Enseignement supérieur
Enseignement de techniques chirurgicales chez le Porc, le Mouton, le Lapin, le Rat et la Souris
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 4000
Lapins : 100
Cochons : 750
Moutons : 100
Former des internes en chirurgie, des vétérinaires et des scientifiques aux gestes de base mobilise ici 5 950 animaux non-humains, dont 4 000 rats, 1 000 souris, 750 cochons, 100 moutons et 100 lapins. 4 950 d'entre eux sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil, les 1 000 autres étant utilisés pour l'apprentissage du gavage, des injections et de la contention, dans des procédures classées en souffrance légère. Chaque animal peut rester une demi-journée à une journée entière sous anesthésie pendant que se succèdent laparotomies, thoracotomies, sutures et anastomoses digestives ou vasculaires, le porteur indiquant faire passer le maximum d'étudiants sur chacun. Les souris viennent de l'élevage maison, écartées pour n'avoir pas le bon génotype, et les rats sont achetés "réformés" chez des fournisseurs, c'est-à-dire déjà destinés à être tués.
Objectifs
Le but est d'aider à la formation médicale pratique initiale des étudiants en médecine (internes des spécialités chirurgicales essentiellement, externes) et des étudiants en sciences (dès le Master 2). Nous assurons également la formation chirurgicale continue auprès des chirurgiens, des vétérinaires et des scientifiques dans le cadre des formations à la chirurgie expérimentale ainsi que pour concevoir ou réaliser des procédures expérimentales obligatoires pour toute personne pratiquant un acte chirurgical chez l'animal de laboratoire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont que les étudiants en chirurgie soient formés aux techniques chirurgicales de bases afin d'avoir toutes les compétences nécessaires à leur activités en fin de cursus, que les chirurgiens ou vétérinaires en activité se forment aux nouvelles techniques chirurgicales et que les scientifiques apprennent les bonnes pratiques et gestes avec les différents modèles animaux (contention, gavage, injection intrapéritonéale, intraveineuse,...) encadrés par des personnes compétentes afin de pouvoir poursuivre leurs recherches dans les meilleures conditions pour eux et pour l'animal (Raffinement).
Procédures
Une partie des petits mammifères (rats et souris) serviront à l'enseignement des gestes de base tels que gavage, injection intrapéritonéale, intraveineuse, contention. Pour les autres et les grands mammifères, les formations visent à former les futurs chirurgiens, gynécologues, vétérinaires et toute personne réalisant des procédures expérimentales chez l'animal. Ces enseignements sont axés sur la maîtrise des gestes chirurgicaux de base tels que la suture ou l'hémostase pour les scientifiques. Les internes des spécialités chirurgicales seront davantage formés sur les sutures, l'hémostase, les anastomoses digestives, les anastomoses vasculaires ainsi que la coelioscopie. En fonction du geste à acquérir, l'animal pourra rester d'une demi journée à une journée sous anesthésie générale (avec vérification des constantes en permanence).
Impact sur les animaux
Pour les gestes réalisés de classe légére (procédure 1), une contention de courte durée sera pratiquée (moins de 1 minute). Lors des injections, une douleur légère de très courte durée est possible au site d'administration. Un léger saignement après les injections, très vite contenu par simple pression digitale, est également possible sans douleur associée. Une couverture analgésique locale sera appliquée pour réduire la douleur qui pourrait être engendrée par les injections (xylocaïne en spray 5%). Pour les procédures 2 et 3 (sans réveil), les interventions chirurgicales consisteront en des laparotomies/thoracotomies essentiellement avec techniques chirurgicales digestives et thoraciques. Les animaux seront tous sous traitement analgésique avec utilisation de dérivés morphiniques (buprénorphine et fentanyl) pour optimiser la prise en charge de la douleur jusqu'à leur mise à mort.
Devenir
A la fin de la procédure 1, étant une procédure légére, les animaux sont réutilisés pour les procédures 2 et 3 (sans retour à l'hébergement entre les deux). Les animaux des procédures 2 et 3 seront anesthésiés puis systématiquement euthanasiés à la fin des procédures. Etant des procédures chirurgicales nécessitant l'apprentissage de l'euthanasie ou des procédures chirurgicales trop importantes ne permettant pas leur réutilisation, l'euthanasie a été décidé comme l'issue la plus favorable.
Remplacement
Dès que possible et en 1ère intention, nous aurons recours à des peaux artificielles, des pelvi-trainers, des mannequins rats et souris, à la technique de la double horloge pour la microchirurgie ainsi qu'à des simulateurs de chirurgie afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Pour certaines formations nous sommes également en contact avec des abattoirs qui nous livrent des pièces anatomiques (pieds de porc pour les sutures, périnée de truie pour les sages femmes) afin d'éviter de commander des animaux.
Réduction
Toutes les souris utilisées lors des formations sont des souris provenant de l'élevage de l'animalerie Eops destinées en temps normal à l'euthanasie car elles n'ont pas le génotypage souhaité. En ce qui concerne les rats nous essayons dès que possible de réutiliser des rats en fin de protocole ou nous commandons des rats dits "réformés" chez les fournisseurs, c'est à dire des rats voués à l'euthanasie car incompatibles avec les protocoles de recherche. Enfin, nous faisons passer le maximum d'étudiants sur chaque animal pour réduire au maximum le nombre d'animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement favorable à leur bien-être et répondant à leurs besoins physiologiques et éthologiques (cycle jour/nuit - 12h/12h ; nourriture et eau ad libitum; enrichissements) les animaux seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens. Une période de 10 jours d'adaptation sera appliquée à chaque animal. Les manipulations seront effectuées ou encadrées par du personnel formé et habitué à ce genre de geste. Si une anesthésie est nécessaire les animaux seront systématiquement prémédiqués en intra-musculaire ou en intra-péritonéale. Le relais anesthésique est assuré par un gaz anesthésiant (0,5 à 2,5%). Seuls les grands animaux (porcs et brebis) seront intubés. Dès l'anesthésie maintenue, les animaux recevront un analgésique par voie sous-cutanée ou intra-péritonéale. Si nécessaire, pour les procédures de classe légère, un traitement à base d'anesthésique local sera pratiqué pour lutter contre la douleur in situ.
Choix des espèces
Le porc et le mouton ont été choisis pour des raisons anatomiques (similarités avec l'homme). Les rats, souris et lapins ont été choisis pour la formation à la chirurgie expérimentale (espèces utilisées par les étudiants dans leurs recherches) ou pour l'apprentissage des anastomoses vasculaires en ce qui concerne les rats (similarité avec l'homme). Nous prendrons des porcs charcutiers juvéniles et des miniporcs adultes pour une raison de taille. En ce qui concerne les moutons, rats, souris et lapins, nous prendrons des individus adultes pour des raisons anatomiques et de taille étant manipulés lors de travaux pratiques. Cela permet aussi de faciliter cette manipulation des petits mammifères par les étudiants.
Travaux pratiques d’expérimentation animale et de pharmacologie en BUT
- Enseignement supérieur
Rats : 18
Réutilisées d'une séance de travaux pratiques à la suivante après au moins trois jours de récupération, puis tuées quand elles ne sont plus utiles, 3 125 souris et 18 rats vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Des étudiants apprennent sur eux la préhension, le marquage à la queue, la contention et l'injection intrapéritonéale, avec jusqu'à trois tentatives de piqûre par souris, lors de séances de trente minutes à deux heures. Les 18 rats reçoivent quatre injections intramusculaires d'immunisation avant d'être saignés à blanc sous anesthésie, leur sang alimentant les travaux pratiques d'immunologie de toute la promotion. Cinq séances sur animaux ont été supprimées et remplacées par de la vidéo et de la réalité virtuelle, ce qui fait passer l'effectif de 823 à 18 rats, le porteur jugeant toutefois "nécessaire" de maintenir des séances sur animaux vigiles.
Objectifs
Les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie, répartis sur les trois années du BUT, ont pour objectif de former les étudiants au métier de technicien de laboratoire et de les préparer à la manipulation des petits animaux de laboratoire (rongeurs). Les étudiants doivent acquérir les connaissances théoriques et techniques indispensables à la manipulation des petits animaux de laboratoire au cours d'un projet de recherche, dans un contexte d'étude pharmacologique.
Bénéfices attendus
Au cours de leurs trois années de formation, les étudiants en BUT vont acquérir progressivement et durablement les connaissances théoriques et techniques indispensables à la manipulation des petits animaux de laboratoire au cours d'un projet de recherche, dans un contexte d'étude pharmacologique.
Procédures
Au cours de ce projet, les souris seront manipulés par des étudiants en formation, sous la surveillance permanente de personnel qualifié. Les interventions prévues sur les souris vigiles sont : préhension des souris (tunnel ou cupping), marquage des souris à la queue, pesée des souris pour détermination du volume d’injection, contention et injections intrapéritonéales (maximum 3 tentatives d'injection par souris), tests comportementaux (criblage de candidats médicaments anxiolytiques - 3 tests de chacun 3 min). La manipulation des animaux au cours de ces séances de travaux pratiques sur souris vigiles dure entre 30 min et 2h, en fonction des procédures. Au cours de ce projet, les rats seront manipulés par des techniciens habilités. Les interventions prévues sur les rats sont : préhension, marquage à la queue, contention et injections intra-musculaires pour immunisation (1 primo-injection et 3 rappels), prélèvement de sang total par exsanguination après prémédication et anesthésie. Ces interventions sur les rats sont de courte durée (5 à 30 minutes maximum).
Impact sur les animaux
Les étudiants de BUT, qui manipuleront les animaux, sont en formation et doivent acquérir les bons gestes techniques. L'apprentissage préalable des gestes sur vidéos puis mannequin-peluche de souris et sur peau artificielle, permettra de préparer les étudiants aux différents gestes. Toutefois, un stress peut être ressenti par l'animal. Une douleur peut être induite en cas de geste mal effectué lors des injections. Les formateurs qualifiés seront vigilants, afin de permettre au maximum la réalisation d'un geste correct. Le nombre de tentatives d'injection sera limité à trois pour chaque souris.
Devenir
Les souris sont réutilisées à des fins pédagogiques les jours suivants, après un temps de récupération d'au moins trois jours. Si les souris ne sont pas réutilisées, elles sont euthanasiées. Les rats sont euthanasiés. Du sang et des organes pourront être récupérés sur les animaux euthanasiés pour d'autres travaux pratiques.
Remplacement
Les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie en BUT ont été totalement réorganisés. Cinq séances de travaux pratiques sur animaux ont été supprimées et remplacées par des TP en méthodes alternatives. Quatre de ces séances de travaux pratiques, impliquant la pose de cathéters sur modèle rat (trachée, jugulaire, carotide, vessie, cholédoque et duodénum) ont été remplacées par un apprentissage de la pose de cathéter par assistance vidéo puis en réalité virtuelle (Virtual3R). Une séance de travaux pratiques sur modèle Souris impliquant la nage forcée des animaux a été remplacée par une séance de TP par assistance vidéo. Il est cependant nécessaire maintenir des séances de formation sur animaux vigiles, afin de préparer correctement les étudiants à la manipulation des petits animaux de laboratoire (rongeurs) dans le cadre de leur futur métier de technicien de laboratoire.
Réduction
Les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie en BUT ont été totalement réorganisés. Cinq séances de travaux pratiques sur animaux ont été supprimées et le nombre d'animaux dans les TP conservés a été réduit au maximum, ce qui nous a permis de réduire fortement le nombre d'animaux utilisés dans nos enseignements. Dans les DAP précédentes, encore en vigueur, correspondant aux enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie, un total de 823 rats et 4015 souris étaient prévus sur 5 ans. Cette nouvelle DAP prévoit 18 rats (réduction de 97,8% des rats) et 3125 souris (réduction de 22 % des souris) sur 5 ans.
Raffinement
Les rats seront hébergés à raison de 3 rats par cage pour limiter le phénomène dominant/dominé. Les souris seront hébergées en groupe, avec un matériel de nidification suffisant, pour limiter les pertes thermiques. Les animaux seront hébergés dans une animalerie contrôlée selon la réglementation en vigueur (température, ventilation, hygrométrie, photopériode) et dans le respect de la méthode des 3R, avec un enrichissement adapté à chaque espèce animale. Le milieu sera enrichi en objets permettant aux animaux de créer un environnement propice à leur développement et à leur épanouissement. Les soins seront apportés par du personnel qualifié (concepteur et applicateur des procédures expérimentales), dans le respect du bien-être animal. La nourriture sera en quantité suffisante pour que les animaux aient un accès à volonté. La surveillance quotidienne effectuée au sein de l’animalerie par le personnel qualifié, permettra de vérifier l'état sanitaire des animaux utilisés. En cas de douleur ou de fièvre suite à une procédure, un antalgique antipyrétique sera administré. Si l'animal est toujours douloureux ou fiévreux au bout de 3 jours, un avis du vétérinaire référent sera demandé. Le vétérinaire décidera de la médication nécessaire à l’animal et de la suite à donner au protocole (interruption définitive/poursuite). Par ailleurs, les enseignements d'expérimentation animale et de pharmacologie en BUT ont été totalement réorganisés. Les étudiants sont formés à la réglementation, à l'éthique animale, au bien-être animal avant toute formation aux gestes techniques. Puis, les étudiants sont formés aux gestes techniques sur souris à l'aide de vidéos, de mannequins peluches de souris et de peaux artificielles, préalablement à la manipulation sur souris vigiles. Au cours de la réalisation des gestes techniques par les étudiants, les formateurs qualifiés sont vigilants, afin de permettre au maximum la réalisation d'un geste correct. Le nombre de tentatives d'injection est limité à trois pour chaque souris.
Choix des espèces
Les étudiants du BUT sont formés sur souris, car la plupart des manipulations sur animaux en laboratoire sont réalisées sur modèles souris (plus petit mammifère utilisable). La récupération du sérum des animaux après immunisation est réalisée sur modèle rat, car cela permet d'avoir un prélèvement de sang total en volume suffisant pour la réalisation de travaux pratiques d'immunologie pour toute la promotion d'étudiants. Stade adulte : la taille et le poids des souris et des rats adultes sont nécessaires pour les expérimentations à mener.
Etude métagénomique et métabolomique de la dysbiose nasale dans la maladie de Parkinson
- Conservation des espèces
- Enquêtes médicolégales
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Maladies des plantes
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Seize heures sans nourriture avant le test de l'aliment caché, une nuit de test de préférence au sucre, deux tests d'anxiété, un conditionnement de peur sur deux jours : 504 souris enchaînent neuf épreuves comportementales après sept jours d'instillations nasales d'antibiotiques sous anesthésie. Elles reçoivent ensuite par le nez des bactéries ou du microbiote de patients parkinsoniens, ce qui peut déclencher deux mois plus tard une maladie de Parkinson expérimentale, avec malnutrition, troubles de la motricité et faiblesse musculaire. Le niveau de souffrance déclaré est modéré, et toutes sont tuées pour l'analyse de leurs tissus nasaux, nerveux, sanguins et intestinaux. Le porteur présente le recours à la souris comme un moyen d'éviter d'utiliser des primates non humains.
Objectifs
La maladie de Parkinson (MP) est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente en France, après la maladie d'Alzheimer. C’est une maladie complexe, d’étiologie encore inconnue, caractérisée par une destruction d’une population spécifique de neurones, entraînant un déficit au niveau de l’initiation et du contrôle des mouvements. Sur le plan moléculaire, des lésions sont retrouvées et correspondent à des amas pathogènes formés par une protéine : l’α-synucléine. Les troubles olfactifs sont fréquents dans la MP et sont souvent présents plusieurs années ou décades avant l'apparition des symptômes moteurs. Les troubles précoces de l’odorat dans la MP pourraient être la conséquence d’un déséquilibre du microbiote nasal. Dans cette étude, nous émettons l’hypothèse qu’il existe un lien entre le microbiote nasal et les déficits olfactifs de la MP. Ce modèle expliquerait tout d’abord les lésions inflammatoires de la muqueuse olfactive constatées chez les patients MP, ainsi que l'accumulation de la protéine neurotoxique dans les structures olfactives. Nous proposons d’élucider le rôle du microbiote nasal et de ses métabolites dans la perte de l’odorat observée au décours de la maladie de Parkinson (MP). Nos trois principaux objectifs sont de clarifier (1) le rôle exact de profils spécifiques de microbiotes nasaux avec les performances olfactives, (2) l’impact de l’environnement sur le microbiote nasal et (3) tester le lien entre microbiote nasal et MP. L’opportunité d’étudier deux populations ayant une exposition environnementale très différente, en France métropolitaine et aux Antilles, devrait permettre d’identifier des anomalies du microbiote spécifiques à la maladie de Parkinson. Les souris constituent un modèle pertinent pour ce projet car (1) elles peuvent facilement être colonisées par des microbiotes d’origine humaine et (2) elles peuvent développer des maladies proches de la MP très rapidement après gavage avec des échantillons provenant de selle de patients MP.
Bénéfices attendus
Nous proposons d’élucider le rôle du microbiote nasal et de ses métabolites dans la perte de l’odorat observée au décours de la maladie de Parkinson (MP). Nous couplerons notre analyse moléculaire du microbiome avec l’analyse métabolique de la muqueuse nasale et du sérum de patients MP et de souris transplantées avec du microbiote humain de patients MP. Ce projet nous permettra d’identifier les mécanismes moléculaires impliqués dans le déséquilibre du microbiote nasal et de proposer des biomarqueurs et des nouvelles cibles thérapeutiques. Les résultats de ce projet pourraient améliorer la prise en charge médicale des patients.
Procédures
Chaque animal sera soumis à : - une instillation intranasale d’antibiotiques (30 secondes) tous les jours pendant 7 jours sous anesthésie légère (5 minutes) - une seule instillation intranasale de bactéries (30 secondes) trois jours après la dernière instillation d’antibiotiques, sous anesthésie légère (5 minutes) - une restriction alimentaire de 16 heures avant de passer le test de la nourriture cachée (durée : 15 minutes). - Un test d’anxiété (20 minutes) - Un test de reconnaissance de nouveaux objets (20 minutes) - Un test de préférence au sucrose (une nuit) : mesurant leur préférence à boire une solution sucrée plutôt que de l’eau plate (test effectué sur une nuit, biberons additionnés de sucre et biberon normal). - Un second test d’anxiété (10 minutes): - Un test mesurant la perception aux odeurs des souris (15 minutes) - Un test des capacités morices (5 minutes) - Un test d’évitement des prédateurs (10 minutes). - Un test de test de conditionnement de peur (10 minutes pendant 2 jours)
Impact sur les animaux
Chaque animal sera soumis à : - une instillation intranasale d’antibiotiques (30 secondes) tous les jours pendant 7 jours sous anesthésie légère (5 minutes) L’anesthesie gazeuse provoque un inconfort de courte durée. La piqure d'aiguille pour l’injection d’anesthésique entraîne une douleur légère de courte durée. L’instillation intranasale d’antibiotiques provoque un inconfort de courte durée. - une seule instillation intranasale de bactéries ou de microbiote humain (30 secondes) trois jours après la dernière instillation d’antibiotiques, sous anesthésie légère (5 minutes) L’anesthesie gazeuse provoque un inconfort de courte durée. La piqure d'aiguille pour l’injection d’anesthésique entraîne une douleur légère de courte durée. - L’instillation intranasale de microbiote humain ou de bactéries comme des Staphylocoques provoque un inconfort de courte durée et peut induire deux mois après l’instillation une maladie de Parkinson expérimentale chez la souris qui présentera alors des signes de malnutrition, des problèmes de motricité et une faiblesse musculaire. - Une restriction alimentaire de 16 heures avant de passer le test de la nourriture cachée (durée : 15 minutes). La restriction alimentaire induit habituellement un stress physique modéré et de la détresse modérée pendant une durée de 16 heures avant la réalimentation.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car il est nécessaire que tous leurs tissus nasaux, nerveux, sanguins et intestinaux soient analysés en détail pour identifier les mécanismes sous-tendant le développement de la maladie de Parkinson.
Remplacement
Malheureusement, à l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale pour tester la perception, la mémoire et la coordination motrice.
Réduction
Notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire le plus possible le nombre d’animaux. Le nombre d’animaux estimé pour ce projet a été calculé par un biostaticien de manière à ce que, pour chaque expérience, les groupes utilisés soient constitués de 12 souris, le nombre minimal requis pour que l’analyse statistique ultérieure permette une évaluation pertinente des résultats. Nous avons calculé qu’un nombre de 12 souris minimum par groupe est nécessaire.
Raffinement
Notre stratégie expérimentale est conçue de manière à réduire tout stress et inconfort de l’animal. Après l’instillation intranasale de bactéries ou de microbiote humain, chaque animal fera l’objet d’une évaluation quotidienne pendant 2 jours puis tous les 7 jours pour s’assurer de sa bonne santé (mesure du poids, analyse de l’allure du pelage, de l’état de vigilance, de la posture, du comportement moteur général et du comportement exploratoire dans la cage). Nous allons particulièrement surveiller l’apparition de signes chroniques parkinsoniens comme un trouble de la motricité (allure de la marche, activité locomotrice, comportement exploratoire dans la cage, coordination motrice et équilibre) et une faiblesse musculaire (incapacité à bien se mouvoir sur la grille de la cage). Ces signes cliniques sont habituels dans les modèles expérimentaux de maladie de Parkinson chez la souris. Si l’animal présente des signes parkinsoniens, il fera l’objet d’un suivi plus poussé : Il sera pesé tous les jours et du gel hydrique sera disposé sur la litière pour améliorer la prise alimentaire. Si cet animal en plus des signes parkinsoniens se met à présenter une perte de poids ≥20% du poids basal, est déshydraté ou reste prostré, il sera mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
Le système nerveux des souris est proche de celui de l’humain et sensible au développement de pathologies expérimentales parkinsoniennes comme par exemple après l’administration de microbiote intestinal humain provenant de patient parkinsonien. Nous disposons d’un nombre important d’outils et de données avec ce modèle qui devraient nous permettre de tester les liens entre déséquilibre du microbiote nasal et neuropathologie parkinsonienne et d’établir des schémas thérapeutiques, voire préventifs pour les humains, en évitant donc de recourir à des primates non humains. Nous utiliserons des souris surexprimant un gène humain qui nous permettront d’appréhender le facteur génétique de l’hôte dans la pathologie. Adulte, à partir de 6 semaines après la naissance, car la maladie touche les adultes.
Travaux Pratiques en formation technologique niveau Licence – Souris – Comportement
- Enseignement supérieur
Former des étudiants de licence à la pharmacologie des psychotropes mobilise 1 500 souris sur cinq ans, 300 par année universitaire. Elles relèvent d'un niveau de souffrance léger à modéré et sont toutes tuées à l'issue, leur placement "n'étant pas envisagé à l'heure actuelle". Chaque souris reçoit une administration par voie orale, sous-cutanée ou intrapéritonéale une fois par semaine, puis passe deux à trois heures en enceinte d'observation ou en test comportemental, jusqu'à huit fois dans l'année. Deux cents d'entre elles subissent en plus un test d'évaluation de l'humeur. L'analyse du comportement des souris ne serait, selon le porteur, pas remplaçable par des techniques de simulation.
Objectifs
Les laboratoires de recherche privés ou académiques comptent dans leurs rangs de nombreux techniciens qui interviennent directement dans la mise en oeuvre de projets scientifiques utilisant des animaux vivants. Ces projets ont pour but d’améliorer à la fois nos connaissances mais aussi la santé humaine ou animale. Le BUT Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologies (BUT GB BMB) vise à former des techniciens supérieurs qui sont recrutés par les laboratoires. La formation porte en moyenne chaque année sur environ 200 étudiants (2nde et 3ème année de BUT Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologies). L’objectif de ce projet est d’assurer les compétences des agents recrutés et de former au mieux les étudiants sur la base de travaux pratiques (TP) chez le rongeur dans le cadre de situations d'apprentissage et d'évaluation. Les étudiants seront formés à la pharmacologie des psychotropes via une analyse comportementale, en passant par l’apprentissage des techniques élémentaires d’administration et de mise en place d'un protocole d'études précliniques. 6 procédures expérimentales sont prévues, réalisées sur animaux vigiles suite à une administration voie intrapéritonéale, voie sous-cutanée ou orale. Du fait des requis pour la formation de techniciens en expérimentation animale, aucune méthode alternative non-animale n’est ici adaptée. L'espèce choisie est celle qui la plus utilisée dans les travaux de recherches fondamentales ou appliquées, à savoir la Souris. Le degré de gravité des procédures appliquées est léger à modérée, ces procédures n'utilisant que des souris vigiles auxquelles seront administrés les produits étudiés puis observées dans les différents tests réalisés. Le nombre d’animaux pour mener à bien ces objectifs est, par année universitaire, de 300 souris soit 1500 pour 5 ans. En conformité à la règle des 3R, le nombre d’animaux par TP est limité à la quantité minimale suffisante pour obtenir des données exploitables et analysables (compétences attendues de nos apprenants).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont la montée en compétences de nos étudiants qui doivent acquérir les gestes expérimentaux basiques sur l'animal de laboratoire, expérimenter dans le cadre d'études pré-cliniques en évaluant l'effet des xénobiotiques en pharmacologie notamment sur l'animal de laboratoire et participer à l'évaluation de l'efficacité de nouvelles approches thérapeutiques (référentiel de compétences du BUT GB BMB publié en Juin 2023). Cela permet de former des étudiants à même de s'insérer professionnellement en tant que techniciens, assistants ingénieurs dans des structures utilisant les animaux de laboratoire dans leurs projets, notamment en recherche et développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour des pathologies humaines ou animales.
Procédures
La principale intervention sur les animaux prévues est l'administration des molécules par voie intrapéritonéale (IP), sous-cutanée (SC) ou orale (PO) des molécules testées, ou du véhicule (sérum physiologique). Un animal est soumis une fois par semaine à une administration (IP, SC ou PO), administration rapide et maitrisée, puis mis dans une enceinte pour observation (procédures 1.2.3.) ou être soumis à des tests comportementaux (procédures 4.5.6) pour une durée maximale de deux à trois heures.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont pour tous les animaux, une douleur légère lors des administrations de produits (injection de courte durée) et, pour 200 d'entre eux (sur la totalité du projet), un test d'évaluation de l'humeur sera en plus réalisé.
Devenir
A l'issue des procédures les animaux sont mis à mort selon de façon appropriée, le replacement des souris n'est pas envisagé à l'heure actuelle.
Remplacement
Les étudiants analysent le comportement de souris, ce qui n’est pas remplaçable par des techniques de simulation, ceci après avoir appris les gestes de préhension et administration de molécules tout d'abord de façon théorique à l'aide de films et démonstrations puis sur animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux est réduit au minimum par TP soit de 6 à 20 animaux selon les procédures (procédures 1 à 5, d’une durée de 2 heures, 6 à 10 animaux sont prévus par procédure, procédure 6, d’une durée de 3 heures, 20 animaux sont prévus). Chaque procédure est reproduite 40 fois (par an, avec 8 groupes de TP et 5 séances tournantes en parallèle) mais un animal ne subit une procédure que 8 fois (8 groupes TP, avec minimum une semaine entre chaque procédure),
Raffinement
Chaque poste de travail (une procédure pour un bi-trinome d'étudiants) est éloigné l'un de d'un autre. Avant manipulation, les animaux sont maintenus dans leur groupe (cage de stabulation) et y sont remis après celle-ci. Pendant la séance, les animaux sont différenciés par marquage sur la queue. Les cages sont enrichies par diverses objets. Chaque animal n'est utilisé qu'une fois par semaine et observé avant retour dans l'unité de stabulation. Une des procédures utilise l’administration d’une molécule par voie orale, si cela est possible elle se réalise selon la méthode MDA (Micropipette-guided Drug Administration). Si pendant et hors des procédures expérimentales, un point limite est atteint (attitude inhabituelle traduisant un mal être (prostration, agressivité); toute altération de l’état général (tumeur, excroissance, prolapsus); perte de poids > 20%), l'animal est isolé, surveillé et le cas échéant, mis à mort.
Choix des espèces
Seule la Souris est utilisée pour ce projet afin de de permettre aux étudiants de se familiariser avec cette espèce la plus utilisée (plus des 2/3) en recherche fondamentale et appliquée, notamment dan sle cadre des études précliniques réglementaires en recherche et développement en industrie pharmaceutique. Les animaux utilisés sont des animaux jeunes (8 à 15 semaines) classiquement utilisés pour ces expérimentations.
Formation réglementaire des personnels participant aux procédures expérimentales sur Rongeurs et Lagomorphes
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 40
Lapins : 40
80 souris, 40 rats et 40 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des séances de travaux pratiques impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est contenu vigile, examiné, gavé pour les rongeurs, puis anesthésié pour subir deux à quatre prélèvements veineux et une à deux injections par voie intramusculaire, intrapéritonéale, intraveineuse et intradermique ou sous-cutanée, les lapins recevant en plus un cathéter à l'oreille et un tatouage. Le porteur compte un animal par participant pour les souris, un pour deux participants pour les rats et les lapins, et signale l'accident anesthésique comme effet indésirable le plus fréquent. Les rats et les lapins tués servent ensuite à une séance de dissection anatomique.
Objectifs
La licence professionnelle dont le présent projet décrit la partie pratique sur animaux de laboratoire est un diplôme inter-universitaire de niveau bac+3. Il s’agit d’une formation spécifique destinée aux personnes appliquant les procédures expérimentales sur animaux vivants.Elle vise à former des spécialistes sensibilisés à l’éthique en lien avec l’utilisation des animaux à des fins scientifiques . D’un volume total de 550 heures, cette formation comporte une partie d’un volume de 150 heures portant sur les aspects liés à l’animal parmi lesquelles 50 heures environ sont consacrées à des travaux pratiques.
Bénéfices attendus
Dans le cadre des formations obligatoires des personnes appelées à intervenir dans des projets de recherche impliquant des animaux, il est indispensable que les apprenants pratiquent sur des animaux vivants les actes techniques autorisés par cette formation les plus courants. Depuis le début de 2016, une séance de travaux pratiques sur des modèles inertes (mannequins de rats, modèles d'oreilles de lapins, ...) est organisée préalablement aux séances de travaux pratiques sur animaux vivants objets de la présente demande d'autorisation de projet. Cette séance permet d’acquérir la maitrise technique des gestes avant de les pratiquer sur des animaux vivants et de réduire ainsi le risque d’infliger une douleur, un stress ou une lésion à un animal (Raffinement). Il demeure que la réalisation ou l'observation d'actes pratiqués sur l'animal vivant est une partie essentielle à la qualité de la formation des personnels ayant à les réaliser dans leur activité professionnelle, garantissant ainsi des gestes en conditions réelles techniquement mieux réalisés, plus sereinement, cela au bénéfice de l’animal, de l’expérimentateur et de l’expérimentation. Ces séances sont animées par un nombre conséquent d’encadrants (un encadrant pour six participants) très expérimentés, motivés par la transmission de leurs savoir-faire et très attentifs au bien-être des animaux.
Procédures
Les animaux, vigiles, sont soumis à la contention, un examen général, pour les souris et les rats à un gavage (5 min) et une injection pour l'induction de l'anesthésie générale (environ 20 min), puis sous anesthésie générale à 2 ou 4 prélèvements veineux (10 min), la réalisation de 1 à 2 injections de chacune de ces voies (intra-musculaire, intra-péritonéale, intraveineuse et intra-dermique ou sous cutanée, 20-30 min environ), et pour les lapins à la mise en place d'un cathéter à l'oreille (5 min) et la réalisation d'un tatouage (5 min).
Impact sur les animaux
La contention des animaux et la réalisation des premiers gestes avant anesthésie induisent un stress des animaux. L'administration de l'analgésique et de l'anesthésique peut engendrer une douleur légère au moment de la piqûre. L’effet indésirable le plus fréquent est un accident anesthésique chez un rat, une souris ou un lapin.
Devenir
Les rongeurs et les lapins sont mis à mort à l’issue de la séance car aucune utilisation ni aucun replacement ne peut être envisagé pour ce nombre d’animaux, après réalisation de plusieurs gestes dont des prélèvements rétro-orbitaires et après rupture de leur statut sanitaire lors de cette séance. Les rats et les lapins mis à mort sont ensuite utilisés pour une séance de dissection.
Remplacement
Il en va du bien-être des animaux ultérieurement manipulés par nos participants dans leur exercice professionnel qu'ils aient pratiqué ou au minimum vu pratiquer la plupart des gestes courants et peu invasifs pouvant être utiles à la réalisation de projets de recherche. Pour cette raison, les animaux vivants ne peuvent être remplacés intégralement par des modèles inertes. Toutefois, nos participants commencent toujours par pratiquer les mêmes gestes sur des modèles en silicone.
Réduction
Ce projet nécessite pour 5 ans l’utilisation d’un total de 80 souris,40 rats et 40 lapins au maximum. Le nombre d'animaux utilisés correspond à une souris par participant, un rat et un lapin pour 2 participants, ce qui est le minimum pour que la qualité de l'apprentissage soit suffisante. Par ailleurs, les rats et les lapins mis à mort lors du TP d’administrations et prélèvements sont ensuite utilisés lors de la séance de dissection pour l’anatomie.
Raffinement
La douleur, le stress et le risque de lésion sont réduits au maximum grâce un entrainement des participants sur modèles inertes, à un encadrement nombreux et de qualité, tourné vers l’accompagnement des participants et le respect des animaux, et au fait que les gestes les plus douloureux ou stressants sont réalisés sous anesthésie générale. Les protocoles d’analgésie et d’anesthésie sont optimisés pour les gestes réalisés. L’accent est mis tout au long des travaux pratiques sur le respect des animaux et la réalisation des gestes dans les meilleures conditions possibles. L’objectif est clairement énoncé aux participants que ces travaux pratiques doivent leur servir à réaliser par la suite l’ensemble de ces gestes nécessaires dans les meilleures conditions possibles pour le respect de l’animal et la pertinence des résultats scientifiques. Des points limites précoces sont mis en place et seront appliqués.
Choix des espèces
Le rat, la souris et le lapin sont les modèles les plus pertinents pour le module rongeurs-lapin, de par la fréquence de leur utilisation et leur différence de taille qui permet d’appréhender la variation des gestes techniques. Les animaux commandés sont des souris d’environ 16 semaines (environ 30 g) ,des rats de 6-7 semaines (250-300 g), et des lapins. Les animaux sont choisis pour leur couleur blanche qui facilite la détection des veines caudales, leur calme et leur taille adaptée aux manipulations. Adultes pour les souris (16 semaines), jeunes adultes pour les rats (6-7 semaines), jeunes adultes pour les lapins (environ 4 à 6 mois). Les animaux sont ainsi de taille suffisante sans être trop gras (ce qui rendrait l’anesthésie plus difficile et donc dangereuse), avec une bonne homogénéité des lots pour faciliter la gestion anesthésique.
Travaux pratiques Physiologie Animale Licence Sciences de la Vie
- Enseignement supérieur
Rendues diabétiques par injection, ovariectomisées ou castrées par des étudiants, 790 souris sont utilisées dans des travaux pratiques de licence impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le premier de ces travaux pratiques induit un diabète par deux injections à une semaine d'intervalle, puis six prélèvements sanguins en une heure et demie par incision de l'extrémité de la queue. Le deuxième provoque une ovulation par injections hormonales, le troisième fait pratiquer par les étudiants une ablation des testicules ou des ovaires d'une trentaine de minutes, et les 790 souris sont tuées, pendant la séance pour prélever les gamètes ou quinze jours après l'opération. Le porteur situe la première de ces séances à trois heures d'enseignement sur une année de licence qui en compte environ 500.
Objectifs
L'objectif du projet est de proposer des travaux pratiques de physiologie animale aux étudiants en Licence Sciences de la Vie. La Licence Sciences de la Vie est construite pour que les étudiants acquièrent progressivement une spécialisation au cours de la 2ième année (L2) et la 3ième année (L3). Le TP de la procédure 1 s’inscrit dans le cadre d’une unité d’enseignement de Physiologie des communications animales. Il n’y a qu’un seul TP dans cette unité d’enseignement concernant l’étude de la physiologie des communications animales. Il apparaît donc indispensable d’illustrer cette étude par un exemple de régulation hormonale au sein d’un organisme vivant. Ce TP représente 3 heures d’enseignement sur une année de L2 Sciences de la Vie constituée d’environ 500h d’enseignements. Les TP des procédures 2 et 3 s’inscrivent dans le cadre d’une unité d’enseignement optionnelle de L3 de Physiologie de la reproduction animale. Les deux aspects principaux de la reproduction animale sont la production des gamètes et la production et le rôle des hormones sexuelles. La production et le rôle des gamètes sont abordés au cours du TP de la procédure 2. La production et l’effet des hormones sexuelles sont abordés au cours du TP de la procédure 3. La compréhension des processus physiologiques de la reproduction est beaucoup plus efficace lorsqu’ils sont observables sur du matériel vivant (ovocytes, spermatozoïdes) voire sur des organismes vivants (souris castrées). Ces 2 TP sont optionnels et représentent 8h d’enseignement sur une année de L3 Sciences de la vie constituée d’environ 500h d’enseignements.
Bénéfices attendus
La mise en place progressive de l'évaluation des compétences dans l'enseignement supérieur nécessite le maintien de travaux pratiques permettant l'acquisition par les étudiants de compétences techniques indispensables à leur parcours univeristaire et à leur future carrière. Il apparaît donc primordial de permettre à des étudiants souhaitant se spécialiser en physiologie animale d'acquérir des compétences techniques sur la manipulation des animaux de laboratoire.
Procédures
TP procédure 1 : 2 injections seront effectuées à une semaine d'intervalle sur les souris à l'aide d'une molécule permettant d'induire un diabète temporaire. Une légère incision à l'extrémité de la queue est pratiquée sur les animaux diabétiques et les animaux témoins afin de prélever un très faible volume sanguin 6 fois en 1h30 (quelques microlitres). TP procédure 2 : 1 injection d’hormone stimulante sera suivie 48 heures plus tard d'une injection d’hormone pour provoquer une ovulation chez les souris. TP procédure 3 : Une intervention chirurgicale permettant l'ablation des testicules chez les mâles et des ovaires chez les femelles est pratiquée. Les interventions chirurgicales durent environ 30 min chacune lorsqu'elles sont pratiquées par les étudiants.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables sont attendus sur les animaux subissant l’ablation chirurgicale des gonades. L'opération chirurgicale peut entraîner une douleur post-opératoire qu'il est indispensable de prendre en compte et traiter. Les opérations chirurgicales peuvent également entraîner une perte de poids limitée et temporaire chez les animaux. La réalisation des opérations en conditions stériles réduit fortement l'apparition d'infections chez les animaux opérés. Les souris diabétiques de type 1 présentent peu de modification de leur comportement. Elles présentent toutefois une augmentation du volume des urines et une prise de boisson augmentée dues au diabète. Les animaux sont mis à jeun quelques heures avant le TP de la procédure 1, ce qui peut générer un léger stress. Pour le TP de la procédure 2, les souris femelles subissent deux injections intra-péritonéales avec une contention vigile réalisée par l'enseignant. La contention peut générer un stress léger et la piqure une douleur légère.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Pour la procédure 1, les animaux diabétiques et les animaux témoins injectées avec de l'insuline ne peuvent être réutilisés dans l'établissement. Ils seront donc mis à mort à l'issu des séances de TP. Pour la procédure 2, tous les animaux sont mis à mort pendant le TP pour effectuer un prélèvement de spermatozoïdes et d'ovocytes. Pour la procédure 3, tous les animaux sont mis à mort 15 jours après les opérations chirurgicales afin d'observer les effets de la castration (pesée des organes castrés versus non castrés).
Remplacement
L'objectif est de former des étudiants à l'étude de la physiologie animale sur un organisme entier, en étudiant notamment la communication hormonale impliquée dans la régulation de la glycémie, avec une réponse coordonnée de différents organes qu'il est impossible de reproduire dans des systèmes artificiels. Plusieurs outils ont été mis en place afin de former, compléter ou préparer à l’utilisation des animaux en enseignement. Des tests en ligne ont été mis en place afin de préparer les étudiants aux diverses manipulations réalisées en TP. Des vidéos réalisées par les enseignants à l’aide du pôle audiovisuel de l’Université ont été réalisées et mises à disposition des étudiants en amont des TP. Celles-ci permettent de préparer les étudiants à l’utilisation des animaux et d’éviter l’utilisation d’animaux pour réaliser des démonstrations des gestes à réaliser pendant la séance de TP.
Réduction
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux de 5 à 10 individus avec présence systématique de dispositifs d'enrichissement ( bâtons à ronger, tunnel en carton, maisonnette en plastique...). Les animaux sont acclimatés dans les locaux pendant au moins une semaine. Les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. Procédure 1 : pendant la semaine précédent le TP, les animaux sont habitués à la manipulation. Les étudiants et les animaux sont ainsi moins stressés pendant le TP. Les étudiants n’étant pas habitués à réaliser une contention sur un animal vigile, la contention et l’injection intrapéritonéale sont effectuées sous anesthésie gazeuse transitoire. Procédure 2 : les animaux sont conservés en groupes sociaux de 4 individus. La procédure consistant essentiellement en deux injections intrapéritonéales à 48h d’intervalle, le raffinement est principalement réalisé sur les conditions d’hébergement et notamment avec un enrichissement renforcé. Procédure 3 : les étudiants sont particulièrement sensibilisés au travail de chirurgie en conditions aseptiques notamment au travers des vidéos préparatoires au TP. Ces vidéos permettent également aux étudiants d’être plus efficaces au moment des opérations et de réduire ainsi la durée des opérations et le risque d’infections. En plus de l’analgésie per-opératoire, un protocole d’analgésie post-opératoire a été mis en place, avec une injection sous-cutanée d’anti-inflammatoire à la fin de l’opération puis un traitement analgésique dans l’eau de boisson pendant plusieurs jours. Les animaux ne sont pas conservés isolés après les opérations. Ils sont placés en cages de 2, afin de limiter d’éventuelles agressions, mais en permettant toutefois une interaction sociale, et une interaction visuelle et olfactive avec les autres animaux opérés.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux d'une dizaine d'individus avec présence systématique de dispositifs d'enrichissement ( bâtons à ronger, tunnel en carton, maisonnette en plastique...). Les animaux sont acclimatés dans les locaux pendant au moins une semaine. Les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié.
Choix des espèces
La souris est l'espèce la plus utilisée en laboratoires de Recherche, ce qui constitue un choix cohérent pour les étudiants qui poursuivront en Master. Les souris sont utilisées à l'âge adulte. La maturité sexuelle est nécessaire pour étudier la physiologie de la Reproduction. La régulation des communications hormonales est plus facilement abordable chez l'adulte.
Enseignements pratiques de physiologie animale et de pharmacologie : apprentissage des savoir-faire en expérimentation animale
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 85
Pour illustrer des cours de physiologie et de pharmacologie devant des étudiants de licence, 265 souris et 85 rats sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Les rats reçoivent la pose de cathéters, des injections et un prélèvement de sang par la carotide, les souris étant utilisées pour l'initiation aux injections intrapéritonéales et sous-cutanées. Aucun calcul statistique ne justifie ces effectifs, fixés pour former 175 étudiants par an. Le principal risque décrit tient au dosage de l'anesthésique, un réveil prématuré en pleine séance ou au contraire un arrêt cardio-respiratoire, et le porteur admet qu'il arrive qu'un animal meure pendant une séance.
Objectifs
L’objectif est principalement d’inculquer aux étudiants des notions d’expérimentation animale requises dès la troisième année de licence de biologie et d’autre part d’illustrer les cours théoriques de physiologie animale et de pharmacologie par des applications techniques concrètes réalisées sur le rat et la souris.
Bénéfices attendus
Acquisition des techniques de base d’expérimentation animale sur animal vigil (préhension, contention et techniques d’injections les plus courantes) et sur animal anesthésié (pose de cathéters, prélèvement carotidien).
Procédures
Après une analgésie préopératoire, les rats seront anesthésiés dès leur entrée dans la salle de TP, puis pose de cathéters, injections et prélèvement unique de sang par le cathéter carotidien. Chez les souris après analgésie/anesthésie, initiation aux techniques d’injections intra¬péritonéale et sous-cutanée. La nuisance principale est un réveil prématuré de l’animal lors de la séance d’expérimentation ou au contraire une surcharge anesthésique induisant un arrêt cardio-respiratoire de l’animal. Selon les cas, l’enseignant réajuste la dose d’anesthésique.
Impact sur les animaux
Le stress à la contention est minimisé par l'apprentissage de la réglementation et de l'éthique lors d'une séance de présentation en cours magistral et d'une démonstration préalable par l'enseignant. Un apprentissage sur un modèle d'imitation (maquette inerte conçu avec un matériau qui confère la sensibilité spécifique d'un animal vivant) permet d'acquérir les compétences nécessaires pour manipuler et réaliser les gestes de routine d'expérimentation (injection et pose de cathéter), réalisé par la suite sur un animal vivant. Cet entrainement dans une séance qui précède la séance d'expérimentation sur l'animale vivant permet de réduire le stress de l'étudiant et chez l'animal. L'effet indésirable, bien que rare, est l'arrêt cardio-respiratoire de l'animal sous anesthésie. Une réanimation est donc réalisée par l'enseignant avec un contrôle du débit d'anesthésiant, mais il arrive qu'un animal meurt pendant une séance d'expérimentation.
Devenir
Procédures sans réveil, compte tenu des manipulations expérimentales et des injections réalisées par les étudiants, les animaux ne peuvent pas être réutilisés. Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure par l’enseignant.
Remplacement
Afin d’acquérir les compétences techniques d’expérimentation animale (contention et techniques chirurgicales) , les étudiants s’entraineront sur des modèles de rats en plastique. Cette initiation leur permettra de se familiariser avec les structures anatomiques et les gestes techniques sans avoir recours à l'animal.
Réduction
Le nombre d'animaux choisi est le nombre minimal permettant d'acquérir les techniques de base en expérimentation animale afin de sensibiliser et former nos étudiants, qui pour la majorité d’entre eux sont destinés à poursuivre leur carrière dans le domaine de la recherche en laboratoire sur le vivant. La première approche est réalisée sur une maquette dans le but d’une acquisition des compétences techniques requises avant leur réalisation sur animal vivant dans la demi-journée qui suit. Cette étape permet de réduire le nombre total d’animaux pour cette formation. Aucune statistique n’est requise pour l’ensemble des procédures proposées. Au bilan, nous utilisons 85 rats et 265 souris pour la formation de 175 étudiants par an.
Raffinement
Pour l’ensemble des procédures, les animaux sont anesthésiés afin d’empêcher toute douleur ou souffrance de l’animal en fonction des gestes réalisés et jusqu’à leur mise à mort à la fin de l’expérimentation. Pour la première séance d’expérimentation sur le rat, l’initiation au préalable sur des modèles plastiques permet de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux anesthésiés/analgésiés. En cas d'atteinte des points limites lors des expérimentations, les animaux en question sont mis à mort par l'enseignant.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont les modèles animaux les plus utilisés en recherche et le choix d’animaux jeunes adultes permet une manipulation plus aisée et un meilleur contrôle de l’anesthésie.
Travaux pratiques de physiologie cardiovasculaire et respiratoire chez le chien
- Enseignement supérieur
Illustrer un cours théorique de physiologie cardiovasculaire déjà donné en salle, telle est la finalité des séances où 32 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque chien est mis à jeun moins de seize heures, ausculté par des étudiants vétérinaires, puis anesthésié jusqu'à une heure par un enseignant, deux fois par an au maximum et pendant trois ans. Aucun n'est tué, tous sont proposés à l'adoption, le porteur précisant qu'il est plus facile de les faire adopter avant quatre ans. Il ajoute que ces chiens ne sont pas achetés pour ces travaux pratiques mais déjà présents au chenil pour d'autres expériences, et compte les anesthésies répétées sur les mêmes individus parmi ses mesures de réduction.
Objectifs
Ces séances de TP ont pour objectif de faciliter l'acquisition des connaissances en physiologie cardiovasculaire et respiratoire chez les étudiants vétérinaires. Ils ont pour but d'illustrer l'enseignement théorique effectué en salle au préalable.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une meilleure compréhension, par les futurs vétérinaires, de la physiologie cardiovasculaire et respiratoire, une première approche de l'anesthésie des carnivores et un apprentissage de cette pratique.
Procédures
Mise à jeun (alimentation seulement, pas de mise à jeun hydrique) : au maximum deux par année espacées de maximum 1 mois, mise à jeun de moins de 16h. Anesthésie : au maximum deux par année espacées de maximum 1 mois, 1h au maximum
Impact sur les animaux
Les animaux sont soumis à une contention légère par les étudiants vétérinaires lors de l'auscultation pré-anesthésie. Ils sont ensuite anesthésiés par l'enseignant vétérinaire (après mise à jeun seulement alimentaire de moins de 16h, pas de mise à jeun hydrique). Aucune procédure invasive n'est réalisée sur les animaux.
Devenir
Les animaux seront hébergés au maximum trois ans dans l'établissement utilisateur car il est plus facile de les proposer à l'adoption avant 4 ans.
Remplacement
Les mécanismes nerveux de régulation de la pression artérielle et de la pression partielle en oxygène ne peuvent être observés que sur un animal vivant sur lequel une légère perturbation de l'homéostasie a été induite (par une anesthésie dans ce projet). L'utilisation d'un chien d'expérimentation permet de réaliser une anesthésie sur un animal parfaitement sain, ce qui limite fortement la survenue d'effets indésirables.
Réduction
Si chaque chien subissait une anesthésie par an et que nous changions de lot de chiens tous les ans, il faudrait 16 séances de TP * 5 ans = 80 chiens pour la totalité du projet. Le projet prévoit cependant que chaque chien puisse être réutilisé pendant 3 ans, le nombre de chien utilisé pour le projet serait alors de 16 séances de TP * 2 lots de chiens =32 chiens pour la totalité du projet. Ces chiens pourront également être anesthésiés au maximum 2 fois par an, ce qui réduit le nombre de chiens à 16 séances de TP * 2 lots de chiens / 2 anesthésies = 16 chiens. Dans les faits, selon l'avis du vétérinaire référent, certains chiens ne pourront pas être anesthésiés deux fois par an pendant 3 ans, le nombre de chiens utilisés sur les 5 ans sera donc au minimum de 16 chiens et au maximum de 32 chiens. De plus, les chiens utilisés pour ces TP ne sont pas spécifiquement achetés et hébergés en chenil pour ce TP. Il s'agit de chiens prévus pour d'autres expérimentations non douloureuses et présents dans le chenil pendant la période d'enseignement.
Raffinement
Afin de participer à la séance de TP, les étudiants doivent participer à des séances théoriques préparatoires en salle. Pour faciliter la manipulation par les étudiants, les chiens sont régulièrement habitués à être manipulés lors de séances de socialisation et de medical training mises en oeuvre par des professionnels de l'éducation canine. Nous pourrons également profiter de l'anesthésie pour effectuer des soins vétérinaires courants le cas échéant (soins des griffes ou des dents par exemple). Les chiens seront proposés à l'adoption à l'issue des séances de TP. Des points limites adaptés ont été définis, notamment pour déterminer si une chienne est apte à participer au TP une nouvelle fois ou si elle doit être proposée à l'adoption.
Choix des espèces
Ce TP est destiné aux étudiants vétérinaires. Le chien est une espèce d'intérêt pour les étudiants qui permet la compréhension de mécanismes physiologiques complexes mais aussi l'apprentissage des gestes techniques qu'ils réutiliseront dans leur pratique en clinique (auscultation, pose de cathéter, injection intramusculaire, intubation trachéale, ...) Les chiens seront âgés de 1 à 4 ans. En effet, il est préférable de faire l'anesthésie sur un chien adulte mais pas trop âgé pour que les animaux ne présentent pas de contre-indication à l'anesthésie. De plus, l'utilisation de chiens de moins de 4 ans permet de les faire adopter plus facilement après les sessions de TP.
Formation des expérimentateurs titulaires, contractuels et des stagiaires en expérimentation animale sur les gestes techniques pratiqués chez la souris
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Ce projet ne produit aucune connaissance, il sert à ce que des stagiaires, des contractuels et des titulaires s'exercent aux gestes techniques sur 1000 souris, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris peut recevoir jusqu'à trois actes. Prises de sang à la joue ou à la queue, injections sous la peau, dans la patte, le muscle, l'abdomen ou la veine, instillation nasale sous anesthésie, gavage, pose d'une puce sous-cutanée. Le porteur précise que le nombre de souris dépend de la dextérité de la personne formée, qu'il puise dans les animaux de réforme et de surplus de l'élevage, et que les souris sont tuées selon leur état général ou gardées pour une à deux répétitions à 48 heures d'intervalle. Il écrit que les méthodes non animales, vidéos ou mannequins, "ne sont pas pratiquées" et qu'il les envisagera plus tard "si cela est possible", la formation continue étant réclamée par la réglementation.
Objectifs
Les objectifs pédagogiques et scientifiques de cette formation sont doubles et répondent à la réglementation en expérimentation animale en vigueur et à la maîtrise et au maintien du savoir-faire des expérimentateurs : - former les expérimentateurs à la mise en œuvre d’expérimentation animale : procédures faiblement invasives (injections intrapéritonéale, intradermique et sous-cutanée), pose de puces télémétriques, gavage et prélèvements sanguins. Cette formation fait partie de la formation réglementaire à l’expérimentation animale, du maintien de compétences et du suivi des compétences (livret de compétence individuel). - former les expérimentateurs à la maîtrise de leurs procédures expérimentales, au respect du bien-être animal et à l’utilisation du modèle murin dans leurs projets de recherche. Ce projet est validé par la direction de l’unité sur fonds propres afin de répondre aux attentes réglementaires.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice de ce projet est la formation du personnel et maintien des compétences des agents permanents et des contractuels temporaires (Main d’œuvre occasionnelle (MOO), contrat à durée déterminée (CDD) et étudiants de tous niveaux).
Procédures
Prélèvement de sang à la veine submandibulaire sur animaux vigiles : 5 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Prélèvement de sang à la veine caudale latérale sur animaux vigiles : 5 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Administration par voie sous-cutanée, intrapodale, intradermique, intramusculaire et intrapéritonéale, intraveineuse sur animaux vigiles : 10 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Administration par voie intranasale sous anesthésie générale : 10 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former. Administration de liquide par gavage Pose d'une puce télémétrique sous-cutanée sur animaux vigiles : 3 min Le nombre de souris dépend de la dextérité du personnel à former.
Impact sur les animaux
Trois actes maximums, décrite dans la procédure, peuvent réaliser sur un même animal. Les principales nuisances attendues seront donc le stress de la contention, la formation d’hématome lié à la prise de sang et les fausses routes au cours d’un gavage. Les différents sites d'injection (Intrapéritonéal (IP), intramusculaire (IM) et sous-cutanée (SC)) peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection, et en cas d’échec à l’injection, un hématome pourrait survenir.
Devenir
Les animaux utilisés par les stagiaires ne peuvent pas être réintroduits dans l’élevage et ne peuvent pas être utilisés pour des expérimentations. Les souris sont donc mises à mort en fonction de leur état général et de la dextérité l’expérimentateur ou conserver pour une à deux répétitions des gestes à 48h d’intervalle avant euthanasie.
Remplacement
A la fin de leur stage ou de leur contrat de travail à durée déterminée, les expérimentateurs sont sensibilisés à l'utilisation d'animaux vivants et savent comment réaliser une expérimentation animale dans sa globalité chez la souris. Il est donc nécessaire que leur formation, pour qu'elle soit complète, comporte des manipulations. Il n’existe pas à l’heure actuelle de méthode de remplacement pour étudier les agents infectieux permettant la formation appropriée de nos expérimentateurs. Les méthodes non animales ne sont pas pratiquées. Cependant, dans un futur, nous envisagerons, si cela est possible, d’utiliser ces méthodes.
Réduction
Utilisation des animaux de réforme et de surplus issus de l’élevage principalement et des 2 sexes, soit au total 1000 souris sur 5 ans (20 stagiaires par an pour 10 souris maximum, soit 200 souris par et dont sur 5 ans = 1000). Plusieurs actes pourront être effectués sur une même souris afin de réduire le nombre de souris utilisées Le nombre est à adapter en fonction du nombre d'essais pour les procédures à réaliser. Aucune analyse statistique ne sera réalisée. Les méthodes non animales ne sont pas pratiquées actuellement. Cependant, dans un futur, nous envisagerons, si cela est possible, de réaliser et d’utiliser ces méthodes (vidéos ou mannequins) afin de réduire l'utilisation de souris.
Raffinement
Avant le début de l’expérimentation, les personnes formées sont sensibilisées à la préhension/contention des souris, aux procédures à réaliser et au comportement à avoir afin de limiter le stress des animaux. Les souris sont acclimatées à leur nouvel environnement pendant une semaine avant la formation, et réparties en groupe de 3 animaux socialement harmonieux par cage et avec un environnement enrichi (type sopalin, tunnel (à ronger) ou igloo). Pour toutes les interventions nécessitant une anesthésie générale, les animaux sont maintenus sous tapis chauffant pour leur bien-être, afin de prévenir d’une chute de température corporelle lié à l’anesthésie. Les animaux sont placés dans leur cage les uns contre les autres avec les voies respiratoires dégagées pou favoriser également le réchauffement naturel entre eux. De l’enrichissement pour la nidation est également rajouté dans leur cage. Pas de point limite attendu car uniquement injection d’eau physiologique, donc en théorie pas de douleur attendue en dehors de celle potentielle à l’introduction d’une aiguille, mais tout de fois, si nous observons le moindre signe de mal être, au niveau facial, au niveau du poil (légèrement hirsute) ou au niveau de la posture (légèrement vouté), agressivité, l’animal sera automatiquement euthanasié par le formateur/tuteur.
Choix des espèces
L'unité doit s’assurer de la maitrise des gestes techniques mis en œuvre dans l’unité par l’ensemble du personnel y travaillants. Cette formation (tutorat) fait partie de la formation continue demandée par la réglementation sur l’expérimentation animale et du suivi des compétences de l’ensemble du personnel. L’objectif est de maîtriser certains gestes techniques sur le modèle murin afin de les mettre en œuvre dans des projets scientifiques. 1000 souris d'âges variables en fonction des demandes scientifiques : 20 stagiaires en moyenne par an et pour 10 souris maximum par stagiaire, soit 200 souris par an. La demande est prévue pour 5 ans et dont un total maximum de 1000 souris d'âges variables en fonction des demandes scientifiques.
Fécondation in vitro chez la souris
- Enseignement supérieur
Une souris femelle par étudiant, deux mâles par groupe de seize : ce travail pratique d'enseignement supérieur consiste à tuer les animaux pour récupérer leurs gamètes et réaliser une fécondation in vitro observée au microscope. 270 souris vont être utilisées sur la durée du projet, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles, âgées de quatre semaines et non pubères, reçoivent deux injections hormonales à 48 heures d'intervalle pour déclencher une ovulation abondante. Le porteur écrit que ces injections se font sans protocole d'analgésie parce qu'il accroîtrait le stress de la contention, et justifie l'effectif par le faible taux de réussite des étudiants, quatre à six embryons obtenus sur soixante à quatre-vingts ovocytes.
Objectifs
Le but de ce TP est de réaliser et observer les étapes de fécondation in vitro chez la souris et d’évaluer l’impact du fond génétique sur le nombre d’ovocytes collectés et la qualité de la fécondation. Le TP comprendra une étape pratique (mise à mort des animaux, collecte des gamètes et fécondation in vitro) et une étape d’observation sous microscope. Pour l’étape pratique : 1 souris femelle par étudiant sera utilisée et 2 mâles seront utilisés pour l’ensemble du groupe de TP (soit 16 étudiants). Seul le prélèvement des gamètes mâles et femelles nécessite la manipulation d’animaux. C’est pourquoi les étapes du TP qui suivent la collecte des gamètes ne seront pas mentionnées. Ainsi, dans ce projet, seules seront mentionnés les procédures : i- d’hyperstimulation ovariennes (sur souris femelles) et, ii- de mise à mort des souris mâles et femelles pour la collecte des gamètes mâles et femelles. Aucune manipulation autre que les injections d’hormones et mise à mort ne sera réalisée sur les souris.
Bénéfices attendus
La fécondation in vitro chez la souris est une pratique courante de laboratoire. Pour cette raison, les étudiants doivent mettre en pratique cette technique pour être confronté aux problèmes et limites de celle-ci. De plus, les étapes qui caractérisent la fécondation et les premiers stades de développement embryonnaires sont très proches de ce qui est observé chez l’Homme. A ce titre, il apparaît important d’un point de vue pédagogique que l’étudiant puisse être confronté pratiquement à ce mécanisme cellulaire.
Procédures
Pour induire l'ovulation et permettre la collecte en nombre suffisant d'ovocytes, les souris femelles reçevront deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle. L'injection se fera par voie intra péritonéales et durera 10 secondes (préhension plus injection)
Impact sur les animaux
Aucune nuisance connue de l’injection des hormones, hormis le stress et la douleur Induite par la contention et l’injection. Toutefois, si des signes de douleurs précoces sont observés (prostration ou vocalises, absence de recherche de contact avec ces congénères…) et qui pourrait être lié à une injection ectopique, l’animal sera immédiatement euthanasié.
Devenir
La découverte des appareils reproducteurs mâles et femelles chez la souris ainsi que la collecte des gamètes mâles et femelles nécessite la mort de l'animal.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives ne nécessitant pas l’animal pour réaliser une fécondation in vitro chez les Mammifères. Le choix du modèle murin s’impose pour deux raisons: c’est le modèle le plus proche et accessible pour reproduire une fécondation in vitro proche de l’Humain en terme biologique et, d’autre part, il permet de confronter des étudiants se spécialisant en Reproduction Mammalienne de pouvoir réaliser des prélèvements des gamètes mâles et femelles in vivo.
Réduction
Pour un groupe de TP (16 étudiants), nous envisageons 16 femelles et 2 mâles. Trois groupes de TP sont prévus, correspondant à 48 femelles et 6 mâles au total par an soit 270 animaux au total sur l’ensemble du projet. - Le nombre de souris femelles est justifié par le nombre d’ovocytes collectés/femelles qui doit être suffisant pour obtenir des embryons aux premiers stades de clivage embryonnaire (ie stade 2 cellules). Sur 60-80 ovocytes collectés à partir de 8 femelles seuls 4 ou 6 atteindront le stade 2 cellules (faible taux de réussite lié au manque d’expérimentation des étudiants). Cette faible réponse devra être observée et expliquée par l’étudiant et des tests statistiques devront être réalisés pour évaluer les différences entre fonds génétiques. - Le nombre de souris mâles est justifié pour des raisons pratiques afin de collecter les spermatozoïdes de meilleure qualité en fonction du timing de collecte des ovocytes. Nous avons choisi un fond génétique de souris non consanguine pour augmenter le nombre de spermatozoïdes prélevés (10 millions de spermatozoïdes par souris en moyenne en condition TP, 200 000 spermatozoïdes sont utilisés par étudiant).
Raffinement
Les injections à 48 heures d’intervalle d’HCG et de PMSG peuvent conduire à un stress lié à la préhension et la contention de l’animal plus qu’à la douleur induite par l’injection. Pour ces raisons, les injections intra-péritonéales doivent être réalisées par une personne expérimentée, limitant le temps de préhension sans protocole d'analgésie/antalgie pré et post injection pouvant accroitre le stress de l'animal. Afin de limiter le stress, les animaux sont stabulés en présence d'enrichissements dans la cage (tunnel et coton). D’autre part l’animal sera surveillé par l'expérimentateur pour identifier les point-limites quotidiennement pendant 5 minutes pendant la toute durée de l'experimentation (3 jours). Cette surveillance ce fera spécifiquement dans les 5 minutes après injections les jours d'injections (Jour 0 et jour 2). Les point-limites seront identifiés par observation de l'animal et si un de ces point est caractérisé, l’animal sera euthanasié par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Les souris sont utilisées car la technique de fécondation in vitro chez la souris est bien décrite et proche de l’Homme Souris femelles de 4 semaines. Cet âge est choisi car ce sont des souris prébubères (non reproductives) dont le stock d'ovocytes est maximal et où les follicules sont sensibles aux gonadotropines. Souris mâles de 10 semaines. Cet âge est choisi pour récupérer un nombre et une qualité maximale de spermatozoïdes.
Enseignement vétérinaire de physiologie digestive : séances de travaux pratiques « motricité digestive chez le mouton »
- Enseignement supérieur
Chaque mouton reçoit une injection d'atropine, qui arrête sa motricité digestive pendant quinze à trente minutes, et cinq prélèvements sanguins par séance, sous contention d'une minute par geste. 22 moutons vont être utilisés sur cinq ans dans ces travaux pratiques de physiologie digestive vétérinaire, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le RNT annonce trois séances au maximum par mouton et par an, puis six un peu plus loin, sans expliquer l'écart. Aucun mouton n'est tué à l'issue, quatorze étant réutilisés, huit rendus à l'élevage, et les animaux jugés trop vieux mis à la retraite dans le cheptel de l'établissement.
Objectifs
Ces séances de TP ont pour objectif de faire comprendre aux étudiants la motricité de la panse et son implication dans les mécanismes de digestion/absorption chez le ruminant (des notions qui sont abordées au préalable en cours théorique). Elles permettent également aux étudiants de démarrer leur formation à certains gestes techniques courants tels que l'auscultation, les prélèvements sanguins et les injections intraveineuses sous la supervision directe d'un enseignant.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une meilleure compréhension, par les futurs vétérinaires, du rôle du réticulo-rumen dans la digestion chez les ruminants (vaches, moutons et chèvres). Par ailleurs, l'utilisation du mouton permet, en même temps que l'illustration pratique du cours, l'apprentissage de gestes techniques courants sous la supervision directe d'une enseignant (auscultation, administration intraveineuse, prélèvements sanguins).
Procédures
Contention - maximum 1 min à chaque fois pour l'injection d'une molécule qui agit sur ou arrête la motricité digestive, l'administration de glucose et/ou les 5 prélèvements sanguins / TP (3 TP maximum par mouton par année), Injection d'une molécule qui agit sur ou arrête la motricité digestive - 30 sec à 1 min, effet de la molécule pendant 15-30 min, Administration de glucose - 30 sec à 1 min, aucun effet du glucose, Prélèvements sanguins - 30 sec à 1 min x 5 prélèvements.
Impact sur les animaux
Les injections et les prélèvements de sang imposent une contention de moins d'une minute par geste. Les animaux utilisés sont habitués à être manipulés et le faible impact de la contention est noté par une absence de fuite (les animaux restent proches et recherchent le contact des manipulateurs) et une reprise de l'alimentation (foin disponible dans un ratelier pendant toute la durée des TP) pendant les phases de pause entre les différents prélèvements. La douleur au point d'injection ou de prélèvement est limitée par la faible taille de l'aiguille utilisée pour les prélèvements et par le fait que les moutons habitués à la contention ne bougent pas. Cette douleur est également limitée par la capacité des manipulateurs à faire les injections et les prélèvements rapidement, sans hésitation (étudiants entrainés sur des mannequins avant les TP, injections et ponctions guidées par un enseignant, prise de relais de l'enseignant si l'étudiant n'arrive quand même pas à faire la prise de sang ou l'injection). L'injection d'atropine n'est pas douloureuse, et la dose d'atropine utilisée induit une tachycardie et un arrêt de la motricité intestinale non douloureux pendant 15 à 30 min. L'administration de glucose par voie orale n'induit aucun effet indésirable car le glucose est immédiatement consommé par les bactéries présentes dans le réticulo-rumen. Il n'y a pas d'hyperglycémie chez le mouton suite à l'administration de glucose.
Devenir
Les animaux ne sont utilisés que pour ces TP, avec la participation à au maximum 3 sessions de TP par an, et pourront être réutilisés avec l'accord du vétérinaire référent de l'Etablissement Utilisateur. Cependant, si les animaux sont exclus des TP (animal jugé trop vieux par exemple), Si les animaux sont exclus des TP d'une année sur l'autre, ils pourront être mis à la retraite et conservés au sein du cheptel de l'Etablissement Utilisateur.
Remplacement
Il est impossible de comprendre les mécanismes de contraction du réticulo-rumen et les processus de digestion des ruminants dans un système in vitro. Cependant, avant de participer à la séance de TP, les étudiants doivent valider une formation aux prélèvements de sang et aux injections par voie intraveineuse sur mannequin.
Réduction
Quatorze moutons seront utilisés pour ce TP programmé sur 5 ans. Chaque mouton est inclus au maximum dans 6 séances de TP par an réparties sur 2 mois. Les mêmes moutons pourront être utilisés plusieurs années si le vétérinaire référent donne son accord afin de ne pas utiliser 14 moutons différents pour chaque TP. En général, au maximum 2 moutons sont exclus et remplacés d'une année sur l'autre (mise en retraite avec conservation au sein de l'Etablissement Utilisateur par exemple), soit au maximum 22 moutons utilisés sur 5 ans.
Raffinement
Avant de participer à la séance de TP, les étudiants doivent valider une formation aux prélèvements de sang et aux injections par voie intraveineuse sur mannequin. La durée de contention de l'animal pour la réalisation des gestes techniques est limitée à une minute sans que l'animal ne soit séparé du groupe. Les moutons ne sont inclus que dans ce projet. Hors des sessions de TP, ils vivent en groupe au pré et bénéficient d'un hébergement en intérieur lors de périodes de grand froid ou de canicule. Le mouton est dans son environnement naturel en groupe. Le besoin d’enrichissement est moins important dans ces conditions. Néanmoins, des pneus remplis de terre pour leur permettre de grimper et des ballons remplis de foin à faire rouler pour obtenir la nourriture leur sont proposés.
Choix des espèces
Pour étudier le réticulo-rumen, il est nécessaire d'utiliser des ruminants. Le mouton est une espèce pertinente car plus facile à manipuler et plus docile qu'une vache. Le troupeau de mouton est également bien plus facile à gérer à l'année qu'un troupeau de vache. Les moutons sont tous adultes, ce qui permet d'avoir un réticulo-rumen fonctionnel.
Echographie et sémiologie de l’appareil génital de la vache
- Enseignement supérieur
Pour apprendre à des étudiants vétérinaires à diagnostiquer une gestation par palpation transrectale et échographie, 60 génisses sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque vache subit trois à cinq palpations par séance de travaux pratiques de deux heures, chacune durant de cinq à dix minutes, maintenue au cornadis pendant toute la séance. Le porteur indique limiter le nombre d'examens par animal pour éviter une irritation de la muqueuse rectale, et retirer de la session toute vache qui saigne. Sur les 60 génisses déclarées, le devenir n'en recense que 12 rendues à leur élevage d'origine, alors que la justification annonce le retour des animaux chez l'éleveur au motif que la procédure ne le contre-indique pas.
Objectifs
Les objectifs généraux de cet enseignement pratique sont : (1) d'utiliser l’échographie et la palpation transrectale de l’appareil génital de la vache pour appréhender les bases physiologiques de l'activité ovarienne et de la gestation de la vache, (2) de susciter précocement l’intérêt des étudiants pour les animaux de rente, et (3) de les à une démarche diagnostique et à des techniques professionnelles.
Bénéfices attendus
Les étudiants doivent acquérir des compétences dans le domaine du suivi et de la maîtrise de la reproduction des espèces d’intérêt vétérinaire, dont la vache. L’enseignement pratique de l'examen de l'appareil génital de la vache a pour objectif d’approfondir les bases physiologiques de l'activité ovarienne et de la gestation et d’apprendre aux étudiants à mobiliser ces connaissances et à les utiliser dans un contexte professionnel. Le diagnostic de gestation et la détermination du stade du cycle de la vache sont réalisés à partir de l’examen de l'appareil génital par palpation transrectale et échographie, soit un ensemble d’examens mis en oeuvre dans le cadre du suivi de reproduction de la vache et que doit maîtriser le praticien.
Procédures
A chaque TP de 2h, chaque vache sera soumise à 3 à 5 palpations. Chaque palpation durera entre 5 et 10 min.
Impact sur les animaux
Les génisses sont maintenues à l’attache uniquement pendant la durée des séances (2h) pour limiter la durée de contention. Le nombre d’examens par génisse est limité afin d’éviter une irritation de la muqueuse rectale. Les examens réalisés sont peu invasifs et non douloureux.
Devenir
Les vaches proviennent d'un éleveur et sont en pension pendant toute la durée du TP. La procédure réalisée est proche de ce qui est fait en élevage pour le suivi de gestation et ne contre-indique pas au retour des animaux chez l'éleveur.
Remplacement
Au cours des séances de TP préalables, les images échographiques de l’appareil génital sont présentées sous la forme d’un diaporama et les étudiants réalisent des échographies d'appareils génitaux de vache récupérés à l'abattoir. Ces séances, qui sont importantes pour faciliter l’initiation des étudiants à l’échographie de l’appareil génital, ne peuvent cependant pas se substituer à la mise en oeuvre sur l’animal des méthodes d’exploration fonctionnelle (palpation transrectale, échographie) que doit maîtriser le futur praticien. Les génisses sont mises à la reproduction un mois avant le début des enseignements de la même façon que dans leur élevage d’origine et elles retournent ensuite dans leur élevage, ce qui permet de ne pas utiliser des animaux uniquement et spécifiquement pour ce TP.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au nombre minimum permettant aux étudiants de réaliser des examens sur 4 à 5 vaches tout en limitant le nombre d'examens par vache à 3 à 5 par séance de TP.
Raffinement
Les examens réalisés sont peu invasifs et non douloureux. Cependant, pour limiter tout stress et/ou inconfort des animaux du fait de leur contention au cornadis pendant les manipulations, les bovins seront habitués, pendant les 3 mois précédant les TP, à entrer dans le bâtiment d'élevage et à être récompensés après être allés se placer seuls au cornadis. Les étudiants ne seront pas laissés en autonomie pour la réalisation des examens et un enseignant-chercheur sera présent pour les assister pendant toute la durée du TP. C'est ce même enseignant qui les formera à la palpation et à l'échographie sur les appareils génitaux de vache récupérés à l'abattoir en amont de ce TP, ce qui permettra de rendre la manipulation des animaux la plus rapide possible au cours du TP. Si un léger saignement apparaît pendant la manipulation, ce sera un marqueur d'une irritation de la muqueuse rectale et la vache ne sera plus utilisée au moins au cours de cette session de TP. L'utilisation pour d'autres sessions sera étudiée au cas par cas et sur avis vétérinaire.
Choix des espèces
Les travaux pratiques de physiologie de la reproduction sont réalisés chez la vache car elle représente l’espèce d’intérêt pour les applications zootechniques de cet enseignement. En effet le futur vétérinaire doit acquérir les compétences nécessaires au suivi de reproduction des vaches et doivent maitriser les méthodes d’examen de l’appareil génital de la vache, dont la palpation transrectale et l’échographie. Le projet sera réalisé avec des femelles en âge de se reproduire pour être mises à la reproduction afin de permettre aux étudiants de réaliser des examens de l'appareil génital sur des vaches gestantes et un diagnostic de gestation.