Procédures légères

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Souris : 50764
Souffrances
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Nées de lignées transgéniques entretenues pour alimenter d'autres projets, 50 764 souris vont être utilisées dans des procédures déclarées de souffrance légère. Entre le septième et le douzième jour de vie, chacune est tatouée aux phalanges ou aux coussinets et subit l'ablation de l'extrémité de la queue pour le génotypage, les deux gestes enchaînés sous contention et sans anesthésie. Le porteur présente le tatouage comme un moyen "de ne pas mutiler les animaux" et retient la biopsie caudale notamment parce qu'elle évite l'anesthésie. 40 000 de ces souris passeront dans d'autres autorisations de projet, les autres sont tuées selon leur génotype, dès le sevrage si aucune utilisation n'est possible, plus tard si elles servent à l'élevage et deviennent trop âgées ou "mauvais reproducteurs".

Objectifs

L'objectif de cette demande est d’identifier et de caractériser génétiquement les animaux. Ces animaux sont identifiés par marquage et caractérisés à l’aide d'une biopsie (prélèvement de tissus). Cette demande d'autorisation de projet pour l'identification des animaux et le prélèvement de tissus se justifie par la nécessité de sélectionner les animaux d’intérêt pour l’expérimentation (inclus dans d'autres demandes de projet) ; sélectionner les animaux d'entretien des élevages ; sélectionner les animaux pour : • le maintien des compétences, • les prélèvements d’organes ou de tissus pour des études ex vivo.

Bénéfices attendus

La biopsie est une étape nécessaire pour déterminer quels sont les animaux dont le profil ADN est pertinent pour mener à bien les expérimentations, dans le but de trouver des thérapies innovantes qui puissent être transposées en recherche clinique. L’identification par tatouage permet : - d’identifier individuellement les animaux ; - d’identifier un grand nombre d’animaux ; - d’identifier les animaux de manière permanente ; - de ne pas mutiler les animaux ; d’éviter le recours à l’anesthésie. Le génotypage par biopsie de l’extrémité de la queue permet : - l’obtention de résultats fiables; - de minimiser les risques de contaminations entre échantillons ; - d’éviter le recours à l’anesthésie.

Procédures

Les animaux de cette DAP seront soumis à deux gestes techniques invasifs qui sont réalisés ensembles: 1/ l'identification par tatouage digital: 1 fois, durée de quelques secondes 2/ biopsie de queue: 1 fois, durée de quelques secondes

Impact sur les animaux

La procédure de génotypage décrite dans cette DAP est composée de deux actes techniques invasifs : - le tatouage au niveau des phalanges et/ou des coussinets - la biopsie de queue, qui consiste en un prélèvement de l’extrémité de la queue. Ces deux gestes provoquent une très légère douleur. L’animal est maintenu en contention pendant les deux actes et donc tout au long de la procédure ce qui est une source de stress.

Devenir

A l'issue de cette unique procédure, le devenir des animaux est différent selon leur génotype: a/- ils sont prévus pour expérimentation, formation ou maintien des compétences (inclus dans d'autres DAP): utilisation continue b/- ils sont sélectionnés pour entretien des colonies, puis mis à mort lorsque trop âgés ou mauvais reproducteurs c/- ils sont utilisés ex vivo, donc mis à mort avant utilisation d/- ils sont mis à mort dès sevrage si aucune utilisation possible au vu de leur génotype e/- ils sont mis à mort à tout moment si atteinte d'un point limite.

Remplacement

Les méthodes alternatives à l'expérimentation animale se développent de plus en plus, cependant pour certaines problématiques telles que l'étude de phénomènes physiologiques elles restent incomplètes et insuffisantes, puisqu'elles ne mettent pas en jeu toutes les interactions au sein d'un organisme vivant. A ce jour, les prélèvements salivaires et pileux pour génotypage ne sont pas suffisamment fiables. Il n’existe donc pas d’autres méthodes aussi performantes que les tatouages et la biopsie de queue.

Réduction

A ce jour, nous ne disposons pas d’autres moyens aussi efficaces nous permettant de sélectionner les animaux transgéniques. Le responsable de l’EU établi les plans d’élevage en amont, en concertation avec le porteur de projet, afin de réduire autant que possible le nombre d’animaux générés et donc d’animaux identifiés et génotypés. En outre, nous favorisons l’utilisation des animaux au génotype sans intérêt dans d’autres projets ou des formations afin de ne pas élever ces animaux à ces seules fins et de réduire le nombre d’animaux global produits dans l’EU. De la même façon, certains animaux non utilisés dans les projets sont conservés avec d’autres animaux qui auraient été isolés sans cela.

Raffinement

Les actes d’identification et de génotypage sont réalisés par un personnel expérimenté à jour de ses formations et qui ont un bon regard sur les points limites découlants de ces gestes. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Ces identifications et génotypages des animaux sont réalisés avec du matériel adapté en respectant les conditions d’asepsie établies dans l’établissement. Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d’expérimentation calme. Les cages y sont amenées les unes après les autres afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Ces cages sont enrichies avec des palets de Woodwool qui permettent au souris de nidifier et de se cacher. Enfin, dès que la procédure est terminée, les nouveau-nés sont remis en présence de leur mère.

Choix des espèces

Au sein de notre EU les équipes de recherche utilisent le modèle souris pour sa facilité de manipulation technique, génétique, la rapidité de production de lots expérimentaux, et le grand nombre de pathologies humaines qu'il est possible de modéliser. Les animaux sont identifiés et prélevés entre 7 et 12 de manière à cibler l'orientation des animaux avant sevrage.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Hamsters dorés : 18
Souffrances
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Devenir
 18
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Améliorer l'image nutritionnelle des matières grasses laitières, et par là encourager leur consommation : 18 hamsters dorés vont être utilisés dans ce but, dans des procédures déclarées de souffrance légère, puis proposés à l'adoption ou inclus dans un autre protocole. Chacun jeûne douze heures avant d'être gavé à l'huile par sonde, une fois par semaine pendant trois semaines. Sous anesthésie gazeuse, jusqu'à 10 % de leur volume sanguin leur est prélevé chaque semaine, en six ponctions étalées sur six heures lors du premier cycle, trois lors du second. Le porteur revendique une réduction de plus de moitié des effectifs grâce à cette réutilisation des mêmes individus, et annonce comme bénéfice une meilleure qualité nutritionnelle des produits laitiers, qui "encouragerait davantage leur consommation".

Objectifs

L’ingestion d’un repas riche en graisse provoque une augmentation excessive des lipides dans le sang. Cette augmentation du taux de lipides dans le sang est connue comme étant un facteur de risque de développer des maladies cardiovasculaires. Dans cette étude, nous allons vérifier si le remplacement d’une partie des lipides alimentaires par des acides gras qui ont une structure particulière (dits acides gras à chaînes courte et moyenne) entraînerait une moindre augmentation du taux de lipides après un repas et serait donc favorable à une meilleure santé cardiovasculaire. Nous prévoyons donc d’administrer ces lipides laitiers par voie orale à des hamsters, d’analyser les différents taux de lipides dans le sang pendant les 6h qui suivent l’administration et de comparer les résultats avec ceux obtenus après l’administration chez ce même groupe de hamsters de lipides laitiers standard ou de l’huile de palme (acides gras connus pour leur effet délétère). Ces expériences seront réalisées sur deux lots d'animaux et les expérimentations sur chaque lot sont appelées par la suite cycle 1 d'expérimentation et cycle 2 d'expérimentation.

Bénéfices attendus

Il est attendu une diminution des taux de lipides dans le sang après l’ingestion des lipides laitiers riches en acides gras à chaînes moyennes et courtes comparé aux lipides laitiers standard ou encore à l’huile de palme. Trois paramètres seront étudiés : l’évolution du taux de lipides pendant 6 heures après l’administration, taux cholestérol estérifié dans les HDL (bon cholestérol) et les LDL (mauvais cholestérol) et la mesure d’activité d’un transporteur de lipide (CETP). Les produits laitiers sont une source importante de protéines et de calcium, et leur consommation fait partie intégrante des habitudes alimentaires en France. La modification de leurs lipides pour les rendre moins susceptibles d’induire des maladies cardiovasculaires constituerait une amélioration significative de leur qualité nutritionnelle, et encouragerait davantage leur consommation.

Procédures

- Mise à jeun (12h) avant chaque gavage à l'huile à l'aide d'une sonde souple. - Gavages une fois par semaine pendant 3 semaines. - Prélèvement de sang sous anesthésie gazeuse :

Impact sur les animaux

Gavage => nuisances en lien = stress de courte durée lié à la contention. Prélèvements sanguins sur animaux anesthésiés => nuisances en lien = stress lié à l'anesthésie

Devenir

Les animaux peuvent être inclus dans la mesure du possible dans un autre protocole. Autrement, ils seront proposés à l'adoption (placement).

Remplacement

La lipémie postprandiale est le résultat de plusieurs processus physiologiques impliquant la digestion, l'absorption, l'hydrolyse et la captation tissulaire. Son évaluation exige donc une expérimentation in vivo. Il n'existe aucune méthode alternative (in silico ou in vitro) permettant de rendre compte de la complexité des mécanismes physiologiques impliqués dans la réponse postprandiale.

Réduction

Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés dans cette étude, nous avons prévu la réutilisation des animaux, dans chacun des 2 cycles, avec des périodes de wash-out de minimum une semaine. En effet dans notre étude nous avons trois groupes correspondant chacun à une fraction lipidique. En théorie, il aurait fallu 54 animaux, au total, pour avoir 9 animaux/groupe/cycle d'expérience, alors que nous prévoyons seulement 18 hamsters pour la totalité de l'étude, soit une réduction de plus de 50%.

Raffinement

L'hébergement respecte les recommandations en vigueur chez les animaux de l'étude. L'enrichissement du milieu de vie est régulièrement amélioré (mise à disposition de carrés de coton, des tunnels, des morceaux de bois, du Sizzle dry Kraft pour occuper chaque individu dans la cage). Un suivi régulier des animaux est assuré par le personnel animalier (observation quotidienne de l’état général et du comportement, pesées hebdomadaires). Les protocoles expérimentaux pour chaque procédure sont optimisés afin d’obtenir le maximum d’informations et des résultats fiables. Les procédures utilisées étant de sévérité légère, nous utilisons des points limites adaptés qui consistent essentiellement à surveiller le poids des animaux, un animal ayant perdu du poids ne sera pas utilisé après la période de wash-out. Les points limites retenus pour la procédure expérimentale de ce projet seront déterminés lors du suivi quotidien des animaux. Une mauvaise hygiène, un repliement sur soi, une diminution de l’activité, une diminution de la prise alimentaire (boisson et nourriture), une perte de poids (>10%) représentent des critères d’observation traduisant la présence d’une souffrance. En cas de souffrance, l’animal est mis en observation pour d’éventuels soins. Si la souffrance, pour des raisons inconnues, persiste, l’animal est euthanasié.

Choix des espèces

Le hamster syrien doré est un animal qui présente de nombreuses similitudes en ce qui concerne le métabolisme des lipides. Il présente une gestion de l'absorption des lipides ainsi qu'une répartition de cholestérol présence du bon et du mauvais cholestérol) similaires à ce qu'on retrouve chez l'homme. Nous avons fait le choix d'utiliser des hamsters adultes (âgés de plus de 8 semaines, environ 100g) ce qui nous permet de réaliser les différents prélèvements dans de bonnes conditions.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
Souris : 30
Souffrances
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 30

30 souris vont être utilisées dans des procédures déclarées de souffrance légère, toutes tuées à l'issue pour la récolte de leurs tissus. Chacune subit deux à six frottis vaginaux sous anesthésie gazeuse, puis une ponction cardiaque terminale d'environ une minute. L'objet du projet est de mesurer le taux d'œstrogènes dans le sang de souris porteuses d'une modification génétique, pour comprendre le rôle d'une protéine de la peau qui ne se manifeste que chez les femelles. Le porteur indique que les expériences in vitro ont déjà donné des résultats concluants sur le rôle de cette protéine, et juge malgré cela le recours au modèle animal "indispensable" pour le confirmer dans un organisme plus intégré.

Objectifs

L'objectif du projet est de mieux comprendre le rôle d'un protéine régulatrice impliquée dans la physiologie de la peau. Pour cela, un modèle de souris spécifique a été développé, ce qui permet l'étude du rôle de la protéine au sein de la peau. Des résultats préliminaires obtenus sur ce modèle, ont montré son implication dans le développement des vaisseaux sanguins ainsi que dans le métabolisme des lipides, mais cela uniquement chez les souris femelles. Ce rôle sexe-dépendant pourrait être expliqué par les hormones sexuelles, notamment les oestrogènes qui sont des hormones importantes chez les femelles. De plus, un article récent a montré l'expression de la protéine d'intérêt dans l'hypophyse, petite glande située sous le cerveau qui contrôle la sécrétion d'hormones responsables de la production d'oestrogènes. Pour cela, le taux d’œstrogènes dans le sang sera exploré dans le modèle d'intérêt.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances sur le contrôle de la production d'oestrogènes chez la souris. L’apport de connaissances fondamentales est un prérequis pour comprendre la physiopathologie des maladies vasculaires et permettre le développement de thérapies à plus long terme.

Procédures

Entre 2 et 6 frottis vaginaux seront réalisés, geste qui dure une 15aine de secondes par souris. La ponction cardiaque en prélèvement terminal sera réalisé sur souris anesthésiées 1 fois et durera environ 1 minute par souris.

Impact sur les animaux

Le frottis vaginal réalisé pour vérifier le stade hormonal dans lequel les souris sont peut causer un léger stress momentané chez l’animal et sera donc réalisé sous anésthésie gazeuse au début pour diminuer ces effets.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour la récolte des tissus.

Remplacement

Les expérimentations in vitro on déjà été réalisées et ont donné des résultats concluants quant au rôle de la protéine dans la peau. Il est nécéssaire aujourd'hui de confirmer son rôle dans un modèle plus intégré comme la souris. Le recours aux modèles animaux s’avère donc indispensable.

Réduction

Dans la procédure, le nombre d’animaux a été défini a minima afin que les résultats puissent être statistiquement interprétables.

Raffinement

Une période d’acclimatation d’une semaine sera observée entre l’arrivée des souris dans l’animalerie et le début des expérimentations sur celles-ci. Les animaux bénéficieront tous d’une surveillance rapprochée au moins trois fois par semaine grâcfe à des points limites précoces et prédictifs qui ont été définis.

Choix des espèces

La souris représente un modèle de choix car elle présente une organisation des différents organes qui nous intéressent très semblable à l'Homme et les différentes étapes du cycle hormonal sont conservées. Les souris utilisées dans ce projet seront âgées de 6-20 semaines pour rester cohérent avec les expériences déjà réalisées sur ce projet.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 496
Souffrances
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Devenir
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 496

Des souriceaux nouveau-nés reçoivent sous la peau un antagoniste de l'ocytocine qui perturbe leur tétée, puis sont tués deux à trois heures plus tard. 496 souris vont être utilisées dans ce projet sur le syndrome de Prader-Willi, 280 dans des procédures déclarées de souffrance légère et 216 de souffrance modérée, avec séparation des souriceaux de leur mère pendant quatre heures pour standardiser leur motivation à téter. Le porteur qualifie chaque injection de nuisance de moins de trois secondes, sans revenir sur le trouble de la tétée qu'il attend de l'atosiban, et les effectifs annoncés dans son texte, 504 souriceaux et 40 femelles, dépassent les 496 individus déclarés dans le tableau des gravités. Les souriceaux sont tués pour le génotypage et la conservation d'organes, les 40 femelles reproductrices le sont parce qu'elles auront environ huit mois et cinq portées derrière elles.

Objectifs

Ce projet porte sur la compréhension des déficits de tétée chez des souris modèles d’une maladie rare chez l’homme (le syndrome de Prader-Willi, SPW) et le rôle d’une hormone, l’ocytocine (OT), comme effet thérapeutique. En effet, il a été montré que l’ocytocine est impliquée dans l’initiation ou le maintien de l’activité de tétée, qu’il y a un dysfonctionnement de cette activité chez les souris modèles Magel2 et que l’administration d’ocytocine rétablit une activité de tétée normale chez ces souris modèle. Ces études précliniques sur souris modèle ont engendré des essais cliniques chez des bébés atteints du SPW qui ont montré une stimulation de l’activité de tétée en présence d'OT. Des travaux précédents suggèrent enfin que chez la souris, l’effet de l’ocytocine est différent entre la première tétée et les tétées suivantes. Les objectifs de ce projet sont donc de caractériser 1) les déficits physiologiques et comportementaux de tétée chez les souriceaux mutants à la naissance, lors de la première tétée et après la première tétée, 2) comment une tétée normale peut être restaurée chez les souriceaux mutants après une administration exogène d’OT juste après la naissance et 3) comment un antagoniste de l’OT peut perturber la tétée chez des souriceaux contrôles. Dans cette étude, nous utiliserons 40 femelles contrôles qui seront réutilisées 3 voire 4 fois pour générer des portées de souriceaux, à l’aide de 10 mâles contrôle et 10 mâles Magel2 au phénotype contrôle (allèle maternel muté mais silencieux). Au total 504 souriceaux et les 40 femelles adultes seront inclus dans une des 4 procédures expérimentales de ce projet.

Bénéfices attendus

Les 3 objectifs permettront d’identifier les altérations sensorielles ou motrices lors de la tétée chez les souriceaux modèles du syndrome de Prader-Willi chez l'homme (SPW), d’identifier le rôle de l’ocytocine (OT) dans la tétée, d’argumenter l’intérêt d’utiliser l’OT dans le traitement de déficit de succion, de définir les conditions optimales pour traiter les souris modèles du SPW. Cette étude aura des retombées sur le traitement des patients PW.

Procédures

Les injections intrapéritonéales d’anesthésique sur femelles allaitantes peuvent représenter, comme toute injection, une nuisance malgré la durée très courte de cette intervention (

Impact sur les animaux

Les injections IP d’anesthésique sur femelles allaitantes peuvent représenter, comme toute injection, une nuisance (durée inférieure à 3 secondes). Les injections sous cutanée d’ocytocine ou d’atosiban sur souriceaux à P0 et P2, et le tatouage des souriceaux de la procédure 1 à P6 peuvent représenter, comme toute injection, une nuisance (durée inférieure à 3 secondes). Concernant les injections d’atosiban (antagoniste de l’ocytocine) elles peuvent en plus provoquer une perturbation de la séquence de tétée (latence de saisie de la tétine, intensité et durée de la tétée) sachant que les animaux sont euthanasié 2-3 heures après l’injection.

Devenir

L’ensemble des souriceaux utilisés dans ce projet (procédure 1-2-3) seront euthanasiés car des prélèvements post-mortem seront réalisés pour le génotypage et la conservation d’organes potentiellement impliqués dans les mécanismes d’action de l’ocytocine. Les 40 femelles allaitantes servant de support à l’étude du comportement de tétée des souriceaux seront euthanasiés dans la mesure ou elles auront environ 8 mois en fin d’étude et auront eu déjà 5 portées.

Remplacement

Nous travaillons sur la physiologie et la physiopathologie de la tétée qui est altérée dans la majorité des maladies neurodéveloppementales et en particulier dans une maladie rare chez l’homme (le syndrome de Prader-Willi, SPW). Il n’y a, à ce jour, aucune alternative à l’utilisation de mammifères pour conduire ce type d’étude. La stratégie de l’équipe a consisté en particulier à travailler sur des modèles humains dans un cadre thérapeutique et des modèles souris (Magel2) en fonction des questions posées (faisabilité expérimentale) afin d’apporter le maximum de réponses pour comprendre les mécanismes mis en jeu en situation normale et pathologique et, ainsi, mieux traiter les patients atteints de ces troubles précoces de la succion.

Réduction

L'utilisation de souches murines fixées génétiquement permet de réduire la variabilité et donc le nombre d'animaux utilisés. Les tests comportementaux présentent par nature une variabilité interindividuelle importante, encore plus avec les souriceaux à la naissance ou à P2. Nous utiliserons des femelles qui ont déjà donné naissance à au moins une portée, pour favoriser le comportement maternel et ainsi optimiser le taux de survie des souriceaux. Notre importante expérience pour ces tests depuis plus de 10 ans, appuyée par des tests de Puissance montre qu’il est généralement nécessaire d’utiliser des effectifs de 15-20 animaux par groupe pour valider la démarche statistique, en particulier pour les variables analysées à l’aide de test paramétrique ou non paramétriques en fonction de la normalité de distribution des données. Une réduction du nombre d’animaux expérimentés sera dépendante des résultats que nous obtiendrons et qui conditionneront l’intérêt ou non de pratiquer les expériences proposées en procédure 3 avec injection l’OT. Le fait de ne pas distinguer les souriceaux mâles et femelles dans nos analyses (les travaux antérieurs ne montrent pas d’effet sexe sur le comportement de tétée entre P0 et P2) nous permet de diminuer de moitié le nombre de portées étudiées.

Raffinement

Les animaux utilisés dans ce projet seront hébergés dans des cages enrichies avec du matériel de nidification (dôme et coton) et la présence d'objets (cylindre carton). Le bien-être et la bonne santé des animaux adultes est évalué quotidiennement via l'observation de leur aspect (poil hirsute, position voutée, yeux fermés) et de leur comportement (apathie, agressivité, absence de nidation, ou déplacement la pointe des pattes). Les souriceaux qui réaliseront le test de saisie seront isolés de leur mère pendant 4h (afin de standardiser leur motivation à téter). Pendant les 4 heures de séparation de leur mère les 4 souriceaux seront déposés dans un bac approprié, avec une partie de la litière et du nid de la cage maternelle (pour maintenir les odeurs maternelles) et en posant ce bac sur une plaque chauffante à 38°C pour maintenir le nid à 36°C malgré l’absence de la femelle et ainsi éviter un stress thermique des souriceaux. Sachant que seul 4 petits par portée seront testés, la mère reste dans la cage avec n-4 souriceaux (n étant le nombre de nouveau-nés), ce qui permet de diminuer le stress éventuel de la mère. Lors des injections sur les souriceaux à P0 et P2 et lors du tatouage des animaux de la procédure 1 à P6, un antalgique local sera appliquée sur la peau 5 minutes avant le test pour diminuer la sensation de douleur.

Choix des espèces

Cette étude sur les mécanismes neurophysiologiques du comportement de tétée, nécessite d’évaluer des paramètres de comportement de tétée ainsi que des paramètres neuroanatomiques, donc d’étudier des mammifères, mais aussi d’avoir la possibilité de travailler sur des modèles d’animaux modèles de maladies rares chez l’homme (ici souris Magel 2 modèle du syndrome Prader-willi chez l’homme). A ce jour, les rongeurs sont les animaux les plus adaptés à ce type d’étude. Nous étudions l’activité de succion des souriceaux le jour de la naissance (P0) avant et après la première tétée pour mesurer d’éventuels troubles de ce comportement chez les animaux mutants, ainsi qu’à P2 puisqu’il a été montré qu’à ce stade, ces animaux sont les plus discriminants et les plus sensibles au contexte sensoriel (ici l’apport d’OT sur les muqueuses faciales) au cours de la tétée. Nous suivons également un lot de souriceaux durant les premiers 10 jours de vie (observation et prise de poids).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 27500
Souffrances
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Devenir
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Un taux de prise de greffe de 2 % pour la prostate, 9 % pour le rein, 18 % pour la vessie : 27 500 souris nude vont être utilisées dans des procédures déclarées de souffrance légère, toutes tuées à l'issue, pour établir et entretenir des tumeurs humaines greffées sous leur peau. Chacune reçoit un fragment de tumeur prélevé sur un patient au cours d'une intervention de cinq minutes sous anesthésie, puis le volume tumoral est mesuré au pied à coulisse chaque semaine. Le porteur écrit qu'aucune nuisance particulière n'a été rapportée dans ce type d'expérimentation et que la greffe ne génère pas de douleurs particulières, tout en indiquant que la mise à mort finale sert aussi à "soulager les douleurs éventuelles". Les souris choisies ont cinq à six semaines pour que leur système immunitaire soit encore immature, condition de la prise de greffe, et les lignées tumorales ainsi entretenues seront proposées à des laboratoires publics et privés.

Objectifs

Actuellement, les cancers sont la 2ème cause de mortalité dans le monde avec 19,3 millions de cas pas an/monde, et 10 millions de décès en 2020 an/monde. Dans ce projet, nous nous intéressons à plusieurs cancers, dont la majorité fait partie des cancers qui intéressent plus particulièrement notre laboratoire, à savoir ceux du poumon, du foie, du pancréas, du rein, de la vessie et de la prostate et le mélanome (6,3 millions de cas par an/monde, 3,9 millions de décès par an/monde). Ces cancers sont des pathologies pour lesquelles de nouvelles options thérapeutiques doivent être impérativement développées. La réalisation d'études précliniques nécessite l'utilisation de modèles animaux reproduisant fidèlement les caractéristiques des tumeurs humaines et notamment l’hétérogénéité entre les individus et au sein même de la tumeur. La validation préclinique d'un nouveau traitement passe donc par l'utilisation d'un vaste panel de modèles porteurs de tumeurs aux caractéristiques moléculaires variables. Or, jusqu'à présent, les modèles d'étude en oncologie se basent sur les lignées cancéreuses clonales en culture qui, d'une part ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ et d'autre part, ne permettent pas de reproduire le microenvironnement tumoral dont le rôle dans le développement tumoral et la réponse aux traitements n'est plus à démontrer. Ainsi, les modèles animaux s'avèrent indispensables pour cette problématique préclinique. L'approche par xénogreffe chez la souris nude de tumeurs humaines obtenues au moment de la chirurgie, apparaît comme le modèle expérimental prédictif de la réalité clinique le mieux adapté aux études en oncologie, et ce sont ces modèles que nous nous proposons de développer dans ce projet.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à développer des modèles précliniques pertinents pour les tests thérapeutiques de molécules nouvelles ou en repositionnement. Ces modèles pourront être utilisés en interne au sein de notre Unité, ou en externe pour le public ou le privé. Les retombées de notre projet ont donc des implications potentielles très importantes pour la clinique, et permettront ainsi d’ouvrir de nouvelles perspectives pour le traitement de ces cancers. Du fait que les patients deviennent généralement résistants aux thérapies anti-tumorales classiques, il y a un besoin urgent de découvrir, de développer et valoriser de nouvelles alternatives thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des patients notamment aux stades avancés. Ils permettront également d’appréhender les mécanismes de résistance aux thérapies, qui sont souvent un frein au développement de thérapies efficaces, et qui sont en grande partie dues à l’hétérogénéité tumorale, que les autres modèles, cités plus haut, ne peuvent pas reproduire.

Procédures

Les animaux recevront un implant tumoral sous-cutané au cours d’une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. L'expérimentation durera 5 minutes. Le volume tumoral sera suivi par mesure hebdomadaire à l’aide d’un pied à coulisse électronique.

Impact sur les animaux

Comme il s’agit de greffer des petits morceaux de tissus tumoraux, il est possible qu’il y ait une douleur au site d’incision, et une infection au point de suture. Une inflammation au site d’injection est aussi possible. Par ailleurs, la xénogreffe étant située en haut du dos, elle n’engendre aucune gêne de déplacement des animaux et ne génère pas non plus de douleurs particulières ; Les modèles de xénogreffes dérivées de patients (PDX, pour Patient-Derived tumor Xenografts) existent depuis quelques décennies, pour virtuellement tous les cancers, et ils sont développés par de nombreux laboratoires publics comme privés, en France, en Europe et à travers le monde, sans que des nuisances particulières aient pu être reportées. Aucun impact sur le comportement n’a été non plus répertorié dans ce type d’expérimentations.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin des expérimentations afin de collecter un maximum de tissus afin de procéder à des analyses complémentaires et soulager les douleurs éventuelles.

Remplacement

Le cancer se caractérise par une grande variabilité cytogénétique entre les individus et hétérogénéité au sein même de la tumeur. La réalisation d'études précliniques fiables nécessite l'utilisation de modèles reproduisant fidèlement ces caractéristiques des tumeurs humaines. Or, les modèles d'étude se basant sur les lignées cancéreuses clonales ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ. De même, pour les systèmes de culture 3D en cours de développement qui ne permettent pas encore d’obtenir des résultats projetables à l’homme. Par conséquent, aucune méthode de remplacement pertinente n'existe à ce jour. Il est donc indispensable d’utiliser le modèle de xénogreffe de tumeur de patients, seul capable de reproduire les caractéristiques de la pathologie humaine.

Réduction

Les taux de prise de xénogreffe en primo-implantation pour chaque type tumoral (indiqué chapitre 3.3.2.2 sont : Poumon, 29% ; Foie, 38% ; Pancréas, >50% ; Rein, 9% ; Vessie, 18% ; Prostate, 2% : Mélanome, 27%, pouvant légèrement différer suivant les sources bibliographiques et les caractéristiques des tumeurs utilisées). Notre volonté est de pouvoir disposer et proposer entre 30 et 40 modèles PDX par type de cancer. Un large panel est nécessaire pour tenir compte de l’hétérogénéité tumorale, qui est très important dans les réponses disparates aux thérapies existants, en repositionnement et très probablement aux thérapies émergentes à venir. Par conséquent, nous estimons devoir récupérer environ 50 tumeurs par an pour chaque cancer, soit un total d'environ 350 tumeurs (environ 1750 tumeurs sur 5 ans). Il s’agit donc d’un nombre minimal d'animaux nous permettant d'une part d'optimiser la prise de greffe et d'autre part d'obtenir assez de matériel à la fois pour le maintien du modèle et les analyses/expériences éventuelles ultérieures. Par ailleurs, étant limité par la quantité de matériel biologique, le prélèvement initial (issu du patient) sera greffé au maximum sur 10 souris (entre 2 et 10 souris). Pour l'entretien du modèle, du passage 2 au passage 10 ; 5 souris par passage et par modèle sont suffisantes pour atteindre l'objectif du projet. En conclusion, 27500 animaux seront requis pour la durée du projet. Nous avons ainsi réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés pour les différentes étapes du projet. Le but étant d’établir des modèles stables, aucune analyse statistique n’est nécessaire à cette étape. Ces modèles serviront aux tests thérapeutiques par des laboratoires publique et/ou privées ainsi que par notre laboratoire.

Raffinement

Le raffinement sera assuré par un enrichissement des cages pour le confort des animaux (des bâtons à ronger pour limiter les querelles ; des carrés de coton pour une nidification ; des igloos, permettant le jeu et le repos). Les souris seront nourries et hébergées en groupe ; elles ne seront séparées qu'en cas de comportement agressif avec induction de plaies. Nous diminuerons la douleur et l'angoisse liées à la xénogreffe en opérant sous anesthésie générale, avec une anesthésie locale au site d’implantation, et en appliquant une analgésie péri- et post-opératoire. Les animaux seront maintenus au chaud sur un tapis chauffant pendant la xénogreffe et pendant la phase de réveil, phase pendant laquelle les animaux seront surveillés en continu. De plus, nous avons établi des points limite qui mettront fin à l’expérimentation en cas de souffrance et d’inconfort des animaux.

Choix des espèces

Les pathologies cancéreuses en général se caractérisent par une grande variabilité cytogénétique (variation de l’ADN des cellules tumorales) entre les individus et sont généralement hétérogènes au sein même de la tumeur. Or, jusqu'à présent, les modèles d'étude en oncologie se basent sur les lignées cancéreuses clonales qui ne reflètent pas l'hétérogénéité de la tumeur in situ. Par ailleurs, les modèles expérimentaux in vitro ne prennent pas en compte le rôle du microenvironnement dans le développement tumoral. Ainsi, malgré le développement de cultures 3D dont la mise en place reste difficile, les modèles animaux s'avèrent donc indispensables pour la recherche translationnelle en oncologie. Le modèle expérimental décrit dans ce projet nécessite l'utilisation d'animaux immuno-déprimés pour permettre la greffe d'un tissu étranger. Les greffes seront réalisées sur des souris jeunes âgées de 5 à 6 semaines afin d’avoir un système immunitaire encore très peu mature, permettant d’assurer une prise de greffe optimale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 980
Souffrances
▲ -
▲ 340
▲ 640
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 980

980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune ayant une patte immobilisée deux à dix jours sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur indique que la souris peut boiter, chercher à se libérer du dispositif, réduire son alimentation et perdre du poids faute de pouvoir se déplacer. S'ajoutent trois à sept injections sous-cutanées sur animal vigile, des injections intramusculaires et des mesures de force sous anesthésie profonde, avec un risque d'hypothermie et d'arrêt cardio-respiratoire qu'il reconnaît. Les retombées annoncées restent au long terme, des essais cliniques chez la personne âgée immobilisée ou chez le spationaute exposé à la microgravité, quand l'immobilisation des souris, elle, commence maintenant.

Objectifs

La sarcopénie est un syndrome caractérisé par une perte progressive de la force, de la masse et de la qualité des muscles squelettiques à partir de l'âge de 50 ans, et qui peut conduire à terme à une diminution de la masse musculaire initiale. La sarcopénie est à l'origine d'une détérioration générale de la condition physique qui se traduit par un risque accru de chutes, un allongement de la durée d'hospitalisation, une perte d'autonomie et conduit à une augmentation du taux de morbidité et de mortalité. La protéine à laquelle nous nous interressons permet un maintien de la masse et de la fonction musculaire en particulier chez des souris âgées. Nous émettons l’hypothèse qu’elle pourrait contreccarer la perte de masse musculaire et améliorer la récupération suite à une immobilisation prolongée, en particulier chez la souris âgée. Pour valider cette hypothèse, nous établirons la dose thérapeutique optimale de cette protéine et les conditions d'immobilisation chez des souris jeunes puis nous évalueront son efficacité en testant deux voies d’aministration différentes chez des souris âgées immobilisées.

Bénéfices attendus

Nous attendons, comme bénéfices à court terme, chez les souris immobilisées jeunes et âgées traitées avec protéine optimisée, une perte de masse musculaire moins importante suite à l’immobilisation et une meilleure récupération de la masse et de la force musculaire après 14 jours de libération. A long terme, nous envisageons la mise en place d'études cliniques afin d’étudier les effets bénéfiques de l'administration de cette protéine optimisée dans la lutte contre la perte de masse et de force musculaire dans un contexte d'immobilisation chez le sujet agé (chutes, blessures, hospitalisations prolongées) ou chez le sujet jeune exposé à la microgravité lors de missions spatiales prolongées en apesanteur.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs types d'interventions: -Injections intramusculaires sur animaux anesthésiés (10 minutes avec analgésique-1 à 2 fois maximum). Injections sous-cutanées sur animaux vigiles (injections effectuées en 20 secondes-2 fois par semaine pendant 10 à 24 jours au maximum, soit entre 3 et 7 injections au total). -Immobilisation d’une seule patte sur animaux anesthésiés (pose en 10 minutes- reveil dans la cage-durée d'immobilisation entre 2 et 10 jours maximum- libération des animaux-1 fois). -Mesure de l’influx nerveux sur animaux anesthésiés (10 minutes avec analgésique -1 fois). -Mesure de force musculaire animaux sur animaux anesthésiés (20 minutes avec analgésique -1 fois). -Prélèvement de sang sous anesthésie (20 secondes suivi immédiatement d’une euthanasie de l’animal par une méthode réglementaire).

Impact sur les animaux

Au moment des injections sous-cutanées, les animaux peuvent subir un stress lorsqu’ils sont maintenus en contention et une douleur/inconfort équivalent à l'introduction d'une aiguille lors de l’administration du traitement. Avant les injections intramusculaires, la mise en place du dispositif d’immobilisation et les mesures de l'influx nerveux et de force, les animaux subissent un stress lorsqu’ils sont placés dans la cage à induction pour l’anesthésie gazeuse. Suite à l’injection intramusculaire et à mesure de l'influx nerveux, une gêne et/ou une anomalie au niveau du site d’injection de l’aiguille/sonde pourrait éventuellement apparaître mais nous administrerons un analgésique avant la procédure et surveillerons les animaux pour réagir au plus vite. Au cours de la procédure d'immobilisation sur une seule des deux pattes, la souris pourrait boiter et avoir des diffucultés de déambulation. La souris peut montrer des signes de stress en essayant de se libérer de l’immobilisation. A cause d’une mobilité réduite la souris pourrait réduire son apport alimentaire et donc perdre du poids. Nous veillerons à disposer de la nourriture directement sur le plancher de la cage. Au cours de l’anesthésie profonde nécessaire pour réaliser pour les mesures de force musculaire, il existe un risque d’hypothermie et d’arrêt cardio-respiratoire mais nous surveillerons les animaux et veillerons à ce que leur température reste constante tout au long de la mesure.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques, et moléculaires nécessaires.

Remplacement

Le but de notre projet est de développer une stratégie thérapeutique qui permettrait de limiter la perte de la masse et de la force musculaire pendant une immobilisation prolongée et permettre une meilleure récupération une fois libérée. Pour cela il est nécessaire d’étudier le rôle de notre protéine d’intérêt et les effets du traitement dans un modèle animal tel que la souris pour avoir accès à la masse et à la fonction musculaire. Pour réaliser cette étude, l’utilisation du modèle murin est donc indispensable. La finalité de cette étude est de développer des stratégies thérapeutiques, ce qui ne peut se faire que sur un modèle animal. Néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

Les processus expérimentaux seront conçus de façon à utiliser un nombre de souris limité mais suffisant pour garantir la fiabilité des résultats. La taille des effectifs a été établie grâce à des tests statistiques. D’après ces tests, il faudrait entre 5 à 8 animaux au minimum par groupe pour obtenir des résultats statistiquement analysables. Pour les expériences réalisées chez les souris jeunes, nous avons donc fait le choix de limiter à 5 le nombre de souris par groupe et par sexe. Néanmoins, considérant une forte hétérogénéité chez les souris âgées (variabilité des paramètres biologiques liée à l'âge et taux de mortalité naturelle plus élevé), nous avons choisi d’utiliser des groupes de 10 souris par sexe et par condition. Les protocoles sont rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que l’expérience soit interprétable et pour éviter de les répéter. Au total, nous prévoyons d'utiliser 980 animaux.

Raffinement

Nous respecterons une période d’acclimatation de 2 semaines pour les animaux en provenance de l’établissement éleveur ou fournisseurs agréés. Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement régulier, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de laine de bois afin que les souris puissent faire un nid ainsi que de lanières de papier Kraft. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage. Pour limiter la souffrance et l'angoisse, les procédures qui le nécessiteront seront réalisées sous anesthésie et sous analgésiques. Au cours des différentes procédures, la température des souris est maintenue constante à 37 degrés à l’aide d’une plate-forme chauffante. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum. Nous procèderons à l’euthanasie compassionnelle de l'animal avant qu'il ne souffre. Le suivi des animaux sera conduit par un personnel autorisé et compétent pour reconnaître, quantifier et atténuer ou supprimer les signes de douleur ressentie chez les animaux.

Choix des espèces

Le modèle souris permet de travailler avec des cohortes de taille suffisante dans un laps de temps raisonnable pour obtenir des résultats ayant une réelle validité statistique. De plus, la souris est l’espèce de choix pour la caractérisation de l’homéostasie musculaire notamment au cours du veillissement. Cette espèce permet de combiner les études moléculaires et fonctionnelles du muscle squelettique. Nous utiliserons des animaux jeunes âgés de 10 semaines pour que la croissance du muscle soit terminée mais qu’il n’y ait pas de paramètres supplémentaires liés au vieillissement. Des souris agées de 22 mois pour évaluer l’effet du traitement sur la perte de masse et de fonction musculaires liée à l’âge dans un contexte d’immobilisation. Pour valider nos résultats et comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine des effets bénifiques potentiels de notre protéine d'interêt, nous utiliserons également des souris agées (22 mois) naturellement déficientes pour cette protéine.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 10000
Rats : 5000
Souffrances
▲ -
▲ 15000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 15000

Rendus obèses et diabétiques par un régime riche en matières grasses avant même le début de toute expérience, 10 000 souris et 5 000 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le protocole tient à peu de chose, une pesée pour tous et un ou deux prélèvements sanguins pour moins d'un pour cent d'entre eux, le reste étant les signes cliniques que l'alimentation installe. Le porteur décrit un service, ces 15 000 rongeurs étant produits en fonction des "besoins stricts de chaque scientifique" et expédiés à qui les commande. Ceux qui ne partent pas sont tués, un animal "non standard" ne pouvant pas passer d'un projet à un autre si les spécifications diffèrent.

Objectifs

Dans le but d’étudier certaines maladies, il peut être nécessaire d’induire une modification de métabolisme et/ou de paramètres physiologiques en modifiant le régime alimentaire des animaux. Par exemple, une alimentation riche en matières grasses a été liée à un grand nombre de maladies, dont l'obésité, les maladies métaboliques et inflammatoires. Ce projet vise à produire des modèles animaux pathologiques avec des modifications physiologiques induites par l’alimentation dans le but de répondre aux attentes des chercheurs.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont le développement pour la communauté scientifique d’un modèle diabétique/d’obésité permettant de mieux comprendre et étudier ces phénomènes pathologiques qui touchent à la fois l’humain et l’animal, et de chercher des traitements à ces maladies et leurs comorbidités.

Procédures

Microprélèvements (moins de 1% des animaux, durée du geste : environ 1 minute), prise de sang (moins de 1% des animaux, durée du geste : environ 2min), pesée (100% des animaux, durée du geste : environ 30 secondes par souris et 1 minute par rat). Un animal subira 1 seule pesée et au maximum deux prélevements sanguins pendant l’étude.

Impact sur les animaux

Signes cliniques associés à l’obésité et au phénotype diabétique, stress et douleur associés aux prélèvements sanguins, stress associé à la pesée, stress associé à la contention.

Devenir

Les animaux sont mis à mort car il s’agit d’animaux non standards, suivant un protocole de nourissage et de prise de poids spécifiques aux attentes des scientifiques. On ne peut pas réutiliser les animaux d’un projet pour un autre projet à moins que les spécifications soient identiques ou les animaux sont expédiés chez le scientifique.

Remplacement

Ces modèles pathologiques sont issus de mécanismes complexes avec des processus de régulation impliquant l’ensemble de l’organisme. Ils permettent d’observer les conséquences des pathologies dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques et qui ne peuvent être remplacés par aucune méthode alternative.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et à prendre les deux sexes. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle, ce nombre étant basé sur les taux de réussite connus et attendus des modèles. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal afin d’adapter les traitements et de diminuer la morbidité et mortalité éventuelle.

Raffinement

Les animaux ont accès à de l’enrichissement dans leurs cages (mouchoirs et frisure de carton). Les animaux sont manipulés avec des méthodes à faible stress (manipulation par le corps). Afin de limiter le stress lors des prises de sang, dès que possible, les microprélèvements sont favorisés au lieu de prise de sang. Des points limites spécifiques et précoces ont été définis et seront appliqués.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des espèces très utilisées en recherche. Ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables. Ce sont les espèces qui permettent à la communauté scientifique de réaliser un certain nombre d'études en recherche et développement grâce aux données historiques et à leur connaissance de ces modèles animaux. Stade adulte compte tenu que l’aliment est donné aux animaux après sevrage (généralement à 6 semaines), comme le demande le modèle pathologique.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 630
Souffrances
▲ -
▲ 630
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 630

630 souris Swiss vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une injection et un prélèvement de sang sous anesthésie générale, en moins d'une minute, puis reste sous surveillance vingt-quatre heures avant d'être tuée pour le dosage du produit dans ses organes. Trois formulations d'un antidote contre les neurotoxiques organophosphorés sont comparées, l'enjeu déclaré étant d'équiper l'armée, la protection civile et les centres antipoison contre une menace chimique que le porteur relie au contexte géopolitique. Il écrit que la molécule a déjà montré in vitro sa capacité à franchir la barrière hématoencéphalique, et que le passage à l'animal reste "incontournable à ce stade".

Objectifs

Au vu du contexte géopolitique actuel ainsi que des récents évènements rapportant l’utilisation malveillante d’armes chimiques contre des populations civiles, le risque d’attaque chimique est une menace de plus en plus présente. Les armes chimiques telles que le sarin, le tabun, le VX, et le Novitchok sont des composés neurotoxiques organophosphorés. Ces types de composés ne sont pas seulement utilisés en tant qu’armes chimiques mais également comme pesticides dans l’agriculture dans les pays émergents où ces produits ne sont pas encore interdits. Les composés organophosphorés sont des toxiques mortels agissant au niveau du système nerveux central. Les antidotes actuellement sur le marché font face à des inconvénients majeurs avec notamment une efficacité thérapeutique très limitée et un faible spectre d’action. Pour ces raisons, de nouveaux antidotes ont été développés. La molécule JDS364, brevetée en 2017, se démarque particulièrement : elle fait preuve d’une forte capacité à bloquer l’action des composés organophosphorés sur des modèles cellulaires. Elle a également une meilleure capacité à franchir la barrière hématoencéphalique (BHE) par rapport aux antidotes sur le marché (résultats in vitro). Cependant, le développement de cet antidote fait face à quelques limitations. Des problèmes de solubilité dans le plasma sanguin des souris ont été démontrés ce qui empêche la molécule d’atteindre le système nerveux central. Afin de faire face à cette problématique, une solution envisagée est de réaliser des formulations par encapsulation de l’antidote pour augmenter la solubilité et la stabilité de la molécule JDS364. L’objectif de cette étude est donc de réaliser la pharmacocinétique et la biodistribution des trois formulations de cet antidote sur un modèle murin sain, suivant différentes modalités d’administration adaptées aux différents cas de figure (champ de bataille, attaque terroriste, agriculteur intoxiqué,…) . Les données recueillies serviront à mettre en place ultérieurement des études d’efficacité in vivo sur un modèle murin intoxiqué par une neurotoxine, études qui seront réalisées par une équipe partenaire.

Bénéfices attendus

Les composés neurotoxiques organophosphorés sont les éléments essentiels de l'arsenal chimique militaire moderne et leur utilisation possible au cours d'un conflit ou d'actes terroristes pose le difficile problème de la prise en charge collective de ce type d'intoxication. Des exemples récents d’utilisation d’armes chimiques dans l’actualité ne manquent pas. Ils sont également utilisés à large échelle comme insecticides dans les pays emergents où ces produits ne sont pas encore interdits et sont responsables d’une mortalité élevée par intoxication aiguë. Les antidotes actuellement sur le marché font face à des inconvénients majeurs avec notamment une efficacité thérapeutique très limitée et un faible spectre d’action. Le développement de nouveaux antidotes efficaces est donc une priorité pour équiper l’armée, la protection civile et les centres antipoisons des hôpitaux contre cette menace chimique.

Procédures

Chaque souris subira une injection et un prélèvement de sang sous anesthésie générale dont la durée n’excèdera pas une minute.

Impact sur les animaux

La dose injectée étant sans effet toxique ou néfaste ne devrait pas produire d’effets indésirables. Les souris peuvent subir un inconfort modéré et transitoire pendant et après l’injection des formulations, notamment l’injection intramusculaire. Un léger stress peut être induit au moment de l’anesthésie à l’isoflurane.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure afin de prélever les organes pour des dosages de la molécule JDS364.

Remplacement

La barrière hématoencéphalique est un système très complexe de par sa composition, son organisation et son fonctionnement. Elle n’a pas la même perméabilité pour toutes les molécules. Les modèles précliniques actuels ne reproduisent pas complètement cette complexité et ont une pertinence physiologique limitée. L’antidote de cette étude, le JDS364, a déjà montré une forte capacité à bloquer l’action des molécules organophosphorées et une meilleure capacité à franchir la BHE lors d’études in vitro. La prochaine étape est maintenant de tester cet antidote sur un animal afin de vérifier qu’en conditions physiologiques complexes, le passage de la BHE est toujours effectif. Le passage à l’animal est donc incontournable à ce stade de notre étude.

Réduction

Le nombre de formulations testés in vivo dans ce projet a été limité à trois (les trois plus prometteuses) pour réduire le nombre d’animaux. Le dimensionnement des groupes expérimentaux a été déterminé par une approche statistique qui permet de définir le juste nombre d’animaux à inclure dans l'étude afin de pouvoir exploiter les résultats de façon fiable.

Raffinement

Les administrations et prélèvements de sang s’effectueront sous anesthésie générale à l’isoflurane afin de réduire au maximum la douleur et le stress que pourraient subir les animaux lors des gestes techniques. Les produits injectés seront à température ambiante et l’aiguille sera changée entre chaque animal afin de réduire l’inconfort du à l’injection. Les souris seront surveillées pendant toute la durée de la procédure qui dure 24h. Une surveillance particulière sera mise en place après l’administration jusqu’au réveil complet des souris. Des points limites adaptés seront strictement appliqués en cas de souffrance avérée déterminée à partir de signes cliniques précis.Les animaux seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi de tubes en cartons et de matériaux de nidification (type sizzle nest ou cocon) afin de favoriser les comportements naturels tels que l’activité et la fabrication d’un nid pour se mettre à l’abri.

Choix des espèces

La procédure se fera sur souris Swiss afin de pouvoir comparer la pharmacocinétique et la biodistribution de nos formulations de JDS364 avec d’autres antidotes testés sur cette espèce. La procédure se fera sur des souris Swiss adulte de 8-12 semaines, la cible clinique étant majoritairement une population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 10000
Souffrances
▲ -
▲ 10000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10000

Produits en permanence sur le site d'un éleveur et vendus à la communauté scientifique, 10 000 rats ZDF vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont obèses et diabétiques par construction, l'accouplement retenu étant consanguin, frère-sœur, entre mâles obèses et femelles non obèses, les femelles obèses ne produisant pas de lait. Ceux qui ne partent pas chez un chercheur sont tués, le porteur indiquant qu'ils portent un phénotype dommageable et ne peuvent pas être proposés à l'adoption. Les procédures se limitent à des microprélèvements sanguins jusqu'à deux fois par semaine, quatre prises de sang et une pesée hebdomadaire, auxquels s'ajoutent les signes cliniques de l'obésité et du diabète. Le porteur affirme qu'aucun modèle "alternatif inerte systémique complet" n'existe encore pour remplacer l'animal vivant.

Objectifs

Le projet a pour but de développer et fournir à la communauté scientifique des modèles animaux avec une modification du métabolisme et/ou physiologique induite par la modification du régime alimentaire (aliment riche en matière grasse). Le modèle est un modèle de rat diabétique et obèse nourri avec une alimentation spécifique, produit de façon permanente sur le site.

Bénéfices attendus

Mise à disposition pour la communauté scientifique d’un modèle diabétique/d’obésité permettant de mieux comprendre et étudier ces phénomènes pathologiques qui touchent à la fois l’humain et l’animal, et de chercher des traitements à ces maladies et leurs comorbidités.

Procédures

Micro prélèvements (durée : 1 minute, fréquence : deux fois par semaine au maximum), prise de sang (durée 2 minutes, fréquence : 4 fois, à minimum trois semaines d’intervalle), pesée (durée : 30 secondes, fréquence : une fois par semaine)

Impact sur les animaux

Signes cliniques associés à l’obésité et au phénotype diabétique, stress et douleur associés aux prélèvements sanguins à la queue, stress associé à la pesée, stress associé à la contention.

Devenir

Mise à mort ou expéditions chez le scientifique. Les animaux non expédiés chez le scientifique seront mis à mort car présentant un phénotype dommageable et ils ne peuvent pas être proposés à l’adoption.

Remplacement

L’étude de la pathologie du diabète et de l’obésité, et la recherche de traitements nécessite encore à ce jour l’utilisation de modèles in vivo, des modèles alternatifs inertes systémiques complets n’existant pas encore à ce jour.

Réduction

Suite à l’analyse de nos statistiques de production et d’envoi d’animaux à la communauté scientifique, il a été décidé de réduire le niveau de nos colonies et de réduire le nombre de reproducteur de 20%. En choisissant le schéma d’accouplement consanguin (frère-soeur) mâle obèses (homozygotes pour le gène d’intérêt) avec femelles non-obèses (hétérozygotes pour le gène d’intérêt), nous optimisons le nombre d’animaux portant le phénotype d’intérêt au sein de la portée en réduisant les animaux réformés n’ayant pas le bon génotype. L’accouplement homozygote par homozygote n’est pas possible car les femelles homozygotes ne produisent pas de lait. De plus, certains scientifiques ont besoin d’animaux témoins non-obèses (de génotype hétérozygote).

Raffinement

Les animaux ont accès à de l’enrichissement dans leurs cages (mouchoirs et frisure de carton). Les animaux sont manipulés avec des méthodes à faible stress (manipulation par le corps). Dès que possible, les microprélèvements sont favorisés au lieu de prise de sang. Des points limites spécifiques et précoces ont été définis et seront appliqués.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des espèces très utilisées en recherche. Ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables. Ce sont les espèces qui permettent à la communauté scientifique de réaliser un certain nombre d'études en recherche et développement grâce aux données historiques et à leur connaissance de ces modèles animaux. Les animaux seront utilisés à partir de 5 semaines car c’est à partir de cet âge que le phénotype diabétique/obèse commence à s’exprimer.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 756
Souffrances
▲ -
▲ 372
▲ 384
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 756

Jusqu'à 80 séances d'imagerie sous anesthésie, de quarante minutes chacune, réparties sur un an à raison de deux par semaine. 756 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour que leurs yeux soient prélevés et leurs cornées disséquées, 384 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 372 un niveau léger. Une partie subit une lésion de l'épithélium de la cornée, une autre une injection dans l'abdomen, l'objet étant de suivre comment les nerfs de la cornée se maintiennent et se régénèrent. Le porteur écrit que la lésion cornéenne est réalisée "dans des conditions qui n'engendrent pas de douleur à l'animal", et justifie le choix de la souris par un génome identique à celui de l'humain à plus de 98 %.

Objectifs

Les maladies de la cornée sont la deuxième cause de cécité dans le monde après la cataracte. Leur origine peut être génétique, dégénérative (vieillissement, diabète) et/ou environnementale. Il est donc essentiel de mieux comprendre la physiologie de la cornée pour proposer de nouvelles options thérapeutiques aux patients souffrant de défauts de la cornée. L'atteinte de l'innervation cornéenne se traduit par des symptômes allant d'une diminution de la sensibilité oculaire sans lésion cornéenne au syndrome de l'oeil sec en passant par la kératite neurotrophique et la perforation cornéenne. Actuellement, il n'existe aucun traitement disponible en routine pour la gestion de l'innervation cornéenne. Dans ce projet, nous souhaitons étudier le rôle des molécules de guidage axonal dans la maintenance de l'innervation cornéenne ainsi que la régénération axonale suite à des lésions. Grâce à des techniques d'imagerie en temps réel combinés à l'utilisation de souris transgéniques, nous sommes capables de suivre l'innervation de la cornée des souris au cours du temps.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'acquérir des connaissances inédites sur les molécules spécifiques de guidage des axones dans la cornée au niveau physiologique. Ceci constitue une étape importante pour comprendre l'origine de la kératopathie neurotrophique. La compréhension des mécanismes de cette pathologie permettra de développer et tester des traitements pharmacologiques.

Procédures

Un partie des animaux recevra une injection unique par voie intrapéritonéale (réalisé sur animal vigile, l'acte dure moins de 1 min par animal). L'induction de la lésion de l'épithélium cornéen concerne également une partie des animaux du projet, l'acte est réalisé sous anesthésie générale et locale, par une personne expérimentée et dure moins de 5 min par animal. Chaque animal sera imagé 2x par semaine pour une durée allant de 1 mois jusqu'à 1an selon la procédure (soit entre 8 et 80 sessions d'imagerie, selon la procédure, réalisées sous anesthésie d'une durée maximale de 40min chacune). Les animaux seront euthanasiés en fin d'expérimentation par une méthode réglementaire en vue des prélèvements et analyses complémentaires.

Impact sur les animaux

Une partie des animaux recevront une injection unique en intrapéritonéale. Au moment de la réaliser, la contention et l'introduction de l'aiguille peut être source de stress pour les animaux. Une légère douleur au moment de l’insertion de l’aiguille peut aussi être ressentie. Pour réaliser ce projet, nous allons induire une lésion de l'épithélium cornéen chez une partie des animaux. Cette étape est réalisée dans des conditions qui n’engendrent pas de douleur à l’animal. L'imagerie en temps réelle est non invasive et n'engendre pas de douleur à l'animal. La répétition des sessions d'imagerie peut également être source de stress pour les animaux. L'anesthésie peut dans de rare cas amener un stress thermique ou une potentielle détresse respiratoire chez les animaux.

Devenir

A la fin de la période de maintien prévue, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques complémentaires (les yeux seront prélevés et l'ensemble des cornées des animaux sera disséqué).

Remplacement

Du fait de la complexité de la complexité de l’innervation cornéenne et des interactions avec le tissu épithélial de la cornée, l’utilisation de l’animal nous est indispensable. Il n’y a pas d’alternative par des modèles in vitro.

Réduction

Ce projet impliquera au maximum 756 souris. Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre les objectifs scientifiques de ce projet. Un test de puissance a été réalisé (à l'aide d'un logiciel dédié) pour déterminer le nombre minimal d'animaux requis par groupe expérimental.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages de stabulation standard avec enrichissement (bâtons en bois, coton), avec un cycle jour-nuit de 12h. La température des cages et l’hygrométrie sont contrôlées. Les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Des points limites ont été définis (tels que la surveillance du poids des animaux, l'absence de locomotion, l'état du pelage, la prostration). Pour l'étape d'induction de la lésion et pour les sessions d'imagerie, les rongeurs bénéficieront d'une analgésie ainsi que d'anesthésie gazeuse complémenté par une anesthésie locale de la cornée.

Choix des espèces

En ce qui concerne la cornée et son innervation, la souris présente l’avantage d’être très similaire à l’homme que ce soit anatomiquement, physiologiquement et génétiquement. En effet plus de 98% de son génome est identique à celui de l’Homme. Par ailleurs, ce modèle permet la transgénèse et donc de pouvoir étudier in vivo les conséquences de la délétion d’un gène. La souris, et en particulier avec le fond génétique C57Bl6J, est un modèle utilisé depuis de très nombreuses années pour l’étude du système nerveux et de l’innervation cornéenne. De ce fait de nombreuses données sont déjà disponibles sur lesquelles notre étude peut se reposer. L'innervation de la cornée se termine autour du 45ème jour de vie des animaux. Nous utiliserons donc des animaux âgés de 6 semaines pour le suivi de l'innervation de la cornée. Cependant, une partie des animaux sera utilisé dès le 15ème jour de vie afin d'activer notre modèle expérimental.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 240
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 120 un niveau léger. À six jours, chaque raton est immobilisé sans anesthésie pendant trente secondes pour un prélèvement de génotypage. Les 120 porteurs de la mutation subissent ensuite, adultes, une chirurgie du crâne de deux heures pour implanter un dispositif d'enregistrement du sommeil, puis sont tués pour vérifier sur leur cerveau l'absence d'orexine. Le porteur indique que la taille des groupes a été fixée empiriquement, faute d'études antérieures, et affirme que l'étude des cataplexies exige un animal vigile qu'aucun modèle in vitro ne remplace.

Objectifs

La narcolepsie de type 1 (avec cataplexie) est une maladie neurologique rare qui se caractérise par une hypersomnolence pendant la journée et une intrusion de composantes du sommeil paradoxal (SP) pendant l’éveil. Nous avons montré que cette pathologie est la conséquence de la dégénérescence des neurones qui fabriquent le neuropeptide « hypocrétine » aussi appelé « orexine ». L’un des symptômes majeurs est la cataplexie. Les épisodes de cataplexie sont des pertes de tonus musculaire induites pendant l’éveil, lors d’un contexte émotionnel positif fort, provoquant souvent la chute de la personne. Les chutes peuvent être brutales et conduire à des blessures. Les circuits neuronaux responsables de la cataplexie sont très mal compris. Notre projet de recherche a pour objectif de caractériser et étudier un modèle original et unique de rats narcoleptiques. Afin d’objectiver et évaluer la sévérité des symptômes, nous réaliserons des enregistrements et des analyses polysomnographiques, c'est à dire l'analyse des états de vigilance (éveil et sommeil) et de la cataplexie en mesurant l'activité cérébrale (électroencéphalogramme) et l'activité musculaire (électromyogramme) chez des rats déficients en orexine, comparés à leur contrôles non déficients. La qualité du sommeil et la présence de cataplexie sont évaluées chez des rats mâles et femelles homozygotes pour la délétion du gène prépro-hypocrétines. L’étude de la microarchitecture du sommeil et des différents symptômes observés fera l’objet de cette procédure. Elle nous permettra également de créer une base de données d’enregistrements en condition contrôle qui pourra être reprise dans des études futures.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, la prise en charge des cataplexies est uniquement symptomatique, du fait du manque de connaissance scientifique des circuits neuronaux exécutifs. La caractérisation des symptômes dans ce modèle unique et novateur de rat narcoleptique, nous permettra ensuite l’identification précise des circuits impectés et le développement de traitements ciblés.

Procédures

Tous les animaux (n=240) seront soumis, à l’âge de 6 jours, à un prélèvement pour génotypage, dont le degré de souffrance est léger. Cet acte, réalisé par du personnel dédié et formé, dure 30 secondes comprenant l’immobilisation du raton non anesthésié et le prélèvement. Il n’a aucun impact sur son comportement dès son retour dans la portée. 50% de ces animaux (n=120) seront ensuite soumis, à l’âge adulte, à une seule intervention chirurgicale sous anesthésie générale avec réveil, d’une durée estimée à 2h et d’un degré de souffrance modéré. Les nuisances attendues sont la manipulation de l’animal avant la chirurgie, la chirurgie stéréotaxique implantatoire elle-même, la récupération de l’anesthésie générale en post-opératoire ainsi que la douleur post-opératoire due à la plaie.

Impact sur les animaux

Tous les animaux (n=240) feront d’abord l’objet d’un prélèvement à l’âge de 6 jours post naissance, dont le degré de souffrance est considéré comme léger. Cette procédure induit des nuisances de stress lié à la manipulation de l’animal, et de douleur brève du fait du prélèvement. Toutefois, la souffrance est légère et de courte durée. Les rats sélectionnés ayant le bon génotype (n=120) subiront à l’âge adulte une chirurgie, sous anesthésie générale, d’une durée approximative de 2h00, d’un degré de souffrance considéré comme modéré. Les nuisances attendues sont le stress modéré lié à la manipulation de l’animal avant la chirurgie, la chirurgie elle-même, l’état vaseux en sortie de chirurgie due à la récupération de l’anesthésie générale ainsi que la douleur post-opératoire. Les infections suite à la chirurgie sont extrêmement rares. Bien qu’elles ne soient pas attendues, elles ne sont pas exclues.

Devenir

Tous les animaux inclus dans la procédure seront mis à mort. En effet, une analyse post mortem des cerveaux des animaux sera nécessaire afin de s'assurer de l'absence d'orexine, molécule dont l'absence dans la région de l'hypothalamus est responsable de la pathologie et de comparer avec les cerveaux des animaux contrôles.

Remplacement

Le sommeil et les cataplexies sont des phénotypes complexes mettant en jeu de nombreuses structures cérébrales et plusieurs organes (cerveau, muscles) nécessitant pour son étude l’animal entier. Les cataplexies sont déclenchées par des émotions positives, leur étude nécessite donc que l’animal soit vigile. Aucun modèle in vitro ne permet à ce jour de remplacer l’animal vigile pour l’étude de ces comportements.

Réduction

Les données qui seront acquises étant originales, nous ne pouvons pas nous appuyer sur des études antérieures pour calculer la taille du lot nécessaire pour l’obtention d’une puissance statistique suffisante. La taille du lot de rat est donc calculée empiriquement sur la base de nos expériences physiologiques antérieures chez la souris en tenant compte du nombre de cataplexies par session d’enregistrement, et des échecs éventuels. Les données expérimentales générées seront traitées à l’aide de tests d’analyses de variance. Les résultats seront exprimés en moyennes affectées de l’erreur standard. La distribution normale des données sera d'abord testée et si tel est le cas les tests paramétriques seront utilisés sinon les tests non paramétriques équivalents seront utilisés.

Raffinement

Pour minimiser le stress individuel et maintenir les interactions sociales, les rats sont hébergés par lot de 2-5 par cage. Cependant, l’agressivité interindividuelle peut parfois augmenter chez certains mâles avec le temps, nous obligeant alors à les séparer du groupe. Le cas échéant, les animaux séparés sont placés dans une cage double munie d’un séparateur grillagé. De cette façon, les animaux peuvent interagir sans pouvoir s’agresser mutuellement. Des enrichissements systématiques sont mis en place afin de permettre une augmentation autant que possible du bien-être de l’animal. Quelques jours avant, après la chirurgie sous anesthésie générale et pour toute la durée de la procédure, les animaux sont placés par deux dans une cage double et suivis régulièrement avec une attention quotidienne lors de la phase postopératoire et l’optimisation de la récupération (ajout d’anti-inflammatoire non stéroïdien si nécessaire, suivi du poids, de la mobilité et du comportement) grâce à l’utilisation d’une grille de score post-opératoire. Notre préoccupation sera ensuite d’évaluer quotidiennement, grâce aux fiches de scorage, l’évolution des paramètres physiologiques afin de détecter toute dégradation de l’état de santé général. Celles-ci constituent le point limite des expérimentations avec mise à mort des animaux pour prévenir l’apparition d’une quelconque souffrance. L’utilisation d’un dispositif d’enregistrement du sommeil sans fil permettra, contrairement aux dispositifs filaires habituellement utilisés pour ce genre d’étude, de ne plus isoler les animaux durant les phases d’enregistrement de sommeil. L’interaction sociale sera donc maintenue chez les animaux durant toute la procédure.

Choix des espèces

Le rat narcoleptique a été créé sur la base des nombreuses données disponibles sur les souris, un modèle animal reconnu de la pathologie étudiée. Ces dernières expriment l’ensemble des symptômes observés chez l’homme. L’autre modèle animal reconnu et actuellement existant est le chien narcoleptique mais nous ne sommes pas en mesure d’étudier cet animal. L'intérêt de travailler sur le modèle rat est multiple. Le principal est qu'il sera possible d'étudier la pathologie des animaux en groupe (avec conservation des interactions sociales, pouvant avoir une importance sur le degré de la pathologie) contrairement à la souris. En effet, il n'est actuellement pas techniquement possible d'étudier le sommeil et la narcolepsie avec un dispositif sans fil chez la souris (modèle animal trop petit) et donc en groupe. Il s’agira de rats adultes (12-16 semaines au début de la procédure) ayant atteint leur maturité cérébrale, possédant déjà un système locomoteur mature, un cycle circadien et ultradien veille-sommeil stabilisé et consolidé, en cohérence avec les données rapportées dans nos précédentes publications et d’une manière générale dans la littérature chez le rat dans ce domaine des neurosciences.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 396
Souffrances
▲ -
▲ 168
▲ 228
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 396

Des femelles gestantes, des souriceaux nouveau-nés et des souris adultes vont être utilisés, chaque groupe correspondant à une voie d'injection différente. 396 souris en tout, 228 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 168 un niveau léger. Les adultes subissent une chirurgie intracérébrale pouvant durer deux heures, les gestantes une injection dans la veine de la queue ou dans le plexus derrière l'œil, les nouveau-nés une injection le jour de leur naissance, avec pour risque documenté le cannibalisme de la mère. Toutes sont tuées deux à six semaines après l'intervention, pour vérifier que trois microARN du cerveau ont bien été inactivés, une validation d'outil qui précède l'étude proprement dite.

Objectifs

Les troubles psychiatriques comme la dépression ou la schizophrénie affectent une partie de plus en plus importante de la population. Bien que leur origine soit multifactorielle, l’environnement joue un rôle majeur dans le déclenchement, le développement et/ou l’évolution de ces troubles. Les mécanismes épigénétiques sont connus pour réguler l'expression génique et moduler l'adaptation à l'environnement. Leur dérégulation est associée à nombreuses maladies psychiatriques et ils seraient des pistes intéressantes pour des nouvelles thérapies. Nous avons déjà montré que le changement de l'environnement social (niveau de soins maternels) a des effets sur le comportement de la souris et peut engendrer aussi une vulnérabilité à la dépression. D'ailleurs, nous avons identifié des voies épigénétiques altérées en fonction des niveaux de soins maternels, notamment des microARNs. Dans ce projet, nous cherchons à valider in vivo l’efficacité des vecteurs viraux AAVs permettant l’inactivation des 3 microARNs précis, miR-218, miR-124 et miR-132. Les vecteurs AAVs seront validés (via des analyses anatomiques, histologiques et moléculaires) dans un premier temps chez la souris adulte via des injections intra-cérébrales. Comme les changements de soins maternels que nous utilisons opérent juste après la naissance, nous voudrions tester deux autres mode d’administration permettant une inactivation perinatale (injections rétro-orbitales ou systémiques chez la femelle gestante) et sur des souriceaux nouveau-nés. Ces différentes procédures chirurgicales seront effectuées une seule fois par animal.

Bénéfices attendus

La validation des outils viraux et les voies d’administration proposées dans ce projet est l'étape préalable pour pouvoir étudier l'implication de miR-218, miR-124 et miR-132 dans les maladies psychiatriques.

Procédures

Les animaux adultes seront soumis à des procedures chirurgicales (injections intracérébrales), 1 fois par animal et avec une durée max de 2h. Des femelles gestantes subiront des injections dans la veine caudale ou dans le plexus rétro-orbitale (1 seule fois, durée max 5 min). Des souriceaux seront injectés à la naissance (1 seule fois, durée max 5 min)

Impact sur les animaux

Tous les animaux subiront une seule procédure chirurgicale suivi d’une mise à mort 2-6 semaines plus tard. Les nuisances potentielles sont liées a la procédure (i. e. infections) ou à la récuperation de la chirurgie (i.e. perte de poids ou retard de la croissance). Les injections chez le nouveau-né peuvent aussi induire du cannibalisme de la mère.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour les analyses moléculaires et anatomiques requis pour la validation de l'inactivation des miR-218, miR-124 et miR-132

Remplacement

Le but de cette étude est de déterminer l’efficacité d’inactivation des outils viraux dans le cerveau . Comme le but ultime est d'utiliser ces approches pour comprendre l'implication des microARNs précis sur les comportements dits, dépressifs, cet objectif ne peut être atteint qu’en étudiant l’animal dans son ensemble et il ne peut être réalisé sur le sujet humain. Nous avons choisi la souris, étant une espèce suffisamment proche de l'Homme et dans laquelle les comportements dits dépressifs peuvent être induits de façon expérimentale. Par contre, nous avons utilisé des données obtenues chez l'Homme et chez la souris pour determiner quels etaient les microRNA cibles qui présentareaient plus d'intéret pour la recherche chez le patient.

Réduction

Nous allons limiter au maximum le nombre d’individus à utiliser pour ce projet. Le fait d’utiliser des vecteurs viraux évitera la génération de nouvelles souches transgéniques présentant des anomalies/handicaps. Nos données préalables ainsi que des approches statistiques largement utilisées par la communauté scientifique ont permis un calcul approximatif de la taille optimale des cohortes pour ces expériences. Cela permet de limiter le nombre d’animaux sans diminuer pour autant la puissance de nos analyses. De plus, l'ensemble des échantillons supplémentaires (protéines, ARN, coupes) seront mis à disposition pour d’autres membres de l’équipe ou du laboratoire travaillant sur des thématiques similaires afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans l'ensemble de l'institut.

Raffinement

L’hébergement se fait dans un environnent (température, luminosité et hygrométrie contrôlées) et matériel (cage, portoirs et biberons) adaptés à la souris. Un enrichissement de régulier de leur milieu (avec des quarts de coton, des bouts bois …) est prévu pour les animaux tout au long de leur vie. Lors de la chirurgie, les animaux sont anesthésiés et ils reçoivent une injection de lidocaine au lieu de l'incision et une analgésie sous-cutanée (buprénorphine : 0.05 mg/kg) 30 min avant et 24h après la procédure. Dans les injections sur les nouveau-nés, le plus gros problème rencontré dans nos procédures est le cannibalisme maternel. Afin de diminuer au maximum ce phénomène, nous mettons en place plusieurs actions : 1- seules les femelles qui ne présentent pas de signes de stress sont utilisées 2- nous favorisons l'utilisation de femelles non primipares 3- une grande quantité de matériel de nidification est fournie 4- les femelles ne sont manipulées qu'avec des tunnels 5- deux à trois fois par semaine pendant la gestation, nous fournissons quelques friandises ou du gel nourrissant aux femelles afin qu'elles associent notre intervention à quelque chose de positif. Les procédures 1 et 2 seront réalisées sur des portées de souriceaux. Des points limites adaptés (notamment la croissance pondérale, marqueur de bonne santé chez les souriceux apuisqu'elle indique que l'individu arrive à se nourrir) a été mis en place. Ainsi tout individu qui présente une croissance pondérale altérée est, selon le degré, suivi de plus près (point limite) ou euthanasié (point d'arrêt).

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris, étant une espèce suffisamment proche de l'Homme et dans laquelle les comportements dits dépressifs peuvent être induits de façon expérimentale. Nous allons utiliser des femelles gestantes, des nouveau-nés et des souris adultes car, dans ce projet, nous cherchons à évaluer les effets de nos manipulations à différents stades du développement cérébrale