Enseignement supérieur

212 contenus, page 6 sur 18

Diplôme Universitaire de microchirurgie

(NTS-FR-489527v1 – 18/04/2025)
  • Enseignement supérieur
Rats : 960
Souffrances
▲ 960
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

Jusqu'à cinq artères, deux veines et deux nerfs suturés sur un même animal : 960 rats vont être opérés sous anesthésie pendant trois heures au maximum, puis tués avant tout réveil. Les nuisances annoncées comprennent des thromboses, des lésions accidentelles de tissus et une mort par hémorragie, plus fréquentes sur les premiers rats confiés à un étudiant qui débute. Chaque étudiant dispose de seize rats. Ces sutures servent à valider un diplôme universitaire de microchirurgie, dont le porteur décrit la formation pratique comme "primordiale".

Objectifs

La microchirurgie est une discipline chirurgicale qui permet de réparer les petits vaisseaux ou les nerfs des doigts, de la main ou du poignet. Ces techniques permettent, en urgence, de réimplanter les doigts, de suturer les nerfs ou les artères lésés à la main ou au poignet ou de réaliser des reconstructions complexes de la main (lambeaux de couvertures, greffe d’orteil pour reconstruire le pouce par exemple). Ces sutures des vaisseaux et des nerfs doivent être réalisées par un chirurgien spécialisé. Ces gestes doivent être parfaitement maitrisés car ils sont réalisés en urgence et le temps est un facteur primordial pour la survie du membre traumatisé et pour le bon rétablissement du patient. Cette compétence s’acquiert par un Diplôme Universitaire de microchirurgie dans le cadre de la formation initiale du chirurgien de la main, ainsi que par une pratique de la microchirurgie au quotidien. Les éléments à réparer sont extrêmement fins, et nécessitent une grande habileté micro chirurgicale. Le diamètre des artères digitales est de l’ordre du millimètre. Le chirurgien utilise une loupe binoculaire qui va grossir la zone à réparer. Par une chirurgie minutieuse, il va isoler une artère collatérale de doigt, un nerf collatéral de doigt ou une micro veine. Il va relier les éléments sectionnés sur un clamp microchirurgical, puis va suturer bout-à-bout le nerf, l’artère ou la veine afin de rétablir la continuité de ces éléments. Dans le cadre de ce DU, la formation pratique est primordiale. Les entrainements se font d’abord sur un support d’entrainement à l’anastomose pour apprendre à faire les sutures sous la binoculaire, une fois cette étape validée, les étudiants se forment sur des rats de laboratoire car les vaisseaux et les nerfs du rat ont une dimension proche de ceux des doigts humains. La suture du vaisseau est validé grâce à un teste d'étanchéité appelé test de Patency qui permet de voir si le sang passe et donc si l'anastomose est réussie. Il n’est donc pas nécessaire de garder le rat en vie, le rat est mis à mort avant son réveil. Il s’agit d’une procédure réalisée sous anesthésie générale avec emploi d’analgésique où les étudiants sont encadrés par du personnel compétent en expérimentation animale. Le DU est validé avec un examen pratique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet est la formation de chirurgiens compétents en micro-chirurgie qui vont ensuite réaliser ces gestes sur l'Homme, souvent dans des situations d'urgences où les techniques doivent être parfaitement maitrisées.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule chirurgie sous anesthésie générale d'une durée de 3h00 maximum.

Impact sur les animaux

Puisqu'il s'agit d'apprentissage il peut y avoir des effets indésirables sur les rats. Les nuisances possibles sont : le stress généré lors de l'anesthésie (contention, injection), des thromboses sur les vaisseaux, une mort accidentelle par hémorragie, des tissus lésés accidentellement pouvant provoquer de l'inconfort ou un peu de douleur notamment sur les premiers rats lorsque l'étudiants n'est pas encore très habitué ou un problème avec l'anesthésie.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin de la chirurgie avant leur réveil car il n'est pas nécessaire de garder les animaux vivants pour vérifier l'efficacité des sutures, un test d'étanchéité est réalisé directement sur les vaisseaux suffit. Le fait de garder les animaux après la chirurgie pourrait provoquer plus de gêne et d'éventuelles douleurs post-opératoires non-anticipables avant le réveil, n'aurait aucun bénéfice et serait contraire au bien-être animal.

Remplacement

L'apprentissage des sutures sur les vaisseaux ne peut se faire que sur un être vivant avec un circulation sanguine afin de valider l'efficacité de la suture.

Réduction

Avant de passer sur le rat les étudiants s'entrainent sur un support en silicone afin de maitriser la manipulation des instruments et du fil avant de commencer à travailler sur le rat. Le support ne permet pas le remplacement total de l'animal mais permet d'en réduire le nombre. Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, jusqu'à 5 artères (2 carotides, 2 fémorales, 1 caudale), 2 veines (fémorales) et 2 nerfs (sciatiques) pourront être suturés par rat. De plus le nombre de rats est limité par étudiants, chacun a droit à un maximum de 16 rats.

Raffinement

Les rats sont hébergés par 2 avec des enrichissements (bout de bois, tunnel...), la nourriture et l’eau de boisson sont fournies à volonté. Les animaux ont au minimum une semaine d’acclimatation avant le jour de la chirurgie. Les animaux sont sous anesthésie générale avec analgésie et anesthésiant local (pour le nerf) pour qu'ils ne ressent aucune douleur pendant l'opération.

Choix des espèces

Le rat adulte (500-600g) est utilisé car la taille des vaisseaux et des nerfs les plus gros chez le rat est proche de la taille des vaisseaux et nerfs des doigts humains.

  • Enseignement supérieur
Rats : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 320

Faire manipuler un animal vivant à des étudiants de troisième année de licence : c'est la raison d'être de ce projet, qui utilise 320 rats mâles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque rat reçoit une injection d'hormone 48 heures avant la séance, subit une chirurgie de trente minutes avec pose d'un cathéter dans la carotide, puis quatre prélèvements sanguins espacés de quinze minutes. Le porteur signale que la pose du cathéter peut entraîner une insuffisance respiratoire, traitée le cas échéant par une trachéotomie réalisée par les enseignants, et que le volume de sang prélevé interdit de garder les rats en vie. La démonstration attendue, l'effet stimulant d'une hormone sur la production de testostérone, est établie de longue date, et l'effectif suit une règle d'organisation, un rat pour deux étudiants.

Objectifs

Le but de ce TP est l’occasion pour des étudiants en L3, engagés dans un cursus où la physiologie animale tient une part importante, de réaliser des expérimentations sur un animal vivant. Ceci est un point fort dans le cursus des étudiants en licence SDV spécialité physiologie animal. Ce TP permet également de mettre en évidence le rôle joué par l’hypophyse via l’hormone gonadotrope LH, sur la sécrétion de testostérone par le testicule adulte chez le rat et également d’illustrer le phénomène de désensibilisation. Ainsi pour de nombreuses hormones polypeptidiques, après une forte stimulation hormonale, l'organe cible devient incapable de répondre à une deuxième stimulation. Dans le cadre du TP, nous utilisons de l'hCG (gonadotrophine chorionique humaine) en remplacement de la LH (hormone lutéinisante) pour mimer cette désensibilisation. L’hCG (human chorionic Gonadotropin) est une hormone analogue de la Luteinizing Hormone (LH) capable comme la LH de stimuler spécifiquement la stéroidogénèse testiculaire. Le coût d’achat de l’hCG étant inférieur à celui de la LH recombinante, nous privilégions son utilisation lors des TP

Bénéfices attendus

Grâce à ce TP, le étudiants pourront apprécier l’effet stimulateur de la LH (hormone lutéinisante) sur la production de testostérone et mettront en évidence la notion de régulation endocrine (régulation hormonale via la circulation sanguine). Ils verront que cette réponse est rapide (quelques minutes). Pour le lot d'animaux désensibilisés, ils constateront que le testicule n’est plus capable de répondre à une deuxième stimulation ce qui illustre l’effet inhibiteur d’un stimulant sur sa propre cellule cible.

Procédures

Injection 48h avant le TP : 1 min. Procédure chirurgicale: 30 minutes. Prélèvements sang : 4 prélèvements de 5 secondes chacun espacés de 15 minutes.

Impact sur les animaux

Le jour du TP, la pose d'un cathétèr dans la carotide peut entrainer une insuffisance respiratoire. Lors du TP, 2 enseignants ayant validé la formation chirurgie sont présents. Si l'animal est en insuffisance respiratoire une trachéotomie est éffectuée par ces enseignants. L’injection d’hCG est sans incidence sur l’état général des animaux. Cependant, l'état des animaux est surveillé jusqu’au jour du TP. Les injections 48h avant le TP peuvent conduire à un stress lié à la préhension et la contention de l’animal plus qu’à la douleur induire par l’injection. Pour ces raisons, les injections sont réalisées par une personne expérimentée, limitant le temps de préhension. les animaux sont de plus manipulé quotidiennement pendant 1 semaine avant l'injection. D’autre part, dans de cas très rares pouvant conduire à la mort de l’animal (problème du site d’injection), l’animal peux montrer des signes de douleurs (prostation inhabituelle et emissions de vocalises).

Devenir

Les animaux sont euthanasiés car volume sanguin prélevé étant trop important pour pouvoir les garder en vie.

Remplacement

Le but de ce TP étant de faire découvrir des pratiques de chirurgie à des étudiants , il est impossible de remplacer les animaux par des systèmes ex vivo, in vitro. L'utilisation des animaux dans ce projet est justifiée par l'absence d'alternatives non animales capables de reproduire l'ensemble des phénomènes biologiques complexes observés lors de la stimulation répétée avec de l'hCG, ainsi que par la nécessité d'enseigner des gestes chirurgicaux pratiques aux étudiants. Les modèles in vitro et in silico ne peuvent pas remplacer un organisme vivant pour cette étude, car ils ne reproduisent pas les interactions physiologiques et systémiques nécessaires pour comprendre les mécanismes d'action de l'hCG et la réponse des cellules de Leydig

Réduction

Nombre d'animaux: Afin de pouvoir répondre à la question scientifique posée, 4 combinaisons d'injection sont réalisées et comparées nombre animaux (320 rats sur 5 ans). Afin de permettre une conclusion générale avec un nombre d’animaux suffisant, les résultats des différentes salles de TP sont mis en commun permettant d'éffectuer un test statistiques prenant en compte la variabilité interindividuelle. Ainsi, il nous est possible de limiter le nombre d'animaux à 1 rat (1 combinatoire de traitement) pour 2 étudiants.

Raffinement

Les animaux sont habitués à la manipulation de sorte à réduire le stress. Les injections ne génèrent pas de souffrance pour l'animal. Cependant, les animaux sont observés durant 5 minutes après injections en cas de signes de douleur les animaux sont mis à mort avec du pentobarbital. Au cours de la chirurgie, suite à l'utilisation d'analgésie et d'anesthésie à isoflurane , l'hypothermie et une insuffisance respiratoire et cardiaque seront suivis. Durant tout le protocole nous avons mis en place des points limites.

Choix des espèces

Nous travaillons sur des rats mâles adultes puisque nous analysons la désensibilisation des cellules de Leydig adultes qui sont des cellules testiculaires. Les animaux sont à l'âge adulte (environ 3 mois) afin que l'axe gonadotrope soit mis en place. Les rats permettent d'obtenir un volume sanguin suffisant pour permettre le dosage de testosterone par dosage radio_immunologique.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Cochons : 120
Souffrances
▲ 120
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

Former des internes en chirurgie, pas produire des connaissances : 120 porcelets de 40 kg sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal est opéré pendant environ trois heures par quatre chirurgiens de spécialités différentes, qui enchaînent sur lui des gestes thoraciques, abdominaux, digestifs et vasculaires. Le porteur présente cette mutualisation comme une mesure de réduction, tout en indiquant que la demande annuelle d'inscriptions est quatre fois supérieure à ce qu'il peut accueillir. Il affirme que les simulateurs et la réalité immersive ne permettent pas d'apprendre à gérer une hémorragie, et conclut que le recours à l'animal vivant est "indispensable".

Objectifs

Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisées par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire... Plusieurs chirurgiens de différentes spécialités pratiquent sur le même porcelet (4 chirurgiens/porcelet) pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Ainsi sur un même animal, plusieurs techniques de diverses spécialités sont réalisés. La durée de la chirurgie sera d’environ 3h.

Bénéfices attendus

Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 3h, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles dédiés sont réalisés pour la sédation, l’anesthésie et l’analgésie.

Devenir

Respect du protocole des « animaux sans réveil », selon la réglementation.

Remplacement

Nous n'avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie viscérale pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain. Ces animaux sont opérés sous anesthésie générale. Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive. Cependant, ces dispositifs ont leurs limites. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C'est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.

Réduction

Nous avons de très nombreuses demandes d’inscriptions sur les formations proposées, la demande annuelle est multipliée par 4. Nous avons investi dans des simulateurs virtuels et nous utilisons des sous-produits animaliers pour réduire le nombre annuel d’animaux vivants. Nous prévoyons 24 animaux/an (soit 120 animaux/5 ans). Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, plusieurs chirurgiens pratiquent sur le même animal ; plusieurs chirurgiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l'objectif d’utiliser moins d’animaux.

Raffinement

La pose d'un cathéter permet de réduire le nombre d'injections. L'utilisation d'un monitoring lors de l'anesthésie (avec mesure des constantes : saturation d'oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle...) permet de définir des points limites précoses et de prendre les décisions sur le devenir de l'animal.

Choix des espèces

Le porcelet de 40 kg est l'animal le plus proche de l'anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d'un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d'environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l'animal approchant du poids moyen d'un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.

  • Enseignement supérieur
Souris : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

Deux injections, sept ponctions à la veine caudale et six tests comportementaux par séance, exécutés par des étudiants de première année en cours de formation. 180 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue puis congelées pour servir aux séances de dissection. Le porteur indique que les manipulations peuvent provoquer une hypoglycémie "potentiellement sévère" et des effets psychotropes, dans une pièce qu'il décrit lui-même comme bruyante et agitée. La finalité déclarée est l'obtention du certificat d'expérimentation animale de niveau applicateur, que l'arrêté du 1er février 2013 conditionne à la manipulation d'animaux vivants. Le même RNT annonce deux injections par animal, puis précise qu'une seule sera réalisée lors des travaux pratiques.

Objectifs

Les manipulations sont menées dans le cadre des Travaux pratiques du module de physiopathologie - pharmacologie in vivo destinés aux étudiants de 1ère année de Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) du département génie biologique parcours Biologie médicale et Biotechnologie (BMB). En effet, les compétences visées dans ce module sont de savoir « mettre en oeuvre les techniques d’expérimentation animale pour des études du métabolisme et de pharmacodynamique ». Les modalités de mise en oeuvre indiquées dans le Programme Pédagogique National (PPN) sont « l’évaluation en TP de l’activité biologique de molécules médicamenteuses de référence sur des modèles in vivo ». De plus, certains étudiants effectuent leur stage dans es établissements utilisateurs d’animaux, ou y postulent pour faire des vacations, une poursuite d’étude en alternance, ou encore, pour un emploi. Il est donc très intéressant pour eux d’avoir des connaissances théoriques et pratiques sur l’expérimentation animale.

Bénéfices attendus

Cet enseignement permettra aux étudiants de découvrir le monde de l'expérimentation animale, de pouvoir passer le Certificat d’expérimentation animale niveau applicateur et de pouvoir travailler pendant l’année scolaire comme vacataire dans un établissement utilisateur d’animaux. Ce projet permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre du BUT parcours BMB. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence : Mettre en oeuvre des procédures expérimentales d'études physiologiques. Le contenu de ce projet répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques de la Ressource "Physiologie et Expérimentation animale" et de la Situation d’Apprentissage et d’Evaluation (SAé) associée.

Procédures

Les animaux seront observés de façon détaillée avant le début de chaque séance de Travaux pratiques (TP) afin de s’assurer que les animaux sont sans signes cliniques avant chaque séance de TP. Les animaux seront à jeun au maximum 6h. Les animaux vigiles recevront 2 injections. 7 prélèvements au niveau de la veine caudale seront effectués afin d’étudier l’impact de l’insuline ou de la solution de glucose sur la glycémie. Ces manipulations se font sur animaux vigiles avec une légère contention et durent entre 1 à 2 min. Des tests comportementaux pourront être effectués afin d’étudier l’impact de psychotropes sur les souris. 6 tests seront effectués, chacun durant quelques minutes. 6 tests de comportement sont réalisés et la durée des tests est de 30 secondes à 2 minutes maximum. Pendant le reste du TP les étudiants observent les animaux pour observer les signes cliniques éventuels. Lors d'une autre séance, les animaux recevront 2 injections et 5 tests de salivation seront effectués Ces manipulations se font sur animaux vigiles avec une légère contention et durent environ 1 minute par mesure.

Impact sur les animaux

Les animaux seront manipulés par des étudiants en cours de formation, sous la surveillance d'un ou deux enseignants formés. Cela peut entrainer du stress pour les animaux d'être manipulés par différentes personnes. Les procédures appliquées peuvent entrainer des nuisances (prélèvements répétés, hypoglycémie potentiellement sévère, effets psychotropes, etc.) De plus l’environnement de la pièce de manipulation pourra être bruyant avec de l’agitation. Il est à noter qu’une seule injection par animal sera réalisée lors de TP.

Devenir

A la fin des séances de Travaux pratiques (TP) les animaux sont euthanasiés. Les animaux euthanasiés seront congelés afin d’être utilisé dans d'autres séances de TP de dissection.

Remplacement

Pour cet apprentissage, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux vivants par une autre méthode pour observer et manipuler rats et souris. Les objectifs de ces TP sont d’être capable de mettre en oeuvre les techniques d'expérimentation animale pour des études de toxicologie, de pharmacocinétique, d’études du métabolisme ou de pharmacodynamie. Afin de respecter le programme national publié en 2021 par le ministère, un remplacement n’est pas possible dans ce contexte car, les titulaires du diplôme BUT du département génie biologique parcours Biologie médicale et Biotechnologie (BMB) pourront être en mesure d’intervenir en expérimentation animale in vivo et in vitro. De plus, la certification en expérimentation animale « niveau applicateur » ne peut être obtenu qu’après manipulation sur animal vivant (arrêté du 1er fevrier 2013).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au maximum en prenant en compte que la formation s’adresse à de 2 groupes de 15 étudiants. Concernant les séances de TP les étudiants seront 4 pour un enseignant présent. Dans ce TP, afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, les étudiants sont regroupés par binôme ou quadrinôme. De plus, les animaux morts sont utilisés ensuite pour des séances de dissections en travaux pratiques.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages standards aux normes européennes, avec enrichissement. Le bienêtre des animaux est suivi quotidiennement. Sous la surveillance d’un enseignant ou d’un responsable de l’animalerie, les étudiants, en petit groupe, s’assurent du bien-être des animaux chaque jour (vérification de la nourriture, eau), des friandises adaptées peuvent être données (si cela n’impacte pas les TP), des bouts de bois, pour ronger et du papier (pour les nids) sont mis dans les cages. Il est demandé aux étudiants de ne pas mettre de parfum, ou déodorants forts, d’éteindre leurs téléphones et de chuchoter lorsqu’ils sont dans l’animalerie. Des points limites adaptés sont également mis en place lors de la manipulation, notamment en étudiant le comportement de l’animal. Un anesthésique local (Lidocaïne) sera utilisé avant les prélèvements au niveau de la queue de l’animal. Une attention particulière sera apportée aux souris lors de ce TP surtout pour les animaux ayant reçu une injection d’insuline car une diminution brutale de la glycémie peut être provoquée entrainant une hypothermie et donc des tapis chauffants seront utilisés lors de ces TP afin d’éviter les hypothermies. Des friandises seront données aux animaux à la fin des TP.

Choix des espèces

Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation animale. Ce sont donc des animaux sur lesquels les étudiants seront susceptibles de travailler. De plus, la souris est un modèle qui est adapté à ce type d’expérience : en effet, les mesures réalisées ici sont directement extrapolables à l’homme, permettant ainsi d’illustrer et approfondir les enseignements de physiologie. Les animaux seront des adultes, car il n’y a pas besoin de condition d’âge particulière, et que la taille est ainsi suffisante.

  • Enseignement supérieur
Souris : 330
Rats : 330
Souffrances
▲ 220
▲ 220
▲ 220
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 660

Écartés des projets de recherche pour leur génotype ou leur sexe, 330 souris et 330 rats issus de l'élevage de l'établissement vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation continue. Tous seront tués, 220 sous anesthésie sans réveil, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger ou modéré. Chaque participant dispose d'un animal sur lequel il pratique des injections sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire et intraveineuse, un gavage, une anesthésie gazeuse puis pharmacologique et trois types de prélèvements sanguins, avant d'apprendre le prélèvement d'organes et l'autopsie sur le cadavre. Le porteur affirme que la maîtrise de ces gestes passe par un apprentissage sur l'animal et ne peut être remplacée, la formation répondant à une obligation réglementaire de vingt-et-une heures sur six ans.

Objectifs

L’objectif du projet est la mise en place de travaux pratiques sur rongeurs dans le cadre des formations continues pour les personnes amenées à réaliser les procédures expérimentales sur l’animal afin de les aider à acquérir, entretenir, améliorer et/ou développer des compétences et connaissances professionnelles en accord avec le bien-être des animaux.

Bénéfices attendus

La formation des agents qui manipulent les animaux est très importante et incontournable car permet la réduction du stress et de la souffrance chez les animaux. Des agents bien formés seront plus attentif aussi aux signes de détresse des animaux. Cette formation est en conformation aux exigences réglementaires de formation continue des personnels impliqués dans le domaine de l’utilisation des animaux à des fins scientifiques (21h sur 6 ans).

Procédures

Les animaux seront soumis à : une anesthésie gazeuse (1 fois, 5 min) ; une anesthésie pharmacologique (injection intra-péritonéale ou sous-cutanée, 1 fois, 5 min) ; à une injection sous-cutanée, intra-péritonéale, Intra-musculaire, Intra-véneuse et gavage (1 fois, 3 min par injection/gavage) sur animal vigile; à 3 types de prélèvements sanguins sous anesthésie pharmacologique (1 fois, 15 min). L’euthanasie sera effectuée par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les nuisances découleront des épisodes de contention des animaux vigiles et d’anesthésie, des administrations (sous-cutanée, intra-péritonéale, Intra-musculaire, Intra-véneuse, gavage) et des prélèvements sanguins. Ces différentes manipulations peuvent entrainer un stress chez l’animal. Les sites d’injections peuvent s’infecter. Les risques liés à l’anesthésie peuvent être : l’hypothermie, difficultés de réveil et respiratoires.

Devenir

Les animaux utilisés sont des animaux de réforme et seront tous euthanasiées à l’issue de période de maintien afin de permettre également aux participants des travaux pratiques d’apprendre les modalités de prélèvement d’organes et d’autopsie pouvant être nécessaire dans le cadre de leur activité professionnel.

Remplacement

Savoir mettre en œuvre les gestes techniques de façon appropriée pour la manipulation des rongeurs, dans le respect de leur bien-être, est fondamental pour le personnel manipulant les animaux. L’acquisition et la maitrise des bonnes pratiques nécessitent un apprentissage sur l’animal, encadré par un formateur pédagogue et expérimenté. L’utilisation d’animaux ne peut pas être remplacée dans ce contexte.

Réduction

Les séances des travaux pratiques seront organisées avec la participation de 10 personnes en présence de 2 formateurs. Chaque participant aura à disposition 1 animal (1 rat lors de la séance rat et 1 souris lors de la séance souris). Les formateurs utiliseront 1 animal (1 souris ou 1 rat selon la séance). Étant donné qu’il s’agit de travaux pratiques dispensés dans le cadre d’une formation continue, il est essentiel que chaque participant puisse mettre en œuvre de manière individuelle les gestes enseignés et de limiter le nombre d’interventions sur chaque animal. Les séances seront dédiées seulement aux souris ou aux rats. Il y aura 2 séances par semestre (4 séances par an) avec l’utilisation en totale de 660 animaux (330 souris et 330 rats) sur 5 ans. Pour ces travaux pratiques, seulement des animaux de réforme de la structure (qui héberge la formation) seront utilisés. Ces animaux, n’ayant subi aucune expérimentation au préalable, sont destinés à l’euthanasie car ne disposant pas des critères d’inclusion pour les projets de recherche (génotype, sexe, etc).

Raffinement

La stabulation des animaux sera conventionnelle (litière normale, cages ventilées individuellement, température et hygrométrie adaptées, éclairage alterné jour/nuit 12h/12h de 7h du matin à 7 h du soir) et ils recevront un régime alimentaire normal ad libitum ainsi que l'eau par abreuvement automatique. L’enrichissement consiste à placer des nids végétaux et des tunnels en carton dans les cages. Le comportement général des animaux sera suivi. Les animaux seront manipulés par les agents de la structure lors du change des cages afin de les habituer à la manipulation avant les travaux pratiques. Les animaux seront transférés dans la salle des Travaux pratiques le jour de la séance (3h avant le début de la séance). Par semestre, il y aura une séance dédiée aux souris et une dédiée aux rats (afin d’éviter les odeurs et ajouter du stress par la présence de plusieurs espèces pendant la même séance). Pour chaque séance pratique, il y aura un maximum de 10 participants et 2 formateurs expérimentés (1 pour 5 participants) qui veilleront à la bonne réalisation par les étudiants des gestes enseignés. Un animal sera utilisé par stagiaire et par formateur, ce qui évite de multiplier les interventions sur un même animal et permet à chaque participant d’être actif et réaliser les gestes enseignés, objectif de la formation. Pendant certaines travaux pratiques, les animaux seront soumis à l’anesthésie gazeuse et/ou chimique. Pendant l’anesthésie, les animaux seront placés sous tapis chauffants, leur température sera suivie à l'aide d'une sonde rectale ainsi que leur réveil.

Choix des espèces

Les formations proposées concernent la manipulation des rongeurs car les souris et rats constituent près de 75 pour cent des animaux utilisés à des fins scientifiques. Nous utiliserons des rongeurs adultes (à partir de 6 semaines) pour faciliter la manipulation des animaux par les participants à la formation.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Cochons : 36
Souffrances
▲ 36
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

Mis à mort par exsanguination sous anesthésie, sans jamais être réveillés, 36 cochons vont être utilisés dans un projet qui prélève leur foie pour le perfuser hors du corps. Chaque animal subit une prémédication par injection à l'état vigile, puis une anesthésie générale et un prélèvement hépatique de trois heures, avec une biopsie du foie et des prises de sang toutes les heures. L'objectif déclaré est de mesurer l'effet de la durée d'ischémie chaude sur le greffon et de tester des stratégies de perfusion, les reins et d'autres organes étant prélevés après la mort au titre de la réduction. Le porteur écarte la récupération de foies à l'abattoir au motif qu'il doit contrôler le décès de l'animal pour reproduire les conditions du don à cœur arrêté.

Objectifs

Les lésions d'ischémie-reperfusion sont essentielles en transplantation hépatique, car le foie est soumis à plusieurs périodes où il est privé d’oxygène. Il s’agit d’une première phase lors de sa conservation pour l’acheminer du donneur au receveur dite « d’ischémie froide » car le greffon est conservé à 4°C. Puis il est exposé à deuxième phase dite « d’ischémie chaude receveur » lors de la réalisation des anastomoses vasculaires. Ces différentes phases peuvent modifier la qualité du greffon impactant les suites post-opératoires chez le receveur. Le principal défi est ainsi de réduire ces lésions pour améliorer le pronostic de ces greffons notamment via l’utilisation de machines de perfusion, permettant un apport d’oxygène et une perfusion dynamique du foie lors de sa conservation. Cependant, bien que des données cliniques montrent que la durée de l’ischémie chaude receveur affecte la survie du greffon, peu d'études expérimentales ont exploré cette question et aucune stratégie thérapeutique n’a été validée. Ce projet a pour but : - (A) Évaluer l’impact de la durée de l’ischémie chaude receveur sur le greffon - (B) Explorer des stratégies thérapeutiques pour réduire l'impact de cette phase avec des machines de perfusion

Bénéfices attendus

Cette étude permettra d’analyser l'impact de l'ischémie chaude receveur sur les lésions d’ischémie-reperfusion. De plus, elle permettra d'évaluer l'impact de différentes stratégies de perfusion visant à diminuer l'impact de l'ischémie chaude receveur. En présence de résultats favorables, elle pourra être un support pour l'implémentation d'étude pilote chez l'humain. Les résultats comparés seront des résultats anatomopatholgiques sur les biopsies réalisées (marques d'inflammation ou de necrose cellulaire), mais aussi des analyses biochimiques (cytolyse, lactate), de débimétrie vasculaire et de métabolomiques.

Procédures

Une période d’acclimatation préalable de 4 à 7 jours sera respectée avant le début des expériences, permettant aussi de faciliter cette prémédication qui sera réalisée dans des conditions moins stressantes pour l’animal. Le premier et seul acte invasif réalisé vigile concerne la réalisation d’une prémédication, réalisée très rapidement en une injection, permettant ensuite le transport et la réalisation de l’anesthésie générale dans de bonnes conditions. Par la suite, il s'agit d'une procédure chirurgicale sans réveil au cours de laquelle l'animal sera anesthésié et analgésié en continu sans réveil. La chirurgie consiste en la réalisation d’un prélèvement hépatique, qui dure environ 180 minutes. Lors de la procédure chirurgicale, sous anesthésie générale, des prélèvements sanguins sont prévus afin de contrôler l’état physiologique de l’animal toutes les heures (pendant 3 heures) Une biopsie hépatique sera réalisée en début de procédure pour avoir une histologie hépatique de base avant toute manipulation mais sera là encore réalisée sous anesthésie générale. Tous ces prélèvements ne durent que quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances habituellement rencontrées dans ce type de modèle comprennent le choc anesthésique et le risque hémorragique. Concernant le premier point, le déroulé des sessions respecte la période d’acclimatation de ces animaux et l’anesthésie débute par une pré-médication de l’animal afin de faciliter son transfert sur le plateau technique. Par ailleurs après le début de l’anesthésie, une courte période est respectée pour permettre une stabilisation de l’animal sous anesthésie générale. Toute cette période est couverte par un monitorage approprié de l'anesthésie/analgésie et des administrations médicamenteuses adaptées, permettant aussi de limiter le risque de réveil. Concernant le second point et le choc hémorragique, le modèle animal utilisé fait partie intégrante de notre dynamique de recherche et est parfaitement maitrisé, limitant se risque avec une dissection soigneuse des vaisseaux tout au long de la procédure. Cependant, l’exsanguination reste la méthode de mise à mort choisie, mais est encadrée par une analgésie et une anesthésie dépassée limitant là encore le risque de réveil et d’inconfort. La procédure étant sans réveil, il n’y a par ailleurs pas de nuisances ou effets secondaires attendus après la procédure

Devenir

Il s’agit d’une procédure chirurgicale sans réveil qui est principalement motivée par des raisons scientifiques qui justifient l’utilisation du modèle décrit. En effet, dans le respect du bien-être animal, par soucis de standardisation, mais aussi pour permettre une analyse pertinente et exhaustive du greffon hépatique, seule la première partie nécessitant le prélèvement d’un greffon hépatique est réalisé chez l’animal. Dans la mesure où il s’agit d’un prélèvement d’organe la mise à mort de l’animal est indispensable en fin de procédure

Remplacement

Pour limiter au maximum, le nombre de biais, il est important que la procédure expérimentale reflète au plus près les conditions réelles d'une procédure de transplantation chez l'humain. C'est pourquoi un modèle uniquement cellulaire n'est pas envisageable pour cette étude. De plus pour se servir des machines de perfusion, il est d'indispensable d'obtenir un organe entier à perfuser de taille comparable à l'humain, éliminant le modèle murin. Il n'est pas possible de récupérer cet organe en abattoir car nous devons contrôler le décès de l'animal pour que celui-ci soit semblable aux conditions d'obtention des greffons issues de donneur à cœur arrêté en transplantation hépatique chez l'humain. Cela permet aussi de prélèver l’organe dans les mêmes conditions qu’en pratique clinique et de limiter ainsi le risque de thromboses vasculaires qui pourraient compromettre la perfusion de l’organe au décours du prélèvement.

Réduction

Comme énoncé précédemment, à la place d’une transplantation hépatique chez des porcs receveurs, nous avons fait le choix de remplacer cette étape par une reperfusion normothermique oxygénée du foie par machine de perfusion ex-vivo. Cette technique permet de réduire par 2 le nombre d’animaux utilisés. Après vérification de la mort de l’animal, nous réaliserons des prélèvements d’organes. Si l’objectif premier reste l’étude de la conservation du foie, les reins, voire d’autres organes, feront l’objet d’une étude complémentaire et donc d’un prélèvement post mortem. Cette démarche s’inscrit dans un souci de réduction afin d’optimiser les données recueillies sur un même animal.

Raffinement

Afin de réduire la souffrance animale, seul le premier temps de l’expérimentation, c’est-à-dire le prélèvement hépatique, sera réalisé sur les animaux sous anesthésie générale, sans réveil. Les animaux seront anesthésiés et monitorés pendant la totalité du prélèvement afin d’éviter tout stress.

Choix des espèces

Le foie de porc présente une taille, un poids et une microstructure similaire au foie humain. Ces caractéristiques anatomiques et histologiques permettent d’effectuer un prélèvement d’organe standardisé et reproductible, ainsi que d’utiliser des machines de perfusion d’organes identiques à celles utilisées en pratique clinique. Un argument supplémentaire est l’utilisation et la validation de ce modèle animal dans la littérature scientifique sur la préservation des greffons hépatiques. Ceci permettra de comparer et de discuter les résultats obtenus au cours de ce projet avec les données déjà publiées. Enfin, en comparaison avec un modèle murin, les prélèvements de tissus et les analyses sanguines seront plus faciles compte tenu de la taille de l’animal. Ceci permet également de diminuer les erreurs d’analyse et le nombre d’animaux à inclure dans le projet. De plus, la reperfusion normothermique sur machine de perfusion avec du sang non-dilué est difficilement réalisable sur un modèle murin compte-tenu du petit volume sanguin. Jeunes porcs sevrés d’un poids de 25 à 30 kg à réception.

  • Enseignement supérieur
Souris : 370
Rats : 285
Souffrances
▲ -
▲ 655
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 655

Déjà utilisés dans une précédente séance de travaux pratiques, 370 souris et 285 rats vont servir à deux séances supplémentaires, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent de l'eau par sonde gastrique et du sérum physiologique par voie intraveineuse, sous-cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale, à raison de deux gestes par animal espacés d'une semaine. Aucune connaissance n'est produite ici, il s'agit de former des étudiants de deuxième année aux gestes techniques et de valider leur aptitude pratique. Une troisième réutilisation étant exclue, les 655 animaux sont tués à la fin des travaux pratiques.

Objectifs

Cette formation s'adresse aux étudiants de deuxième année après le baccalauréat, destinés à la profession de technicien ou assistant-ingénieur de laboratoire. Dans une structure de recherche publique ou privée, ils peuvent donc être amenés à travailler sur des animaux vivants. Par conséquent, ces étudiants doivent être formés aux techniques utilisées en expérimentation animale et obtenir un diplôme d’expérimentation animale de niveau praticien. Depuis plus de 25 ans, notre établissement propose une formation d’habilitation animale de niveau praticien, intégrée à la formation initiale. Ce projet a pour objectif de former ces étudiants aux techniques peu invasives et d’évaluer leurs aptitudes pratiques. Ces deux objectifs sont déjà intégrés dans l'autorisation à délivrer la formation à l'expérimentation animale niveau praticien en cours dans l'établissement.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de notre formation à l’expérimentation animale, il est nécessaire de former nos étudiants à des gestes techniques couramment utilisés dans les structures utilisant des animaux de laboratoires, mais également de renforcer leurs compétences en contention des animaux. En parallèle lors de cette formation nous inssistons particulièrement sur le respect des règles de bien-être animal lors du travail avec des animaux de laboratoire. Un personnel formé travaillera dans le respect de l’animal. Nous savons que les étudiants issus de notre formation sont capables d’intégrer un projet sur le rongeur et d’y être rapidement autonomes et efficaces (stage ou apprentissage dans la suite de leur formation, emploi en fin de formation…).

Procédures

Certains rats recevront une administration d'eau par voie orale (durée 0,5-1 min) et une injection de sérum physiologique par voie intrapéritonéale la semaine suivante (durée 0,5-1 min); les autres rats recevront une injection de sérum physiologique par voie intramusculaire dans chaque cuisse (0,5 min/injection) deux fois, à une semaine d'intervalle. Certaines souris recevront une injection de sérum physiologique par voie intraveineuse (durée 0,5-1 min) et une injection de sérum physiologique par voie sous cutanée (durée 0,5-1 min) la semaine suivante; les autres souris recevront une injection de sérum physiologique par voie sous cutanée (durée 0,5-1 min) et une injection de sérum physiologique par voie intrapéritonéale la semaine suivante (durée 0,5-1 min).

Impact sur les animaux

Seul du sérum physiologique ou seule de l'eau est administré aux animaux. Les contentions génèrent du stress chez l’animal et les injections provoquent une légère douleur lors de l’introduction de l’aiguille. L'insertion de la sonde dans la gorge de l'animal provoque un inconfort lors de l'administration par voie orale.

Devenir

Les animaux seront utilisés lors de deux séances de travaux pratiques (apprentissage et évaluation), mais ils auront préalablement déjà été utilisés dans une autre séance de travaux pratiques (TP) avec d'autres procédures. Ainsi il n'est pas possible de pouvoir réutiliser ces animaux dans une troisième procédure et les animaux seront mis à mort à la fin de ces travaux pratiques.

Remplacement

Notre établissement est détenteur d’une autorisation à délivrer une formation à l’expérimentation animale niveau praticien spécialité rongeurs et ce depuis plus de 25 ans. Dans ce cadre, il est nécessaire que nos étudiants soient familiarisés avec ces techniques d’administration de produits chez le rat et la souris. De plus, les compétences pratiques des étudiants sur ces espèces doivent obligatoirement être validées lors d’une épreuve pratique pour pouvoir attribuer cette autorisation. Ce projet, dont nous demandons ici le renouvellement, fait partie de l'autorisation à délivrer l'expérimentation animale délivrée par la Commission Nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques. Il n’est donc pas possible dans ce cadre de remplacer l’utilisation d’animaux par des méthodes alternatives.

Réduction

Rats : Lors de la séance d'apprentissage, pour la voie intramusculaire (IM), un rat sera utilisé pour deux étudiants (une injection dans chaque cuisse) et chaque étudiant utilisera également un rat pour réaliser la voie orale (VO) lors de cette séance d’apprentissage. Quatre animaux supplémentaires seront prévus, dont deux serviront pour la démonstration des gestes techniques par l'enseignant. Les animaux seront réutilisés pour la séance d'évaluation : le rat ayant reçu la VO recevra une injection intrapéritonéale (IP) lors de l’évaluation pratique, l’IM sera réalisée sur le même rat dans les mêmes conditions. Ainsi, 35 rats seront nécessaires pour la VO et l'IP et 18 rats pour l'IM pour 35 étudiants, plus 4 animaux, soit 57 animaux pour 35 étudiants maximum par an et 285 rats pour 5 ans. Souris : deux souris par étudiant seront nécessaires pour la séance d'apprentissage, une pour la voie intraveineuse (IV) et une pour la voie sous-cutanée (SC). Les souris seront réutilisées pour la séance d'évaluation, la semaine suivante: celles ayant servi pour l’IV recevront une SC et les souris ayant reçu la SC recevront une IP. De plus, 2 souris surnuméraires seront prévues en cas de problème pour chaque procédure (animal malade ou stressé avant le TP par exemple), dont l'une servira pour la démonstration des gestes techniques par l'enseignant. Ainsi 74 souris seront nécessaires pour 35 étudiants maximum par an et 370 souris pour 5 ans. Ce chiffre sera bien évidemment indexé sur le nombre réel d'étudiants inscrits dans la formation. Nous souhaitons que tous ces animaux soient réutilisés depuis des protocoles de TP de pharmacologie ou de physiologie peu invasifs réalisés précédemment dans notre établissement, afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Afin de garantir une formation efficace de nos étudiants il n'est pas possible de diminuer plus le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés avec un enrichissement comprenant au moins 2 éléments (rat: tunnel en plastique noir, bâtonnet en bois, noix à ronger; souris: tunnel/maison en plastique, morceaux de boîte à oeufs, lanières de papier kraft servant à la création de nids par les animaux) et en groupes socialement harmonieux dans des cages appropriées à l’espèce et en nombre adapté. Afin de limiter le stress des animaux lors des manipulations, les animaux seront habitués à la préhension/contention pendant la semaine précédant le début des TP. Cette habituation se fera via un système de récompense (pop corn, gâteau sec, vers séchés, mélange de fruits légumes et graines, mini-gouttes de yaourt séché…). Préalablement aux séances, une observation clinique des animaux permettra d’exclure du TP tout animal stressé ou malade (poils hérissés, prostration …). Les TP seront réalisés avec de petits groupes d’étudiants. Les étudiants seront incités à ne pas faire trop de bruit pour ne pas effrayer les animaux. Un soin particulier sera apporté à la démonstration du respect des règles de bien être animal lors de chaque TP, afin que les étudiants soient parfaitement formés à l’éthique en expérimentation animale. Par ailleurs les plus gros rats (280 à 380 g) seront préférentiellement utilisés pour l’administration par voie IM, leur masse musculaire plus importante diminuant l’inconfort des animaux. Les animaux seront récompensés après chaque manipulation (pesée, contention, administration de produit). De plus, les souris auront été habituées par notre personnel à être prises en préhension dans le creux de la main et non par la queue afin de diminuer leur stress.

Choix des espèces

Notre établissement est habilité à délivrer une formation à l’expérimentation animale niveau praticien, spécialité rongeurs. En effet, les souris et les rats constituent les espèces les plus fréquemment ultilisées à des fins scientifiques en France et également en Europe, pays où nos étudiants peuvent poursuivre leur carrière professionnelle. Ainsi, les rats et les souris sont des modèles de choix pour ces travaux pratiques destinés à former aux techniques d’administration et de prélèvement les plus courantes chez les rongeurs. Rats : Les manipulations se feront sur des rats adultes (plus de 7 semaines) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux pour ce type de formation. En général, le poids des rats variera de 200 à 380 g en fonction de l’âge et du sexe des animaux. Les plus gros rats (280 à 380 g) seront préférentiellement utilisés pour l’administration par voie IM, leur masse musculaire plus importante diminuant l’inconfort des animaux. De plus, cette pratique étant réalisée par 2 étudiants, la maîtrise de la seule contention par l’étudiant d’un rat d’environ 380 g est ainsi facilitée. Souris : les manipulations auront lieu sur des souris adultes, pesant entre 25 et 50 grammes. Ce poids correspond au poids des souris classiquement utilisées en expérimentation et permet une manipulation aisée pour les étudiants, diminuant ainsi le stress des animaux.

  • Enseignement supérieur
Équidés : 30
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 30
 -
 -

Opérés debout, sous sédation et anesthésie locale, 30 chevaux subissent une coelioscopie abdominale bilatérale d'environ une heure trente, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué, tous retournent chez leur propriétaire. Les ovariectomies et castrations pratiquées ne soignent rien, elles servent à entraîner des chirurgiens en exercice à opérer un cheval vigile. Lors du projet précédent, trois juments sur douze ont développé un œdème ou une collection liquidienne au flanc, et un mâle un abcès du cordon spermatique avec péritonite. Le porteur justifie six chevaux pour douze apprenants, sans expliquer comment on parvient à trente.

Objectifs

L’objectif est l’acquisition par les chirurgiens de la technique de la chirurgie sous coelioscopie, intervention chirurgicale courante, le plus souvent réalisée sur le cheval debout sous sédation et anesthésie locale et dans des conditions sécurisées. Cette procédure a pour avantage d’éviter la pratique courante qui consiste à réaliser une anesthésie générale, procédure qui présente des risques plus élevés (complications cardio-vasculaires ou respiratoires, risques d’accidents au réveil de l’animal). Dans certains cas, les animaux ne peuvent également pas être anesthésiés pour raisons médicale et il est donc nécessaire pour le chirurgien de maîtriser la technique opératoire sur l’animal vigile (debout et sédaté). Le principe est une approche chirurgicale dite mini-invasive, avec réalisation de petites incisions après anesthésie locale et insertion d’une caméra et d’instruments dans l’abdomen pour la réalisation de diverses interventions (exploration abdominale lors de troubles digestifs aigus ou chroniques, réalisation de biopsies, stérilisation, réduction de hernies…). Les procédures sont auparavant répétées ex-vivo (sur modèle inerte) pour acquérir les gestes en amont de l’intervention sur animaux vivants. Le projet concerne plus spécifiquement l’apprentissage de l’ovariectomie chez la jument et de la stérilisation chez le mâle, l’approche chirurgicale étant réalisée dans le flanc de façon bilatérale.

Bénéfices attendus

Pour les apprenants, acquisition de la technique chirurgicale et des conditions d’intervention nécessaires à la réalisation en sécurite de ce type d’interventions coelioscopiques en clinique sur un animal vigile (interventions réalisées sous sédation et anesthésie locale), ceci permettant ultérieurement la prise en charge de chevaux nécessitant des soins.

Procédures

Une prise de sang pré-opératoire sera réalisée et un cathéter intra-veineux sera posé pour la réalisation et le suivi de la sédation durant l’intervention. Les procédures chirurgicales réalisées sont des interventions coelioscopiques chez le cheval vigile, sous sédation et analgésie spécifique, et anesthésie locale des voies d’abord chirurgicales. Une seule chirurgie est réalisée par cheval, avec intervention successive des deux côtés, comme en pratique clinique. L'intervention dure environ 1h30 avec réalisation des actes suivants : insertion des trocarts, exploration de l’abdomen, ovariectomie de la jument ou stérilisation du mâle par transection du cordon testiculaire ou retrait d’un testicule intra-abdominal le cas échéant, fermeture des points d’entrée.

Impact sur les animaux

En post-opératoire, l’apparition d’un gonflement au site chirurgical ou d’une anorexie transitoire, voire de coliques légères associées à la reprise du transit sont fréquemment rencontrés. Ces signes cliniques post-opératoires sont généralement gérés rapidement (24-72h) par une thérapie adaptée. En pratique courante, les complications sévères (ponction intestinale per-opératoire, péritonite post-opératoire, coliques sévères) sont rares. La présente demande étant une demande de renouvellement de projet, à titre indicatif les affections post-opératoires identifiées au cours de ce projet lors des actions de formation continue antérieures ont été : présence d’un œdème et/ou collection liquidienne inflammatoire chez 3 juments sur l’un des flancs (sur 12 juments opérées des deux flancs), et un abcès du cordon spermatique droit avec péritonite localisée sur un mâle stérilisé (sur 12 mâles opérés de façon bilatérale). Cette dernière complication a été traitée par reprise chirurgicale avec une excellente évolution post-opératoire. Les 24 chevaux opérés ont tous été rendus à leur propriétaire.

Devenir

Les interventions réalisées sont des chirurgies courantes en pratique clinique qui permettent le retour de l’animal à sa vie antérieure.

Remplacement

Les chirurgies sous coelioscopie peuvent être travaillées sur matériel inerte ou organes dans un modèle ex-vivo. En revanche la particularité de ces interventions chez le cheval consiste en leur réalisation sur l’animal non anesthésié sous sédanalgésie et anesthésie locale, avec outre la maîtrise de la technique opératoire, une nécessité de maîtriser l’environnement de l’intervention et les éventuelles réactions imprévues de l’animal. L’apprentissage des procédures dans des conditions réelles permet à l’apprenant de pouvoir appréhender ces aspects et ensuite appliquer les techniques sur des cas cliniques.

Réduction

Le nombre de chevaux utilisés est le nombre minimal permettant la formation de 12 personnes à la réalisation des deux interventions chirurgicales enseignées (soit 3 mâles et 3 femelles, avec 4 apprenants par cheval pour chaque intervention, chaque côté du cheval étant fait par un binôme d’apprenants)

Raffinement

En pré-opératoire, une période de mise à jeun progressive sera observée afin de limiter les risques opératoires pour les animaux (introduction des trocarts de coelioscopie en particulier). Les chevaux recevront des anti-inflammatoires ainsi qu’une analgésie per-opératoire à base d’opioïdes. En pré-et en post-opératoire, les chevaux seront examinés deux fois par jour, avec réalisation d'un examen clinique complet et évaluation de la cicatrisation et de la sensibilité des sites opératoires. La douleur abdominale post-opératoire sera évaluée à l'aide de la grille PASPAS. En post-opératoire, l’administration d’anti-inflammatoires sera réalisée durant 5 jours et adaptée en fonction des points limites définis pour la procédure : intensité de la douleur (si présente) ou signes cliniques (gonflement d'intensité anormale au site opératoire). De la même façon, l’analgésie post-opératoire pourra également être complétée par l’utilisation d’opioïdes (point limite = présence d'une anorexie lors de la réalimentation). Comme lors de la gestion de cas cliniques, une réalimentation rapide sera réalisée afin de limiter les conséquences gastro-intestinales de la mise à jeun, mais de façon progressive afin d’assurer une reprise du transit dans de bonnes conditions en limitant les risques de coliques post-opératoires. Les chevaux seront hébergés dans des boxes permettant un contact visuel entre eux, et un enrichissement sera réalisé durant leur période d’hospitalisation (pierre à sel, jouets). Dès que possible selon la procédure chirurgicale réalisée, les chevaux sortiront en main ou en paddock.

Choix des espèces

L’espèce choisie (Equidés) est l’espèce cible pour les affections et la spécialité chirurgicale concernées. Les animaux utilisés sont des chevaux adultes avec un appareil génital développé permettant la réalisation des interventions de stérilisation sous coelioscopie.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

Pour former des doctorants et de jeunes chercheurs aux techniques d'enregistrement de l'activité neuronale, 36 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Chacune subit une chirurgie cérébrale d'une heure trente, avec injection de vecteurs viraux et pose d'un implant dans le cortex préfrontal, avant d'être soumise à quatre passages de dix minutes dans des tâches de mémoire. Le porteur nomme ces tâches, dont un apprentissage fondé sur l'évitement d'un morceau de scotch adhésif, susceptible selon lui de provoquer stress et anxiété. Chaque étudiant travaille sur un seul animal, et les points limites annoncés pour chaque procédure ne sont pas détaillés.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de former des étudiants en thèse et de jeunes chercheurs post-doctorant français mais également d’universités étrangères partenaires. Cette formation se déroulera dans le cadre d’une école thématique visant à former les jeunes chercheurs sélectionnés aux techniques de suivi de l’activité neuronale au cours d’une tache comportementale chez la souris. Étudier l'activité neuronale chez l’animal libre de ses mouvements et effectuant une tache comportementale est essentiel pour comprendre comment les différents types de mémoire fonctionnent. En observant comment l'activité évolue pendant le comportement, nous pouvons identifier les mécanismes qui permettent au cerveau de retenir, de traiter et d'utiliser des informations, notamment dans des situations sociales ou lorsqu'il faut prendre des décisions. Cette approche est fondamentale dans la recherche en neurosciences afin de mieux comprendre certains troubles cognitifs et psychiatriques, comme la schizophrénie, l'autisme ou les troubles de l'attention, où la mémoire de travail et la mémoire sociale sont souvent touchées.

Bénéfices attendus

Cette école offrira aux étudiants un cadre unique pour approfondir leurs compétences en neurosciences, avec un focus sur l'étude de l’activité neuronale en comportement. En combinant des sessions pratiques et théoriques, ils apprendront les bonnes pratiques en expérimentation animale et seront formés aux tests comportementaux les plus adaptés à leurs recherches. De plus, les étudiants recevront une formation approfondie sur les méthodes d'enregistrement de l'activité neuronale par photométrie par fibre, ainsi que sur les techniques d'analyse des données. Grâce à ces apprentissages, ils seront capables de mettre en pratique leurs nouvelles connaissances dans leurs propres laboratoires, contribuant ainsi à renforcer la rigueur et la qualité de leurs futures recherches. Une fois de retour, ils pourront également appliquer et disséminer la règle des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) pour une approche plus éthique et responsable en expérimentation animale, un aspect clé abordé lors de l’école.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie permettant l’injection de vecteur viraux et la pose d’un implant pour suivre l’activité neuronale du cortex préfrontal. Cette chirurgie sera effectuée sur animal anesthésié et analgésié et durera environ 1h30. Par la suite, les animaux seront exposés à l’une des trois tâches comportementales suivantes : (i) mise en place d'une mémoire rapide ou en un essai, (ii) mémoire sociale et (iii) mémoire de travail. Chaque test durera 10 minutes et sera répétée 2 fois par jour sur 2 jour soit un total de 4 passages. A l’issue des tâches comportementales, les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire sous anesthésie et analgésie en vue de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses.

Impact sur les animaux

Les chirurgies au niveau du cerveau (injections de virus) peuvent entraîner une infection localisée et/ou un affaiblissement des animaux pendant les heures suivant celles-ci. Un risque d’inflammation peut aussi être considéré suite aux sutures. Un risque d’hypothermie est possible sous anesthésie tout comme un arrêt cardiorespiratoire. La mise en place de la mémoire en un essai, basé sur l'évitement d'un morceau de scotch adhésif peut entraîner un stress et possiblement une anxiété chez les animaux.

Devenir

L’ensemble des animaux de cette procédure sera euthanasié à la fin des expérimentations afin de prélever les tissus pour analyses.

Remplacement

Aucun modèle mathématique ou in vitro n'existe actuellement pour décrire les dynamiques des réseaux de neurones impliqués dans la mémoire. Ainsi, l'utilisation d'animaux éveillés s'avère indispensable pour comprendre les mécanismes mis en place, au fur et à mesure de l’apprentissage. Pour ce faire, l'emploi d'un modèle animal mammifère est essentiel afin d'obtenir des résultats pouvant être extrapolés à la compréhension du processus d’apprentissage humain. La souris représente un choix privilégié en raison de la similitude entre le fonctionnement de son cerveau et les tests comportementaux employés, par rapport à ceux observés chez l'Homme. Enfin, les structures étudiées ne sont pas présentes chez les invertébrés.

Réduction

Le projet impliquera au total 36 souris sur 2 ans. Nous limitons au maximum le nombre d'animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Chaque étudiant travaillera avec un seul animal, mais l'ensemble des données de tous les participants sera mis en commun à la fin de l'école. Ainsi 4 à 5 animaux par expérience seront utilisés. Ce regroupement permettra d'analyser en profondeur l'activité du cortex préfrontal à travers les trois procédures expérimentales étudiées, tout en optimisant les ressources animales. Nos recherches bibliographiques n'ont pas mis en évidence de différences significatives entre les mâles et les femelles. Nous utiliserons un nombre équilibré de mâles et de femelles pour toutes les expériences.

Raffinement

Des éléments d'enrichissement supplémentaires, tels que la présence d’un nid et des petites bûches en bois, sont introduits dans la cage d’hébergement des souris. Les conditions chirurgicales (anesthésie, analgésie, asepsie) et les soins post-opératoires appliqués garantissent une prise en charge appropriée pour diminuer toute souffrance de l’animal après chirurgie. L’ensemble des tâches comportementales est associé à de la récompense (alimentaire ou sociale) ou à de l’évitement (scotch) mais pas d’apprentissage par punition. Les stratégies de raffinement mises en place lors de ce projet comprennent l’enrichissement environnemental proposé aux animaux dans leur cage d’élevage, le soin apporté aux animaux tout au long de ces procédures, du choix des procédures afin de garantir une anesthésie et une analgésie optimale quant celles-ci font parties de procédures et d’une surveillance régulière garantie par un personnel formé. La mise en place de points limites pour chaque procédure proposée nous permet de garantir le bien être animal dans l’entièreté de ce projet.

Choix des espèces

Nos travaux nécessitent l’utilisation de rongeurs pour l’étude de phénomènes complexes tels que la mémoire. L’étude d’un système intégré nécessite d’avoir recours à des animaux « entiers ». Cette nécessité est d’autant plus incontournable lorsqu’il s’agit de l’étude des comportements et capacités cognitives telles que la mémoire. Pour l’ensemble de ces raisons, seule l'utilisation d'animaux nous permet de répondre à ces questions. La souris est le modèle privilégié pour pouvoir étudier les corrélats neuronaux des comportements. Les outils nous permettant ce suivi étant disponible pour ce modèle. Les animaux en comportement seront utilisés au premier stade adulte (à partir de 50 jours), ce qui permet d'avoir des taux d'apprentissage élevés, tout en étudiant l'activité des réseaux neuronaux dont le développement post-natal est fini. Les animaux sont injectés avec les vecteurs viraux à 7 ou 8 semaines et commencerons à être utilisés 3 semaines plus tard.

  • Enseignement supérieur
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 souris vont être utilisées, chacune soumise à deux tests de tolérance au glucose de deux heures trente, avec six prélèvements de sang et deux prélèvements d'urine par test. Une partie reçoit deux injections abdominales d'un agent qui déclenche un diabète, avec la soif, l'émission d'urine accrue et la perte de poids qui l'accompagnent, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. La finalité est un enseignement : des travaux pratiques pour six étudiants par séance, chaque souris étant utilisée une deuxième fois pour un autre groupe. Le porteur qualifie l'induction du diabète de "strictement nécessaire", et toutes les souris sont tuées à l'issue.

Objectifs

Ce projet est destiné à des étudiants à l’Université et est dispensé sous la forme de séances de travaux pratiques. Cet enseignement vise à apprendre aux étudiants à diagnostiquer via l’analyse des paramètres sanguins et urinaires, le diabète dans un modèle de souris rendues diabétiques.

Bénéfices attendus

Ces séances de travaux pratiques sont organisées et encadrées par des personnels qui ont suivi une formation initiale et sont à jour de leur formation continue. Elles visent à familiariser les étudiants à l'analyse in vivo de l'homéostasie glucidique des souris et de les sensibiliser aux problèmes éthiques et méthodologiques de ce type d'expérimentation qui a pris une place centrale dans les stratégies d'élucidation de mécanismes physiopathologiques à la suite du développement de modèles animaux transgéniques. Plus globalement, ces séances de travaux pratiques permettent de familiariser les étudiants à la manipulation des animaux dans des conditions réglementaires et à l’utilisation raisonnée des animaux dans le cadre de la recherche (réduire au maximum le nombre, raffiner les expérimentations et remplacer l’utilisation d’animaux autant que cela est possible).

Procédures

Une partie des animaux recevra un agent induisant un diabète par deux injections intrapéritonéales sur 2 jours sur animal vigile (quelques secondes par animal) effectuée après une mise à jeun de courte durée (4h). L’autre partie des animaux recevra deux injections intrapéritonéales d’un placebo sur 2 jours sur animal vigile. Un prélèvement sanguin de faible volume (une goutte) effectué 3 jours après la dernière injection permettra de confirmer l’induction du diabète. Ce prélèvement sera effectué sur animal vigile et durera 5 secondes par animal. A la fin des traitements, les souris seront soumises à un test pour évaluer la tolérance au glucose. Pour cela, après une mise à jeun de courte durée (6h), du glucose sera administré par voie orale (quelques gorgées, 10 secondes par animal vigiles). 6 prélèvements sanguins de faible volume (une goutte/prélèvement sanguin, 5 secondes par animal vigile) et 2 prélèvements urinaires (une goutte/prélèvement, 5 secondes/animal vigile) seront réalisés pour mesurer l’évolution des concentrations en glucose sanguin et urinaire au cours du temps (2h30 maximum pour chaque test effectué, 2 tests par souris à 2 jours d’intervalle). Les animaux seront ensuite euthanasiés par une méthode réglementaire en fin de procédure.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables attendus sur les souris concernent principalement l’induction d’un diabète. Le diabète est associé à une augmentation de la concentration de sucre dans le sang pouvant impacter le bien-être des animaux avec notamment une augmentation de l’émission d’urine, de la prise de boisson et une perte de poids. L’induction de cette pathologie est malheureusement strictement nécessaire pour étudier les méthodes de diagnostic du diabète. Le traitement repose sur deux injections intrapéritonéales réalisées 2 jours successifs sur animaux à jeun, pouvant ainsi induire un stress et une douleur de courte durée au point d’injection. Le traitement pourrait induire une production accrue d’insuline, entrainant des épisodes d’hypoglycémies modérées chez les souris non diabétiques. D’autres effets secondaires pourraient être observés mais sont difficiles à prévoir et une surveillance accrue des souris sera réalisée quotidiennement. Lors de l’expérience, les animaux pourraient subir un inconfort lié à la mise à jeun, un stress dû à la préhension, une douleur (ou au minima un inconfort) causée par les prélèvements de sang et d’urine.

Devenir

L’ensemble des animaux impliqués dans ce projet seront euthanasiés à l’issus des actes mis en œuvre par une méthode réglementaire effectuée selon les bonnes pratiques. Les animaux ne pourront pas être réutilisés par la suite à des fins de recherche.

Remplacement

Dans la mesure du possible, le remplacement des animaux par des méthodes alternatives (études de films, analyses d'articles scientifiques, méthodes in vitro, ...) est préféré. Toutefois, l'un des objectifs des travaux pratiques est notamment de former les étudiants à la compréhension des mécanismes qui sous-tendent les différentes fonctions physiologiques et pathologiques chez les animaux ou l’humain. De ce fait, l'utilisation de rongeurs reste nécessaire : l'étude de l'homéostasie glucidique et l'évaluation de l'efficacité des méthodes utilisées pour diagnostiquer le diabète ne peut se faire que sur un animal. Durant les expérimentations, une attention particulière sera portée pour sensibiliser les étudiants au principe de remplacement. Cette sensibilisation éthique et réglementaire est essentielle pour la poursuite de leur activité et leur choix carrière.

Réduction

Le projet impliquera un total de 100 animaux. Chaque année, l'effectif est volontairement limité à très peu d’étudiants afin de réserver cet enseignement uniquement aux étudiants qui désirent faire de la recherche en physiologie et par conséquent, limiter le nombre d'animaux. Afin de réduire encore ce nombre, chaque souris sera utilisée une deuxième fois pour des groupes d’étudiants. De plus, nous diminuons au maximum le nombre d’animaux par groupe expérimental, tout en conservant un nombre suffisant permettant l’obtention de résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l’utilisation inutile de souris. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (changement de cages 1 à 2 fois par semaine si nécessaire lié à la polyurie, etc.). Les animaux fragiles identifiés après injection de l’agent induisant un diabète seront soumis à une vigilance accrue, notamment via l’établissement de points limites, qui entraineraient l’euthanasie de l’animal. Les séances seront sous l’encadrement d’une enseignante possédant une formation réglementaire à jour et une expertise de plus de 20 ans dans la manipulation des animaux. De plus, le nombre des étudiants est extrêmement réduit (6 étudiants par séance) pour limiter le stress des animaux et augmenter la disponibilité et le contrôle de l’encadrement de chaque étudiant.

Choix des espèces

Nous avons choisi de mener nos expériences chez la souris en raison de l'existence de nombreuses données publiées dans la littérature concernant les effets d’un agent inducteur de diabète sur l'homéostasie glucidique. De plus, la maitrise de l’utilisation d’un modèle tel que la souris sera un atout supplémentaire pour le futur des étudiants. En effet, le modèle souris est le plus couramment utilisé dans les laboratoires de recherche. Des souris seront rendues diabétiques à l’âge adulte et des tests métaboliques sont réalisés 1 semaine après l’induction du diabète. Nous avons choisi de travailler sur des animaux adultes car c’est un stade de développement qui montre des résultats tranchés en termes d'homéostasie glucidique.

Physiologie en Pratique

(NTS-FR-935621v1 – 27/01/2025)
  • Enseignement supérieur
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

Mises à jeun quatorze à quinze heures pour la moitié d'entre elles, puis enfermées cinq minutes dans une enceinte de 800 cm3 où leur consommation d'oxygène est mesurée, 60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées ensuite, le projet reposant sur des prélèvements de biopsies et de plasma. L'objectif est pédagogique, initier des étudiants de deuxième année de licence à la physiologie animale, chaque binôme travaillant sur une souris. Le porteur décrit une veille active vers des simulateurs numériques, qu'il situe à un stade "incompatible avec les objectifs pédagogiques", et qualifie le recours à l'animal d'"indispensable".

Objectifs

L'objectif de cette formation est d'initier les étudiants de 2eme année de la Licence de Sciences à la physiologie animale par la pratique expérimentale.

Bénéfices attendus

Les étudiants connaitront les problématiques de l'expérimentation animale, apprendront à se confronter à une démarche scientifique, mettront en oeuvre les bonnes pratiques de laboratoire et seront capables d'expliquer un processus physiologique en utilisant leurs connaissances fondamentales et les résultats de l'expérimentation réalisée.

Procédures

Etape 1: La moitié des animaux seront soumis à un jeûne de 14-15 h, l'autre moitié sera nourrie. Etape 2 : Les animaux seront maintenus dans une enceite de 800 cm3 pendant 5 minutes au cours desquelles leur consommation d'O2 et leur production de CO2 seront enregistrée. Cette étape nécessite une manipulation des animaux qui dure environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront être légèrement stressés par les étudiants au début de l'expérience. C'est pour cela qu'un temps est dédié lors du jour 1 à la familiarisation avec la manipulation des animaux. Le confinemment dans l'enceinte de calorimétrie peut stresser certains animaux. Une fenêtre permet de surveiller leur activité et le suivi du taux de CO2 permet de détecter une consommation anormale d'O2 due au stress et de ressortir l'animal le cas échéant. La mise à jeûn induit une perte de poids. L'expérience des années passées nous montre qu'avec la souche utilisée (RjOrl:SWISS) cette perte est cependant largement inférieure à 20 % après un jeûne nocturne.

Devenir

Le cohérence du projet pédagogique repose sur l'obtention de données in vivo et sur des mesures réalisée à partir de biopsies ou de plasma . Il est donc nécessaire d'euthansaier les animaux après la procédure de calorimétirie.

Remplacement

Le replacement des animaux utilisés à des fins d’enseignement est mis en œuvre par l’équipe pédagogique de physiologie animale de manière globale et cohérente sur l’ensemble des 3 années de la formation par l’équipe pédagogique. Cette stratégie repose sur le développement de travaux pratiques expérimentaux sur explants, cellules animales ou bien sur ordinateur quand les logiciels de simulation numériques pertinents sont disponibles. La seule exception concerne l’étude de fonctions totalement intégrées complexes comme l’ajustement métabolique induit par le jeûne (mobilisation simultanée de plusieurs organes, régulations hormonales, etc), étudié dans l'Unité d'Enseignement "Physiologie en Pratique". En absence de simulateur numérique éprouvé, le recours à l’animal reste indispensable, pour que les étudiants comprennent les liens de causalités entre les différentes régulations. Les enseignants mènent une veille active et interagissent avec des mathématiciens et informaticiens dans le but d’évoluer vers des outils numériques de remplacement qui pour l’instant sont à un stade de développement incompatible avec les objectifs pédagogiques visés, en particulier en termes de développement logiciel.

Réduction

L'accès à l'Unité d'Enseignement "Physiologie en Pratique" est soumise à un numerus clausus fixé à 20 étudiants. Les étudiants travaillent obligatoirement en binômes ce qui limite le nombre d'animaux à 10 par année auquels se rajoutent 2 animaux supplémentaires prévus en cas de critère d'inclusion non satisfait : animal bléssé, poids insuffisant, agressivité/isolement). Chaque binôme n'utilise qu'un seul animal puisqu'il traite une seule condition expérimentale et échange les résultats avec un binôme ayant traité l'autre condition expérimentale, l'utilisation est donc réduite à 0,5 animal/étudiant.

Raffinement

Après livraison des animaux par le fournisseur agréé et en attente de leur utilisation (délai d'adaptation au sein de l'établissement minimum de 5 jours), les animaux sont hébergés par groupe (4-5 animaux par cage) avec enrichissement réglementaire (maisonnette). Afin de diminuer la nervosité des mâles un mini tunel en carton , de la frisure et 2 à 3 buchettes Aspen brick 5x1x1cm (bois tendre) sont ajoutés dans chaque cage. Si au cours de l’hébergement, un animal présente un comportement agressif, ce dernier sera euthanasié si c'est plus de 24 h avant la fin de l'expérimentation ou bien isolé dans une cage si c'est moins de 24 h avant la fin de l'expérimentation. S’il présente des blessures, il sera retiré de la procédure et euthanasié et remplacé par un animal supplémentaire. L’état des animaux est surveillé tout au long de la procédure par les enseignants et les étudiants. Afin que les étudiants puissent comprendre les notions de bien être, d'état sanitaire et de stress chez la souris, ils évalueront par l'observation l'état de l'animal aux jours 1 et 2 à l'aide d'une grille d'observation dans laquelle sont reportés : l'état du pelage (lisse/hérissé), l'apparence des paupières (ouvertes/fermées), le comportement exploratoire (normal/prostration/immobilité) et le poids de l'animal.

Choix des espèces

1- La souris est un modèle pertinent pour étudier le métabolisme des mammifères. Les nombreuses données concernant la physiologie et la génomique de ce modèle fournissent des points de repères et de comparaison pour mettre en évidence le fonctionnement des processus physiologiques, éléments indispensables à la compréhension de ces processus par les étudiants. 2 - Tous les concepts et notions de physiologie intégrative enseignés en cours et en travaux dirigés concernent exclusivement les mammifères (humain en particulier), ce qui rend possible la transposition de ces concepts au modèle rongeur pour leur illustration. 3 - La petite taille de l'animal permet de miniaturiser l'expérience tout en fournissant suffisamment de matériel pour une mutualisation entre binôme. Les animaux utilisés seront des adultes de 6 semaines. Cela correspond à un poids de 30-34 g chez les mâles de la souche utilisée. Ce stade correspond à l'objectif pédagogique qui est de faire étudier expérimentalement aux étudiants l'adaptation métabolique au jeûne chez la souris adulte.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 108
Souffrances
▲ -
▲ 108
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 108
 -

Un rat qui montre des signes de mal-être est retiré de l'étude, ce qui n'empêche pas sa réutilisation dans un autre projet. 108 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun tué dans le cadre de ce projet, tous destinés ensuite soit à des expériences sur organes isolés, soit à des travaux pratiques et à la formation à la chirurgie. Ils subissent une à six anesthésies gazeuses pour être rasés des flancs, portent un gilet à capteurs enregistré jusqu'à vingt-quatre heures d'affilée sur une période allant jusqu'à six mois, sont parfois séparés visuellement et olfactivement de leurs congénères, et courent sur un tapis roulant jusqu'à trente minutes à 80 % de leur capacité, stimulés à la queue. Le porteur annonce que ces données serviront à construire des vidéos et une plateforme de simulation pour l'enseignement de la physiologie, et reconnaît qu'un risque de détresse cardio-respiratoire "ne peut être exclu" lors des anesthésies.

Objectifs

Bien que prenant en compte le contexte sociétal, l’enseignement de la physiologie à l’université continue d’inclure des animaux principalement en raison de l’absence de méthodes alternatives satisfaisantes. Les systèmes de simulation actuellement disponibles restent rares, rudimentaires, peu évolutifs et restreints à des conditions basiques. Ce projet vise à acquérir de façon non-invasive des données physiologiques de la fonction cardio-respiratoire, de la mobilité et des vocalisations chez le rat pour construire un ensemble de supports d’enseignement incluant des vidéos de démonstrations et une plate-forme digitale permettant de simuler différentes conditions en lien avec la vie quotidienne. Cela permettra à terme de réduire au maximum l’utilisation d’animaux en enseignement à l’université et d’envisager son remplacement dans certaines filières où l’acquisition de gestes pratiques n’est pas nécessairement obligatoire.

Bénéfices attendus

De tels outils pédagogiques permettront d’envisager à terme un remplacement de l’utilisation d’animaux pour les filières générales et une réduction significative de leur nombre et un raffinement des procédures pour les formations professionnalisantes.

Procédures

Les animaux seront soumis à une à six anesthésies générales volatiles durant quelques minutes en vue d’être rasés sur les flancs. Par la suite ils seront habillés avec un gilet contenant des capteurs physiologiques ; les enregistrements parfois quotidiens, pourront durer jusqu'à 24h pour une période allant jusqu'à 6 mois. Les rats seront observés en condition de vie quotidienne ou suivront un protocole d’exercice physique. Certains rats seront hébergés individuellement sans pour autant être isolés socialement (isolement visuel et olfactif), cet isolement des congénaires n'exédant pas 24h. D'autres rats seront contraints à une course sur tapis roulant n'exédant pas 30 minutes à maximum 80 % de leur capacité physique. Ils y seront encouragés par stimulation physique non douloureuse.

Impact sur les animaux

L'ensembre des rats subira des contraintes de niveau léger : notament trois brèves anesthésies générales volatiles pendant laquelle le risque de détresse cardio-respiratoire ne peut être exclu. Certains rats peuvent ne jamais s’adapter au protocole : port du gilet et surtout course contrainte. Ceci engendrerait un mal être et une prostration.

Devenir

L’ensemble des procédures du projet permet d’envisager la réutilisation totale des animaux. A ce jour, deux types de réutilisation sont envisagées : soit une réutilisation pour la réalisation d’experience sur organes isolés, soit une réutilisation en enseignement universitaire (Formation à la chirurgie, TP de licence professionnelle).

Remplacement

Ce projet n’offre pas une alternative complète à l’utilisation d’animaux puisqu’il nécessite l’utilisation des animaux vigiles pour la production initiale des données et la création de la base. En revanche il contribue de façon significative à chacun des 3R puisque les résultats du projet permettront d’envisager la réduction du nombre d’animaux utilisé en formation et en enseignement, de remplacer l’utilisation d’animaux en enseignement dans certaines filières générale et d’envisager le raffinement des procédures expérimentales par un suivi de paramètres physiologiques de façon non-invasive. C’est sur ces éléments que les acteurs du projet axeront leur communication (communication dans des conférences sur le bien- être animal) auprès de tous les acteurs du domaine.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été réduit au minimum afin de permettre d’avoir un nombre suffisant d’animaux pour obtenir des statistiques descriptives (moyenne, écart-type,) pour chacune des conditions expérimentales et a été fixé à 5 à 24 rats par sexe. S'agissant d'études physiologiques et comportementales, l’effet du sexe et de l'âge doit être pris en compte. Le nombre d'animaux permettra de réaliser les supports didactiques à utiliser en TP ou en formation professionnelle. Un nombre minimal (inferieur à 5) sera utilisé pour la mise au point du dispositif de suivi et la finalisation des réglages techniques.

Raffinement

A leur réception, les rats bénéficieront d'une semaine d'acclimatation. Le milieu de vie de chaque rat sera enrichi le plus possible suivant les protocoles de la SBEA. La tonte des flancs est systématiquement réalisée sous brève anesthésie générale volatile. Les rats bénéficieront tous d'une phase individualisée d'acclimatation/habituation au port du gilet et aux phases d'enregistrement. L’utilisation de la technologie de télémétrie consistant en un dispositif radio non invasif maintenu dans un gilet ergonomique porté par l'animal, permet une surveillance combinée de l'activité cardiaque, de la fonction respiratoire et de l'activité locomotrice au cours de l’exercice physique. Ce dispositif couplé aux enregistrement vidéo et audio permet l'acquisition des données sans contrainte supplémentaire pour l'animal. Les séances d'exercice physique (course sur un tapis roulant) nécessitent le recours à une stimulations physique non douloureuse au niveau de la queue des animaux. Dans tous les cas, nous veillerons à ce que les exercices soient réalisés avec le moins de stimulations possibles. Si l’objectif d’apprentissage de la 1ère semaine n’est pas atteint, l’animal ne suivra pas la seconde semaine de conditionnement, il sera retiré du projet mais pourra être réutilisé dans d’autres projets. Tout signe de mal être d’un animal conduira à son retrait de l’étude, et ce même pendant la période initiale de stabulation.

Choix des espèces

L’espèce choisie est le rat adulte, qui constitue le modèle le plus utilisé en enseignement de la physiologie experimentale à l’université et qui présente une taille compatible avec le dispositif de suivi de la fonction cardio-respiratoire utilisé dans ce projet. Nous utiliserons des rats adultes d’un poids corporel de 250 à 450g (c’est-à-dire entre 8 et 24 semaines). Les animaux compris dans cette gamme de poids sont les plus utilisés dans le domaine cardiorespiratoire et en adéquation avec la taille de la version actuelle du dispositif. De plus, l’utilisation d’animaux de poids différents permet de valider la continuité des mesures même lors du changement de gilet lié à la taille des animaux.