Formation professionnelle
Formation de personnels aux techniques de mesures et de prélèvements sur ovins et bovins
- Formation professionnelle
Bovins : 45
18 moutons et 45 bovins vont être utilisés, gardés vivants, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang, des prélèvements de jus de rumen par sonde œsophagienne et des prélèvements de fèces, répartis sur des journées espacées d'au moins un mois, avant de réintégrer le troupeau. Ces séances ne servent pas à produire des connaissances mais à entraîner les personnels de l'établissement aux techniques de prélèvement. Le porteur affirme que le remplacement est impossible puisque l'objet même du projet est de former du personnel sur des animaux.
Objectifs
L'objectif est de former les concepteurs et applicateurs de procédures expérimentales ainsi que les soigneurs de l'EU aux techniques de prélèvements spécifiques utilisées régulièrement dans les projets de recherche qui sont mis en oeuvre sur l'EU. Ces techniques sont: les prises de sang, les prélèvements du jus de rumen par sonde oesophagienne, les prélèvement de fèces sur ovins, bovins allaitants et bovins laitiers. Chaque technique fera l'objet d'une formation d'une journée pour chacune des 3 catégories d'animaux. Ces formations entreront dans le cadre de la formation continue des personnels et seront inscrites dans leur livret de compétences.
Bénéfices attendus
Les attendus pour les stagiaires sont: comprendre les attentes d'un prélèvement et les conditions de réussite, maitriser les techniques de prélèvement pour répondre au enjeux scientifiques, augmenter les taux de réussite des prélèvements (et donc réduire le nombre de prélèvements), faciliter le dialogue entre concepteurs, applicateurs et soigneurs. Le projet contribue à l'amélioration du bien être des animaux, au raffinement des techniques de prélevement et à réduire la douleur lors des prélèvement.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang (3 prélèvements sur une journée), de contenu ruminal (2 prélèvements sur une journée) et de fèces (2 prélèvements sur une journée). Les journées de prélèvement sont espacées d'au moins 1 mois afin d'assurer une période récupération suffisante des animaux.
Impact sur les animaux
Les 3 techniques de prélèvement faisant l'objet du projet correspondent à des procédures légères. Les nuisances pour les animaux peuvent être une douleur légère et temporaire liée aux prélèvements et du stress du fait de leur manipulation et de la séparation des animaux concernés du reste du troupeau lors de la journée de formation.
Devenir
Tous les animaux utilisés pour la formation seront gardés en vie et réintègreront le troupeau à l'issue de la journée de formation.
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer les animaux du fait même de l'objet du projet qui est de former des personnels aux techniques de prélèvement.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au nombre de stagiaires de chaque groupe pour que chaque stagiaire puisse pratiquer en autonomie. Cela permet de réduire le nombre de prélèvements sur chaque animal qui serait un facteur agravant de son stress et de sa douleur.
Raffinement
Chaque jour de formation comprendra 1 partie d'apports de connaissances sur le BEA, la règle des 3R, les points limites, les indicateurs de suivi des animaux, les modes de raffinement appropriés aux techniques de prélèvements (par exemple : préparation des animaux, leur habituation, choix du matériel ou de la méthode de prélèvement adaptés selon les attendus scientifiques du prélèvement). En ce sens, la formation contribuera à la pratique de méthodes raffinées de prélèvements dans les projets de recherche conduits dans notre EU.
Choix des espèces
Le projet utilise des ovins et des bovins car ce sont les espèces sur lesquelles sont conduites les recherches dans notre EU. Dans le cadre de notre projet, le stade physiologique n'a pas d'importance majeure.
Apprentissage des prélèvements sanguins dans le cadre de la formation réglementaire « Applicateur de procédures expérimentales »
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
128 souris vont être utilisées, gardées en vie à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles servent de support à des étudiants apprenant les prélèvements sanguins, chaque animal subissant quatre prélèvements sur quatre sites différents sous anesthésie, l'exercice étant répété une semaine plus tard puis une seconde fois avec un autre groupe. Le porteur indique que la répétition des gestes par des novices et le couplage à l'anesthésie font passer la sévérité de légère à modérée, et prévoit une réutilisation ultérieure des animaux. Il justifie l'anesthésie par le stress qu'induirait autrement la contention, et présente cette formation comme la source de techniciens "très recherchés".
Objectifs
Durant leur cursus, nos étudiants suivent une formation qui qualifie le personnel appliquant des procédures expérimentales aux animaux, spécifique aux modèles rongeurs. Cette formation réglementaire nous permet de former des techniciens hautement qualifiés en expérimentation animale, qui sont des professionnels très recherchés dans notre bassin d’emploi. Le programme de la formation inclut l’acquisition de compétences théoriques et pratiques permettant la manipulation d’animaux dans le respect de leur bien-être. Parmi ces manipulations à maîtriser figure la réalisation de prélèvements sanguins, chez le rongeur de laboratoire. Pour permettre l’acquisition de cette compétence, les travaux pratiques que nous souhaitons réaliser permettent une familiarisation progressive des étudiants avec ces techniques. Durant les travaux pratiques précédents, les étudiants ont appris à réaliser la contention des animaux, des injections, leur anesthésie. Ils ont également suivi des enseignements d’éthique, de réglementation et savent évaluer le bien-être animal afin d’être en mesure d’adapter leur pratique au comportement de l’animal qu’ils manipulent. Les objectifs pédagogiques de cette séance de travaux pratiques sont multiples : -Connaissance de la diversité des voies de prélèvement veineux, recommandations, méthodes, avantages et inconvénients de chacune - Connaissance des recommandations en termes de volumes maximaux et de fréquence des prélèvements sanguins -Apprentissage des règles d’asepsie, propres à la pratique de prélèvements sanguins. - Connaissance du matériel nécessaire aux prélèvements, préparation de ce matériel -Acquisition des compétences techniques de prélèvement sur veines caudale et saphène - Etude de la régulation de la glycémie, par analyse des prélèvements sanguins réalisés - Renforcement de l’apprentissage du contrôle des paramètres physiologiques et du respect du confort de l’animal durant une anesthésie
Bénéfices attendus
Au cours d’une procédure expérimentale, le technicien doit être en mesure de limiter le degré de mal-être généré à l’animal, en apportant des réponses adéquates afin de restreindre celui-ci. Ceci nécessite un apprentissage, réalisé durant des séances de travaux pratiques. Ce projet permettra à nos étudiants, futurs techniciens pratiquant l'expérimentation animale, d'acquérir la compétence de réalisation de prélèvements sanguins chez la souris, tout en veillant à respecter son bien-être. La liste plus précise des compétences acquises est décrite dans la partie Objectifs.
Procédures
Anesthésie par voie gazeuse (isoflurane) : deux anesthésies par animal, espacées d'une semaine minimum. Prélèvements sanguins : 4 prélèvements de faible volume (de l'ordre de 10 microlitres), réalisés sur des sites de ponction disctincts (2 veines sapheines et 2 veines caudales) chez la souris anesthésiée et analgésiée (buprénorphine). Ces prélèvements seront répétés une semaine plus tard, dans les mêmes conditions. La durée de l'anesthésie, durant laquelle se réaliseront les prélèvements, ne dépassera pas 1h.
Impact sur les animaux
Les actes pratiqués ici sont individuellement d’un degré de sévérité léger mais leur répétition (4 prélèvements sanguins par animal), leur réalisation par des étudiants novices et le couplage à une anesthésie pourraient les classer dans un degré de sévérité modéré. Les effets indésirables possibles, qui seront recherchés et évalués à l'aide d'une grille de scoring et conduiront à la réalisation d'un traitement antalgique adapté, sont : - une perte de poids (évaluée en pourcentage et par jour), - un comportement inadapté (comportement des animaux sans intervention du manipulateur – contractions, boiteries des pattes postérieures, position antalgique, prostration - et en réponse au geste du manipulateur : agressivité ou passivité) - une déshydratation (détectée par l’apparence physique telle que yeux plissés, enfoncés, pli de peau moins élastique …), -un aspect physique altéré (poil hérissé, sale), -une hyperventilation
Devenir
Il n'est pas justifié d'euthanasier les animaux suite à cette procédure et cela irait à l'encontre de la règle des 3R. Les animaux seront réutilisés pour d’autres projets se déroulant à l’IUT, après vérification du rétablissement total de ceux-ci si jamais ils avaient présenté des signes de souffrance.
Remplacement
Nous commençons l’apprentissage sur support non vivant, avons recours à des vidéos plutôt qu’à une démonstration sur animal.
Réduction
Réduire le nombre d’animaux : Nous commençons l’apprentissage sur support non vivant, avons recours à des vidéos plutôt qu’à une démonstration sur animal, ne recourons qu’à une souris pour deux étudiants, par séance, tout en permettant à chacun de s’entraîner au prélèvement sanguin sur deux voies distinctes, nous utilisons le sang prélevé pour étudier l’évolution de la glycémie des souris durant la séance, sans recourir à un autre TP spécifique et donc à d’autres animaux. Par ailleurs, nous aurons 7 groupes d’étudiants mais n’aurons recours au maximum qu’à quatre lots de 8 souris, chaque lot étant utilisé 2 fois, par deux groupes d’étudiants dont la séance de TP sera espacée d’au moins une semaine, de manière à permettre une totale récupération de l’animal. Après ces séances, les animaux pourront être réutilisés dans d’autres TP de notre établissement, correspondant à des procédures sans réveil ou de gravité légère (autres projets autorisés).
Raffinement
Nous aurons recours à une analgésie centrale, au moyen d’une prémédication à la buprénorphine à 2 mg/kg. Après réveil, les zootechniciens surveilleront le réveil des animaux et leur bien-être durant quelques heures puis quotidiennement à l’animalerie. Il est important qu’ils soient informés des actes réalisés sur les animaux durant les TP, de façon à connaître les douleurs potentiellement occasionnées. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux est couramment employée pour ce type d’acte. Prenant en compte des critères objectifs, elle servira à adapter un traitement antalgique. Si le traitement n’aboutit à aucune amélioration (suite à évaluations, plus fréquentes si une douleur a été détectée), l’euthanasie de l’animal sera réalisée après anesthésie (injection létale d'Exagon après anesthésie à l'isoflurane). Les animaux sont amenés en salle de TP une heure avant le début de la séance, afin de s’acclimater à ce nouvel environnement. Des recommandations sont données, rappelées aux étudiants à chaque séance afin que la manipulation ait lieu dans le calme. Le recours à l’anesthésie des animaux, pour des actes de prélèvement sanguin périphériques, peut sembler exagéré et nous pourrions nous contenter de placer les souris dans des tubes à contention en les maintenant en veille. Cependant, pour permettre à chaque étudiant de pratiquer ce geste tout en réduisant le nombre d’animaux, nous allons réaliser 4 prélèvements sanguins sur le même animal. Nous pensons que ceci pourrait générer, chez la souris vigile, un stress supérieur à celui induit par une anesthésie à l’isoflurane. Les animaux seront maintenus sur tapis chauffants reliés à des sondes thermiques durant l’anesthésie et seront réveillés au calme et au chaud.
Choix des espèces
Les souris sont les animaux les plus utilisés en expérimentation, il est donc logique que nous formions nos étudiants à la manipulation de cet animal. Les actes de prélèvements sanguins sont fréquemment réalisés chez cette espèce. Adultes de plus de 7 semaines, habitués à la préhension et la contention, plus faciles à manipuler que de jeunes animaux.
Formation de personnels aux techniques de mesures et de prélèvements sur ovins et bovins
- Formation professionnelle
Bovins : 27
45 animaux, 18 moutons et 27 bovins, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrés au troupeau. Chaque animal subit des prises de sang, des prélèvements de jus de rumen par sonde œsophagienne et des prélèvements de fèces, répartis sur des journées espacées d'au moins un mois. Le porteur précise que ces gestes ne servent pas à produire des connaissances mais à entraîner concepteurs, applicateurs et soigneurs à des techniques de prélèvement. Il affirme que le remplacement est impossible puisque l'objet même du projet est la formation des personnels.
Objectifs
L'objectif est de former les concepteurs et applicateurs de procédures expérimentales ainsi que les soigneurs de l'EU aux techniques de prélèvements spécifiques utilisées régulièrement dans les projets de recherche qui sont mis en oeuvre sur l'EU. Ces techniques sont : les prises de sang, les prélèvements du jus de rumen par sonde oesophagienne, les prélèvement de fèces sur ovins et bovins allaitants. Chaque technique fera l'objet d'une formation d'une journée pour chacune des 2 catégories d'animaux. Ces formations entreront dans le cadre de la formation continue des personnels et seront inscrites dans leur livret de compétences.
Bénéfices attendus
Les attendus pour les stagiaires sont: comprendre les attentes d'un prélèvement et les conditions de réussite, maitriser les techniques de prélèvement pour répondre au enjeux scientifiques, augmenter les taux de réussite des prélèvements (et donc réduire le nombre de prélèvements), faciliter le dialogue entre concepteurs, applicateurs et soigneurs. Le projet contribue à l'amélioration du bien être des animaux, au raffinement des techniques de prélevement et à réduire la douleur lors des prélèvement.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang (3 prélèvements sur une journée), de contenu ruminal (2 prélèvements sur une journée) et de fèces (2 prélèvements sur une journée). Les journées de prélèvement sont espacées d'au moins 1 mois afin d'assurer une période récupération suffisante des animaux.
Impact sur les animaux
Les 3 techniques de prélèvement faisant l'objet du projet correspondent à des procédures légères. Les nuisances pour les animaux peuvent être une douleur légère et temporaire liée aux prélèvements et du stress du fait de leur manipulation et de la séparation des animaux concernés du reste du troupeau lors de la journée de formation.
Devenir
Tous les animaux utilisés pour la formation seront gardés en vie et réintègreront le troupeau à l'issue de la journée de formation.
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer les animaux du fait même de l'objet du projet qui est de former des personnels aux techniques de prélèvement.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé est réduit au nombre de stagiaires de chaque groupe pour que chaque stagiaire puisse pratiquer en autonomie. Cela permet de réduire le nombre de prélèvements sur chaque animal qui serait un facteur agravant de son stress et de sa douleur.
Raffinement
Chaque jour de formation comprendra 1 partie d'apports de connaissances sur le BEA, la règle des 3R, les points limites, les indicateurs de suivi des animaux, les modes de raffinement appropriés aux techniques de prélèvements (par exemple : préparation des animaux, leur habituation, choix du matériel ou de la méthode de prélèvement adaptés selon les attendus scientifiques du prélèvement). En ce sens, la formation contribuera à la pratique de méthodes raffinées de prélèvements dans les projets de recherche conduits dans notre EU.
Choix des espèces
Le projet utilise des ovins et des bovins car ce sont les espèces sur lesquelles sont conduites les recherches dans notre EU. Dans le cadre de notre projet, le stade physiologique n'a pas d'importance majeure.
Etude des altérations des cellules du foie de rat au cours de leur isolement par perfusion.
- Formation professionnelle
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
54 rats vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie générale, les animaux étant tués avant tout réveil. Chaque rat est anesthésié pour l'incision de la paroi abdominale, puis mis à mort dans les cinq minutes pour prélever le foie et en isoler les cellules par perfusion. Le porteur présente le foie isolé de rat comme un modèle "alternatif" à l'expérimentation sur animaux vivants, tout en jugeant le recours aux rats "nécessaire" pour identifier des molécules améliorant le rendement cellulaire. Il retient le rat plutôt que la souris parce qu'un foie de rat fournit environ 700 millions de cellules contre 50 millions chez la souris.
Objectifs
Lorsque des échantillons de foie sont prélevés pour l'isolement des cellules ou pour la greffe, les cellules sont soumises à de nombreux stress dus notamment au manque d'oxygène et à la reperfusion du tissu. Les mécanismes à l'origine de ces lésions ont été mis en évidence dans des modèles de foie isolé perfusé de rat et montrent une atteinte encore plus importante des foies stéatosés. Ces lésions peuvent être réduites en utilisant des antioxydants et des anti-inflammatoires en prétraitement ou dans la solution de préservation du foie. Nous savons que d'importantes modifications du métabolisme ont lieu au cours de l'isolement des cellules du foie, cependant les différentes voies de stress présentes lors de l'ischémie-reperfusion n'ont pas été évaluées dans un contexte d'isolement des cellules. Les objectifs du projet sont d'évaluer l'effet du protocole de référence d'isolement des cellules de rat par perfusion sur le stress cellulaire et le métabolisme des cellules isolées dans un premier temps ; de cribler l'effet d'inhibiteurs de ces voies de stress sur la fonctionnalité des cellules après leur isolement ainsi que sur la résistance des cellules à la congélation ; puis d'évaluer la combinaison des molécules sélectionnées dans le liquide de perfusion. Cette étude servira de base pour proposer un milieu de préservation de foies humains avant isolement des cellules.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de comprendre les mécanismes qui jouent sur la qualité des cellules isolées de foie de rat et de sélectionner un cocktail de molécules candidates pour prétraiter des échantillons de foie humains. La validation du cocktail de préservation des cellules chez le rat permettra de répondre au problème du manque de disponibilité d'échantillons de foie humain tout en réduisant la variabilité des réponses due à la variabilité des échantillons. L'utilisation des molécules identifiées contribuera à améliorer le rendement et la qualité des cellules isolées des échantillons de foie humain et d'animaux pour répondre à la forte demande en cellules de foie humain.
Procédures
Tous les animaux (54) sont soumis à une anesthésie générale de courte durée pour permettre d’inciser la paroi abdominale et accéder au foie. La mort est induite pendant l’anesthésie dans les 5 minutes suivant l’incision, juste avant l’isolement des cellules par perfusion et les différents prélèvements.
Impact sur les animaux
Un protocole d'anesthésie générale adapté est mis en place pour supprimer la douleur associée à l’incision de la paroi abdominale pour accéder au foie.
Devenir
L'isolement des cellules implique le prélèvement du foie après mise à mort de l'animal sous anesthésie générale.
Remplacement
Le foie isolé et les cellules du foie de rat et humain sont des modèles alternatifs très utilisés en recherche fondamentale et pour l'évaluation réglementaire des médicaments en phase préclinique. Ces modèles permettent de remplacer le test des molécules sur les animaux vivants tout en permettant d’augmenter grandement le nombre de tests par échantillon. Les échantillons de foie humain disponibles pour la recherche sont rares et de qualité variable ce qui limite leur utilisation à des fins de criblage ; de plus l’isolement des cellules génère des altérations qui limitent les rendements cellulaires. Le recours à l’utilisation des rats pour étudier les mécanismes d’altération est donc nécessaire et permettra d’identifier des molécules permettant d’augmenter le rendement et la qualité des cellules isolées chez le rat pour une application future sur des échantillons de foie humain.
Réduction
La technique de perfusion de référence est maîtrisée par l'équipe et permet d'obtenir un grand nombre de cellules par animal pour réaliser des tests in vitro. Les animaux utilisés pour la formation aux gestes techniques (n=6) d'hépatectomie partielle au cours de la perfusion permettront aussi d'évaluer de façon préliminaire l'effet de l'hépatectomie sur l'isolement des cellules. 8 groupes de 6 animaux (n=48) seront utilisés pour réaliser deux cinétiques avec et sans cocktail de molécules ; ce nombre a été déterminé comme minimal pour permettre l'analyse statistique par des tests paramétriques ou non paramétriques selon la distribution des valeurs tout en prenant en compte le risque d'échec de la perfusion.
Raffinement
L'environnement des rats est enrichi (cage avec couvercle surélevé permettant aux animaux de se mettre debout ; bâtonnets de bois et carré de coton sont ajoutés dans la cage) et l'étude est organisée de manière à maintenir le contact social des rats au cours de leur hébergement. Si toutefois un animal présente des signes de maladie ou d'anxiété (absence de prise de poids au cours de l'hébergement, troubles du comportements, signes d'agressions), il est retiré de l'étude et mis à mort pour limiter sa souffrance. Le maintien d'une anesthésie générale tout au long de la procédure permet de supprimer la douleur causée par l’incision de la paroi abdominale. En cas de signes de douleur au cours de l'anesthésie (mouvement des membres ou de la peau), la procédure est suspendue et un tiers de dose d'anesthésique supplémentaire est administré. Si le rat présente toujours des signes de douleur 5 min après l'administration supplémentaire d'anesthésique, la procédure s'arrête et le rat est mis à mort pour limiter sa souffrance. Tous les prélèvements, la perfusion du foie et l'administration des molécules sont réalisés post-mortem pour n’occasionner aucune douleur.
Choix des espèces
L'optimisation des conditions d'isolement des cellules du foie est historiquement faite chez le rat, ce qui permet de comparer les résultats avec la littérature. Le rat est un modèle classique d’étude du stress cellulaire au cours des lésions dues à l'arrêt de la circulation sanguine puis sa reprise (lésions d'ischémie-reperfusion). Les hépatocytes primaires (cellules principales du foie) de rat, notamment de rat Sprague Dawley, sont un modèle d’étude de référence en pharmacologie préclinique. Les perfusions de foie de rat permettent d’obtenir une quantité suffisante de cellules afin de réaliser des tests (environ 700 millions/Rat) contrairement à la souris (environ 50 millions/Souris). Les rats Sprague Dawley sont commandés à 5 semaines (180-200g) et utilisés à 6 semaines (200-230g), poids standard d'utilisation pour l'isolement des cellules du foie.
Formation pratique à la manipulation des chiens et aux gestes techniques associés à leur utilisation à des fins scientifiques
- Formation professionnelle
100 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réutilisés puis adoptés, sans mise à mort. Chaque animal sert une fois à un prélèvement sanguin ou à une administration réalisés par du personnel en formation, dont les gestes hésitants peuvent occasionner un stress ou une douleur plus marqués, avec hématomes et petits saignements. Ces séances entraînent le personnel à manipuler des chiens sains avant les actes de routine. Le porteur affirme qu'il n'y a "pas de remplacement possible" sans former directement sur les animaux utilisés.
Objectifs
Ce projet répond à différents besoins de formation internes. En effet notre personnel a régulièrement besoin de suivre des formations au poste de travail suite à une évolution dans ses missions et tâches, ou à une évolution dans les pratiques du site ; ou encore après une longue période sans pratique. Certaines manipulations nécessitent une phase d’apprentissage, sur des chiens sains, dans un environnement sans stress afin que le geste soit acquis avant de le réaliser en routine le moment voulu.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont que cela offre des possibilités supplémentaires de former du personnel. Une bonne formation pratique permet au personnel de prendre conscience de ses capacités et de ses limites, de la difficulté liée à la variabilité des individus et des circonstances. Du personnel bien formé permet de limiter au mieux les manipulations stressantes ou douloureuses pour les animaux comme pour les personnes, donc les risques d’accident. Cela permet de réaliser les procédures rapidement, dans de bonnes conditions et selon les bonnes pratiques ce qui favorise la coopération des animaux et la qualité globale des résultats.
Procédures
Une séance de manipulation pour les administrations ou les prélèvements sur animaux vigiles durera moins de 30 minutes par animal, et chacun ne sera utilisé que pour : • un seul prélèvement sanguin de quelques millilitres à la veine jugulaire, céphalique ou saphène, • ou une à deux administrations par les voies standards (sous-cutanée, intramusculaire, orale…) avec des volumes mimant des actes vétérinaires une seule fois. • ou un prélèvement de substance pour mimer des analyses biologique selon les bonnes pratiques vétérinaires • ou un examen complémentaire comme un electrocardiogramme.
Impact sur les animaux
Les apprenants risquent de manipuler les chiens de manière hésitante. Cela peut donc entrainer une lenteur dans la réalisation des procédures, un stress voire une douleur plus importantes que lorsqu’elles sont réalisées par une personne expérimentée. Vu les interventions réalisées sur le site, les dommages seront limités à la durée de l’acte lui-même (contention, administration, prélèvement) ou à quelques jours. Les effets indésirables prévus sont des hématomes, de petits saignements, et majoritairement seulement l’effet de l’introduction d’une aiguille par les différentes voies d'administrations ou de prélèvements qui impliquera une sensibilité/inconfort transitoire ou point d’introduction de l'aiguille.
Devenir
Environ les trois quarts des chiens seront des chiens qui ne sont pas adaptés aux besoins de la recherche (défaut de croissance, mâles qui n’ont qu’un seul testicule etc ) ou des anciens reproducteurs qui seront donc adoptés après leur utilisation. Un quart seront des chiens de stock ou des reproducteurs actifs, qui resteront dans la colonie jusqu’à leur vente ou jusqu’à leur mise à la retraite et adoption. Les chiens ne seront pas euthanasiés après leur utilisation dans ce projet.
Remplacement
Il n’y a pas de remplacement possible, à moins de former le personnel directement sur les animaux utilisés en étude, ce qui n’est pas pertinent si l’on souhaite que ces derniers soient utilisés dans des conditions assurant le bien-être des animaux et que les résultats de l’étude ne soient pas impactés. Avant d’utiliser les animaux, pour se former au geste technique, les apprenants commenceront par lire des procédures expliquant les différentes étapes de la manipulation et observer la réalisation du geste par une personne qualifiée lors de plusieurs séances durant des études ou des soins d'élevage. Cette formation sur le terrain sera complétée par des petites formations théoriques avec des supports tels que des images, schémas ou vidéo présentés par le tuteur.
Réduction
Ce projet utilise le nombre minimal de chiens par personne et par formation. Il permet aussi d’optimiser l’utilisation de chiens déjà présents sur le site qui présentent des défauts de croissance ou autre anomalie mineure (exemple : présence d’un seul testicule) ne leur permettant pas d’être des modèles animaux ou qui sont d’anciens reproducteurs avant leur replacement.
Raffinement
Les manipulations des chiens seront limitées à des administrations, des prélèvements classiques et des gestes techniques simples déjà autorisés dans d’autres procédures expérimentales. Le nombre de séances et de chiens utilisés au total par personne dépendra de la technique à acquérir et de la technicité de la personne à former. Les chiens sont tous habitués dès leur plus jeune âge à être manipulés pour les procédures standards, ce qui rend toute manipulation facile. Le tuteur présent en permanence lors de la manipulation sera à même de reconnaitre les signes de stress ou de souffrance d’un animal et pourra informer le vétérinaire si nécessaire. Il sera facile de remplacer l’animal vu le nombre de chiens disponibles sur le site. Les animaux utilisés pour une séance de formation seront examinés attentivement dans les jours suivant leur utilisation et le vétérinaire sera informé dès l’observation d’un signe clinique quelconque pour procéder à un examen vétérinaire et mettre en place des soins appropriés le cas échéant.
Choix des espèces
Il s’agit de la seule espèce manipulée par le personnel sur le site. Les chiens seront en général soit de jeunes chiens en fin de croissance soit des adultes, donc typiquement âgés de 6 mois à 5 ans. Si un collaborateur doit être formé à un geste appliqué à des animaux particuliers (exemple prises de sang sur de jeunes chiots), alors des chiens ayant les caractéristiques requises seront utilisés pour la formation.
TP chez le rat et la souris mâle ou femelle : Formation spéciale à l’expérimentation animale niveau praticien
- Formation professionnelle
Rats : 567
1 125 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une partie des rats réutilisés pour d'autres sessions, les autres animaux tués. Ils subissent différentes voies d'injection de produits neutres et des prélèvements sanguins, réalisés par des personnes en cours de formation à l'expérimentation animale. Ces séances servent à valider une formation réglementaire de niveau praticien, non à produire des connaissances. Le porteur affirme que la pratique directe sur l'animal est "incontournable" et "indispensable" malgré la place faite aux méthodes alternatives.
Objectifs
Le projet ci-après a déjà été autorisé au sein de notre animalerie pédagogique, mais cette dernière est en travaux actuellement. Ainsi le temps des travaux, les formations pratiques se dérouleront dans un autre établissement d'enseignements de la région. C'est pourquoi, nous représentons la demande d'autorisation de projet au sein de cet établissement. Pour rappel, ce projet s'inscrit dans la formation réglementaire à l'expérimentation animale décrite dans l’arrêté du 1er février 2013 n° AGRG 1238729, proposée à des personnes appliquant des procédures expérimentales aux animaux. Cette formation est proposée à 20 stagiaires au maximum. Ce projet consiste à former des personnes travaillant au sein d’établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques d'un point de vue pratique sur les procédures faiblement invasives chez les rongeurs (rat et souris) (procédures régulièrement utilisées en expérimentation animale), de s’assurer que le bien-être des animaux soit respecté en les accompagnant dans leurs apprentissages pratiques afin de valider la formation réglementaire. Ce TP permettra à certaines personnes d’appliquer ces procédures pour la première fois de façon individuelle et sera l’occasion de manipuler des animaux vigiles et d'acquérir de l’autonomie.
Bénéfices attendus
Ce TP permettra une acceptation au niveau pratique de la formation à l’expérimentation animale niveau praticien dispensée par notre établissement. En effet, la réalisation de ce TP (partie apprentissage) est incluse dans le dossier de validation de notre formation praticien. Etant donné que cette formation à l'expérimentation animale niveau praticien donne aux personnes, l'ayant validée, la possibilité de travailler avec des animaux de laboratoire, il nous semble nécessaire de leur donner des bases pratiques pour s'assurer qu'ils sont bien capables de travailler avec des animaux dans les meilleures conditions pour le bien-être de ces derniers. En outre, le retour des employeurs et personnes sur notre formation praticien est très positif, car ils attestent être rapidement autonomes après une prise de poste et que leur maîtrise des gestes techniques leur permetttent d'assurer un travail respectueux de l'animal.
Procédures
Les animaux seront répartis en 3 lots qui seront soumis à des protocoles différents faisant appel à la réalisation de procédures faiblement invasives (différentes voies d'injections de produits neutres et de prélèvements sanguins). Ces procédures expérimentales seront réalisés sur animal vigile ou anesthésié, quand la procédure le nécessite. Un laps de temps pouvant aller de 30 minutes à 180 minutes, entre chaque procédure est observé afin de respecter le bien-être animal .
Impact sur les animaux
Les procédures réalisées dans ces TP sont faiblement invasives. Les produits adminisitrés de volumes réduits sont neutres (sérum physiologiques, eau). Les administrations de produits et prélèvements se feront sous le strict contrôle de l’équipe formatrice/enseignante. Ainsi les deux nuisances attendues pour les animaux seront liées au stress de la manipulation et aux douleurs éventuelles associées aux injections effectuées par des étudiants en aprrentissage. Afin de diminuer ce stress, les animaux seront préalablement habitués à la manipulation par le personnel technique ainsi que celles liées aux douleurs d'injections éventuelles effectuées par les apprenants. Pour réduire le stress des animaux, les souris commandées en provenance d'éleveurs agrées seront réceptionnées 10 jours avant le début de la session de formation pour leur permettre une bonne acclimatation. Dans le cas où l'animalerie de l'IUT disposerait de rats de poids initial (200gr pour les femelles et 225 gr pour les mâles) ils seront intégrés dans les TP réduisant ainsi fortement la nuisance de transport. Dans le cas contraire (pas le poids demandé) les rats seront commandés auprès d'éleveurs agréés également et seront aussi réceptionnés 10 jours avant le début de la session. Pour les douleurs éventuelles liées aux piqures, l'équipe enseignante/formatrice insistera sur la précision du geste technique avant de procéder à l'injection, qui ne sera réalisée qu'une seule fois par les étudiants.
Devenir
En fin de session (si le temps entre 2 sessions est inférieur à 1 mois, afin de garder des animaux avec un poids adéquat), les rats seront gardés en vie et réutilisés pour une autre session. Au delà d'un mois, les animaux seront réutilisés dans des protocoles hors champs dans notre établissement ou au sein des autres établissements de notre université. Si les animaux ne sont pas réutilisés, ils seront mis à mort et pourront servir pour les TP de dissection.
Remplacement
Afin de valider la formation réglementaire à l'expérimentation animale (niveau praticien), il est nécessaire que les personnes pratiquent les techniques les plus usuelles et les moins invasives (différentes voies d'injections de produits et de prélèvements sanguins) sur animal vigile ou anesthésié pour les maîtriser et ceci en complément des autres supports utilisés (démonstrations...). Même si une large part est faite aux méthodes alternatives à l’expérimentation animale, la réalisation d’interventions directes sur l’animal, avec encadrement professionnel, est incontournable et reste l’objectif principal de ces formations professionnelles.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés a été calculé de manière à prendre en compte le degré de stress et/ou de douleur potentiellement occasionné chez l'animal, tout en permettant une bonne formation pratique des personnes. L'administration par voie orale sera réalisée une fois par rat/souris et par personne, l'injection par voie SC et IP et le prélèvement de sang par voie IV seront réalisés une seule fois par rat/souris et par personne et enfin l'injection IM sera réalisée par une personne sur une cuisse par rat/souris. Un formateur réalisera une démonstration de chaque procédure en utilisant 2 rats et 1 souris. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, l'ensemble des rats et souris sera réutilisé pour les prélèvements sanguins. Ainsi, 3 rats et 3 souris seront nécessaires pour 1 personne, soit 60 rats et 60 souris pour 20 personnes, effectif maximum de notre formation. A cela nous souhaitons ajouter 1 animal rat et souris supplémentaire par session, en cas de problème de manipulation ou d’animaux dont l'état de santé initial ne permettrait pas d'entrer dans ce projet, ainsi que 2 rats et 1 souris pour la démonstration du formateur. Cela représente 63 rats et 62 souris par session. Il est envisagé 3 sessions par an sur 3 ans, soit un total de 567 rats et 558 souris pour les 3 ans. Ce chiffre sera bien entendu revu à la baisse si le nombre d'inscrits à la formation est inférieur à 20 et si le nombre de session est atteint ou le temps entre 2 sessions est inféreur à un mois. Enfin, certains animaux pourront provenir d'un précédent protocole classé hors champ, dans lequel les rats femelles auront eu 2 frottis vaginaux.
Raffinement
Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés évidemment, par groupe socialement harmonieux, en présence de deux éléments d'enrichissement (tunnel en plastique et bâton de bois à ronger ou noix). Les animaux auront été habitués à la préhension / contention avec le personnel de l’animalerie, afin qu'ils soient moins stressés lors des procédures réalisées par les personnes. Avant toute intervention sur l'animal, les personnes auront observé la démonstration par les formateurs. La pratique des personnes sur l'animal ne sera réalisée que sous contrôle rigoureux des formateurs. Une attention particulière sera portée sur la nécessité de travailler dans le calme afin d'éviter tout stress inutile chez l'animal. Enfin une même intervention ne sera réalisée qu'une seule fois sur un même animal. A noter qu'avant les séances de TP, les personnes auront suivi plusieurs enseignements théoriques de la formation à l'expérimentation animale et seront donc particulièrement sensibilisés au respect des procédures. De plus, les rats et souris seront récompensés à la fin de chaque manipulation à l'aide d'un aliment appétent sucré (type pop corn, biscuit sec...), ce qui permettra de diminuer leur stress tout en sensibilisant les stagiaires à l'importance du renforcement positif. La réalisation de certains procédures expérimentales (prélèvements sanguins) nécessitent l'emploi du poste à anesthésie volatile afin de limiter la douleur pour l'animal. Pour cela, lors des apports théoriques la notion et l'explication de points limites pour limiter la douleur est abordée. Les points limites requis pour ces procédures seront mis en place pendant toute la période de manipulation de ces animaux.
Choix des espèces
Cette formation à l'expérimentation animale (niveau praticien) aura pour spécialisation d'espèces animales : les rongeurs rats et souris. Ces deux espèces sont couramment utilisées en expérimentation animale. Il est indispensable de réaliser une séance de TP chez la souris et le rat, pendant laquelle les personnes réaliseront certaines procédures faiblement invasives (différentes voies d'injections de produits neutres et de prélèvements sanguins) pour consolider et s’assurer que les procédures les plus utilisées soient connues et maîtrisées. Les rats seront âgés de 8-12 semaines et pèseront entre 200 et 350 g en fonction du sexe, poids qui permettront une contention aisée pour des stagiaires qui se forment à l'expérimentation animale. Pour les souris, elles seront agées de 6 à 8 semaines et pèseront entre 25 et 35 g pour permettre une contention aisée.
Formations universitaire et réglementaire pour la réalisation de procédures expérimentales sur des animaux
- Enseignement supérieur
- Formation professionnelle
Rats : 420
1 540 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées en partie sous anesthésie sans réveil, en partie avec un niveau de souffrance modéré. Les animaux subissent contention, gavage, injections répétées par plusieurs voies et des prélèvements sous anesthésie (carotidien, intracardiaque, rétro-orbitaire, vésical), non pour produire des connaissances mais pour former des techniciens de laboratoire. Le porteur mentionne des tests comportementaux sans préciser lesquels et signale que des surcharges anesthésiques provoquent des arrêts cardio-respiratoires tuant un ou plusieurs animaux par session. Il présente les vidéos et modèles inertes comme une préparation, mais affirme qu'il reste "indispensable" que les étudiants pratiquent sur animaux vivants.
Objectifs
Depuis 2010, l’Europe fait reposer la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sur quatre points : l’agrément des établissements, le contrôle de leur origine, l’autorisation des projets et la formation des personnels. Notre formation universitaire a pour objectif de former des techniciens de laboratoire dans divers domaines de la biologie incluant le métier de technicien en expérimentation animale. Notre nouvelle offre de formation est basée sur une spécialisation dès le premier semestre, une approche par compétences et des mises en situation professionnelles. La formation des étudiants au métier de technicien de laboratoire en expérimentation animale a été particulièrement accentuée avec notamment l’intégration en tout début de la première année, de la formation réglementaire pour les personnes appliquant les procédures expérimentales chez les rongeurs. Notre formation universitaire dispense donc les cours théoriques réglementaires, des cours spécifiques sur les rongeurs et des visites d’animalerie. Par ailleurs, les travaux pratiques sur animaux sont destinés à l’acquisition de deux compétences : l’observation et la quantification du comportement des souris et l’acquisition de différents gestes techniques de base chez le rat et la souris (contention, prélèvements, injections). Avant de commencer les travaux pratiques, l’utilisation de vidéos et de modèles animaux inertes est proposée aux étudiants afin de les mettre dans les meilleures conditions avant l’utilisation de l’animal. Cependant, pour une formation efficace, les étudiants doivent ensuite être confrontés à l’animal. La formation réglementaire pour les personnes appliquant les procédures est également dispensée au personnel extérieur à notre établissement. L’objectif est de former les étudiants à la réglementation et l’éthique en expérimentation animale, au bien-être animal et à l’acquisition des compétences techniques de bases afin de pouvoir les appliquer dans le monde professionnel dans les meilleures conditions possibles en veillant au respect des animaux.
Bénéfices attendus
La formation théorique et technique du personnel est l’un des piliers de la réglementation concernant l’expérimentation animale. Notre établissement forme des techniciens de laboratoires pouvant exercer dans le domaine de l’expérimentation animale. La formation réglementaire destinée aux personnes appliquant les procédures que notre établissement propose depuis presque 20 ans est maintenant intégrée au programme en tout début de cycle de notre nouvelle offre de formation. Cela permet aux étudiants d’être sensibilisés à la réglementation et à l’éthique (et d’obtenir l’attestation de formation) avant toute manipulation sur les animaux. Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cependant, nous estimons indispensable que les étudiants pratiquent sur animaux vivants afin d’acquérir pleinement les compétences nécessaires à la pratique de l’expérimentation animale. Cela garantit des gestes réalisés plus sereinement, au bénéfice de l’animal, de l’expérimentateur et de l’expérimentation. La formation est donc axée sur deux points essentiels : - l’observation du comportement des animaux pour déceler tout comportement anormal le plus rapidement possible. - l’acquisition de gestes techniques de base : l’approche de l’animal, la préhension, la contention et les techniques d’injections et de prélèvement les plus courantes Ces séances sur l’animal sont dispensées par des enseignants expérimentés, fortement impliqués dans la pédagogie et particulièrement attentifs au bien-être des animaux.
Procédures
Sur animaux vigiles : préhension, contention, gavage et techniques d’injections et de prélèvement les plus courantes : injections intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire, intradermique, à la veine de la queue, dans la veine mandibulaire. Quantification du comportement par différents tests comportementaux. Sur animaux anesthésiés : pose de cathéters, prélèvements carotidien, intracardiaque, au sinus rétro-orbitaire, dans la vessie.
Impact sur les animaux
Les séances d’observation n’induisent aucune nuisance chez l’animal. Les séances avec contention et gestes techniques avant anesthésie impliquent un stress chez l’animal. Ce stress est minimisé par l’acclimatation des animaux à leur environnement une semaine avant les séances de travaux pratiques, l’apprentissage théorique de la réglementation et de l’éthique ainsi que l’utilisation de vidéos et de modèles inertes au préalable afin de préparer au mieux les étudiants aux manipulations. L’effet indésirable le plus fréquent est l’accident de surcharge anesthésique induisant un arrêt cardio-respiratoire, particulièrement chez les souris. En premier lieu une réanimation est effectuée par un enseignant, il arrive cependant qu’un ou plusieurs animaux meurent lors de la session. Les procédures de cette saisine sont effectuées au moins depuis 2011. L’expérience des enseignants sur les différents anesthésiques, le suivi de l’anesthésie, la gestion de la douleur, les stratégies de réanimation et les erreurs des étudiants permettent de limiter fortement les accidents.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cependant, nous estimons qu’il est indispensable que les étudiants pratiquent sur animaux vivants afin d’acquérir pleinement les compétences nécessaires à la pratique de l’expérimentation animale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans cette nouvelle offre de formation sera fortement diminué par rapport au projet d’enseignement précédent. En effet, suite à l’utilisation de vidéos et au recentrage des procédures strictement nécessaires, nous passons de 9 à 6 procédures par rapport à l’ancienne saisine. Par ailleurs, les travaux pratiques sur animaux ne concernent désormais que la moitié de la promotion (56 étudiants) contrairement à l’ancienne saisine pour laquelle certaines procédures concernaient l’ensemble de nos étudiants (112). Dans le projet d’enseignement précédent, il y avait 712 souris et 272 rats par an soit 3560 souris et 1360 rats sur 5 ans. Dans ce nouveau projet, nous proposons 224 souris et 84 rats par an soit 1120 souris et 420 rats sur 5 ans. Cela correspond à une réduction de 69 % du nombre de souris et de rats. Par ailleurs, certains lots de souris font l’objet de plusieurs séances de travaux pratiques (les souris de la procédure 1 auront en amont été utilisées pour une séance d’approche de l’animal et une séance de comportement général et seront utilisées en aval pour une séance de dissection). Enfin, il est à noter que certains organes seront prélevés après mise à mort des animaux pour être utilisés dans les travaux pratiques de biologie cellulaire, biochimie et biologie moléculaire.
Raffinement
Des vidéos exposant les techniques et l’utilisation de modèles inertes permettent de préparer au mieux les étudiants avant l’utilisation d’animaux. Cela garantira des gestes réalisés plus sereinement, au bénéfice de l’animal. Par ailleurs, un certain nombre de gestes sont réalisés sur animal anesthésié. Une antalgie est également proposée lorsque cela est nécessaire. Enfin, les animaux sont acclimatés une semaine dans l’animalerie avant toute utilisation. Ils sont hébergés, en groupe, en présence de tubes en carton, de buchettes en peuplier pour les rats et de papier kraft pour les souris pour enrichir l’environnement. Une surveillance quotidienne est assurée par l’ensemble du personnel concerné : technicienne, enseignants et enseignants-chercheurs.
Choix des espèces
Le rat sprague Dawley et la souris Swiss sont des animaux très utilisés en recherche. Par ailleurs, ces souches sont intéressantes pour leur faible agressivité permettant un apprentissage plus serein. Les animaux sont des mâles avec un poids compris entre 20 et 40 g pour les souris et 175 et 199 g pour les rats. Les animaux ont un poids compris entre 20 et 40 g pour les souris et 175 et 199 g pour les rats, pour une meilleure gestion de l’anesthésie.
Evaluation de I’efficacité d’un vaccin antirabique par épreuve virulente sur souris.
- Formation professionnelle
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
20 090 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Elles reçoivent le virus de la rage par injection intracérébrale pour contrôler l'activité de lots de vaccins, ce qui peut provoquer parésie, paralysie et état moribond avant la mort. Le porteur reconnaît qu'une méthode de remplacement sérologique existe, mais indique que des autorités hors Europe comme la Russie, la Corée ou la Chine imposent encore l'épreuve virulente sur souris. La mise à mort découle de la contamination systématique des animaux par le virus.
Objectifs
Ce projet comporte quatre procédures : Vérification de l'activité de chaque lot de vaccins antirabiques dans le cadre de leur commercialisation. Fabrication de la souche d’épreuve CVS utilisée dans les tests d’activité. Titrage de la souche d’épreuve afin d’adapter sa dose dans les tests. Vérificationde l’identification du vaccin Rage pour la Chine. Habilitation des techniciens aux contrôles d’activité rage.
Bénéfices attendus
Bénéfices importants en santé humaine et animale : assurer la protection des animaux par le contrôle réglementaire de l’efficacité des vaccins antirabiques fabriqués et commercialisés et, la rage étant une zoonose, participation à la protection de l'homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à uniquement à des administrations. Il n’y aura aucune procédure chirurgicale ni prélèvement. Deux types d'injections sont réalisés dans ce projet d'un part une intrapéritonéale , ce geste et fait sans aucune anesthésies et dure quelques secondes (entre 3 et 5) d'autre part une intracérébrale qui prends entre 3 et 5 secondes et qui est réalisée après une phase d'anesthésie (par voie intrapéritonéale qui prends entre trois et 5 secondes). L'animal est alors suivi jusqu'à sa phase de réveil complet soit pendant 30 à 45 minutes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables que peut provoquer l’injection par voie intracérébrale sont des signes de parésie, paralysie et troubles neurologiques. Suite à l’injection du virus rabique, les animaux peuvent présenter des signes spécifiques d’une infection par le virus de la rage chez la souris à savoir : poils hérissés, dos voussé, perte de mobilité, paralysie, état moribond pouvant conduire à la mort de l'animal ; l’apparition de ces signes suit différents stades décrits dans la monographie de la Pharmacopée Européenne.
Devenir
Le virus de la rage est injecté à tous les animaux qui sont donc contaminés et ne peuvent être conservés à la fin des contrôles.
Remplacement
Des méthodes de remplacement existent, notamment un test sérologique, pour remplacer cet essai. Cependant les autorités réglementaires de certains pays hors Europe demandent le contrôle de l’activité sur souris par épreuve virulente pour la commercialisation des vaccins rage, ce qui empêche d'avoir recours, pour eux, au test alternatif. Les contrôles sont demandés par les autorités pour la libération des vaccins (ex: Russie, Corée, Thaïlande, Afrique du Sud, Emirats, Chine).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans chaque procédure est une obligation réglementaire ; les témoins sont communs à plusieurs lots de vaccins afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Observations quotidiennes des animaux et recours aux points limites précis et définis par la Monographie de la Pharmacopée européenne. Mise en place d'enrichissement dans les cages des animaux en phase vaccinale. Pendant la phase d’épreuve et pour des raisons de sécurité vis-à-vis du personnel, il n’y a pas d'enrichissement.
Choix des espèces
La souris est imposée par la Monographie 0451 de la Pharmacopée Européenne, par le test NIH (National Institute of Health) et dans les spécifications et le dossier d’AMM en Chine. Jeunes animaux sevrés imposés par les Monographies et dossiers d’AMM.
Evaluation de l’efficacité des produits immunologiques dans le cadre de développements de produits destinés à protéger des espèces domestiques contre un agent pathogène – Avenant à l’autorisation de projet #23290
- Formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".
Objectifs
Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Procédures
En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.
Remplacement
L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.
Réduction
Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).
Raffinement
Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.
Choix des espèces
De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.
Formation pratique à l’endoscopie interventionnelle digestive sur modèle porcin
- Formation professionnelle
90 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit jusqu'à onze interventions d'endoscopie digestive, dix dissections sous-muqueuse et une gastroentéroanastomose, au cours d'une anesthésie d'environ sept heures, pour entraîner des médecins gastroentérologues déjà en exercice. Le porteur indique que le réveil et le maintien en vie seraient accompagnés de douleur et d'inconfort digestif, ce qui motive la mise à mort en fin de séance. Il affirme qu'il est "indispensable" de pratiquer ces techniques sur un animal vivant, les simulateurs ne reproduisant ni les mouvements respiratoires ni les complications opératoires.
Objectifs
L’endoscopie a initialement été utilisée pour le diagnostique (endoscopie de niveau 1), et s’est développée pour réaliser de nombreux actes thérapeutiques (endoscopie interventionnelle de niveau 2 ou 3). Elle permet l’utilisation d’un abord naturel, par conséquent mini-invasif pour traiter des pathologies graves avec le moins de morbidité possible. Parmi les pathologies concernées, nous pouvons citer le cancer colorectal responsable de 18000 morts par an pour lequel un dépistage de masse est organisé afin de découvrir des lésions précancéreuses, les polypes. La dissection sous muqueuse est l’une des techniques qui permet de retirer les polypes, en un seul fragment, permettant ainsi d’éviter une prise en charge chirurgicale plus morbide. Cette technique permet les traitements de cancer du colon mais également de l’estomac, de l’œsophage et du rectum correspondant ainsi à un nombre de patient important. La seconde pathologie cancéreuse en augmentation constante dans le monde et en France est le cancer du pancréas. La survie des patients est inférieure à 10% à 5 ans. Dans certains cas ce cancer comprime le duodénum empêchant l’alimentation de patient en situation de soin palliatif. La technique de gastroentéroanastomose sous échoendoscopie permet de créer en voie de dérivation pour permettre le passage de l’alimentation. Cette technique est plus délicate que la pose de prothèse duodénale mais permet une perméabilité de la prothèse plus importante et ainsi une réalimentation et une qualité de vie amélioré de ces patients palliatifs. Outre son utilité dans le cancer du pancréas cette technique peut être utile dans les sténoses duodénales tumorales, ou pour la réalisation de By pass endoscopique. L’évolution constante des techniques et leur diversité croissante, impose une formation adaptée afin de pouvoir réaliser ces gestes en sécurité chez le patient. L’objectif de ce projet est de réaliser des formations pratiques pour les médecins gastroentérologues dans ces deux techniques :la dissection sous muqueuse et la technique de gastroentéroanastomose. La société européenne d’endoscopie gastrointestinal recommande ou impose la formation à ces techniques sur simulateurs et modèles animaux avant d’être pratiquées chez l’homme afin d’éviter tout risque de complications chirurgicales.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but de former les praticiens gastro-entérologues à des gestes techniques complexes de l’endoscopie digestive interventionnelle qui nécessitent un entrainement régulier. Les bénéfices seront importants pour la sécurité des patients qu’ils auront à traiter par la suite.
Procédures
La veille du traitement, les animaux seront mis à jeun pour la nuit. Le jour du traitement, les animaux seront placés sous anesthésie générale et sous antalgiques. Deux types d'intervention seront réalisées: la dissection sous muqueuse et la gastroentéroanstomose sous échoendoscopie. Il y aura au maximum 11 interventions par animal (10 dissections sous muqueuse et 1 gastroentéroanastomose). A la fin des différentes interventions, l'animal sera maintenu sous anesthésie générale et mis à mort . Le temps d'anesthésie sera d'environ 7 heures pour chaque animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles sur l'animal au cours de la procédure peuvent etre le stress avant l'anesthésie de l'animal, et les risques d'hémoragie en cours d'intervention (qui seront traitées rapidement). La procédure est entièrement réalisée sous anesthésie générale et sous analgésie.
Devenir
Les 90 porcs du projet (sur 5 ans) seront mis à mort à la fin de la procédure car de nombreux actes sont réalisés sur le même animal (10 prélèvement lors des dissections sous muqueuse et 1 gastroentéroanastomose) et le réveil et le maintien en vie de l'animal seraient accompagnés de douleur et d'inconfort digestif pour l'animal.
Remplacement
Des formations pratiques sur simulateur existent pour s'entrainer à des gestes simples d'endoscopie et de manipulation des endoscopes. Cependant , elle ne permet pas de mimer les mouvements respiratoires et les complications opératoires. C’est pourquoi il est indispensable de pratiquer ces deux techniques (dissection sous muqueuse et gastroentéroanastomose sous échoendoscopie) sur modèle animal avant de passer sur l’homme. La formation sur animal vivant est essentielle pour acquérir la maitrise des nouvelles techniques dans des conditions proches de celles observées chez l’homme avec gestion des mouvements respiratoires, prise en charge des hémorragies et gestion des perforations. Il n'existe pas de modèle in vitro ou de modèle simulé par ordinateur qui puissent imiter ces éléments.
Réduction
Afin de réduire le nombre d’animaux, plusieurs actes seront réalisés sur le même animal. Un maximum de 10 dissections sous muqueuse et une seule gastroentéroanastomose (pour des raisons anatomique) seront réalisés sur chaque animal.
Raffinement
Les porcs arriveront sur place au minimum une semaine avant la procédure pour leur permettre de s’habituer aux lieux et ainsi diminuer leur stress. Ils seront logés dans un box sur litière de paille ou de copeaux de bois agrémenté de jouets. Dans le cas des formations régionales ,ils seront logés par groupes sociaux afin de respecter leur comportement grégaire. En cas de température inférieure à 10 degrés dans l’animalerie, un système de chauffage individuel sera activé. Le personnel animalier observera deux fois par jour les animaux (comportements, apétit) afin de repérer d’éventuels signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels seront immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les animaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés de l’essai. La procédure se déroulera sous anesthésie générale (AG) et sous antalgiques.
Choix des espèces
Le porc est l’animal choisi en raison de la proximité anatomique du tractus digestif avec celui de l’homme et d’une composition similaire des muqueuses et sous muqueuse permettant la réalisation de la technique. Pour ces raisons la technique de dissections sous muqueuse peut être réalisée de manière identique à la technique chez l’homme sans matériel spécifique à l’espèce. Les animaux auront un poids entre 40 kg et 50 kg maximum, afin que la taille de l'oesophage et de l'estomac soit le plus comparable à ceux de l'homme et quele matériel endoscopique humain soit de longueur correcte.
Apprentissage de techniques chirurgicales : asepsie, laparotomie et ovariectomie
- Formation professionnelle
440 lapines vont être utilisées, opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Chaque étudiant vétérinaire de quatrième année pratique l'ablation d'un ovaire par laparotomie, une intervention de deux à quatre heures, non pour soigner l'animal mais pour s'entraîner au geste. Le porteur précise que ces lapines sont des animaux de production destinés à la réforme et que la durée de l'opération, très supérieure à la normale, ainsi que les erreurs d'asepsie liées à l'inexpérience motivent leur euthanasie en fin d'intervention. Il décrit un projet de simulateur en 3D "en cours d'élaboration" qui remplacerait les lapines s'il aboutit sous cinq ans, tout en jugeant les mannequins actuels insuffisants.
Objectifs
L'objectif du projet est de former les étudiants vétérinaires en 4ème année à des gestes chirurgicaux qu'ils auront à réaliser couramment dans la suite de leur cursus (rotations cliniques) et au cours de leur vie professionnelle future. L'apprentissage du comportement à adopter dans un bloc chirurgical et des bonnes pratiques en matière de chirurgie sont des compétences attendues dans le référentiel des études vétérinaires.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu est l'acquisition pratique, par les étudiants vétérinaires, de compétences chirurgicales basiques, qu'ils pourront mettre à profit dans la suite de leur cursus, lorsqu'ils auront à réaliser des ovariectomies sur des lapins ou des carnivores domestiques appartenant à des clients, et lors de leur vie professionnelle future.
Procédures
Injections sur animaux vigiles pour les anesthésier : prémédication : 1 injection sous-cutanée de xylazine (5 mg/kg), induction : 1 injection intramusculaire (muscles lombaires) d'un mélange acépromazine (0,75 mg/kg) /kétamine (35 mg/kg), durée : 10 à 15 secondes par injection. Intervention chirurgicale sur animaux anesthésiés : laparotomie + ovariectomie, durée : 2 à 4 heures. Injections sur animaux anesthésiés : injection éventuelle d'une demi-dose supplémentaire d'anesthésiques (acépromazine/kétamine) par voie intramusculaire (muscle triceps), durée : 3 à 5 secondes ; injection létale de pentobarbital sodique (152 mg/kg) par voie intraveineuse (veine auriculaire) à la fin de l'intervention chirurgicale, durée : 5 secondes.
Impact sur les animaux
Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale, avec contrôle de l'analgésie et, en fin d'intervention, les animaux seront euthanasiés, sans être réveillés. En outre, à tout moment, les encadrants pourront intervenir pour corriger d'éventuels incidents per-opératoires graves (Ex : hémorragie massive). Par conséquent, aucune nuisance majeure n'est attendue.
Devenir
Les animaux utilisés seront des lapines de production, initialement destinées à être réformées, donc sacrifiées. En outre, la durée de l'intervention chirurgicale sera très supérieure à la normale et des erreurs d'asepsie pourront être commises du fait de l'inexpérience et du manque de dextérité des étudiants (comparée à celle d'un chirurgien confirmé), ce qui engendre des risques de complications post-opératoires. La combinaison de ces éléments motive l'euthanasie des animaux sous anesthèsie générale, en fin d'intervention chirurgicale.
Remplacement
Les modèles de simulation actuellement disponibles sur le marché (mannequins reproduisant une portion d'abdomen de chat) ne permettent pas d'obtenir un niveau de réalisme suffisant pour préparer les étudiants aux conditions de pratique "de terrain". L'idéal serait de disposer de modèles qui, au-delà de reproduire uniquement l'anatomie de la cavité abdominale, simuleraient les mouvements respiratoires et des différents organes abdominaux (notamment intestins et vessie) et pourraient également être évolutifs, de manière à pouvoir placer les érudiants dans des situations potentiellement délicates (saignements, patiente obèse, utérus pathologique ...). Un projet visant à concevoir ce type de modèles et impliquant notre établissement et des professionnels de l'animation en 3D est en cours d'élaboration. Si ce projet abouti dans un délai inféreur à 5 ans, nous abandonnerons l'utilisation de lapines au profit des modèles alternatifs ainsi mis au point.
Réduction
Le nombre de lapines nécessaire a été calculé de manière à permettre à chaque étudiant de 4ème année (176 étudiants/promotion en moyenne sur 5 ans) de réaliser l'ablation d'un seul ovaire, ce qui est le minimum pour l'apprentissage de l'ovariectomie.
Raffinement
Au cours de leur cursus universitaire, les étudiants auront préalablement (en 3ème année) participé à une séance de TP portant sur le maniement des instruments chirurgicaux et la réalisation de l’hémostase (manipulation du bistouri électrique), de sutures et de ligatures sur des pieds de porc et de la peau artificielle. Le jour de la séance, avant d'intervenir sur les animaux, ils regarderont un film, commenté en direct par les encadrants, leur présentant les gestes chirurgicaux qu'ils auront à réaliser. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale (prémédication à la xylazine (5 mg/kg), injectée par voie sous-cutanée, puis, 20 minutes plus tard, induction grâce à un mélange acépromazine (0,75 mg/kg) /kétamine (35 mg/kg), injecté par voie intramusculaire) Tout au long de l'anesthésie, le degré de narcose, d'analgésie et de myorelaxation sera évalué par les enseignants chercheurs encadrant le TP, grâce à la mesure des fréquences cardiaque et respiratoire, de l'évaluation du tonus musculaire, de l'observation des globes oculaires (position, diamètre de la pupille) et du réflexe palpébral. Toute diminution de la profondeur de l'anesthésie sera corrigée par l'injection immédiate d'une demi-dose supplémentaire d'anesthésiques par voie intramusculaire.
Choix des espèces
Avec l'augmentation du nombre de nouveaux animaux de compagnie (NAC), les vétérinaires sont de plus en plus amenés à pratiquer des ovariectomies chez des lapines. Par ailleurs, étant donné que le format du lapin est proche de celui du chat, il constitue également un bon modèle pour l'apprentissage de l'ovariectomie chez la chatte. Par ailleurs, son caractère doux et ses caractéristiques anatomiques (peu de graisse en général) facilitent respectivement les manipulations pré-opératoires et la réalisation de l'intervention chirurgicale par les étudiants. Enfin, même si la lapine n'est pas le modèle idéal pour aborder l'ovariectomie de la chienne, si la configurationanatomiques, les procédures et les gestes sont bien compris, les étudiants disposeront des premières bases sur lesquelles s’appuyer pour appréhender l’intervention sur dans cette espèce. Les femelles doivent avoir atteint la maturité sexuelle. L’âge peut varier d’un lot à l’autre, en fonction des disponibilités du fournisseur. Toutefois, les animaux étant euthanasiés en fin de procédure, il a été précisé au fournisseur que l'utilisation de lapines de réforme devait être privilégiée.
Travaux pratiques pour des sessions de formations en expérimentation animale sur modèle rongeur.
- Formation professionnelle
Rats : 1785
3 235 rats et souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures menées en partie sous anesthésie sans réveil et de gravité légère. Ils servent de supports d'apprentissage à des stagiaires qui s'exercent aux prélèvements, à la pose de cathéters dans la carotide et la jugulaire, à l'intubation, à la trachéotomie et à la neurochirurgie, non pour produire des connaissances mais pour valider une qualification réglementaire. Le porteur reconnaît un stress accru lié à la manipulation par des apprenants et à leur maîtrise imparfaite des gestes. Il affirme que le recours à l'animal vivant est "indispensable", tout en remplaçant certaines sutures par de la peau de cochon et des rats factices.
Objectifs
Ces travaux pratiques sont réalisés dans le cadre de formations dispensées par le CNRS dans le but d'acquérir une qualification rendue obligatoire par la règlementation européenne dans l'exercice de ses fonctions.
Bénéfices attendus
acquérir une qualification rendue obligatoire par la règlementation européenne dans l'exercice de ses fonctions.
Procédures
Prélèvements et injections 14 rats et 20 souris par session 3h. Implantation d'un système de télémétrie 6 rats par session 3h. Implantation de cathéters dans la carotide et la jugulaire 6 rats par session 3h. Réalisation d'une intubation et d'une trachéotomie 5 rats par session 3h. Bonnes pratiques en neurochirurgie 6 rats par session 4h. Implantation de canules intracérébrales chirurgie générale chez la souris 10 souris par session 3h.
Impact sur les animaux
stress à cause du nombre de stagiaires. mauvaise maitrise de la contention, injections, prélèvement car apprentissage. stress de l'introduction de la canule pour le gavage limitée par sedatif
Devenir
Mise à mort
Remplacement
Cette série de travaux pratiques a un double objectif: faire prendre conscience aux stagiaires des contraintes liées à l’expérimentation animale en leur inculquant de bonnes pratiques respectueuses de l’animal mais aussi mettre en œuvre diverses méthodes d’investigation qu’ils n’avaient jusqu’alors peut-être jamais abordées. Le recours à l’animal en conditions in vivo est indispensable pour atteindre ces objectifs. Bien que ce recours ne puisse être évité, le principe de remplacement est utilisé pour les techniques de sutures qui sont réalisées sur de la peau de cochon et l’utilisation de rats KOKEN.
Réduction
Le nombre de rongeurs utilisés est calculé au plus juste : nécessité d’un animal pour l’intervenant à chaque TP pour la démonstration de l’intervention ainsi qu’un animal par binôme/trinôme de stagiaires pour l’apprentissage.
Raffinement
Afin de minimiser l’angoisse de certains animaux dus au contexte d’une activité de formation (nombreuses personnes présentes), ceux-ci sont familiarisés à la manipulation par un technicien avant le déroulement du TP. Ils sont isolés dans une pièce annexe et sont amenés dans la salle de TP au fur et à mesure des besoins. Afin de réduire la douleur lors des actes chirurgicaux, des injections de solution de lidocaïne sont administrées sur les trajets des incisions avant ouverture.
Choix des espèces
Pour la réalisation de ces TP, le choix du rat et de la souris est justifié pour étudier les espèces les plus couramment utilisées en laboratoire. Le but étant que les stagiaires puissent reproduire les différentes méthodes acquises en formation dans leur laboratoire. Les animaux utilisés dans le cadre de ces TP sont: • des rats mâles et femelles d'un poids d'environ 300-400 g • des souris mâles et femelles d'un poids d'environ 20-30 g. Le poids de ces animaux est encore limité ce qui rend la manipulation et l’anesthésie plus simples à mettre en œuvre pour les stagiaires.