Enseignement supérieur
Formations réglementaires concepteur, applicateur et chirurgie expérimentale sur poissons
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Deux stagiaires par animal opéré, avec rotation des rôles de chirurgien, d'aide et d'intendant : 370 truites vont être utilisées dans des formations réglementaires, 60 d'entre elles opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 250 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 60 d'un niveau modéré. Chaque animal est anesthésié une heure et subit un prélèvement de sang, la formation à la chirurgie ajoutant deux heures d'intervention pour un marquage ou la pose d'un transpondeur dans l'abdomen. Le porteur signale le stress lié à la pêche, à la contention et à la ponction veineuse, et décrit ces formations comme les formations de base "indispensables" de tout expérimentateur travaillant sur les espèces aquacoles. Ce projet ne produit aucune connaissance nouvelle, les truites étant utilisées pour faire répéter des gestes techniques, et toutes sont tuées en fin de procédure.
Objectifs
Ces formations sont obligatoires pour toute nouvelle personne étant amené à travailler sur des animaux vivants d'expérimentation. En complément des formations déjà existantes sur espèces mammifères (rongeurs, lapins, carnivores, porcs, oiseaux, ruminants, équidés), une forte demande concerne les expérimentateurs travaillant sur des modèles d'espèces aquacoles comme les poissons et les amphibiens. Les formations concepteur et applicateur sont les formations de base indispensables pour chaque expérimentateur en fonction de son niveau de formation initiale. La formation à la chirurgie expérimentale ne concerne que les personnels étant amené à réaliser des actes chirurgicaux dans ce espèces, comme le marquage avec une marque intra-abdominale ou la pose de transpondeur intra-abdominale.
Bénéfices attendus
La formation des personnels permet l'acquisition de compténces scientifiques et techniques afin de bien raisonner la mise en œuvre d'un projet sur animaux vivants dans les espèces concernées.
Procédures
Une anesthésie de l'animal (durée de 1 heure) avec un prélèvement de sang d'une durée de 5 minutes. Les interventions chirurgicales sont réalisées chez des animaux sous anesthésie générale avec analgésie et durent 2 heures.
Impact sur les animaux
Stress lié à la pêche, la contention, l'induction anesthésique et la ponction veineuse à l'origine d'un léger inconfort pour l'animal.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin de procédure.
Remplacement
L’utilisation de méthodes alternatives précède la mise en œuvre des techniques chirurgicales sur animaux vivants, notamment pour la réalisation des sutures sur matériaux inertes.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est restreint et l’organisation en groupe de travail est favorisée pour mutualiser (2 stagiaires pour un animal manipulé ou opéré avec rotation des stagiaires dans leur rôle - chirurgien, aide opératoire, intendant).
Raffinement
Les animaux sont observés deux fois par jour durant toute la durée du protocole, avec un suivi plus rapproché les deux premiers jours suivant chaque journée de prélèvement, lorsque les animaux seront les plus stressés et les plus affaiblis par les procédures expérimentales. Les points limites sont : (1) d’une part les paramètres d’ambiance de l’élevage (oxygène, qualité de l’eau). Les paramètres de températures et d’oxygénation sont mesurés en permanence via des sondes. Si les point critiques sont atteints et ne peuvent être rectifiés, l’expérimentation sera arrêtée. La qualité de l’eau est vérifiée chaque semaine. (2) d’autre part la santé des poissons. Les poissons moribonds seront retirés de l’expérimentation et euthanasiés par surdosage d’anesthésique.
Choix des espèces
Les stagiaires concernés par l'expérimentation sur poissons travaillent principalement sur des poissons zèbres, des poissons de bassin, de rivière ou de pleine mer (esturgeon). La truite est une espèce animale de taille moyenne qui facilite les premières étapes de l’apprentissage et dont l’approvisionnement et l’hébergement ne sont pas trop contraignants. Les truites utilisées pèseront autour de 300 g. Ce poids a été retenu pour deux raisons. D’une part, le volume minimal pour conduire les éventuels prélèvements sanguins est de 0,2 mL, ce qui représente 0,07% du poids vif d’une truite de 300 g. D'autre part, pour permettre l'abord chirurgical par laparotomie, une taille minimale permet d'effectuer un apprentissage des gestes techniques plus aisément.
Travaux pratiques : « Identifier la classe pharmacologique de deux molécules (antidépresseur ou anxiolytique) par des tests comportementaux chez la souris mâle ou femelle »
- Enseignement supérieur
300 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des travaux pratiques impliquant un niveau de souffrance léger, gardées en vie et réutilisées ensuite dans un autre protocole d'enseignement. Chaque animal reçoit deux injections intrapéritonéales, d'un antidépresseur, d'un anxiolytique ou de sérum physiologique, puis passe deux fois le test de Porsolt, six minutes de nage forcée, à neuf jours d'intervalle. Les étudiants y identifient la classe pharmacologique de deux molécules déjà connues et s'exercent à la contention et à l'injection sur animal vigile, dans le cadre d'un programme pédagogique national. Le porteur affirme qu'aucune méthode de remplacement ne permet une formation appropriée sur le plan technique, et compte parmi les bénéfices le fait de "mettre sur le marché du travail des personnes avec des compétences solides dans ce domaine".
Objectifs
Cette séance de travaux pratiques (TP) chez la souris est destinée à des étudiants dont la formation peut conduire à des métiers en lien avec le domaine de l’expérimentation animale. Dans ce contexte, les étudiants doivent acquérir un savoir-faire pour participer aux essais chez l’animal vigile et être en mesure de réaliser entre autres les traitements et les observations cliniques des animaux afin de pouvoir candidater sur les postes proposés par les organismes publics ou privés de recherche et par les industriels. Cet enseignement pratique participe à une meilleure orientation de nos étudiants par la découverte concrète des exigences et responsabilités liées à l’utilisation de l’animal. Les objectifs pédagogiques de ces travaux pratiques sont de plusieurs ordres : - Mettre en pratique l’enseignement théorique à la fois d’un point vue pharmacologique concernant les effets des médicaments antidépresseurs et d’un point de vue éthique vis-à-vis de l’utilisation de l’animal en expérimentation. - Savoir mettre en application un protocole expérimental de pharmacologie comme demandé dans le programme pédagogique et réaliser un tableau de recueil de données approprié au déroulement de ce protocole pour garantir la traçabilité des données brutes expérimentales. - Utiliser un test de comportement chez l’animal prédictif d’une activité antidépressive de molécules afin d’observer la différence de comportement des animaux des différents lots et quantifier les effets des substances étudiées. Apprendre à réaliser des expériences en aveugle (sans savoir quelle classe pharmacologique est utilisée), prendre conscience des biais pouvant être induits par l’attente de certains effets chez les animaux traités. Sensibiliser les étudiants à la variabilité des mesures dépendante de l’expérimentateur et des paramètres extérieurs lors d’un test comportemental. - Consolider la manipulation de la souris vigile (contention, administration par voie intrapéritonéale) tout en continuant à raffiner les conditions expérimentales (préhension dans le creux de la main, récompense des animaux).
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’apprendre aux étudiants de notre formation à réaliser des expérimentations in vivo de pharmacologie. En effet, ce diplôme est réglementé au niveau national et le contenu des enseignements est défini selon un programme pédagogique national. Les étudiants doivent acquérir 5 compétences durant leur formation, et notamment la compétence « mener des études à l’échelle du vivant ». En deuxième année, la validation de cette compétence implique la réalisation d'un travail portant sur « Etudier l’effet de xénobiotiques en pharmacologie ». Lors de ce travail, les étudiants doivent notamment : - Rechercher des informations sur le ou les xénobiotiques sujets de l’étude, les procédures expérimentales nécessaires à mettre en place pour évaluer son effet sur un organisme vivant ainsi que la réglementation mise en jeu, en particulier concernant l’expérimentation animale - Mettre en oeuvre le protocole en identifiant au préalable les étapes critiques et en organisant l’ensemble de l’expérimentation (matériels, consommables, réactifs...) - Rendre compte des résultats de la manière la plus appropriée possible. Il est également précisé que ce travail doit participer à la validation de l’apprentissage « Expérimenter dans le cadre d’études pré-cliniques en évaluant l’effet de xénobiotiques en pharmacologie notamment sur animal de laboratoire ». Ainsi ce TP s’inscrit parfaitement dans ce cadre et les bénéfices attendus pour les étudiants sont les suivants : - consolidation de l’apprentissage de la manipulation des souris vigiles : contention, administration par voie intrapéritonéale - mise en oeuvre d’une étude en pharmacologie in vivo : identification des animaux, réalisation d’un test comportemental de référence, recueil de données et traçabilité, analyse et interprétation des résultats, identification de substances pharmacologiques en fonction de leurs effets - mise en pratique des éléments vus en cours théoriques sur l’éthique en expérimentation animale, notamment mise en évidence des régles de respect du bien-être animal au cours du TP. L’enseignant s’assure tout au long du TP du respect de l’éthique et interroge régulièrement les étudiants sur les éléments indispensables au respect du bien-être des animaux dans ce TP. Ainsi, ce TP participe à la bonne formation de nos étudiants dans le domaine de l'expérimentation animale et favorise donc à mettre sur le marché du travail des personnes avec des compétences solides dans ce domaine.
Procédures
Les animaux recevront une administration par voie intrapéritonéale de sérum physiologique, d'un antidépresseur ou d'un anxiolytique. Cette administration durera quelques secondes. Les animaux réaliseront ensuite le test de Porsolt qui durera 6 minutes. Les animaux recevront deux injections et réaliseront deux fois le test de Porsolt avec 9 jours d'écart entre les deux.
Impact sur les animaux
Les injections intrapéritonéales peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection. Les différentes contentions peuvent être source de stress pour les souris ainsi que leur isolement durant le test de comportement.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et réutilisés dans un autre protocole de travaux pratiques peu invasif lors duquel ils recevront des administrations de sérum physiologique. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre Structure Chargée du Bien-être des Animaux (SBEA) ainsi que du vétérinaire référent.
Remplacement
Dans la formation de nos étudiants en tant que techniciens supérieurs, le programme pédagogique national prévoit, en pharmacologie, l’évaluation in vivo des effets de molécules de référence par la mise en œuvre de protocoles expérimentaux. Il n’existe à l’heure actuelle aucune méthode de remplacement permettant une formation appropriée de nos étudiants sur le plan technique (manipulation de l’animal vigile, administration des substances chez l’animal vigile…). Les médicaments agissant sur le système nerveux central (antidépresseur, anxiolytique) sont des molécules de référence et leur étude se fait via la réalisation de tests comportementaux. Il est donc nécessaire que les étudiants puissent réaliser certains de ces tests lors de leur formation. Enfin pour favoriser l'apprentissage des étudiants à la mesure du temps d'immobilité de la souris et éviter d'intégrer des animaux d'entraînement, une vidéo présentant le test de la nage forcée (Porsolt) chez la souris leur sera présentée avant le début du TP afin qu'ils s'entrainent à identifier les comportements et manipuler le chronomètre. De plus, les étudiants pourront au cours du TP se réentraîner à réaliser les injections intrapéritonéales en manipulant des seringues/aiguilles dédiées sur un support inerte (éponge).
Réduction
Ce TP aura lieu sur 4 séances, réparties sur deux semaines et concernera 12 à 14 étudiants par séance (52 étudiants maximum par année). Pour chaque séance, chaque étudiant prendra en charge deux souris. Afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés, chaque souris participera à deux séances de TP espacées de 9 jours, en prenant soin d’alterner le traitement reçu (chaque souris sera incluse dans un groupe différent lors de la seconde séance de TP). De plus, les étudiants travailleront sur les résultats groupés obtenus par toute la promotion, ce qui permettra la réalisation de tests statisques sans augmenter le nombre d’animaux par étudiant. Ainsi 52 souris seront nécessaires pour 52 étudiants, auxquelles s’ajoutent 8 souris surnuméraires (2 par séance de TP) prévues en cas de problème de santé d’un animal ne permettant pas son inclusion dans l’étude. Les étudiants ayant déjà réalisé des IP sur souris, aucune souris de démonstration ne sera incluse à cet effet. De même, aucune souris de démonstration ne sera incluse pour l'entrainement à la mesure du temps d'immobilité de la souris, car une vidéo sera prévue pour cela. Ainsi 52+8=60 souris seront nécessaires par an pour 52 étudiants et 300 souris sur 5 ans pour 260 étudiants. Ce chiffre sera bien entendu indexé sur le nombre réel d’étudiants présents dans la formation chaque année. Enfin, afin de réduire le nombre d'animaux utilisés au sein de notre établissement ces animaux seront réutilisés dans un autre protocole de TP peu invasif lors duquel ils recevront des injections de sérum physiologique. Cette réutilisation a reçu un avis favorable de notre Structure Chargée du Bien-être des Animaux (SBEA) ainsi que du vétérinaire référent.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe socialement harmonieux en présence de deux éléments d’enrichissement (papier absorbant et une petite maison ou tunnel soit en polycarbonate soit en carton). Les point limites spécifiques du projet seront appliqués : tout animal présentant des signes de stress ou de maladie tels que : poil hérissé, stéréotypie, comportement agressif ou absence de prise de poids telle qu'attendue à l'âge de ces animaux, ne sera pas inclus dans le TP et sera pris en charge selon les recommandations du vétérinaire référent. Préalablement au TP, les animaux auront été manipulés régulièrement afin de diminuer leur stress lors de la manipulation et une récompense (de type vers séchés, mélange de fruits légumes et graines, mini-gouttes de yaourt, billes de céréales…) leur sera donnée afin d'augmenter leur familiarité. De même, une récompense leur sera donnée après chaque acte (pesée/marquage,administration par voie intrapéritonéale, test Porsolt). De plus, dans la mesure du possible les animaux seront habitués à être pris en préhension dans la main et non par la queue par le personnel afin de diminuer leur stress lors du TP. Les étudiants prendront également les souris en préhension dans leurs mains en coupe pour le transfert de cage, la pesée et la préparation de l’injection. Afin de diminuer leur stress, la répartition des souris dans leur cage d’hébergement sera conservée à l’issue du TP. Les étudiants sont sensibilisés au bien-être des animaux lors de cours théoriques mais également en TP. Ainsi ils seront invités à parler doucement et à limiter les bruits afin de ne pas stresser les animaux. Enfin, le fait que les étudiants aient déjà vu les procédures en vidéo améliore leur travail sur les animaux et garantit une meilleure réussite des différentes procédures et donc de l'ensemble de ce TP.
Choix des espèces
La souris est une des principales espèces utilisées en recherche et notamment en pharmacologie. Il est donc nécessaire que nos étudiants en tant que futurs techniciens supérieurs soient formés à la manipulation et à l’observation de celle-ci. Stade adulte (de 25 à 45 grammes) correspondant au stade d’utilisation classique de ces animaux lors des essais de pharmacologie précliniques.
Formation de gestes techniques pour concepteur et ou applicateur
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Former des personnels aux gestes techniques, sans produire aucune connaissance : 450 souris vont être utilisées à cette seule fin, 300 dans des procédures menées sous anesthésie sans aucun réveil et 150 dans des procédures déclarées de souffrance légère. Toutes sont tuées, avec prélèvement de sang ou de tissus. Chaque animal subit soit deux gestes espacés de sept à quinze jours, un gavage de trente secondes et une injection de dix secondes par exemple, soit un seul geste sous sédation. Le porteur indique que ces souris proviennent de lots "non utiles" de son animalerie et "devaient être mises à mort pour réduction d'élevage", et ne justifie l'effectif de 450 que par la validation du geste après une ou deux manipulations par apprenant.
Objectifs
Ce projet a un seul but éducatif: former les personnels aux gestes techniques dans une démarche de bien-être animal optimisé à son maximum lors des futures procédures. Aucun animal ne sera acheté ou né pour ce projet. Tous les animaux utilisés viendront de notre animalerie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet sont essentiellement en terme de maitrise de gestes en utilsant des animaux qui devaient être mis à mort pour réduction d'élevage
Procédures
chaque animal utilisé ne subira qu'une procédure: - soit 2 gestes non invasifs sur 2 temps bien distincts (1 gavage 30 sec et 1 injection 10 sec à 7 -15 js d'intervalle par ex) - soit un seul geste sous sédation ou anesthésie
Impact sur les animaux
Tous les animaux subiront une contention et un geste technique. Selon le geste la gravité sera classée légère ou sans réveil. Aucun geste ne sera sévère. Dans la première procédure classée légère, l'animal ne pourra subir que 2 gestes au maximum mais pas simultanement. Ex: Gavage et injection - entre 7 et 15js d'écart entre 2 gestes. Nuisances attendues: stress à la contention, douleur légère lors de l'injection oudu prélèvement
Devenir
entrainement à des gestes techniques. Mise à mort pour prélèvements sanguins ou tissulaires.
Remplacement
Cette formation est un support complémentaire à la formation théorique reçue préalablement à l'autorisation de travailler avec des animaux à des fins scientifiques.
Réduction
Les animaux utilisés viendront exclusivement de lots "non utiles" des élevages présents dans l'animalerie. Les gestes seront montrés aux personnels par une personne habilitée et formée. Le formateur validera le geste après 1 ou 2 manipulations, le nombre d'animaux utilisés sera réduit à son maximum selon les personnels
Raffinement
Tous les animaux seront issus d'élevage présents dans notre animalerie. Ils seront hébergés en fratrie comme à leur habitude. Si dans le lot "non utile", un animal montre un signe quelconque de souffrance, il ne sera pas utilisé pour un "test" et sera mise à mort éthiquement selon les méthodes réglementaires par une personne habilitée. L'application des points limites précités sera strictement surveillée.
Choix des espèces
Nous avons choisi le modèle de la souris car il est le plus utilisé en expérimentation animale, et les élevages de souris représentent 90% de notre animalerie tous les animaux surnuméraires pourront être utilisés à partir du sevrage
Formation aux gestes techniques dans le cadre de travaux pratiques de physiologie animale chez le rat
- Enseignement supérieur
Une première contention d'une minute pour l'injection d'un analgésique par un enseignant, trente minutes d'attente, puis une seconde contention de deux minutes pendant laquelle un étudiant injecte du sérum physiologique: 150 rats vont être utilisés dans des séances de travaux pratiques d'une heure trente, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les étudiants s'exercent d'abord sur des peluches de la taille d'un rat adulte, puis travaillent en binôme, un seul geste étant pratiqué sur chaque animal vigile. Le porteur décrit la seconde injection, celle des étudiants, comme une "mesure de raffinement". Tous les rats sont gardés en vie et seront réutilisés dans les autres demandes du même projet de formation.
Objectifs
Les travaux pratiques dispensés sur des rongeurs vivants (rats) sont en lien direct avec l'enseignement dispensé au sein du Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) Génie Biologique, parcours Biologie Médicale et Biotechnologie (BMB). Conformément au programme national de la formation, ils permettent aux étudiants d'acquerir les gestes opératoires de base dans le respect de la réglementation en vigueur. Cette demande s'inscrit donc dans un projet plus global de formation des étudiants aux gestes opératoires mais aussi à l'exploration de fonctions physiologiques via l'expérimentation animale. Cette demande vise en particulier à proposer aux étudiants une mise en contact avec les animaux plus progressive tout en en réutilisant les animaux dans la suite du projet.
Bénéfices attendus
Les étudiants auront eu un premier contact dédié avec les animaux via une méthode alternative consistant d'abord à réaliser une injection de serum physiologique sur un animal en peluche. Les étudiants vont alors se former à prendre des repères sur ces animaux factices avant de réaliser la phase pratique sur des animaux vigiles. Cela contribuera à ce que les étudiants se familiarisent au travail sur animaux vivants dans de meilleures conditions.
Procédures
Les rats sont inclus dans une procédure expérimentale de classe légère pour une durée maximale de 1H30. Ils sont soumis à une première contention pour réaliser une antalgie par le concepteur (ou un membre du personnel applicateur). Durée 1 minute. Après avoir attendu 30 minutes que l'antalgie soit effective, une seconde contention associée ou non à une injection de sérum physiologique sétrile à usage vétérinaire est effectuée par un étudiant. Durée 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont les suivantes : 1 - Le stress généré par la contention et l'injection de l'antalgique. Soit une injection par rat, durée 1 minute. Intensité légère 2 - Le stress généré par la mesure de raffinement consistant en la contention et l'injection de serum physiologique par les étudiants au cours de l'exercice. Soit une injection par rat, durée 2 minutes. Intensité légère.
Devenir
Les animaux ayant été soumis à une procédure de classse légère seront tous gardés en vie à l'issue de ce projet et seront utilisés dans d'autres demandes relatives au projet global de formation des étudiants de BUT Génie Biologique, parcours BMB.
Remplacement
Nous proposons l'emploi d'une méthode alternative en faisant en sorte que les étudiants prennent des repères sur des animaux factices dont la taille est comparable à un rat adule. Ils repèrent la zone d'injection et pratiquent chacun leur tour une injection de sérum physiologique sur les animaux en peluche. Les étudiants s'exercent à la fois à la contention et à l'injection sur les animaux en peluche. Ils peuvent recommencer plusieurs fois chacun des gestes sur l'animal en peluche s'ils le souhaitent. Cela afin qu'ils gagnent en assurance avant d'apprendre à contentionner ou à injecter un animal vigile, en effet à ce stade les étudiants travailleront en binôme et devront choisir soit de contentionner l'animal soit de l'injecter car une seule injection sera pratiquée sur le rat vigile.
Réduction
Afin de diminuer le nombre d'animaux utilisés les mesures suivantes sont mises en application : 1rat par binôme et par séance.
Raffinement
Pour limiter le stress des animaux une injection en sous cutanée d'un analgésique est opérée par un membre du personnel (enseignant ou technicien disposant de l'habilitation niveau concepteur ou applicateur), cela 30 minutes avant l'exercice de contention-injection qui sera proposé aux étudiants. Une fiche de suivie de soin sera renseignée par le concepteur afin de s'assurer que l'animal va bien avant de le remettre avec ses congénères. Il y aura une fiche de suivi par animal. Si des signes tels qu'une hémorragie massive ou des difficultés respiratoires marquées et persistantes apparaissent alors le concepteur mettra à mort l'animal.
Choix des espèces
La physiologie des rats est proche de la physiologie humaine de part leur proximité phylogénétique ce qui permet de bien illustrer les régulations des grandes fonctions. Les animaux sont des individus adultes ayant atteint le poids de 250g pour que la première expérience de contention des étudiants se passe dans de meilleures conditions.
Effet de substances psychoactives sur le comportement de souris face à un nouvel environnement
- Enseignement supérieur
Gardées vivantes entre deux séances espacées de quinze jours, avec inversion des rôles entre les souris témoins et celles qui reçoivent une substance psychoactive, puis tuées à la fin du projet: 62 souris vont être utilisées dans des travaux pratiques d'enseignement supérieur, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 48 d'entre elles proviennent d'un autre projet pédagogique. Chaque séance les expose à quatre tests de cinq minutes, exploration d'un environnement inconnu et exposition au vide, sous l'effet d'une substance sédative ou excitante. Cette demande est un report: les souris prévues pour la séance précédente ont été tuées après la contamination de l'animalerie par un virus, et le porteur indique qu'à l'issue des manipulations les animaux seront soit gardés en vie pour un autre projet, soit tués.
Objectifs
Demande de prolongement d'autorisation suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1. Projet émanant de l'AP n°33890-2021111201246907 v6 se terminant le 25/02/2024 : suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1, les animaux prévus pour ce TP ont été euthanasiés et le temps de la décontamination, de la semaine de quarantaine / d'adaptation et de l'habituation ne permet pas de réaliser cet enseignement dans le calendrier prévu initialement. Il est donc demander un report de l'AP donnée initialement : aucun changement de protocole n'a été apporté par rapport la DAP initiale hormis le nombre d'animaux qui a été mis à jour. souris face à un nouvel environnement. Elle s’inscrit dans la continuité d’une séance de formation ayant montrée l’influences de variations de facteurs environnementaux sur des paramètres physiologiques pour les bonnes pratiques dans l’expérimentation animale sur animaux vigiles. Les comportements étudiés sont : • Les capacités naturelles d’exploration de l’animal • Sa réaction d’explorer ou non un espace exposé au vide Plusieurs tests comportementaux sont utilisés sur des durées de 5 minutes. Pour la mise en place de cette expérimentation, les animaux suivront une période préalable d’une semaine d’habituation à la préhension. Les animaux sont stabulés en groupe dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme et tunnel. Les limites de ces manipulations sont définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité, une diminution de la ventilation, une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé. Un nombre total de 62 souris sur 2 ans seront manipulées dont 48 sont issues d’un autre projet (2021111120255612). A la fin de la procédure, les animaux seront soit gardés en vie pour un autre projet pédagogique ou de recherche ou dans le cas contraire euthanasiés.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de montrer que des substances psychoactives peuvent influencer le comportement exploratoire des souris. Cette manipulation vise à mettre en pratique des méthodes d’études comportementales, à acquérir les compétences ou les éléments de qualification professionnelle, des méthodes de travail et de se sensibiliser à la recherche.
Procédures
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (exposition au vide, à des environnements inconnus) qui seront brièvement associés à une angoisse légère tout en gardant la possibilité de progresser ou non à ces nouveaux environnements. Nombre : 4 tests Durée de chaque test : 5 min
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (exposition au vide, à des environnements inconnus) qui seront brièvement associés à une angoisse légère tout en gardant la possibilité de progresser ou non dans ces nouveaux environnements. Durant les tests, une vigilance particulière sera portée : • Sur les modifications de comportement : les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agressivité, de la stéréotypie ou une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé et remis en cage sous surveillance. • Sur le calme dans les salles de manipulation tant au bruit de fond sonore qu’aux mouvements des personnes.
Devenir
Les animaux sont gardés vivants pour un seconde période de manipulation à 2 semaines d'intervalle dans le même projet avec inversion des statuts des souris : les contrôles deviennent les animaux exposés à des substances psychoactives et réciproquement A la fin du projet, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Les tests in silico ne peuvent pas prendre en compte les comportements exploratoires de la souris soumis ou non à différentes substances psychoactives ainsi que les méthodes et précautions indispensables à ces approches.
Réduction
Une seule souris sera manipulée par binôme. Les manipulations seront renouvelées par d’autres étudiants de la même cohorte au cours d’une autre séance dans un délai minimum de 2 semaines, temps nécessaire à l’oubli des tests précédemment réalisés. De plus il y aura inversion des statuts : les sujets contrôles de la 1ère séance deviendront les sujets soumis à une substance psychoactive et réciproquement. Tous les résultats seront mis en commun afin d’augmenter la valeur statistique de l’expérimentation tout en réduisant le nombre d’animaux. Pour ce projet 2/3 des animaux proviennent d’un autre projet pédagogique en cours d’autorisation (2021111120255612).
Raffinement
Durant une période d’une semaine les souris seront habituées aux manipulations nécessaires à l’étude comportementale. Cette habituation sera réalisée par le zootechnicien et le porteur du projet. Elle comprend : • la préhension, • le déplacement en salle • Après chaque manipulation la souris recevra une récompense (céréales) afin d’établir le renforcement positif et non une sensibilisation. Les animaux seront stabulés en groupe dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme. Les animaux sont transportés en salle de manipulation 2h avant l’expérimentation, période d’acclimatation à ce nouvel environnement. Les souris utilisées, pour le 2/3 auront déjà eu un contact avec les mêmes étudiants ainsi que dans les salles d’enseignements ce qui diminue l’influences des variations des facteurs environnementaux. Par séance, 1 souris en plus des 8 manipulées restera en cage dans le cas où une des souris manipulées montrerait des signes d’angoisse aigüe justifiant de l’arrêt de leur manipulation. Ces tests impliquant l’absence de contraintes importantes ainsi que le nombre d’individus testés par séance (2 contrôles, 6 soumises à une substance psychoactive) justifie cet unique animal surnuméraire. Lors des tests les précautions suivantes seront prises : • Alternance de test d’exposition au vide avec un test d’exploration. • Les structures des tests seront nettoyées à l’éthanol Le marquage individuel permet la mise en place d’un programme de rotation afin que chaque animal bénéficie d’un repos de 2 semaines entre 2 séances. Les animaux ayant été soumis à la substance sédative seront soit contrôles soit soumis à la substance excitante.
Choix des espèces
La souris faisant partie des animaux de laboratoire couramment utilisés, le choix de cette espèce s’impose pour la formation des futurs chercheurs. Animaux de même âge de 30 à 40g diminuant la variabilité de l'échantillon
Conséquences de facteurs environnementaux sur la pression artérielle chez la souris
- Enseignement supérieur
Gardées vivantes puis réutilisées dans un autre projet après un mois de repos, 48 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont placées dans une boîte de contention, équipées d'un manchon gonflable sur la queue, exposées cinq minutes à une lumière stroboscopique, à du bruit et à des odeurs, puis mesurées de nouveau sous anesthésie légère quarante-cinq minutes plus tard. L'exercice sert à former des étudiants, quatre par poste et une souris par poste, avec inversion des rôles entre témoins et exposées lors d'une seconde séance. Le porteur précise que les souris initialement prévues pour ces travaux pratiques ont été tuées après une contamination de l'animalerie par un virus, d'où cette nouvelle demande.
Objectifs
Demande de prolongement d'autorisation suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1. Projet émanant de l'AP n° 33889-2021111120255612 v5 se terminant le 25/02/2024 : suite à une contamination de l'animalerie par le virus MPV1, les animaux prévus pour ce TP ont été euthanasiés et le temps de la décontamination, de la semaine de quarantaine / d'adaptation et de l'habituation ne permet pas de réaliser cet enseignement dans le calendrier prévu initialement. Il est donc demander un report de l'AP donnée initialement : aucun changement de protocole n'a été apporté par rapport la DAP initiale hormis le nombre d'animaux qui a été mis à jour. Cette manipulation vise à approfondir la formation sur la pression artérielle acquise préalablement in silico par un logiciel de simulation expérimentale. En effet, elle a pour but de prendre en compte les paramètres environnementaux, souvent négligés, comme facteur pouvant influencer la pression artérielle qui sera le paramètre mesuré. La lumière stroboscopique, l’odeur et le bruit constitueront les facteurs environnementaux pris en compte. Les animaux seront exposés à ces facteurs pendant des temps très courts. La pression artérielle sera mesurée par une méthode non invasive grâce à un manchon gonflable placé sur la queue, associé à un capteur de pouls (équivalent du sphygmomanomètre ou brassard gonflable avec manomètre et stéthoscope utilisés chez l’Homme). Pour la mise en place de cette mesure, les animaux suivront une période préalable de deux semaines d’habituation associée à une récompense. Les animaux seront stabulés en groupe dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme et tunnel. Les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité, une diminution de la ventilation, une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé. Un nombre total de 48 souris sur 2 ans seront manipulées. A la fin de la procédure, les animaux seront soit gardés en vie pour un autre projet pédagogue ou de recherche ou dans le cas contraire euthanasiés. Une deuxième mesure sera réalisée après une anesthésie légère permettant aux étudiants de voir les conséquences de cette pratique courante sur les paramètres évalués.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif de montrer que des variations environnementales peuvent influencer des paramètres physiologiques tels que la pression artérielle, elle-même sous la dépendance du rythme cardiaque. Ces modifications observées sont annihilées par l’anesthésie légère. Cette manipulation vise à approfondir la formation sur la pression artérielle acquise préalablement in silico par un logiciel de simulation expérimentale ainsi que le soin à apporter à l’environnement pour toute manipulation d’animaux. Ainsi ces observations seront ensuite réinvesties dans un second protocole d’étude comportementale face à des facteurs environnementaux nouveaux. Ce dernier fait l’objet d’une demande d’autorisation (2021111201246907).
Procédures
Mesure de pression artérielle et rythme cardiaque sur animaux vigiles, durée de 5 minutes Exposition à une variation de facteurs environnementaux, durée 5 min, une fois. Anesthésie légère
Impact sur les animaux
Les animaux seront exposés à des stimuli désagréables (odeurs, lumière et bruits) qui seront brièvement associés à une angoisse légère. Durant la stimulation et la mesure de pression artérielle, une vigilance particulière sur les modifications de comportement sera portée. Les limites de ces manipulations seront définies par des signes tels qu’une agitation importante, une agressivité, une diminution de la ventilation, une prostration. Dans ce cas l’animal ne sera plus manipulé et remis en cage sous surveillance. Le calme dans les salles de manipulation tant au bruit de fond sonore qu’aux mouvements des personnes fera l’objet d’une attention particulière.
Devenir
Les animaux sont gardés vivants pour un seconde période de manipulation à une semaine d'intervalle dans le même projet avec inversion des statuts des souris : les contrôles deviennent les animaux exposés à des variations de facteurs environnementaux et réciproquement A la fin du projet, les animaux seront réutilisés pour autre projet après un repos d’un mois.
Remplacement
L’acquisition des connaissances pratiques et théoriques sur la pression artérielle et de sa régulation ont été effectuées préalablement à partir d’un logiciel de simulation. Ce dernier aborde la régulation chimique et nerveuse de la pression artérielle sans aborder l’influence de modifications environnementales sur ce paramètre.
Réduction
Une seule souris sera manipulée par poste d’expérimentation comprenant par 4 personnes. Les manipulations seront renouvelées au cours d’une autre séance dans un délai minimum de 72h avec inversion des statuts : les sujets contrôles de la 1ère séance deviendront les sujets soumis à une variation de l’environnement et réciproquement. Tous les résultats des mesures de pression artérielle et de rythme cardiaque seront mis en commun afin d’augmenter la valeur statistique de l’expérimentation tout en réduisant le nombre d’animaux.
Raffinement
LLa mesure de la pression artérielle nécessite l'immobilisation des animaux. Cette contention est elle-même source d’angoisse pour les animaux. Durant une période de 2 semaines les souris seront habituées aux manipulations nécessaires aux mesures de la pression artérielle et du pouls. Cette habituation sera réalisée par le zootechnicien et le porteur du projet. Elle comprend : •la préhension, •l’entrée dans une boite de contention, •puis une contention progressive à raison d’1 minute supplémentaire tous les deux jours jusqu’à un maximum de cinq minutes, durée correspondant au temps de la mesure de la pression artérielle et du pouls). •Après chaque manipulation la souris recevra une récompense (céréales) afin d’établir le renforcement positif et non une sensibilisation. Les animaux seront stabulés par 3 dans une cage enrichie en copeaux de cartons, dôme et tunnel. Ce dernier présente l’avantage de mimer la forme de la boite de contention. Les animaux sont transportés en salle de manipulation 2h avant l’expérimentation, période d’acclimatation à ce nouvel environnement. Une démonstration de la préhension sera rappelée aux étudiants suivie de la contention associée à la mise en place du manchon de queue et du capteur de pouls. Le temps séparant la mesure sur l’animal vigile puis le même animal anesthésié sera de 45 minutes, temps nécessaire à la disparition des effets dus à la 1ère manipulation. Par séance, 2 souris en plus des 4 manipulées resteront en cage dans le cas où des souris manipulées montreraient des signes d’angoisse aigüe justifiant de l’arrêt de leur manipulation. Grace à la stigmatisation individuelle des souris, un programme de rotation est mis en place pour que chaque animal bénéficie d’un repos de 72h entre 2 séances.
Choix des espèces
La souris faisant partie des animaux de laboratoire couramment utilisés, le choix de cette espèce s’impose pour la formation des futurs chercheurs. Animaux calibrés de 30g
Travaux pratiques de formation réglementaire à la chirurgie chez la souris
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Tuées encore sous anesthésie, sans reprise de conscience, 200 souris subissent une incision de l'abdomen puis des sutures, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent aussi une puce d'identification, jusqu'à quatre injections intrapéritonéales et deux injections sous-cutanées. Le projet ne produit aucune connaissance, il sert des travaux pratiques de formation réglementaire à la chirurgie, à raison d'une souris par binôme d'étudiants, jusqu'à 32 étudiants par session et deux sessions par an. Le porteur indique que les sutures sont d'abord apprises sur des cuisses de poulet, et que les souris utilisées sont des animaux "de réforme" issus d'élevage qui auraient de toute façon été tués.
Objectifs
L'objectif de ce projet est la réalisation de travaux pratiques dans le cadre d'une formation réglementaire de la chirurgie pour l'enseignement de la gestion de l'anesthésie, de l'asepsie et de la douleur au cours d'un acte chirurgical réalisé chez la souris. Les étudiants auront préalablement reçu des informations théoriques en présentiel sur les bonnes pratiques en chirurgie. Ils auront également pu s'entraîner à la réalisation de sutures sur des supports inertes.
Bénéfices attendus
Les étudiants pourront mettre en pratique les cours théoriques qu'ils auront préalablement suivis et mettre en application les différents moyens mis à leur disposition pour évaluer la profondeur de l'anesthésie et l'entretien d’une anesthésie chirurgicale, pour la préparation d'un champ stérile, le travail de manière aseptique, la réalisation d'une procédure chirurgicale tout en contrôlant en permanence la qualité et la profondeur de l'anesthésie.
Procédures
Injection d'une puce d'identification et de mesure de température. Durée : quelques secondes. Une à 4 injections intrapéritonéales. Durée : quelques secondes. Une anesthésie (gazeuse ou chimique). Durée 30 minutes. Deux injections sous cutanée. Durée : quelques secondes. Une procédure chirurgicale, une incision au niveau de l'abdomen, réalisée sous anesthésie sans reveil. Durée 1h maximum. Sutures des plans musculaires et cutanés réalisées sous anesthésie: 15 minutes
Impact sur les animaux
Les animaux subiront un stress lié aux administrations en intraperitonéal (IP) et en sous-cutané (SC) et un inconfort lié au réveil à la suite de l'anesthésie.
Devenir
Les animaux issus de cette enseignement ne pourront pas être réutiliser dans d'autres expériences car ils auront subi une procédure chirurgicale. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la procédure chirugicale encore sous anesthésie pour éviter toute angoisse ou douleur liées au reveil.
Remplacement
Plutôt que d'étre réalisé directement sur des souris, l'enseignement des différents types de sutures sera réalisé sur des cuisses de poulet en amont des travaux pratiques réalisés sur la souris. La structure des cuisses de poulet permet de différentier les sutures musculaires et cutanées et une prise en main et la maitrise du geste sur un support inerte avant de le réaliser sur l'animal.
Réduction
Plutôt que l'utilisation d'une souris par étudiant, il sera utilisé une souris par binôme sans que cela ne nuise à la qualité de l'enseignement. A raison d'un maximum de 32 étudiants par session, et 2 sessions par an, cela permet la réduction de l'utilisation de 32 souris/an. Les souris seront des souris de réforme qui auraient dû être mises à mort car issues d'élevage et non utilisées ou arrivées en fin de projet (témoins ...). Des souris seront commandées chez l'éleveur que s'il n'y a pas du tout ou pas suffisamment de souris de réforme.
Raffinement
Une anesthésie chirurgicale sera réalisée pour les animaux devant subir une insition au niveau de l'abdomen avec administration conjointe d'un antalgique dès l'induction de l'anesthésie. La température au cours de l'anesthésie sera monitorée à l'aide d'une puce introduite en sous-cutané. Un gel ophtalmique de type Ocrygel sera appliqué sur les yeux des souris pendant les anesthésies pour éviter toute lésion liée à un potentiel dessèchement de la cornée.
Choix des espèces
Le modèle souris se justifie car c'est le modèle le plus utilisé en expérimentation animale et qu'il est possible, sur notre site, d'utiliser des souris normalement vouées à être mises à mort car issues d'élevage mais non incluses dans des procédures.
Travaux pratiques de Physiologie animale pour la Licence et le Master de Sciences de la Vie et de la Santé
- Enseignement supérieur
Tués avant tout réveil, 1 105 rats sont anesthésiés de trente minutes à trois heures pour que des étudiants de licence et de master s'exercent à canuler la trachée, la veine jugulaire, l'artère carotide et la vessie, avant une injection létale. Le porteur décrit ces séances comme une formation pratique et non comme un travail de recherche, un animal servant à deux ou trois étudiants. Il indique que des travaux pratiques virtuels ou sur organes isolés existent et sont utilisés quand les objectifs pédagogiques le permettent, tout en jugeant ces séances sur animaux vivants "indispensables" aux étudiants visant un poste de technicien. Il conclut à l'absence de toute sensation, les procédures étant classées sans réveil.
Objectifs
Le projet concerne la formation pratique à l’exploration fonctionnelle des fonctions physiologiques respiratoire et cardiovasculaire d'étudiants de licence et de master en sciences de la vie et de la santé. Les 5 procédures concernées, correspondant à 5 travaux pratiques (TP) visent à former les étudiants aux techniques de canulation (artère carotide, trachée, veine jugulaire et vessie) et d’analyse fonctionnelle respiratoire et cardiovasculaire sur le rat anesthésié par injection intra-péritonéale d'un anesthésique (kétamine) et d’un analgésique (xylazine), ainsi qu’une injection sous-cutanée d’un anesthésique local (lidocaïne). Ces TP sont indispensables aux étudiants désireux de s'insérer sur le marché du travail avec un niveau de technicien et constituent également, pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études en 2e année de Master et doctorat, des TP préparatoires aux méthodologies nécessaires pour certains lors de leur stage pratique en laboratoire.
Bénéfices attendus
La mise en place de travaux pratiques utilisant des animaux vivants vise à initier les étudiants à l’expérimentation en physiologie animale, à leur enseigner les connaissances pratiques de techniques d'étude sur animal vivant et à les sensibiliser aux notions éthiques et réglementaires de l'expérimentation animale. Elle répond par ailleurs au référentiel de connaissances et de compétences en licence de Sciences de la Vie précisant que les étudiants doivent être formés à « appliquer les techniques expérimentales fondamentales en Sciences de la Vie dans le respect des bonnes pratiques de laboratoire ».
Procédures
Toutes les interventions sont réalisées sur animaux anesthésiés sans réveil, pour une durée de 30 minutes à 3 heures maximum, selon les procédures. Chaque intervention est réalisée une seule fois. - cathétérisation de la trachée (20 à 30 min selon le niveau de formation) - cathétérisation de la veine jugulaire (30 min) - cathétérisation de l’artère carotide (30 min) - cathétérisation de la vessie (15 min) - injections létales (30 secondes)
Impact sur les animaux
Toutes les procédures sont classées « sans réveil », donc en absence de sensation, notamment de douleur, souffrance ou mal-être, durant la procédure sous anesthésie et, par définition, de douleur post-opératoire. L’absence de sensation est assurée par le contrôle de la profondeur de l’anesthésie générale, combinée à l’injection d’un anesthésique local préalablement à la réalisation des gestes invasifs.Le stress de la contention ou un inconfort lié à l'injection d'anesthésique peuvent être observés.
Devenir
Les procédures étant sans réveil, les interventions pratiquées ne permettent pas le réveil des animaux, et les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure avant retour à l’état de conscience.
Remplacement
Dans une stratégie de remplacement, lorsque les objectifs pédagogiques sont compatibles, les travaux pratiques (TP) sont des TP virtuels, ou réalisés sur organes isolés, hors procédure. Les TP sur animaux se limitent à des enseignements de spécialisation, et concernent, par rapport aux effectifs totaux, un nombre restreint d’étudiants ayant choisi de suivre ces enseignements en rapport avec leurs objectifs professionnels
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les étudiants dans les enseignements à forts effectifs (plus de 100 étudiants) travaillent en trinôme lors des 3 séances de TP. Pour les formations à plus faible effectif (moins de 20 étudiants), les étudiants travaillent en binômes. Un seul animal est donc utilisé pour 2 ou 3 étudiants, de manière à limiter le nombre d’animaux utilisés, en fonction des objectifs pédagogiques.
Raffinement
Toutes les procédures sont classées « sans réveil », donc en absence de sensation, notamment de douleur, souffrance ou mal-être, durant la procédure sous anesthésie et, par définition, de douleur post-opératoire. L’absence de sensation est assurée par le contrôle de la profondeur de l’anesthésie générale, combinée à l’injection d’un anesthésique local préalablement à la réalisation des gestes invasifs, superficiels. L’anesthésie est assurée par l’association d’un d'anesthésique général, la kétamine, associée à un sédatif/analgésique/myorelaxant, la xylazine, ce qui induit une anesthésie profonde d’environ 45 min. Durant l’anesthésie, la température corporelle est maintenue à la valeur physiologique (37°C) par le maintien de l’animal sur un tapis chauffant adapté. Pour limiter le stimulus nociceptif induit par la procédure de pose des cathéters, une anesthésie locale (lidocaïne) préalable des zones cathétérisées est réalisée. De plus, lorsque cela est compatible avec l’interprétabilité des données, les systèmes invasifs de recueil des paramètres physiologiques (comme la pose d’un cathéter trachéal) sont remplacés des systèmes non invasifs (comme la pose d’un masque à anesthésie). L’enregistrement des paramètres physiologiques n’est pas en lui-même douloureux. L’évaluation de la profondeur de l’anesthésie est évaluée régulièrement en peropératoire par l’absence de réflexe podal et de réflexe palpébral. Les signes avant-coureurs du réveil (réponse au pincement de la patte, réflexe palpébral, apparition de mouvement spontané) sont attentivement surveillés et, s'ils apparaissent avant le moment prévu de la réinjection régulière d’anesthésiques, entrainent une injection anticipée d’anesthésique et de sédatif, de façon à éviter toute souffrance ou angoisse à l'animal. Des points limites appropriés sont définis et appliqués. En amont des procédures proprement dites, le bien-être des animaux et l’absence de stress ou douleur sont assurés lors de l’accueil et de l’hébergement des animaux par une période d’acclimatation dans la zone de stabulation d’au moins 5 jours avant les TP et un hébergement en groupes sociaux stables dans un environnement calme avec un enrichissement adapté à l’espèce (tunnels translucides rouges ; lanières de bois pour paille de nid.)
Choix des espèces
Le rat, outre le fait d'être classiquement utilisé dans les laboratoires de recherche, présente l'avantage par rapport à la souris d'être de taille plus importante et donc de faciliter la canulation de la trachée, des différents vaisseaux et de la vessie. Animaux adultes jeunes de taille moyenne (250 - 400 g) afin de standardiser au maximum les procédures (adéquation entre le diamètre des vaisseaux et le diamètre des cathéters disponibles) et de faciliter la canulation des différents vaisseaux et de la vessie par les étudiants se formant à ces gestes techniques. Des rats mâles ou femelles seront utilisés selon leur disponibilité auprès des fournisseurs, l’analyse des paramètres étudiés ne dépendant pas du sexe.
Formation à la maitrise d’un modèle animal ayant pour objectif de comprendre le rôle du système cholinergique sur la mémoire à court-terme
- Enseignement supérieur
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Toutes tuées à l'issue parce qu'elles ont reçu une injection de scopolamine, 130 souris sont utilisées dans un travail pratique étudiant, dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger. Le test est décrit avec précision, quatre séances d'habituation puis une phase de reconnaissance d'objets, et l'injection abdominale de scopolamine altère volontairement leur mémoire pendant environ cinq heures. Le projet ne vise aucune production de connaissances, il renouvelle l'autorisation d'un cours qui forme 24 étudiants par an, à raison de deux souris par binôme. Le porteur affirme que la formation aux gestes reste "essentielle" tant que l'expérimentation sur rongeurs sera autorisée, argument qui fait reposer la justification sur le maintien de la pratique elle-même.
Objectifs
Ce projet rentre dans le cadre des Travaux Pratiques d’un cours s’adressant à des étudiants anglophones. L’objectif du cours est de représenter un axe d’apprentissage important pour la compréhension par de futurs neurobiologistes du rôle des neuromédiateurs et en particulier celui du système cholinergique dans la mémoire et les processus cognitifs. Il s’agit d’un renouvellement d’autorisation pour un cours ayant fait ses preuves et dont le protocole est conçu de manière à pouvoir être géré selon les infrastructures disponibles et accessibles, tout en formant annuellement 24 étudiants.
Bénéfices attendus
Ce projet éducatif représente un axe d’apprentissage important pour la compréhension par de futurs neurobiologistes du rôle des neuromédiateurs dans les comportementaux et les tâches de mémoire. En Neurobiologie, les modèles animaux sont utilisés lorsqu’aucune alternative n’est disponible. Par exemple, des biopsies cérébrales ne peuvent pas être envisageables contrairement à d’autres tissus. Les modèles animaux permettent d’étudier un processus spontané ou induit, présentant un ou plusieurs aspects communs avec un phénomène équivalent chez l’humain. Ceci est de fait particulièrement utile en Neurobiologie et dans le cadre de maladies psychiatriques, dégénératives ou neurodéveloppementales. Il est donc important dans le cadre d’une formation d’étudiants au domaine des Neurosciences d’aborder ces aspects et de les initier aux expérimentations sur animaux. C’est aussi la possibilité de les sensibiliser directement aux aspects éthiques liés à l’expérimentation animale par un enseignement très adapté et très encadré.
Procédures
Les animaux sont soumis à un test comportemental de reconnaissance d’objet permettant à la souris de se mouvoir librement et d’explorer un nouvel environnement. Les animaux sont habitués à leur environnement pour éviter tout impact sur leur activité exploratoire. Cette phase d’habituation (H1-4) comporte 4 sessions, à un rythme de 2 sessions par jour (H1: souris groupées pendant 30 minutes ; H2-H3 : souris seules,10 minutes chacune ; H4 souris seules,10 minutes chacune, avec présentation objet). S’ensuit une phase d’exposition à des objets identiques de 3 sessions avec intervalle inter-session de 5 minutes puis une phase de test (T1 :souris individuelle, 5 minutes ; T2 souris individuelle, 5 minutes, 2 objets, ancien et nouveau) et enfin un test de reconnaissance de 5 minute, 10 minutes après la phase prcédente. La seconde intervention est une injection intrapéritonéale unique et de quelques secondes sur animal adulte vigile réalisée par l’enseignant.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus peuvent être une peur et un léger stress physique de très courte durée avec un léger dommage comportemental totalement réversible et temporaire (5 heures environ). Ce dommage comportemental réside dans les capacités naturelles de la souris à reconnaitre des objets et se définit par une légère capacité mnésique momentanément altérée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni adoptés car injectés avec de la scopolamine.
Remplacement
Dans le cadre du cours, l’analyse du système nerveux et de son implication dans des petites tâches comportementales très basiques est aussi réalisée à partir d’un modèle chez la drosophile. Toutefois les informations apportées ne peuvent être qu’un tout petit complément à celles obtenues chez le mammifère. En effet, le cerveau de la drosophile est petit pour uniquement 100000 neurones au total et son organisation est très particulière : les corps cellulaires des neurones sont massés à la périphérie, tandis que les projections axonales et dendritiques se regroupent au centre. Ce n’est pas du tout le cas du cerveau de la souris. La qualité des études comportementales et l’apprentissage ne peut donc être équivalent. Aucune méthode alternative ne pourra remplacer l’animal dans ce projet. Des enseignements par vidéos sont également utilisés lorsque possible mais sans altérer la qualité d’apprentissage. Tant que l’expérimentation sur rongeurs sera autorisée en recherche, la formation des étudiants aux gestes réalisés eux-mêmes est essentielle.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit à son minimum pour les 24 étudiants répartis en 12 binômes (26 animaux au total, 2 animaux par binôme et deux supplémentaires pour la démonstration par les enseignants). Ce projet pourrait utiliser des animaux surnuméraires d'une activité d'élevage sous la condition d’obtention des souris pour la date précise de l’enseignement.
Raffinement
Tous les efforts techniques sont mis en œuvre pour minimiser au maximum toute douleur et tout inconfort de l’animal. Le bien-être de l’animal sera évalué selon une grille mise en place par la structure du bien-être de l’animal. La qualité des études comportementales en dépend également. Des mesures spécifiques comprendront : une surveillance accrue des animaux, des phases répétées d’habituation en amont de l’expérience, une prise en charge de la surveillance et du déroulement des expériences par un enseignant expérimenté de longue date. Les phases d’habituation seront réalisées entre les souris d’une même cage pour permettre de conserver leur environnement familier. Il n’y a pas de souffrance attendue avec grille de points limites. En cas de problème comportemental inattendu, il sera immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
En Neurobiologie, les modèles animaux sont utilisés lorsqu’aucune alternative n’est disponible. Par exemple chez l’homme, des biopsies cérébrales ne peuvent pas être envisageables contrairement à d’autres tissus. Les modèles animaux permettent d’étudier un processus spontané ou induit, présentant un ou plusieurs aspects communs avec un phénomène équivalent chez l’humain. Ceci est de fait particulièrement utile en Neurobiologie et notamment dans le cadre de maladies dégénératives. Il est donc important dans le cadre d’une formation d’étudiants au domaine des Neurosciences d’aborder ces aspects et de les initier aux expérimentations sur animaux. C’est aussi la possibilité de les sensibiliser directement aux aspects éthiques liés à l’expérimentation animale par un enseignement très adapté. Le modèle murin est le plus adapté pour illustrer les concepts à enseigner. Les animaux sont utilisés adultes (12 semaines). Ce stade est justifié par la nécessité d’avoir un cerveau mature.
Pratique formative aux études précliniques chez le rat anesthésié
- Enseignement supérieur
Tués avant tout réveil, 420 rats subissent deux injections puis une chirurgie sous anesthésie générale de moins de trente minutes, suivie d'une heure de mesures physiologiques, pour des travaux pratiques d'étudiants en licence. Les gestes sont réalisés par des enseignants, les étudiants assurant le suivi de l'anesthésie, à raison d'un rat par étudiant. Le porteur indique que des alternatives sans animaux existent, plateformes, logiciels et jeu pédagogique, mais les juge inadaptées aux objectifs pédagogiques, tout en annonçant une plateforme de réalité virtuelle en cours de montage. Il présente ces travaux pratiques comme une formation de base "indispensable", et prévoit d'utiliser des rats "surnuméraires" de sa propre structure.
Objectifs
L'objectif de ce projet est l'acquisition de la démarche éthique, des gestes techniques et de la démarche expérimentale à mettre en place lors des études précliniques pour des étudiants en Licence sciences de la vie. Ces étudiants pourront ainsi accéder via une poursuite d’études en master et en thèse à des métiers comportant des procédures expérimentales chez l’animal (départements de pharmacologie de l’industrie pharmaceutique, laboratoires de physiopathologie et de pharmacologie des centres de recherche en biologie-santé, ...). L’ organisation pédagogique universitaire est la suivante sur les 2 dernières années de la licence : o En seconde année (effectifs de 400 étudiants) les étudiants sont sensibilisés à l’acquisition du signal biologique par voie numérique de paramètres enregistrables chez l’homme (pouls artériel, volume et fréquence respiratoires, transmission nerveuse) ainsi qu'à la manipulation des animaux dans le cadre d’enregistrement de paramètres biologiques chez l’animal vigile (volume pulmonaire, pression artérielle). o En troisième année (effectifs de 80 à 150 étudiants), interviennent les travaux pratiques sur le rat anesthésié dans le cadre du projet faisant l’objet de cette demande. L'utilisation d'animaux et la chirurgie pratiquée par des personnels expérimentés permettra aux étudiants d’acquérir une approche concrète de la problématique et de la méthode scientifique des études précliniques avec un regard critique sur les conditions et limites d'utilisation des animaux. Le contexte scientifique du projet correspond à la mise en place de conditions d'études précliniques dans le cadre des fonctions cardiaques, respiratoires, digestives et rénales. Les différents paramètres physiologiques seront évalués par les étudiants en conditions normales et comparés à ceux obtenus sous différents stimuli ou lors de traitements pharmacologiques. Enfin, afin de sensibiliser les étudiants à la pertinence du choix de la méthode de mesure pour l'optimisation et la pertinence des résultats obtenus, différentes modalités de mesure pourront être utilisées, évaluées et comparées. Ces résultats constitueront une base de données scientifiques indispensables à un travail de réflexion et d'analyse.
Bénéfices attendus
Ce projet s’intègre dans une démarche de formation technique et scientifique fondamentale pour l’obtention d'une Licence scientifique dans le domaine de la biologie-santé. Les mises en situation d'études précliniques des étudiants et l'acquisition de compétences en enregistrement du signal biologique sur petit mammifère font partie de la formation scientifique de base indispensable pour aborder concrètement leurs formations ultérieures et leur activité professionnelle à venir.
Procédures
Chaque rat aura 2 injections par voie intrapéritonéale en condition vigile (une injection d'un mélange d'antalgiques en préopératoire et une injection pour l’induction de l'anesthésie). La durée totale pour chaque contention et injection sera inférieure à 10 secondes. Sous anesthésie générale, chaque rat sera l’objet d’une intervention chirurgicale qui n’excédera pas 30 min et de mesures physiologiques qui n’excéderont pas une heure. Le temps maximum sous anesthésie générale ne dépassera pas 1 heure et 30 min.
Impact sur les animaux
L’ensemble des procédures étant sans réveil, les nuisances attendues sont donc les effets connus du stress ainsi qu'une douleur légère et transitoire au moment de la contention, de l'injection d'antalgiques et d'anesthésique et de la phase d'endormissement qui est inférieure à 5 min.
Devenir
Pour l'ensemble des procédures expérimentales, la mise en place invasive de capteurs, de canules et de cathéters n’autorise pas la réutilisation des animaux et conditionne leur mise à mort. Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérience par surdosage d'anesthésique.
Remplacement
Ce projet vise à répondre aux exigences du Programme Pédagogique National prévoyant des travaux pratiques d’initiation à l’évaluation de fonctions physiologiques et de l’activité biologique de molécules médicamenteuses. Il s'agit d'un apprentissage concret de la problématique scientifique et surtout des conditions et des limites de l'utilisation d'animaux dans un cadre expérimental adapté à la formation. Des alternatives non-animales sont actuellement disponibles (Plateformes, logiciels, jeu pédagogique) mais ne sont pas réellement adaptées aux objectifs pédagogiques de la formation. Cependant, certaines de ces alternatives seront mises en place à la prochaine maquette d'enseignement ainsi qu'une bibliothèque obtenue grâce au présent projet regroupant des données expérimentales et des films illustrant l’importance des gestes techniques. De plus, afin de répondre à la fois aux objectifs pédagogiques et éthiques, la mise en place d'une plateforme de réalité virtuelle est en cours de montage avec des financements associés.
Réduction
En comparaison de la maquette de formation précédente, le nombre utilisé a été réduit de 2,5 animaux par étudiant à 1 animal par étudiant dans la nouvelle configuration. La réduction sur l'ensemble du projet de 3 ans est donc de 195 animaux pour un effectif étudiant augmenté de quarante-deux pour cent (80 à 140 étudiants). De plus, les données expérimentales seront partagées entre les sous-groupes d’étudiants, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux à son minimum.
Raffinement
Afin de diminuer au maximum la souffrance des animaux dans ce projet, une médication analgésique sera pratiquée en préopératoire. Par ailleurs, dans le but de réduire le stress et la douleur induite, tous les actes seront réalisés sous anesthésie générale en condition de température contrôlée (tapis chauffant) et sous anesthésie locale lors des incisions. L'ensemble des gestes de contention, d'injections IP et IV, de chirurgie de même que la mise à mort sont effectués par une personne compétente en expérimentation animale et en chirurgie à savoir un enseignant. Les étudiants réalisent le suivi de l’anesthésie et remplissent la fiche de suivi (sous notre supervision donc 5 personnes au total par rat). Les étudiants sont responsabilisés par l’observation des signes cliniques de l’animal dans toutes les phases expérimentales et pendant l’acquisition des données biologiques. La grille d'évaluation des signes cliniques est éditée pour chaque individu afin de suivre le plus précisément possible l'évolution de l'état physiologique et de l'anesthésie. Les quatre personnes réalisant l'ensemble des gestes sur les animaux (contention, injection, chirurgie) sont tous compétentes en chirurgie sur petit animal avec une expérience avérée de plusieurs années. Lors de chaque séance de TP, 4 personnes compétentes seront présentes dans la salle de TP pour 4 rats, soit 1 personne compétente par rat.
Choix des espèces
Le rat de souche Wistar est un modèle pertinent pour la chirurgie en regard de sa taille et de sa faible sensibilité au stress. De plus, il s’agit d’une souche très utilisée dans toutes les disciplines de la recherche biomédicale. Les rats utilisés, âgés de 10 à 12 semaines, ont une physiologie des régulations stable. L'intérêt est d'utiliser des animaux adultes matures permettant de réaliser des lots suffisamment homogènes afin d'effectuer une étude statistique. Nous envisageons d'utiliser des rats surnuméraires issus de notre structure.
Mise au point du remplacement oesophagien par un oesophage décellularisé humain chez le Porc
- Enseignement supérieur
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, 4 porcelets de 45 kg subissent chacun une chirurgie de deux heures de remplacement de l'œsophage par un œsophage humain décellularisé. Le projet ne produit pas de connaissances mais entraîne une équipe de chirurgiens et d'endoscopistes avant les premiers essais chez des humains, le porteur décrivant la répétition comme un moyen de "mémorisation" du schéma opératoire. Il affirme qu'il n'existe ni modèle in vitro ni modèle in silico et que le recours à l'expérimentation animale est donc "indispensable". Le choix de porcs charcutiers est justifié par l'habitude de l'équipe et par la longueur de leur œsophage.
Objectifs
L’objectif de l’étude actuelle est de parfaire la mise au point et de codifier précisément la technique de remplacement circonférentiel et segmentaire d’œsophage porcin par un oesophage décellularisé humain, avant d’effectuer les premiers remplacements chez l’homme.
Bénéfices attendus
L'expérimentation permettra de mettre au point, aux dimensions et avec des contraintes similaires à l'homme, l'ensemble du schéma opératoire, de codifier le remplacement œsophagien avec l’œsophage décellularisé humain et de poser l'endoprothèse par endoscopie. Enfin la répétition permettra la mémorisisation du schéma opératoire afin de limiter les risques pour les patients lors de l’essai clinique.
Procédures
Les interventions prévus sont des procédures chirurgicales sous anesthésie générale et antalgie sans réveil d'une durée de 2 heures.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendus sur les animaux sont sur le circuit en pré-opératoire : la douleur associées aux injections et le stress des anesthésies.
Devenir
Mise à mort à la fin de la procédure sans réveil
Remplacement
La mise au point et l’entrainement de l’équipe de chirurgien et d’endoscopiste au remplacement œsophagien sur un modèle de gros animal proche anatomiquement de l’homme a l’avantage de mimer les différentes étapes nécessaires à la réalisation du protocole chirurgical. Le remplacement n’est pas possible car l’étude porte sur des tests chirurgicaux au sein d’un organisme vivant complexe. Il n’y a ni modèle in vitro ou ni modèle in silico, le recours à l'expérimentation animale est donc indispensable. En effet, le déroulement du protocole sur ce modèle permettra d’être réalisé aux mêmes dimensions avec des contraintes similaires à ce qui sera réalisé chez l’homme. Enfin, la mise au point des différentes étapes permettra à la fois de prévoir le dérouler du remplacement œsophagien mais également de répéter et de mémoriser correctement le schéma opératoire afin de limiter les risques pour les patients lors de l’essai clinique.
Réduction
Les procédures chirurgicales de remplacement de l'oesophage par un oesophage décellularisé humain seront répétées et perfectionnées sur des porcs. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux. Cette stratégie nous permet de n’inclure que 4 animaux dans le groupe de mise au point chirurgicale. Le nombre total d’animaux a été décidé pour permettre à l'équipe chirurgicale de pouvoir réaliser 2 mises au point et 2 répétitions, préalable à l'essai clinique chez l'homme.
Raffinement
La méthodologie utilisée nous permettra d’assurer l’absence de souffrance inutile et le bien-être des animaux. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum; le milieu est enrichi avec des jouets). Les animaux auront une anesthésie durant toute la durée de l'expérimentation et ils seront mis à mort à la fin sans réveil. Une pré-médication est assuré avec l'injection de deux médicaments. Pour l'anesthésie, un cathéter veineux est mis en place dans l’oreille, puis elle sera induite par injection de médicament.
Choix des espèces
Le choix du porc repose sur la nécessité d’étudier des animaux monogastres dont la physiologie et l’anatomie se rapprochent de celles de l'Homme. Par ailleurs, le porc a un œsophage suffisamment long pour permettre la résection d’un segment de 5 cm et la mise en place d’une endoprothèse, ce qui ne peut être réalisé chez le petit animal. Les porcs choisis sont des porcs charcutiers pour lesquels les membres de notre équipe ont l’habitude de ce modèle sur lequel toutes les expérimentations antérieures ont été réalisées. Enfin, toutes les expérimentations menées jusqu’à présent dans ce projet l’ont été sur ce même modèle animal. Les porcs opérés seront âgés de 6 à 8 semaines pesant environ 45 kgs à ce stade (poids maximal à l’âge adulte d'environ 150 kilogrammes), d’une taille adaptée à la chirurgie et à la taille des endoprothèses, sans être excessive, ce qui compliquerait les installations.
Travaux pratiques en expérimentation animale : initiation chez le rat et la souris
- Enseignement supérieur
Rats : 150
Pour initier des étudiants aux techniques d'expérimentation animale, 150 souris et 150 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués puis congelés pour être ensuite disséqués. Manipulés par des étudiants inexpérimentés, les animaux reçoivent des injections sous-cutanées, intrapéritonéales et des gavages d'eau physiologique. Le porteur détaille les précautions sonores demandées aux étudiants, chuchoter, couper les téléphones, éviter les parfums, pour limiter le stress des animaux. Il conclut qu'aucune méthode ne peut remplacer l'animal vivant, la certification imposant une manipulation sur animal réel.
Objectifs
Pédagogiquement, ces travaux pratiques permettent aux étudiants une initiation à l’expérimentation animale. Et comme demandé dans les compétences visées par le module, ils apprennent à mettre en oeuvre des techniques d’expérimentation animale. Les étudiants diplômés du bachelor universitaire de technologie (BUT) génie biologique parcours Biologie médicale et biotechnologie (BMB) peuvent être amenés à faire un stage dans des établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques ou à y travailler au cours de leur vie professionnelle. L'objectif est d’obtenir la certification d’expérimentation animale niveau applicateur, les étudiants ont une partie théorique puis une partie pratique (Travaux pratiques en expérimentation animale : initiation chez le rat et la souris).
Bénéfices attendus
Cet enseignement permettra aux étudiants de découvrir le monde de l'expérimentation animale, de pouvoir passer le Certificat d’expérimentation animale niveau applicateur et de pouvoir travailler pendant l’année scolaire comme vacataire dans un établissement utilisateur d’animaux. Ce projet permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre du bachelor universitaire de technologie (BUT) parcours Biologie médicale et biotechnologie (BMB(. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence, : i) Mettre en oeuvre des procédures expérimentales d'études physiologiques. Le contenu de ce projet répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques de la Ressource "Physiologie et Expérimentation animale" et de la SAé associée.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanée et intra-péritonéales d'eau physiologique. Un gavage pourra être pratiqué. Un animal recevra au maximum 1 IP et une sous cutanée pendant une séance de TP de 5 h.
Impact sur les animaux
Les animaux seront manipulés (administrations diverses – sous cutanée, intra-péritonéales, gavage, anesthésie) par des étudiants inexpérimentés, ce qui pourrait être source de stress et de nuisances pour les animaux. Donc avant le début de la séance, il sera demandé aux étudiants de chuchoter, de rester calme et d'éviter les déplacements (matériels et humains) durant la manipulation des animaux. Afin d'atténuer le stress des animaux, une musique d'ambiance calme pourra être mise en place à l' animalerie et dans la salle de TP pour créer un fond sonore homogène afin de réduire le stress des animaux. Enfin, il sera demander de couper les téléphones portable et d'éviter les parfums forts pour éviter l'inconfort des animaux.
Devenir
A l’issue des séances de travaux pratiques, les animaux seront euthanasiés. La mort de l’animal est vérifiée par contrôle de l'arrêt cardiaque en palpant la cage thoracique et par l' absence de reflexe. Les animaux morts seront ensuite stockés au congélateur dans le but d’être disséqués par les étudiants de première ou deuxième année de Génie biologique dans le cadre d'études d'histologie
Remplacement
Pour cet apprentissage, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux vivants par une autre méthode pour observer et manipuler rats et souris. Les objectifs de ces TP sont d’être capable de mettre en oeuvre les techniques d'expérimentation animale pour des études de toxicologie, de pharmacocinétique, d’études du métabolisme ou de pharmacodynamie. Afin de respecter le programme national publié en 2021 par le ministère, un remplacement n’est pas possible dans ce contexte car, les titulaires du diplôme DU APEX doivent être en mesure d’intervenir en expérimentation animale in vivo et in vitro. De plus, la certification en expérimentation animale « niveau applicateur » ne peut être obtenu qu’après manipulation sur animal vivant (arrêté du 1er fevrier 2013). Afin de préparer au mieux les étudiants et ainsi éviter des mauvais gestes avec les animaux, les étudiants auront avant les travaux pratiques, une information théorique sur les différentes techniques avec des photos et ces photos seront disponibles pendant la scéance de TP. Une sensibilisation sur l'éthique et le bien être animal sera faite également avant les TP. Enfin, juste avant la séance de manipulation sur l'animal, une video explicative sera présentée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au maximum en prenant en compte que la formation s’adresse à 5 étudiants qui au cours de chaque séance vont manipuler plusieurs animaux afin de pouvoir apprendre correctement sans toujours utiliser le même animal, et aussi bien des mâles et que des femelles. De plus, les animaux morts sont utilisés ensuite pour des séances de dissections en travaux pratiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe, dans des cages standards aux normes européennes, avec enrichissement. Le bien-être des animaux est suivi quotidiennement. Les principes éthiques et les standards de raffinement sont utilisés jusqu’à la mise à mort des animaux.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation animale. Ce sont donc des animaux sur lesquels les étudiants seront susceptibles de travailler. De plus, la souris et le rat sont les animaux sur lesquels portent plus particulièrement le certificat d’expérimentation animale niveau applicateur.