Procédures légères

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    • Oncologie
Souris : 920
Souffrances
▲ 100
▲ 30
▲ 790
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Devenir
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 920

Les souris utilisées sont immunodéficientes, un phénotype que le porteur qualifie lui-même de dommageable. 920 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré, cent étant opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Elles reçoivent une injection de cellules tumorales dans la mamelle, des agents de contraste par voie intraveineuse ou intrapéritonéale, et jusqu'à deux heures d'imagerie par séance sous anesthésie, pour mesurer l'acidité de la tumeur. Le porteur affirme qu'aucune modélisation ne reproduit la complexité des tumeurs et conclut que l'étude ne peut se faire que sur un "organisme vivant entier".

Objectifs

Malgré les avancées dans le dépistage et le développement de thérapies, le cancer du sein reste un problème de santé public majeur. Il s’agit du cancer le plus fréquent chez la femme. L’incidence du cancer du sein est en constante augmentation dans la plupart des pays malgré les efforts fournis pour la prévention de cette maladie. Une caractérisation tissulaire du cancer du sein est indispensable pour une détection plus précoce, ce qui permettra d’augmenter les chances de réussite du traitement, mais aussi de minimiser les séquelles. Il est connu que le pH extracellulaire des tumeurs est plus acide que celui du tissu sain. Ceci est dû à une augmentation de la production d’acide lactique. Nos collaborateurs ont développé des agents de contraste détectables en IRM sensibles au pH. L’objectif de ce projet est dans un 1er temps d’étudier l’efficacité de nouveaux agents de contraste pour mesurer les variations du pH tumoral au cours du développement de la tumeur. Une fois injectés par voie intraveineuse, l’intensité du signal de la tumeur sur l’image IRM va varier en fonction de la valeur de son pH. Ceci permet de calculer le pH tumoral et d’étudier sa variation tout au long du développement de la tumeur mammaire. Néanmoins, la technique d'IRM ne permet pas une quantification absolue de l'agent de contraste dans un organe d'intérêt du fait que le signal dépend à la fois de la concentration locale d’agent mais aussi de son environnement. L’utilisation d’un analogue radioactif permet l’accès à la distribution relative de l’agent dans l’organisme (biodistribution) car l’activité qui est retenue par chaque organe dépend exclusivement de la concentration locale en agent. Dans un 2nd temps, nous allons étudier la biodistribution ex vivo (prélèvements d'organes post mortem à des temps précis) de ces mêmes agents de contraste, sur souris saines et souris modèles de cancer du sein triple négatif qui est très agressif et difficile à soigner, à l'aide des analogues marqués soit à l'111In soit avec un autre radiométal. Ce projet se fera sur 2 EU.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est d’étudier l’efficacité de nouveaux agents de contraste sensibles au pH pour mesurer les variations du pH tumoral au cours du développement de la tumeur et de quantifier la biodistribution de ces agents de contraste dans les différents organes. Ce projet devrait permettre d'améliorer la connaissance sur le développement du cancer triple négatif puisque le pH est directement lié à l’agressivité tumorale et au développement de métastases.

Procédures

Dans l'EU1 (IRM), certaines souris vont recevoir une injection intra mammaire unique pour l’induction des tumeurs (durée moins de 2 minutes). Tous les animaux vont recevoir 1 injection intraveineuse ou intrapéritonéale pour l’injection des agents de contraste à étudier en imagerie par résonnance magnétique (IRM). Dans l'EU2, tous les animaux vont recevoir 1 injection intraveineuse ou intrapéritonéale pour l’injection des agents de contraste à étudier en biodistribution. Certaines souris venant de l'EU1 serviront pour les études de biodistribution dans l'EU2 et recevront au maximum 2 injections à 24h d'intervalle. Le temps d'injection est de 5 secondes environs. L’induction tumorale et les examens d’imagerie seront effectués sous anesthésie générale. Le temps total d'examen d'imagerie est de 2 heures maximum. Certaines souris vont avoir un prélèvement de sang qui se fera juste avant la mise à mort de l’animal sous anesthésie générale. (Dans l'EU1 ou l'EU2)

Impact sur les animaux

Les nuisances possibles sont liées au développement des tumeurs mammaires. Si des signes de souffrance apparaissent, ils feront l'objet de points limites. L’injection intraveineuse d'agents de contraste ne provoque pas de douleur, juste celle équivalent à une piqure d’aiguille. Notre expérience de l’injection d’agents de contraste fait que nous n’utilisons pas d’antalgiques pour ce geste. Les acquisitions IRM sont totalement indolores et atraumatiques. De plus les souris sont sous anesthésie gazeuse pendant toute la durée des acquisitions IRM et durant la ponction cardiaque. Les souris immunodéficientes utilisées présentent un phénotype dommageable dû à leur immunodéficience. Ces souris sont Exempt d'organismes pathogènes spécifiés et ce statut est garanti par l’hébergement en portoir ventilé et n’est pas altéré durant les différentes séances d’imageries durant lesquelles des procédures strictes sont respectées (désinfection du matériel, entretien des locaux, ordre de passage des souris dans l’imageur…).

Devenir

A la fin de chaque procédure, les souris anesthésiées seront mises à mort pour pouvoir récupérer la tumeur et les organes d'intérêt.

Remplacement

Le modèle animal souris est fondamental dans notre cas, puisque à notre connaissance il n'existe pas de modélisation capable de représenter la complexité des tumeurs et la distribution des agents de contrastes in vivo. Pour ces raisons, l’étude préclinique de biodistribution des agents de contraste et l’induction de tumeurs mammaires ne peuvent se faire que sur un organisme vivant entier.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. L’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) pour le suivi du développement des tumeurs mammaires ainsi que la Spectroscopie par Résonnance Magnétique (SRM) permettent aussi de réduire le nombre d’animaux puisque l’intérêt de ces techniques réside dans le fait qu’une même souris peut être observée plusieurs fois dans le temps. Des tests non paramétriques seront utilisés pour comparer les valeurs obtenues pour les différents lots de souris.

Raffinement

Pendant toute la durée de l’expérimentation, les souris sont hébergées par 5 dans des cages en portoir ventilé ce qui empêchera l’expression du phénotype dommageable des souris immunodéficientes, avec un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et un cycle jour/nuit 12h/12h et des objets d'enrichissement du milieu (maison transparent rouge, celluron, granulés dans la cage). Les souris auront une période d’acclimatation de 7 jours minimum avant le début de la procédure. Elles sont manipulées par du personnel formé et entraîné. Les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler toute souffrance. Des points limites prédictifs (perte de poids, volume tumoral, aspect de la tumeur, détérioration de l'aspect général ou de la locomotion) nous permettront de prendre les mesures nécessaires afin d’éviter toute souffrance au cours de l’expérimentation. Toutes les tumeurs seront induites dans la 1ere EU. 24h après l'imagerie d'IRM, certaines souris seront transportées dans la 2eme EU (situé sur le même campus, distance ~1km) dans un véhicule dédié et climatisé, avec du personnel compétent. Les animaux sont transportés dans leurs cages d’hébergement à couvercle filtrant, en conservant leur enrichissement. Des procédures strictes sont appliquées (désinfection du matériel, entretien des locaux, ordre de passage des souris dans l’imageur…) évitant la contamination des animaux durant les séances d'imagerie.

Choix des espèces

Certains types de cellule de tumeurs mammaires utilisées sont injectées à des modèles immunodéficients ce que l’on ne retrouve pas chez toutes les espèces mais quasiment uniquement chez la souris. Ce modèle animal nous donne la possibilité d’utiliser des techniques d’imageries in vivo et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés. C’est ainsi le modèle animal de choix afin de réaliser des expérimentations permettant d’étudier la croissance de tumeurs primaires et de métastases issues de cellules cancéreuses humaines et murines. On utilisera des souris femelles adultes de 8 à 10 semaines; âge auquel tous les organes sont arrivés à maturation, ce qui est important pour l’élimination des agents de contraste (en particulier les reins).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 3480
Souffrances
▲ -
▲ 3480
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Devenir
 -
 2436
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 1044

1 044 souris seront tuées pour n'avoir pas hérité de la bonne modification génétique. Elles font partie des 3 480 animaux que ce projet d'élevage prévoit de faire naître en cinq ans, à raison de trois accouplements par an pour chacune de vingt-neuf lignées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque souris subit au sevrage un prélèvement du bout de la queue ou une prise de sang sous anesthésie pour son génotypage, les 2 436 qui portent le bon génotype retournant à l'élevage en attente d'expériences ultérieures. Le porteur décrit la souris comme un modèle "incontournable" pour l'étude des lymphomes B et affirme que le recours à des animaux vivants est "indispensable", le mélange cellulaire en cause n'étant pas reproductible en culture.

Objectifs

Notre laboratoire étudie la réponse immunitaire normale et pathalogique des cellules spécifiques appelées Lymphocytes B avec différents objectifs: • fondamentaux : mécanismes moléculaires régulant la production des anticorps / étude du remodelage génétique / biologie de la transformation tumorale des cellules et devellopement de cancers / physiologie du lymphocyte B normal… • appliqués à des questions de médecine expérimentale : réalisation de modèles mécanistiques d’étude des pathologies de l’immunité / participation à des travaux de recherche clinique / mise en place de nouveaux outils diagnostiques pour les lymphomes ; • finalisés : approches visant notamment à l’amélioration du diagnostic ou du traitement de pathologies tumorales ou immunitaires / développements technologiques autour des méthodes de détection des cellules immunitaires… Toutes ces études nécessitent l'utilisation de différents modèles murins dont le maintien, l'élevage et le génotypage sont décrits ici. Dans les conditions de maintien des lignées (élevage), le phénotype tumoral ne s'exprime pas. Les différentes techniques de génotypage décrites sont : soit par PCR (amplification en chaîne par polymérase) via une biopsie de la queue de la souris qui permet de mettre en évidence la modification génétique sur l'ADN de l'animal ou par ELISA (technique d'immunoadsorption par enzyme liée) via un prélèvement de sang qui permet de mettre en évidence la présence d'anticorps spécifique.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de maintenir différentes lignées de souris génétiquement modifiées permettant ainsi aux chercheurs de l'unité d'avoir différents modèles d'étude pour mener à bien leur projet de recherche. Les modèles murins génétiquement modifié permettent d'intègrer une modification génétique précise au sein d'un organisme possèdant un système immunitaire physiologique complet. La modification spécifique d'un géne cible permet d'analyser et de comprendre la physiopathologie de nombreuses maladies en lien avec le dysfonctionnement du système immunitaire et particulièrement les lymphomes ou les maladies de depôts.

Procédures

Les animaux subiront au moment du sevrage un prélèvement de bout de queue ou de sang après anesthésie.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de bout de queue sous anesthésie entraine une douleur de courte durée aprés le reveil de l'animal. Le prélèvement de sang sous anesthésie induit une douleur de courte durée chez l'animal au reveil. Les animaux immunodéprimés sont maintenus dans des conditions particulières afin que leur phénotype dommageable ne s'exprime pas et qu'ils ne soient pas en contact avec des pathogènes.

Devenir

Pour les 5 ans à venir, 3 accouplements seront lancés chaque année pour renouveller le stock d'animaux avec en moyenne 8 petits par portée soit au total 3 accouplements x 29 lignées x 8 petits x 5 ans = 3480 animaux. Sur la totalité des animaux, 70% auront le bon génotypes et seront replacés dans l'elevage soit 2436 aniamux. Les 30% n'ayant pas le bon génotype seront euthanasiés, soit 1044 animaux.

Remplacement

La réponse immune B et le développement des maladies lymphoprolifératives sont étroitement liés à la présence et à l'interaction de populations cellulaires et d’un microenvironnement adapté (cellules stromales de différents types, facteurs de croissance, chimiokines…). Ce mélange complexe n’est pas reproductible in vitro et c’est pourquoi le recours à des animaux vivants est indispensable pour pouvoir étudier ces mécanismes.

Réduction

Notre laboratoire possède une grande expérience dans l’élevage des lignées murines destinées à la recherche ce qui permet d’anticiper le nombre d’animaux reproducteurs nécessaires au maintien de chaque lignée ainsi que le nombre de portées nécessaires pour obtenir un nombre suffisant d’animaux pour effectuer les diverses expériences. Ce projet comprend un grand nombre d'animaux car il décrit l'ensemble des lignées de souris élevées par notre laboratoire pour une durée de 5 ans. Le nombre d'animaux produits est réduit au minimum afin d'être suffisant pour maintenir la lignée et effectuer les expérimentations ultérieures tout en évitant de produire des animaux inutilement.

Raffinement

L’ensemble des procédures sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux : les prélèvements de sang et de tissus seront tous réalisés sous anesthésie générale gazeuse et par du personnel qualifié maitrisant ces gestes. Les animaux sont maintenus sous surveillance jusqu’à leur réveil. L'observation régulière des animaux et le suivi de leur comportement permettra d’avoir un contrôle sur leur état de santé et tout animal présentant des signes de souffrance sera immédiatement euthanasié.

Choix des espèces

Il existe une très forte homologie de structure et fonction entre les locus IgH humain et murins faisant de la souris un modèle expérimental incontournable pour l'étude des disfonctionnements oncogéniques aboutissant à la genèse des lymphomes B et pour le developpement de nouvelles stratégies thérapeutiques. La souris est également l'espèce de référence internationale pour l'étude des lymphomes. La réponse immune B et le développement des maladies lymphoprolifératives sont étroitement liés à la présence et à l'interaction de populations cellulaires et d’un microenvironnement adapté (cellules stromales de différents types, facteurs de croissance…). Ce mélange complexe n’est pas reproductible in vitro et c’est pourquoi le recours à des animaux vivants est indispensable pour pouvoir étudier ces mécanismes. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 8 semaines, âge auquel mâles et femelles sont sexuellement matures et jusqu’à l’âge de 20 semaines car les animaux plus âgés (en particulier les femelles) commencent à présenter des difficultés à se reproduire. Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 4 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 1920
Souffrances
▲ -
▲ 1440
▲ 480
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Devenir
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 1920

Tuées d'abord pour n'avoir pas le bon génotype, tuées ensuite à la fin de chaque procédure pour que leurs organes soient prélevés, 1 920 souris vont être utilisées, 1 440 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 480 au niveau modéré. Le bout de leur queue est coupé aux ciseaux pour le génotypage, une partie d'entre elles est rendue obèse et diabétique par trois mois de régime gras et sucré, et sept prélèvements de sang sont faits à la queue. Certaines sont opérées quarante-cinq minutes pour la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire, puis soumises à un test de deux heures avec quinze mesures de glycémie et huit prises de sang, d'autres isolées cinq jours en cage de mesure, d'autres perfusées au paraformaldéhyde par le cœur. Le porteur justifie ses effectifs par des lots de douze souris par condition, sans expliquer comment ces lots conduisent à 1 920 animaux.

Objectifs

L'obésité entraîne une inflammation au niveau du cerveau qui perturbe son fonctionnement et modifie le comportement alimentaire des patients obèses. Ainsi ils sont moins sensibles à la satiété et ont tendance à manger plus qu'ils ne devraient. Nous étudions une protéine anti-oxydante qui agit au niveau de l'hypothalamus (une zone précise du cerveau, qui régule le comportement alimentaire) mais aussi sur d'autres organes comme le pancréas ou le foie . Cette protéine a la particularité de protéger contre l'inflammation due à l'obésité. Pour étudier cette protéine nous utiliserons un modèle animal, la souris, elle sera génétiquement modifiée et ne produira plus cette protéine anti-oxydante au niveau de l'hypothalamus. Les animaux seront nourris avec un régime alimentaire gras et sucré, afin de les rendre obèses et diabétiques, puis ils passeront plusieurs tests durant lesquels nous mesurerons la quantité de nourriture qu'ils mangent et leur activité physique. Enfin nous mettrons à mort les animaux pour prélever leurs organes et les étudier.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre la mise au point d'un nouveau traitement contre l'obésité et le diabète de type 2, qui connaissent une progression significative depuis 30 ans de sorte que la pandémie actuellement observée au niveau mondial constitue un réel enjeu de santé publique.

Procédures

Le bout de la queue des animaux sera coupé (de 2 ou 3 mm) une seule fois, afin de réaliser un génotypage. Une partie des souris sera nourrie avec un régime hypercalorique pendant 3 mois, ainsi ces animaux deviendront obèses et diabétiques. Des prélévements de sang seront effectués à partir de la queue des animaux qui resteront libres de leurs mouvements (7 prélèvements par animal, chacun des prélévements prendra moins d'une minute). Certains animaux seront opérés pour placer un cathéter dans la veine jugulaire. Ils seront opérés une fois, la chirurgie sous anesthésie générale durera 45 minutes. Après 1 semaine de repos ces animaux suivrons un autre test : ils seront libres de leurs mouvements et porteront un collier. Pendant 2 heures nous mesurerons leur glycémie 15 fois et nous prélèverons un petit volume de sang (au bout de la queue, 8 fois). Il n’y aura qu’un seul test de ce type pour ces animaux. Une partie des animaux seront placés dans une cage individuelle qui mesurera en temps réel leurs déplacements, leur prise de nourriture et d'eau. Ils seront également scannés pour évaluer leur quantité de muscles et de graisses.

Impact sur les animaux

#1. Régime hypercalorique : Après 3 mois de régime hypercalorique les animaux ont un surpoids et présentent les premiers signes d'apparition du diabète de type 2, ces nuisances sont modérées. #2. Test de tolérance au glucose et à l'insuline : Le gavage, l’injection intra-péritonéale et les prélèvements sanguins peuvent stresser les animaux (nuisances légères). La queue des animaux sera coupée au ciseau, cela entraine une douleur considérée comme légère. #3. Pose d’un cathéter dans la veine jugulaire : Plusieurs effets indésirables sont possibles. Des souris peuvent mal supporter l'anesthésie. La chirurgie peut entrainer des douleurs modérées et des problèmes de récupération modérés. #4. Analyse de calorimétrie indirecte : les animaux seront individualisés pendant 5 jours, cela entrainera un stress et une possible perte de poids (nuisance modérée). #5. Mesure du renouvellement du glucose : le risque principal est de créer une hypoglycémie lors du test, si les niveaux de perfusion d’insuline et de glucose ne sont pas optimaux. Cet effet indésirable sera considéré comme modéré. #6. Perfusion intra-cardiaque de paraformaldéhyde ET #7. Prélèvement de sang intra-cardiaque : Des souris peuvent mal supporter l'anesthésie (effet indésirable modéré).

Devenir

Les animaux de génotype non adéquat pour les expériences ou le maintient de la lignée seront mis à mort. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure, car nous avons besoin de prélever leurs organes pour les analyser ultérieurement.

Remplacement

Afin de comprendre, de façon globale, le rôle de la SELENOT dans le contrôle de l’homéostasie énérgétique au cours de l’obésité associée au diabète de type 2, nous utilisons une lignée de souris transgéniques obtenue par le système Cre-Lox, afin de pouvoir inhiber l'expression de la Sélénoprotéine T, de façon sélective, au niveau des neurones POMC de l'hypothalamus.

Réduction

En accord avec des expériences antérieures et pour limiter le nombre d'animaux utilisés, les processus physiologiques étudiés seront analysés sur des lots de 12 souris par condition de traitement. Ces effectifs nous assureront d’obtenir des données statistiquement analysables. De plus, les procédures n’impliquant pas d’effet néfaste à long terme, pourront être menées successivement sur les mêmes animaux intercalées avec des périodes de repos de 7 jours au cours desquelles les paramètres physiologiques et le bien-être des souris seront régulièrement évalués.

Raffinement

L’ensemble des actes pouvant entraîner une douleur (tatouage, génotypage, actes chirurgicaux) sera réalisé sous anesthésie (locale ou générale selon la méthode la plus adaptée) afin d’en minimiser l’impact au maximum. De plus, les animaux recevront un traitement analgésique avant l'acte qui peut être poursuivi après l'acte si nécessaire pour prévenir la douleur. Le bien-être de l’animal sera évalué quotidiennement par la mesure des prises de nourriture et de boisson, et le suivi du poids de chaque animal. Au cours des expérimentations, une observation continue des animaux nous permettra d’arrêter le protocole en cas de souffrance.

Choix des espèces

Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre, de façon globale, le rôle physiologique de notre protéine d'intérêt dans le contrôle de l’homéostasie énérgétique au cours de l’obésité, associée au diabète de type 2; et d’établir des comparaisons pertinentes avec des données qui pourraient être obtenues chez l’homme.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 1500
Cochons d'Inde : 750
Souffrances
▲ -
▲ 2250
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 25
 2225

Le contrôle qualité de lots de vaccins destinés à l'humain passe par des tests de toxicité non spécifique sur 1 500 souris et 750 cobayes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit une seule injection, intrapéritonéale, sous-cutanée ou intradermique selon le produit, en moins de dix secondes. La plupart sont tués, une partie des cobayes étant réutilisée pour des formations réglementaires aux gestes techniques ou pour valider un nouvel enrichissement de cage. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode de remplacement de ces tests, tout en indiquant que les pays européens ont accepté leur suppression, en cours produit par produit, et que d'autres pays continuent de les exiger.

Objectifs

Ce projet décrit les essais règlementaires de toxicité non spécifique qui sont l’une des méthodes de contrôle d’innocuité des vaccins.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché ou éventuellement l’utilisation en essai clinique, de lots de vaccins conformes aux spécifications et aux textes de référence après les tests de contrôle qualité.

Procédures

Procédure 1 : Une seule inoculation par voie intrapéritonéale est réalisée sur souris et cobayes. Procédure 2 : Une seule injection soit en intrapéritonéale, soit sous-cutanée, soit intradermique selon le produit testé, est réalisée sur souris et cobayes. Ces différents types d’injection durent moins de 10 secondes

Impact sur les animaux

Pour ce projet, les nuisances se limitent à des injections de vaccins par voie sous-cutanée, intra-dermique ou intra-péritonéale qui sont qualifiées en degré léger. En effet, le résultat attendu en contrôle est une absence de toxicité.

Devenir

La majorie des animaux est euthanasié. Une partie des animaux peut être réutilisée pour des formations réglementaires aux gestes techniques ou, plus exceptionnellement pour des essais non invasifs tels que la validation d’un nouvel élément ou enrichissement.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode de remplacement des tests de toxicité non spécifique sur animaux. En revanche, l’amélioration continue de l’uniformité des lots de vaccins vise à pouvoir supprimer ce type de tests à l’avenir. Néanmoins, certains pays continuent à demander la réalisation de ces tests pour une liste de produits donnée.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est calculé au plus juste de façon à répondre aux exigences réglementaires et aux besoins de tests sur la période. Le nombre d’animaux par groupe est défini par la réglementation et ne permet pas de réduire au-delà. Une démarche réglementaire (dossier de variation au dossier d’autorisation de mise sur le marché) est en cours pour supprimer certains tests de toxicité : les pays européens ont accepté cette suppression et l’arrêt des tests a lieu progressivement pour chaque produit concerné. Pour les autres pays, un processus similaire est engagé.

Raffinement

Souris : Elles sont hébergées en groupe dans des cages avec litière contenant plusieurs enrichissements : des plateformes anti-noyades, des dome-home (abris en carton) pour créer des barrières visuelles, des nestlets (carrés de coton) utilisés pour la nidification. Cobayes : Ils sont hébergés en groupe dans des cages contenant plusieurs enrichissements : des buchettes en bois à ronger, des huttes pour créer des barrières visuelles, du foin de Crau pour compléter leur alimentation. Pour chacune de ces espèces, des récompenses alimentaires (graines et fruits secs) leur sont distribuées après un acte jugé stressant ou douloureux. En cas d’apparition de symptômes liés à la toxicité anormale ou de réaction anormale au produit détectés à l’aide de points limites adaptés, l’animal est euthanasié de façon anticipée par administration de barbituriques.

Choix des espèces

Il s’agit de la souris et du cobaye, espèces décrites comme modèles pour l’évaluation de la toxicité anormale des vaccins dans les Pharmacopées Internationales en vigueur, ainsi que dans les Rapports Techniques de l’OMS Les animaux sont tous utilisés au stade adulte afin que leur système immunitaire soit mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 111
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ 99
▲ -
Devenir
 -
 12
 -
 99

Les neuf rates gestantes sont tuées au sevrage de leurs petits, à 21 jours, et les ratons en surnombre, au-delà de dix par portée, sont placés dans d'autres portées ou tués. Au total, 111 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, et tous ceux nés dans l'étude sont tués à leur tour, seuls 12 rats adultes utilisés pour un test de sociabilité étant gardés en vie pour d'autres projets ou une retraite. Les mères reçoivent par gavage, chaque jour pendant 42 jours de gestation et de lactation, un retardateur de flamme ou une huile neutre, et au 12e jour de gestation une injection de VPA, le médicament de référence, ou d'eau stérile. Les 90 jeunes passent quatre tests comportementaux, sensibilité sensorielle, activité et anxiété, interactions sociales et comportements répétitifs, pour vérifier qu'ils présentent le "phénotype autistique recherché", puis une partie d'entre eux passe des séances d'imagerie cérébrale sous anesthésie. Le porteur qualifie d'"essentielle" l'expérimentation sur des animaux non-humains pour reproduire la complexité des troubles du spectre autistique.

Objectifs

Les Troubles du Spectre Autistique se caractérisent par des difficultés de communication et des comportements répétitifs. La génétique n'explique que 25 % des cas, ce qui suggère que des facteurs environnementaux, comme les polluants chimiques, jouent un rôle important. Les retardateurs de flamme sont identifiées comme substances préoccupantes en raison de leurs effets toxiques pour le cerveau. Des recherches précédentes ont montré que l'exposition à ce polluant pendant la gestation et la lactation provoque des comportements autistiques et des altérations cérébrales chez les jeunes rats, comparables à ceux observés dans un modèle autistique médicamenteux de référence. Ces dommages comprennent une inflammation du cerveau et des changements dans la façon dont les cellules nerveuses communiquent entre elles, observés après la mort des animaux. Pour étudier plus en détail ces effets, ce projet validera une technique d'imagerie chez des jeunes rats exposés à ce polluant. Deux traceurs seront utilisés pour mesurer l'activité métabolique du cerveau et son inflammation afin de mieux comprendre les mécanismes cérébraux associés à ces troubles. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Pour la première fois, ce projet utilisera l'imagerie cérébrale pour étudier comment le métabolisme et l'inflammation du cerveau sont affectés par un polluant chimique de l'environnement, en lien avec les Troubles du Spectre Autistique. Il aidera à définir et valider les paramètres de la méthode d’imagerie (comme l’anesthésie et la durée du protocole d’imagerie) pour voir, à l’échelle du cerveau entier, où et comment les dommages se produisent et à établir un lien potentiel entre ces dommages.

Procédures

Femelles gestantes : Administration unique par gavage avec le polluant ou le véhicule (huile neutre) quotidiennement pendant 42 jours, couvrant les périodes de gestation et de lactation, injection avec le médicament de référence ou le véhicule (eau stérile) une seule fois au 12ème jour de gestation et suivi régulier du poids. Jeunes rats : suivi régulier du poids et tests comportementaux après sevrage. Chaque jeune rat passera 4 tests comportementaux (sensibilité sensorielle, niveaux d’activité et d’anxiété, interactions sociales, comportements répétitifs) pour sélectionner ceux qui présentent des signes d’autisme, en vue des études d’imagerie. Imagerie cérébrale : À partir de 60 jours, certains rats passeront des séances d'imagerie cérébrale (4 fois en tout sur 2 semaines) sous anesthésie (6 fois), pour mesurer l’activité métabolique cérébrale et pour détecter l’inflammation. La durée de chaque session (1 à 2 h) sera définie pendant cette phase de mise au point.

Impact sur les animaux

Les nuisances/effets indésirables attendus sont les suivants : Pour les femelles gestantes : Pour les femelles gestantes : - La piqure d’aiguille pour l’injection intrapéritonéale de VPA entraine un stress physique mineur et une douleur légère de courte durée (1 fois). - L’administration du polluant par gavage (42 fois) entraine un stress physique mineur de courte durée. Pour les descendants : - L’existence d’un phénotype comportemental de type autistique entraine notamment un risque d’anxiété accru. - La réalisation des tests comportementaux (4) entraine un stress physique mineur de courte de durée.

Devenir

Neuf femelles gestantes seront réparties en trois groupes. Elles seront maintenues en vie jusqu'au sevrage de leurs petits à 21 jours, puis euthanasiées. Le sang et les tissus seront utilisés notamment pour l’analyse des hormones. En cas de portées trop importantes (supérieures à 10 ratons), la portée sera réduite par placement des ratons surnuméraires dans d’autres portées plus faibles ou euthanasie. Dans ce cas, les tissus seront prélevés pour des analyses. L’ensemble des ratons (10 par portée soit 90) réaliseront 4 tests comportementaux afin de s’assurer qu’ils présentent le phénotype autistique recherché et de pouvoir en sélectionner pour les études in vivo par imagerie (dix-huit mâles et femelles maximum). A l’âge adulte, l’imagerie sera réalisée sur 3 rats par groupe et par sexe. Si nécessité de renforcer les résultats, un deuxième raton de chaque sexe et de chaque portée sera ajouté à chaque groupe pour augmenter la taille de l’échantillon. L’ensemble des rats nés dans cette étude sera euthanasié pour des analyses en histologie et biologie moléculaire ou des ajustements de techniques en vue de la phase 2 du protocole qui fera l’objet d’une future demande d’autorisation. Enfin les 12 rats (6 femelles et 6 mâles) ayant participé aux tests de sociabilité seront maintenus en vie et pourront être réaffectés à d’autres projets ou placés en retraite.

Remplacement

L'utilisation d'animaux est essentielle pour reproduire la complexité des Troubles du Spectre Autistique observés chez l'Homme. Les modèles autistiques utilisés dans ce projet, reconnus et validés chez les rongeurs, permettent de créer des troubles comportementaux et cérébraux similaires à ceux de l'Homme. Ils permettront d’utiliser l'imagerie cérébrale pour étudier les effets d'un polluant et comprendre le lien avec le développement de l’autisme. Cette imagerie nécessite l'étude de l'activité cérébrale d'animaux vivants.

Réduction

Chaque portée sera considérée comme une unité statistique. Dans chaque portée, un raton mâle et un raton femelle seront sélectionnés pour réaliser des analyses par imagerie in vivo. Comme il y a peu de données sur l'utilisation des deux radiotraceurs de l’étude, cette première phase vise à tester la faisabilité de l'imagerie sur un échantillon de 3 ratons par groupe et par sexe, pour 3 groupes. Si besoin, un deuxième raton de chaque sexe et de chaque portée sera ajouté pour augmenter la taille de l'échantillon. Ainsi, cette phase exploratoire inclura un total de 9 rates gestantes, 90 jeunes et 12 autres rats adultes pour un test de sociabilité. Au total, 111 animaux seront impliqués dans cette étude, avec un minimum de 9 rats mâles et 9 rats femelles (jusqu'à un maximum de 18 de chaque sexe) utilisés en imagerie.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans l’EU1 dans des conditions standards, respectant les réglementations en vigueur. Les femelles gestantes et allaitantes seront hébergées avec leurs petits jusqu'à 21 jours après la naissance. Ensuite, les jeunes rats resteront ensemble sans leur mère entre 21 et 28 jours pour maintenir leurs liens sociaux. À 28 jours, les rats seront séparés par sexe et placés par deux dans des cages ventilées, avec des buchettes de bois et de la frisure de papier Kraft pour enrichir leur environnement. Les tests comportementaux seront effectués durant la nuit, période d'activité naturelle des rats. Les animaux seront surveillés quotidiennement pour s'assurer de leur bien-être, et manipulés par le même personnel entraîné pour réduire le stress. À 50 jours, les rats seront transportés dans des cages prévues à cet effet vers l'animalerie de la plateforme d'imagerie EU2, avec des conditions similaires à leur habitat précédent (cycle lumineux, nourriture, enrichissements environnementaux) pour minimiser les perturbations. Les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie générale, en suivant des protocoles rigoureux adaptés à chaque animal. Les radiotraceurs seront injectés par du personnel qualifié, avec des doses précises. Pendant l’imagerie, l'anesthésie sera surveillée en temps réel pour assurer la sécurité des animaux. Après la procédure, les rats seront surveillés attentivement dans un environnement calme pour une récupération rapide et sans complications.

Choix des espèces

Les modèles de Troubles du Spectre Autistique médicamenteux ou après exposition des mères au polluant ont été développés et sont reconnus chez le rat dont le comportement social est proche de celui des humains, ce qui en fait un bon choix pour étudier ces troubles. Les femelles adultes utilisées pour la reproduction auront entre 12 et 13 semaines, comme dans les études précédentes, pour assurer la comparabilité des résultats. Les petits seront étudiés de la naissance jusqu'à 80 jours pour suivre leur croissance, évaluer leur comportement (entre 36 et 43 jours) et analyser les modifications métaboliques et inflammatoires par imagerie (entre 60 et 80 jours). Cette période permettra de définir les protocoles d'imagerie.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 12
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

12 souris vont être utilisées pour un unique gavage de trente secondes, et toutes seront tuées ensuite pour le prélèvement de leurs organes et de leurs tissus. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger, l'inconfort déclaré se limitant au gavage. Ces souris portent une flore intestinale simplifiée à douze espèces bactériennes, construite en laboratoire, ce qui permet de chercher si l'une de ces bactéries fabrique sa quinone à partir d'un précurseur fourni par une autre. Le porteur écrit qu'"à terme, il pourrait être envisageable" de moduler le microbiote intestinal humain grâce à cet apport de précurseurs, un bénéfice reporté au conditionnel là où le gavage et la mise à mort sont, eux, programmés.

Objectifs

Les troubles intestinaux sont fréquents chez l'Homme et résultent souvent d’un déséquilibre de la flore intestinale. Une meilleure compréhension des facteurs régissant l’équilibre des communautés bactériennes qui colonisent l’intestin pourrait permettre de proposer des approches pour traiter ces troubles. Un des facteurs de stabilité de la flore intestinal est l’échange de molécules entre bactéries, mais peu de cas ont été caractérisés dans l’intestin à ce jour. L’objectif du projet est de caractériser un nouvel échange de molécule, un précurseur de la ménaquinone (MK) qui joue un rôle clé dans la bioénergétique des bactéries et pourrait donc fortement impacter l’équilibre du microbiote. Les résultats de nos analyses bioinformatiques démontrent que de nombreuses espèces du microbiote intestinale (dont Bifidobacterium animalis, un probiotique commensal reconnu) possèdent uniquement les gènes de la fin de la voie de biosynthèse de la MK, ce qui suggère que ces espèces dépendent d’autres bactéries dites « donneuses » pour obtenir un précurseur afin de synthétiser leur MK. Des expériences nous ont permis de prouver que B. animalis est capable de synthétiser sa MK uniquement lorsqu’un précurseur (le DHNA) est ajouté au milieu de culture ou lorsque B. animalis est co-cultivé avec une espèce donneuse (Enterococcus faecalis). L’objectif du projet est maintenant de valider dans un contexte physiologique in vivo que B. animalis est capable de synthétiser sa MK à partir du précurseur fournit par le microbiote intestinal. Pour cela, nous proposons d’utiliser une souris (nommée oligoMM12) porteuse d’une flore intestinale simplifiée (composée de 12 espèces bactériennes dont B. animalis et E. faecalis). La détection de la MK de B. animalis dans les échantillons du microbiote intestinal d’oMM12 nous permettra de confirmer que l’échange de précurseur de quinones est effectif au sein du microbiote intestinal. Ce résultat servira de base à des études ultérieures visant à définir si l’échange de précurseurs de quinones est un facteur important de l’équilibre du microbiote intestinal, notamment pour les espèces bactériennes possédant une voie partielle de synthèse de MK.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension des facteurs qui régissent l’équilibre des communautés bactériennes qui colonisent notre intestin pourrait permettre de proposer des approches pour traiter certains troubles intestinaux et les maladies liées. En utilisant une souris porteuse d’une flore intestinale simplifiée, nous pouvons identifier les quinones synthétisées par chaque espèce bactérienne présente et ainsi mettre en évidence la synthèse d’une quinone par Bifidobacterium animalis grâce à un échange de précurseur (DHNA) avec des espèces donneuses du microbiote intestinal. Ce résultat permettra de confirmer que l’échange de précurseur de quinones est effectif au sein du microbiote intestinal et posera les bases d’études ultérieures visant à établir l’importance de ces échanges de précurseurs de quinones pour l’équilibre du microbiote intestinal. A terme, il pourrait être envisageable de concevoir une modulation du microbiote intestinal grâce à l’apport de précurseurs de quinones.

Procédures

Chaque souris sera soumise à un unique gavage oral sous contention durant maximum 30 secondes.

Impact sur les animaux

Au cours de nos expériences les animaux pourront subir un inconfort suite au gavage. Ces effets indésirables sont de sévérité légère et de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure expérimentale afin de réaliser les prélèvements d’organes et de tissus nécessaires aux analyses requises pour atteindre les objectifs fixés.

Remplacement

Des premiers résultats en culture cellulaire ont permis d’identifier un composé bactérien qui concoure au maintien de la bactérie d’intérêt. Les analyses sur fèces et intestins isolés permettent de déterminer les conditions optimales de multiplication des bactéries probiotiques. Nous voulons maintenant vérifier si ce composé est présent au sein du microbiote intestinal et s’il est mobilisable par la bactérie d’intérêt, B. animalis. A ce stade de la recherche, aucun modèle in vitro ne permet d'atteindre les objectifs fixés. La colonisation bactérienne de l'intestin ne peut être obtenue et analysable que dans un organisme entier. Pour atteindre les objectifs, nous devons travailler avec un système digestif complet et vivant ; la souris est un modèle approprié et bien validé puisque nous disposons de souris avec une flore intestinale simplifiée et contrôlée, adaptée à nos objectifs.

Réduction

En analysant les prélèvements provenant de 3 souris adultes mâles et 3 femelles, nous avons pu obtenir les données de référence nécessaires pour ce modèle. Ces données montrent la présence des quinones synthétisées par les espèces de la communauté à l’exception d’une quinone. Nous testerons donc nos conditions expérimentales sur des groupes de même effectif et sexe ratio : 1 groupe contrôle et un groupe traité. En outre, le projet scientifique global utilise des produits biologiques fournis de façon mutualisée pour différents projets de recherche (organes, tissus).

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé et observés régulièrement afin d'anticiper l'apparition des points limites fixés. Les gestes expérimentaux (gavage oral, prélèvement de fèces) sont réalisés règlementairement et dans un cadre optimal pour limiter au maximum les risques. Les gavages seront réalisés à l’aide d’une sonde flexible non irritante pour l’œsophage. Le projet est mis en œuvre dans l’animalerie qui maîtrise parfaitement les conditions d’hébergement spécifique à la population de souris : hébergement sous confinement sanitaire approprié en séparant les souris traitées des contrôles non traités.

Choix des espèces

Afin de confirmer l’échange de précurseurs de quinones entre espèces bactériennes du microbiote intestinal, nous devons utiliser un mammifère vivant possédant une flore intestinale simplifiée contenant notre bactérie d’intérêt. Ce modèle n’existe que chez la souris et est adapté à nos objectifs. La souris nous permettra d’obtenir des résultats comparables aux données de référence préalablement obtenues. Nous retenons des souris adultes d’au moins 8 semaines, avec un système digestif mature et une flore intestinale stabilisée pour éviter toute interférence avec un autre phénomène de maturation ou d’adaptation microbiologique en cours. Les données de référence ont été obtenus sur des prélèvements provenant de cette catégorie de souris.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 330
Souffrances
▲ -
▲ 210
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 330

Un casque est implanté sur le crâne de certaines souris sous anesthésie, avec une lentille ou un cache-œil porté ensuite de façon prolongée, et jusqu'à treize anesthésies gazeuses en trois semaines s'enchaînent pour nettoyer les lentilles et passer les scanners. 330 souris vont être utilisées ainsi, 210 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, 120 au niveau modéré, toutes tuées à l'issue parce que, génétiquement modifiées, elles ne peuvent être ni réutilisées ni mises à la reproduction. L'objet déclaré est de comprendre le rôle d'un gène associé à la forte myopie, dans un modèle où la myopie est provoquée artificiellement. Le porteur annonce des tests comportementaux au cours desquels des animaux sont placés une heure sur une plateforme, sans préciser lesquels, et signale par ailleurs un risque d'arrêt cardiaque sous anesthésie et une cataracte temporaire possible.

Objectifs

La cécité nocturne congénitale stationnaire (CNCS) est un groupe de pathologies rétiniennes d'origine génétique. La plupart des personnes atteintes ont une acuité visuelle basse, associée à des difficultés d’orientation en condition de faible luminosité. De nombreux patients présentent également d’autres anomalies oculaires telles qu’une forte myopie. Dans des études précédentes, des gènes responsables de l'apparition de la CNCS ont été identifiés. De plus les modèles animaux mimant la CNCS ont été très étudiés et d’autres gènes altérés ont été découverts dans toutes les différentes formes de CNCS. Le rôle précis de ces gènes dans la rétine et leur impact sur la CNCS et la myopie sont encore mal connus. Nous allons, au cours de ce projet, étudier l'un de ces gènes qui a notamment été associé à la forte myopie. Pour se faire, nous allons utiliser un modèle de souris génétiquement modifié dans lequel ledit gène a été inactivé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet incluront une meilleure compréhension des mécanismes cellulaires menant à la myopie et à la Cécité Nocturne Congénitale Stationnaire (CNCS). La myopie étant l’affection oculaire handicapante la plus courante actuellement et avec une incidence en constante augmentation (les prédictions nous disent que la moitié de la population mondiale sera myope d’ici 2050, et 10 pourcent sera atteint d’une forte myopie). La CNCS est une maladie visuelle handicapante provoquant des symptômes variés pour laquelle aucun traitement n’existe à ce jour. Une meilleure compréhension des mécanismes induisant ces pathologies permettrait de proposer des traitements plus précoces, plus efficaces et moins invasifs que ceux déjà existant.

Procédures

Pour induire et étudier la myopie, une technique chirurgicale, effectuée sous anesthésie et analgésie, se résumant par l’implantation d’un casque sur le crâne de certains animaux est nécessaire. Pour mesurer la myopie : contention manuelle régulière et répétée de certains animaux: une fois par animal et par semaine pendant 6 semaines au total, 10 minutes par animal maximum à chaque fois. Anesthésies gazeuses répétées: Une anesthésie le jour de la chirurgie (durant 45 minutes maximum) + 3 anesthésies maximum par semaine pour le nettoyage des lentilles et des yeux des animaux (10 minutes maximum/animal) + Anesthésies le jour des scanners (3 fois, 15 minutes par animal maximum) soit 13 anesthésies maximum sur 3 semaines. Anesthésie par injection le jour de l’électrorétinographie (une fois/animal, pendant une heure). Modification de l’environnement lumineux de certains animaux : abaissement de la luminosité pendant 4h à un niveau dit « de lumière basse). Les animaux seront répartis en 3 groupes distincts : le premier groupe se verra induire et mesurée la myopie, le deuxième groupe se verra analysé par électrorétinographie, le troisième groupe verra son environnement lumineux changé.

Impact sur les animaux

Certains des animaux seront soumis à des chirurgies : Les techniques chirurgicales peuvent mener à des pertes de poids, des infections, douleurs post-opératoire, perte de sang. Ces mêmes animaux subiront des anesthésies gazeuses répétées pouvant causer un risque léger d’hypothermie, d’insuffisance respiratoire et arrêt cardiaque. Port du cadre à lunette: qu’il s’agisse du cache-oeil ou d’une lentille, le port prolongé de l’appareil peut induire une gêne et un assèchement oculaire. Certains animaux seront placés en hébergement individuel, ce qui peut entraîner des détresses sociales. Durant les tests comportementaux, certains animaux seront placés sur une plateforme durant une heure. L’arrivée dans un milieu inconnu peut stresser l’animal. Une partie des animaux seront utilisés dans le cadre de différents tests fonctionnels afin de caractériser le modèle qui implique soit une immobilisation manuelle pouvant induire un stress soit une anesthésie par injection d’anesthésiques pouvant induire un stress thermique ou des risques cardio-respiratoires. L’un de ces tests peut entrainer une cataracte temporaire. Enfin, certains animaux seront placés en illumination contrôlée sont dans une ambiance lumineuse différente de celle de leur hébergement. L’enrichissement sera réduit pendant cette procédure, ce qui peut induire un stress.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés à la fin des expériences car il s'agit d'animaux OGM et que nous ne pourrons les réutiliser pour des accouplements ou d'autres projets. L'euthanasie sera effectuée selon la méthode réglementaire. Les yeux des animaux seront ensuite prélevés pour études histologiques et de biologie moléculaire.

Remplacement

L’induction et l’étude de la myopie ainsi que la caractérisation phénotypique nécessite un œil complet, en 3D, avec sa rétine et ses tissus environnant (Choroïde, Sclère) ainsi qu’un trajet optique complet (cornée, lentille, crystallin, iris, humeur aqueuse). Aucune méthode alternative ne permet d’obtenir un oeil en 3D.

Réduction

Afin de générer le moins d’animaux possible, nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux nécessaires pour le projet en nous basant sur les données de la littérature scientifique. Aucune étude n’a montré d’influence claire du sexe sur la Cécité Nocturne Congénitale Stationnaire et la myopie. Nous allons utiliser les animaux mâles et femelles indistinctement. Nous utiliserons comme témoins des animaux contrôles non modifiés, possédant donc le gène étudié sur leurs 2 chromosomes. Nous comparerons aussi les résultats avec des animaux contrôles dits « hétérozygotes » possédant le gène étudié sur un seul de leur chromosome, afin de renseigner le potentiel impact de la perte du gène sur un chromosome. Le nombre d’animaux indiqué dans chaque procédure a été estimé sur la base d’expériences similaires effectuées dans notre équipe et en tenant compte des contraintes statistiques (nombre d’échantillon par groupe), des contraintes techniques (Taux de réussite des expériences), des contraintes de contrôles. Nombre total d’animaux nécessaires: 330 animaux

Raffinement

Les animaux utilisés naîtront et seront hébergés en animalerie extérieure jusqu’à expérimentation. Ils seront alors hébergés dans notre animalerie où ils observeront une période d’acclimatation de 5 jours avant toute manipulation. Pour les accouplements, les parents seront placé un mâle avec deux femelles. Les nouveaux-nés seront sevré à 21 jours après la naissance. Les animaux adultes seront placés à 5 au maximum par cage (hors accouplement), possèderont une maison et des morceaux de cellulose ainsi que des morceaux de bois. Ils auront accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Les paramètres environnementaux contrôlés des animaleries seront conformes aux normes réglementaires. De l’hydrogel nutritif sera mis à disposition si nécessaire. Seul le personnel qualifié en zootechnie sera habilité à gérer l’hébergement des animaux. Seul le personnel compétent dans la manipulation des animaux sera autorisé à manipuler les animaux. Seul du personnel formé aux techniques chirurgicales du petit animal sera autorisé à procéder aux techniques chirurgicales. Le personnel de zootechnie change les cages chaque semaine et sera en charge de la surveillance de la santé des animaux. Une communication rapide entre les chercheurs et les membres de la zootechnie est assurée par la proximité géographique entre l’animalerie et le laboratoire et permettra une prise de décision rapide en cas de problème de santé des animaux. Les procédures nécessitant une anesthésie et/ou l’application d’analgésiques seront effectuées par du personnel habilité. Un système d’étiquettes et de pastilles assurera le suivi du bien être des animaux. Les informations concernant les animaux seront mutualisées sur un site web commun. Des points limites suffisamment précoces et prédictifs permettant de limiter toute douleur inutile aux animaux ont été mis en place

Choix des espèces

Nous utilisons le modèle souris car nous avons besoin d’un modèle génétique particulier qui n’existe que dans cette espèce. Certaines expériences visent à étudier le développement naturel de l'oeil. Le développement de l'oeil se mesure par réfractométrie. Les mesures de réfractométrie ne commencent à être fiables qu’à partir de 3 semaines d’âge, lorsque l’animal est sevré. Avant cela, l’oeil est trop petit. En général, le développement de l'oeil des souris se termine autour de 6 semaines d’âge. Pour nous assurer d’avoir dépassé la période critique du développement, nous poursuivrons la mesure du développement jusqu’à 9 semaines d’âge. Certaines expériences nécessitent d'induire la myopie. L’induction de la myopie est plus efficace si elle débute entre 3 et 4 semaines d'âge car l’oeil y est encore en phase de croissance critique. Certaines expériences consistent en la mesure post-mortem des taux de dopamine rétiniens. Pour éviter tout impact de la croissance de l'animal sur la mesure de Dopamine, nous effectuerons l’expérience à l’âge adulte. Dans un souci de cohérence, nous nous fixons sur 80 jours après la naissance car il s’agit de l’âge auquel nous avons fait des analyses similaires lors de projets précédents. Certaines expériences consistent en la caractérisation phenotypique (ie les symptômes)des animaux, nous travaillerons sur des animaux sur 2 stades adultes différents (6 semaines, 6 mois) pour documenter un possible phénotype progressif.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 21
Souffrances
▲ -
▲ 7
▲ 14
▲ -
Devenir
 -
 -
 7
 14

21 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour sept d'entre eux et modéré pour les quatorze autres. Ces quatorze reçoivent trois injections d'un candidat vaccin contre Klebsiella pneumoniae et jusqu'à six prises de sang, maintenus éveillés cinq minutes par prélèvement dans une cage de contention. Le porteur attend de la nouvelle formulation une production d'anticorps supérieure, l'objectif à terme étant de vacciner des populations à risque faute d'antibiotiques efficaces. Les quatorze sont tués au bout de soixante-dix jours, la mise à mort étant justifiée par le volume de sang à prélever, tandis que les sept lapins écartés après la phase de sélection restent disponibles pour d'autres études.

Objectifs

S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae et Acinetobacter baumannii, responsables de septicémie. Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables d’infections sanguines sont également résistantes à ces antibiotiques de dernière ligne. Des alternative aux antibiotiques, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Un candidat vaccin à usage humain, basé sur des cellules d’Acinetobacter baumannii inactivées (bactéries inoffensives dont tous les facteurs de virulence ont été retirés) et génétiquement modifiées pour exprimer des protéines de surface de Klebsiella pneumoniae, a déjà montré une protection significative dans un modèle d’infection à Klebsiella pneumoniae chez la souris. Une précédente étude a également testé la production d’anticorps chez le lapin en réponse à différente fréquences d’administration de ce candidat vaccin associé à un adjuvant (produit utilisé pour améliorer l’efficacité des vaccins). L’objectif est de poursuivre l’étude de ce vaccin chez le lapin en étudiant cette fois une nouvelle formulation (proportions de vaccin et d’adjuvant différentes des études précédentes) dans le but de déterminer quelle formulation est capable d’entrainer la plus grande production d’anticorps spécifiques.

Bénéfices attendus

La nouvelle formulation du vaccin devrait entrainer une meilleur réponse immunitaire. A terme, l’idée est de pouvoir favoriser la vaccination de populations à risque, en l’absence de traitement antibiotiques efficaces.

Procédures

Les animaux vont être soumis à différentes interventions : - 3 injections sur animal vigile 3 secondes par injection - 1 à 6 prélèvements sanguins sur animal vigile 5 minutes de maintien en cage de contention par prélèvement - 1 anesthésie générale suivie d’un prélèvement sanguin terminal (2 minutes) qui se terminera par une injection d’un euthanasiant (3 secondes) pour assurer la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur légère : - 3 injections Le candidat vaccin a déjà été testés chez la souris et le lapin et n’a montré aucun signe de toxicité. Nous n’attendons donc aucune toxicité lors de l’administration de cette nouvelle formulation. - 1 à 6 prélèvements sanguins sur animal vigile en cage de contention Les animaux seront familiarisés à la cage de contention au cours de 3 séances d’habituation réalisées avant le début de l’expérience. - 1 anesthésie générale suivie d’un prélèvement sanguin terminal qui se terminera par une injection d’un euthanasiant pour assurer la mise à mort. Le prélèvement sanguin terminal étant réalisée sous anesthésie générale, il ne sera associé à aucune douleur particulière.

Devenir

A l’issue de la phase 1 (sélection) , 7 animaux sur 21 seront exclus de l’étude. Ils n’auront subit qu’un prélèvement d’1 à 2 mL de sang à l’oreille (douleur légère) et pourront donc être réutilisés pour des études ultérieures. Les 14 animaux de la phase 2 (immunisation) seront mis à mort à l’issue des 70 jours d’expérience ou plus précocement s’ils montrent des signes de souffrance. Leur mise à mort est justifiée par la nécessité de récupérer suffisamment d’anticorps pour les analyses complémentaires ce qui implique le prélèvement d’une grande quantité de sang.

Remplacement

La production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La première étape indispensable à cette production est l’immunisation chez l’animal. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour l’étude de la production d’anticorps suite à une vaccination.

Réduction

Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. La sélection des animaux durant la première phase du projet permettra de réduire le nombre d’animaux qui participeront à la phase d’immunisation. Ainsi un tiers des animaux du projet subiront uniquement un prélèvement sanguin.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la phase d’immunisation. Un suivi accru sera réalisé durant les 6h suivant les administrations des traitements et la fréquence de surveillance sera augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux. L’administration des traitements n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude, supportés par une grille de score de douleur, ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance. Les injections et prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles et ne nécessiteront pas d’anesthésie ou d’analgésie particulière (comme chez l’homme). Seul le prélèvement terminal nécessitant un grand volume de sang sera réalisé sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Également, l’efficacité du candidat vaccin sera ultérieurement testé dans un modèle d’infection chez le lapin. Des lapins mâles et femelles de 3-4 mois seront utilisés de façon à avoir une maturité immunitaire suffisante.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 191
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ 161
Devenir
 -
 -
 -
 191

Greffées de cellules tumorales dans la rate au cours d'une chirurgie de vingt-cinq minutes, puis suivies par imagerie sous anesthésie, 191 souris vont être utilisées, dont 161 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie reçoit trois injections de chimiothérapie par semaine pendant deux semaines. L'objet est d'évaluer un médicament commercialisé depuis 2001 pour une maladie héréditaire du foie, l'ORFADIN, contre le cancer du pancréas métastatique, les résultats devant être intégrés à un brevet protégeant cette nouvelle indication. Le porteur indique que l'usage d'anti-inflammatoires et de morphiniques est "proscrit" dans ce protocole parce qu'ils modifient le métabolisme tumoral, la seule réponse prévue à la douleur étant alors la mise à mort de l'animal, par dislocation cervicale.

Objectifs

L'ORFADIN est un médicament utilisé en clinique depuis 2001 pour le traitement d’une maladie héréditaire du foie engendrée par la dégradation incomplète de la tyrosine, un acide aminé apporté par les protéines alimentaires. Des travaux de l’équipe montrent que la voie de dégradation de la tyrosine par les cellules métastatiques est exacerbée et qu’elle est essentielle à leur survie et à leur expansion (in vitro). Le but de ce projet est d’évaluer l’efficacité de l’inhibition de la dégradation de la tyrosine par l’ORFADIN et/ou de l’apport de tyrosine par l’alimentation (i.e. régime déficient en tyrosine) dans le traitement du cancer du pancréas avec des métastases. Ce projet comportera 3 objectifs : Obj. 1 : Evaluer l’efficacité de l'ORFADIN associé ou non à la chimiothérapie, le FOLFIRINOX (abréviation FFX utilisée dans la suite de la saisine) dans le traitement des métastases du foie : - administré seul l’ORFADIN prolonge-t-il l’effet de la chimiothérapie sur les métastases, - combiné à la chimiothérapie est-il plus efficace que la chimiothérapie, - si ce schéma thérapeutique est poursuivi par l’administration d’ORFADIN, maintient-on l'effet anti-métastatique du traitement combiné ? - combiné à un régime sans tyrosine, le traitement combiné ORFADIN+chimiothérapie est-il plus efficace ? Obj. 2 : Evaluer l’efficacité de l'ORFADIN associé ou non au FFX dans le traitement des tumeurs primaires pancréatiques. Les 3 questions posées dans l’objectif 1 seront adressées afin d’évaluer l'efficacité des différents schémas thérapeutiques sur la progression/régression de la tumeur pancréatique. Obj. 3 : Etude de la toxicité de l'ORFADIN. Les modèles expérimentaux utilisés seront des souris développant des métastases du foie (Obj.1 et 3) et des souris développant des tumeurs pancréatiques (Obj. 2 et 3).

Bénéfices attendus

Cette étude pré-clinique a pour but de confirmer l’efficacité de l'ORFADIN associé ou non au FFX dans le traitement des cancers pancréatiques avec des métastases et d’évaluer la toxicité de ce traitement combiné. Les résultats obtenus permettront seront inclus dans le brevet visant à protéger l’utilisation de l’ORFADIN pour le traitement du cancer pancréatique avec des métastases. Elle permettra également de proposer un essai clinique aux patients atteints de cancer pancréatique avec des métastases, qui sont actuellement inéligibles à la chirurgie, seul traitement curatif disponible en clinique.

Procédures

Les souris de la procédure 1 seront soumises à une procédure chirurgicale de greffes de cellules tumorales dans la rate, une seule procédure chirurgicale par souris sera effectuée. Cette procédure chirurgicale durera 25 min max. (temps d'endormissement, chirurgie et réveil de l'animal). Les souris traitées au FOLFIRINOX recevront 3 injections par semaine de cette combinaison de chimiothérapie et ce pendant 2 semaines. La durée de ce geste est de 1-2 min. Le suivi de l’évolution des métastases du foie par de l’imagerie en bioluminescence a une durée estimée par animal de 15 min (temps d'endormissement, imagerie et réveil de l'animal).

Impact sur les animaux

Les nuisances subies par les animaux sont pour la procédure 1 : avant l’acte chirurgical : contention et injections sous-cutanées d’antalgique et d’anesthésique local qui peuvent générer un léger stress ; au cours de l’acte chirurgical : l’anesthésie gazeuse peut engendrer une hypothermie et une détresse respiratoire si elle est mal contrôlée ; en post-chirurgie : des complications post-opératoires (rupture des points de sutures, infection de la plaie) peuvent survenir et engendrer de la douleur qui doit être rapidement prise en charge ; les animaux devront être isolés de leurs congénères ce qui génère un stress. Pour les procédures 1 et 2, les nuisances au cours du développement de la tumeur primaire et des métastases sont les suivantes : douleur, perte de poids, mobilité réduite, apparences et/ou comportements anormaux, celles-ci sont grâce à notre expertise du modèle rapidement détectées et en fonction du score déterminé, la procédure adaptée sera mise en œuvre.

Devenir

Afin d'évaluer la prise métastatique au sein du foie et la régression de la tumeur primaire en fonction des traitements administrés aux animaux, ceux ci seront euthanasiés par dislocation cervicale et autopsiés.

Remplacement

Le recours à des animaux est absolument indispensable pour mener à bien ce projet qui vise à inhiber le dialogue entre les cellules cancéreuses des métastases de foie et les cellules du foie avoisinantes. Ceci, en utilisant un médicament déjà sur le marché pour une autre indication thérapeutique que le cancer du pancréas, et à évaluer son effet anti-cancéreux sur la tumeur du pancréas et sur les métastases du foie, et sa toxicité sur les organes sains. Ce projet fait suite à des expériences de culture de cellules de métastases de foie cultivées avec des cellules de foie validant la pertinence d’inhiber le dialogue entre ces deux types cellulaires pour limiter l’expansion des métastases. Ainsi, il est à présent nécessaire de démontrer au sein d’un hôte vigile, porteur de métastases et avec des fonctions du foie non-altérées, qu’un médicament associé ou non à un régime alimentaire spécifique, combiné à la chimiothérapie de référence des patients, permettrait de réduire la progression des métastases sans entrainer d’importants effets secondaires, qui ne peuvent être appréhendés que sur des modèles animaux de cancer pancréatique avec des métastases.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention d’un effet anti-tumoral significatif de chaque traitement par rapport aux animaux non-traités a été défini en utilisant le test statistique d’analyse de la variance suivi de comparaisons multiples. La diminution attendue de l’incidence/taille des tumeurs primaires/métastases et les différences inter-individuelles ont été estimées sur la base de données bibliographiques et de résultats antérieurs de l’équipe. Ainsi, pour la procédure 1, le nombre d’animaux nécessaire est de 13/groupe alors que pour la procédure 2, il est de 10/groupe.

Raffinement

Les personnes compétentes (formations en expérimentation animale + chirurgie) réaliseront les injections d’antalgiques pré et post-opératoires et de l’anesthésique local avant l’incision, l’incision et l’injection des cellules tumorales dans la rate. Ceci afin d’éviter toutes complications post-opératoires et limiter ainsi le nombre d’animaux à opérer. Une grille de points limites sera quotidiennement remplie pour chaque modèle : souris avec une tumeur pancréatique ou des métastases dans le foie, et des mesures adéquates seront prises : euthanasie directe si nécessaire car l’utilisation d’anti-inflammatoires non stéroïdien ou de dérivé morphinique pour limiter la douleur est proscrite dans le cadre de ce protocole. En effet, les données bibliographiques montrent que leur administration altère le métabolisme tumoral, limite la croissance tumorale et/ou potentialise l’action de la chimiothérapie. Un enrichissement matériel de l’environnement des animaux (cocon, nid, maisonnette, etc…) est mis en place dans toutes les cages afin que les souris expriment un répertoire diversifié de comportements normaux.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris, modèle d'étude de référence dans le domaine du cancer pancréatique et dont les caractéristiques morphologiques et génétiques des tumeurs récapitulent fidèlement la maladie chez l’homme. De plus, cette espèce se caractérise par de nombreux avantages, notamment leur développement rapide, une descendance nombreuse et une facilité d’entretien et d’élevage. Les souris développant des tumeurs pancréatiques seront traitées ou non dès l’âge de 6 semaines pour une durée de 4 semaines. Elles seront euthanasiées au stade de jeune adulte (environ 10 semaines après la naissance), stade à partir duquel les tumeurs prélevées sont dites de haut grade, comme la majorité des tumeurs pancréatiques diagnostiquée chez les patients. Ce dernier argument est requis pour notre étude qui vise à améliorer à terme l’efficacité des traitements des tumeurs pancréatiques à fort potentiel métastatique . L'implantation des cellules tumorales dans la rate des souris saines, seront réalisées chez des souris âgées de 5 semaines, puis traitées ou non pendant 4 semaines, la semaine suivant l'implantation. Elles auront un âge similaire aux souris avec tumeur pancréatique lorsque les traitements débuteront, à ce stade, l’impact du métabolisme sur la progression métastatique ne sera pas impacté par une prise de poids ou tout autre facteur lié au vieillissement de l’animal. Elles seront euthanasiées au même âge que les souris avec des tumeurs pancréatiques.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Poules : 60
Souffrances
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▲ 40
▲ 20
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Devenir
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 60

Pour trouver un moyen de limiter les pertes économiques que la coccidiose fait subir à l'aviculture, plus de 1,5 milliard d'euros par an dans le monde selon le porteur, 60 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue. Quarante subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger, vingt un niveau modéré. Chaque animal reçoit deux administrations orales sous contention, l'une d'un microbiote, l'autre du parasite Eimeria tenella. La dose de parasite est calibrée pour rester en dessous du point limite, défini par la perte de poids, les plumes ébouriffées, la prostration, les yeux mi-clos et la diarrhée, et les poulets de chair retenus sont de type conventionnel pour rester au plus près des conditions des élevages industriels.

Objectifs

Les coccidioses représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture conduisant à d'importantes pertes économiques (>1,5 milliards d’euros/an dans le monde). Ces maladies sont provoquées par des parasites, Eimeria. La prophylaxie repose sur l’utilisation d’anticoccidiens et sur la vaccination. Le coût élevé des vaccins, l’apparition de résistances aux anticoccidiens et la demande des consommateurs pour limiter l’utilisation des anticoccidiens et des antibiotiques nécessitent le développement de nouveaux moyens de lutte plus naturels. Dans cet objectif, notre ambition est d'utiliser la modulation du microbiote pour atténuer la sévérité de la pathologie liée à l'infection par Eimeria. Comme nous l’avons décrit précédemment, nos résultats mettent en évidence un rôle du microbiote et/ou ses métabolites sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella incluant le développement du parasite E. tenella et sur la réponse inflammatoire associée à l’infection. La nature des bactéries et/ou leur métabolites impliqués dans cet effet restent encore à déterminer. Dans ce projet, nous comparerons des microbiotes présentant une complexité et une diversité plus ou moins forte (microbiote de jeune, d’adulte, enrichi en bactéries probiotiques dès l’éclosion) sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella. Nous évaluerons l'effet de ces différentes compositions microbiennes caecales sur le développement des parasites, la formation de lésions et la réponse inflammatoire. Ensuite, les corrélations entre la composition du microbiote, des métabolites caecaux et des paramètres d'infection seront déterminées pour détecter les taxons et les métabolites qui peuvent être enrichis ou appauvris dans le cas d'infections plus ou moins sévères. Ce projet fournira des indications pour le développement d'un microbiote limitant les conséquences négatives de l'infection.

Bénéfices attendus

Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que les animaux supplémentés résistent mieux à l’infection (effet anticoccidien) et présentent par conséquent de meilleures performances zootechniques, moins de lésions, moins d’inflammation, moins développement parasitaire. Si la supplémentation du microbiote ne présente pas d’effet, les animaux supplémentés présenteront des charges parasitaires et des paramètres lésionnels similaires à ceux du groupe contrôle.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux administrations orales : une de microbiote et une du parasite Eimeria. De plus, la contention peut engendrer du stress pour les animaux. Chaque intervention dure environ 30 secondes à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite, le point limite se définissant par la perte de poids, les plumes ébourriffées, prostration, yeux mi-clos, diarrhées. Une perte de poids pourra être observée chez les animaux infectés non supplémentés sans atteindre le point limite ni des signes cliniques sévères. De plus, la contention peut engendrer du stress pour les animaux.

Devenir

A la fin de l'expérimentation, l'euthanasie des animaux est prévue pour des prélévements des caeca et mesures de différents paramètres (parasitaire, inflammatoire, microbiote, métabolites)

Remplacement

L’étude de l’influence du microbiote sur la physiopathologie de l’infection par E. tenella nécessitent des expérimentations in vivo pour lesquelles des analyses des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, et du microbiote intestinal seront réalisées.

Réduction

Les effectifs sont basés sur les études du laboratoire et de la littérature portant sur les scores lésionnels lors de supplémentations et pour lesquelles il faut en moyenne 20 animaux / groupe avec trois groupes pour avoir une différence significative. Ces effectifs sont suffisants pour les analyses microbiotes.

Raffinement

Hébergement : Les poulets disposeront d’un enrichissement social et comportemental (dans les box : petites rondelles en inox suspendues ou du bolduc suspendues ce qui permet aux animaux de piquer dedans et des perchoirs qui apporte un enrichissement qui fait partie du comportement naturel). Limitation des nuisances sur le bien-être animal : Evaluation de l’état de santé des animaux deux fois par jour par le personnel de la plateforme expérimentale. Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à des doses qui ne causent pas de morbidité importante et qui n’induisent pas des signes cliniques proches du point limite, le point limite se définissant par la perte de poids, les plumes ébourriffées, prostration, yeux mi-clos, diarrhées.

Choix des espèces

Le poulet est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria. Des poulets de chair mâles et femelles de type conventionnel seront utilisés dans l’étude pour être dans les conditions les plus proches de celles des élevages industriels, et auront un statut sanitaire exempt d'organismes pathogènes spécifiés. L'éclosion constituant une fenêtre unique pour l'implantation de bactéries et l'amélioration précoce des fonctions intestinales, l'implantation de bactéries pour améliorer précocement les fonctionnalités de l'intestin sera réalisée juste après l’éclosion (1er jour d’âge). Une coccidiose expérimentale sera ensuite induite à environ 2 semaines d’âge afin de reproduire expérimentalement la fenêtre d’infection de la coccidiose aviaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 312
Souffrances
▲ -
▲ 312
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 312

Une injection de toxine botulique dans le quadriceps paralyse la patte de chaque souris, une paralysie dont le porteur indique lui-même que la mobilité ne revient qu'après cinquante-six jours et la masse osseuse après quatre-vingt-dix. 312 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus léger, une partie recevant en plus une injection intrapéritonéale quotidienne pendant vingt et un jours. Le porteur décrit une "légère boiterie" qui n'empêche pas l'animal de se nourrir, et affirme que la procédure "n'est pas douloureuse", l'analgésie n'étant appliquée que "si nécessaire". Toutes sont tuées entre le premier et le quatre-vingt-dixième jour, sous anesthésie, pour un prélèvement de sang par ponction intracardiaque et la collecte des os et des muscles.

Objectifs

L’ostéoporose est caractérisée par une fragilité osseuse et donc un risque accru des fractures. L’ostéoporose d’immobilisation résulte d’une diminution de contraintes mécaniques sur le squelette. La perte osseuse consécutive est associée à une fonte musculaire du fait de la relation étroite entre le muscle squelettique et l’os. Notre équipe a développé un modèle d’ostéoporose d’immobilisation par paralysie localisée à la toxine botulique (BTX) chez le rat. Ce modèle, reproductible chez la souris, a été utilisé pour caractériser la perte osseuse liée à l’immobilisation, étudier les interactions musculo-squelettiques et tester l’efficacité de molécules thérapeutiques ciblant l’os et/ou le muscle. Ce modèle ne nécessite aucune procédure chirurgicale par rapport aux méthodes classiques de dénervation. Une anesthésie à l’isoflurane suffit pour effectuer l’injection dans le muscle à paralyser. Après l’injection dans le quadriceps fémoral, l’animal présente en 2 à 3 jours une légère boiterie mais peut se mouvoir et accéder à la nourriture et l’eau. L’absence de chirurgie évite le biais lié au traumatisme chirurgical qui augmente la résorption osseuse. Nous avons étudié la cinétique de la perte osseuse chez la souris : des modifications du profil d’expression des gènes du remodelage osseux ont été observées dès 7 jours avec une perte osseuse maximale entre 21 et 28 jours dans le fémur et le tibia. Au niveau musculaire, l’effet de la BTX est mesurable dès 7 jours et la fonte musculaire est maximale à 21 jours. De plus, le muscle recouvre un niveau normal de mobilité après 56 jours, avant le recouvrement d’une masse osseuse normale après 90 jours. Ces résultats confortent l’hypothèse que le muscle est impliqué dans la restauration osseuse et le modèle BTX est adapté pour étudier les molécules impliquées dans ce processus.

Bénéfices attendus

Les prinicpaux bénéfices attendus du projet sont d'une part d'identifier des marqueurs clés des tissus muculaires et osseux impliqués dans la communication os-muscle. Cela permettra de déceler des molécules candidates de l'os et/ou du muscle pour à plus long terme mieux comprende la fragilité osseuse et la prévenir plus efficacement en tenant compte des deux entités anatomiques os et muscle. D'autre par, les bénéfices attendus sont également une meilleure cmprehesion du rôle du système nerveux symopathique dans la communication os-muscle et son implication dans la fragilité osseuse liée à l'immobilisation.

Procédures

Chaque animal recevra une injection intra-musculaire de toxine botulique (excepté les animaux contrôles) sous anesthésie légère (5 minutes par souris). La mise à mort aura lieu à différents temps de 0 à 90 jours sous anesthésie générale afin de collecter du sang par la voie intracardiaque (15 minutes par souris). Cette dernière intervention sera sans réveil pour l’animal. Une partie des animaux qui auront reçu une injection de toxine botulique par la voie intra-musculaire recevront également un traitement par la voie intrapéritonéale tous les jours pendant 21 jours (sur animaux vigiles).

Impact sur les animaux

Le modèle d'immobilisation localisée par injection intramusculaire de toxine botulique est un modèle bien décrit au laboratoire et utilisé depuis de nombreuses années par notre équipe. La paralyisie localisée induite par la toxine botulique induit une boîterie légère du côté immobilisée mais qui n'empêche pas l'animal de se nourrir ni de s'hydrater. L’administration quotidienne de traitements par injection intrapéritonéale peut induire un stress et une douleur légère qui sera minimisée par un faible volume injecté par jour.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour les analyses biomécaniques, histologiques et moléculares sur les échantillons osseux et/ou musculaires.

Remplacement

Les études des interactions os-muscle ne peuvent être réalisées que chez l’animal car elles nécessitent d’isoler des pièces entières du squelette soumises aux contraintes mécaniques de même que les muscles qui leur sont rattachés. Dans ce projet, le facteur mécanique est au premier plan et seule une étude animale permet de reproduire la perte osseuse, la fonte musculaire et les effets sur l’os et le muscle de molécules bloquant ou activant une des voies de communication du système nerveux autonome sympathique.

Réduction

L'effectif de chaque lot est celui minimal pour obtenir des informations valides et des tests statistiques performants. D'autre part, le modèle de paralysie sur un seul membre, outre le fait de s'affranchir d'une technique chirurgicale, permet qu'un même animal soit son propre témoin (côté paralysé versus côté non paralysé) et ainsi d'éviter des lots supplémentaires témoins.

Raffinement

Le raffinement sera appliqué en effectuant l'administration intramusculaire de toxine botulique sous anesthésie générale. Cette procédure n'étant pas douloureuse, une analgésie légère sera appliquée si nécessaire. La gestion du bien-être animal sera assurée par un hébergement des animaux selon les standards prévus par la réglementation, en groupe sociaux, dans un environnement adapté et enrichi. Les animaux seront surveillés tous les jours et seront pesés une fois par semaine. Une liste de points limites adaptés et une grille d’évaluation de la sévérité des réactions non-désirées préalablement établies permettra de s’assurer du bien-être des animaux. Un arbre décisionnel en lien avec les points limites adaptés et la grille d’évaluation des réactions non désirées permettra de disposer de critères préétablis pour un placement sous surveillance accrue et un arrêt des souffrances pour l’animal le cas échéant.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal reconnu pour l’évaluation de la perte osseuse reflétant les différents types d’ostéoporose humaine comme l’ostéoporose de l’immobilisation. De plus, la souris est l’espèce la plus adaptée à l’étude de l’expression des gènes à partir d’échantillons d’os. Nous avons également développé et validé depuis plus de 10 ans tous les outils technologiques nécessaires à l'étude de la qualité osseuse dans des modèles murins. Enfin, les temps d’étude choisis dans le projet ont été déterminés à partir de nos études précédentes dans le modèle de perte osseuse par immobilisation chez la souris. Le projet utilisera des animaux adultes (âge > 15 semaines) afin de mettre en évidence les modifications du tissu osseux mature induites par injection de BTX.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ 120
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Devenir
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 120

Des formulations de transplants de microbiote fécal humain, mises au point par un partenaire industriel, sont testées sur 120 souris dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit un gavage puis cinq prélèvements de fèces, obtenus en le maintenant jusqu'à cinq minutes dans un pot en plastique. Toutes sont tuées à l'issue pour le prélèvement des organes et des analyses histologiques. Le porteur détaille son calcul, quatre à six souris par groupe suffiraient selon la littérature, il en prévoit huit, puis ajoute par précaution un groupe entier de huit animaux par série en cas de contamination accidentelle, ce qui porte l'effectif à 120.

Objectifs

Le partenaire industriel de ce projet développe des thérapies de restauration du microbiote à écosystème complet pour des patients atteints de cancer. Il cherche à traiter les dysbioses (déséquilibre des relations entre le microbiote et l’organisme) modérées à sévères afin d’améliorer les chances de survie. Pour cela, il a déjà conçu plusieurs produits et voudrait développer d’autres formulations afin de cibler une plus large gamme de pathologies. Il souhaite également tester plusieurs méthodes de conservation de produits déjà existants. L’objectif de ce projet est de tester plusieurs produits en les inoculant à des souris pour étudier (i) l’efficacité de l’implantation de ces microbiotes complexes humains, (ii) les répercussions sur l’organisme.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront d’améliorer les performances des thérapies de restauration du microbiote chez les patients atteints de cancer ou d’autres pathologies. En améliorant le traitement des dysbioses dont ils souffrent, leurs chances de survie pourront être augmentées.

Procédures

Les 120 animaux (nombre maximum) subiront un seul gavage (durée < 1min), ainsi que 5 prélèvements de fèces à plusieurs jours d’intervalle, pour une durée de 5 minutes chacun, le temps que les souris émettent spontanément des fèces.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront un stress lors des gavages et lors des prélèvements de fèces (5 minutes de séjour au plus dans un grand pot en plastique transparent).

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem : collecte des organes et analyses histologiques, moléculaires et biochimiques.

Remplacement

Actuellement, aucun autre modèle que l’animal n’existe pour caractériser l’implantation de microbiote complexe dans le tractus intestinal et en évaluer les effets sur différents organes.

Réduction

Les nombreuses analyses de composition du microbiote intestinal par biologie moléculaire publiées dans la littérature scientifique indiquent qu’un nombre réduit de souris par groupe et par sexe, de l’ordre de 4-6, est suffisant. Dans notre projet, nous utiliserons 8 souris/groupe (4 mâles et 4 femelles), ce qui conduit à 32 souris/série. Cependant, nous ajoutons par précaution un groupe de 8 animaux à chaque série, en cas de contamination accidentelle d’un groupe par d’autres micro-organismes que ceux étudiés (ce groupe serait alors à refaire). Cette précaution porte l’effectif à 40 souris/série, soit 120 souris au total (nombre maximal). Les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques.

Raffinement

L’expérience commencera après une semaine d’acclimatation aux nouveaux groupes sociaux et aux nouvelles conditions environnementales (passage des élevages des fournisseurs à l’animalerie d’expérimentation, constitution des groupes étudiés). Il y aura une observation quotidienne des animaux depuis l’extérieur des cages, une observation individuelle et une pesée hebdomadaire à l’occasion des prélèvements fécaux, ainsi qu’une observation accrue dans les heures qui suivront les inoculations orales. Dans la semaine qui précède ces inoculations, les souris seront prises en main quotidiennement pour les habituer à être manipulées et ainsi diminuer le stress le jour de l’inoculation. Les animaux seront hébergés dans des cages standards par groupe de 4 souris du même sexe. Du papier absorbant ou des nids de papier kraft à déchiqueter, des buchettes de bois à grignoter et des tunnels en plastique pour se cacher seront ajoutés dans les cages. En cas d’accident ou de maladie, les points limites définis pour cette étude seront appliqués.

Choix des espèces

La souris est un modèle établi pour la recherche sur le microbiote intestinal avec une pertinence démontrée pour la situation humaine. Nous utiliserons des souris jeunes adultes âgées de 6 à 8 semaines car les produits étudiés sont pour l’instant destinés à des adultes, il est donc logique d’utiliser des animaux adultes pendant la phase d’étude préclinique.