieu de capture. A défaut d’une récupération rapide, le responsable vétérinaire référent décide du traitement à apporter (idem en cas de blessure accidentelle ; 2 cas en 5 ans).
Choix des espèces
Les critères de choix des espèces sont: (1) espèces et individus d'origine sauvage, pour que les animaux présentent des comportements similaires aux espèces sur lesquelles les apprenants opèreront; (2) groupes taxonomiques d'animaux terrestres couramment utilisés en utilisation d'animaux de faune sauvage non-hébergée à des fins scientifiques et disponibles sur site de formation; (3) des espèces communes et abondantes, assurant une capture aisée en nombre suffisant dans les temps impartis, sans impact sur les populations et les espèces. (4) des espèces connues pour NE PAS entrer rapidement en phase de stress pathologique lors des manipulations (p. ex. sensibilité cardiaque, épuisement, apathie, hyper-activité). (5) en cas de défaut de capture le jour de la Démo, espèces disponibles en nombre suffisant dans les élevages de l'EU ou de son partenaire scientifique local, un parc zoologique à proximité. Les espèces pouvant être utilisées sont: Petits mammifères: Souris grise (Mus musculus), Rat noir (Rattus rattus), Rat surmulot (Rattus norvegicus), Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus), Campagnol roussâtre (Myodes glareolus), Campagnol des champs (Microtus arvalis) Grands mammifères: Sanglier (Sus scrofa) Grands oiseaux: Canard domestique (Anas platyrhynchos), Oie domestique (Anser anser domesticus) Petits oiseaux: Mésange charbonnière (Parus major), Mésange bleue (Cyanistes caeruleus), Moineau domestique (Passer domesticus), Merle noir (Turdus merula), Pigeon biset domestique (Columbia livia), Diamant mandarin (Taeniopygia guttata) Reptiles – Serpents: Couleuvre verte-et-jaune (Coluber viridiflavus), Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus), Couleuvre à collier (Natrix natrix) Reptiles – Tortues: Tortue d’Hermann (Testudo hermanni), Tortue grecque (Testudo graeca), Cistude d’Europe (Emys orbicularis), Emyde lépreuse (Mauremys leprosa) Stade: uniquement des animaux ayant atteint la taille adulte. Les individus juvéniles, n'ayant pas fini leur croissance, ne seront pas utilisés. Les femelles gravides/gestantes (dans la limite des capacité à détecter leur statut reproducteur) ne seront pas utilisées.
Mise au point de modeles et enseignement pratique de techniques de pointe en radiologie interventionnelle
- Formation professionnelle
80 cochons vont être utilisés, chacun anesthésié de quatre à huit heures pendant que des médecins s'exercent sur son corps. 55 ne seront jamais réveillés, les 25 autres sont opérés puis surveillés quinze jours, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avant une seconde anesthésie sans réveil. Un animal sert à former sept à huit professionnels, et le porteur affirme que les fantômes en silicone et les organes récupérés à l'abattoir couvrent les deux tiers de la formation, l'animal vivant restant "nécessaire" pour naviguer dans le système vasculaire sous guidage radiologique et faire pousser des néovaisseaux par inflammation tendineuse. Le bénéfice annoncé pour les patients est indirect et passe par l'entretien des compétences de radiologues déjà diplômés, quand la mise à mort des 80 cochons est décidée d'avance, les dommages infligés pendant les séances ne permettant pas d'envisager leur survie.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de proposer des programmes de formation continue pour les médecins spécialisés en radiologie interventionnelle (RI) dont la pratique évolue au regard des progrès et innovations technologiques. Cette spécialité de la radiologie associe une technique d’imagerie (rayons X, ultrason, IRM) à un geste invasif à visée diagnostique et/ou thérapeutique pour un large éventail de maladies. Les procédures mini-invasives, souvent moins lourdes que les chirurgies traditionnelles, sont effectuées sous anesthésie, sous guidage et contrôle par l’image pour accéder à une lésion à l’intérieur de l’organisme. La RI a fait son apparition au milieu des années 1960 pour le traitement de pathologies cardio-vasculaires. Cette technique s’est depuis considérablement développée et est aujourd’hui également utilisée dans d’autres domaines, tels que la neurologie et le traitement de cancers. Des études européennes montrent un taux d’augmentation des procédures interventionnelles de l’ordre de 10 à 20 % par an. L’enseignement de la RI est dispensé aux internes en radiologie selon un parcours modulaire, avec des options avancées pour les gestes les plus complexes. Une fois diplômés, les professionnels doivent maintenir leurs compétences et suivre les avancées technologiques (angiographie 3D, Cone Beam CT, imagerie de fusion…). Ce projet propose des programmes éducatifs pour aider les médecins radiologue à affiner leurs compétences pratiques en RI et en apprendre davantage sur les options thérapeutiques actuelles pour les cas courants et les cas techniquement difficiles.
Bénéfices attendus
La radiologie interventionnelle a révolutionné la pratique de la médecine moderne grâce à l'introduction, au développement et à la validation de thérapies peu invasives, dont beaucoup ont non seulement remplacé des procédures invasives, mais ont également offert de nouvelles solutions diagnostiques et thérapeutiques là où il n'en existait pas auparavant. Ce projet de formation bénéficiera indirectement aux patients en permettant aux médecins radiologues d’approfondir leurs connaissances et maitrise pratique dans le traitement d’un grand éventail de maladies : pathologies cardiovasculaires (anévrysmes, varices, hémorroïdes), neurologiques, orthopédiques (arthrose, tendinites), cancers (réduction de la taille des tumeurs en les « asséchant »), avec un focus sur les scénarios d’urgence (hémorragie suite à un accident, saignement tumoral, saignement post accouchement…).
Procédures
Chaque animal sera soumis à une anesthésie générale de 4 à 8 heures pendant laquelle des interventions chirurgicales mini-invasives guidées par l’imagerie (scanner, IRM) seront réalisées. Sur 5 ans, 55 animaux seront soumis à cette procédure sans réveil, 25 seront opérés et suivi pendant 15 jours avant une nouvelle anesthésie générale sans réveil
Impact sur les animaux
Les nuisances pour les animaux sans réveil sont liées à l’induction de l’anesthésie : stress à la contention, injection intramusculaire. Pour les animaux modèles de néovacularisation, le réveil de l’anesthésie peut s’accompagner de nausées, désorientation, hypothermie, irritation trachéale. L’intervention chirurgicale pour créer le modèle est mini invasive (injection percutanée échoguidée sous anesthésie générale), les effets indésirables consécutifs à l’inflammation articulaire sont la boiterie avec fièvre éventuelle.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés sans réveil de l’anesthésie générale car les dommages occasionnés au cours de la formation ne permettent pas d'envisager leur survie.
Remplacement
Les formations sont dispensées sur plusieurs jours avec des sessions théoriques et pratiques. Les sessions pratiques se déroulent sur modèles alternatifs et sur modèle animal. Tout est mis en œuvre avec l’organisateur du cours pour établir des modèles alternatifs pertinents et éviter/limiter l’usage d’animaux vivants. Seul un tiers de la formation est dispensée sur animal vivant, le reste des apprentissages se fait sur la base de cours théoriques, partage de cas cliniques (vidéos d’interventions chirurgicales) et démonstrations pratiques sur modèles ex vivo : Des fantômes en silicone, des simulateurs médicaux, des organes explantés seront utilisés. Aucun animal n’est sacrifié dans ce but, les organes sont récupérés de l’abattoir ou sur des animaux mis à mort à des fins scientifiques dans d’autres projets. L’animal vivant reste néanmoins nécessaire quand il s’agit d’utiliser le système vasculaire pour naviguer sous guidage radiologique et visualiser les cibles (angiographie) ou de générer des néovaisseaux en réaction à une inflammation tendineuse.
Réduction
Tous les moyens seront mis en œuvre pour réduire le nombre d’animaux, à savoir: recherche et développement de modèles alternatifs, réalisations de plusieurs procédures par animal sur un même temps opératoire, mutualisation des sujets entre stagiaires, collecte d’organes pour formation ex vivo. Pour favoriser un environnement d'apprentissage plus efficace, chaque cours est limité à 20-30 participants. Un animal permet de former en moyenne 7 à 8 professionnels à une grande variété de gestes spécifiques de la radiologie interventionnelle.
Raffinement
Toutes les interventions se font sous anesthésie générale avec traitement de la douleur. Les animaux sont euthanasiés en fin de session de cours, sans réveil de l’anesthésie. Avant la procédure, les animaux sont maintenus en groupe social dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. Ils reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins, de l’eau à volonté, des jouets et dispositifs favorisant leurs comportements naturels comme le fouissage et mâchouillement. Un temps d'habituation avec douche tiède, promenade et distribution de récompenses permet la familiarisation des animaux aux manipulations. Une équipe compétente composée de zootechniciens, vétérinaire et chirurgiens assure au quotidien l’entretien, la surveillance et les soins des animaux. La Structure en charge du bien-être animal accompagne la mise en œuvre des formations. Avec le vétérinaire désigné, elle conseille les responsables de cours dans l’amélioration de leurs pratiques en faveur du bien-être des animaux et de l’application des 3R. Les gestes médicaux pour la préparation des modèles et la supervisions des cours sont réalisés par des médecins experts (radiologues, chirurgiens). Les animaux modèles de néovascularisation seront étroitement surveillés à leur réveil et durant les jours suivant l’intervention. Une vidéosurveillance 24h/24 permet un suivi visuel des comportements en animalerie et une intervention rapide du vétérinaire en cas d’anomalie. Une grille d’évaluation de la douleur est établie avec la conduite à tenir en cas de complications. Des points limites sont définis pour arrêter la procédure en cas de souffrance.
Choix des espèces
Le porc est un modèle pertinent pour les études impliquant de la chirurgie en raison de sa grande taille et de ses similitudes anatomiques (volume des organes, diamètres des vaisseaux sanguins…) et physiologiques avec l'homme. Un jeune porc charcutier de 3 à 4 mois, qui pèse entre 30 et 50 Kg, permet de reproduire fidèlement les scénarios cliniques en radiologie interventionnelle avec des imageurs et instruments identiques à ceux utilisés pour les patients (IRM, scanner, CBCT, échographie).
Formation et maintien des compétences aux procédures et techniques d’administration et de prélèvement chez la souris
- Formation professionnelle
Pour entraîner techniciens, étudiants et chercheurs aux gestes de prélèvement et d'administration, 6 170 souris vont être utilisées sur cinq ans, 5 270 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 900 d'un niveau modéré. Toutes sont tuées une fois les trois gestes réglementaires atteints, le porteur estimant que leur hétérogénéité d'âge, de lignée et de sexe rend toute réutilisation impossible. Ces souris proviennent pour l'essentiel d'autres projets, et chacune subit prélèvements sanguins par différentes voies, gavages ou injections, avec une semaine de repos entre deux gestes. Le test de tolérance à l'insuline peut provoquer une hypoglycémie surveillée plusieurs heures, corrigée par une injection de glucose si la glycémie descend sous un seuil fixé.
Objectifs
La règlementation en vigueur concernant la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (Décret n° 2013-118 du 1er février 2013) et relative à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques (Arrêté du 1er février 2013), requiert que le personnel soit compétent. A ces fins, les techniciens de notre institut suivent les formations théoriques obligatoires. En complément de l’aspect théorique, nous devons assurer la compétence des nouveaux arrivants ainsi que le maintien des compétences du personnel avec une formation « pratique » d’administration et de prélèvements sanguins, techniques que nous maitrisons et pratiquons en routine dans nos animaleries. Cette formation continue permet ainsi aux techniciens, étudiants et chercheurs de mener les projets de l’institut dans les meilleures conditions pour les animaux. L’ensemble de nos projets se déroulant sur des animaux vivants, il est impossible de proposer ces formations autrement qu’en utilisant la souris pour modèle. Afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées, les animaux servant à cette formation proviendront seront des animaux de réforme. La règlementation imposant un maximum de 3 procédures par animal, le nombre d’animaux nécessaire pour une année de formation sera de 1234, donc sur l’ensemble du projet (5 ans) 6170 souris. Les procédures sont réalisées sous la supervision d’un tuteur, les animaux sont surveillés durant toute la durée de la formation. Toute procédure potentiellement stressante ou douloureuse sera réalisée sous anesthésie générale avec couverture analgésique afin de préserver au maximum le bien-être animal. Par ailleurs, les animaux seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bon été général.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mettre en place et maintenir les compétences du personnel réalisant les gestes techniques sur animaux, employés durant les protocoles expérimentaux dans notre établissement. Le bénéfice est lié à la parfaite réalisation de tous les projets réalisés sur notre plateforme afin de garantir un raffinement de nos procédure avec des gestes réalisés avec le minimum de stress pour l'animal et une réduction potentielle du nombre d'animaux utilisés dans les autres projets, en lien avec une plus faible variabilité dans les gestes.
Procédures
Les animaux seront soumis à un maximum de trois gestes : des prélevements sanguins réalisés par différentes voies, des gavages ou des injections seront pratiqués. Ces gestes durent quelques minutes et n'affectent pas le bien-être des animaux plus d'une heure. Certaines procédures peuvent durer plus longtemps, tels que le test de sensibilité qui peut affecter l'état des animaux durant plusieurs heures du fait d'une possible hypoglycémie.
Impact sur les animaux
Parmi les nuisances attendues, des contentions pour les prélevements sanguins ou les gavages seront pratiquées. Le test de sensibilité à l'insuline qui peut entraîner une hypoglycémie passagère, qui sera surveillée durant plusieurs heures afin de s'assurer que les animaux se portent bien suite à cette procédure. Pour réduire l'inconfort des animaux, ceux-ci auront une semaine de repos entre chacune des procédures et un maximum de trois procédures par animal sera pratiqué. Cela nous semble un bon compromis entre réduction et raffinement.
Devenir
Une fois que les animaux ont subi 3 gestes de formation, ils seront mis à mort. Les animaux utilisés sont d'âge, de lignée et de sexe différents. Cette hétérogénéité rend leur réutilisation impossible. En effet, ces animaux rendraient les potentiels groupes expérimentaux dans lesquels ils seraient ajoutés non homogènes. De plus, on ne peut écarter totalement l’hypothèse que les procédures déjà subies par ces animaux n'induiraient pas un biais pour un autre projet.
Remplacement
L’ensemble de nos projets se déroulant sur animaux vivants, il ne nous est pas possible de réaliser des formations apportant une compétence complète autrement que chez la souris. En effet, il existe des souris factices sur lesquelles on peut s’entrainer aux différents prélèvements et administrations. Parmi les gestes pouvant être pratiqués sur ces modèles: Manipulation et contention, les prélèvements sanguins, l'administration intraveineuse et l'administration orale. Néanmoins, ces modèles sont parfaits pour les personnes devant apprendre le geste dans les premières étapes, mais cela ne permet pas de finaliser la compétence sur animaux vivants qui est requise pour effectuer de manière efficace les expériences. L'absence de pelage, de tonus musculaire et de contraction sont en effet des élements facilitant l'apprentissage mais en décalage avec la réalité expérimentale. Pour les personnes n'ayant jamais manipulé d'animaux, c'est une première étape qui sera mise en place autant que possible pour éviter l'utilisation d'animaux pour apprendre la méthodologie de chaque geste avant une formation aboutie pour devenir compétent
Réduction
Nous avons établis les effectifs nécessaires pour la réalisation de ce projet, selon le nombre de personnels à former durant une année. Ainsi, cela inclut la formation des étudiants, des chercheurs qui arrivent dans notre animalerie, mais aussi le maintien des compétences pour le personnel. Les effectifs indiqués sont à considérer comme des maximum théoriques qui ne seront vraisemblablement jamais atteints. Nous souhaitons pouvoir assurer une formation efficace de toutes les personnes amenées à travailler sur des animaux, mais tous les efforts seront entrepris pour réduire autant que possible le nombre d'animaux employés. Dans le cadre de formation ou de maintien de compétences, aucun résultat scientifique n’est attendu ainsi aucune approche statistique n’est utilisée.
Raffinement
Tous les gestes techniques enseignés sont d’abord expliqués et font l’objet d’une démonstration par le tuteur/formateur. Le personnel réalise ensuite toujours ces formations sous la surveillance de ce tuteur qui est compétent et dont la présence permet de s’assurer du respect de l’animal et d’éviter au maximum toute souffrance ou stress. L’état général des animaux utilisés est toujours surveillé durant la réalisation du geste technique et dans les heures et/ou jours qui suivent. Les sites d’injections sont surveillés, si une inflammation ou des signes de douleur sont détectés, l’animal serait pris en charge. Les procédures les plus stressantes et susceptibles de provoquer une douleur sont faites sous anesthésie générale avec couverture analgésique adéquate, comme la prise de sang au sinus infra-orbitaire ou l’installation intra-nasale. Pour le gavage, si une détresse respiratoire (signe d’une fausse route) est observée au moment de la réalisation du geste, le tuteur prendra en charge immédiatement l’animal. Dans le cas du test de tolérance à l’insuline, si le taux de glycémie descend sous une certaine valeur, l’animal recevra immédiatement une injection de glucose et sera placé sur plaque chauffante.
Choix des espèces
Notre institut travaille actuellement quasi en exclusivité avec la souris pour ses projets. Il est donc logique que la formation du personnel se fasse sur la même espèce. Les animaux seront adultes car pour la majorité issus d’autres projets d’une part et d’autre part parce que les projets de notre institut se font sur adulte et le personnel doit donc se former à ce stade.
Formation des expérimentateurs titulaires, contractuels et des stagiaires en expérimentation animale sur les gestes techniques pratiqués chez la souris
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Ce projet ne produit aucune connaissance, il sert à ce que des stagiaires, des contractuels et des titulaires s'exercent aux gestes techniques sur 1000 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris peut recevoir jusqu'à trois actes. Prises de sang à la joue ou à la queue, injections sous la peau, dans la patte, le muscle, l'abdomen ou la veine, instillation nasale sous anesthésie, gavage, pose d'une puce sous-cutanée. Le porteur précise que le nombre de souris dépend de la dextérité de la personne formée, qu'il puise dans les animaux de réforme et de surplus de l'élevage, et que les souris sont tuées selon leur état général ou gardées pour une à deux répétitions à 48 heures d'intervalle. Il écrit que les méthodes non animales, vidéos ou mannequins, "ne sont pas pratiquées" et qu'il les envisagera plus tard "si cela est possible", la formation continue étant réclamée par la réglementation.
Objectifs
Les objectifs pédagogiques et scientifiques de cette formation sont doubles et répondent à la réglementation en expérimentation animale en vigueur et à la maîtrise et au maintien du savoir-faire des expérimentateurs : - former les expérimentateurs à la mise en œuvre d’expérimentation animale : procédures faiblement invasives (injections intrapéritonéale, intradermique et sous-cutanée), pose de puces télémétriques, gavage et prélèvements sanguins. Cette formation fait partie de la formation réglementaire à l’expérimentation animale, du maintien de compétences et du suivi des compétences (livret de compétence individuel). - former les expérimentateurs à la maîtrise de leurs procédures expérimentales, au respect du bien-être animal et à l’utilisation du modèle murin dans leurs projets de recherche. Ce projet est validé par la direction de l’unité sur fonds propres afin de répondre aux attentes réglementaires.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice de ce projet est la formation du personnel et maintien des compétences des agents permanents et des contractuels temporaires (Main d’œuvre occasionnelle (MOO), contrat à durée déterminée (CDD) et étudiants de tous niveaux).
Procédures
Prélèvement de sang à la veine submandibulaire sur animaux vigiles : 5 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Prélèvement de sang à la veine caudale latérale sur animaux vigiles : 5 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Administration par voie sous-cutanée, intrapodale, intradermique, intramusculaire et intrapéritonéale, intraveineuse sur animaux vigiles : 10 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Administration par voie intranasale sous anesthésie générale : 10 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Administration de liquide par gavage Pose d'une puce télémétrique sous-cutanée sur animaux vigiles : 3 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former.
Impact sur les animaux
Trois actes maximums, décrite dans la procédure, peuvent réaliser sur un même animal. Les principales nuisances attendues seront donc le stress de la contention, la formation d’hématome lié à la prise de sang et les fausses routes au cours d’un gavage. Les différents sites d'injection (Intrapéritonéal (IP), intramusculaire (IM) et sous-cutanée (SC)) peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection, et en cas d’échec à l’injection, un hématome pourrait survenir.
Devenir
Les animaux utilisés par les stagiaires ne peuvent pas être réintroduits dans l’élevage et ne peuvent pas être utilisés pour des expérimentations. Les souris sont donc mises à mort en fonction de leur état général et de la dextérité l’expérimentateur ou conserver pour une à deux répétitions des gestes à 48h d’intervalle avant euthanasie.
Remplacement
A la fin de leur stage ou de leur contrat de travail à durée déterminée, les expérimentateurs sont sensibilisés à l'utilisation d'animaux vivants et savent comment réaliser une expérimentation animale dans sa globalité chez la souris. Il est donc nécessaire que leur formation, pour qu'elle soit complète, comporte des manipulations. Il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode de remplacement pour étudier les agents infectieux permettant la formation appropriée de nos expérimentateurs. Les méthodes non animales ne sont pas pratiquées. Cependant, dans un futur, nous envisagerons, si cela est possible, d’utiliser ces méthodes.
Réduction
Utilisation des animaux de réforme et de surplus issus de l’élevage principalement et des 2 sexes, soit au total 1000 souris sur 5 ans (20 stagiaires par an pour 10 souris maximum, soit 200 souris par et dont sur 5 ans = 1000). Plusieurs actes pourront être effectués sur une même souris afin de réduire le nombre de souris utilisées Le nombre est à adapter en fonction du nombre d'essais pour les procédures à réaliser. Aucune analyse statistique ne sera réalisée. Les méthodes non animales ne sont pas pratiquées actuellement. Cependant, dans un futur, nous envisagerons, si cela est possible, de réaliser et d’utiliser ces méthodes (vidéos ou mannequins) afin de réduire l'utilisation de souris.
Raffinement
Avant le début de l’expérimentation, les personnes formées sont sensibilisées à la préhension/contention des souris, aux procédures à réaliser et au comportement à avoir afin de limiter le stress des animaux. Les souris sont acclimatées à leur nouvel environnement pendant une semaine avant la formation, et réparties en groupe de 3 animaux socialement harmonieux par cage et avec un environnement enrichi (type sopalin, tunnel (à ronger) ou igloo). Pour toutes les interventions nécessitant une anesthésie générale, les animaux sont maintenus sous tapis chauffant pour leur bien-être, afin de prévenir d’une chute de température corporelle lié à l’anesthésie. Les animaux sont placés dans leur cage les uns contre les autres avec les voies respiratoires dégagées pou favoriser également le réchauffement naturel entre eux. De l’enrichissement pour la nidation est également rajouté dans leur cage. Pas de point limite attendu car uniquement injection d’eau physiologique, donc en théorie pas de douleur attendue en dehors de celle potentielle à l’introduction d’une aiguille, mais tout de fois, si nous observons le moindre signe de mal être, au niveau facial, au niveau du poil (légèrement hirsute) ou au niveau de la posture (légèrement vouté), agressivité, l’animal sera automatiquement euthanasié par le formateur/tuteur.
Choix des espèces
L'unité doit s’assurer de la maitrise des gestes techniques mis en œuvre dans l’unité par l’ensemble du personnel y travaillants. Cette formation (tutorat) fait partie de la formation continue demandée par la réglementation sur l’expérimentation animale et du suivi des compétences de l’ensemble du personnel. L’objectif est de maîtriser certains gestes techniques sur le modèle murin afin de les mettre en œuvre dans des projets scientifiques. 1000 souris d'âges variables en fonction des demandes scientifiques : 20 stagiaires en moyenne par an et pour 10 souris maximum par stagiaire, soit 200 souris par an. La demande est prévue pour 5 ans et dont un total maximum de 1000 souris d'âges variables en fonction des demandes scientifiques.
Formation en expérimentation animale CONCEPTION ET RÉALISATION DES PROCÉDURES – Rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 50
Tués à la fin de la séance parce que l'établissement déclare ne pas pouvoir garder en vie des animaux de réforme, 50 souris et 50 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques impliquant un niveau de souffrance léger. Un animal par apprenant sert à enchaîner plusieurs gestes, prise de sang à la veine caudale et à la veine mandibulaire sans anesthésie, injections dans l'abdomen, sous la peau et dans la veine, gavage. Le porteur précise que ce sont les gestes qui comptent et non les doses, le liquide injecté étant du sérum physiologique. Il écrit n'avoir jamais observé de souffrance dans ces apprentissages, tout en prévoyant l'hématome, la fausse route du gavage, et la mise à mort de l'animal par le formateur dans ces situations.
Objectifs
Ce projet a été conçu dans le respect de la règle des 3 R. Nous avons Réduit l’utilisation des animaux au minimum (1 rat et souris par personne impliquée dans la formation). La formation s’inscrit également dans le cadre de Raffinement, car elle a pour objectif de former aux meilleurs gestes techniques d’administration et de prélèvement chez l’animal, et de mise à mort les mieux adaptées aux rongeurs. La formation conception et réalisation des procédures – Rongeurs mise en place ici, incluera aussi des cours et travaux dirigés sur les méthodes alternatives, d’anatomie virtuelle et de travaux pratiques d’initiation sur des maquettes d’animaux, ceci correspondant au Remplacement. Ce projet a pour but de former du personnel aux techniques proposées.
Bénéfices attendus
A l'issu de la formation les apprenants auront l'obtention de leur niveau de formation concepteur et ou maintien de compétences. La formation a pour objectif de former aux meilleurs gestes techniques d’administration et de prélèvement chez l’animal, et de mise a mort les mieux adaptées aux rongeurs.
Procédures
Sans anesthésie, seront effectués : 1) un prélèvement de sang au niveau de la veine caudale chez le rat et la souris, en 5 minutes, 2) un prélèvement de sang au niveau de la veine mandibulaire chez la souris, en 5 minutes. Les volumes de solution de NaCl injectés lors de ces travaux pratiques seront réduit au miminum(Intrapéritonéale, Sous Cutanée, gavage et Intraveineuse). Ici, c'est l'apprentissage des gestes techniques qui priment et non les doses administrées. L'ensemble dure 10 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuissances légères et effets indésirables possibles sont: - un stress qui peut être ressenti par la souris lors de la contention lié au fait d'une première expérience des étudiants sur souris vigile - un hématome lors de l'Intraveineuse , un mauvais passage lors du gavage . Le formateur d’euthanasiera l’animal lors de ces situations.
Devenir
Tous le animaux seront mis à mort .Notre établissement ne peut pas garder en vie les animaux de ce projet qui sont des animaux réformés.
Remplacement
La formation conception et réalisation des procédures – Rongeurs, mise en place ici, incluera aussi des cours et travaux dirigés sur les méthodes alternatives, d’anatomie virtuelle et de travaux pratiques d’initiation sur des mannequins d’animaux. Ceci correspond au concept de Remplacement. Ce projet a pour but de former du personnel aux techniques proposées. L’utilisation d’animaux reste donc indispensable.
Réduction
Nous avons Réduit l’utilisation des animaux au minimum (1 rat et 1 souris par apprenant). Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons des animaux de réforme issus des élevages internes (non utilisés). Si aucun animal de réforme n'est disponible, ils seront achetés chez un éleveur agrée. Par TP, un animal sera utilisé pour plusieurs gestes et il sera mis à mort à la fin de la séance.
Raffinement
La formation s’inscrit également dans le cadre du Raffinement, car elle a pour objectif de former aux meilleurs gestes techniques d’administration et de prélèvement chez l’animal, et de mise a mort les mieux adaptées aux rongeurs. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux harmonieux dans des cages avec enrichissement. Etant donné, que tous les gestes techniques ont été appris et répétés sur mannequins, nous estimons que le risque de nuisance est au plus bas. De plus, en ce qui concerne le gavage, il sera réalisé avec des sondes souples qui limitent la douleur. Par ailleurs, d’expériences, nous n’avons jamais observé de souffrance causée aux animaux dans ces apprentissages.
Choix des espèces
La FORMATION CONCEPTION, REALISATION DES PROCEDURES que nous proposont concernent l'utilisation des rongeurs (rats et souris) majoritairement utilisés dans les laboratoires de recherche. Notre agrément de formation concerne uniquement ces espèces. Nous demanderons des animaux réformés. Les animaux seront tous adultes pour faciliter l'apprentissage des gestes techniques.
Formation aux tests comportementaux généraux et modèles de douleur chez la souris
- Formation professionnelle
Nés avec un génotype non souhaité ou arrivés en fin d'une autre procédure, 1 600 souris vont servir à former des étudiants, des techniciens et des chercheurs. Toutes sont tuées à l'issue, dont 450 utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 1 100 un niveau léger et 50 sous anesthésie sans réveil. Chaque animal subit un à trois tests comportementaux parmi les vingt-cinq enseignés, et certaines cohortes une chirurgie d'induction de douleur neuropathique ou une incision de la patte, une injection sous-cutanée d'agent inflammatoire ou une injection intrathécale. Le porteur écrit que la douleur modérée qui suit ces chirurgies "ne peut être soulagée car c'est l'objet de l'étude", et juge l'animal vivant "indispensable" pour ressentir les différences anatomiques entre individus.
Objectifs
L’utilisation des animaux de laboratoire dans les procédures invasives est strictement encadrée par la loi. La bonne pratique d’expérimentation nécessite une bonne connaissance de la biologie des espèces utilisées et aussi la connaissance théorique et pratique des méthodes d’exploration sur le modèle animal. L’objectif de ce projet est de fournir des connaissances indispensables et d’enseigner les bonnes pratiques d’expérimentation animale. Ce projet à donc un objectif de formation, il s'agit de former des étudiants, des personnels techniques et des chercheurs à différents tests comportementaux ou différents modèles murins de douleur couramment utilisés en recherche préclinique sur la douleur chronique et ses conséquences anxio-dépressives, cognitives, motrices ainsi que sur le bien-être.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour bénéfice le maintien et l’amélioration continue du bien-être des animaux utilisés dans nos projets de recherche préclinique, grâce au maintien et au raffinement des compétences du personnel sur les tests comportementaux et gestes techniques chirurgicaux, chez la souris. L’apprentissage des compétences dans de telles conditions donne l’assurance de fournir des résultats fiables et dont la qualité et l’exactitude ne peuvent être remis en cause. L’entraînement permet d’acquérir une maîtrise des gestes permettant de réduire le temps d’anesthésie générale, ceci limite le stress chez l’animal.
Procédures
Les animaux sont soumis à des tests comportementaux (1 à 3 tests différents par animal) avec des délais entre les tests variant de 30 min à 48 heures (tests répartis sur 1 à 3 jours). Chaque test dure de 3 minutes à 1 heure. Certaines cohortes d’animaux subiront une chirurgie d’induction de douleur neuropathique (d'une durée de 10 min environ) ou post-chirurgicale (d'une durée de 10 min environ). Un protocole d’anesthésie s’applique dans ce cas. Certaines cohortes d’animaux subiront une injection sous-cutanée d’agent inflammatoire sous anesthésie gazeuse (d'une durée de 5 min environ). D’autres cohortes subiront une injection intrathécale d’agent anesthésiant sous anesthésie gazeuse (d'une durée de 5 min environ). Un lot d’animaux subira une surdose d’anesthésique afin de réaliser une perfusion intracardiaque (durée totale 10 min environ).
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des sessions de tests comportementaux qui durent entre 3 minutes et 1h maximum, avec au moins 1h minimum de repos entre chaque test ou session. Il n’y aura pas plus de 3 tests ou sessions consécutives. Lors de ces tests, les animaux sont soumis à des stress légers, à modérés pouvant induire des réactions d’évitement, de peur, voire d’aversion. Dans les tests nociceptifs, une stimulation nociceptive mécanique ou thermique sera induite provoquant une secousse ou un léchage de la patte. Pour les formations aux modèles de douleurs (réservées aux étudiants/personnels possédant une formation règlementaire de chirurgie sur rongeur), il y a chez les animaux une présence de douleur modérée qui ne peut être soulagée car c'est l'objet de l'étude. Suite à la chirurgie neuropathique ou incision de la patte, une difficulté dans les déplacements des animaux est attendue mais disparaît dans les 48-72h après la chirurgie. Les chirurgies neuropathiques ou incisionnelles vont induire une réponse inflammatoire classique et attendue qui permet la mise en place de ces modèles. Certains animaux vont subir des injections intrathécales lombaires.
Devenir
A l’issu de chaque procédure (pouvant contenir plusieurs tests comportementaux) les animaux seront mis à mort car ce sont des animaux non naïfs qui ne peuvent être réutilisés dans des projets ultérieurs ou bien ce sont des animaux déjà réutilisés.
Remplacement
Avant toute manipulation des animaux, les étudiants ou le personnel concerné procède à la lecture des procédures descriptives des techniques pour lesquelles il doit être formé, s’appuie sur les descriptions présentes dans la littérature scientifique et suit des démonstrations vidéos ou réalisées par le personnel compétent pour le geste technique en question. Les premières séances d’apprentissage et d’entraînement aux chirurgies d’induction de modèles de douleur sont réalisées sur animaux morts, au préalable du travail sur animaux vivants anesthésiés. Il existe peu de solution de remplacement permettant la formation et le maintien des compétences du personnel. L’utilisation de l’animal vivant est indispensable pour ressentir les différences anatomiques inter individu, la force et les réactions de celui-ci et la manipulation des êtres vivants demande de la maîtrise qui ne peut s’acquérir qu’en pratiquant avec l’animal vivant.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux nécessaire, le geste est d’abord expliqué à l’aide d’un schéma ou d’une vidéo et/ou réalisé sur animal mort. Pour la partie pratique nous n’utiliserons que des animaux qui ne peuvent pas être utilisés dans d’autres projets ou destinés à être mis à mort, par exemple parce qu’ils sont nés avec un génotype non souhaité ou car ils sont en fin de procédure expérimentale. Le nombre d’animaux inclus est fonction du nombre de compétences à acquérir et du nombre de personnes concernées. A ce jour, ce projet concerne 5 à 10 expérimentateurs par an et englobe 17 procédures avec au total 31 gestes techniques chez la souris dont les compétences sont à acquérir (25 tests comportementaux, 2 gestions d’injections spécifiques et 4 gestes chirurgicaux). 2 à 4 souris (selon les gestes techniques) sont nécessaires pour acquérir une compétence pour une personne. Au total 320 animaux seront nécessaires par an soit sur 5 ans 1600 animaux.
Raffinement
Nous incluons exclusivement des animaux en bon état général, hébergés dans des conditions respectant le bien-être animal, sous atmosphère contrôlée (température, hygrométrie, fond sonore…), avec l’enrichissement du milieu adéquat (fibre pour nidification, rouleau carton…) et en groupe sociaux harmonieux. Une phase d’acclimatation de deux semaines est appliquée avant toute manipulation des animaux. Pour les tests comportementaux, avant d’expérimenter sur des animaux vivants, le geste est expliqué par le formateur, puis l’apprenant observe des personnes expertes dans la réalisation de ces gestes. Ensuite tous les gestes seront réalisés par les étudiants ou le personnel concerné. De plus, les mêmes animaux vont pouvoir subir plusieurs tests successivement (3 au maximum); ceci est possible car les différentes procédures qui vont se succéder sur un même animal concernent la stimulation d'une partie différente du corps de l'animal (pattes ou queue) ou bien l'application d'une stimulation différente (thermique ou mécanique), et un délai de 30 minutes au minimum est appliqué entre chaque test comportementaux. Pour les chirurgies, dans un premier temps, les séances d’apprentissage à ce type d’acte sont réalisées sur animaux morts. Dans un second temps, ces actes sont réalisés sur des animaux anesthésiés. L’ensemble des gestes chirurgicaux sont réalisés en condition de stérilité afin d’éviter tout risque d’infection. Une fois anesthésiés, les animaux sont installés sur des couvertures chauffantes pour assurer le maintien de leur température corporelle. L’état clinique des animaux est évalué plusieurs fois par jour par les personnes impliquées dans ces formations. Des points limites sont établis permettant de limiter la souffrance de l’animal. L’atteinte des points limites conduit à la mise à mort des animaux concernés.
Choix des espèces
Les différents tests comportementaux et modèles de douleur qui font l'objet de cette formation ont principalement été caractérisés et validés chez la souris. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques matures, des animaux adultes seront utilisés (habituation des animaux aux locaux à 8 semaines lorsqu’ils sont jeunes adultes puis début des procédures à partir de 10 semaines).
Modèle expérimental de néovascularisation cornéenne chez le lapin et le rongeur.
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 1425
Lapins : 1425
Une lésion est provoquée sur un seul œil de chaque animal, puis des gouttes sont instillées jusqu'à six à huit fois par jour et des produits injectés dans l'œil une à deux fois par semaine sous microscope chirurgical. 1 425 souris, 1 425 rats et 1 425 lapins vont être utilisés, soit 4 275 individus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur annonce une gêne ou une douleur limitée à quelques heures après l'induction, tout en indiquant ailleurs que la lésion entraîne une altération partielle et permanente de la vision. Tous les animaux ayant suivi la procédure entière sont tués pour des analyses histologiques et des dosages.
Objectifs
La cornée, partie du globe oculaire située en avant de l'œil est un tissu transparent. Dans certaines pathologies, des vaisseaux sanguins envahissent de façon anormale l’intérieur de la cornée. Ce phénomène appelé « néovascularisation cornéenne », est un problème majeur de santé publique car la perte de la transparence de la cornée empêche une vision correcte et peut conduire à une cécité. Les origines de ce phénomène sont multiples : maladies héréditaires, séquelles d’un traumatisme ou d’une brûlure, complications d’infections virales ou bactériennes, complications de greffes de cornées, port prolongé de lentilles de contact. La majorité des traitements actuels ciblent la régression des vaisseaux par : - Application de produits anti-inflammatoires, - Coagulation des vaisseaux à l’aide d’un laser ophtalmique, - Transplantation de membrane amniotique. Ces traitements ne sont pas toujours efficaces et les effets secondaires fréquents ne sont pas à négliger : - Augmentation de la pression intra oculaire avec risque de glaucome, - Apparition de cataracte (opacification du cristallin, autre structure de l’oeil dont la transparence est capitale pour la vision). Les récents traitements visent les facteurs directement impliqués dans la formation de ces nouveaux vaisseaux au niveau moléculaire. L’objectif du projet est la mise en place au sein de l’établissement utilisateur de modèles expérimentaux de néovascularisation cornéenne chez le lapin et le rongeur afin de participer au développement de nouvelles thérapies pour cette pathologie. Le principe est d’induire sur un seul oeil, par différentes méthodes, la prolifération de vaisseaux suite à une lésion cornéenne.
Bénéfices attendus
Les pathologies de la cornée sont un réel handicap puisqu’elles peuvent conduire à la cécité. L’assemblage en couches cellulaires très organisées et dépourvues de vaisseaux, garantit la transparence du tissu essentielle à la vision. Ce « privilège » anti-angiogénique résulterait d’un équilibre entre production de facteurs anti-angiogéniques et répression de facteurs pro-angiogéniques. Lors d’une atteinte de la cornée, il y a une rupture dans cet équilibre, en faveur de la production de facteurs angiogéniques. Cette rupture entrainerait le développement de nouveaux vaisseaux à partir du limbe vers le centre de la cornée, le limbe étant la zone de transition entre la sclère opaque et la cornée transparente.
Procédures
La mise en place de la pathologie se fera uniquement sur un œil et par un acte unique le jour de l’induction. Les procédures correspondantes décrites en détails dans la partie 4 ne dureront pas plus de 10 minutes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives. Ces examens sont d’ailleurs réalisés chez l’homme en cabinet médical en ambulatoire sans anesthésie. Ces examens sont également régulièrement pratiqués sur l’animal en clinique vétérinaire dans le cadre des consultations. Pour notre projet, ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles (examens au biomicroscope) mais certains (examens OCT, HRT) qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère. Ces examens sont rapides et ne dureront pas plus de quelques minutes (2-3 minutes pour un examen au biomicroscope, lampe à fente et 5 minutes pour les examens types OCT ou HRT). Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), soit par voie sous cutanée, soit par voie intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces instillations ou injections nécessitent le maintien de l’animal afin de l’immobiliser. Ces procédures sont extrêmement rapides et ne prendront pas plus d’1 ou 2 minutes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois avec généralement une moyenne de 3 administrations et un maximum de 6 à 8 administrations par jour Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leurs fréquences sont plus limitées, une à deux fois par semaine. Ces procédures sont aussi un peu plus longues et nécessitent de placer l’animal sous un microscope chirurgical. Il faudra compter quelques minutes (en général 5 minutes par animal) pour réaliser de telles administrations. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, l’induction de la lésion cornéenne devrait entrainer une gêne ou une douleur pendant quelques heures après l’induction. Elle sera soulagée par l’administration d’un analgésique. Nous avons déjà expérimenté ces modèles dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux qui auront suivi la totalité de la procédure expérimentale seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse …) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. L'induction de la pathologie dans l'œil entraine une altération partielle et permanente de la vision, nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec enrichissement à ronger et un abri pour les rongeurs plateforme pour les lapins. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux. Ils observeront ensuite une période d’acclimatation de 3 jours minimum avant leur entrée dans les procédures expérimentales.
Fécondation in vitro chez la souris
- Enseignement supérieur
Une souris femelle par étudiant, deux mâles par groupe de seize : ce travail pratique d'enseignement supérieur consiste à tuer les animaux pour récupérer leurs gamètes et réaliser une fécondation in vitro observée au microscope. 270 souris vont être utilisées sur la durée du projet, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles, âgées de quatre semaines et non pubères, reçoivent deux injections hormonales à 48 heures d'intervalle pour déclencher une ovulation abondante. Le porteur écrit que ces injections se font sans protocole d'analgésie parce qu'il accroîtrait le stress de la contention, et justifie l'effectif par le faible taux de réussite des étudiants, quatre à six embryons obtenus sur soixante à quatre-vingts ovocytes.
Objectifs
Le but de ce TP est de réaliser et observer les étapes de fécondation in vitro chez la souris et d’évaluer l’impact du fond génétique sur le nombre d’ovocytes collectés et la qualité de la fécondation. Le TP comprendra une étape pratique (mise à mort des animaux, collecte des gamètes et fécondation in vitro) et une étape d’observation sous microscope. Pour l’étape pratique : 1 souris femelle par étudiant sera utilisée et 2 mâles seront utilisés pour l’ensemble du groupe de TP (soit 16 étudiants). Seul le prélèvement des gamètes mâles et femelles nécessite la manipulation d’animaux. C’est pourquoi les étapes du TP qui suivent la collecte des gamètes ne seront pas mentionnées. Ainsi, dans ce projet, seules seront mentionnés les procédures : i- d’hyperstimulation ovariennes (sur souris femelles) et, ii- de mise à mort des souris mâles et femelles pour la collecte des gamètes mâles et femelles. Aucune manipulation autre que les injections d’hormones et mise à mort ne sera réalisée sur les souris.
Bénéfices attendus
La fécondation in vitro chez la souris est une pratique courante de laboratoire. Pour cette raison, les étudiants doivent mettre en pratique cette technique pour être confronté aux problèmes et limites de celle-ci. De plus, les étapes qui caractérisent la fécondation et les premiers stades de développement embryonnaires sont très proches de ce qui est observé chez l’Homme. A ce titre, il apparaît important d’un point de vue pédagogique que l’étudiant puisse être confronté pratiquement à ce mécanisme cellulaire.
Procédures
Pour induire l'ovulation et permettre la collecte en nombre suffisant d'ovocytes, les souris femelles reçevront deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle. L'injection se fera par voie intra péritonéales et durera 10 secondes (préhension plus injection)
Impact sur les animaux
Aucune nuisance connue de l’injection des hormones, hormis le stress et la douleur Induite par la contention et l’injection. Toutefois, si des signes de douleurs précoces sont observés (prostration ou vocalises, absence de recherche de contact avec ces congénères…) et qui pourrait être lié à une injection ectopique, l’animal sera immédiatement euthanasié.
Devenir
La découverte des appareils reproducteurs mâles et femelles chez la souris ainsi que la collecte des gamètes mâles et femelles nécessite la mort de l'animal.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives ne nécessitant pas l’animal pour réaliser une fécondation in vitro chez les Mammifères. Le choix du modèle murin s’impose pour deux raisons: c’est le modèle le plus proche et accessible pour reproduire une fécondation in vitro proche de l’Humain en terme biologique et, d’autre part, il permet de confronter des étudiants se spécialisant en Reproduction Mammalienne de pouvoir réaliser des prélèvements des gamètes mâles et femelles in vivo.
Réduction
Pour un groupe de TP (16 étudiants), nous envisageons 16 femelles et 2 mâles. Trois groupes de TP sont prévus, correspondant à 48 femelles et 6 mâles au total par an soit 270 animaux au total sur l’ensemble du projet. - Le nombre de souris femelles est justifié par le nombre d’ovocytes collectés/femelles qui doit être suffisant pour obtenir des embryons aux premiers stades de clivage embryonnaire (ie stade 2 cellules). Sur 60-80 ovocytes collectés à partir de 8 femelles seuls 4 ou 6 atteindront le stade 2 cellules (faible taux de réussite lié au manque d’expérimentation des étudiants). Cette faible réponse devra être observée et expliquée par l’étudiant et des tests statistiques devront être réalisés pour évaluer les différences entre fonds génétiques. - Le nombre de souris mâles est justifié pour des raisons pratiques afin de collecter les spermatozoïdes de meilleure qualité en fonction du timing de collecte des ovocytes. Nous avons choisi un fond génétique de souris non consanguine pour augmenter le nombre de spermatozoïdes prélevés (10 millions de spermatozoïdes par souris en moyenne en condition TP, 200 000 spermatozoïdes sont utilisés par étudiant).
Raffinement
Les injections à 48 heures d’intervalle d’HCG et de PMSG peuvent conduire à un stress lié à la préhension et la contention de l’animal plus qu’à la douleur induite par l’injection. Pour ces raisons, les injections intra-péritonéales doivent être réalisées par une personne expérimentée, limitant le temps de préhension sans protocole d'analgésie/antalgie pré et post injection pouvant accroitre le stress de l'animal. Afin de limiter le stress, les animaux sont stabulés en présence d'enrichissements dans la cage (tunnel et coton). D’autre part l’animal sera surveillé par l'expérimentateur pour identifier les point-limites quotidiennement pendant 5 minutes pendant la toute durée de l'experimentation (3 jours). Cette surveillance ce fera spécifiquement dans les 5 minutes après injections les jours d'injections (Jour 0 et jour 2). Les point-limites seront identifiés par observation de l'animal et si un de ces point est caractérisé, l’animal sera euthanasié par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Les souris sont utilisées car la technique de fécondation in vitro chez la souris est bien décrite et proche de l’Homme Souris femelles de 4 semaines. Cet âge est choisi car ce sont des souris prébubères (non reproductives) dont le stock d'ovocytes est maximal et où les follicules sont sensibles aux gonadotropines. Souris mâles de 10 semaines. Cet âge est choisi pour récupérer un nombre et une qualité maximale de spermatozoïdes.
Travaux pratiques pour des sessions de formations règlementaires pour l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques (modèle rongeur).
- Formation professionnelle
Rats : 1470
Issus pour partie d'animaux de réforme de l'établissement, 1 550 souris et 1 470 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation réglementaire, tous tués à l'issue, 2 100 opérés sous anesthésie sans réveil et 920 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal peut être contenu cinq fois dix minutes, recevoir cinq injections et subir deux prélèvements, puis une anesthésie de trente minutes à trois heures et une craniotomie, une laparotomie ou une cathétérisation. Ces séances servent à délivrer l'attestation de compétence exigée par la directive 2010/63/UE, avec un animal pour la démonstration de l'intervenant et un animal par binôme ou trinôme de stagiaires. Le porteur indique recourir à des rats inertes de type Koken, à un tapis de peau artificielle et à une vidéo pour certaines démonstrations, avant que les stagiaires ne passent aux animaux vivants.
Objectifs
Cette série de travaux pratiques a vocation d’enseigner les bonnes pratiques en expérimentation animale sur modèle rongeur (contention, préhension, prélèvement, analgésie, soins …) dans le but de minimiser les contraintes exercées aux animaux. Cet enseignement est dispensé pour des formations spécifiques destinées aux personnes concevant et réalisant des procédures expérimentales sur modèle rongeur mais également aux personnels appliquant des procédures chirurgicales. Il prend place dans la règlementation (Directive 2010/63/UE Article 23 relatif à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques) qui définit l’adéquation des compétences du personnel par rapport à la fonction exercée et délivre une attestation valable pour le suivi des compétences.
Bénéfices attendus
Le but de ces formations est d'acquérir une qualification rendue obligatoire par la règlementation européenne dans l'exercice de ses fonctions. Ces formations permettent aux stagiaires d’acquérir, au travers de sessions de TP sur modèles inertes et modèles animaux, les bonnes pratiques en chirurgie expérimentales chez le rongeur de laboratoire (notamment : maintien d’une asepsie, mise en place et monitoring d’une anesthésie générale, gestion de la douleur et des soins pré, per et post opératoire...), et ce, dans diverses approches chirurgicales (laparotomie, craniotomie...) Toutes ces formations sont agréées par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Procédures
Contention des animaux (rat et souris) : 5 fois par animal, pendant 10 minutes. Injection/administration : 5 fois par animal, environ 5 minutes Prélèvement : 2 fois par animal pour les souris, environ 10 minutes. Anesthésies (30 minutes à 3 heures). Interventions chirurgicales (craniotomie, laparotomie, cathétérisation) (30 minutes à 3 heures).
Impact sur les animaux
Le nombre d’étudiants peut entraîner un stress pour les animaux vigiles. De la même manière l’apprentissage de la contention et de la manipulation des animaux vigiles peut générer un stress pour les animaux tout comme les prélèvements et injections intrapéritonéales et intraveineuses. Les animaux subiront une anesthésie et des interventions chirurgicales (craniotomie, laparotomie) et lors des procédures chirurgicales vasculaires, nous ne pouvons exclure un risque hémorragique.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures. Les animaux utilisés dans les procédures seront euthanasiés avant le réveil afin d’éviter toute douleur post-opératoire. Ils ne seront pas ré-utilisés pour éviter un effet cumulatif.
Remplacement
Cette série de travaux pratiques répond aux exigences des programmes de formations règlementaires (Concepteur/Opérateur et Chirurgie). Pour faciliter l'approche de certaines techniques de contention et voies d'administration, les modèles d'animaux inertes (rats Koken) seront utilisés. Les étudiants ne seront confrontés qu’ensuite aux animaux vivants. Avant le TP de télémétrie, une vidéo est présentée aux étudiants pour rappeler les bonnes pratiques et les étapes critiques, en insistant sur l’asepsie, la qualité de l’anesthésie, et la gestion de la douleur. Une approche similaire est en cours de mise en place pour les autres TP de chirurgie. Pour les techniques de suture, nous utilisons un tapis de peau artificielle.
Réduction
Le nombre de rongeurs utilisés est calculé à ce que nous estimons être le strict nécessaire pour un bon apprentissage : 1 animal pour l’intervenant à chaque TP pour la démonstration de l’intervention ainsi qu’1 animal par binôme/trinôme de stagiaires pour l’apprentissage. Nous privilégions systématiquement l’utilisation d’animaux de réforme issus de notre établissement utilisateur. Le recours à l'utilisation d'un support vidéo pour la partie démonstration de certains TP de chirurgie, en lieu et place d'un animal, sera un moyen de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Afin de minimiser l’angoisse de certains animaux due au contexte d’une activité de formation (nombreuses personnes présentes), ceux-ci sont familiarisés à la manipulation par un technicien avant le déroulement de la procédure. Ils sont isolés dans une pièce annexe et sont amenés dans la salle d'expérimentation au fur et à mesure des besoins. Afin de réduire la douleur lors des actes chirurgicaux, des injections de solution d'anesthésique local sont réalisées systématiquement sur les trajets des incisions 5 minutes avant ouverture de la peau. Les rats et les souris seront anesthésiés en veillant bien à ce que le niveau d’anesthésie obtenu corresponde bien à une anesthésie chirurgicale, et que tous les réflexes (retrait membres, retrait queue..) soient effectivement abolis. Une analgésie sera mise en place 30 minutes avant chaque induction d’anesthésie. Le maintien de la température sera garanti par l’utilisation de couvertures chauffantes thermostatées. Pour les souris, la manipulation et la contention se fait en évitant la prise par la queue, et en privilégiant la prise par la paume de la main ou l’utilisation de tunnels de contention. Pour les rats utilisés dans le TP "contentions et administrations", pour limiter le stress associé à des manipulations multiples, une sédation légère sera réalisée.
Choix des espèces
Les animaux utilisés sont des rongeurs (rats et souris) et répondent à la catégorie d’animaux des formations règlementaires agréées. Les animaux utilisés dans le cadre de ces TP sont des animaux adultes car ce sont majoritairement des animaux adultes qui sont impliqués dans les procédures expérimentales que réaliseront les stagiaires dans leurs laboratoires.
Dégénérescence des photorécepteurs rétiniens
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 1500
Lapins : 1950
Injections dans le vitré, implants cousus dans la conjonctive, la sclère ou la cornée, collyres administrés jusqu'à huit fois par jour : 1 500 souris, 1 500 rats et 1 950 lapins vont être utilisés pour provoquer chimiquement une dégénérescence de la rétine, puis tester des substances censées la freiner. 4 500 relèvent d'un niveau de souffrance léger, 450 d'un niveau modéré, et le porteur reconnaît que l'œil injecté subira une altération permanente de la vision. Il affirme par ailleurs que les maladies neurodégénératives ne sont pas douloureuses chez l'humain et transpose ce constat aux autres animaux. Tous seront tués pour analyse des tissus et dosage des produits, le projet servant aussi à la formation professionnelle et à des tests réglementaires d'efficacité.
Objectifs
La rétine est un tissu hautement spécialisé qui tapisse le fond de l'œil. Elle est composée de différents types cellulaires, elle repose sur l'épithélium pigmentaire rétinien (RPE) qui assure la survie et le bon fonctionnement des photorécepteurs: les cellules qui reçoivent le signal lumineux et le transforment en influx nerveux. Le signal est transmis et modulé par les autres cellules de la rétine, les cellules horizontales, bipolaires, amacrines et les cellules gliales, jusqu'aux cellules ganglionnaires dont les axones forment le nerf optique. Le nerf optique conduit le signal jusqu'au cerveau qui construit les images. Les maladies dégénératives de la rétine affectent un ou plusieurs types cellulaires. Ces maladies sont variées, liées au vieillissement comme la DMLA, héréditaires comme les rétinites pigmentaires, associées aux complications du diabète, ou encore à des traumatismes (décollement de rétine), elles entrainent soit directement l'atteinte des photorécepteurs, soit d'abord la détérioration de la RPE puis des lésions de photorécepteurs consécutives, il en résulte une baisse voire une perte de la vision pour l'œil atteint. Des auteurs ont utilisé les propriétés toxiques de certaines molécules envers des types cellulaires de la rétine afin de créer des modèles expérimentaux de dégénérescence rétinienne. Ces modèles expérimentaux permettent d'étudier les mécanismes des maladies mais aussi de tester des traitements potentiellement neuroprotecteurs. Le but de ce projet est de mettre place, en se basant sur les données bibliographiques, des modèles expérimentaux de dégénérescence rétinienne chez la souris, le rat et le lapin afin de tester l'efficacité de substances neuroprotectrices.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de participer à la recherche de nouveaux traitements neuroprotecteurs de la rétine.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intrapéritonéale, intraveineuse ou intra vitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope, electrorétinogramme), réalisées chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes et se produit une fois par semaine. Les administrations de produits se feront soit par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale. Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les gouttes oculaires peuvent être administrées plusieurs fois par jour (dans la majorité des cas 6 à 8 administrations maximum par jour). Les administrations de produit par injection au niveau de l'œil se feront sous anesthésie locale et générale si besoin, leur fréquence est limitée, une à deux fois par semaine. Les administrations de produit par pose d’implant nécessitent une anesthésie et éventuellement des points de sutures au niveau des conjonctives, de la sclère ou de la cornée. Cet acte chirurgical dure cinq minutes tout au plus et sera réalisé généralement une seule fois, puisque l’implant à vocation à délivrer son contenu sur une longue période. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif du traitement administré ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements se feront sur animal vigile et le temps nécessaire aux prélèvements ne dépassera pas les 5 minutes par animal.
Impact sur les animaux
Les maladies neurodégénératives ne sont pas douloureuses chez l'homme, et par transposition chez l’animal. Outre les nuisances dues aux manipulations de l'animal pour les observations, le stress dû aux contentions manuelles de l'animal pour les administrations de produits, les instillations ou la douleur éventuelle de la piqûre lors des injections de produits ou d'anesthésiant, la pathologie devrait entrainer une altération permanente de la vision sur l'oeil ayant reçu l'injection. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une douleur légère et de courte durée notamment lors de l’anesthésie. Au cours de l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue. Elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant, de lampe chauffante ou d’armoire de réveil chauffée en fonction des espèces.
Devenir
Le animaux seront mis à mort pour des analyse de tissus ou dosages de produits.
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse ...) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.
Réduction
Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples; chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. La possibilité d'induire les deux yeux sera étudiée pour limiter le nombre d'animaux en étude si cela est compatible avec le mode de traitement. L'induction de la pathologie dans l'œil entraine une altération partielle et permanente de la vision, nous avons déjà expérimenté ce modèle dans notre laboratoire, il n'a pas été observé d'altération de comportement des animaux envers leurs congénères ou concernant la prise alimentaire. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés par deux au minimum en première intention, avec différents enrichissements adaptés à l'espèce. Les examens choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont non invasifs et semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet d'ophtalmologie ou chez l’animal en clinique vétérinaire. Afin de réduire le stress de l'animal lors d'examens nécessitant l'immobilisation de l'animal, une administration d'anesthésique sera réalisée. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Le choix de l’espèce se fera en fonction de la quantité et des caractéristiques des produits à administrer. Les animaux sont de jeunes adultes, les lapins inclus auront minimum 8 à 12 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux