Enseignement supérieur

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  • Formation professionnelle
Rats : 990
Souffrances
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Devenir
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 990

Former une centaine de chirurgiens à la microchirurgie en cinq années suppose ici un rat par participant et par séance. 990 rats vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit environ trois heures d'interventions successives selon la dextérité des apprenants, sutures des deux carotides, de l'aorte et des vaisseaux fémoraux, greffe rénale, greffon jugulaire. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des vaisseaux au sang circulant, la première séance se déroulant sur des nouilles de shirataki avant le passage aux rats, et rattache l'ensemble à un diplôme universitaire délivré à des internes et des vétérinaires.

Objectifs

La microchirurgie est une discipline chirurgicale qui permet de réparer, de remplacer, de greffer des nerfs ou des vaisseaux et qui permet de disséquer des tumeurs cérébrales sans hémorragie dans un cerveau ou une moelle épinière. Son exercice n’est accessible qu’à un chirurgien rompu aux différentes techniques microchirurgicales, et dont la pratique est quotidienne. Tous les chirurgiens des centres SOS mains notamment en France exercent cette spécialité. Tous les Neurochirurgiens sont formés à la microchirurgie, comme la plupart des chirurgiens qualifiés en chirurgie plastique et reconstructrice. Cette compétence s’acquiert par ce Diplôme Universitaire de microchirurgie dans le cadre de la formation initiale du chirurgien. Le Diplôme Universitaire de microchirugie s'adresse à des chirurgiens en formation (vétérinaires ou internes des service de chirurgie) et permet à ceux-ci d'acquérir la technique , les compétences et le diplôme nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des microvaisseaux. Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière à ce que celles ci soient à nouveau opérationnelles sans hémorragie et sans thrombose, une 1ère approche validée chez l'animal est donc indispensable avant l'application de ces techniques sur des patients. Une centaine de chirurgiens pourront ainsi être formés durant ces 5 années.

Bénéfices attendus

Le Diplôme Universitaire de microchirugie s'adresse à des chirurgiens en formation (vétérinaires ou internes des service de chirugie) et permet à ceux-ci d'acquérir la technique , les compétences et le diplôme nécessaire pour pratiquer la chirurgie réparatrice des microvaisseaux chez l'Homme. Une centaine de chirurgiens pourront ainsi être formés durant ces 5 années.

Procédures

Les animaux subiront une procédure chirugicale sans réveil sous anesthésie générale et analgésie. Les rats seront préanesthésiés par un anesthésique volatile dans une cage d'endormissement puis anesthésiés par injection. Une injection d'un analgésique sera réalisée simultanément. Le niveau d'anesthésie sera évalué tout au long du protocole par surveillance visuelle du rythme respiratoire et par stimuli mécaniques. En cas, de signe de réveil, l'animal se verra injecter une 1/2 dose d'anesthésiant. A la fin des procédures, les rats seront mis à mort par injection. Les interventions seron t: Dissection et exposition des différents vaissaux, Suture des 2 carotides, Suture carotide et aorte, Suture veine et artère fémorales et aorte, Greffe rénale, Suture carotide et greffe rénale, Suture carotide et greffon jugulaire sous rénale, Suture carotide, aorte, artère et veine rénale. L'ensemble des interventions aura une durée d'environ 3h selon la dextérité des apprenants.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront le stress de leur manipulation jusqu'à la chambre d'induction d'anesthésie gazeuse. Une fois endormis, l'ensemble des procédures seront sans réveil et effectuées sous anesthésie générale et analgésie adaptée.

Devenir

L'ensemble des animaux utilisés seront mis à mort, les procédures chirurgicale lourdes ne permettent pas le reveil des animaux.

Remplacement

Pour acquérir ces gestes, il est indispensable de travailler sur des vaisseaux avec du sang circulant pour pouvoir apprendre à réparer ces veines et artères de manière à ce que celles ci soient à nouveau opérationnelles (pas d'hémorragie et sang circulant) . L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit à son minimum (1 rat par séance par participant). Plusieurs vaisseaux seront utilisés sur le même animal permettant également d'en réduire le nombre.

Raffinement

La formation concerne des chirurgiens (vétérinaires ou internes des services de chirurgie) et débutera par 5 séances théoriques portant sur la microchirurgie (matériel, méthodes), l'anatomie du rat et sur l'expérimentation animale en insistant sur les parties réglementation, bien être animal et règle des 3 R. La première séance pratique se déroulera entièrement sur du matériel inerte (nouilles chinoises "shirataki") afin d'assimiler puis de valider les gestes techniques avant d'appliquer ceux-ci sur les animaux. L'ensemble des séances suivantes débutera par du travail sur matériel inerte sur lequel le geste technique devra systématiquement être validé par le responsable de séance avant de passer sur l'animal. Les rats seront préanesthésiés par un anesthésique volatile dans une cage d'endormissement puis anesthésiés par injection. Une injection d'un analgésique sera réalisée simultanément. Le niveau d'anesthésie sera évalué tout au long du protocole par surveillance visuelle du rythme respiratoire et par stimuli mécaniques. En cas, de signe de réveil, l'animal se verra injecter une 1/2 dose d'anesthésiant.

Choix des espèces

L'espèce choisie possède des vaisseaux d'un diamètre correspondant à ceux rencontrés en microchirurgie humaine ou vétérinaire. Le rat est donc parfaitement adapté à l'apprentissage de ces techniques. Les rats utilisés seront des jeunes adultes (environ 250/300g), de taille suffisante pour que leur vaisseaux soient comparables à ceux rencontrés lors d'activités de microchirurgie humaine ou vétérinaire.

  • Enseignement supérieur
Rats : 1300
Souffrances
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Devenir
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Anciens reproducteurs pesant de 350 à 600 grammes, et pour partie transférés depuis d'autres projets après avis du vétérinaire, 1 300 rats vont être opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chacun subit quatre heures de microchirurgie vasculaire, sutures, pontages et anastomoses sur des vaisseaux de très petit calibre, avec deux à quatre injections d'anesthésique pendant l'intervention. Ces séances servent à entraîner des internes en chirurgie humaine, des vétérinaires et des expérimentateurs, à raison de vingt séances par apprenant, sans produire de connaissances. Le porteur affirme qu'aucun modèle artificiel ne reproduit les flux et les pressions sanguins, tout en indiquant que le premier contact des stagiaires se fait sur un rat en plastique et que les gestes sont filmés pour les formations suivantes.

Objectifs

La formation a pour objectif d'entraîner les internes en chirurgie humaine à la microchirurgie vasculaire, et de parfaire la formation en chirurgie de vétérinaire et/ou d'expérimentateurs disposant d'une habilitation réglementaire à cette pratique. Ces procédures de microchirurgie réalisées sur des artères et des veines sont nécessaires à tous les types de macrochirurgie (chirurgies maxillo-faciale, plastique, orthopédique, cardiaque ...) au cours desquelles il faudra nécessairement réaliser des sutures, des pontages, ou des anastomoses de vaisseaux sanguins.

Bénéfices attendus

L’objectif est d'entraîner les internes en chirurgie humaine de différentes spécialités (ORL, Gynécologie, Neurologie, Orthopédie…), les vétérinaires et les expérimentateurs à la microchirurgie vasculaire avant d'exercer chez l'humain. Le travail avec le rat permettra aux stagiaires de s'entraîner à l'aide d'un 'modèle représentatif de l'humain en terme de microchirurgie afin d'acquérir une maîtrise du geste sur des vaisseaux de très petit calibre. L'exercice de la chirurgie nécessite de travailler avec des animaux vivants de façon à appréhender toutes les contraintes liées à cette pratique : conditions d'aseptise, induction et maintien de l'anesthésie, sang circulant...L'aquisition complexe des gestes et techniques de la microchirurgie sur l'animal permettront de garantir une formatin de haut niveau pour pouvoir ensuite exercer chez l'humain.

Procédures

Chaque animal recevra une première injection en vigile durant quelques secondes puis entre 2 et 4 injections sous anésthésie durant 4 heures. Les chirurgies de vaisseaux sanguins seront réalisées sous anesthésie générale sans réveil pendant ces 4 heures.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent ressentir un léger stress et une douleur passagère lors de la contention pour réaliser l’injection de l’anesthésique. Les animaux peuvent ressentir une douleur brève musculaire au point d’injection de l’anesthésique. Une application des points limites stricts et spécifiques du projet sera réalisée en particulier en cas de réapparition inattendue de la sensibilité lors de l'anésthésie.

Devenir

Euthanasie des animaux sous anesthésie générale à la fin de chaque geste de chirurgie vasculaire vérifié. Il est impossible de laisser en vie des animaux avec des muscles ayant subits une dissection et des sutures de vaisseaux incomplètes ou non perméables

Remplacement

L'exercice de la chirurgie nécessite de travailler avec des animaux vivants de façon à appréhender toutes les contraintes liées à cette pratique : conditions d'aseptise, induction et maintien de l'anesthésie, sang circulant, pression du sang... Il n’existe actuellement pas de modèle artificiel permettant de reproduire les flux sanguins, les pressions et les tissus des vaisseaux pour se former au plus proche d’une intervention humaine. Néanmoins, Le premier contact avec l’animal vivant endormi se fait après avoir manipulé un rat en plastique, les encadrants montrent les incisions à faire sur un animal en plastique. Nous réaliserons également des vidéos lors des premières séances pour montrer les principaux gestes à réaliser sur les rats. Ces vidéos seront montrées aux étudiants lors des formations suivantes.

Réduction

Nous souhaitons former des apprenants à la réussite d’une anastomose de vaisseau sanguin. Il est donc nécessaire d’utiliser plusieurs rats pour se former. Les expériences en matière de formation ont montré qu’il était nécessaire d’avoir recours à 20 séances par apprenant pour garantir un maximum de chance de succès dans la réussite des gestes techniques. Des rats provenant d’autres DAP pourront être réutilisés sur ce projet après autorisation du vétérinaire.

Raffinement

Un analgésique et un tapis chauffant sont utilisés en période per-chirurgicale. Les animaux sont tous opérés sous anesthésie générale chimique. En cas de signes de réveil, la chirurgie est suspendue, une dose est réinjectée en intra-musculaire et la chirurgie reste suspendue le temps que l’animal n’est plus de réflexe de retrait au pincement de la patte. Une application des points limites stricts et spécifiques du projet sera réalisée en particulier en cas de réapparition inattendue de la sensibilité lors de l'anesthésie.

Choix des espèces

La taille de l’artère Aorte sous rénale du rat correspond à une artère de doigt d’un Homme adulte Les rats seront des rats adultes anciens reproducteurs, ils ont un poids moyen de 450-600g pour les mâles et 350-430g pour les femelles. Ils ne sont plus en phase de croissance et correspondent à l’âge adulte chez l’homme

  • Enseignement supérieur
Souris : 400
Souffrances
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Devenir
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Trois à quatre injections intrapéritonéales, puis des tests de champ ouvert, de boîte noire et illuminée, d'enfouissement de billes et de reconnaissance d'objet, de dix minutes chacun : le protocole tient dans une séance de travaux pratiques de quatre heures. 400 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ces séances initient des étudiants aux analyses comportementales en neurosciences, hors de toute production de connaissances. Le porteur présente ces travaux pratiques comme un apprentissage précoce de la règle des 3R, et prévoit de mutualiser les souris entre les séances du matin et de l'après-midi, puis de récupérer leurs corps pour des travaux pratiques de dissection.

Objectifs

Une personne sur quatre souffre de troubles mentaux. Les troubles mentaux regroupent un vaste ensemble de problèmes, dont les origines diffèrent. L’étiologie des troubles mentaux comporte des facteurs individuels (ex : génétique) et environnementaux. Les mécanismes biologiques sous tendant ces troubles sont loin d’être élucidés et ils sont au cœur de plusieurs programmes de recherche. Une majorité de ces recherches, par de leur nature même, impliquent l’étude du comportement et ont donc recours à l’expérimentation animale. Une formation précoce des étudiants à ces thématiques est fondamentale afin de les initier aux pratiques expérimentales auxquelles ils seront confrontés dans la suite de leur parcours d’étude et professionnelle. Les procédures incluses dans ce projet sont destinées à la formation d’apprenants dans le cadre des Travaux Pratiques (TP) axés sur le domaine des neurosciences. Ces procédures se déclinent sous forme de séances de travaux pratiques (TP) d’une durée de 4 h chacune et seront encadrées par des personnes possédant les habilitations réglementaires nécessaires à concevoir et réaliser des procédures expérimentales.. Les objectifs de ces TP sont doubles : - Sensibiliser les étudiants à l’utilisation d’animaux de laboratoire en s’appuyant sur la règle des 3R et leur présenter le cadre légal pour une telle approche (notion d'éthique et à la réglementation en vigueur). - Les initier à la complexité des analyses comportementales (exploration d'un champ ouvert pendant 10 minutes pour évaluer le comportement moteur, test de la boite noire/illuminée pendant 10 minutes pour évaluer les niveaux d’anxiété, test d’enfouissement des billes pendant 10 minutes pour évaluer le comportement compulsif et reconaissance d’objet (deux séances de 10 minutes pour évaluer la mémoire) et à l’interprétation des données nécessaires à la recherche s’intéressant aux troubles mentaux.

Bénéfices attendus

APPRENTISSAGE PRECOCE DE LA REGLE DES 3RS. Le bien-être des animaux de laboratoire passe aussi et surtout par une correcte formation du personnel, impliquant à la fois la maitrise des aspects pratiques des procédures expérimentales utilisant les animaux et la prise de conscience des enjeux éthiques et réglementaires qui les accompagnent. Bien que ces sujets soient largement traités au cours des formations réglementaires, une initiation précoce des étudiants à ces thématiques, aussi à travers une approche pratique, reste fondamentale afin de susciter leur intérêt, transmettre plus efficacement les notions théoriques et leur permettre de prendre des décisions plus éclairées pour la suite de leur parcours d’étude et/ou professionnel (choix du master, stages, insertion dans le monde du travail).

Procédures

Injection (trois ou quatre selon si animaux utilisés dans deux séances de travaux pratiques ou pas). Durèe estimée < 1 minutes. Test de mésure de la motricité (durée 10 minutes), test de mésure de l'anxieté (durée 10 minutes), test de mésure du comportement compulsif (durée 10 minutes), test de mémoire (deux sessions de 10 minutes chacune).

Impact sur les animaux

L’injection des deux produits sera réalisée à des doses largement étudiées en littérature et qui ne génèrent pas d’effets indésirables au-delà des altérations comportementales attendues (hyperactivité, réduction du comportement compulsif pour la procédure 1, amnésie pour la procédure 2).

Devenir

A la fin des procédures les animaux seront euthanasiés afin de pouvoir les mutualiser avec d’autres travaux pratiques (notamment de dissection) réalisé dans le département.

Remplacement

Notre projet repose principalement sur des approches comportementales. Actuellement, il n’y a pas de méthodes substitutives qui pourraient remplacer le recours à l’animal dans nos travaux. Il n’est pas non plus envisageable d’utiliser des modèles animaux moins sensibles. En effet, la souris est un modèle animal de choix de par les approches pharmacologiques qui permettent une manipulation ciblée des voies de transmission étudiées.

Réduction

Concernant le nombre d’animaux utilisés, il faut remarquer que les dates des travaux pratiques seront coordonnées dans la mesure du possible afin de mutualiser les souris avec d’autres travaux pratiques nécessitant l’utilisation de tissues animaux. Plus précisément, sur la base de l’expérience des années précédentes, les carcasses des animaux pourront être récupérées pour des travaux pratiques de dissection. En plus, en partant de l’observation que les effets des deux produits disparaissent après environ 120 minutes, afin de réduire le nombre de souris utilisées, on mutualisera les animaux utilisés dans les TPs du matin et de l’après-midi.

Raffinement

Des comportements agressifs ont été observés les années précédentes. Ces comportements se déclarent dès la réception des animaux et ne sont pas liés à la procédure. Dans les dernières années on a donc préféré l’utilisation de souris femelles. Le fait d’avoir des souris femelles n’a pas modifié les résultats de l’expérience et a considérablement réduit la survenue de comportements agressifs. Dans le but du raffinement, on propose donc d’utiliser seulement des souris femelles. Concernant les procédures expérimentales, les souris seront manipulées 2 ou 3 jours avant les injections intrapéritonéales avec de légères contentions afin de les familiariser avec l’expérimentateur et les habituer à la manipulation nécessaire à l’injection i.p.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal de choix de par les approches pharmacologiques qui permettent une manipulation ciblée des voies de transmission étudiées. Utiliser des souris adultes maximise la validité interne, la reproductibilité et la robustesse pédagogique tout en respectant les 3R. On évite les confusions liées au développement, on diminue la variance et on applique des protocoles largement étalonnés pour l’âge adulte, ce qui est idéal pour un TP court et standardisé.

Diplôme universitaire de microchirurgie

(NTS-FR-454633v1 – 05/11/2025)
  • Enseignement supérieur
Rats : 840
Souffrances
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Devenir
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 840

840 rats vont être anesthésiés, opérés sous microscope, puis tués avant tout réveil. Chaque animal ne subit qu'une intervention, d'une durée pouvant atteindre trois heures, sur laquelle des chirurgiens qualifiés ou en formation et des vétérinaires s'exercent aux sutures de vaisseaux et de nerfs. Aucune connaissance n'est produite : il s'agit de la partie pratique d'un diplôme universitaire de microchirurgie, après des séances sur vidéo, sur substituts et sur pièces anatomiques. Le porteur présente cette formation comme "indispensable" et cite le credo de la Haute Autorité de santé, "jamais la première fois sur le patient", sans que la protection ainsi revendiquée s'étende aux 840 rats opérés.

Objectifs

Ce diplôme universitaire (DU) a pour but l’enseignement de la microchirurgie (chirurgie qui permet de pratiquer avec un microscope opératoire et grâce à des instruments spéciaux des interventions très précises sur des organes de petites dimensions) dans le cadre de spécialité chirurgicales, pour des chirurgiens qualifiés ou en formation et des vétérinaires. Ce DU concerne de nombreuses spécialités : chirurgie maxillo-faciale, plastique, orthopédique, ophtalmologique, Orl, urologie, pédiatrie mais aussi les vétérinaires. Les applications de la microchirurgie sont nombreuses : réimplantation de membre, transplantation d’organe, réparation de lésions nerveuses et vasculaires, et les cas de reconstructions. Cette activité nécessite une formation spécifique en dehors de la formation au bloc opératoire. Après de nombreuses séances d’observation vidéo, de chirurgie sur substituts et pièce anatomiques, il est encore nécessaire de recourir à des séances de formation avec des animaux pour se retrouver dans la situation d’un tissu vivant, mobile et vascularisé et de pouvoir contrôler la perméabilité vasculaire.

Bénéfices attendus

L’acquisition des compétences à la dissection et à la suture sous microscope est grandement facilitée et sécurisée tant en chirurgie humaine que vétérinaire après une initiation suivie d’un entrainement solide sur modèle vivant. Il s’agit d’une formation indispensable pour tous chirurgiens ou vétérinaires qui se destinent à pratiquer l’une au l’autre des techniques microchirurgicales. Les compétences acquises seront applicables dès la fin de la formation.

Procédures

Les animaux sont susceptibles d’être soumis à de la contention, à une procédure d’anesthésie par injection ou par voie gazeuse, et à des procédures chirurgicales. Même si différentes techniques microchirurgicales seront enseignées à l'occasion de cette formation, chaque animal ne suivra qu'une seule procédure chirurgicale qui sera sans réveil et d'une durée n'exédant pas 3h00.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles pouvant être observés sont : contention, douleur et/ou stress liés à la réalisation de l'anesthésie des animaux (par injection ou voie gazeuze). Par ailleurs, compte tenu du caractère « formatif » de ce projet, aucune des techniques opératoires étudiées ne se clôturera par le réveil de l’animal qui pourrait l’exposer à des complications post-opératoires telles que des douleurs, des hémorragies ou la formation de caillots sanguins. Néanmoins, demeure présent en cours d’intervention, le risque de survenue d’un problème anesthésique (ralentissement cardiaque, difficulté respiratoire), d’une hypothermie, ainsi que celui d’une rupture vasculaire.

Devenir

Afin d'éviter aux animaux utilisés dans ces travaux pratiques d'être exposés à des complications post-opératoires, l'ensemble des animaux sont euthanasiés avant leur réveil.

Remplacement

Préalablement aux travaux sur les animaux, différentes techniques alternatives, ne faisant pas appel à l’utilisation d’animaux, sont mise en place. En effet, l’acquisition de la gestuelle de base en microchirurgie sera réalisée grâce à des travaux pratiques sur substituts, et pièces anatomiques, en remplacement de l’animal. L'acquisition des gestes de base par des méthodes alternatives est un pré-requis obligatoire à l'apprentissage sur animaux.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux est rendue possible par la mise en place de phase successive d'acquisition des techniques microchirurgicales : d’abord sur substituts et pièces anatomiques et enfin sur animaux, d’une part. Et d'autre part, lorsqu’une procédure chirurgicale est réalisée, plusieurs techniques microchirurgicales pourront, si cela est possible, être réalisées et/ou enseignées au cours de cette même intervention (même période anesthésique). Toutefois, chaque animal ne sera soumis qu’à une seule procédure chirurgicale et ne participera pas à plusieurs interventions distinctes. Le nombre d’animaux est limité au minimum (1 animal par étudiant par séance de TP x 12 séances de TP/an, x14 étudiants/an, x5 ans = 840 animaux). L’utilisation de substituts et pièces anatomiques lors des premières séances de TP permet d’acquérir les compétences de base en microchirurgie sans recourir directement à l’animal, contribuant ainsi à réduire le nombre d’animaux nécessaires.

Raffinement

Ce n'est qu'après la validation de l'acquisition de la gestuelle de base, que les étudiants pourront continuer leur apprentissage sur des animaux. L’entraînement sur substituts et pièces anatomiques lors des premières séances de TP contribue au raffinement des procédures, en garantissant la maîtrise des gestes de base avant leur application sur l’animal. Afin d’assurer le bien-être de ceux-ci, ils seront hébergés dans des conditions de température, d’humidité et de ventilation optimales. Ils bénéficieront d’un enrichissement varié : - tactile (buchette, litière foisonnante, tube en carton), - sociale (groupe sociaux stables), - visuel (cages transparente) - et sonore (fond musicale). Par ailleurs, toutes douleurs interventionnelles seront exclues par l’utilisation d’anesthésique et d’analgésique. Il est à noter qu’aucun animal ne fera l’objet de plus d’une procédure chirurgicale ni ne sera réveillée au terme de cette procédure. De plus, des points limites ont été définis permettant de stopper immédiatement la chirurgie et de mettre fin à la vie d'un animal si cela s'avérait nécessaire (problème respiratoires, hemorragie, lésion d'un organe).

Choix des espèces

"Jamais la première fois sur le patient", tel est le credo de la haute autorité de santé. Il est bien évident que pour des raisons de sécurité, l'apprentissage des techniques microchirurgicales ne peut s'effectuer sur le patient. Ce type de chirurgie nécessite de travailler in vivo pour maitriser les problèmes liés au sang (thrombose, hémorragie, hémostase…) et pour vérifier la perméabilité des sutures. L’animal de prédilection est le rat, tant pour sa robustesse à l’anesthésie, que pour ses dimensions et son anatomie. En effet la taille de ses vaisseaux en particulier abdominaux et carotidiens, sont comparables aux structures vasculaires observées chez l’homme. Les rats utilisés seront de jeunes adultes (rats de 7 à 9 semaines). Leur taille étant adaptée au matériel chirurgical utilisé. Et de constitution suffisamment robuste pour supporter sans difficulté une anesthésie de 3 à 4 heures.

  • Enseignement supérieur
Rats : 120
Souffrances
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Devenir
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Vingt-quatre rats par an, cent vingt sur cinq ans, sont tués par des étudiants de BUT Génie biologique au terme de quatre jours de travaux pratiques. Chacun reçoit une injection quotidienne pendant trois jours, puis quatre injections de barbituriques le quatrième, avant que les étudiants ne pratiquent eux-mêmes la mise à mort et le prélèvement du foie. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger, un rat par binôme, six par groupe de travaux pratiques. La démonstration porte sur une interaction médicamenteuse déjà connue, et le porteur qualifie ce recours d'"indispensable" au motif que le programme pédagogique national demande aux diplômés de savoir participer à des expériences sur animaux de laboratoire.

Objectifs

L’insertion des diplômés de la formation BUT Génie biologique dans les laboratoires nécessite l’acquisition de différentes compétences techniques référencées dans le programme pédagogique national. Parmi les compétences ciblées, expérimenter dans le cadre d’études précliniques en évaluant l'effet de substances notamment sur animal de laboratoire est un des apprentissages critiques de la formation. Dans ce contexte pédagogique, le but du projet est d’induire chez le rat une tolérance aux médicaments afin d’illustrer par la pratique la notion d’interactions médicamenteuses. Cette interaction correspond à une diminution des effets d'une substance A induite par la répétition de l'administration d'une substance B, les substances A et B étant des barbituriques. L’origine pharmacocinétique de cette interaction sera également confirmée par la mise en évidence de l'induction d'un gène codant une enzyme impliquée dans le métabolisme et l'élimination des barbituriques. Ce projet permettra de former l’étudiant à la mise en œuvre d’une procédure expérimentale in vivo chez le rat vigile dans le respect de la réglementation relative à l’expérimentation animale.

Bénéfices attendus

La formation BUT Génie biologique parcours Biologie Médicale et Biotechnologie vise à préparer les étudiants au métier de technicien supérieur notamment dans les domaines de la recherche et développement, des biotechnologies et de l’industrie pharmaceutiques, secteurs dans lesquels l’animal est utilisé à des fins expérimentales. Le projet proposé est donc à visée pédagogique, les bénéfices attendus sont ceux de permettre l'acquisition d’un savoir-faire fondamental en pharmacologie tant théorique que pratique ainsi qu’une formation à l’application des bonnes pratiques en expérimentation animale et au respect de la réglementation. La maîtrise de l’approche expérimentale in vivo garantit ainsi l’adéquation entre la formation et les exigences du milieu professionnel et favorise l’insertion professionnelle de nos diplômés. Voici les compétences en lien avec l’expérimentation animale qui seront acquises par les étudiants à l’issue de ce projet : -Contention du rat -Préparation des solutions de médicaments et administrations intrapéritonéales -Mise à mort des animaux et prélèvement du foie -Mise en application pratique des connaissances théoriques dispensées sur les interactions médicamenteuses.

Procédures

Les animaux recevront une administration par jour (15 secondes), les 3 premiers jours de la procédure puis 4 injections le 4° jour (15 à 30 secondes chacune).

Impact sur les animaux

La réalisation des administrations répétées chez le rat vigile peut conduire à la répétition des gestes de contention ce qui est susceptible de générer un inconfort chez l’animal. La substance utilisée comme médicament inducteur est utilisé à des doses aux effets psychodépresseurs très légers. Aucun changement comportemental de l’animal n’est par conséquent décelé. Une douleur abdominale ressentie lors du réveil de l'animal suite à l'administration des substances est prévenue par l’administration d'une substance anti-douleur.

Devenir

Tous les rats seront mis à mort à la fin de la procédure en raison du prélèvement d'organe (foie).

Remplacement

L'utilisation d'animaux à des fins expérimentales demeure indispensable dans le cadre du BUT Génie Biologique conformément aux exigences définies par le programme pédagogique national. En effet, les futurs diplômés doivent être en capacité de « participer à des activités mettant en œuvre de l’expérimentation sur animaux de laboratoire ». L’acquisition de cette compétence est essentielle dans la mesure où les diplômés seront amenés à intégrer des structures académiques ou privées, notamment dans les secteurs de la pharmacologie, de la physiologie pharmaceutique ou de la toxicologie dont l’activité nécessite de faire appel à l’expérimentation animale. La maîtrise de l’approche expérimentale in vivo représente donc un savoir-faire fondamental et indispensable pour garantir l’adéquation entre la formation et les exigences du milieu professionnel. De plus, ce type d’interaction médicamenteuse ainsi que la mise en évidence de son origine pharmacocinétique ne peuvent être réalisées que chez l’animal.

Réduction

Nous limiterons le nombre de rats à 1 rat par binôme soit 6 par groupe de TP (2 témoins - 2 tolérants dose1 – 2 tolérants dose2). Sachant que chaque année, la promotion comprend 4 groupes de TP (en moyenne 48 étudiants par an), le nombre d'animaux utilisés est de 6 rats x 4 groupes soit 24 rats par an utilisés au cours de 4 séances de TP soit un total pour le projet de 5 x 24 = 120 rats pour 5 ans. C’est un nombre minimum pour mettre en évidence la tolérance, étudier son niveau d’induction en fonction de la dose administrée et autoriser l’analyse statistique des résultats.

Raffinement

Un enseignement spécifique consacré au bien-être animal, au respect des règles d’éthique et à la réglementation relative à l’expérimentation animale est dispensé aux étudiants dès le début de leur formation. De plus, la mise en œuvre de la procédure expérimentale fait au préalable l’objet d’une séance d’enseignement préparatoire pour assurer la bonne prise en charge de l’animal (réduction de l’inconfort) au cours de la procédure (Raffinement). Les animaux sont hébergés dans des conditions qui répondent à leurs besoins (environnement enrichi). Ils sont placés dans des cages différentes en fonction des traitements reçus et sont suivis chaque jour. Pendant la période d’acclimatation, un protocole d'habituation est pratiqué pendant les 4 jours qui précèdent la première séance de TP par le personnel technique de l’animalerie. Les rats sont alors tout particulièrement habitués à la manipulation de l’homme ce qui réduit très fortement leur stress et/ou inconfort lorsqu’ils sont manipulés par les étudiants. La douleur abdominale qui peut être ressentie lors du réveil de l'animal suite à l'administration des substances est prévenue par l’administration d'une substance anti-douleur.

Choix des espèces

La mise en évidence de l'induction de l'enzyme impliquée dans le métabolisme des barbituriques nécessite l’utilisation d’un anticorps spécifique qui ne reconnait que l'enzyme présente dans le foie de rat. Nous choisirons des rats adultes afin de garantir la maturité de leur système enzymatique hépatique. Les enzymes impliquées dans le métabolisme des médicaments doivent être pleinement fonctionnelles et inductibles. De plus, la taille des rats adultes facilite leur manipulation par les étudiants.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 250
Rats : 250
Lapins : 75
Chiens : 40
Cochons : 5
Souffrances
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▲ 515
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Devenir
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 315
 305

Former des vétérinaires et des personnels d'animalerie aux gestes réglementaires : 620 animaux non-humains sont mobilisés, 250 souris, 250 rats, 75 lapins, 40 chiens et 5 cochons. 105 d'entre eux sont opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les 515 autres subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les rongeurs reçoivent deux gavages, quatre injections sous-cutanées, deux injections intrapéritonéales et jusqu'à six ponctions veineuses, le nombre de piqûres pouvant augmenter si l'animal est maintenu sous anesthésie avec surdosage final. 315 animaux sont gardés vivants pour être réutilisés d'une session à l'autre, les chiens formant un "troupeau permanent" que le porteur réutilise après un temps de repos.

Objectifs

Ce projet regroupe les formations à destination des personnes qui interviennent en médecine vétérinaire et en recherche animale, qu’il s’agisse des étudiants vétérinaires ou des soigneurs, techniciens et concepteurs qui utilisent des animaux à des fins scientifiques.

Bénéfices attendus

Les formations obligatoires demandées par le Ministère ont pour but de former les nouveaux concepteurs, applicateur, etc... Elles permettent de s'assurer que les exigences réglementaires sont respectées, de renforcer les compétences techniques, d'améliorer la qualité et la fiabilité des projets, et de favoriser une meilleure collaboration grâce à des pratiques harmonisées.

Procédures

Rongeur (souris et rat) : 2 administrations orales, 4 injections sous-cutanée, 2 injections intrapéritonéale, 2 prélèvements sanguins ou injections intraveineuses à la veine cave crâniale (sur animal anesthésié), 4 prélèvements sanguins ou injections intraveineuses à la veine caudale (avec analgésie locale), une anesthésie générale. Le nombre de sites et le nombre de piqures peut être augmenté si l’animal est maintenu sous anesthésie avec surdosage final. De plus les gestes chirurgicaux seront réalisés sous anesthesie avec surdosage final. Lapin : 2 administrations orales, 2 injections sous-cutanée, 2 injections intrapéritonéale, 3 prélèvements sanguins ou injections intraveineuses par oreille (avec analgésie locale). Le nombre de sites et le nombre de piqures peut être augmenté si l’animal est maintenu sous anesthésie avec surdosage final. Chien : 2 administrations orales, 4 injections sous-cutanée, 2 prélèvements sanguins ou pose de cathéter à la veine céphalique sur une seule patte, 2 prélèvements sanguins à la veine jugulaire sur une seule veine, une anesthésie générale. Porc : anesthésie par injection intamusculaire avec surdosage final. La durée totale de la formation dépendra du nombre d'étudiants, mais ne dépassera pas 2 à 5 minutes par acte technique.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont celles qui sont inhérentes à chaque acte technique auquel les animaux sont soumis, mais avec, potentiellement, un peu plus de stress, de douleur ou d’angoisse si la personne en formation est moins habile ou moins rapide.

Devenir

Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire, prenant en compte un temps de repos suffisant ainsi que leur état de santé et des possibilités de réutilisation. Les animaux qui devront être euthanasiés à l'issue de leur procédure seront valorisés pour la formation initiale et continue.

Remplacement

Des méthodes alternatives sont utilisées dans les enseignements en préalable aux travaux pratique, en particulier les vidéos et les ateliers de simulation. Cependant, pour la mise en œuvre pratique et pour atteindre un niveau de performance suffisant, le recours à l’animal vivant peut-être nécessaire pour maitriser le geste. L’acquisition d’une première expérience pratique, ou même d’une maitrise pratique, selon les objectifs de formation, permet à moyen terme de réduire les animaux utilisés en recherche en évitant les erreurs de manipulation pendant les projets et permet une meilleure manipulation des animaux en médecine vétérinaire

Réduction

Utilisation nombre nécessaire d’animaux pour chaque session. Ils sont commandés en fonction du nombre de stagiaires et de leur besoin de formation. Nous comptons 1 rongeur pour deux stagiaires pour une formation à des gestes techniques. On peut utiliser un nombre plus réduit, comme 1 rongeur pour 3 ou 4 stagiaires si la formation n’est pas invasive. Si des rongeurs ou des lapins sont présents en stabulation à Biovivo au moment de la formation, ils peuvent être utilisés en formation après avis de la SBEA. Les chiens font partie d’un troupeau permanent et sont réutilisés d’une formation à l’autre en respectant des temps de repos adaptés à la formation prévue.

Raffinement

Seules les méthodes les plus récentes sont montrées aux stagiaires. Les encadrants sont expérimentés et leur dextérité est régulièrement revue au cours de formation internes à Biovivo par exemple. Des analgésiques sont utilisés si une souffrance ou une douleur intervenait suite à une erreur de manipulation. Des points limites ont été définis, et mermettent de retirer les animaux en cas de souffrance ou douleur qui ne rétrocède pas au traitement.

Choix des espèces

Les souris, rats, lapins et porcs sont parmi les espèces les plus utilisés en expérimentation animale d’où l’importance d’effectuer les formations « soigneur », « applicateur », « concepteur » sur ces espèces. Les chiens sont utilisés à la fois en expérimentation animale et en médecine vétérinaire pour des séances de TP non invasives ou des TP d'échographie au cours des quels ils sont tranquillisés. Jeunes adultes car il s’agit du stade de développement le plus couramment utilisé en expérimentation animale. Des animaux plus âgés peuvent être utilisés dans le cadre de réutilisations.

  • Enseignement supérieur
Souris : 108
Souffrances
▲ -
▲ 108
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 108

Une injection unique, trente-cinq minutes de tests, puis la mort : 108 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent du diazépam ou de la cocaïne par voie intrapéritonéale avant des tests comportementaux que le RNT ne nomme pas, dans le cadre de travaux pratiques de neuropharmacologie de master 2. Le porteur justifie leur mise à mort par le refus de réintroduire des animaux exposés à des psychotropes dans les colonies d'élevage, et précise que le cerveau d'une partie d'entre elles est prélevé "à des fins pédagogiques". Il indique que la souris est l'espèce la plus utilisée pour ces modèles et prévoit de les commander sur le "surplus d'élevage" de l'animalerie.

Objectifs

La première année de master recherche en neuroscience a pour but de familiariser les étudiants à l’expérimentation et la méthodologie utilisée en neurosciences. La neuropharmacologie étant une discipline majeure des neurosciences, son enseignement est indispensable aux étudiants désirant se professionnaliser dans ce milieu de recherche.

Bénéfices attendus

Ce TP va permettre aux étudiant(e)s de s’initier à l’expérimentation animale sous différents aspects : éthique, nécessité de contrôle de l’environnement de travail, comportements des souris, traitement statistique des données…

Procédures

Les animaux seront soumis à des interventions légères : une injection unique par voie intrapéritonéale puis des tests comportementaux pour une durée totale d’environ 35 min.

Impact sur les animaux

Les modifications comportementales induites par les traitements proposés sont modérées et de courte durée. L’injection intrapéritonéale provoque une douleur légère et de courte durée.

Devenir

À l’issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort. Cette décision vise à (i) éviter toute réintroduction d’animaux exposés à des psychotropes (diazépam, cocaïne) dans les colonies d’élevage, et à garantir la traçabilité sanitaire et réglementaire. Des prélèvements de cerveau sont réalisés sur un sous-ensemble à des fins pédagogiques (optimisation de l’information scientifique obtenue).

Remplacement

Les analyses in silico ou in vitro ne permettent pas à ce jour de modéliser ni la complexité du cerveau, ni celle du comportement. Le modèle animal permet de réaliser des expériences comportementales indispensables à l’évaluation de stratégies pharmacologiques notamment dans les maladies d’ordre mental.

Réduction

Pour réduire le nombre de souris utilisées, nous avons estimé la taille des échantillons permettant une analyse statistique efficace grâce aux données collectées au cours d’expériences précédentes. Dans chaque expérience, le nombre minimum d’animaux pour avoir une étude statistique satisfaisante a été choisi. L’existence de variabilités interindividuelles ne permet pas d’aller en dessous d’une population de 12 animaux par groupe. Chaque groupe d'étudiants ayant en charge 4 animaux (soit contrôle, soit anxiolytique, soit psychostimulant), les résultats de trois groupes d’étudiants ayant effectué les tests sur le même groupe seront regroupés afin d’atteindre n=12 par groupe à la fin de l’enseignement de ces travaux pratiques pour chaque analyse. De plus, nous demanderons à notre animalerie locale de fournir ces animaux à partir de leur surplus d’élevage. Si cela n’est pas possible, nous commanderons chez un fournisseur agréé.

Raffinement

L’angoisse des animaux sera minimisée par au moins une semaine d’habituation aux conditions d’hébergement en groupes sociaux stables (4 souris / cage) avant ces travaux pratiques. Tous les animaux auront accès libre à l’eau et à la nourriture. Des nids végétaux seront présents dans les cages.Des points limites spécifiques au projet seront appliqués : (i) perte de poids > 10 % lors des pesées pré-séance (2 jours et 3 h avant), (ii) détresse respiratoire persistante (dyspnée/tachycardie après injection de cocaïne), (iii) prostration/immobilité > 5 min, ataxie sévère, convulsions, auto-mutilation ou blessures par agressivité. Tout animal atteignant un point limite est immédiatement retiré et euthanasié (dislocation cervicale) pour minimiser la souffrance.

Choix des espèces

Au vu de la littérature, la souris est l’espèce la plus utilisée pour la réalisation des modèles neuropharmacologiques classiques. Les animaux que nous utiliserons seront de jeunes adultes. Ils arriveront à l’animalerie à l’âge de 4 semaines environ et ne seront pas testés avant leur 5ème semaine. Cet âge équivaut à l'âge utilisé dans les expériences neuropharmacologiques de criblage des effets des substances psychoactives.

  • Conservation des espèces
  • Enquêtes médicolégales
  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poissons zèbres : 29200
Souffrances
▲ -
▲ 16645
▲ 11205
▲ 1350
Devenir
 -
 16725
 -
 12475

À quatre jours de développement, des larves de poisson zèbre ont l'intestin sectionné en deux sous anesthésie, geste que le porteur chiffre à dix secondes. 29 200 poissons zèbres vont être utilisés, 16 645 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 11 205 un niveau modéré et 1 350 un niveau sévère. La mortalité annoncée après cette section intestinale atteint environ 20 %, et le porteur prévoit que certains inhibiteurs testés altèrent la régénération, ce qui pourrait encore l'augmenter. 16 725 individus restent vivants au titre de l'élevage des lignées, les autres sont tués par surdose d'anesthésique après cinq séances d'observation au microscope, pour analyse post mortem.

Objectifs

Les cytokines sont des acteurs essentiels du système immunitaire, assurant la communication intercellulaire grâce à des récepteurs spécifiques situés à la surface des cellules cibles, qui transmettent leur signal. Produites principalement en réponse à un agent infectieux (virus, bactérie ou constituant) par les cellules lympoides innées (ILC), elles agissent comme médiateurs de l’immunité. La colonisation intestinale par les micro-organismes commensaux (organismes vivant dans l’hôte sans lui nuire) débute avec l’ingestion de nourriture et s’intensifie avec l’introduction d’aliments secs dans l’alimentation des poissons. Cytokines et microbiote participent à des processus cellulaires comme la prolifération, la mort et la migration des cellules. Ils jouent aussi un rôle clé dans l’inflammation et la fonction de barrière intestinale, qui empêche le passage du contenu (microbes, toxines, etc) de l’intestin vers l’intérieur du corps. Cependant, leurs interactions restent mal comprises, notamment durant la physiologie normale et la régénération après une lésion grave de l’intestin. L'objectif principal du projet est d'étudier le rôle de l'interaction entre les cytokines et le microbiote dans la physiologie et la régénération de l'intestin après une blessure qui laisse l'intestin non fonctionnel. Pour atteindre cet objectif, nous utiliserons le poisson-zèbre, qui est largement utilisé dans les études biologiques. Ce modèle offre des avantages uniques, tels que sa transparence durant les premiers stades de développement, permettant d’observer les conséquences des interactions entre le microbiote et les cytokines dès les premiers jours de vie. Il présente également une grande capacité de régénération, ce qui en fait un outil précieux pour étudier les facteurs déterminant une régénération tissulaire réussie. L’identification de ces facteurs et la compréhension de leurs mécanismes moléculaires ont pour but d’apporter des connaissances utiles à la régénération intestinale humaine après une lésion.

Bénéfices attendus

La régénération est la capacité à restaurer un organe ou un tissu endommagé par une blessure ou une dégénérescence. Cependant, les mammifères, y compris les humains, ont un potentiel régénératif limité, qui diminue avec l'âge. En conséquence, les dommages graves subis par de nombreux organes essentiels sont irréversibles, ce qui entraîne des problèmes de santé potentiellement mortels. Bien que l'on ait longtemps pensé qu'il avait été perdu au cours de l'évolution, le potentiel régénératif semble persister à l'état latent et pourrait être réactivé. Il est donc très important et utile d'identifier les mécanismes fondamentaux de la régénération chez les espèces qui sont naturellement capables de se régénérer efficacement. Le poisson zèbre, en raison de sa remarquable capacité à régénérer la plupart de ses organes, est devenu un modèle de référence en biologie régénérative. Il a révélé que certains mécanismes de régénération sont conservés chez les mammifères et pourraient être réactivés, ouvrant la voie à des approches innovantes en médecine humaine (doi: 10.3390) Ce projet vise des avancées significatives pour la santé humaine et la médecine régénérative en étudiant le rôle clé des cytokines et du microbiote dans la guérison intestinale. À court terme, il pourrait améliorer notre compréhension des maladies intestinales telles que les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) et, à long terme, inspirer des traitements innovants pour les lésions graves, réduisant la nécessité d'interventions chirurgicales complexes. Cela bénéficierait non seulement aux humains mais aussi à d'autres espèces, tout en approfondissant nos connaissances scientifiques sur les interactions entre notre corps et les micro-organismes.

Procédures

À 4 jours après la fécondation, les larves subiront une intervention : une partie de leur tube digestif, située près de leur sortie uro-génitale, sera coupée en deux parties après qu’elles aient été profondément anesthésiées (La coupe de l’intestin ne prend pas plus de 3 minutes entre l’anesthésie et la fin de l’acte). Une fois remises, les larves seront de nouveau anesthésiées (l’anesthésie peut durer de 10 à 30 min.) pour être observées au microscope sans stress. Cette observation sera répétée 5 fois jusqu’à leurs 10 jours de développement. Certaines larves seront prélevées après observation et euthanasiées avec une forte dose d’anesthésiant pour analyse post-mortem. D’autres larves recevront des substances (appelées "drogues" en termes scientifiques) qui pourraient influencer la régénération de l’intestin. Ces drogues seront directement administrées dans l’eau des larves pendant une durée qui est fonction de la drogue mais connue de la littérature. Ensuite, les larves sont remises dans une eau sans droque. Elles seront également observées par imagerie pour voir si ces substances ont un effet (l’anesthésie peut durer de 10 à 30 min.) Au bout de 10 jours, suite à la dernière observation, elles seront tuées par surdose d’anesthésiant pour analyse post-mortem. Enfin, nous ferons grandir des larves dans un environnement stérile, sans microbes grâce à un milieu contenant des antibiotiques. À 5 jours, elles subiront aussi une coupure de l’intestin sous anesthésie (pas plus de 3 minutes entre l’anesthésie et la fin de l’acte). Ces larves seront ensuite placées avec d’autres larves élevées dans un environnement normal (sans antibiotique), contenant des microbes. Ces larves seront observées 5 fois sous le microscope sous anesthésie (l’anesthésie peut durer de 10 à 30 min.) jusqu’à leurs 10 jours de développement. Comme précédemment, au bout de 10 jours, suite à la dernière observation, elles seront tuées par surdose d’anesthésiant pour analyse post-mortem.

Impact sur les animaux

Il est possible que certaines lignées créées présentent des phénotypes dommageables entraînant par exemple des scolioses prématurées ou des problèmes de reproduction. Pour génotyper le poisson, il est nécessaire de prélever du tissu par biopsie (ici, un prélèvement de quelques millimètres de la queue), ce qui induit une douleur légère lors de l’incision. L’intervention ne dure pas plus de 30 secondes. Le prélèvement de très faible taille induit une gêne légère dans le déplacement, la régénération de la nageoire étant complète en moins de 5 jours. Suite à la coupe de l’intestin, les poissons peuvent ressentir une gêne pour la nage. Le taux de mortalité est autour de 20% suite à cette chirurgie. Les concentrations d’antibiotiques dans lesquels les larves vont se développer sont adaptées pour leur développement Suite à nos travaux issus d’une autre autorisation, nous ne rencontrons pas de mortalité dû aux antibiotiques présents dans le milieu.dû aux antibiotiques présents dans le milieu. En ce qui concerne l'utilisation d'inhibiteurs, leur utilisation a déjà été rapportée dans des articles de recherche utilisant des larves de poisson zèbre. Nous appliquerons donc les traitements (concentration et durée d'exposition) décrits dans la littérature. Nous nous attendons à ce que certains inhibiteurs altèrent le processus de régénération, ce qui pourrait potentiellement entraîner une augmentation de la mortalité après une blessure.

Devenir

A l’exception de la première procédure d’élevage de poissons utilisés ensuite dans les procédures suivantes, les animaux seront mis à mort pour des analyses post mortem.

Remplacement

Pour notre projet, nous nous appuyonsà la fois sur sur des données déjà accessibles au public et sur nos propres données de séquençage de l’ARN issues du modèle poisson-zèbre. Cettetechnique permet d’identifier et de quantifier le matériel génétique à un moment précis Actuellement, la culture in vitro de l’intestin et sa colonisation par un microbiote restent actuellement impossibles. Par ailleurs, la régénération est une interaction complexe entre les éléments moléculaires, cellulaires et environnementaux. Ceci ne peut pas être transposé dans les cellules et il n’existe pas d’alternative non animale. Il est donc difficile de trouver un remplacement efficace et suffisamment proche des mécanismes que nous souhaitons étudier.

Réduction

Nous combinons, autant que possible, des méthodes d’analyse multiples à partir des mêmes animaux (les animaux observés en microscopie seront mis à mort pour utiliser leur intestin pour extraire l’ARN.) de manière à réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce projet. Les tailles des lots ont été déterminées en fonction de notre expérience passée ou celle de collaborateurs proches. Les prélèvements seront réalisés de manière à pouvoir mettre en œuvre le maximum d’analyses pour une larve donnée (études génomiques, cellulaires, histologiques). Cette optimisation des échantillons permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans le projet.

Raffinement

Les observations ont été définies selon notre expérience et celle de collaborateurs. Les expériences sont généralement courtes, et les animaux sont systématiquement anesthésiés avant toute intervention, chirurgicale (biopsie de la queue pour l’identification, coupe de l’intestin pour le projet) ou non chirurgicale (imagerie). Pour déterminer le génotype, nous mettons en place l’écouvillonnage (prélèvement d’ADN contenu dans le mucus par frottement de la peau avec un coton) en parallèle de la coupe de queue. Cela permettra de comparer les résultats et d’évaluer si cette méthode, moins invasive, est aussi fiable. À terme, elle pourrait remplacer le finclip. Tout le matériel utilisé sera stérilisé ou décontaminé pour limiter les risques d’infection et favoriser la cicatrisation. Après intervention, les poissons seront placés 24 h dans un bac équipé d’un séparateur transparent, sur fond de galets, contenant un milieu avec analgésique et antifongique. La cicatrisation est obtenue en 1 jour et la régénération de la queue en 5 jours. La coupe prend moins de 30 secondes hors de l’eau. Un suivi du réveil et du bien-être est réalisé selon une grille validée par l’animalerie. Pour la coupe intestinale, la larve est anesthésiée. L’intervention dure 10 secondes. Du matériel stérile à usage unique est utilisé. Après la chirurgie, l’animal est placé dans un milieu contenant un antiseptique. La cicatrisation s’observe en 2 jours, avec un suivi selon une grille établie avec le SBEA. En cas de signe de mal-être d’un poisson, nous agirons pour réduire le stress / douleur.. L’animal est mis à mort si son état le nécessite. De plus, nous aurons souvent recours à des méthodes d’analyse non-invasives grâce à des marqueurs fluorescents pouvant être suivis facilement du vivant de l’animal. Grâce à cela, les animaux n’ont pas besoin d’être génotypés. Il suffit d’observer les larves très jeunes (autour de 4 jours après la fertilisation des oeufs) pour visualiser l’expression du gène d’intérêt et sélectionner ainsi les animaux.

Choix des espèces

Notre compréhension du rôle des cellules, des gènes de l'hôte et du microbiote dans le développement des organes des vertébrés reste limitée chez les mammifères. Ces modèles rendent difficile la manipulation précise de l'environnement et le suivi en temps réel du développement intestinal. Pour dépasser ces obstacles, nous utilisons le poisson zèbre, un modèle qui allie ses atouts naturels aux avancées technologiques. Partageant 70 % de ses gènes avec l'Homme, le poisson zèbre est idéal pour étudier le développement des vertébrés grâce à sa facilité de manipulation génétique, sa descendance abondante, sa transparence et son développement rapide hors de l’organisme maternel. Ce modèle permet également d'explorer les interactions spécifiques au microbiote et les mécanismes de régénération cellulaire. Enfin, les similitudes immunitaires entre poissons et mammifères renforcent son intérêt scientifique. Pour l’élevage, nous aurons besoin d’animaux de 5j jusqu’à 18 mois. Des protocoles expérimentaux autres que les techniques d’élevage s’effectueront sur des larves de 4 jours jusqu’à 10 jours. Nous avons choisi cet espace du stade de développement car nous souhaitons caractériser l’expression de ces cytokines au cours des stades du développement précoce.

  • Enseignement supérieur
Autres oiseaux : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 pigeons bisets capturés en ville vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchés à leur site de capture. Chaque oiseau est pesé, mesuré aux tarses et à l'aile, peigné pour collecter ses ectoparasites, et subit une prise de sang par effraction sur animal vigile, sans anesthésie ni analgésie, la contention pouvant durer cinq minutes. Ces manipulations servent à former des étudiants de master aux relevés comportementaux et, selon le porteur, à les sensibiliser à l'éthique de l'expérimentation animale, le jeu de données constitué au fil des années étant annoncé comme valorisable en recherche. Il affirme que le recours aux animaux est "nécessaire" et qu'il n'est "pas possible aujourd'hui de les remplacer", les insectes et les mollusques n'ayant pas la même écologie.

Objectifs

Dans le cadre de la formation en master, nous mettons en place une session de travaux pratiques annuelle sur les interactions sociales et les comportements de dominance chez le pigeon biset. Ces travaux pratiques seront dispensés à des étudiants ayant choisi de suivre les enseignements d'un module d'écologie comportementale. L'objectif de ces travaux pratiques est quadruple. Le premier est d'appréhender la méthodologie de relevés comportementaux. Le deuxième vise à faire comprendre aux étudiants le rôle des facteurs phénotypiques et environnementaux sur les comportements. Le troisième vise à leur apprendre à manipuler et à mesurer des vertébrés vivants. Le quatrième est de les sensibiliser à l'éthique en expérimentation animale en leur enseignant les rudiments en éthique animale (les 3R, la douleur, les points limites, la législation etc...). Dans ce contexte, les étudiants seront invités à manipuler un pigeon, le peser avec, lui mesurer les tarses, l'aile, lui peigner les plumes pour collecter les ectoparasites du plumage et à faire des observations comportementales.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont divers : (1) formation de base sur des concepts fondamentaux de l'écologie comportementale : socialité, fitness individuelle (2) formation de base sur des méthotodologies fondamentales de l'écologie compormentale : échantillonnage focal et par scan, conception d'un protocole expérimental, analyses statistiques (3) formation de base sur les concepts d'expérimentation animale : 3R, points limites, bien-être animal (4) formation de base sur l'expérimentation sur faune sauvage : autorisations, différents statuts (5) construction au fil des années d'un jeu de données complet de comportement valorisable en recherche

Procédures

Les 150 animaux seront mesurés et seront soumis à une unique prise de sang par effraction à leur entrée en volière (environ 2 minutes de contention, 5 minutes maximum).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux impliquent très majoritairement du stress et de la détresse lors de la capture et des manipulations, notamment lors de la prise de sang. Ce stress est temporaire et n'a aucune conséquence indésirable sur les individus qui retrouvent des comportements sociaux, de toilettage et d'alimentation normaux lors du retour en volière (dans laquelle ils présentent une courbe de suivi de masse normale) ou du relâché en milieu naturel.

Devenir

Tous les animaux seront relâchés à leur site de capture à la fin de la procédure.

Remplacement

Afin d'atteindre les objectifs scientifiques qui se focalisent sur une population de vertébrés en conditions naturelles et expérimentales, le recours à des animaux est nécessaire et il n'est pas possible aujourd'hui de les remplacer. Des organismes qui ne rentrent pas dans les limites taxonomiques de la législation sur l'expérimentation animale (comme les insectes ou les mollusques) ne présentent pas la même écologie et la même biologie.

Réduction

Le nombre d'individus le plus bas possible est utilisé dans nos protocoles afin de permettre un compromis entre une limitation du nombre d'individus et permettre une puissance statistique suffisante à l'observation d'effets s'ils existent. Au total le projet inclue 150 pigeons (30/an).

Raffinement

Toutes nos procédures sont légères en terme de stress et de souffrance infligée à l'animal. De plus, les pigeons bisets sont très tolérants à la capture et à l'hébergement. L'utilisation de tissu pour les couvrir est efficace pour les calmer car nos procédures sont réalisés sur animaux vigiles. Nous n'utilisons pas d'anesthésiant ou d'analgésiant afin d'éviter les effets néfastes sur le comportement. La procédure les plus stressante (prise de sang par effraction)n'aura lieu qu'une fois. Les individus seront vus tous les jours afin d'identifier tout animal en mauvaise santé ou en condition de stress intense afin de le sortir des conditions expérimentales. En milieu naturel, tout animal déjà blessé ou qui semble en mauvaise santé ne sera pas inclus dans la procédure. En volière, des comportements anormaux (stéréotypés, surtoilettage), une blessure, ou une perte de masse de plus de 20% sur la durée d'hébergement impliquera la sortie d'un individu de la procédure, sa mise en quarantaine et le contact du vétérinaire pour les soins ou l'euthanasie. Les volières correspondent aux critères définis pour l’élevage du pigeon biset (voir dossier d'agrément). Les pigeons seront hébergés dans une volière extérieure construite en grillage galvanisé, divisée en 16 compartiments et couverte en partie par un toit en tôle afin que les oiseaux puissent se protéger des intempéries. Chaque compartiment (L=3.10m, l=2m, h=2.40m, volume=14.88m3, surface au sol=6.2m2) accueillera un maximum de 12 individus (ici 10 individus). La surface au sol représente plus de 2 fois la surface recommandée par l’annexe A de la Convention Européenne (3 m2 pour 12 individus). De plus, les compartiments sont plus longs que larges, ce qui permet aux individus d’effectuer de brefs vols. Par ailleurs, chaque compartiment est enrichi de 6 nichoirs en bois brut laqué, de 4 perchoirs en bambou d’une longueur totale de 5 mètres, soit plus de 40 cm par pigeon, 1 mangeoire de 60 cm soit 10 cm de mangeoire par pigeon, un abreuvoir d’eau (réservoir de 7 litres) et une baignoire de faible profondeur de 30 cm de diamètre. Tous ces enrichissements permettent de réduire le stress de la captivité pendant tout le protocole. L'ensemble des manipulateurs est formée par tutorat aux gestes décrits.

Choix des espèces

Le pigeon biset Columba livia apparaît comme étant un modèle animal idéal pour étudier les mécanismes écologiques et évolutifs en milieu urbain. En effet, c’est un oiseau issu d’élevage domestique relâché par l’homme par le passé qui s’est installé dans les zones urbaines et qui est, a priori, soumis à de fortes pressions évolutives. De part ses grandes facilités d’adaptation, il constitue le modèle vertébré « sauvage » le plus répandu en zone urbaine. Elle est également appropriée pour l'étude des interactions sociales, notamment de dominance, car il vit en groupe sociaux où des individus dominants exercent des comportements antagonistes faciles à déceler (charge, coups d'ailes ou de becs) permettant d'établir une hiérarchie entre individus. Par ailleurs, cette espèce est très répandue et ne constitue pas une espèce menacée d’extinction. Les pigeons échantillonnés et prélevés en milieu naturel seront tous adultes (plus de 8 mois). Des pigeons plus jeunes ont des taux de mortalité plus élevés à court terme, il est donc possible qu'ils meurent rapidement après baguage. De plus ils sont plus sensibles au stress, notre impact serait plus grand si nous les manipulions. La reconnaissance de l'adulte se fait sur critères morphologiques : la caroncule du bec n’est pas encore blanche mais reste rosée chez les pigeons jeunes, ils sont également plus petits, une masse qui dépasse rarement 250g et ont un bréchet saillant. Dans le cas où nous doutons de l’âge d’un individu, il sera considéré comme juvénile.

  • Enseignement supérieur
Rats : 10595
Souffrances
▲ 8165
▲ -
▲ -
▲ 2430
Devenir
 -
 -
 -
 10595

Former 130 chirurgiens et vétérinaires par an à la suture sous microscope : 10 595 rats vont être utilisés, 8 165 opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, 2 430 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal subit une ou deux chirurgies pouvant durer jusqu'à quatre heures, et tous sont tués à l'issue, le porteur invoquant l'impact qu'auraient les interventions pratiquées. Les rats sont choisis parce que le diamètre de leurs vaisseaux correspond à celui des artères digitales humaines suturées lors des réimplantations. Le porteur écrit que le recours aux rongeurs est "hélas nécessaire" faute de simulateur reproduisant les facteurs thrombogènes du flux sanguin, et signale une baisse de 16,5 % du nombre d'animaux depuis l'ajout de cinq séances préalables sur tissu inerte.

Objectifs

La microchirurgie (chirurgie sous microscope opératoire) est une technique utilisée dans de nombreuses disciplines chirurgicales dont la chirurgie de la main, la chirurgie plastique, en chirurgie orthopédique et traumatologique, en neurochirurgie et en chirurgie pédiatrique. Or pour être parfaitement maîtrisée, la technique microchirurgicale nécessite un entraînement long, régulier et progressif et cet apprentissage ne peut se faire qu’en laboratoire. La formation est obligatoire dans certaines disciplines chirurgicales, telle que la chirurgie de la main et la chirurgie plastique, mais elle est également très utile pour tous les internes en chirurgie, quelle que soit leur future spécialité. C’est une technique rigoureuse qui n’accepte aucune approximation. Cette rigueur et cette précision permettent au chirurgien l’acquisition d’une grande technicité qui lui sera très utile pendant toute sa carrière. L’utilisation des rongeurs dans la formation est hélas nécessaire car actuellement aucun simulateur n'est capable de reproduire la complexité des structures des organismes vivants (organes in-vivo, réseaux vasculaires complexes) ainsi que les facteurs thrombogènes du flux sanguin. L'objectif de ce projet est d'assurer la formation à la technique microchirurgicale de 130 chirurgiens et vétérinaires par an. A l'issue de la formation les apprenants doivent parfaitement maîtriser les techniques, aucune erreur n'étant acceptable chez le patient. Pour atteindre cet objectif nous utilisons la méthode pédagogique consistant à varier les exercices et à augmenter les difficultés techniques au fur et à mesure des séances.

Bénéfices attendus

Formation des chirurgiens et vétérinaires à la microchirurgie leur permettant de traiter des patients/animaux avec une grande maitrise technique.

Procédures

Les animaux seront soumis à une ou deux chirurgies sous anesthésie générale durant maximum 4h. Les animaux seront soumis à des injections pour l'analgésie (1 à 4 fois) et pour l'anesthésie (1 à 2 fois)

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à un stress léger lié à la préhension /contention et à l'injection pour l'administration de l'anesthésie.

Devenir

L'ensemble des animaux de ce projet seront mis à mort à l'issue des procédures chirurgicales en raison de l'impact que pourraient avoir les chirurgies réalisées.

Remplacement

Il a été institué 5 séances de travaux pratiques pour tous les étudiants sur tissu inerte avant l’utilisation d’animaux vivants (compresses, tube en plastique, cuisses et ailes de poulet, dissection sur sujet anatomique) ainsi qu’un visionnage de vidéos des techniques. Plusieurs dissections seront faites sur des animaux fraîchement décédés utilisés dans les autres procédures.

Réduction

Depuis la mise en place de travaux pratiques sur tissu inerte en début de formation, la réduction du nombre d’animaux est de 16,5% par rapport au précédent projet. Le nombre de séances a été défini pour permettre d’atteindre une formation complète des étudiants. De plus, l’apprenant ne peut s’inscrire à la formation longue diplômante que s’il a préalablement effectué une formation initiale

Raffinement

Les animaux sont maintenus en groupes sociaux. L’ensemble des procédures seront réalisées sous anesthésie, avec une analgésie adaptée et des points limites adaptés ont été instaurés.

Choix des espèces

La taille des vaisseaux des rats correspond parfaitement aux vaisseaux suturés sous microscope chez l’Homme, comme par exemple les vaisseaux des doigts lors de réimplantations digitales, en chirurgie pédiatrique ou lors de réalisation de lambeaux libres. Adulte de 2 à 3 mois. A ce stade de développement les animaux ont des vaisseaux de diamètres correspondants aux diamètres de certains petits vaisseaux humains qui doivent être suturés comme par exemple lors de réimplantation des extrémités digitales.

  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
Souris : 200
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

Une souris par binôme et par procédure, pour quarante étudiants de master : le projet est un travail pratique de physiologie animale. 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Les étudiants apprennent le prélèvement de sang à la queue sur animal vigile et l'injection intrapéritonéale d'insuline, qui expose les souris à un risque d'hypoglycémie. Le porteur affirme que le remplacement est impossible parce que l'objectif du travail pratique est justement de confronter les étudiants "à la manipulation d'animal vigile", et juge essentiel de les sensibiliser tôt aux 3R.

Objectifs

L'objectif du projet est de réaliser un TP dans le cadre d'enseignement de physiologie animale. Ce TP comportent différets tests métaboliques qui sont 1_ la mesure de sensibilité à l'insuline sur échantillons sanguins et 2_ des dosages lipidiques plasmatiques. Il s’agit d’un TP dans le cadre d’un module obligatoire d'ateliers pratiques où la pratique en laboratoire est développée. Comme ce TP s'adresse à des niveaux Master 1, cette expérience pratique peut influencer positivement leurs choix ultérieurs de cursus et de stage en Master 2.

Bénéfices attendus

Les étudiants seront formés au prélèvement sanguin caudal, aux prélèvements tissulaires ainsi qu'à l'analyse de résultats expérimentaux autour du métabolisme des lipides chez la souris. D'autre part, les étudiants seront sensibilisés à l'expérimentation animale et à l'intérêt du bien être et du respect de l'animal dans ces conditions. Etant donné qu'il s'agit d'étudiants intégrés dans un cursus de physiologie animale, il semble essentiel de les confronter très tôt aux notions des 3R.

Procédures

prélèvement de sang caudal sur animal vigile pour les deux procédures. Injection intrapéritonéale d'insuline.

Impact sur les animaux

La nuisance attendue sur les animaux peut être le stress lié à la manipulation et à l'injection d'insuline. Un faible risque d'hypoglycémie suite à l'administration d'insuline est possible dans l'ITT.

Devenir

Quelle que soit la procédure, tous les animaux sont mis à mort pour prélèvements d'organes

Remplacement

l’objectif du TP est d'étudier une grande fonction physiologique de l'organisme et de confronter les étudiants à la manipulation d’animal vigile. On ne peut par conséquent pas le remplacer par des méthodes alternatives.

Réduction

Pour un groupe de TP (40 étudiants) nous envisageons 1 souris par binome et par procédure.

Raffinement

Peu de manipulation seront réalisées sur les animaux. Seules les injections d’insuline et la mise à mort peuvent induire du stress lors de la contention. Il est donc nécessaire que l’ensemble de ces deux gestes soit réalisé par un manipulateur expérimenté. Les prélèvements de sang ne nécessitent pas de contention. Les étudiants vont apprendre en procédure 1 un geste de prélevement de sang caudale qui va leur servir en procédure 2. D'autre part afin d'éviter toute souffrance inutile de l'animal, nous appliquerons un antalgique local au bout de la queue 10 min avant incision.

Choix des espèces

Les paramètres métaboliques mesurés par les étudiants seront confrontés à des données bibliographiques issus d'études réalisées sur des souris adultes. Ainsi il est nécessaire de réaliser ces mesures sur ce modèle animal. Les souris utilisées seront des souris de 3 à 6 mois.

  • Enseignement supérieur
Rats : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

Deux injections de psychotropes à une semaine d'intervalle, puis quatre tests comportementaux choisis parmi neuf, de deux à cent vingt minutes, pour mesurer motricité, anxiété, motivation et état dépressif. 150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, manipulés par des groupes de cinq à sept étudiants encadrés par un tuteur. Les rats témoins d'une session deviennent les rats traités de la suivante, et une à deux semaines plus tard ils servent à former d'autres étudiants aux prélèvements de sang et de cerveau. Le porteur indique que les étudiants auront travaillé en amont sur la règle des 3R et la diminution de la douleur, dans un module dont la finalité est de les familiariser à la manipulation de rats de laboratoire.

Objectifs

Tous les ans, dans le cadre d'un tutorat, 4 groupes de 5 à 7 étudiants auront à établir et mettre en œuvre un protocole qui leur permettra de tester au cours d’une session d’expérimentation l’effet comportemental de l’injection aiguë d’une substance pharmacologique (un psychotrope et son véhicule): deux drogues agissant sur le système nerveux central pour 2 groupes d’étudiants lors d’une première session, puis deux autres drogues agissant sur le système nerveux central pour les 2 autres groupes d’étudiants lors d’une deuxième session la semaine suivante. Les aspects concernant le respect des règles d’éthique (règle des 3R, diminution de la douleur, du stress, …) auront été vus en amont au cours de séances de travaux dirigés et de tutorats leur permettant de réfléchir à l’établissement de leur protocole. Les 4 groupes d’étudiants auront à disposition un seul et même lot d'animaux. Ces animaux seront donc soumis à l’injection de 2 de ces 4 molécules, réalisées successivement à une semaine d’intervalle. Les animaux contrôles lors de la première session d’expérimentation deviendront les animaux traités lors de la seconde et vice versa. Pour chacune des molécules à tester, les groupes d’étudiants auront la possibilité de réaliser 4 tests comportementaux parmi les 9 proposés, permettant de tester les capacités motrices, l’anxiété, la motivation et l’état dépressif. Le protocole qu’ils testeront, basé sur une recherche bibliographique, aura été validé par leur tuteur, ayant une bonne connaissance des locaux, des effets des molécules et des tests proposés, qui veillera ainsi à la pertinence et la bonne réalisation du protocole proposé. Par ailleurs, durant toute durée de la session d’expérimentation, chaque groupe sera encadré par son tuteur afin de limiter au maximum toute forme de stress ou de douleur pour les animaux. Au moins une semaine avant les tests, les étudiants seront préalablement formés à la manipulation des animaux avec lesquels ils auront à travailler. Le jour de la session d’expérimentation ils seront également préalablement formés aux injections sur rats. Une à deux semaines après la seconde session d’expérimentation, les animaux seront utilisés pour former d’autres étudiants (du laboratoire, en stage en deuxième année de Master, en thèse ou post-doctorat) à des prélèvements sanguins dans la veine de la queue et des prélèvements de cerveaux.

Bénéfices attendus

Ce projet se place dans le cadre d’un module d’enseignement proposé par l’Université qui sert à la formation des étudiants, et dont l’objectif pédagogique vise des étudiants qui veulent se spécialiser en neurosciences. Il permettra à de petits groupes d’étudiants, chacun encadré et suivi par un tuteur, de se former à la conception et la rédaction d’un protocole de recherche avant de le mettre en application. Ils auront ainsi la possibilité de se familiariser à la manipulation de rats de laboratoire, d’être formés à la réalisation d’injections et à l’utilisation de tests comportementaux courants pour la réalisation d’expériences en neurosciences. Enfin ces expérimentations leurs permettront d’être sensibilisés aux méthodes d’anesthésie volatile, de prélèvements sanguins et de prélèvement de cerveaux.

Procédures

Les animaux seront manipulés préalablement aux sessions d’expérimentations par les étudiants. Ils seront soumis à 2 injections à une semaine d’intervalle. Ils subiront après injection, à deux reprises, à une semaine d’intervalle, 4 tests comportementaux choisis parmi un panel de 9, dont la durée pour chacun va de 2 à 120 minutes au maximum. L’objectif de ces tests comportementaux est de caractériser les effets de drogues agissant sur le cerveau. Une à deux semaines à l’issue de la seconde session expérimentale, ils subiront jusqu’à deux prélèvements de sang sous anesthésie générale avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Les injections peuvent induire chez les animaux une douleur légère et transitoire. L’ensemble des tests comportementaux pourra également induire une nuisance légère et transitoire due au stress généré par la manipulation des animaux par les expérimentateurs. Enfin, une souffrance légère pourra être liée aux deux prélèvements sanguins sur animal anesthésié, pouvant induire chez l’animal stress et hémorragie locale.

Devenir

A l’issue de la procédure tous les animaux seront mis à mort et leur cerveau prélevé pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Ce projet portant sur des comportements complexes, il nous est impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à cette procédure a été déterminé grâce à un test statistique appliqué pour chaque expérience et permettant de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, tout en en gardant suffisamment pour ne pas compromettre la validité des expériences qui seront menées. D’autre part, il sera possible de réaliser différents traitements sur les mêmes animaux sans interférer avec les résultats de l’expérience et le bien-être de l’animal, ce qui permet de diminuer d’autant le nombre d’animaux requis.

Raffinement

Afin de réduire le plus possible toute douleur ou angoisse que les animaux pourraient ressentir, les étudiants seront formés en amont à la manipulation des animaux et aux injections. De plus, les étudiants travailleront sous la supervision d’encadrants expérimentés et compétents impliqués dans la réalisation des procédures expérimentales et/ou dans l’application de ces procédures et/ou dans les soins aux animaux. Une échelle de cotation de signes cliniques basée sur des signes indicatifs de gêne ou de douleur sera utilisée afin d’évaluer l’état général de chaque animal, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible les mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l’animal. Les animaux seront également hébergés dans des conditions répondant aux critères relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux de l’Annexe II du 1erfévrier 2013 de l’arrêté fixant les conditions d’agrément, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l’environnement.

Choix des espèces

Le rat nous semble être l’espèce adéquate pour réaliser ce projet car il est le mammifère pour lequel il existe un degré de similitude avec le cerveau humain, suffisant pour l’étude des effets comportementaux des substances pharmacologiques étudiées. Les rats seront de jeunes adultes (6-8 semaines, 180-220 g), ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des procédures expérimentales.