Formation professionnelle
Réalisation des travaux pratiques de la « Formation spécifique destinée aux personnes appliquant des procédures expérimentales sur rongeurs et lagomorphes »
- Formation professionnelle
Rats : 180
1 800 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour la recherche mais pour des travaux pratiques de formation. Des stagiaires débutants s'exercent sur animal vigile au gavage, aux injections et au prélèvement sanguin, chaque animal subissant jusqu'à deux tentatives par geste, les exercices non maîtrisés étant pratiqués sur cadavres. Le porteur présente ces séances de deux heures comme une obligation réglementaire et emploie des animaux de "surplus d'élevage" destinés à être tués. Il affirme que les réactions de l'animal vigile ne peuvent être reproduites par des méthodes substitutives et juge le remplacement "non envisageable".
Objectifs
Conformément à la réglementation, les personnes chargées de réaliser les protocoles scientifiques et d’appliquer les procédures expérimentales sur les animaux doivent suivre, dans l’année suivant leur prise de poste, une formation spécifique. L'organisme de formation spécialisé dans le domaine de l’animal de laboratoire, dispense chaque année environ 3 sessions de cette formation spécifique d’une durée totale de 45h (volume horaire réglementaire), intégrant des cours théoriques (38h), des travaux dirigés (5h) et des travaux pratiques (2h). La séance de travaux pratiques permet aux participants d’acquérir quelques gestes techniques basiques. Le projet consiste donc à réaliser une séance de 2h de travaux pratiques sur animaux, lors de chaque session de formation réglementaire en expérimentation animale destinée aux personnes appliquant les procédures expérimentales sur animaux. Le principe est d’enseigner aux stagiaires, en petits groupes de 6 stagiaires maximum pour 1 encadrant : - Les bonnes pratiques d’approche de l’animal, en maîtrisant toute appréhension du stagiaire et tout stress pour l’animal - Les bons gestes pour la contention, dans le respect de l’animal - Quelques techniques simples d’administration de substances et de prélèvement sanguin
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet sont le bon niveau de formation des personnes travaillant au quotidien sur l’animal de laboratoire, le respect des dispositions réglementaires relatives aux compétences des personnels, ainsi que la diffusion d’une culture de la bientraitance des animaux.
Procédures
Au cours de la séance de 2h de travaux pratiques, quelques techniques simples d’administration de substances et de prélèvement sanguin peuvent être réalisées, selon le niveau de maîtrise des participants : ces gestes ne seront réalisés sur animal vivant que lorsque la contention est parfaitement maitrisée par les stagiaires et validée par l’encadrant. Les gestes qui peuvent alors être appris sont : - le gavage par voie orale (VO), avec 10 mL/kg de sérum physiologique (NaCl 0,9%) d'une durée de 10 minutes maximum - l’injection intra-péritonéale (IP), avec 10 mL/kg de sérum physiologique (NaCl 0,9%) d'une durée de 10 minutes maximum - l’injection sous-cutanée (SC), avec 10 mL/kg de sérum physiologique (NaCl 0,9%) d'une durée de 10 minutes maximum - le prélèvement sanguin (PS) à la veine mandibulaire, dans la limite de 10% du volume sanguin total d'une durée de 10 minutes maximum. Chaque animal pourra faire l’objet au maximum d’une administration (gavage ou injection) et d’un prélèvement sanguin. Ainsi, au maximum, pour les 3 animaux dédiés à un participants, il peut y avoir : - Animal 1 : gavage VO + PS - Animal 2 : injection IP + PS - Animal 3 : injection SC + PS En cas d’échec lors d’une administration ou d’un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l’encadrant sur le même animal, mais pas au-delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum)
Impact sur les animaux
Les effets indésirables possibles pour les animaux sont : - le stress lié à une préhension et contention d’un manipulateur non expérimenté - la souffrance pouvant être liée à une administration de produit ou prise de sang incorrectement réalisées La durée de ces effets est au maximum de 2h, durée de la seance de travaux pratiques. Si un animal présente des signes de stress ou souffrance, la procédure en cours sera immédiatement interrompue et l’encadrant prendra la décision adéquate pour l’animal (euthanasie si nécessaire, voir points limites)
Devenir
Les animaux euthanasiés sont utilisés pour réaliser les gestes techniques n’ayant pas pu être pratiqués sur animal vigile, lorsque la contention n’est pas suffisament maîtrisée.
Remplacement
Diverses méthodes ont été mises en œuvre au cours de notre formation pour remplacer l’animal. Ainsi, les travaux dirigés d’anatomie sont exclusivement réalisés à l’aide de planches anatomiques et d’un puzzle 3D inerte. Les méthodes d’identification par pose de bague auriculaire et emporte-pièce sont enseignées sur des morceaux de carton. Un mannequin ou une peluche sont utilisés pour les démonstrations de contention. Néanmoins, pour l’apprentissage de l’approche de l’animal, de sa contention et des gestes techniques, les réactions comportementales de l’animal vigile ne peuvent être reproduites par des méthodes alternatives et restent indispensables pour finaliser une formation efficiente et pour permettre aux participants d’aborder les animaux dans les conditions les plus proches de leur réalité quotidienne. La réglementation et la Commission Nationale de l’Expérimentation Animale imposent d’ailleurs l’utilisation d’animaux vivants pour cette partie pédagogique de l’enseignement dans les formations initiales en expérimentation animales. C’est pourquoi le remplacement de l’animal n’est pas envisageable pour ces travaux pratiques.
Réduction
Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés à des fins scientifiques, nous utilisons uniquement des animaux de surplus d’élevage, qu’il est prévu d’euthanasier dans la semaine, issus majoritairement soit de l’élevage de l’établissement d’accueil, soit éventuellement d’un éleveur agréé. Nous réduisons également au maximum le nombre d’animaux utilisés pour chaque stagiaire. Néanmoins, afin de limiter le nombre de gestes appliqués à chaque animal (au maximum : contention, 1 administration et 1 prélèvement sanguin), 3 animaux par participant sont nécessaires. Afin de limiter églement le nombre de participants, nos formations ne sont dispensées qu’aux personnes ayant l’obligation réglementaire de la suivre du fait de leurs missions professionnelles.
Raffinement
En termes de raffinement, nous nous efforçons toujours de limiter au maximum le stress des animaux en commençant les travaux pratiques par une approche douce : en présentant simplement, un à un, leur main dans la cage des animaux, les stagiaires prennent tout le temps nécessaire pour maîtriser leur propre appréhension et habituer les animaux à leur présence. Une grande importance est donnée à l’observation des animaux, la détection et la prise en compte de tout signe de stress de l’animal afin de préserver son bien-être. Pour la contention, les différentes méthodes montrées sont parmi les moins stressantes pour l’animal, en utilisant par exemple pour les souris un tube de plexiglas transparent ou les 2 mains en « bol ». Les notions d’entrainement des animaux, de bientraitance, de raffinement des techniques sont enseignées. Pour des raisons éthiques, les gestes techniques (administration et prélèvement sanguin) ne sont réalisés sur animal vivant que lorsque la contention est parfaitement maitrisée par les stagiaires, avec validation de l’encadrant. Lorsque la contention n’est pas validée, les gestes sont uniquement appliqués sur cadavres. Le nombre de geste technique appliqué à chaque animal est limité : chaque animal fait l’objet au maximum d’une administration (gavage ou injection) et d’un prélèvement sanguin. En cas d’échec lors d’une administration ou d’un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l’encadrant sur le même animal, mais pas au-delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum) Enfin, l’encadrant veille tout au long de la séance de travaux pratiques au respect de l’éthique et de la bientraitance des animaux, il sensibilise en continu les stagiaires au raffinement des techniques.
Choix des espèces
La formation réglementaire dispensée comprend un module général (13h) et un module spécifique des rongeurs et lagomorphes (32h). Les animaux utilisés pour cette formation sont donc spécifiquement des rongeurs ou lagomorphes. Les participants travaillant au quotidien sur rongeurs, ce qui correspond à la grande majorité de nos participants puisque les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en recherche, sont orientés vers des travaux pratiques réalisés exclusivement sur rongeurs (en grande majorité des souris), tels que ceux que nous souhaitons organiser à l’établissement d'accueil. Les animaux sont au stade adulte, à partir de 8 semaines ou au delà, leur âge n’a pas d’importance pour ce projet.
Formation réglementaire destinée aux personnes concevant ou réalisant des procédures expérimentales et des projets sur modèles aquatiques : Travaux pratiques sur espèces aquatiques
- Formation professionnelle
Autres poissons : 240
800 poissons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie réutilisée ou adoptée et environ 450 tués. Des poissons zèbres subissent un prélèvement de gamètes et une biopsie de la nageoire sous anesthésie, tandis que des carpes koï et poissons rouges sont manipulés par les stagiaires, non pour produire des connaissances mais pour entraîner de futurs expérimentateurs. Le porteur décrit une formation réglementaire encadrée par un arrêté et censée améliorer le bien-être des animaux non-humains détenus. Il affirme que le remplacement des animaux par un modèle est "impossible" lors des travaux pratiques.
Objectifs
Les formations concepteurs sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Cet arrêté défini le programme de base et ce dernier doit comporter une partie : Procédure faiblement invasive : théorie et pratique. Cet aspect pratique, à but éducatif, doit donc permettre aux stagiaires futurs concepteurs ou applicateurs de procedures expérimentales de se familiariser avec les manipulations élémentaires sur les principales espèces aquatiques utilisées à des fins scientifiques. A l'issue de cette séances, les expériementateurs maitriseront les aspects élémentaire de zootechnie et seront en mesure de réaliser des anesthésies et des mises à mort dans le respect de la réglementation en vigueur.
Bénéfices attendus
A l'issue de la formation les stagiaires seront réglementairement formés, auront acquis les connaissances et techniques leur permettant de garantir le maintien du bien-être animal dans le cadre de leur travaux de recherche scientifique. La prise en charge de la douleur, l'identification précoce des signes cliniques des animaux, seront autant d'élements permettant d'améliorer la condition des animaux détenu en captivité.
Procédures
Les carpes koï/poissons-rouges et les poissons-zèbres seront soumis à une anesthésie. Les carpes koï ne seront pas soumises à des prélèvements. Les poissons-zèbres seront soumis à un seul prélèvement de gamètes (sperme et ovocytes) de manière non-invasive, et une biopsie d'une faible portion de la nageoire caudale. La durée des interventions ne devra pas excéder 2 minutes pour les femelles et 4 minutes pour les mâles. Dans le cas de poissons-zèbres gardés d'une session sur l'autre, nous veillerons à ce que le lot d'individus qui est déjà passé en procédure n'en subisse pas une deuxième et ne soient utilisés que pour la mise en reproduction.
Impact sur les animaux
L'ensemble des manipulations réalisées par les stagiaires est encadré par des professionnels et un vétérinaire spécialisés sur les espèces aquatiques. La majeure partie des manipulations sera réalisée sous anesthésie. L'anesthésie peut être considérée comme une nuissance en tant que telle. Ainsi, celle-ci n'excédera pas 10 minutes au total. Le temps de recouvrement de l'anesthésie est en général rapide et le poisson reprend ses comportements natatoires rapidement. Les manipulations faites sous anesthésie, à savoir le fin-clip et le prélèvement de gamète, sont considérées aussi comme des nuisances. Parmi les effets indésirables potentiels nous pouvons lister : comportement d'aversion pour l'anesthésique, douleur suite à la biopsie, comportements de stress (tels que la désorientation) suite au réveil ou à la manipulation à l'épuisette. Concernant la biopsie de la nageoire caudale (fin-clip) : Bien qu'il s'agisse d'un organe capable de régénération, la nageoire caudale présente des nocicepteurs, c'est pourquoi un analgésique sera administré en post-prélèvement.
Devenir
carpe koï/poisson-rouge : En fin de procédure les animaux seront mis à mort ou adoptés si leur état de santé le permet. Poisson-zèbre : en cas de sessions rapprochées, les animaux seront maintenus en vie et réutilisés pour la mise en reproduction. Si les sessions sont trop éloignés, les poissons-zèbres seront mis à mort ou adoptés si leur état de santé le permet.
Remplacement
Dans le cadre de la réglementation, lors de séances de Travaux Pratiques le remplacement des animaux par un modèle alternatif est impossible.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés est calculé au plus juste (un animal par espèce et par binôme/trinôme de stagiaires) et la quantité est toujours adaptée au nombre de stagiaires. Nous utiliserons dans la mesure du possible des animaux adultes issus de l'élevage standard (animaux dit de réforme) dont le devenir est la mise à mort dans le but de ne pas produire d'animaux destinés exclusivement à la réalisation de ces travaux pratiques.
Raffinement
S’agissant d’une formation réglementaire soulignant les bonnes pratiques zootechniques, un soin particulier sera apporté à l’enrichissement de l’environnement (ajout d’éléments de décors, pondoirs avec une plage etc.), des éléments d’enrichissement alimentaire (zooplanctons) seront également apportés (1 fois par jour si possible). Une grille de score pour la détection des points limites sera utilisée, que ce soit lors des procédures mais aussi lors de l'observation quotidienne des animaux. La grille de score regroupe différents paramètres à observer chez le poisson (apparence physique, respiration, comportements alimentaire, social et natatoire) et donne un score aux problèmes observés. En fonction du score obtenu, l'animal va soit être monitoré très attentivement, soit soigné, soit euthanasié. Un minimum de 3 formateurs expérimentés sera présent en permanence lors des séances de manière à encadrer au plus près les stagiaires lors des manipulations. Une attention toute particulière est portée pour la diminution des contraintes exercées aux animaux, la majeure partie des manipulations sera réalisée sous anethésie.
Choix des espèces
Le poisson-zèbre est la principale espèce utilisée à des fins scientifiques. La facilité d'élevage, la vaste documentation disponible et la large communauté scientifique en font un modèle de choix pour la recherche. Les connaissances zootechniques disponibles et les caractéristiques biologiques (facilité de reproduction, nombres d'œufs, température, etc.) de cette espèce permettent de présenter de manière optimale l'ensemble des manipulations élémentaires réalisées lors des procédures expérimentales mises en œuvre dans les projets de recherche. La carpe koï est un poisson téléostéen d’eau froide, présentant des caractéristiques complémentaires au poisson-zèbre tropical, notamment du fait de sa taille et de son écologie. Il en va de même pour le poisson rouge. Poissons-zèbres : les animaux utilisés seront uniquement des adultes sexuellement matures. L'ensemble des manipulations et observations doivent être réalisées sur des animaux adultes afin d'apporter aux stagiaires les meilleurs éléments de formations pour leur procédures futures. Carpes koï : les animaux seront des juvéniles, de l’ordre de 10 à 15 cm non-encore sexuellement différenciés. Poissons-rouges : les animaux seront des adultes de réforme.
Formations à l’utilisation du robot de cathétérisation R-one pour l’angioplastie coronaire
- Formation professionnelle
72 porcs vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque femelle de 60 à 70 kilos subit une ponction fémorale et la navigation de guides et de sondes dans son système cardiovasculaire piloté par un robot, avec un risque de spasme coronaire et d'arythmie, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des équipes médicales. Le porteur indique tuer l'animal sans réveil du fait d'un risque d'hémorragie massive au point de ponction. Il affirme que les mannequins ne reproduisent pas les mouvements cardiaques et respiratoires et que le passage par le modèle animal est "incontournable" pour valider la formation.
Objectifs
L'utilisation de ce robot nommé R-one demande un apprentissage particulier sur des fantomes et simulateurs. A l'issue de cette formation pratique sur ces modèles inertes il est indispensable pour le praticien de valider la maitrise du robot en conditions rééles avant de pouvoir passer chez l'humain. Pour cela le modèle animal recommandé est le porc dans la mesure où son anatomie coronarienne est proche de l’anatomie humaine.
Bénéfices attendus
De plus en plus de centres de soins sont équipés de ce robot de cathétérisme, une formation devient donc obligatoire avant une utilisation sur l'humain. De plus dans un avenir proche ce robot pourrat étre manipulé à distance ce qui permettra d'effectuer des angioplasties sur des patients trés éloignés des grands centre de soins.
Procédures
Les animaux vont subir une anesthésie générale puis une ponction fémorale pour la mise en place d'un désilet permettant d'introduire différents guides et de naviguer dans le systeme cardio-vasculaire. L'ensemble de ces "trajets" seront médié par le robot Rone et suivie par scopie.
Impact sur les animaux
Lors de ces procédures de cathérisme, plusieurs evénements indésirables dus à la navigations des guides et sondes dans le raiseau artériel et le coeur peuvent être rencontrés. Il s'agit de spasme coronaire et d'arytmie cardiaque
Devenir
La procédure même peu invasive sera sans réveil car le risque d'hémorragie massive au point de ponction est trop important pour risquer de réveiller l'animal
Remplacement
La formation débutera par une prise en mains du robot sur un coeur artificiel et sur . La formation des chirurgiens à l’utilisation de ce robot est essentielle pour l’avenir des patients souffrant de coronaropathie.
Réduction
La formation permettra de former une equipe entière d'un centre de soin en utilisant un seul porc. Les infirmiers et cardiologues travaillant habituellement enssemble en salle de cathétérisme, se retrouveront dans un véritable bloc de cathétérisme. D'un point de vu pratique nous avons obtimisé la pose des stents et le passage des balonnés de facon à ce que 3 cardiologues puissent effectuer les gestes sur un seul porc.
Raffinement
la formation in vivo ne sera réalisée qu’après une phase de formation théorique et in vitro à l’utilisation du dispositif Médical. Les porcs seront prémédiqués de façon approprié et l’ensemble des gestes chirurgicaux seront réalisé sous anesthésie générale monitorée avec analgésie adaptée. La procédure sera sans réveil avec mise à mort par surdose d’anesthésie (confirmé par le monitoring: ECG plat) . Les porcs arriveront 7 jours avant l’intervention et seront hébergés en enclos intérieur sur caillebotis plastiques, leur espace de vie sera enrichie par des jouets dédiés type balles à bruit et disque à mordre. L’ensemble de la formation sera supervisé par un réfèrent expert en cathétérisme sur le modèle porcin.
Choix des espèces
L'utilisation du robot R-one dédié à l'angioplastie coronaire nécessite un apprentissage technique poussé. Le praticien devra dans un premier maitriser les différentes fonctions du robot en simulation sur mannequin. Même si ils sont très réalistes, les mannequins haute-fidélité ne simulent pas les mouvements cardiaques ni les mouvements respiratoires le passage par le modèle animale est donc incontournable. Le porc est l’espèce dont l’anatomie coronarienne est la plus proche de l’anatomie humaine. La pose d’un stent en conditions réelles à savoir salle de cathétérisme, passage par voie fémorale sur des porcs de 60 à 70 kg anesthésiés validera la formation. Les porcs utilisés seront des femelles de 60 à 70 kg qui possede une anatomie cardio-vasculaire proche de l'humain adulte.
Projet d’enseignement et de formation dans le but d’acquérir des gestes techniques de bases de manipulation, contenton, injections et prélèvements sur rongeurs à des fins éducatives et réglementaires.
- Formation professionnelle
Rats : 100
350 souris et rats vont être utilisés dans des procédures de formation impliquant un niveau de souffrance modéré, 65 d'entre eux étant adoptés à l'issue et les autres tués. Pendant environ dix mois, ces animaux sont manipulés de façon répétée par des élèves qui s'entraînent aux gestes de contention, d'injection, de gavage et de prélèvement sanguin, avec de l'eau ou du sérum physiologique. Le porteur reconnaît qu'un geste manqué par un apprenant peut provoquer douleur, lésion d'un organe ou étouffement, pouvant conduire à euthanasier l'animal. Il indique que les animaux sont tués en fin d'année scolaire parce qu'ils vieillissent et deviennent moins féconds, tout en admettant qu'une partie des travaux pratiques peut se faire sans animaux vivants.
Objectifs
La formation des professionnels de l’expérimentation animale, comme les techniciens aanimaliers, nécessite un apprentissage de bonnes pratiques en matière de soins, de contention, d’injection et de prélèvementsur les principales espèces utilisées . L’équipe enseignante de notre établissement a conçu une animalerie qui permet aux élèves du cursus professionnel de notre établissement d’apprendre et parfaire ces gestes » Les procédures réalisées dans le cadre de ce projet doivent permettre aux élèves de maitriser petit à petit les gestes techniques nécessaires pour l’utilisation de ces espèces en expérimentation animale dans le milieu professionnel. Au cours de ces manipulations aucun produit médicamenteux ne sera testé. Ce projet permettra également de réaliser les TP demandés dans le cadre de la formation applicateur de procédures expérimentales.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont de permettre aux élèves de se familiariser avec les animaux et leur manipulation, en réduisant leur stress, dans un souci de bien-etre animal. Puis de maitriser des gestes techniques nécessaires pour le métier de zootechnicien applicateur de procédures en expérimentation animale, en se formant dans un cadre moins stressant que celui du milieu professionnel, dans le respect du bien-être animal. Enfin, ce projet permet de sensibiliser les apprenants sur l’utilisation et la manipulation des animaux, en tenant compte de la réglementation, de la regle des 3R et de l’éthique.
Procédures
Les animaux sont soumis à des gestes techniques de base (Injections sous cutanées, intrapéritonéales, intraveineuses, intramusculaires, intradermiques de serum physiologique, faibles volumes), gavage et prélévements sanguins (volume réduit), dans l'objectif que les apprenants se forment aux gestes techniques. Les animaux concernés sont des souris et des rats. Ils sont gardés sur l’ensemble de la procédure, environ 10 mois, avec 42 TP (cours de Travaux Pratiques) dont 11 d’habituation et 31 de gestes techniques (19 sur les souris et 12 sur les rats). Chaque TP dure environ 1h30. Chaque animal subit au cours du TP au maximum 2 interventions, puis reste au repos pendant environ 2 semaines. Une séance de TP dure 3h au maximum. Chaque geste dure au maximum une minute pendant laquelle l'animal est contenu et où on administre un produit ou un prélève du sang.
Impact sur les animaux
Les administrations sont réalisées en utilisant de l’eau (pour les gavages) ou du serum physiologique (pour les injections), qui sont des produits sans risques d’effets secondaires majeurs sur la santé des animaux. De plus, un animal subit au maximum 2 interventions par TP. Cependant, il est possible pour les apprenants de ne pas réussir le geste et donc de provoquer une douleur pour l’animal, lors des manipulations (injections ou prélèvements). Une mauvaise maitrise du geste peut induire des effets indésirables (douleur, stress, lésion d’un organe, étouffement ... ) et peut conduire, si necessaire, le formateur à euthanasier l’animal (par dislocation cervicale ou surdose d’anesthésiant).
Devenir
Tous les animaux utilisés pour l’ensemble des TP et manipulations de l’année scolaire sont gardés en vie, sauf exceptions des animaux qui montrent des signes cliniques nécessitant leur euthanasie. Après environ les 10 mois de procédure, apres les 42 TP prévus annuellement, nous estimons que les animaux commencent à vieillir et ont subi suffisamment de manipulations et gestes techniques. De plus ils deviennent moins fertiles (âges et proximité génétique) et donc ne peuvent pas constituer notre pool de reproducteurs de l’année suivante. Les animaux sont donc euthanasiés et les cadavres sont congélés et gardés pour les TP de dissection.
Remplacement
Pour ce projet, il est difficile de remplacer l'animal vivant par une méthode alternative, puisque l'objet de ce projet est de familiariser les apprenants à la manipulation, contention des animaux et de les former aux gestes techniques sur les rongeurs vivants. Par contre, un certain nombre de TP (entrainement à la manipulation de seringues, aiguilles, préparation de volume d'injection) ne nécessitent pas de travailler sur des animaux vivants. Certains TP préparatoires se font sur des modèles non vivants (organe isolé ou cadavres). Un Tp est réalisé en salle de simulation aux gestes techniques.
Réduction
La réduction du nombre d’animaux utilisés ou produits passe par une bonne gestion de notre élevage pour ne pas avoir d’animaux surnuméraires (une seule reproduction des animaux dans l’année). Nous récupérons également des animaux surnuméraires d’éleveurs agréés ou d’animaux en fin d’étude (replacement), pour éviter de reproduire nos animaux ou d’acheter de nouveaux animaux. D'autre part, pour nos TP, nous n'utilisons que le strict nécessaire d'animaux : suffisamment pour que les élèves puissent apprendre le geste en le réalisant correctement une fois durant la séance de TP, mais pas plus. Nos TP ne consistent pas à faire enchainer les gestes par les élèves.
Raffinement
Le raffinement passe par plusieurs étapes qui précèdent la réalisation de gestes techniques sur modèles vivants : la visualisation de vidéos sur les gestes techniques (observation et analyse des points critiques), l'identification et la mise en oeuvre des moyens pour réduire la douleur (anesthésique local, tranquilisant, acclimatation des animaux avant TP...), l'habituation des animaux aux gestes techniques par la méthode dite « tickling » par exemple, la mise en place de renforcement positif (interactions positives systematiques avec l’animal avant et apres manipulation ...), la vérification de la qualité des injections (sur aniamux morts, injection de bleu de méthylène), la présentation des méthodes d’imagerie, la proposition de plusieurs méthodes de contention (choix de la méthode pour améliorer à la fois le bien être de l’animal et celui de l’animalier, l’amélioration de l’enrichissement du milieu, la fréquence de manipulation des animaux (sans gestes techniques) pour diminuer leur stress lors des TP.
Choix des espèces
Les rongeurs (rats et souris) sont les espèces les plus utilisées dans les animaleries de laboratoires où les élèves sont en apprentissage. Le reférentiel de la formation Bac pro TEA, ainsi que la formation reglementaire applicateur de procédures expérimentales demandent à ce que les jeunes soient formés sur ces espèces. Ces espèces sont faciles à élever, à héberger, à reproduire, à manipuler. Les élèves apprécient de travailler avec ces espèces avec lesquelles ils peuvent interagir facilement et moins chargées émotionnement, pour eux, que les animaux de compagnie courants comme les chiens et chats. Les rongeurs sont achetés chez les eleveurs à l’âge de 7 à 8 semaines (à maturité sexuelle) puisqu’ils sont mis en reproduction après 1 semaine d’acclimatation. Les animaux issus de cette reproduction constitueront notre pool d’animaux de TP (sexage et sevrage à environ 3 semaines, manipulation et gestes techniques à partir de 6 semaines). Au total, par année scolaire, 42 TP sont réalisés répartis entre le 2ndes, 1ères et terminales Bac pro TEA. 11 TP concernent uniquement la reception et l’installation des animaux, leur mise en reproduction et l’entrainement sur la contention. Sur les 31 autres TP, 21 sont sur l’espèce souris et 10 sur les rats. Pour les souris, chaque animal est donc manipulé environ 21 fois, soit 1 fois toutes les 2 semaines. Chaque rat est donc utilisé 10 fois, soit 1 fois toutes les 3 semaines.
Formations nouveaux utilisateurs aux gestes de bases de la manipulation souris et rats
- Formation professionnelle
Rats : 240
240 souris et 240 rats vont être utilisés pour entraîner des personnes aux gestes de manipulation, puis réutilisés, ou tués si aucune réutilisation n'est prévue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal sert de support à des contentions répétées, une injection dans l'abdomen, une injection sous la peau et une identification. Le porteur présente cette formation comme un moyen de réduire le stress infligé aux animaux non-humains lors d'expériences ultérieures. Il affirme que ces gestes ne peuvent pas être remplacés par des méthodes sans animaux vivants.
Objectifs
L'objectif de ce projet s'inscrit pleinement dans le cadre de l'article R.214-105 du Décret 2013-228 portant sur la formation des métiers qui comportent la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux ou les soins et l'entretien de ces animaux, ainsi que la formation professionnelle continue dans ce domaine. Il s'agit en effet de s'assurer au cours d'une formation pratique, que les nouveaux utilisateurs de l'animalerie, ou le personnel compétent souhaitant un recyclage, aient bien acquis les gestes les plus utilisés sur les rats et les souris. Cette formation permettra donc une réduction du stress et de l'angoisse sur les animaux au cours des expériences ultérieures.
Bénéfices attendus
Le présent projet a pour bénéfice direct le développement de compétences et de savoir-faire du personnel impliqué dans les procédures expérimentales, contribuant à réaliser des gestes procéduraux reproductibles impliquant le moins de douleur possible à l’animal, ce qui correspond au principe de raffinement de la réglementation.
Procédures
Chaque animal aura les procédures suivantes sur une durée de 2 heures au total : 3 contentions (30 secondes chacune) ; 1 injection dans l'abdomen (15 secondes) ; 1 injection sous la peau (30 secondes), 1 identification de l'animal (30 secondes).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont ceux d'une classe légère induits notamment par l'injection dans l'abdomen et sous la peau sur une courte période.
Devenir
Les animaux étant soumis à un procédure de courte durée et légère, ils pourront être ré-utilisés si indiqué ou euthanasiés si aucune réutilisation n'est prévue ou demandée.
Remplacement
Les procédures expérimentales impliquant la contention et différents modes d'injection chez le rongeur ont un caractère de stricte nécéssité pour les demandes d'autorisation et les projets de recherche de l'Institut. Elles ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants ou d'autres espèces, susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les animaux utilisés pour ce projet seront des animaux issus de croisements ou pouvant être ré-utilisés après leur inclusion dans un projet classé léger ou modéré, si cela s'avère autorisé dans le projet d'origine.
Raffinement
Les animaux seront habitués en amont à la manipulation par des utilisateurs compétents. Des pauses seront instaurées pour les animaux entre chaque geste au cours de la formation. Pour les injections, des aiguilles très fines seront utilisés et chaque animal n'aura qu'une seule injection de chaque type. En cas de perte lègère de poids, l'alimentation sera supplémentée par une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l'animalerie. Les animaux seront également élevés selon la procédure mise en place par l'animalerie, afin de maintenir un milieu socialement riche et d’éviter tout stress supplémentaire.
Choix des espèces
Les souris et les rats ont été choisis car ce seront les espèces utilisées par les utilisateurs. Ils seront utilisés à l'âge adulte, à la fois car la majorité des utilisateurs travailleront à ce stade de développement et également pour faciliter l'apprentissage de la contention et de la préhension.
Optimisation des paramètres d’utilisation d’un nouvel équipement MicroTEP/MicroCT et d’un nouvel équipement d’Autohistoradiographie (Opti-TEP-AHR)
- Formation professionnelle
Rats : 4
8 rongeurs, quatre souris et quatre rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections de produits radioactifs et des mesures de glycémie sous anesthésie, puis sont mis à mort pour prélèvement d'organes. L'objet du projet n'est pas une question biologique mais le réglage d'un nouvel appareil d'imagerie et la formation du personnel de la plateforme. Le porteur affirme que la biodistribution des traceurs "ne peut être appréhendée qu'à l'aide d'un modèle animal", le réglage sur fantômes ne suffisant pas.
Objectifs
L’acquisition d’un nouvel équipement MicroTEP/MicroCT par la plateforme d'imagerie petit animal nécessite l’adaptation et la transposition des procédures d’acquisition et de reconstruction des images de l’ancien appareil vers le nouvel équipement ainsi que sa prise en main par le personnel en charge des études précliniques. L’objectif sera de valider les paramètres optimisés au préalable sur fantômes sur l’animal et ainsi mettre en place des protocoles d’acquisition et reconstruction optimaux pour les projets futurs. La plateforme s'est également équipé d'un appareil d'autohistoradiographie (AHR) dont l'optimisation de fonctionnement est également nécessaire.
Bénéfices attendus
Les bénefices attendus sont l'optimisation des paramètres d'acquisition et de reconstruction ainsi que la formation du personnel sur les nouveaux équipements.
Procédures
Mesures de glycémie sur 4 rats et 4 souris sous anesthésie générale (4 fois au total, chacune à 3 jours d'intervalle, durée 15 secondes) Injection de produits radioactifs pour imagerie TEP sur ces 4 rats et 4 souris. 2 rats et 2 souris recevront 7 injections (3 injections d'un traceur à 3 jours d'intervalle chacune et 4 injections d'un autre traceur à 3 jours d'intervalle chacune). 2 souris et 2 rats recevront 4 injections d'un troisième traceur à 3 jour d'intervalle chacune. Durée des injections : 30 secondes
Impact sur les animaux
Les examens MicroTep/MicroCT sont des techniques non invasives qui seront realisées sous anesthésie générale par inhalation d'isoflurane (2%) n'induisant ainsi aucune douleur, stress ou inconfort de l'animal. L'injection IV du/des radiotraceur(s) dans la veine caudale n'induira également aucune nuisance puisque effectuée également sous anesthésie générale par inhalation d'isoflurane (2%). Les animaux seront pesés et surveillés quotidiennement. La surveillance quotidienne des animaux aura lieu à l’animalerie dans un environnement sécurisant pour l’animal. Les examens in vivo seront réalisés sous anesthésie générale.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes afin de réaliser des analyses post-mortem.
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, le remplacement des animaux ne peut être effectué. Les paramètres d'utilisation du MicroTEP/MicroCT et de l'appareil d'autohistoradiographie (AHR) seront optimisés au mieux à l'aide de fantômes mais la vérification et une mise au point plus fine des paramètres devra être validée sur l'animal. La biodistribution des différents traceurs ne peut être appréhendée qu'à l'aide d'un modèle animal.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimum d'animaux nécessaire pour l'optimisation des nouveaux équipements et suffisant pour élaborer des protocoles d'acquisition et de reconstruction qui pourront être utilisés pour les futurs projet de la plateforme.
Raffinement
Les animaux seront suivis depuis leur arrivée, tout au long de l'expérimentation et jusqu'à leur mise à mort. Aucun antalgique ni analgésique ne sera administré aux animaux, les prodédures ne devant normalement induire aucune douleur ni souffrance. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long des expérimentations afin de s'assurer qu'aucun changement de leurs comportement (cachexie, vocalise, voussures, etc...) ne survient au cours des expérimentations. Les animaux seront également pesés avant le début des expérimentations et seront ensuite pesés quotidiennement. Si une perte de poids supérieure à 15% entre deux pesées survient ou si un changement comportemental est observé, les animaux seront mis à mort dans des conditions éthiques.
Choix des espèces
L'équipement de la plateforme d'imagerie petit animal est dédié aux rongeurs. Les rats et les souris de différentes souches sont majoritairement utilisées dans divers domaines de recherche scientifique. Des rats seront utilisés à l'âge de 8-9 semaines pour un poids d'environ 200-250g et des souris à l'âge de 3-4 semaines pour un poids compris entre 20 et 35g, poids moyens auquels ces deux espèces sont généralement utilisées pour les études TEP.
Formations réglementaires pour la pratique de l’expérimentation animale: travaux pratiques du module complémentaire dédié aux rongeurs
- Formation professionnelle
Rats : 160
560 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la plupart réutilisés ensuite, une partie tuée. Lors de travaux pratiques de formation à l'expérimentation animale, chaque animal reçoit plusieurs injections par gavage, sous-cutanée, intramusculaire et intrapéritonéale, ainsi qu'un prélèvement, pour entraîner les stagiaires aux gestes techniques. À chaque session, quatre rats et quatre souris sont mis à mort devant les stagiaires pour une démonstration de mise à mort, les autres étant réutilisés dans d'autres protocoles. Le porteur décrit un enseignement "particulièrement apprécié" offrant une "confrontation au réel", sans production de connaissances scientifiques.
Objectifs
La demande s'inscrit dans le cadre de formations réglementaires de deux niveaux: - La formation des personnes appliquant des procédures expérimentales - La formation des personnes concevant et appliquant des procédures expérimentales. Le contenu de ces formations est déterminé par l' ARTICLE R. 214-130 DU CODE RURAL ET DE LA PÊCHE MARITIME. Le projet pour lequel la demande est formulée correspond aux enseignements du module complémentaire et intitulé: Procédures expérimentales faiblement invasives.
Bénéfices attendus
Cet enseignement, dispensé depuis plusieurs années est particulièrement apprécié des apprenants et présente l’avantage d’une ‘confrontation au réel’, au sein d’un cursus très théorique. Il permet un premier apprentissage des différentes techniques supports pratiquées en recherche sans utiliser de molécules et avec une vigilance éthique permanente.
Procédures
Pour le premier TP 'intervention de base', chaque rat recevra une injections par gavage, une injection en sous cutanée, une injection en intramusculaire, une injection intrapéritonéale sur une période de 3 heures. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 1min (contention + injection). Chaque souris recevra une injection par gavage, une injection en sous cutanée, une injection en intramusculaire, une injection intrapéritonéale, un prelevement en intraveineuse sous anésthésie gazeuse sur une période de 3 heures. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 1 min. Pour le TP comportement, les souris seront mises en test de comportement une seule fois durant 5min.
Impact sur les animaux
La manipulation et la contention des animaux peuvent générer un stress pour les animaux. L'injection et le prélevement peuvent générer un hématome ou saignement. Dans ce cas, une compression manuelle à l'aide d'une compresse stérile sera appliquée pour attenuer l'hématome ou le saignement.
Devenir
A la fin de chaque session de formation, 4 rats et 4 souris seront mis à mort pour réaliser une démonstration de mise à mort des animaux par les encadrants. Les autres animaux seront gardés en vie à l'issue de chaque procédure pour pouvoir etre réutilisés si possible dans d'autres études après accord du vétérinaire référent.
Remplacement
L'objectif d'un TP est de faire des travaux pratiques et donc dans notre cas, de réaliser des gestes techniques sur l'animal afin de se former au plus proche de la réalité avant de réaliser de futures expérimentations animales. Néanmoins, avant de manipuler les rongeurs et de réaliser les injections et prelevements, les stagiaires seront formés à l'aide d'un cours théorique expliquant au moyen de photos et de videos la réalisation des gestes zootechniques. Egalement, les stagiaires utiliseront lors du TP des modèles de rongeurs en plastique pour l'apprentissage des gestes techniques avant de travailler avec l'animal.
Réduction
Dans la mesure du possible, les rats et souris impliqués dans les TP seront ‘réutilisés’ : soit dans des projets de recherche incluant des procédures légères , soit d'autres protocoles d’enseignements développés à l'Université. Leur nombre est réduit au minimum en fonction du nombre de stagiaires inscrits dans les formations. Dans la mesure du possible également, ces TP regroupent les stagiaires suivant les deux types de formations : les personnes concevant et les personnes appliquant des procédures expérimentales - Ceci afin d’éviter de multiplier les séances intégrant de trop petits nombres de participants et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaires par an.
Raffinement
Les animaux sont inclus uniquement dans des TP dont les procédures sont classées légères; et dans des TP non invasifs visant à démontrer les effets comportementaux de modifications d'environnement. Les enseignements pratiques sont réalisés sous l’égide de personnels formés et compétents, pratiquant en routine des procédures expérimentales, à raison d’un encadrant pour 3 stagiaires. Dans tous les cas, si le stagiaire n'arrive pas à effectuer l'injection ou le prelevement sanguin au bout de la troisième tentative, il arretera la réalisation du geste conformément aux points limites et critères d'arrets prévus. Les animaux sont hébergés dans des conditions visant à favoriser l’expression de leurs comportements spécifiques: hébergements en groupes sociaux, enrichissement du milieu.
Choix des espèces
Les formations réglementaires permettant la pratique de l'expérimentation animale, sont notamment constituées d'un module complémentaire, focalisant ses informations sur une espèce. Ces informations intègrent les principales procédures de zootechnie. Dans les formations s'intéressant aux rongeurs, il est pertinent de proposer des travaux pratiques afin que les stagiaires soient confrontés à la réalité des difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de ces procédures. Les rongeurs constituent plus de 70% des animaux expérimentaux et la plupart des personnes pratiquant l'expérimentation est un jour confrontée au travail avec ces animaux. Les animaux seront des animaux adultes, c'est à dire de plus de six semaines.
Modèle de thérapie génique chez la souris dans la surdité d’origine génétique
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
2660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nouveau-nées, elles subissent sous anesthésie une injection chirurgicale dans l'oreille interne pour tester des thérapies géniques contre la surdité d'origine génétique. Le porteur renvoie les bénéfices au long terme, un éventuel passage en clinique après démonstration d'efficacité sur les modèles cellulaires et animaux. Il décrit le recours à l'animal comme "nécessaire", faute selon lui de méthode alternative validée pour prédire l'efficacité in vivo.
Objectifs
La surdité est le déficit sensoriel le plus fréquent ; il touche 1 enfant sur 1000 à la naissance, un enfant sur 700 avant l’âge adulte et un pourcentage important de la population adulte. On estime actuellement à 80 % les origines génétiques des surdités de l’enfant. La part génétique des surdités apparaissant à l’âge adulte reste à déterminer mais sera probablement importante. Plus de 100 formes génétiques différentes sont actuellement identifiées dans les surdités isolées. Les thérapies actuelles pour les pertes d’audition sont pour l’essentiel des dispositifs médicaux, qui amplifient le son ou stimulent directement les neurones de la cochlée. Ces deux approches présentent des limites en termes d’efficacité particulièrement pour la perception du son dans un environnement bruyant, car tous les sons vont être amplifiés de façon quasi identique. Les thérapies géniques, sont des solutions pour restaurer la fonction auditive perdue ou altérée, dans le cas de surdité d’origine génétique. Une des difficultés de la thérapie génique est de trouver une solution pour atteindre la cochlée. Il y a plusieurs obstacles à franchir pour atteindre cette cible en raison des particularités anatomiques et physiologiques de l’oreille interne. Ce projet a pour but de proposer un modèle vivo qui permettra de valider l’efficacité de thérapies géniques afin de traiter les pertes auditives.
Bénéfices attendus
A court terme, valider ou non la poursuite d’un programme de développement de thérapie génique pour traiter les troubles de l’audition. A long terme, permettre le passage en phase clinique de thérapies géniques qui auront démontré une efficacité dans les modèles cellulaires et vivo des troubles de l’audition.
Procédures
L’injection unique par chirurgie d’une durée de 30 minutes, dans l’oreille interne des nouveau-nés est réalisée sous anesthésie générale. Aucun prélèvement ne sera effectué sur l’animal vivant. Les tissus de l’oreille pour des analyses histologiques, seront prélevés post mortem.
Impact sur les animaux
Une anesthésie et une injection avec un abord chirurgical, chez le nouveau-né, pour l’administration des substances d’essais directement au niveau de la cochlée. Ceci pouvant engendrer une douleur et/ou inflammation/suppuration post-opératoire. Une euthanasie en fin d’étude pour collecter les tissus frais de l’oreille pour des analyses histologiques.
Devenir
Tous les animaux des procédures 1, 2 et 3 sont euthanasiés en fin d’étude. L’ immunohistologie est nécessaire pour confirmer l’efficacité des produits, et ne peut se faire que post mortem.
Remplacement
Le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas, à ce jour, de méthodes alternatives validées pour prédire l’efficacité in vivo les thérapies géniques en développement. Les atteintes des cellules ne peuvent pas être étudiées uniquement via la culture cellulaire ou les modèles informatiques car nous ne pouvons pas reproduire la complexité des mécanismes conduisant aux troubles de l’audition. Les candidats médicaments qui sont testés auront, lorsque c’est possible, préalablement démontré une activité sur des modèles vitro ou ex vivo afin de poursuivre les projets in vivo avec les candidats les plus prometteurs.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires a été évalué selon les résultats de la bibliographie. Entre 6 et 10 nouveau-nés sont nécessaires pour tester chaque vecteur (AAV).
Raffinement
Dans nos études, les impératifs éthiques associés tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu spécifique, la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal seront intégrées. Les animaux disposent d’éléments participant à l’enrichissement de leur environnement et à l’améliorer des conditions d’hébergement. Apres administration intracochleaire, les nouveau-nés réveillés sont replacés avec les autres nouveau-nés de la portée. Des points limites spécifiques et adaptés sont mis en place afin de prévenir toute dégradation de l’état de santé des animaux. Un raffinement des techniques d’anesthésie est prévu dans la procédure N°1 afin d’obtenir la meilleure couverture anesthésique possibile.
Choix des espèces
La souris est l’espèce phylogénétiquement inférieure et est un modèle établi dans la littérature pour les études auditives. Les modèles de thérapie génique cochléaire sont développés chez le nouveau-né. Ceci en raison de l’abord chirurgicale qui est simplifié et d’autre part les nouveaux nés ne développent pas de pertes d’audition après l’acte chirurgical contrairement aux animaux adultes. C’est pourquoi ce stade de développement est le plus pertinent pour ce type de modèle. Les modèles de thérapie génique cochléaire sont développés chez le nouveau-né. Ceci en raison de l’abord chirurgical qui est simplifié et d’autre part les nouveau-nés ne développent pas de pertes d’audition après l’acte chirurgical contrairement aux animaux adultes. C’est pourquoi ce stade de développement est le plus pertinent pour ce type de modèle.
Formation technique à l’imagerie nucléaire et IRM
- Formation professionnelle
Rats : 150
600 souris et 150 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent des injections intraveineuses ou intrapéritonéales sous anesthésie et sont maintenus immobiles pour des séances d'imagerie, non pour produire des connaissances mais pour former des utilisateurs extérieurs au maniement des appareils d'imagerie nucléaire et IRM. Le porteur juge la formation sur l'animal "indispensable" et affirme n'avoir trouvé aucune méthode alternative satisfaisante. Les animaux ne sont pas réutilisés d'une session à l'autre et sont tués à l'issue des procédures.
Objectifs
Dans le domaine de l'exploration non invasive, de nombreuses modalités d'imagerie ont vu le jour afin de se rapprocher au mieux de ce qui est fait et utilisé chez l'Homme. C'est dans ce contexte, que notre institut s'est doté d'équipement d'imagerie nécessitant des connaissances théoriques multidisciplinaires de haut niveau. Afin d'élargir la capacité d'accueil du service, il est apparu indispensable de former des utilisateurs réguliers extérieurs à notre structure. Cette formation devra couvrir tous les aspects de nos activités: 1 - Ethique animale: respect de la règle des 3R, possibilités de raffinement offertes par l'imagerie non invasive. 2 - Théorique: présentation/formation à l'imagerie nucléaire et ou imagerie par résonance magnétique (IRM). 3- Sécurité/prévention/gestion des déchets : savoir reconnaitre le danger et s'en protéger (radioactivité et champ magnétique), savoir gérer les déchets biologiques et radioactifs (tri, stockage et traçabilité) 4- Technique: savoir utiliser les équipements mis à disposition, connaitre les opérations de maintenance indispensables; savoir manipuler les animaux dans les conditions de maintien du statut sanitaire imposé par le service. Une partie importante de la formation se fera par compagnonnage en utilisant les animaux inclus dans les procédures Apafis des utilisateurs en question (aucune formation ne sera proposée sans projet d'imagerie formellement autorisé) mais deux à trois sessions seront proposées sur des animaux de réforme, potentiellement sans radioactivité dans le cas de la formation à l'imagerie nucléaire, pour apprendre aux utilisateurs à faire les bons gestes sans réaliser d'acquisition d'images dans un but de recherche. 5 animaux (souris principalement mais il pourra s'agir de rats) seront mis en œuvre par journée de formation. Nous proposerons au maximum 3 journées de formation "hors protocole d'imagerie autorisé" (DAP Apafis des utilisateurs) par groupe d'utilisateurs soit 15 animaux / formation de 3 jours. Sur 5 ans, nous projetons de réaliser 50 formations (10 par an, 8 sessions souris; 2 sessions rats) soit 750 animaux (600 souris et 150 rats) mis en œuvre au total.
Bénéfices attendus
Par ces formations, nous espérons rendre de plus en plus d'utilisateurs autonomes sur les équipements d'imagerie proposés à la communauté scientifique et, en facilitant cet accès nous pensons pouvoir agir sur au moins deux items de la règle des 3R: Réduction, puisque l'imagerie permet de suivre un même lot d'animaux au fil du temps (pendant l'apparition d'une pathologie ou pour évaluer l'efficacité de traitements). Elle permet aussi de réduire la taille des lots expérimentaux puisque chaque animal étant son propre contrôle la variabilité interindividuelle devient négligeable. Raffinement puisque les méthodes d'imagerie proposées sont non invasives et atraumatiques et que les procédures mises en œuvre s'attachent à limiter autant que possible le stress des animaux impliqués.
Procédures
L’intégralité des procédures d’imagerie (TEP/TDM et IRM) se déroule sur animal anesthésié. La durée d’anesthésie peut varier de 15 minutes (protocole TDM) à 2 heures pour l’IRM (intermédiaire de 20 à 100 minutes pour les procédures d’imagerie TEP). Ces animaux anesthésiés peuvent subir des injections intraveineuses ou intrapéritonéales. Une injection directe pratiquée sur souris dans la veine caudale dure en moyenne 5 minutes. La pose de cathéter chez la souris prend en moyenne 5 minutes pour la souris, 3 minutes pour le rat.
Impact sur les animaux
Les procédures qui seront mises en jeu nécessitent de manipuler et d'anesthésier les animaux afin de pratiquer des injections, intraveineuses dans la plupart des cas, puis de maintenir les animaux immobiles pendant les acquisitions d'imagerie ce qui est susceptible d'impacter le bien-être des animaux en induisant un stress et donc une nuisance. Les animaux utilisés n'étant atteints d'aucune pathologie particulière et les procédures étant non invasives, nous n'attendons aucun autre effet indésirable dans le cadre de ce protocole de formation.
Devenir
Sachant que ces sessions de formations resteront très exceptionnelles, il est peu probable que nous ayons à programmer plusieurs sessions sur une même période, le réemploi des animaux n’est donc pas envisageable dans ce cas. Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de ces procédures.
Remplacement
L’exploration non invasive par imagerie est une méthode permettant d’assurer un suivi longitudinal en limitant la souffrance animale ainsi que le nombre d’animaux. Ceci sera répété à plusieurs reprises aux participants pendant la formation. Dans le cadre des formations proposées à nos utilisateurs, une fois la phase de formation théorique passée, l’utilisation du petit animal devient absolument indispensable car c’est à la fois l’utilisation de sources radioactives non scellées mais surtout leur administration au petit animal (y compris le soin à apporter à l’animal pour assurer son bien être tout au long de la procédure d’imagerie) qui représente l’enjeu majeur de la formation. Nos conditions de maintien du statut sanitaire ajoutent, de plus, la nécessité de travailler sous PSM ce qui complique encore l’étape d’administration du traceur radioactif. Nous n’avons, à ce jour, pas trouvé de méthode alternative à l’utilisation du petit animal de laboratoire satisfaisante.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour permettre aux participants de manipuler les souris en limitant leur stress (nous éviterons la manipulation multiple d’un même animal au cours d'une session).
Raffinement
Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% sera exclu et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Les animaux sont anesthésiés pour chaque procédure et une attention particulière est apportée au maintien de leur température corporelle pendant l'anesthésie. Le recours aux animaux dans le processus de formation est essentiel. De plus, les modalités d’imagerie présentées par notre structure dans le cadre de l'école sont non invasives et n’entrainent pas de souffrance physique importante si elles sont réalisées par des intervenants compétents.
Choix des espèces
Souris et rats sont les espèces les plus souvent mises en œuvre dans le cadre des procédures d'imagerie nucléaire et IRM c'est la raison pour laquelle nous les utiliserons également lors des sessions de formation. Tous les animaux seront utilisés au stade adulte.
Formation du personnel au sein de notre établissement aux prélèvements sanguins et gastriques sur équidés
- Formation professionnelle
60 chevaux vont être utilisés, gardés en vie et réutilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils servent à entraîner le personnel aux prélèvements sanguins et gastriques, non pour produire des connaissances, chaque cheval pouvant subir un prélèvement une à quinze fois sur les cinq ans du projet. Le sondage gastrique passe par le naseau sous anesthésie locale, avec administration d'un tranquillisant si l'animal montre des signes de nervosité. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro ne peut remplacer le cheval vivant pour ces gestes.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de former le personnel de l'établissement aux prélèvements couramment réalisés sur les chevaux(sanguins et gastriques). Cette formation permettra d’assurer des prélèvements de qualité pour les études tout en réduisant le stress pouvant éventuellement être ressenti par les animaux. De plus, les séances d’entrainement permettront aux chevaux de s’accoutumer aux prélèvements ce qui facilitera leur manipulation ultérieure.
Bénéfices attendus
La montée en compétence du personnel engendrera des gestes plus précis et plus sûrs lors des prélèvements ce qui permettra de diminuer le stress éventuel ressenti par les animaux. De plus, les prélèvements seront de meilleures qualités ce qui pourra permettre de diminuer leur durée.
Procédures
Les chevaux seront soumis à des prélèvements sanguins et gastriques puisqu'il s'agit de l'objectif de la formation. Ils seront vigiles durant ces prélèvements. Il n'y aura qu'un prélèvement par session de formation par cheval. Les prélèvements sanguins dureront 5 minutes chacun et pourront être répétés au bout de deux jours et les prélèvements gastriques, d'une durée maximale de 30 minutes pourront être répétés au bout d'une semaine. Chaque prélèvement sera réalisé entre une et quinze fois par cheval sur la durée totale du projet, soit 5 ans.
Impact sur les animaux
L’introduction de la sonde pour les prélèvements gastrique peut induire une gêne légère de courte durée. Afin de limiter cette gêne, l’embout de la sonde est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Pour réduire le stress et la gêne, une anesthésie locale du naseau est systématiquement réalisée et si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. L'introduction de l'aiguille pour le prélèvement sanguin peut entrainer une gêne légère qui n'est que passagère et cesse au retrait de l'aiguille.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux utilisés dans ces formations avec des procédures de classe légère, ils pourront donc être réutilisés.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de s'entrainer aux techniques de prélèvements sanguins et gastriques sur cheval, et aucun modèle in vitro ne permet actuellement de remplacer le comportement du cheval lors de ces prélèvements.
Réduction
Le nombre d’animaux dans ce projet a été réduit au maximum pour qu’un utilisateur puisse maitriser une technique. Il est considéré que pour être formé, un manipulateur a besoin de s’entrainer sur trois chevaux pour chacune des deux procédures. Les deux procédures étant de classe légère, un animal pourra être utilisé successivement pour les deux procédures. Enfin, un animal pourra être réutilisé pour la même procédure, sous réserve qu’un temps de récupération suffisant (un jour pour les prélèvements sanguins et trois jours pour les prélèvements gastriques) ait été observé entre les deux procédures, afin de diminuer le nombre total d’animaux utilisés pour ces formations.
Raffinement
Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. De plus, le personnel animalier observe quotidiennement le comportement de chaque cheval au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de la mise en œuvre du projet. Les prélèvements ont lieu dans un travail adapté à la manipulation des chevaux pour éviter tout risque de blessure, et les manipulateurs sont préalablement formés à la manipulation des chevaux. Pour les prélèvements de contenu gastrique, une anesthésie locale par pulvérisation est systématiquement réalisée afin de limiter la gêne au moment de l’intubation. De plus, l’embout de la sonde est recouvert d’huile de paraffine pour faciliter son passage et elle est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. En outre la sonde utilisée est adaptée au diamètre de l’œsophage et sa longueur permet d’atteindre l’estomac en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Enfin, si l’animal présente des signes de nervosité, un tranquillisant lui est administré. La durée de cette procédure est limitée à une demi-heure et le comportement des chevaux est surveillé durant celle-ci.
Choix des espèces
L'espèce cible de ces manipulations étant les chevaux, les manipulateurs ne peuvent pas être autrement formés à la pratique de ces gestes que sur des chevaux vivants. Les chevaux utilisés seront tous adultes (entre 4 et 15 ans) car c'est le stade physiologique utilisé dans les études nécessitant ces prélèvements et ils sont plus calmes que de jeunes animaux.
Modèle expérimental de perméabilité vasculaire chez le lapin et le rongeur
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Troubles sensoriels
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 5175
Lapins : 5100
15 450 animaux, lapins, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une injection dans l'oeil pour provoquer une fuite des vaisseaux de la rétine, puis des examens ophtalmologiques et des prélèvements sanguins, certains subissant plusieurs inductions successives espacées d'une semaine. Le porteur indique que l'atteinte est transitoire et que les animaux seront tués pour des analyses des tissus. Il justifie le recours à trois espèces par leurs différences de taille d'oeil et l'absence de modèle reproduisant l'oeil dans sa globalité.
Objectifs
Les atteintes vasculaires de la rétine sont communes à plusieurs maladies telles que le diabète, les uvéites, les occlusions veineuses ou l’hypertension, ce qui les rendent responsables de la majorité des pertes de vision dans les pays industrialisés. Ces pathologies entrainent une détérioration des capillaires sanguins de la rétine qui perdent leur étanchéité. L’augmentation de la perméabilité vasculaire et la rupture de la barrière hémato-rétinienne est une étape clé dans l’installation de la maladie qui peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec une production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. L'objectif de ce projet est d’obtenir un modèle de perméabilité vasculaire afin de tester des traitements potentiels chez le lapin et le rongeur. Le modèle est développé chez plusieurs espèces pour offrir un choix plus étendu de possibilités de traitements, la taille réduite des yeux des rongeurs permet l'utilisation de quantités moindres de traitement, au contraire la taille plus importante de l'oeil de lapin permet de tester des traitements plus proches de ceux appliqués à l'homme comme la pose d'implant.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements luttant contre la perméabilité vasculaire au niveau de la rétine. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et préserver au mieux la vision des patients.
Procédures
Le déclenchement du modèle expérimental est dû à une injection intravitréenne. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Les prélèvements de sang se feront par ponction et basé sur les recommandations du Gircor et durent moins d'une minute.
Impact sur les animaux
Ces modèles expérimentaux induisent une augmentation de perméabilité vasculaire transitoire, le retour à la normale se fait en quelques jours.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre de réaliser les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosage de produit...).
Remplacement
A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’oeil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’oeil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse) de physiologie différente soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux compte tenu des particularités de l’organe concerné par le projet et l’absence de modèle alternatif.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal. L'analyse des deux yeux sera effectuée chaque fois que possible afin de réduire le nombre d'animaux. L'induction est transitoire, les animaux peuvent avoir une nouvelle induction après une période de repos d'une semaine dans un souci de réduction du nombre d'animaux.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). Les lapins seront placés individuellement ou par deux dans des cages avec boisson ad libitum, nourriture et enrichissement à ronger. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.
Choix des espèces
Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’oeil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dans les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des lapins ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les lapins 8 semaines, âge minimum pour la maturation de la rétine comme il convient au modèle.
Formation aux gestes techniques chez le rongeur, le lapin et le hamster
- Formation professionnelle
Rats : 50
Hamsters dorés : 50
Lapins : 25
175 animaux, lapins, souris, rats et hamsters dorés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils servent à la formation continue du personnel aux gestes techniques, prélèvements sanguins, injections et parfois chirurgie sous anesthésie, sans autre finalité que l'entraînement. Le porteur indique que ces animaux seront tués faute de pouvoir être inclus dans un autre protocole et qu'une partie provient d'animaux de réforme ou surnuméraires. Il reconnaît l'existence de simulateurs en plastique mais affirme qu'une formation sur "animal entier vivant" reste nécessaire.
Objectifs
Conformément à la réglementation, tous les personnels impliqués en expérimentation animale, quelle que soit leur fonction, doivent suivre une formation continue, afin d'assurer le maintien et l’actualisation de leurs compétences, et ce, tout au long de leur carrière. L’objectif de ce projet est de décrire tous les gestes techniques utilisés dans le cadre de formation et d’entraînement. Dans le but d'assurer une traçabilité complète de l'apprentissage des gestes techniques réalisés sur des animaux de réforme ou animaux commandés, le présent projet vise à décrire des méthodologies et des gestes techniques. Ces formations, réalisées en interne au sein de l’établissement utilisateurs seront validées par le Responsable du suivi des compétences de l’établissement utilisateur.
Bénéfices attendus
L'entraînement continu des personnels développe une pratique plus sûre des actes sur les animaux, permettant de réaliser ces actes avec le minimum de douleur et de stress pour les animaux. Les résultats obtenus lors des expérimentations suivantes seront donc fiables.
Procédures
Il n’y a pas de dommage escompté dans le cas de prélèvement sanguin unique. Dans le cas de prélèvements sanguins répétés, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvement afin d’éviter tout point de nécrose pouvant entrainer une douleur chez l’animal. Un seul type de prélèvement sera effectué par animal afin de limiter au maximum le stress chez l'animal. Pour chacun des gestes techniques d'administration ou de prélèvement, le temps est estimé à 5 minutes par animal dans le cas d'une manipulation vigile. Dans le cas où l'animal devrait être anesthésié, ce temps est estimé à 15 minutes.
Impact sur les animaux
Le tuteur veille au respect des règles de contention des animaux et à la bonne exécution des manipulations/gestes réalisés ; le stress et la souffrance sont donc très limités. La surveillance de l'animal par le tuteur durant la manipulation/gestes exécutés permet le cas échéant d'interrompre ceux-ci s’ils induisent un stress ou une souffrance chez l'animal. Les administrations et les prélèvements (fréquences et volumes) seront effectués selon les recommandations en vigueur pour respecter le bien-être animal et sont détaillés dans chaque procédure. Il n’y a pas de dommage escompté dans le cas de prélèvement sanguin unique. Dans le cas de prélèvements sanguins répétés, une attention particulière sera apportée au niveau des sites de prélèvement afin d’éviter tout point de nécrose pouvant entrainer une douleur chez l’animal. Les manipulations les plus invasives (exemple : administration intradermique, pose de cathéter, prélèvement de biopsies seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture antalgique en cas de nécessité. Une surveillance particulière sera portée sur l’état général de l’animal en cas de réveil, des tapis chauffants peuvent être utilisés durant la phase de révail. Certains actes nécessitent la pratique d’une chirurgie et portent atteinte à l’intégrité physique par l’incision. Elle requière des compétences particulières qui s’acquièrent par des connaissances de base et un apprentissage des gestes auprès de personnes compétentes et habilitées à la chirurgie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des étapes de formations car ils ne pourront pas être inclus dans un autre protocole scientifique.
Remplacement
Un modèle d'expérimentation artificiel a été conçu utilisant un matériau de type plastique permettant à l’expérimentateur d'acquérir les compétences préliminaires nécessaires pour manipuler un rat ou une souris de manière éthique, sans la nécessité d'utiliser un animal vivant. Néanmoins, il n’existe pas de méthode de remplacement permettant de se substituer à la totalité des gestes techniques, une formation sur animal entier vivant reste nécessaire avant la réalisation des procédures expérimentales incluant des animaux.
Réduction
Dans la mesure du possible, ces formations / maintien des compétences sont réalisées dans la mesure du possible sur des animaux surnuméraires ou issus d’un projet précédent avec avis favorable du vétérinaire, ce qui contribue à la réduction du nombre d'animaux nécessaires. Le nombre d'animaux utilisés est réduit au maximum tout en permettant la répétition des actes expérimentaux dans le respect des volumes et du nombre d’administration tolérés.
Raffinement
Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des sites d'injection...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, bûchettes, cotons pour nidification). Lors des gestes sur les animaux, des anesthésiques et analgésiques seront employés en fonction du geste pratiqué. Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, une grille de score permettant d'évaluer les points limites est établie en concertation avec le Comité de Suivi du Bien Être Animal (SBEA) de notre établissement: - Changement du poids corporel (Normal : 0, perte de poids 20 % du poids normal maintenue sur 72h : 3) - Apparence physique (Normale : 0, manque de toilettage : 1, pelage terne et écoulements nasaux et lacrymaux : 2, pilo érection, dos arrondi :3) - Abreuvement et alimentation (Normal : 0, incertain: 1, diminution: 2, aucune prise d'aliment et de boisson: 3)- Examen clinique (Normal : 0, Faibles modifications de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 1 , modifications modérées de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 2, modifications importantes de la température, de la fréquence cardiaque et respiratoire : 3). Grille allant de 0 à 12 points. De 0 à 3 : observation attentive des animaux, de 4 à 8 : souffrance, prévoir un mode de soulagement et observer régulièrement l'animal et demander un deuxième avis, de 9 à 12 : souffrance sévère considérer que les points limites sont atteints entrainant une mise à mort de l'animal. A cela il faudra également veiller aux points suivants : plaie nécrosée, purulente ou exsudative, animaux voutés, yeux mi-clos, faiblesse de membres.
Choix des espèces
Les rats, souris, hamsters et lapins sont les animaux les plus utilisés dans notre société pour réaliser des études chez l'animal. Nos projets d'étude utilisant des animaux adultes, les gestes techniques s'effectueront sur des animaux de 6 semaines minimum.