Conservation des espèces

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  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres poissons : 120
Souffrances
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▲ 120
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Devenir
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Capturés en rivière, anesthésiés puis marqués par une injection de colorant sous la peau, 120 gobies à tache noire mâles sont chauffés dans un bac de terrain jusqu'à perdre l'équilibre, en séances de deux heures trente. Suivent un mois en animalerie, jusqu'à trente-six heures de jeûne, des passages isolés en tunnel de nage et en chambre de respirométrie sous oxygène réduit, et un second échauffement mené jusqu'à l'arrêt de la nage. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré. Tous sont tués à la fin pour prélever leur cœur, leur cerveau et leur muscle et relier ces défaillances à l'état de leurs mitochondries.

Objectifs

Dans un contexte de changement climatique global, les milieux aquatiques continentaux sont de plus en plus soumis à des stress environnementaux (chaleur, hypoxie, etc.) sévères, affectant la physiologie, le comportement et la survie des espèces qui y vivent. Les poissons, ectothermes, sont particulièrement exposés à ces changements. Ainsi, les espèces les plus résilientes pourraient être avantagées et coloniser de nouvelles niches écologiques. Ces espèces invasives entraînent un déséquilibre des réseaux trophiques impactant l’ensemble du milieu. Comprendre les mécanismes qui sous-tendent leur plasticité est donc essentiel pour anticiper les conséquences des contraintes naturelles sur la biodiversité aquatique et orienter les politiques de conservation. Ce projet vise à caractériser les limites de tolérance thermique chez le gobie à tache noire (Neogobius melanostomus), une espèce benthique invasive en forte expansion dans les rivières européennes, notamment en France. Cette espèce semble capable d’occuper des habitats plus contraignants que ceux d’espèces endémiques, notamment des zones de fond à faible teneur en oxygène. Cette tolérance à l’hypoxie contribuerait à son succès invasif en lui permettant d'exploiter une niche écologique plus large. Le projet repose sur une approche expérimentale comparative combinant plusieurs indices de tolérance thermique basés sur les performances de nage qui seront mesurés dans des dispositifs dédiés à la fois sur le terrain et en laboratoire. La comparaison de ces deux situations n’a jamais été effectuée auparavant et sera complétée par des mesures en condition d’oxygène réduite, caractéristique importante des milieux dégradés. En combinant mesures de performances/tolérances thermiques (CTmax terrain et laboratoire, CTswim) et analyses mitochondriales sur cœur, cerveau et muscle, ce projet vise à fournir une compréhension multi-échelle de la tolérance thermique chez une espèce envahissante, et à identifier les traits qui favoriseraient sa progression dans les milieux aquatiques soumis au changement global. Ce projet implique la capture de gobies sauvages dans la Saône et des expérimentations en conditions de terrain et en animalerie agréée.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à affiner notre compréhension des limites de tolérance thermique chez le gobie à tache noire, une espèce invasive largement répandue dans les grands cours d’eau d’Europe. Il s’agit notamment de comparer différents indicateurs de tolérance thermique : la CTmax, mesurée soit en conditions naturelles, soit en conditions contrôlées, et la CTswim correspondant à une perte fonctionnelle locomotrice sous contrainte thermique. (1) Sur le plan fondamental, cette étude permettra d’identifier les mécanismes écophysiologiques impliqués dans la défaillance thermique, en reliant les seuils critiques comportementaux (perte d’équilibre, arrêt de nage) au fonctionnement des mitochondries de plusieurs organes (cerveau, cœur, muscle). L’approche multi-échelle utilisée (de l’organisme à la cellule) contribuera à clarifier les processus qui limitent les performances thermiques des poissons dans leur environnement. (2) Sur le plan méthodologique, le projet interroge la robustesse d’un indicateur largement utilisé (la CTmax) selon le contexte expérimental (terrain vs laboratoire), et propose une alternative potentiellement plus pertinente d’un point de vue écologique : la CTswim, qui intègre la composante locomotrice, essentielle à la survie (fuite, alimentation, reproduction). (3) Sur le plan appliqué, les résultats aideront à reconsidérer les indicateurs utilisés pour la gestion thermique des milieux aquatiques. Si la CTswim se révèle plus sensible que la CTmax, notamment en conditions hypoxiques, elle pourrait constituer un nouveau seuil critique pertinent à intégrer dans les modèles de niche thermique, la planification de la restauration écologique ou l’évaluation des risques liés aux canicules aquatiques. Enfin, l’étude du gobie comme modèle invasif permettra d’identifier des traits fonctionnels susceptibles de favoriser la résilience thermique et l’occupation de niches écologiquement stressantes, offrant ainsi des clés pour mieux comprendre les dynamiques d’invasion dans un contexte de changement global.

Procédures

Les poissons seront soumis à plusieurs interventions expérimentales réparties en séquences, selon les deux procédures décrites dans le projet. - Capture et marquage individuel Après la capture en milieu naturel (temps d’émersion

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont principalement liés au stress physiologique induit par : - La capture en milieu naturel, - Le changement d’environnement (transition rivière → laboratoire), - Les manipulations expérimentales (chambre de nage, respirométrie, échauffement thermique). Ce stress peut favoriser des troubles immunitaires et l’apparition d’infections opportunistes, notamment chez des individus déjà fragilisés. Ce risque sera réduit par des phases de récupération post-manipulation, une surveillance rigoureuse de l’état des animaux et une stabulation adaptée (eau filtrée, oxygénée, cachettes, densité contrôlée). Les autres effets indésirables incluent : - Le jeûne alimentaire imposé avant les mesures métaboliques (36h max), potentiellement inconfortable mais nécessaire pour éviter les biais liés à la digestion ; - L’isolement temporaire (

Devenir

À la fin de l’expérience, il est prévu de procéder à des échantillonnages pour analyses mitochondriales (cœur, cerveau, muscle squelettique) sur l’ensemble des individus utilisés. Ces analyses nécessitent l’euthanasie de tous les individus restants, conformément au plan expérimental, afin de relier directement les performances thermiques et locomotrices aux mécanismes cellulaires.

Remplacement

A ce jour, seule l’expérimentation sur animaux permet de réaliser une étude intégrative qui prend en compte l’ensemble de l’organisme et ses réponses physiologiques, surtout lorsqu’il s’agit d’animaux sauvages. Cela permet notamment de caractériser les interactions complexes entre les tissus et leurs fonctions cellulaires. Cette vision globale est indispensable pour étudier de façon complète, les réponses métaboliques de l’animal face à son environnement

Réduction

Compte tenu de la variabilité interindividuelle attendue (taille, masse, capture en milieu naturel), le nombre d’animaux a été réduit au strict nécessaire tout en garantissant la pertinence scientifique et statistique. Le marquage individuel permet d’appliquer des tests à mesures répétées, prenant l’individu comme facteur aléatoire, ce qui réduit fortement le besoin d’effectifs supplémentaires. Notre plan expérimental inclut : • Deux conditions d’oxygénation (100 % vs 20-50 % de saturation en O₂), • Deux statuts expérimentaux (poissons testés en CTmax terrain vs individus naïfs). Nous travaillons uniquement sur des mâles pour limiter la variabilité liée au sexe et réduire le nombre d’animaux nécessaires. L’effectif final (120 individus) est équilibré entre conditions et prend en compte une faible marge pour compenser la mortalité possible (transport, acclimatation, manipulations), inévitable avec des individus sauvages. Cet effectif se base sur la taille d’échantillons décrite dans les articles publiés sur le sujet.

Raffinement

Lors des protocoles in vivo, un des principaux objectifs est de limiter au maximum le stress et la douleur des animaux. Chaque geste contraignant (mesures et changement de milieu – tunnel, chambre ou nouvel aquarium) sera réalisé sous anesthésie légère, suivi par un temps d’acclimatation de 12h dans le tunnel de nage avant les protocoles de respirométrie. Après chaque expérience, les poissons seront replacés dans leur aquarium de stabulation et toutes les précautions seront prises pour leur éviter toutes nuisances visuelles et sonores. Les gobies seront maintenus dans des aquariums en densité adaptée à leur espèce, agrémentés de plantes artificielles et de gravier. Des cachettes adaptées des constitués de tubes PVC seront disposées dans les aquariums. Les poissons seront nourris une fois par jour, avec des cubes de moules hachées avec du mix (différentes larves de moustiques, daphnies et de la verdure (épinards, spiruline)) et lors du nourrissage, leur comportement sera particulièrement observé. En effet, si un poisson ne se nourrit pas, des mesures seront prises à son égard. Une observation biquotidienne sera réalisée par le personnel animalier et les expérimentateurs afin de veiller au bien-être des animaux depuis leur arrivée à l’animalerie jusqu’à l’euthanasie. Les états de santé et de bien-être des animaux seront ainsi évalués en prenant en compte les signes cliniques et comportementaux selon des grilles d’évaluation afin de définir des points limites adaptés et précoces pour mettre fin à toute douleur incompatible avec les objectifs du projet. Dès l’apparition de signes cliniques de mal-être, les animaux seront sortis du protocole et remis en conditions standard d’élevage. Dans le cas où des signes de douleur ou de mal-être devaient persister au-delà de 24 heures après la mise en stabulation, les animaux seront euthanasiés selon la réglementation en vigueur.

Choix des espèces

Le gobie à tache noire (Neogobius melanostomus) a été choisi comme modèle en raison de son fort intérêt de la communauté scientifique quant à son impact écologique. Espèce benthique exotique envahissante, elle colonise rapidement les cours d’eau français (Moselle, Saône, Doubs) et entre potentiellement en compétition avec des espèces autochtones en occupant des habitats hypoxiques peu accessibles à ces dernières. Son comportement locomoteur particulier (nage par bursts, maintien au substrat) et sa tolérance apparente à l’hypoxie en font un modèle idéal pour explorer les limites physiologiques et bioénergétiques de la tolérance thermique. Par ailleurs, le gobie est classé en préoccupation mineure (LC) sur la liste rouge UICN. Sa capture en milieu naturel, dans le cadre d’autorisations préfectorales spécifiques, n’entraînera aucun impact significatif sur les populations locales, d’autant plus qu’il s’agit d’une espèce prolifique, suivie dans plusieurs programmes de gestion piscicole régionaux. Tous les individus utilisés sont des adultes mesurant entre 8 et 14 cm, ce qui correspond aux tailles adultes couramment observées dans les populations naturelles. Le choix de ce stade de développement est justifié pour deux raisons principales : - Il garantit une compatibilité optimale avec les dispositifs expérimentaux utilisés (tunnel de nage de 5 L, chambres métaboliques, système CTmax). - Il assure une représentativité écologique : les individus adultes sont les plus exposés aux contraintes environnementales (température, hypoxie) et jouent un rôle clé dans les dynamiques de population (reproduction, territorialité, compétition interspécifique).

  • Conservation des espèces
  • Enquêtes médicolégales
  • Enseignement supérieur
  • Formation professionnelle
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poissons zèbres : 29200
Souffrances
▲ -
▲ 16645
▲ 11205
▲ 1350
Devenir
 -
 16725
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 12475

À quatre jours de développement, des larves de poisson zèbre ont l'intestin sectionné en deux sous anesthésie, geste que le porteur chiffre à dix secondes. 29 200 poissons zèbres vont être utilisés, 16 645 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 11 205 un niveau modéré et 1 350 un niveau sévère. La mortalité annoncée après cette section intestinale atteint environ 20 %, et le porteur prévoit que certains inhibiteurs testés altèrent la régénération, ce qui pourrait encore l'augmenter. 16 725 individus restent vivants au titre de l'élevage des lignées, les autres sont tués par surdose d'anesthésique après cinq séances d'observation au microscope, pour analyse post mortem.

Objectifs

Les cytokines sont des acteurs essentiels du système immunitaire, assurant la communication intercellulaire grâce à des récepteurs spécifiques situés à la surface des cellules cibles, qui transmettent leur signal. Produites principalement en réponse à un agent infectieux (virus, bactérie ou constituant) par les cellules lympoides innées (ILC), elles agissent comme médiateurs de l’immunité. La colonisation intestinale par les micro-organismes commensaux (organismes vivant dans l’hôte sans lui nuire) débute avec l’ingestion de nourriture et s’intensifie avec l’introduction d’aliments secs dans l’alimentation des poissons. Cytokines et microbiote participent à des processus cellulaires comme la prolifération, la mort et la migration des cellules. Ils jouent aussi un rôle clé dans l’inflammation et la fonction de barrière intestinale, qui empêche le passage du contenu (microbes, toxines, etc) de l’intestin vers l’intérieur du corps. Cependant, leurs interactions restent mal comprises, notamment durant la physiologie normale et la régénération après une lésion grave de l’intestin. L'objectif principal du projet est d'étudier le rôle de l'interaction entre les cytokines et le microbiote dans la physiologie et la régénération de l'intestin après une blessure qui laisse l'intestin non fonctionnel. Pour atteindre cet objectif, nous utiliserons le poisson-zèbre, qui est largement utilisé dans les études biologiques. Ce modèle offre des avantages uniques, tels que sa transparence durant les premiers stades de développement, permettant d’observer les conséquences des interactions entre le microbiote et les cytokines dès les premiers jours de vie. Il présente également une grande capacité de régénération, ce qui en fait un outil précieux pour étudier les facteurs déterminant une régénération tissulaire réussie. L’identification de ces facteurs et la compréhension de leurs mécanismes moléculaires ont pour but d’apporter des connaissances utiles à la régénération intestinale humaine après une lésion.

Bénéfices attendus

La régénération est la capacité à restaurer un organe ou un tissu endommagé par une blessure ou une dégénérescence. Cependant, les mammifères, y compris les humains, ont un potentiel régénératif limité, qui diminue avec l'âge. En conséquence, les dommages graves subis par de nombreux organes essentiels sont irréversibles, ce qui entraîne des problèmes de santé potentiellement mortels. Bien que l'on ait longtemps pensé qu'il avait été perdu au cours de l'évolution, le potentiel régénératif semble persister à l'état latent et pourrait être réactivé. Il est donc très important et utile d'identifier les mécanismes fondamentaux de la régénération chez les espèces qui sont naturellement capables de se régénérer efficacement. Le poisson zèbre, en raison de sa remarquable capacité à régénérer la plupart de ses organes, est devenu un modèle de référence en biologie régénérative. Il a révélé que certains mécanismes de régénération sont conservés chez les mammifères et pourraient être réactivés, ouvrant la voie à des approches innovantes en médecine humaine (doi: 10.3390) Ce projet vise des avancées significatives pour la santé humaine et la médecine régénérative en étudiant le rôle clé des cytokines et du microbiote dans la guérison intestinale. À court terme, il pourrait améliorer notre compréhension des maladies intestinales telles que les MICI (maladies inflammatoires chroniques de l’intestin) et, à long terme, inspirer des traitements innovants pour les lésions graves, réduisant la nécessité d'interventions chirurgicales complexes. Cela bénéficierait non seulement aux humains mais aussi à d'autres espèces, tout en approfondissant nos connaissances scientifiques sur les interactions entre notre corps et les micro-organismes.

Procédures

À 4 jours après la fécondation, les larves subiront une intervention : une partie de leur tube digestif, située près de leur sortie uro-génitale, sera coupée en deux parties après qu’elles aient été profondément anesthésiées (La coupe de l’intestin ne prend pas plus de 3 minutes entre l’anesthésie et la fin de l’acte). Une fois remises, les larves seront de nouveau anesthésiées (l’anesthésie peut durer de 10 à 30 min.) pour être observées au microscope sans stress. Cette observation sera répétée 5 fois jusqu’à leurs 10 jours de développement. Certaines larves seront prélevées après observation et euthanasiées avec une forte dose d’anesthésiant pour analyse post-mortem. D’autres larves recevront des substances (appelées "drogues" en termes scientifiques) qui pourraient influencer la régénération de l’intestin. Ces drogues seront directement administrées dans l’eau des larves pendant une durée qui est fonction de la drogue mais connue de la littérature. Ensuite, les larves sont remises dans une eau sans droque. Elles seront également observées par imagerie pour voir si ces substances ont un effet (l’anesthésie peut durer de 10 à 30 min.) Au bout de 10 jours, suite à la dernière observation, elles seront tuées par surdose d’anesthésiant pour analyse post-mortem. Enfin, nous ferons grandir des larves dans un environnement stérile, sans microbes grâce à un milieu contenant des antibiotiques. À 5 jours, elles subiront aussi une coupure de l’intestin sous anesthésie (pas plus de 3 minutes entre l’anesthésie et la fin de l’acte). Ces larves seront ensuite placées avec d’autres larves élevées dans un environnement normal (sans antibiotique), contenant des microbes. Ces larves seront observées 5 fois sous le microscope sous anesthésie (l’anesthésie peut durer de 10 à 30 min.) jusqu’à leurs 10 jours de développement. Comme précédemment, au bout de 10 jours, suite à la dernière observation, elles seront tuées par surdose d’anesthésiant pour analyse post-mortem.

Impact sur les animaux

Il est possible que certaines lignées créées présentent des phénotypes dommageables entraînant par exemple des scolioses prématurées ou des problèmes de reproduction. Pour génotyper le poisson, il est nécessaire de prélever du tissu par biopsie (ici, un prélèvement de quelques millimètres de la queue), ce qui induit une douleur légère lors de l’incision. L’intervention ne dure pas plus de 30 secondes. Le prélèvement de très faible taille induit une gêne légère dans le déplacement, la régénération de la nageoire étant complète en moins de 5 jours. Suite à la coupe de l’intestin, les poissons peuvent ressentir une gêne pour la nage. Le taux de mortalité est autour de 20% suite à cette chirurgie. Les concentrations d’antibiotiques dans lesquels les larves vont se développer sont adaptées pour leur développement Suite à nos travaux issus d’une autre autorisation, nous ne rencontrons pas de mortalité dû aux antibiotiques présents dans le milieu.dû aux antibiotiques présents dans le milieu. En ce qui concerne l'utilisation d'inhibiteurs, leur utilisation a déjà été rapportée dans des articles de recherche utilisant des larves de poisson zèbre. Nous appliquerons donc les traitements (concentration et durée d'exposition) décrits dans la littérature. Nous nous attendons à ce que certains inhibiteurs altèrent le processus de régénération, ce qui pourrait potentiellement entraîner une augmentation de la mortalité après une blessure.

Devenir

A l’exception de la première procédure d’élevage de poissons utilisés ensuite dans les procédures suivantes, les animaux seront mis à mort pour des analyses post mortem.

Remplacement

Pour notre projet, nous nous appuyonsà la fois sur sur des données déjà accessibles au public et sur nos propres données de séquençage de l’ARN issues du modèle poisson-zèbre. Cettetechnique permet d’identifier et de quantifier le matériel génétique à un moment précis Actuellement, la culture in vitro de l’intestin et sa colonisation par un microbiote restent actuellement impossibles. Par ailleurs, la régénération est une interaction complexe entre les éléments moléculaires, cellulaires et environnementaux. Ceci ne peut pas être transposé dans les cellules et il n’existe pas d’alternative non animale. Il est donc difficile de trouver un remplacement efficace et suffisamment proche des mécanismes que nous souhaitons étudier.

Réduction

Nous combinons, autant que possible, des méthodes d’analyse multiples à partir des mêmes animaux (les animaux observés en microscopie seront mis à mort pour utiliser leur intestin pour extraire l’ARN.) de manière à réduire le nombre d’animaux utilisés dans ce projet. Les tailles des lots ont été déterminées en fonction de notre expérience passée ou celle de collaborateurs proches. Les prélèvements seront réalisés de manière à pouvoir mettre en œuvre le maximum d’analyses pour une larve donnée (études génomiques, cellulaires, histologiques). Cette optimisation des échantillons permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans le projet.

Raffinement

Les observations ont été définies selon notre expérience et celle de collaborateurs. Les expériences sont généralement courtes, et les animaux sont systématiquement anesthésiés avant toute intervention, chirurgicale (biopsie de la queue pour l’identification, coupe de l’intestin pour le projet) ou non chirurgicale (imagerie). Pour déterminer le génotype, nous mettons en place l’écouvillonnage (prélèvement d’ADN contenu dans le mucus par frottement de la peau avec un coton) en parallèle de la coupe de queue. Cela permettra de comparer les résultats et d’évaluer si cette méthode, moins invasive, est aussi fiable. À terme, elle pourrait remplacer le finclip. Tout le matériel utilisé sera stérilisé ou décontaminé pour limiter les risques d’infection et favoriser la cicatrisation. Après intervention, les poissons seront placés 24 h dans un bac équipé d’un séparateur transparent, sur fond de galets, contenant un milieu avec analgésique et antifongique. La cicatrisation est obtenue en 1 jour et la régénération de la queue en 5 jours. La coupe prend moins de 30 secondes hors de l’eau. Un suivi du réveil et du bien-être est réalisé selon une grille validée par l’animalerie. Pour la coupe intestinale, la larve est anesthésiée. L’intervention dure 10 secondes. Du matériel stérile à usage unique est utilisé. Après la chirurgie, l’animal est placé dans un milieu contenant un antiseptique. La cicatrisation s’observe en 2 jours, avec un suivi selon une grille établie avec le SBEA. En cas de signe de mal-être d’un poisson, nous agirons pour réduire le stress / douleur.. L’animal est mis à mort si son état le nécessite. De plus, nous aurons souvent recours à des méthodes d’analyse non-invasives grâce à des marqueurs fluorescents pouvant être suivis facilement du vivant de l’animal. Grâce à cela, les animaux n’ont pas besoin d’être génotypés. Il suffit d’observer les larves très jeunes (autour de 4 jours après la fertilisation des oeufs) pour visualiser l’expression du gène d’intérêt et sélectionner ainsi les animaux.

Choix des espèces

Notre compréhension du rôle des cellules, des gènes de l'hôte et du microbiote dans le développement des organes des vertébrés reste limitée chez les mammifères. Ces modèles rendent difficile la manipulation précise de l'environnement et le suivi en temps réel du développement intestinal. Pour dépasser ces obstacles, nous utilisons le poisson zèbre, un modèle qui allie ses atouts naturels aux avancées technologiques. Partageant 70 % de ses gènes avec l'Homme, le poisson zèbre est idéal pour étudier le développement des vertébrés grâce à sa facilité de manipulation génétique, sa descendance abondante, sa transparence et son développement rapide hors de l’organisme maternel. Ce modèle permet également d'explorer les interactions spécifiques au microbiote et les mécanismes de régénération cellulaire. Enfin, les similitudes immunitaires entre poissons et mammifères renforcent son intérêt scientifique. Pour l’élevage, nous aurons besoin d’animaux de 5j jusqu’à 18 mois. Des protocoles expérimentaux autres que les techniques d’élevage s’effectueront sur des larves de 4 jours jusqu’à 10 jours. Nous avons choisi cet espace du stade de développement car nous souhaitons caractériser l’expression de ces cytokines au cours des stades du développement précoce.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 150
Souffrances
▲ -
▲ 150
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 145
 5
 -

Capturés dans une colonie sauvage de 20 000 couples reproducteurs, 100 manchots royaux adultes et 50 poussins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Certains ont déjà été suivis les années précédentes sans que le porteur puisse l'établir avec certitude, les bagues métalliques ayant été abandonnées pour leurs effets délétères à long terme. Chaque oiseau subit jusqu'à sept prises de sang à la veine alaire en un an, la pose sous la peau d'un transpondeur, un enregistreur fixé aux plumes du dos pendant huit à quinze jours, et un capteur avalé qui reste dans son tube digestif de sept jours à deux mois. Les 145 oiseaux relâchés sur leur site de capture et les 5 réutilisés échappent à la mise à mort, le porteur limitant chaque manipulation à moins de 35 minutes, yeux couverts d'une cagoule opaque.

Objectifs

A l’échelle de la Terre, l’environnement change à un rythme sans précédent. Le changement climatique, la fragmentation des habitats, les interactions entre l’homme et la nature, l’émergence de nouvelles maladies ; tous ces facteurs exercent une pression intense sur des écosystèmes autrefois préservés. De tels changements sont exacerbés dans les milieux polaires des hautes latitudes où le forçage climatique, l’écotourisme et les zones de reproduction limitées accentuent le stress auquel sont soumis les populations animales, en particulier les oiseaux marins. Des connaissances sur les adaptations physiologiques individuelles des oiseaux marins et leurs limites sont nécessaires pour comprendre et prédire si les individus et les populations sont capables ou non de faire face aux changements environnementaux. Le présent projet a pour ambition de poursuivre un observatoire à long terme des réponses physiologiques des manchots royaux aux changements de leurs environnements. Le projet sera construit en combinant des données précédemment collectées, complétées par un suivi annuel d’un échantillon représentatif de manchots se reproduisant dans différentes conditions coloniales et saisonnières (l’objet de la présente demande). Ce suivi permet d’étudier la variabilité inter- et intra-annuelle des réponses physiologiques (en termes d’énergie, de température corporelle et de stress) mises en oeuvre par les oiseaux face aux changements à terre de leur micro-habitat, des conditions de vie en colonie, du parasitisme et de la prédation. En combinant des protocoles d’échantillonnage standardisés sur le long-terme à des outils d’analyse statistiques avancés, nous étudions la contribution des différentes sources exogènes de pressions environnementales (climat, prédation, parasitisme, dérangement lié à l’homme) au phénotype du stress ainsi qu’à la reproduction et al croissance du manchot royal, afin de comprendre à quels facteurs et à quelles périodes ces animaux sont le plus vulnérables.

Bénéfices attendus

Les changements climatiques actuels et ceux prédits par les différent scénarios IPCC posent de nouvelles contraintes pour les espèces animales. Les observations répétées de stress thermique chez le manchot royal (i.e. comportement de halètement et ajustements posturaux des adultes diminuant la protection de l’œuf et du poussin) suggèrent que les espèces sub-Antarctiques sont également sensibles au stress thermique de chaleur, mais il n’existe à ce jour aucune données / publications sur cet enjeu majeur de conservation de la biodiversité. Les résultats obtenus seront cruciaux pour ajuster les projections concernant les dynamiques de populations de cette espèce en fonction des différents scénarios climatiques futurs (IPCC) pour renforcer les mesures de protection des espèces en fonction de leur sensibilité, et permettrons l’utilisation de l’approche la moins invasive possible pour d’autres étude du stress thermique de chaleur chez le manchot royal et possiblement d’autres espèces sub-Antarctiques et Antarctiques

Procédures

Les animaux seront soumis à maximum quatre types d’interventions sur animaux vigiles (maximum 100 adultes de 50 couples et leurs 50 poussins) : - Prélèvement sanguin à la veine alaire (7x en l’espace d’environ 1 an, durée du prélèvement ~ 2 minutes) - Implantation sous-cutanée d’un transpondeur d’identification thermo-sensibles (durée de la pose < 5 min) - Pose d’un enregistreur électronique comportant un accéléromètre tri-dimensionnel et un cardio-fréquencemère sur une durée de 8 à 15j - Equipement avec un logger ingérable mesurant la température interne (en place pour 7 jours à 2 mois selon la durée de rétention naturelle dans le tractus digestif)

Impact sur les animaux

Les procédures du projet sont assez peu invasives (capture, prise de sang, marquage par transpondeur sous-cutané, équipement avec loggers peu invasifs) mais soumettent les individus à un stress de courte durée (manipulations < 35 min). Des manipulations relativement similaires réalisées depuis plus de 15 ans n’ont pas révélé d’effets indésirables sur la reproduction ou la survie des individus.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront relâchés sur leur site de capture. Des animaux ayant participé au suivi à long-terme (classe Légère) les années antérieures comme adultes reproducteurs ou comme poussins pourront être à nouveau suivis, bien que cela reste rare du fait de la taille de la colonie d’étude (20000 couples reproducteurs) et de l’absence de marquage externe permanent des individus ; les bagues métalliques ayant été abandonnées du fait d’effets délétères à long-terme. Etant donné la légèreté des procédures, et l’intervalle de temps d’au moins une année entre la première utilisation et la seconde, aucun effet cumulatif n’est attendu.

Remplacement

Le but de ces études est de comprendre les stratégies adaptatives de l’animal dans son milieu : les méthodes alternatives sont donc inexistantes. De plus, nous étudions un modèle animal qui présente des adaptations particulières et quasi-uniques dans le règne animal, ceci permet d’aborder la notion fondamentale des compromis énergétiques ayant des répercussions sur le taux de reproduction et de survie de l’individu. Nos expérimentations ont pour but de cerner les capacités physiologiques et comportementales d’adaptation de ces animaux aux contraintes de l’environnement, un point clé dans la compréhension des réponses populationnelles au changement global.

Réduction

Le projet est réfléchi afin de réduire au maximum l’impact des procédures sur le bien-etre des animaux et réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Nous mutualisons nos animaux et données avec d’autres programmes scientifiques (la base de données a vocation à être entièrement publique d’ici à 2027, les premiers élements étant déjà publiés en ligne) et cherchons à répondre à plusieurs problématiques en n’utilisant qu’un groupe d’oiseaux. Par ailleurs, les effectifs animaux sont choisis à minima (12-13 couples par zone * 4 zones contrastées pour le suivi longitudinal) au regard d’analyses statistiques permettant de caractériser la variation naturelle observée. Ceci comprend notamment l’étude de l’attribution de variance à travers de modèles statistiques complexes (Modèles Linéaires Mixtes Généralisés (GLMMs), Analyses en Composantes Principales (ACPs), Equations d’Estimations Généralisées (GEEs)).

Raffinement

Des précautions particulières sont prises pour minimiser le dérangement des animaux et réduire l’impact des procédures sur leur bien-être. En termes de Raffinement, nous avons développé une méthodologie d’étude du fonctionnement mitochondrial visant à remplacer les biopsies musculaires par l’analyse des cellules sanguines, ce qui limite considérablement le côté invasif des expérimentations. De manière semblable, nous combinons l’utilisation de transpondeurs pour l’identification des animaux avec la collecte des données de température corporelle afin de minimiser le côté invasif de nos manipulations (transpondeurs thermo sensitifs). Les interventions sur les animaux se limitent en fait à des captures, pesées, mensurations, prises de sang à la veine alaire, identification par transpondeur et pose de biologgers externes ou ingérables. Le temps de manipulation est réduit au minimum grâce notamment à l’intervention de chercheurs confirmés et formés à manipuler des manchots royaux. Durant les manipulations les animaux ont de plus les yeux couverts d’une cagoule opaque qui limite leur stress. Toutes les manipulations sont effectuées dans le calme et les oiseaux sont surveillés en permanence pendant les interventions et quotidiennement après. Nous avons fixé le point limite d’arrêt des manipulations à l’apparition de polypnée (indice du stress de l’animal) ou d’une apathie. Les biologgers utilisés sont fixés (de manière non permanente) en externe sur les plumes dorsales, ce qui n’entraine pas de souffrance chez l’animal. Les modèles que nous déployons sont utilisés en routine avec succès chez cette espèce depuis plusieurs années, sans effets négatifs sur la reproduction et la survie.

Choix des espèces

Le manchot royal est choisi comme modèle au regard de son écologie chez l’adulte que le poussin. Les adultes se nourrissent en mer et jeûnent plusieurs semaines lors des séjours à terre, durant l’incubation et la mue. Ils font face à de fortes contraintes environnementales à terre (stress social, parasites, climat) et en mer (hypoxie en plongées profondes, prédation). Le poussin a une croissance très longue (+1 an) pour un oiseau, interrompue par une phase de jeûne pendant l’hiver austral. C’est un modèle idéal pour l’étude de la plasticité des mécanismes physiologiques et des compromis énergétiques dans un contexte de changement global. Le manchot royal, espèce adaptée au froid, souffre de plus en plus de vagues de chaleur à terre dues au réchauffement climatique (stress thermique), justifiant par ailleurs la recherche de nouvelles méthodologies de suivi non-invasif de la température corporelle des animaux à l’aide de transpondeurs d’identification passifs. Adultes, indispensables pour la part des expériences basées sur l’évaluation du succès reproducteur et les caractéristiques de la recherche alimentaire en mer qu’ils sont les seuls à effectuer. Poussins pour étudier l’influence des conditions environnementales sur la croissance, le statut hormonal et la survie.

  • Conservation des espèces
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Autres oiseaux : 800
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800
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Porteuses de mutations spontanées maintenues à l'état homozygote depuis plusieurs générations, des cailles japonaises se voient prélever du sang à la jugulaire pour en extraire l'ADN. 800 individus vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour identifier quatre mutations qui modifient la couleur du plumage, sa structure et la couleur des coquilles d'œufs. Le geste dure quelques secondes et provoque un stress de contention, une douleur locale et un possible hématome, comprimé trente à soixante secondes. Toutes sont remises en élevage pour le renouvellement des lignées, à l'exception des cailleteaux prostrés plus de vingt-quatre heures sans manger ni boire, retirés puis tués.

Objectifs

Le projet s’inscrit dans la stratégie de préservation et de caractérisation des ressources génétiques animales. Il consiste à produire des cailles porteuses de mutations monogéniques afin d’identifier la base moléculaire de ces phénotypes, et de réaliser des prises de sang pour l’extraction de l’ADN. Les quatre mutations d’intérêt sont : "Rusty", responsable d’une coloration particulière du plumage ; "Curly", responsable d’une modification de la structure du plumage ; et "Blanc" et "Céladon", responsables de la couleur des coquilles d’œufs. Ces mutations ont déjà été localisées sur le génome de la caille grâce à un génotypage réalisé sur deux populations F2 (~200 individus chacune), issues de croisements entre animaux présentant ces phénotypes. L’analyse d’association entre génotypes et phénotypes a permis d’identifier les régions génomiques candidates impliquées dans chacun des quatre caractères . Afin de progresser vers une caractérisation fine des mutations causales, il est nécessaire de séquencer les régions génomiques candidates chez des animaux homozygotes pour les mutations concernées. Cette étape de validation par séquençage exige un ADN de très bonne qualité. Pour cela, des prises de sang seront réalisées sur des individus porteurs avérés des mutations, afin d’obtenir un ADN de haute qualité et d’optimiser le séquençage des régions génomiques d’intérêt.

Bénéfices attendus

Les technologies de séquençage actuelles permettent d'obtenir des données sur plusieurs individus à des coûts plus raisonnables. Ce projet a donc pour but de finaliser le programme qui avait permis de localiser les 4 régions candidates sur le génome de la caille, en identifiant les mutations causales et en assurant la valorisation. L’identification des mutations causales ouvrira la voie à la mise en place de tests de génotypage directs, utilisables dans des programmes potentiels de sélection ou de conservation. Des analyses fonctionnelles pourront ensuite être entreprises pour comprendre finement les mécanismes moléculaires sous-jacents. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de compréhension des bases génétiques de caractères visibles chez la caille.

Procédures

Une prise de sang qui ne durera que quelques secondes à la jugulaire sera réalisée une seule fois.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront conservés pour le renouvellement des lignées.

Remplacement

L'objectif du projet est d'identifier des mutations portées par des animaux maintenus à l'état homozygote depuis plusieurs générations. Le phénotype (couleur ou forme des plumes, couleur de coquille) ne peut être observé que sur des animaux vivants. Cette étude ne serait donc pas réalisable sans ces animaux.

Réduction

Chaque lignée de caille est constituée de 30 femelles et 20 mâles par génération. Cet effectif correspond à un effectif génétique qui représente le minimum nécessaire pour maintenir la variabilité génomique de la lignée et limiter l’augmentation de la consanguinité à environ 1 % par génération.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux cailleteaux de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher . Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite (c’est-à-dire animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les cailleteaux retirés seront euthanasiés en respectant la réglementation en vigueur . Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) sera fourni aux techniciens chargés du suivi des animaux. Cas de la prise de sang à la jugulaire : Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée de la caille par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Ceci permettra de limiter les mouvements éventuels des animaux susceptibles d'engendrer un échec de la prise de sang. Les personnes affectées à cette tâche seront des personnes habituées à la contention et à la prise de sang sur la volaille. Les personnes en charge du prélèvement de sang à la jugulaire ont reçu une formation spécifique à ce geste et sont des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement. Les animaux prélevés seront remis en élevage.

Choix des espèces

Le projet vise l’étude de 4 mutations spontanées chez la caille qui sont impliquées pour l’une dans la coloration du plumage, l’autre dans la structure du plumage et pour les autres, des colorations des coquilles des œufs. Ces travaux nécessitent une approche globale et ne peuvent donc être abordés que par une approche sur les animaux de cette espèce. La caille japonaise a été choisie comme modèle, car c’est l’espèce agronomique cible du projet, celle dans laquelle les mutations sont apparues spontanément. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur, puis les animaux seront élevés jusqu’à 50 jours avant prélèvements.

  • Conservation des espèces
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chats : 4
Souffrances
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▲ 4
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Devenir
 4
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Hébergés dans un établissement utilisateur et porteurs sains d'une maladie génétique de la jonction entre le nerf et le muscle, quatre chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis stérilisés et proposés à l'adoption. Les trois chattes subissent une induction des chaleurs, une ponction d'ovocytes guidée par échographie sous anesthésie générale, puis une ablation des ovaires. Le mâle est soumis jusqu'à six fois à un cathétérisme urétral sous anesthésie pour prélever sa semence, avant d'être castré. Le porteur mentionne des complications possibles, infection utérine, hémorragie, douleur après l'opération, pathologie urinaire liée aux sondages répétés, et présente la ponction échoguidée comme un raffinement par rapport au prélèvement par ouverture de l'abdomen.

Objectifs

La reproduction assistée a fait d’importantes avancées chez certains grands félins sauvages, constituant un outil précieux dans la préservation de ces espèces. Cependant elle reste très peu explorée chez nos chats domestiques, et chez les petits félins sauvages. Chez ces derniers, elle pourrait représenter un apport à la préservation des espèces. Chez les chats domestiques, elle permettrait aux éleveurs de faciliter les croisements entre individus distants géographiquement ou dans le temps, et de préserver des gamètes ou embryons provenant d’individus d’intérêt. En effet actuellement, contrairement à ce qui a pu être développé dans l’espèce canine, la reproduction chez le chat domestique est très majoritairement réalisée sans assistance. Ce projet a pour objectif premier d’évaluer la transposition de méthodes mises au point chez les grands félins, avec une expérience récemment publiée chez un chat domestique, à consolider. L’approche nouvelle inclut le prélèvement échoguidé d’ovocytes (« ovum pick-up ») chez la chatte, la maturation de ces ovocytes en culture (ex vivo), la fécondation in vitro et la congélation des embryons obtenus. Ce projet permettra également de préserver des embryons issus de chattes porteuses saines d’une maladie de la jonction entre le nerf et le muscle (myasthénie congénitale), liée au gène le plus impliqué dans ces pathologies chez l’Homme (ColQ) et de cryopréserver ce modèle d’intérêt biomédical, qui pourra ainsi être utilisé dans l’éventualité d’un besoin pour un projet sur cette maladie. Les 3 chattes porteuses seront stérilisées à la fin du projet et mises à l’adoption, ainsi que le mâle donneur de sperme.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'optimiser un protocole de prélèvement d’ovocytes, maturation ex vivo et fécondation in vitro chez la chatte domestique, et ainsi d’élargir les outils de reproduction assistée disponibles dans cette espèce. Les adaptations qui auront été nécessaires par rapport aux protocoles existants chez les grands félins sauvages pourront constituer une base de travail pour appliquer ces méthodes à des espèces de petits félins sauvages, et ainsi contribuer à la sauvegarde de ces espèces. Enfin, ce projet sera mené sur des chats porteurs d’une anomalie génétique de potentiel intérêt en recherche biomédicale, et les cryopréservations effectuées dans le cadre de ce projet permettront de préserver un possible modèle animal d’intérêt pour la pathologie humaine.

Procédures

- Prélèvements d'ovocytes guidés par échographie, sous anesthésie générale, 1 fois pour chacune des trois chattes. Durée prévisionnelle de la procédure complète (anesthésie => réveil) : 1 heure - Ovariectomie (stérilisation par retrait chirurgical des ovaires) sous anesthésie générale, 1 fois pour chacune des trois chattes. Durée prévisionnelle de la procédure complète (anesthésie => réveil) : 1 heure - Prélèvements de sperme sous anesthésie générale par cathétérisme urétral (équivalent à un sondage urinaire), 6 fois maximum sur le chat mâle. Durée prévisionnelle de la procédure complète (anesthésie => réveil) : 30 minutes - Orchidectomie (castration) sous anesthésie générale 1 fois sur le chat mâle. Durée prévisionnelle de la procédure complète (anesthésie => réveil) : 30 minutes

Impact sur les animaux

Sur les chattes, les effets indésirables possibles incluent : - La survenue d'infections utérines induites par le protocole d’induction de chaleurs (complication rare). - D'éventuelles complications chirurgicales de la procédure de ponction d’ovocyte incluant hémorragie, douleur post-opératoire. - Le stress lié aux anesthésies. Sur le chat : - Le stress lié aux anesthésies. - L'éventuelle survenue d’une pathologie du bas appareil urinaire suite aux cathétérismes urétraux répétés.

Devenir

Nous n'attendons pas de séquelles suite à la mise en oeuvre des différentes procédures prévues sur les 4 chats inclus dans le projet. S'agissant par ailleurs de chats en bonne santé et très sociables, qui seront stérilisés en fin de projet, ils seront mis à l'adoption.

Remplacement

La problématique du projet portant sur la reproduction assistée chez le chat domestique, et le projet nécessitant de travailler sur des gamètes provenant d’individus de cette espèce, il n’est pas techniquement possible d’obtenir ce type de cellules sans avoir recours à un prélèvement sur l’animal (chat domestique). Néanmoins, des phases de mise au point de la technique de prélèvement d’ovocytes ont été réalisées ex vivo au préalable, permettant d’optimiser certaines conditions de prélèvement, notamment la dépression à appliquer pour prélever les ovocytes.

Réduction

Il n’est pas prévu de réaliser de test statistique, s’agissant d’un protocole de validation méthodologique. Le nombre de 3 femelles nous permettra de garantir l’obtention d’un nombre suffisant d’ovocytes pour tester différentes conditions de culture. Sur la technique d’ovum pick-up, celle-ci a été testée jusqu’à aujourd’hui sur une seule chatte, avec succès. Ces trois nouvelles chattes permettront de cumuler davantage de données sur cette nouvelle technique. Un seul chat mâle sera suffisant pour produire la semence nécessaire aux essais de fécondation in vitro. Enfin, ce projet, de par son objectif secondaire qui est de cryopréserver une lignée de chats actuellement hébergés au sein d’un établissement utilisateur pour stopper cet hébergement et placer les chats présents, s’inscrit également dans une démarche de réduction.

Raffinement

Les chats seront hébergés dans un espace de surface supérieure aux exigences réglementaires, aménagé avec des enrichissements permettant aux animaux d’exploiter la verticalité (tablettes en hauteur, arbres à chats), plusieurs zones de confort disponibles (coussins, paniers), des jouets variés à disposition. La nourriture (croquettes) est distribuée dans des « pipolinos », permettant aux chats d’augmenter leur budget-temps alimentation. Les bacs de litière sont changés quotidiennement 7j/7 et des visites tri-quotidiennes 7j/7 sont réalisées par l’équipe de zootechniciens. Dans le cadre du projet, toutes les procédures chirurgicales ou celles impliquant un stress ou nécessitant l’immobilité des chats seront réalisées sous anesthésie générale, et une analgésie adaptée à l’intervention mise en œuvre sera implémentée. Sur le projet lui-même, la mise au point de la technique d’« ovum pick-up » s’inscrit également dans une démarche de raffinement, puisqu’elle a vocation à remplacer le prélèvement plus invasif par laparotomie, y compris sur des espèces de félins sauvage dans le cadre de leur préservation. Enfin, des points limites précoces et adaptés ont été définis, permettant une intervention rapide en réponse à tout signe précurseur de douleur ou de stress.

Choix des espèces

S’agissant de mettre au point une méthodologie de cryopréservation d’embryons dans l’espèce féline, le choix de l’espèce s’est porté sur le chat domestique. Animaux adultes en âge de reproduire, en lien avec la problématique du projet.

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 2355
Souffrances
▲ -
▲ 2355
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Devenir
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 2355
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Piégées jusqu'à vingt-quatre heures, transportées, saisies à la main, anesthésiées par balnéation puis marquées d'un transpondeur sous la peau, 2 355 anguilles européennes vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le porteur classe pourtant la récupération manuelle dans le piège comme un stress sévère et la pose de l'implant comme un stress modéré à sévère. Chaque anguille peut être capturée jusqu'à cinq fois en trois ans, l'espèce étant classée en danger critique d'extinction depuis 2008. Toutes sont remises à l'eau dans le marais salé d'origine, avec une modification possible de leur usage de l'habitat pendant les quatre jours qui suivent.

Objectifs

L'anguille européenne Anguilla anguilla est une espèce longévive, à reproduction unique et largement dispersée en Atlantique Nord-Est, avec un cycle de vie complexe. Sa phase de croissance peut durer de 2 à 25 ans dans des environnements côtiers marins ou d'eau douce avant d’initier la maturation qui déclenche la migration vers l’aire de reproduction en Mer des Sargasses. L'anguille européenne est classée espèce en danger critique d'extinction depuis 2008 par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature en raison du déclin drastique des populations en Europe depuis les années 1980. En réponse à cette situation, l'Union européenne a adopté un règlement imposant à chaque État membre d'élaborer un plan de gestion de l'anguille. Il vise à réduire les causes de mortalité et à reconstituer la population, avec des mesures ciblées telles que des quotas de capture sur la côte Manche-Atlantique, l'amélioration de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques, et le rétablissement de la libre circulation dans les cours d'eau. Malgré ces efforts, les indicateurs restent à des niveaux inquiétants, soulignant l'urgence d'intensifier les actions de conservation notamment dans des milieux peu étudiés tel que les marais côtiers salés insulaires. La présente étude vise à évaluer, dans ces marais, la pertinence du suivi individuel des anguilles pour étudier leur population en vue de la préserver.

Bénéfices attendus

Ce projet aidera à mieux comprendre comment les conditions de l’environnement influencent la présence, la survie et les déplacements des anguilles dans le marais, ainsi que dans quelle mesure les ouvrages hydrauliques leur permettent de se déplacer librement. Les bénéfices attendus à long terme sont l’amélioration des mesures de conservation de l’espèce.

Procédures

Le projet comprend 5 sessions de capture (automne année 1, printemps année 2, automne année 2, printemps année 3, automne année 3). Les anguilles seront donc capturées entre 1 et 5 fois au cours du projet. Lors de la première capture, l'anguille est anesthésiée pour placer le transpondeur et faire des mesures biométriques. Lors des captures suivantes l'anguille est anesthésiée pour des mesures biométriques. L'anesthésie durera maximum 10 minutes. Après réveil l'anguille est relâchée. Entre la capture et le relâché, il se passera maximum 30 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets attendus sont inhérents à la phase de capture et de manipulation, de sédation, d’injection des marques RFID et de réveil. Capture (ou recapture) - stress léger : Piégeage par capture passive, l’individu rentre de lui-même dans le piège et y reste jusqu’à la relève. La durée maximale dans le piège est de 24h. Nuisance associée : diminution de l’espace disponible. Déplacement jusqu’au lieu de manipulation – stress modéré – maximum 3 minutes. Nuisance associée : réduction de la mobilité. Récupération dans le piège par capture manuelle – stress sévère – maximum 30 secondes. Induction de l'anesthésie par balnéation – stress modéré – maximum 10 minutes. Nuisance associée : modification des paramètres de l’eau (température, oxygénation). Biométrie et pose de l’implant. Stress modéré à sévère – maximum 3 minutes. Nuisances associées : douleur à la piqure d’injection de l’analgésique. Stabulation en bac de réveil – stress modéré - moins de 15 minutes. Nuisance associée : Modification des paramètres de qualité d’eau (montée en température, baisse d’oxygénation), contrainte à la mobilité, gène au point d’implantation et par le corps étranger qui peut être ressenti par l’animal au réveil, potentielle modification dans l’utilisation de l’habitat sur une durée maximum de 4 jours après relâche.

Devenir

Tous les animaux ont vocation à être remis en liberté dans leur milieu naturel d'origine en fin de procédure pour satisfaire aux objectifs de l'étude.

Remplacement

L'étude s'intéressant spécifiquement à l'écologie in situ de l'anguille européenne, il n'est pas envisageable de remplacer les animaux sauvages par des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

L'approche de capture-marquage-recapture dans les systèmes de marais nécessite de marquer de manière la plus exhaustive possible les anguilles capturées pour analyser les caractéristiques de la population avec robustesse. Sur la base de la littérature et des données déjà acquises sur la population du marais d'étude, c'est maximum 2355 anguilles qui seront marquées au cours du projet.

Raffinement

Pour étudier les anguilles dans leur milieu naturel, elles seront manipulées avec précaution afin d’éviter toute blessure. Elles seront capturées à l’aide d’épuisettes souples et humidifiées, ou manipulées avec des gants adaptés pour protéger leur peau fragile. Avant toute intervention, elles seront systématiquement anesthésiées grâce à un bain contenant un produit adapté, ce qui évite toute douleur ou stress inutile. Une fois endormies, elles seront placées sur une mousse humide pour éviter leur dessèchement. Une petite dose d’analgésique local sera appliquée préalablement au marquage. La puce stérile et de très petite taille ne gênera ni le comportement ni la croissance des anguilles. Toute la procédure — de l’anesthésie à la remise à l’eau — durera moins de 30 minutes. Le marquage en lui-même prendra moins de 5 minutes. Le reste du temps sera consacré à la récupération, dans un bac surveillé. Les conditions de l’eau (température, oxygène) dans les bacs d’anesthésie et de réveil seront suivies en permanence pour garantir le bien-être des animaux. Les bacs seront couverts pour éviter le stress causé par la lumière directe. Afin de préserver la qualité de l’eau et de limiter le stress, le nombre d’anguilles par bac sera limité. Leur état de réveil sera observé toutes les 30 secondes à l’aide d’une méthode adaptée. Si une anomalie est détectée, une action immédiate sera engagée.

Choix des espèces

L'anguille européenne a spécifiquement été choisie parce que l'étude porte sur la connaissance de son écologie in situ en vue de sa conservation. Ceci est lié au contexte de son inscription au registre des espèces en danger critique d'extinction faisant suite au déclin de sa population en Europe notamment en lien avec la dégradation des habitats de croissance aquatiques continentaux. Les anguilles ciblées mesureront au minimum 20 centimètres de long. Elles seront très majoritairement au stade juvénile immature (anguilles jaunes) et potentiellement en début de stade argenté (début de maturation sexuelle) car c'est à ces stades qu'elle utilisent les habitats de marais côtiers salés.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres carnivores : 480
Souffrances
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▲ 480
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Devenir
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 480
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Capturés au filet dans leur milieu, maintenus contraints jusqu'à trente minutes, pesés puis anesthésiés, des phoques gris et veaux-marins subissent une biopsie de lard, un prélèvement de sang, le prélèvement d'une ou deux vibrisses et le collage d'une balise sur le poil. 480 individus vont être utilisés de cette façon, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance légère, chaque capture durant une à deux heures. Le porteur décrit pourtant la biopsie de lard comme une source de "douleur modérée", ce qui entre en tension avec la gravité légère annoncée pour l'ensemble. Les phoques sont relâchés en mer aussitôt réveillés, un même individu pouvant être recapturé et échantillonné plusieurs fois au cours d'un projet mené au nom de la conservation de ces espèces protégées.

Objectifs

Le projet consiste en le suivi par télémétrie (balises émettrices) de phoques sauvages dans leur milieu naturel, et de prélèvement de quelques échantillons biologiques réalisés lors de la capture, afin de mieux comprendre leurs stratégies d’utilisation de l’espace et des ressources marines et de répondre aux attentes des gestionnaires en charge de la gestion et la conservation de ces mammifères marins protégés et/ou de leur habitat naturel. Afin de réaliser les suivis individuels, les phoques sont capturés dans leur milieu à l’aide de filets, transportés dans ces filets (pendant quelques minutes à environ 30 minutes maximum), pesés (toujours contraints dans les filets), anesthésiés, puis libérés de leur filet une fois endormis ; leur poil est séché et dégraissé de façon à coller les balises sur le poil. Quelques prélèvements biologiques sont effectués afin de compléter les informations obtenues par les balises grâce à des marqueurs génétiques et écologiques, puis les animaux sont immédiatement relâchés en mer. Ces opérations, durant environ 1 à 2 heure(s) entre la capture et le relâcher, sont intégralement réalisées sur le terrain (sur le littoral) et les animaux ne sont pas transportés en captivité. Les balises utilisées permettent de suivre leurs déplacements et activités en mer comme à terre pendant plusieurs mois (localisations, détails des plongées, périodes de repos à terre, etc.). Les balises tombent au plus tard 9 ou 10 mois après la pose, pendant la mue annuelle des phoques (lorsque le nouveau poil remplace l’ancien, la balise tombe avec l’ancien poil).

Bénéfices attendus

Les suivis télémétriques réalisés permettent de décrire les déplacements des phoques, leur comportement à terre comme en mer et leurs rythmes d'activités. Les prélèvements biologiques associés permettent de décrire leur écologie trophique (à l’aide de marqueurs issus de leurs proies et de leur habitats), leur niveau de contamination (à partir de polluants métalliques ou organiques), et de décrire la structure génétique des populations auxquels ils appartiennent (degré d’isolement ou de proximité avec les autres colonies). Ils permettent de mieux comprendre les stratégies individuelles de ces prédateurs supérieurs aux variations de leur environnement (impact du changement climatique sur la disponibilité en proies, ou sur les conditions de mer par exemple) et leurs réponses aux pressions anthropiques (telles que les activités humaines en mer et les changements globaux). Ces informations sont également primordiales pour les gestionnaires (locaux et nationaux) qui ont en charge la gestion et la protection de ces espèces protégées ou de leur habitat préférentiel.

Procédures

Les animaux sont capturés dans leur milieu naturel, contraints physiquement dans des filets pendant leur transport (quelques minutes à 30 minutes environ) puis pendant la pesée (quelques minutes). Un prélèvement de sang sur les phoques anesthésiés est réalisé et ne dure que 10 secondes environ. Une biopsie de lard, sous anesthésie, est réalisée en quelques secondes. Un ou deux prélèvement(s) de vibrisse est/sont réalisé(s) (il ne prend qu’une seconde). Du poil est prélevé sur environ 3 cm² et une balise est collée sur leur poil à l'arrière de la tête, en quelques minutes. Les phoques muant chaque année, la balise se détache au plus tard l’année suivante en tombant avec le vieux poil. Exceptionnellement, un individu peut être recapturé et échantillonné plusieurs fois sur la durée du projet, toujours à plusieurs mois voire années d’intervalle.

Impact sur les animaux

La biopsie de lard est source de douleur modérée pour les phoques, d'une durée de quelques dizaines de secondes. Le prélèvement d'une vibrisse génère une douleur légère très brève (une à quelques secondes).

Devenir

Tous les animaux sont immédiatement relâchés dans leur milieu naturel à l'issue de la procédure.

Remplacement

Le Remplacement des animaux n'est pas possible puisque l'objectif même du projet est de mieux connaitre et décrire le comportement d'espèces sauvages à préserver, il est donc indispensable de suivre des animaux de ces espèces dans leur milieu naturel.

Réduction

La Réduction est réalisée par le choix de capture d'un maximum de 30 phoques par espèce, par colonie et par période de 5 ans : ces effectifs permettent de décrire la variabilité inter-individuelle, très forte chez ces prédateurs supérieurs. Ils sont estimés à partir des travaux préliminaires (non publiés) sur les résultats acquis ces dernières années, analysés à l'aide d'outils statistiques appropriés et soulignent la forte variabilité interindividuelle des comportements étudiés. Il s'agit néanmoins d'un chiffre idéal mais pas toujours atteint car les budgets alloués à ces opérations ne le permettent pas toujours (balises télémétriques très chères). Dans ce cas, ces effectifs sont atteints après plusieurs opérations, sur quelques années. Idéalement, le sexe-ratio des captures représente aussi fidèlement que possible celui de la colonie.

Raffinement

Cette demande comporte des points limites stricts et spécifiques du projet. Le Raffinement des procédures est réalisé par une diminution des sources de stress chez l'animal lors de la capture (utilisation de filets spécifiquement construits pour ces espèces, ne les blessant pas ; absence de gestes brusques et de bruit excessif autour des animaux pendant toute la procédure ; linge sur les yeux pendant la manipulation, etc.), par la prise en compte des sources possibles de douleur (utilisation d'analgésiques), par la limitation des prélèvements (sanguins, biopsie de lard, phanères) au strict minimum pour effectuer les analyses biologiques pertinentes, et par le suivi de l'animal pendant l'intégralité de la procédure, jusqu'à son réveil et son retour spontané dans le milieu naturel (rythme respiratoire, rythme cardiaque le cas échéant, voire taux de saturation en oxygène le cas échéant). Les procédures mises en place réduisent par ailleurs les risques de blessure de l'animal comme des manipulateurs, de la capture jusqu'au relâcher. En amont des procédures ont été déterminés 1) des paramètres à prendre en compte pour exclure de la procédure des animaux affaiblis et 2) des paramètres à suivre lors de la procédure et des actions à faire immédiatement en cas d'anomalies mises en évidence.

Choix des espèces

Les animaux concernés par ces études, les phoques gris et les phoques veaux-marins, sont l’objet même du projet, puisqu’il s’agit de mieux comprendre le comportement naturel de ces mammifères marins dans leur milieu, notamment pour mieux définir les mesures de gestion et de conservation à mettre en place au niveau local et national voire international. Ces espèces sont protégées en France et font l'objet d'un programme de suivi dans le cadre de la Directive-cadre Stratégie pour le Milieu Marin. Les phoques capturés, prélevés et équipés de balises sont majoritairement des sub-adultes ou adultes. Le poids minimum choisi est de 40 kg, en l’état actuel des balises utilisées (balises GPS/GSM et balises Argos), de façon à ce que le poids et surtout la surface des balises sur le corps des phoques n’entraine qu’une force négligeable de frottement lors de la nage.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 570
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 570
▲ -
Devenir
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 570
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Une marque acoustique est implantée dans la cavité abdominale par incision et suture, et un morceau de chair est prélevé à l'emporte-pièce de 4 mm. 570 raies et requins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés vivants sur leur lieu de capture. L'objectif déclaré est de suivre par télémétrie leurs déplacements entre une réserve marine intégrale et un réseau plus large, afin d'évaluer l'efficacité des aires protégées. Les 19 espèces concernées ne sont pas nommées, la répartition des 570 individus entre elles n'est pas donnée, et le risque d'infection est qualifié de "très faible, voire nul" sans que rien ne l'étaye.

Objectifs

L’objectif principal du projet est d’approfondir la compréhension de l’usage d’une réserve marine intégrale par des espèces rares, vulnérables et menacées : les élasmobranches (requins et raies). Il vise également à évaluer la connectivité entre cette réserve marine et un réseau géographique plus large, afin de renforcer la protection de ces espèces emblématique dans un contexte de pressions anthropiques croissantes. Pour cela, ce projet se base sur la télémétrie acoustique passive comme méthodologie. Le suivi par télémétrie acoustique est devenu un outil de plus en plus utilisé pour étudier les déplacements de nombreuses espèces de poissons à grande échelle. Cette méthode permet de déterminer différents processus écologiques, notamment de comprendre comment une espèce utilise un habitat spécifique et se déplacent au niveau régional dans l’espace et dans le temps, information essentielle pour mieux comprendre son rôle dans l’écosystème ou de détermniner l’efficacité des moyens de protection et de gestion tels que les aires marines protégées.

Bénéfices attendus

Grâce à un important réseau d’écoute régional en place, l’analyse spatiale des déplacements des individus marqués sur la durée de vie de la balises (>2 ans) ou jusqu’à la recapture de l’individu permettra d’étudier l’utilisation spatiale de ces espèces, et plus particulierement les patrons de connectivité dans un espace géographique donné, l’utilisation des Aires Marines Protégées, leur niveau de fidélité d'une année sur l'autre et les variations saisonnières liées à cette dynamique spatiale. Les résultats seront pourront être exploités par les gestionnaires pour adapter leurs mesures de conservation.

Procédures

Un maximum de 570 individus issus d'une liste de 19 espèces seront soumis à une intervention chirurgicale courte pour implanter une marque acoustique dans la cavité intra-péritonéale. Un prélèvement de chair (biopsie) est effectué à l’aide d’un punch de 4mm afin de permettre des analyses génétiques. La durée de cette intervention est en moyenne entre 5 et 10 mn

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont liés aux deux gestes techniques prévus : (1) Une piqûre locale et le poinçonnement de la nageoire caudale pour le prélèvement peu invasif de tissu à l’aide d’un emporte-pièce (biopy-punch), la zone étant principalement constituée de cartilage ; (2) la chirurgie pour l’implantation d’une marque interne qui implique une piqûre, une incision et une suture qui peut entraîner une gêne passagère. Le risque d’infection est très faible, voire nul.

Devenir

Tous les animaux seront relâchés vivant dans le milieu naturel sur leur lieu de capture.

Remplacement

Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser les mouvements individuels en milieu naturel, il n’est pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement.

Réduction

Le nombre d’individus a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. En télémétrie acoustique passive, la probabilité de détection des individus permettant d’analyser le comportement dépend grandement du réseau de récepteurs déployé sur le milieu ainsi que du nombre d’individu marqués. Le nombre optimal d’individus à suivre en télémétrie est très fortement dépendant de l’espèce, de son comportement spatial, de la structure des populations qui la compose et des questions auxquelles on veut répondre. Compte tenu du fait que ce nombre est très généralement supérieur à 20 pour de petites populations, nous estimons qu'un nombre de 30 individus par espèce devrait être suffisant pour obtenir des données statistiquement valides.

Raffinement

Plusieures mesures ont été mises en place afin de limiter la souffrance et le stress des individus lors du marquage, incluant la capture (engins sélectifs en direct, capture en plongée), pour limiter au maximum le temps où l’animal est en phase « capture », ainsi que des procédures d’immobilité tonique et anesthésiant local durant les phases pré opératoire, opératoire et post opératoire. Les individus seront surveillés de manière régulière avec une attention particulière à la respiration branchiale. Lors de leur manipulation, chaque individu sera placé en immobilité tonique afin de limiter son stress et potentiellement sa douleur. Un analgésique sera aussi utilisé conjointement. Le choix d’effectuer les sutures avec un fil résorbable en cas de chirurgie permettra à l’individu une meilleure cicatrisation et d’éviter toute infection et frottement lié à la présence d’un fil de façon permanente. Après avoir subi l’intervention chirurgicale, les individus seront maintenus dans le bac avant d’être relâchés. L’eau sera renouvelée régulierement durant toute la procédure. Ceci permet de garder une température ambiante proche du milieu naturel et un niveau d’oxygénation optimale. Les individus seront surveillés jusqu’à ce qu’il ait retrouvé leur capacité à nager par leurs propres moyens. Chaque individu ne sera relâché dans son milieu naturel que lorsqu’il sera capable de nager de manière autonome.

Choix des espèces

Les raies et raquins sont des espèces particulièrement vulnérables à la surexploitation dont les traits de vie particuliers (grande longévité, maturité tardive, faible fécondité) ont été responsables du déclin de leurs populations. L’importante méconnaissance sur l’écologie de ces espèces limite notre capacité de gérer avec efficacité leur populations. Ces espèces ont aussi été choisies pour leur taux de survie important post-capture et leur forte capacité de résilience après un traumatisme. Le marquage des individus se fera en suivant la règle selon laquelle la masse de la marque ne doit pas dépasser les 2% de la masse du poisson. Ainsi, plusieurs tailles de marques permettront de pouvoir cibler des individus de taille différentes (des marques plus petites étant implantées dans les individus les plus petits).

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 1250
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1250
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Devenir
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 1250
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Le suivi d'une population d'anguilles répond à un contrat passé avec un maître d'ouvrage national et à un financement de collectivités territoriales et du gestionnaire du cours d'eau. 1 250 anguilles européennes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchées dans la rivière. Chacune est anesthésiée, puis marquée par incision au trocart et pose d'un transpondeur dans la cavité abdominale, en une à deux minutes, ce qui provoque selon le porteur un saignement léger et une douleur modérée de courte durée. Le plafond de 200 anguilles marquées par an est qualifié d'"adapté et raisonnable" parce qu'il reconduit le taux de marquage en vigueur depuis 1995.

Objectifs

Afin d'étudier la dynamique de la population d'anguilles sur un bassin versant de référence un protocole de Capture/Marquage/Recapture à grande êchelle est mené sur l'ensemble du bassin depuis 1995. Aussi, afin que les données accumulées conservent une certaine robustesse et qu'elles puissent être utilisées dans le cadre du Plan de Gestion Français de l'anguille, l'efficacité des dispositifs de suivis est évalué. Les techniques télémétriques passives par marquage sont les plus appropriées. Des anguilles marquées depuis plus de 15 ans ont ainsi été recapturées ces dernières années, apportant des informations primordiales. Le projet est validé par contrat avec le Maître d’Ouvrage commanditaire de ce suivi (Structure scientifique nationale) et validé par le financement du projet par plusieurs collectivités territoriales publiques et la participation financière complémentaire du gestionnaire du cours d'eau.

Bénéfices attendus

Le projet doit permettre de mieux connaitre la dynamique de population des anguilles afin d'améliorer la gestion de l'espèce. Le marquage permet d'étudier la croissance sans mise à mort des individus comparativement à l'otolithométrie.

Procédures

Anesthesie. Marquage intra-peritonéale par inscicion au trocart. Une seule fois par poisson. La durée de la chirurgie est estimée entre 1 et 2 min maximum.

Impact sur les animaux

Nuisances induites par la biométrie : stress ,perte de mucus, dessication, éblouissement. Nuisances induites par le marquage : saignement léger lors de l'incision, stress, douleur modérée de courte durée, gêne légère par la présence de la marque

Devenir

Poissons remis en liberté dans la rivière pour pouvoir réaliser le projet

Remplacement

Le but de l'étude est d'étudier l'espèce dans son environnement, il n'est pas possible de remplacer l'espèce.

Réduction

Les taux de recaptures obtenus les années précédentes permet d'obtenir des résultats robustes afin d'analyser la dynamique de la population sur le bassin. Nous préconisons donc de conserver un taux de marquage stable avec celui des années précédentes (depuis 1995). En effet, entre 150 et 200 anguilles sont échantillonnées chaque année. Les années suivantes, entre 30 et 50 anguilles sont recapturées issues de cet échantillonnage annuel. Ce ratio de 30 à 50 anguilles est idéal afin d’effectuer des analyses statistiques annuelles robustes sur la dynamique de la population (assez d’animaux pour rendre les résultats exploitables et pas d’excès pour analyser inutilement une proportion trop importante de la population). Un maximum d’animaux annuel marqué fixé à 200 anguilles semble donc adapté et raisonnable.

Raffinement

Des mesures de Raffinement sont prises pour réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse infligées aux anguilles : - Dès la capture de l'anguille, celle-ci est placée dans un bain anesthésiant couvert et entiérement noir afin de maintenir l'anguille dans l'obscurité la plus complète. Lors de la biométrie et du marquage de l'anguille, celle-ci est maintenue au maximum en eau, la tête couverte afin de maintenir cet état d'obscurité ambiante. - Les anguilles de moins de 200 mm ne sont pas marquées, les anguilles de taille comprises entre 200 et 250 mm sont marquées avec un une marque de 8mm, les anguilles de plus de 250 mm sont marquées avec une marque de 12 mm. - Les anguilles présentant un état sanitaire externe anormale (maigreur, blessure notable, ...) ne sont pas marqués. - Pour le marquage, les pit-tag sont préchargés dans un trocart stérile. - La zone de marquage est nettoyée à la bétadine pour prévenir les infections. L'anguille est ensuite plaçée dans un bac de réveil également en mileu totalement obscure et avec une eau oxygénée à 100% de saturation, afin de garantir un excellent réveil et rapide du poisson. - Lors de la remise à l'eau de l'anguille, un contrôle stricte des températures d'eau bac de réveil/milieu récepteur est effectuée afin de garantir l'abscence de choc thermique. - La remise à l'eau s'effectue lorsque l'anguille est totalement réveillée et a proximité d'un habitat constituant une cache préférentielle pour l'anguille, afin qu'elle puisse s'y réfugier et récupérer tranquillement sans autre pression potentielle. Une mise à mort par surdosage progressif d’anesthésiant pourrait être justifié par atteinte des points limites suivants : - Présence d'un saignement abondant au niveau de la zone de marquage, - Difficulté de reprise d’activité comportementale normale d’un poisson dans le vivier après marquage au-delà de 30 minutes (pas de reprise régulière d’activité operculaire, incapacité du poisson à retrouver un comportement de nage régulier, à se tenir droit sans basculement sur le flanc).

Choix des espèces

Il s'agit des espèces piscicoles naturellement présentes dans la rivière, il n'est donc pas pertinent d'utiliser un autre modêle biologique. Il s'agit d'anguille dîtes "jaunes", appartenant à la cohorte sédentaire sur le bassin versant. Ces individus sont agés de 3 ans à plus de 10 ans et présentes des tailles approximativement comprise entre 200 mm et 900 mm.

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 250
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 250
▲ -
Devenir
 -
 250
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L'esturgeon européen est classé en danger critique d'extinction, et les 250 individus visés appartiennent à une population maintenue par des lâchers de juvéniles élevés en captivité. Ils vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur lieu de capture. Chaque poisson passe jusqu'à trente minutes retenu dans le chalut, se retrouve hors de l'eau à la relève du filet, puis subit sous anesthésie un marquage interne et externe, un prélèvement de nageoire, un prélèvement de rayon pectoral, un lavage gastrique et parfois l'implantation d'une marque acoustique dans la cavité abdominale. Le porteur prévoit une mise à mort si un individu ne retrouve pas une nage normale, décision prise après avis du vétérinaire.

Objectifs

Le projet consiste à réaliser un suivi en milieu estuarien de la population d’une espèce en danger critique d’extinction, qui bénéficie d’un plan de restauration national et européen : l’esturgeon européen. Les mesures de sauvegarde ont permis de maîtriser la reproduction en captivité de l’espèce et de lâcher dans le milieu naturel des juvéniles issus de ces reproductions pour soutenir la population sauvage quasi-éteinte. L’espèce ayant décliné avant l’acquisition de connaissances la concernant, il est nécessaire de mieux documenter son écologie en milieu naturel (croissance, structure en âge, préférences environnementales, migrations, régime alimentaire). Afin de connaître l’évolution de cette population soutenue dans son milieu naturel et d’évaluer le succès des pratiques de repeuplement, un suivi régulier doit être mis en place. Celui-ci sera réalisé dans le milieu estuarien puisque c’est là que ces poissons vont séjourner plusieurs années avant de partir grossir en mer et de revenir en estuaire pour entamer leur migration de reproduction jusqu’aux frayères fluviales. Il s’agit de recapturer ces individus pour pouvoir 1) les dénombrer (estimer les abondances) 2) les mesurer, les identifier individuellement et réaliser des prélèvements et 3) les équiper de marques spécifiques (étude des déplacements et des préférences environnementales). La pose de marques acoustiques chez des géniteurs potentiels nous permettra de les suivre par télémétrie pendant plusieurs années et de documenter leur trajet migratoire pour la reproduction, de l’estuaire aux fleuves. En effet, ces dernières années, quelques grands spécimens adultes ont été observés dans les fleuves grâce à des observations citoyennes, mais il n’y a aucun signe de reproduction naturelle et mis à part la description de frayères historiques potentielles, nous ne connaissons pas le comportement de reproduction de l’espèce. L’identification de reproductions en milieu naturel constitue un indicateur clef de la réussite du programme de restauration de l’espèce.

Bénéfices attendus

L’esturgeon européen (A. sturio) ayant décliné avant l’acquisition de connaissances, il est important de mieux documenter son écologie en milieu naturel. Ce projet permettra la collecte de données sur les régimes alimentaires, structures en âge des populations, croissance, préférences environnementales, migrations. Outre leur intérêt fondamental, les résultats informeront sur l’évolution, dans son milieu, de cette population soutenue et permettront d’évaluer le succès des pratiques de repeuplement. Suite au repeuplement dans les fleuves de plus de 1.7 M de juvéniles d’esturgeon européen entre 2007 et 2015, les individus sont actuellement en âge de se reproduire. Ces dernières années, quelques grands spécimens adultes ont été observés dans les fleuves, mais il n’y a aucun signe de reproduction naturelle. Nous supposons qu’il s’agissait d’individus mâles en exploration et qu’il n’y a pas encore eu de remontée d’individus femelles. Excepté la description de frayères historiques potentielles suite aux concentrations d’individus observées par le passé, le comportement de reproduction de l’espèce reste inconnu. Le marquage par télémétrie acoustique d’une dizaine de grands spécimens par an permettra de suivre en continu sur les prochaines années leurs trajectoires jusqu’aux fleuves. Grâce au monitoring dans les fleuves et à l’embouchure de l’estuaire, nous disposerons d’informations sur la migration de reproduction et le retour en mer des individus (trajets, périodes, vitesses). L’intérêt est l’obtention de données individuelles 1/ complémentaires, indépendantes des observations accidentelles déclarées sur la base du volontariat car l’espèce est protégée, 2/ sans avoir besoin de recapturer le poisson et 3/ sur le long terme (jusqu’à 6 ans), certains individus pouvant se reproduire chaque année ou tous les deux ans.

Procédures

Les A. sturio sont capturés par chalutage dans le milieu estuarien, ce qui implique au maximum 30 min de rétention dans le filet (si capture dès le début de la pêche) et une exondation au moment de la relève du filet. Les individus sont dénombrés, mesurés et pesés individuellement. Leur état est caractérisé et leur identification est réalisée s’ils sont déjà dotés de marques au moment de la capture. Si ce n’est pas le cas, les individus sont marqués pour identification (Pit-tag interne et marque numérotée externe) et de petits morceaux de nageoire sont prélevés pour réaliser des analyses génétiques (origine repeuplement ou sauvage) et isotopiques (utilisation des habitats) directement dans le bassin d’anesthésie (durée de ces marquages et prélèvements : 2 à 3 min). L’âge est estimé grâce à un prélèvement d’un morceau de rayon pectoral (durée du prélèvement : 3 min). En fonction de leur état, on réalise une échographie, individu immergé dans le bassin de réveil (maturité, sexage), une photographie, individu émergé (morphologie générale) et un lavage gastrique (exploration du régime alimentaire) (durée totale de ces 3 manipulations : moins de 10 min). S’ils ont un poids suffisant, une marque à mémoire externe enregistrant température, oxygène et salinité du milieu est fixée à la base des écussons dorsaux pour documenter leurs préférences environnementales (moins de 5 min pour la pose de cette marque). Les plus gros spécimens sont aussi dotés d’une marque acoustique pour suivre leurs trajectoires, posée en interne (cavité abdominale) ou externe (à la base des écussons dorsaux) selon la date de capture et l’avancée présupposée de la maturation (environ 5-10 min pour ce marquage réalisé sous sédation continue grâce à un tuyau placé au niveau de la bouche de l’animal). Pour toutes les manipulations, les esturgeons européens sont anesthésiés.

Impact sur les animaux

Ces effets sont liés au stress de capture, voire de stabulation et biométrie (confinement, émersion). La durée de chalutage est de 30 min pour limiter les blessures des poissons prélevés. Les esturgeons européens peuvent aussi subir du stress et/ou blessures occasionnés par les actes expérimentaux successifs suivants : 1) marquage individuel (Pit-tag en intramusculaire et marque numérotée en transmusculaire) et 2) prélèvements de tissus de nageoires, qui peuvent entrainer des blessures tissulaires de type plaie cutanée, mais qui ne sont pratiqués que si nécessaire (i.e. individu échantillonné pour la première fois) ; 3) photographie (morphologie générale) non invasive mais réalisée sur l’animal émergé ; 4) lavage gastrique provoquant des spasmes transitoires facilitant la régurgitation du bol alimentaire, fait seulement si l’individu est en bon état ; 5) selon sa taille, pose d’une marque DST (Data Storage Tag ou marque à mémoire) externe (fixée à la base des écussons dorsaux pour éviter d’endommager la musculature) et 6) pour les plus gros poissons, pose d’une marque acoustique interne (intraabdominale) ou externe (à la base des écussons dorsaux) si l’individu est en période de reproduction et auquel cas, il n’est pas doté d’une DST.

Devenir

A l’issue des procédures, les poissons sont remis en liberté dans leur secteur de capture, ce qui est couvert par une autorisation préfectorale. Les esturgeons européens sont relâchés en vie, le nombre de procédures réalisées est adapté en fonction de l’état des individus. Ceux dont l’état ou la taille ne permet pas un marquage supplémentaire (avec marque à mémoire et/ou marque acoustique), seront remis à l’eau rapidement sur leur lieu de capture. Il en sera de même pour les plus gros individus qui auront été marqués. De par l’objectif de l’étude, il est nécessaire de relâcher les esturgeons européens marqués au niveau de leur secteur de capture afin d’étudier la population en milieu naturel. La décision du moment du lâcher est prise par les intervenants qui sont formés à l’expérimentation animale et à la pratique de la chirurgie expérimentale. Ce moment sera fonction de l’état du poisson au réveil (reprise d’un comportement de nage normal). Nous bénéficions de toutes les autorisations réglementaires pour impliquer dans ce projet cette espèce d’esturgeon qui est protégée.

Remplacement

Aucun remplacement des poissons étudiés ne peut être effectué puisque les données recherchées ne peuvent être fournies que par les espèces elles-mêmes vivant dans le milieu naturel. Comme indiqué précédemment, afin de connaître l’évolution, dans son milieu, de la population soutenue d’A. sturio et d’évaluer le succès des pratiques de repeuplement mises en place dans le cadre du Plan National d’Actions (PNA), un suivi régulier doit être réalisé dans des secteurs estuariens adjacents aux fleuves dans lesquels les juvéniles d’esturgeons européens ont été déversés. Il s’agit de recapturer ces individus pour estimer l’évolution de leur abondance et connaître également les autres populations de poissons présentes dans l’estuaire pour identifier les interactions possibles. Par conséquent, pour réaliser le suivi des populations piscicoles estuariennes et en particulier, de l’état de la population soutenue d’esturgeons européens, il est nécessaire de capturer les poissons pour pouvoir les dénombrer (estimer les abondances), les mesurer, les marquer (suivi individuel de croissance), les équiper de marques spécifiques (étude des déplacements et des préférences environnementales).

Réduction

D’après les échantillonnages historiques, on peut s’attendre à capturer en moyenne une cinquantaine d’esturgeons européens par an au grand maximum. Tous seront marqués individuellement pour identification afin d’avoir un suivi le plus exhaustif possible de la population. En effet, étant donné la faible abondance de l’espèce (soutien de population) et de l’effort de capture ciblant l’espèce relativement faible (campagnes bimestrielles en estuaire, captures accidentelles par des pêcheurs), le taux de recapture attendu est faible (150 cm pour les marquages acoustiques de géniteurs). Cela représente sur l’année environ 10-15 individus marqués avec une DST dont une dizaine par acoustique. Les effectifs capturés dans l’estuaire peuvent varier d’une année à l’autre en fonction notamment des actions de repeuplement. D’après nos estimations, l’effectif envisagé correspond en moyenne, à l’échelle de l’année, au nombre d’animaux qui ont un poids supérieur au poids minimal requis pour le marquage sur le maximum d’individus possible, et il peut être considéré comme raisonnable pour une espèce en danger critique telle que l’esturgeon européen.

Raffinement

La durée de chalutage de 30 min limite les blessures et mortalités accidentelles des poissons. A bord, ils sont réceptionnés sur un matelas humide et transférés dans des viviers en circuit ouvert. Des mesures sont prises pour réduire stress, souffrance et infection. Avant intervention, A. sturio est anesthésié (bain individuel aéré à 50 ppm d’isoeugénol, un anesthésique analgésique) pour limiter stress et douleur. Durant les manipulations, il est immergé, ou alimenté via un tuyau d’anesthésique à dose sédative (25 ppm d’isoeugénol) pendant la chirurgie, ou arrosé d’eau de l’estuaire (maintien humidité cutanée). Des mesures prophylactiques (désinfection du matériel à l’alcool 75° et de la peau à l’eau oxygénée diluée à 10 volumes) et des soins post-opératoires (pommade cicatrisante iodée, colle chirurgicale antimicrobienne) sont appliqués pour minimiser l'inflammation ou la contamination des plaies et sécuriser les sutures. Les intervenants ont une bonne expérience des pratiques et sont conscients de la fragilité de l’espèce. Les procédures sont adaptées à la situation : réduction du nombre d’actes si l’individu est blessé ou maigre et/ou s’il y a beaucoup d’individus, pas de lavage gastrique chez ceux marqués par acoustique. Le faible poids des marques et la courte durée de captivité post-marquage limitent les biais comportementaux. Après reprise de la nage en vivier sur circuit ouvert et oxygéné, A. sturio est relâché via un toboggan sur le lieu de capture. Points limites observés : pas de manipulation si poisson en mauvais état ; il sera relâché après application d’un traitement adéquat (avis vétérinaire). Durant l’anesthésie, perte d’équilibre et manque de réaction à une poussée latérale indiquent que l’animal peut être manipulé. Si lors des manipulations, il montre des signes de souffrance (hyperventilation ou mouvements brusques anormaux), il sera placé directement en bassin de réveil afin de surveiller la reprise d’un comportement normal. Surveillance accrue : récupération effective lorsque le poisson a repris des mouvements respiratoires réguliers ainsi qu'une position de nage. Captivité nécessaire mais limitée (30-90min) pour ne pas affecter la physiologie, la santé ou le comportement habituel de l’animal. Si récupération incomplète (ventilation ou comportement de nage anormal), l’animal reste isolé dans son vivier en circuit ouvert et oxygéné ; le vétérinaire référent est alors consulté avant d’envisager une euthanasie.

Choix des espèces

L’étude porte sur l’espèce-cible Acipenser sturio classée en danger critique d’extinction, plus précisément sur la fraction estuarienne de la population soutenue d’esturgeons européens. Il s’agira de juvéniles de plus d’un an. Il est également possible que des adultes en migration de reproduction (âge > 12 ans) soient capturés. Les individus seront suivis individuellement par des méthodes de capture-marquage-recapture et par télémétrie, ce qui permettra d’améliorer les connaissances sur l’écologie de l’espèce, de documenter l’évolution dans son milieu de cette population soutenue et d’évaluer le succès des pratiques de repeuplement.

  • Conservation des espèces
Autres carnivores : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
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 60
 -
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Le vison d'Europe est classé en danger critique d'extinction, et ce sont 60 jeunes issus d'élevages conservatoires qui vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun est anesthésié quarante minutes pour qu'un émetteur soit implanté dans son abdomen et qu'un fragment de tissu soit prélevé, avec une douleur et une inflammation des sutures pendant vingt-quatre heures. La moitié sera repiégée en nature six mois plus tard et réanesthésiée pour changer d'émetteur, la batterie ne tenant pas plus longtemps. Tous sont ensuite relâchés dans le milieu naturel, le porteur estimant qu'à partir de la quatrième année, équiper un vison sur deux suffira à obtenir les données recherchées.

Objectifs

Le Vison d’Europe est une espèce en danger critique d’extinction et le Plan National d’Actions en faveur de l’espèce va réaliser des réintroductions d’individus issus d’élevages conservatoires français à proximité des noyaux de population connus. L’objectif du projet est de suivre en temps réel pendant 6 mois à 12 mois les visons d’Europe réintroduits dans le milieu naturel, afin de connaître : 1) leurs déplacements ; 2) leur comportement ; 3) leur devenir ; 4) et leur participation à la reproduction.

Bénéfices attendus

Compte tenu de l’enjeu en termes de conservation de la biodiversité, le suivi des individus réintroduits est indispensable afin d’évaluer le succès global des opérations de réintroduction visant à éviter l’extinction de l’espèce dans le milieu naturel. Ces localisations quotidiennes des visons d’Europe réintroduits permettront de : 1) suivre leurs déplacements depuis le lieu de lâcher afin de d’évaluer leur fixation sur le territoire ou au contraire leur dispersion ; 2) connaître leur comportement écologique et le comparer aux données connues sur les visons natifs, afin d’évaluer leur adaptation à leur environnement et à leurs habitats naturels ; 3) connaître leur devenir ; 4) pour les visons suivis 12 mois, connaître leur contribution à la reproduction. Le prélèvement de tissu permettra de connaître la signature génétique des visons réintroduits et par la suite, de savoir si les visons réintroduits se sont reproduits avec les visons natifs.

Procédures

Sur la durée du projet : - 30 visons seront anesthésiés une fois pendant 40 minutes pour placer un émetteur et prélever du tissu, puis ils seront suivis 6 mois. - 30 visons seront anesthésiés une fois pendant 40 minutes pour placer un émetteur et prélever du tissu, puis environ 6 mois plus tard ils seront capturés en nature, à nouveau anesthésiés une fois pour changer l'émetteur (durée de la batterie 6 mois) ; ces visons seront ainsi suivis 12 mois.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances induites par les procédures sont : léger stress (15 minutes) lors de la capture, légère douleur (15 secondes) lors de l'injection de l'anesthésique, léger engourdissement (5 à 15 minutes) lors du réveil, légère douleur et légère inflammation (24 heures) au niveau des points de suture, léger stress (2 à 4 heures) lors du transport jusqu'à l'enclos d'acclimatation, léger stress (4 heures) lors de la découverte de l'enclos d'acclimatation. Pour les visons suivis 12 mois, s'ajoutera un léger stress (30 minutes) lors du transport du site de capture en nature jusqu'au local d'intervention pour changer l'émetteur.

Devenir

Tous les individus de Vison d'Europe équipés d’un émetteur seront réintroduits dans le milieu naturel.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif du projet de sauver une espèce en danger critique d’extinction en réintroduisant des individus issus d’élevages conservatoires, et de l’impératif de connaître précisément le devenir de ces individus en temps réel pour évaluer son succès, le principe de remplacement ne peut être appliqué.

Réduction

S’agissant d’une première expérience pour la réintroduction de visons d’Europe en France, il est prévu de suivre tous les visons réintroduits les 3 premières années. Le nombre de visons relâchés étant estimé à 15 par an, 45 visons seront équipés au cours des 3 premières années du projet. A partir de l’année 4, compte tenu du retour d’expérience qui aura déjà été acquis au cours des 3 premières années, le suivi d’un vison sur deux est suffisant pour continuer à acquérir des données, donc 15 visons seront équipés au cours des années 4 et 5. La capture dans le milieu naturel pour changer l’émetteur et suivre les visons 12 mois au lieu de 6 mois concernera la moitié des individus relâchés, préférentiellement des femelles.

Raffinement

Seuls les animaux en bonne santé apparente, sans signe évident de maladie seront mis à disposition du projet de réintroduction par les élevages conservatoires. Les émetteurs utilisés ont été choisis pour leur innocuité en termes de blessures ou de perturbation comportementale, même à long terme. Leur pose sera effectuée par des vétérinaires spécialistes de l’espèce sous anesthésie générale. Au cours de l'anesthésie, un opérateur formé sera en charge de suivre la température, le rythme respiratoire, le rythme cardiaque, le taux d’oxygène. L’animal recevra une injection d’anti-inflammatoire et d’antibiotique longue action en fin d’intervention. Les visons se réveilleront dans leur boîte nichoir, au calme et dans la pénombre. Après leur réveil complet, ils seront transportés vers les enclos d’acclimatation et y seront placés dans leur boîte nichoir. Ces enclos de grande taille sont installés directement sur les sites de lâchers dans des habitats naturels de l’espèce et enrichis avec un bassin et une seconde boîte nichoir. Une visite quotidienne sera effectuée pour le nourrissage, y compris avec des proies vivantes, et la surveillance continue se fera par des appareils photographiques automatiques. La méthode de lâcher est une méthode douce : les enclos d'acclimatation sont ouverts au bout de deux à trois semaines et les visons en sortent librement. Les captures dans le milieu naturel seront effectuées par des équipes de piégeurs formés. Les cages de capture seront aménagées avec du foin, appâtées copieusement et protégées des intempéries. Si le poids minimal défini pour recevoir un nouvel émetteur n’est pas atteint, l’individu sera aussitôt relâché. Les visons à équiper seront manipulés dans un local à proximité du site de capture, pour limiter le temps de transport. Après le réveil complet, ils auront à disposition de l’eau et de la nourriture, et seront relâchés sur leur lieu de capture dès la fin de journée, après un contrôle régulier de leur bon état par le vétérinaire. Des points limites gradés ont été définis pour les captures, l’anesthésie et le séjour en enclos d’acclimatation.

Choix des espèces

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Plan National d’Action en faveur du Vison d’Europe (2021-2031) pour la conservation de l’espèce. Pour sauvegarder cette espèce en danger critique d’extinction, seuls des individus de cette même espèce, issus d’élevages conservatoires, peuvent être réintroduits et suivis. Les réintroductions concerneront uniquement des jeunes (nés au printemps) au moment de leur séparation naturelle de leur mère (entre juillet et novembre). Ils auront connu une captivité de courte durée (70 jours environ) et en groupe familial. Ils seront donc peu imprégnés et peu habitués à la captivité. Dans le milieu naturel cela correspond au moment de l’émancipation, stade naturel au cours duquel cette espèce solitaire cherche à se fixer sur un territoire.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 300
Autres poissons : 300
Souffrances
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▲ -
▲ 600
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Devenir
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 600
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Capturés à la ligne ou à la palangre, gardés en bassin de une à cinq heures, anesthésiés puis ouverts au niveau de l'abdomen pour y recevoir des marques, 600 bars européens et lieus jaunes adultes subissent aussi le prélèvement de quatre écailles et d'un fragment de nageoire caudale. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré et tous les poissons sont relâchés en mer, le porteur reconnaissant qu'elles peuvent occasionner des mortalités directes ou indirectes. L'objet déclaré est de cartographier leurs habitats et leurs migrations pour la gestion des pêches de deux espèces commercialement importantes. L'effectif de 600 individus résulte d'un compromis entre le coût de l'opération et les 90 recaptures espérées, soit 15 % des poissons marqués.

Objectifs

Un manque de connaissance existe sur les habitats dont les poissons ont besoin pour se reproduire, se nourrir ou grandir, et sur leurs interactions. Cette étude vise à caractériser les habitats marins utilisés par le bar européen et le lieu jaune dans leur milieu naturel, et à analyser les comportements migratoires entre les habitats essentiels de ces populations naturelles. Ces processus sont le résultat d’interactions complexes entre des individus et leur environnement physique et biologique. Ce projet cherchera également à combler ces lacunes par le déploiement d’un réseau de télémétrie acoustique et le suivi par marquage des déplacements des deux espèces de poissons. Nous analyserons les mouvements et migrations de ces deux espèces cibles, composantes importantes des écosystèmes littoraux étudiés et des espèces commercialement importantes pour la région.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément l’écologie des espèces suivies et ainsi de répondre aux questions suivantes : Quels sont les habitats fréquentés par ces 2 espèces ? Quelles fonctions (alimentation, reproduction, croissance, etc.) permettent-ils de réaliser ? Existe-t-il des migrations saisonnières entre ces habitats ? La population est-elle composée de sous-populations ? Ce projet répondra à ces questions en suivant les mouvements et les comportements de ces espèces par télémétrie acoustique et par géolocalisation. Ces nouvelles connaissances seront utiles pour améliorer la gestion et l'exploitation durable de ces espèces.

Procédures

Les bars et lieus jaunes anesthésiés et analgésiés seront soumis à une seule intervention chirurgicale, d'une durée de 5 minutes, nécessaire à l'implantation de marques archive et acoustique dans la cavité abdominale. Un prélèvement de 4 écailles et d'un fragment de nageoire caudale, d'une durée de 2-3 minutes, sera réalisé afin de déterminer l'âge des individus et faire des analyses génétiques respectivement.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables incluent : - Le stress à la capture (intensité légère pendant environ 15 min) - la période de captivité avant intervention (intensité légère pendant 1 à 5 heures) – L’implantation des marques internes (intensité modérée pendant 5 min) - L’implantation de la marque externe (intensité légère pendant 30 s) – Le prélèvement de 4 écailles et d'un fragment de nageoire caudale et le marquage externe au bleu Alcian (intensité légère pendant 2-3 minutes) – Le stress lors la phase de réveil en milieu captif (intensité légère pendant 5-10 min). Ces procédures peuvent occasionner des mortalités directes ou indirectes.

Devenir

L'objectif de l'étude est d’analyser les mouvements et les migrations du bar européen et du lieu jaune au stade adulte en Manche afin de mieux comprendre la structure spatio-temporelle de ces populations et la manière dont elles exploitent les habitats marins, éléments indispensables pour la mise en place de la gestion écosystémique des pêches. L’ensemble des poissons capturés sera relâché dans le milieu naturel après leur marquage.

Remplacement

Cette étude vise à caractériser les habitats marins utilisés par le bar européen et le lieu jaune dans leur milieu naturel, et à analyser les comportements migratoires entre les habitats essentiels de ces populations naturelles. Ces processus sont le résultat d’interactions complexes entre des individus et leur environnement physique et biologique, il n’est donc pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement.

Réduction

Le nombre de poissons par espèce a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. Il est prévu de marquer, dans le milieu naturel, 600 poissons adultes (50%-70% bar européen et 30%-50% lieu jaune) sur 4 sites répartis en Manche. Ce nombre est un compromis entre le coût de l'opération et le nombre de recaptures escomptées de 15% en moyenne soit 22.5 poissons par site et 90 poissons au total, les recaptures par espèce devant être considérées comme représentatives des populations étudiées.

Raffinement

Les techniques de pêche n’altèrent que peu l’état de santé des poissons capturés (ligne ou palangre). Les individus seront maintenus en groupe dans de grands bassins afin qu’ils aient un comportement normal et calme. Si les poissons ont un comportement agité, une sédation légère sera réalisée. Lors du marquage, les poissons seront anesthésiés dans des seaux opaques avec couvercles. Nous utiliserons une épuisette et un linge humide pour manipuler le poisson, en couvrant leurs yeux et en protégeant leurs écailles. Nous utiliserons un antalgique et les surveillerons au moins deux heures avant de les relâcher dans le milieu naturel. Ce projet comporte des points limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

Le projet se focalise sur le bar européen, poisson d'intérêt écologique, économique et sociale. Il existe un besoin de quantifier les mouvements de l'espèce pour la gestion des stocks Mer Celtique, Manche, Mer du Nord et Golfe de Gascogne. Le projet s’intéresse aussi au lieu jaune, poisson d'intérêt écologique, économique et sociale. La gestion de l'espèce repose actuellement sur trop peu de données et il existe un manque patent de connaissances sur l'écologie de cette espèce. La proportion attendue des espèces marquées sera égale ou pourra être légèrement plus forte pour le bar. Nous nous focaliserons sur le stade adulte, car il permettra d'améliorer nos connaissances sur les migrations de reproduction et les zones de reproduction, habitats essentiels à protéger pour exploiter durablement ces espèces.