Procédures légères

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Souris : 984
Souffrances
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Devenir
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 984

984 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 384 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris subit un modèle de douleur, injection de carraghénane pour une inflammation, ou chirurgie pour une lésion neuropathique ou post-opératoire, avec administration de composés par gavage ou injection. Le porteur mentionne des pertes de poids liées aux modèles lésionnels et décrit des tests comportementaux répétés. Il conclut que l'étude de la douleur est indispensable in vivo, la douleur ne pouvant selon lui être dissociée de l'organisme entier.

Objectifs

Nous avons récemment découvert une molécule particulièrement adaptée au traitement de la douleur, notamment dans le cas des douleurs post-opératoires aigues et chroniques. Nous avons également découvert que l’action de cette molécule nécessite un récepteur exprimé à la surface de toutes nos cellules appelé LRP1. Le but de cette étude est de déterminer les mécanismes physiologiques d’action de la molécule anti-douleur que nous avons identifié. Pour cela nous allons utiliser des souris dans lequel nous éliminerons séquentiellement LRP1 dans un type cellulaire donné tout en le maintenant dans les autres types cellulaires. Ainsi nous déterminerons qu’elles sont les cellules impliquées directement dans le fonctionnement de notre molécule antidouleur.

Bénéfices attendus

Le but final est que TAFA4 soit prescrite comme une molécule antidouleur en clinique.

Procédures

Pour le modèle de douleur inflammatoire, une unique injection de Carraghénane sera réalisée sur chaque souris. La durée d’une injection ne dure que quelques secondes et nécessite une contention rapide de l’animale vigile. En ce qui concerne les modèles de douleur neuropathique ou post-opératoire (nécessitant une chirurgie), les souris seront sous anesthésie générale. La chirurgie ne nécessite qu’une seule anesthésie par souris, car il s’agit de chirurgies de courtes durées (pas plus de 15 minutes par souris). Chaque souris ne subira qu’un seul modèle de douleur, soit une chirurgie, soit une injection.

Impact sur les animaux

Les animaux seront amenés à subir l’administration de composés par gavage ou bien par injection intra-péritonéale et sous-cutanée. De plus, ils subiront des modèles lésionnels mimant une lésion inflammatoire, post-opératoire ou neuropathique qui pourraient entrainer une perte de poids.

Devenir

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par inhalation d’une concentration croissante de CO2 (ou perfusion intra-cardiaque pour la procédure 1). En effet, ces animaux ne peuvent être réutilisés pour d’autres procédures.

Remplacement

Une de nos thématiques de recherche est de comprendre comment et pourquoi une personne a mal. Notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in-vitro. En effet, la douleur ne peut être dissociée du système physiologique global de l’animal. Il est donc nécessaire de réaliser une étude comportementale afin d’étudier l’intégration complexe de l’information sensorielle de la périphérie (peau) jusqu’au cerveau. Par ailleurs, les animaux génétiquement modifiés que nous utilisons représentent des alternatives prometteuses pour des résultats plus pertinents en ce qui concerne la compréhension des pathologies humaines. En particulier, les souris génétiquement modifiées fournissent des modèles nouveaux permettant de mettre en évidence de nouvelles molécules analgésiques ayant un spectre d’action plus spécifique afin, à terme, d’améliorer la qualité de vie des patients. Ainsi, l’expérimentation sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet.

Réduction

Des stratégies seront mises en place afin de limiter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires tout en obtenant suffisamment de données pour répondre aux questions liées à l'étude. Ainsi, l’élaboration précise des protocoles de comportement et le choix pertinent des contrôles sont des éléments déterminants. De plus nous procèderons à une utilisation maximale des données obtenues en réalisant toute une série de tests comportementaux non-invasifs sur le même animal, sans pour autant compromettre le bien-être animal. Par ailleurs, nous utiliserons des outils statistiques nous permettant d’évaluer au mieux le nombre d’animaux nécessaire. Enfin, le contrôle des paramètres environnementaux mais également du statut sanitaire et génétique des animaux permettra de limiter la variabilité des résultats expérimentaux obtenus, et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables. Les procédures décrites sont appliquées et maitrisées par les expérimentateurs. Nous avons donc l'expérience nécessaire concernant la réalisation des procédures et l’évaluation de l'impact sanitaire sur les animaux. La qualité de notre plan expérimental ainsi que l’étude détaillée du nombre d’animaux nécessaire à l’obtention d’un résultat scientifique statistiquement valable nous permettent d’optimiser le nombre d’animaux utilisés. Ce projet nécessitera au maximum 984 souris.

Raffinement

Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, dans un environnement enrichi (coton et/ou dôme) pour optimiser les conditions d’hébergement et favoriser un comportement normal afin de diminuer au maximum le stress des animaux. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages. De ce fait, l’état sanitaire et environnemental des animaux sont contrôlés tous les jours. Nous avons recours à l'anesthésie/analgésie lors du procédé chirurgical et des soins pré-, per- et post-opératoires adéquats sont administrés. Les procédures expérimentales seront planifiées (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation), ce qui permettra de diminuer le stress des animaux et de favoriser la validité des expériences. Enfin, des points limites les plus précoces possibles seront établis en fonction des tests de comportements utilisés. Un examen clinique sera effectué quotidiennement afin de vérifier la cicatrisation et l’état général de l’animal. Toutes ces stratégies d’optimisation seront mises en place dans le but de réduire voire supprimer la souffrance chez l’animal.

Choix des espèces

Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. Travaillant sur la physiologie d’animaux adultes, nos tests comportementaux et nos analyses moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 438
Souffrances
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▲ 357
▲ 81
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Devenir
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 438

438 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 81 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Modélisant une maladie cérébelleuse infantile, elles subissent des chirurgies stéréotaxiques et des implantations d'électrodes crâniennes pour enregistrer l'activité cérébrale, et présentent ataxie et crises d'épilepsie. Le porteur indique que la chirurgie d'électrodes peut induire une douleur modérée et évoque l'attente des patients et cliniciens. Il justifie le recours à la souris par l'impossibilité de reproduire in vitro ou in silico les réseaux de neurones du cervelet.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact physiopathologique d’une mutation gain de fonction d’un canal calcique décrite dans une maladie cérébelleuse infantile. Seules les études in vivo et ex vivo peuvent permettre de déterminer l’impact de cette mutation sur le(s) dysfonctionnement(s) neurologique(s) observé chez les patients atteints de cette maladie. Pour ce projet, nous utiliserons un modèle murin chez lequel l'expression de la mutation causale pourra être induite. Il s’agit du premier modèle animal de cette maladie et l’attente des patients et cliniciens est considérable, d’une part pour mieux comprendre cette pathologie, et d’autre part pour évaluer les traitements possibles.

Bénéfices attendus

Identifier les mécanismes pathogéniques dans l'atrophie cérébelleuse infantile. Préciser le rôle du canal calcique dans le développement du cerveau, du cervelet en particulier. Valider le modèle murin en tant que modèle préclinique de la maladie permettant d'évaluer des pistes thérapeutiques dans l'atrophie cérébelleuse infantile.

Procédures

Pour ce projet, 294 animaux seront évalués pour leurs capacités motrices et cognitives dans des tests standards. 70 animaux subiront une injection i.v. d'adénovirus codant pour la cre recombinase par chirurgie « stéréotaxique » pour induire l'expression du canal calcique mutant dans le cerveau et le cervelet. Les autres animaux évalués dans cette 'procédure comportementale' sont issus de croisements permettant une expression conditionnelle de la mutation du canal. Ces différents tests, potentiellement générateurs de stress, se dérouleront sur une période d'environ 1 mois. 81 animaux subiront une chirurgie pour l'implantation crânienne d'électrodes pour l'enregistrement d’électroencéphalogramme (EEG). Sur ces animaux, l'EEG sera enregistré sur une période d'environ 1 mois, à raison d'une séance de 6 heures par semaine. 63 animaux participeront à une étude longitudinale des paramètres anatomofonctionnels par échographie photoacoustique du cerveau et du cervelet. Les mesures seront réalisées lors de courtes séances (15 min) d'acquisition sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Pour des animaux porteurs de la mutation, on peut s'attendre à des défauts neurologiques précoces qui vont résulter en une atrophie cérébelleuse et des troubles fonctionnels cérébelleux de type ataxie, ainsi que des crises épileptiques de type généralisée (absence). Nos procédures expérimentales pourront conduire à des effets indésirables. (i) les études comportementales du suivi locomoteur de l'ataxie pourront résulter en un stress des animaux lié à la préhension manuelle et la découverte de l'environnement expérimental que nous atténuerons par une habituation de ces animaux aux dites procédures. (ii) le suivi par échographie/photoacoustique à haute résolution des éventuelles dysmorphies cérébrales et cérébelleuses est une approche non invasive et non douloureuse. Comme en (i), le stress subi par les animaux se limite à la préhension par l'expérimentateur pour une courte période (15 min/animal). (iii) Le suivi du phénotype épileptique par enregistrement électroencéphalographique (EEG) peut induire une douleur modérée puisqu'il implique une chirurgie pour la pose d'électrodes intracraniennes.

Devenir

L'ensemble des animaux contribuant aux 3 procédures de ce projet seront mis à mort. Les organes, tout particulièrement le cerveau et le cervelet, seront prélevés pour des analyses immunohistologiques.

Remplacement

Le développement et la caractérisation d'un modèle souris est incontournable pour l'analyse physio/pathophysiologique de l'ataxie cérébelleuse. Son utilisation sera toutefois strictement limitée aux expériences in vivo et ex vivo (prélèvements d'organes) ne pouvant être réalisées sur les modèles in vitro et in silico de la pathologie. Les conséquences fonctionnelles de cette mutation sur l'activité du canal calcique seront étudiées dans des expériences d'électrophysiologie sur lignées cellulaires et des approches in silico seront développées pour modéliser les conséquences de cette mutation sur l'excitabilité neuronale. Ces stratégies in vitro et in silico permettent de comprendre l'impact du canal muté à l'échelle cellulaire mais pas à l'échelle de l'organe entier, à savoir le cerveau, puisque les réseaux de neurones mis en place lors du neurodéveloppement ne peuvent pas être obtenus en culture ni par modélisation informatique. Quant aux études phénotypiques, par exemple les conséquences motrices d'anomalies du cervelet, elles nécessitent encore aujourd'hui de réaliser des expériences sur l'animal vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet (estimé à 438) a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement relevant. Nous avons défini une stratégie de croisement que nous espérons la plus optimale possible. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire. Nous réaliserons dans la mesure du possible l'expérimentation comportementale (in vivo), et les analyses anatomique, tissulaire, cellulaire, sur les mêmes animaux. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis.

Raffinement

Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué quotidiennement. Des points limites spécifiques ont été définis et le raffinement s’appliquera selon une grille de score pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend l’utilisation d’analgésique et pour les scores les plus important, la mise à mort.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le mieux adapté pour i) modéliser de manière inductible la maladie neurologique étudiée et ii) développer l'ensemble des investigations anatomomorphologiques et fonctionnelles des atteintes cérébelleuses associées à la pathologie. La possibilité de contrôler l'expression de la mutation par la recombinase Cre (lignées de souris driver, injection de virus codant pour la recombinase Cre) est également un atout majeur justifiant l'intérêt de modéliser cette pathologie dans l'espèce souris. Les connaissances actuelles sur ce modèle permettent de répondre au mieux à la règle des 3 R. Utilisation de jeunes adultes et d'adultes pour étudier les conséquences neurodéveloppementales de l'expression de la mutation d'intérêt, en particulier les conséquences sur le développement et la physiologie du cervelet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 234
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 234

234 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 174 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris génétiquement modifiées développant des neurofibromes cutanés, elles reçoivent des injections intradermiques répétées de vecteurs viraux et des dénervations chimiques de la peau, sous anesthésies générales répétées. Le porteur affirme n'attendre aucun effet nuisible et décrit des tumeurs superficielles de taille limitée. Il indique qu'à sa connaissance aucun autre modèle animal ni système in vitro ne reproduit le développement de ces neurofibromes.

Objectifs

La NF1 est une maladie génétique qui affecte 1 sur 3000 naissances. Le gène responsable de cette maladie est nommé Nf1. C’est un gène suppresseur de tumeur qui ne fonctionne plus en raison d’une mutation. Il commande la fabrication d’une protéine : la neurofibromine. En l’absence de cette protéine (lorsque le gène Nf1 est muté), des tumeurs le plus souvent bégnines se développent. Tous les patients NF1, hommes et femmes, développent des neurofibromes cutanés (NFc), des tumeurs bégnines qui se développent au niveau des terminaisons nerveuses dans la peau. Les NFc, apparaissent généralement à partir de la puberté et leur nombre et taille ne cesse d’augmenter avec l’âge, de sorte que les patients peuvent en développer des milliers. Les mécanismes qui gouvernent le développement des NFc restent mal connus. Le rôle de l'innervation dans leur développement n’a jamais été exploré et constitue une nouvelle piste mécanistique et thérapeutique. Enfin, une meilleure compréhension des mécanismes d'interaction entre les nerfs et leur microenvironnement immunitaire dans la peau permettra de mieux comprendre la pathophysiologie d'autres atteintes cutanées comme le psoriasis et la dermatite atopique. Le but de ce projet est d’explorer l’hypothèse selon laquelle l’innervation cutanée contrôle le développement des NFc. Pour cela nous utiliseront le modèle murin de NF1 (NF1-KO) qui développe des NFc avec pour objectif de proposer des nouveaux traitements ciblant l’innervation des NFc.

Bénéfices attendus

Les mécanismes qui gouvernent le développement de NFc restent mal connus. Le rôle de l'innervation dans leur développement n'a jamais été exploré et constitue une nouvelle piste mécanistique et thérapeutique. Enfin, une meilleure compréhension des mécanismes d'intéraction entre les nerfs et leur microenvironement immunitaire dans la peau permettra de mieux comprendre la pathophysiologie d'autres atteintes cutanés comme le psoriasis et la dermatite atopique.

Procédures

Procédures 2, 3, 4 et 5 (3, 4 et 5, selon le mode d’injection choisi lors de la procédure 2) : Dépôt local des vecteurs viraux pour tracer l'innervation et pour éliminer les neurones qui innervent les neurofibromes, durée de l’intervention : 30 min pour le dépôt + 45 min d’absorption de l’adénovirus par souris (total de 1h15 par souris), 6 dépôts par souris, sous anesthésie générale. Procédures 2, 3, 4 et 5 (3, 4 et 5, selon le mode d’injection choisi lors de la procédure 2) : Injection intradermique locale des vecteurs viraux pour tracer l'innervation et pour éliminer les neurones qui innervent les neurofibromes, durée de l’intervention : 30 min d’injection par souris, 6 injections par souris, 6 x 2 (12) injections par souris (6 au jour 1 et 6 au jour 2), sous anesthésie générale. Procédure 4 : Dénervation cutanée locale des neurones sensoriels d'origine pharmacologique, utilisée pour étudier l'innervation sensorielle de peau sans pour autant induire de phénomènes douloureux, durée de l’intervention : 30 min d’injection par souris, 6 x 2 (12) injections intradermiques par souris (6 au jour 1 et 6 au jour 2), sous anesthésie générale. Procédure 5 : Dénervation cutanée globale des neurones sympathiques d'origine pharmacologique, utilisée pour étudier l'innervation sympathique de peau sans pour autant d'induire des phénomènes douloureux, durée de l’intervention : 20 min d’injection par souris, 1 x 3 (3) injections intrapéritonéales par souris (1 au jour 1, 1 au jour 2 et 1 au jour 3), sous anesthésie générale. Procédures 2, 3, 4 et 5 : Suivi du développement des NFc sous la lampe à épifluorescence : 20 min pour raser, épiler et prendre une photo du dos de la souris, 2 fois par semaine pendant la durée du suivi, sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Aucun effet nusible ou indésirable n'est attendu en prenant en compte des travaux similaires récemment publiés. De plus, les NFc développés par les souris de notre modèle d'étude sont des tumeurs qui restent superficielles et se développent en région dorsale à partir de 2 mois et jusqu’à 6 mois. Elles sont plates et peuvent atteindre un diamètre de quelques millimètres mais leur épaisseur demeure très fine (de l’ordre de 1 mm maximum), ce qui les rends non détectables à l’œil nu sans utilisation d’une loupe à épifluorescence. Leur volume est donc négligeable par rapport à celui de la souris. Leur nombre peut être d’une quinzaine par souris.

Devenir

A la fin de chaque expérience tous les animaux seront mis à mort par injection létale de Dolethal, puis la peau disséquée et analysée.

Remplacement

Pour le Remplacement ; à notre connaissance, il n’existe aucun autre modèle animal, ni système in vitro, récapitulant le développement des NFc et permettant d’étudier leur innervation.

Réduction

Pour la Réduction ; cette étude, de par sa nouveauté, nécessite des mises au point. Nous estimons que 20 souris adultes seront nécessaire pour la procédure expérimentale 2 ce qui permettra, par la suite, de réduire le nombre total d’animaux inclus dans ce projet. Ce nombre de 20 souris a été defini afin de mettre au point le mode d’injection (injection intradermique : ID ou transcutanée : T), le temps de diffusion (2 ou 3 semaines) et le type de virus utilisé (virus sans tropisme : ST ou avec tropisme axonal : TA). Nous possédons déjà une grande expertise d’analyse cellulaire et moléculaire des NFc et de manipulation des nerfs périphériques (microdissections, injections des vecteurs d’expression et des colorants). Pour la procédure expérimentale 4, 12 souris seront nécessaires pour effectuer les mises au point, ce nombre plus faible que pour la partie précédente est lié au fait que la technique utilisée d'ablation des nerfs sensoriels à l'aide de la résinifératoxine est un modèle efficace et bien documenté dans la littérature. De la même facon et pour les mêmes raisons, 12 souris seront nécessaires pour effectuer les mises au point de la procédure expérimentale 5. Nous estimons la reproductibilité des résultats avec les techniques des procédures expérimentales 4 et 5 à 80% donc nous attendons un groupe de 9-10 animaux pour etre analysé.

Raffinement

Pour le Raffinement ; nous considérons qu’une fois les mises au point validés, les variations liées à l’expérimentateur et la méthodologie seront faibles (+/- 5%) ce qui conduira a une reproductibilité des resultats d'environ 95% . Nous surveillerons régulièrement l’état de santé des animaux afin de déceler tout signe de souffrance avérée et si tel est le cas nous effectuerons une mise à mort compassionnelle. Pendant toute la durée de l’expérimentation les animaux seront hébergés dans des cages contenant du coton ainsi que des maisons et rouleaux en carton. Contrairement aux patients NF1, les souris de notre modèle d'étude NF1-KO développent des NFc dont la taille est limitée (les tumeurs ne sont pas visibles à l’œil nu sans utilisation d’une loupe à épifluorescence) n’entrainant donc pas de phénotype dommageable. Au cours de l’anesthésie générale, pour éviter l’hypothermie, les souris seront maintenues sur un tapis chauffant. Leurs yeux seront également enduits d’un onguent ophtalmique dès la perte de conscience afin de prévenir un dessèchement de la cornée. A la suite de chaque procédure impliquant une anesthésie générale, les souris endormies seront gardées seules dans une cage propre séparée jusqu’à leur réveil.

Choix des espèces

Nous avons récemment concu le modèle de souris génétiquement modifiées qui récapitule fidèlement le développement des NFc (NF1-KO) et qui sera utilisé dans ce projet. A notre connaissance, il n’existe aucun autre modèle animal, ni système in vitro, permettant d’étudier les NFc et leur innervation Animaux adultes agés entre 2-6 mois. Le developpement des NFc a lieu pendant cette période.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1372
Souffrances
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▲ 600
▲ 400
▲ 372
Devenir
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 1372

1 372 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 372 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections intravitréales répétées dans l'œil et, pour une partie, une induction de diabète par la streptozotocine, avec une mortalité annoncée de 10 %. Le porteur décrit ces injections comme proches de celles pratiquées chez les patients et signale un possible prurit lié à une fibrose hépatique chez les souris âgées. Il justifie le recours à l'animal par la complexité de la sénescence, présentée comme un processus d'"organisme entier" impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

En vieillissant, l’organisme accumule des cellules potentiellement toxiques appelées « cellules sénescentes » ou CS. L’impact des CS sur le corps reste incompris mais réduirait l’espérance de vie en favorisant l’apparition de différentes pathologies liées à l’âge comme l'athérosclérose, la prise de poids ou le diabète. Il est donc généralement considéré que leur délétion augmenterait l’espérance de vie et diminuerait les comorbidités associées au vieillissement. Néanmoins, leurs rôles et fonctions restent largement incompris. Elles apparaissent après une exposition à un stress et peuvent donc s’accumuler de 2 façons différentes : soit lentement et graduellement tout au long de la vie, reflétant ainsi la multitude d’agressions auxquelles tous tissu est normalement exposé, soit au contraire à la suite d’un stress intense éventuellement induit par une pathologie. L’œil, et notamment la rétine, est un exemple de tissu développant des pathologies liées à la senescence, tel que le glaucome et la dégénérescence de la macula. Ces maladies sont clairement associées à l’âge mais peuvent également constituer des conséquences d’autre pathologie, en particulier le diabète. L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de caractériser la senescence au niveau de la rétine ainsi que de mettre en évidence son lien avec d’autres pathologies, notamment le diabète. Cette étude pourrait ainsi aider à la compréhension et à la prise en charge de maladies provoquant des pertes ou des altérations de la vision.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des cellules sénescentes dans la rétine, laquelle est une partie de l’œil indispensable pour son fonctionnement. Il aidera à comprendre comment la senescence participe à la genèse de l’organe, puis son impact sur le vieillissement et sa contribution à la rétinopathie induite par le diabète. Enfin, ce projet permettra également de déterminer si les CS constituent une nouvelle cible thérapeutique prometteuse pour soigner les rétinopathies et les déficiences visuelles induites par l’âge.

Procédures

Procédure 1 : Activation de la CreER par exposition au tamoxifène. Traitement 3 fois par jour pendant 5 jours consécutifs par dépôt de gouttes sur les yeux. -- Procédure 2 : Traitement aux senolytiques. 1 ul de solution sera injecté dans l'œil par de façons intravitreal 3 jours avant leurs mises à mort. Les souris auront été préalablement anesthésiées. --Procédure 3 : Traitement au liposome-clodronate. Cette procédure consistera donc à traiter les yeux des souris du modèle 1 (p16-Cre/GFP) par injection intravitreal d’1 ul. Les souris auront été préalablement anesthésiées. Ce traitement sera fait sur des souris de 20 jours avant leurs mises à mort à 40 jours, mais également, une fois par mois, sur des souris de 1 an jusqu'à leurs mises à mort à 18 mois (donc 4 injections). --Procédure 4 : Traitement à l'anti-VEGF. Administré aux souris de modèle 1 (p16-Cre/GFP) et 2 (p16-Cre/DTA) par injection intravitreal a raison de 1ul par œil. Nous réaliserons cette procédure sur des souris jeunes (20 jours) et plus vieilles (1 an). Les souris jeunes seront mises à mort à 40 jours après une seule injection à 20 jours. Les souris âgées seront mises à mort à 18 mois après une injection tous les mois à partir d'un an (donc 4 injections). Les souris auront été préalablement anesthésiées. --Procédure 5: Induction du diabète par injection IP de STZ. 1 injection par jour durant 5 jours consécutifs sur des souris de 8 semaines. Les souris seront mises à jeun les 4 heures précèdent les injections.

Impact sur les animaux

1--Dans les procédures 1, 2 et 4, les souris p16-Cre/DTA (modèle 2) de 12 mois et plus pourraient développer une fibrose hépatique se traduisant par un prurit. En effet, nos analyses précédentes montrent les souris avant 1 an n’auront pas le temps d’activer le gène p16 dans un nombre significatif de cellules, tandis qu’a 12 et 18 mois la déplétion de CS pourrais être assez importante pour affecter la santé de la souris. Par conséquent, nos souris en reproduction générant les animaux expérimentaux seront mises à mort avant 1 an, tandis que les souris assignées aux différentes procédures seront suivies de façon hebdomadaire à l’aide d’une feuille de score adaptée. 2—Dans les procédures 2, 3 et 4, les souris devront subir des injections intravitreal. Ce type d’administration est similaire à ce qui se fait pour traiter les patients contre la dégénérescence maculaire ou les rétinopathies d’origine diabétique. Les souris seront anesthésiées pendant la procédure et ne devraient subir qu’un inconfort passager et limité apres leur réveil. 3—Dans la procédure 1, le traitement se fera par application d’une solution non toxique et non irritante sur les yeux. Nous n’attendons pas de toxicité liée à ces molécules dans le cadre d’une application topique. 4—La procédure 5 consiste à réaliser des injections de streptozotocin (STZ) pour induire le diabète. Le STZ est une toxine connue pour induire le diabète en ciblant spécifiquement les cellules sécrétrices d’insuline du pancréas. Ce produit est relativement spécifique avec peu d’effet secondaire et une toxicité réduite. Cette toxicité survient très rapidement, avant dix jours, et est due à une hypoglycémie induite par un relâchement important d’insuline dans le sang lors de la mort de cellules sécrétrices du pancréas : l’ajout de sucrose dans l’eau pendant 48 heures permet de limiter celle-ci à moins de 5%. Une mortalité évaluée à 10% survient ensuite durant une période allant de 10 jours à 9 semaines après l’injection de STZ, mais est due aux complications de l’hyperglycémie induite par le traitement. Les paramètres importants à observer pour limiter la souffrance chez l’animal sont faciles à détecter : perte de poids, torpeur, prostration. On notera que la souris sera mise à jeun 4 heures avant chaque injection, générant potentiellement un stress et un inconfort limité en intensité et en durée.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort pour prélèvement de tissus.

Remplacement

L'étude de la sénescence est un processus intégré impliquant une communication intra- et inter- cellulaire et tissulaire. Il est ainsi impossible de mimer in vitro ou in silico le vieillissement de la rétine et l’effet du système immunitaire sur ce processus. Pour ce projet, le recours à l’animal reste donc indispensable et trop complexe pour être mimé in vitro.

Réduction

Les effectifs ont été choisis en prenant en compte 2 paramètres : -Le nombre minimum de souris permettant d’obtenir des résultats significatifs. Nous obtenons 16 souris/groupe en utilisant le logiciel Gpower avec un test de student unilatéral et paramétrique (comparaison de 2 groupes indépendants sous loi normale) de puissance statistique modérée (0.7) associé à un effet taille important (0.8) pour p≤0.05. -Le taux de mortalité/echec associe au travail sur les animaux et à la part d’incertitude des différentes procédures. Nous n’attendons pas de mortalité particulière pour la plupart des procédures exceptées dans la procédure 5. En effet, les injections de STZ induiront une certaine mortalité (15%) et nous estimons que 20% ne développeront pas au traitement. Par conséquent, seulement 65% des souris deviendront diabétiques. Par conséquent, la plupart des groupes comprendront 20 souris exceptés pour la procédure 5 où nous choisirons 31 souris/groupe STZ de façon à compenser cette mortalité/resistance au traitement.

Raffinement

Pour limiter la douleur que nos procédures expérimentales pourraient induire, les souris seront suivies par les expérimentateurs et le personnel technique avec une fiche de score fournie (annexe 1). Notre fiche de score est basée sur plusieurs observations d’ordre général (feuille de score standard) ou plus spécifique, car associée à un génotype ou traitement particulier (injection de produit dans différentes parties de la souris ou traitement par goutte). Ces fiches comprennent des points limites qui correspondent à un score maximum prenant en compte les différents paramètres cités plus haut et seront remplies tout au long de l'expérimentation. Ces points limites seront adaptés au modèle et suffisamment précoces afin d’anticiper toute souffrance à l’animal, notamment dans le cadre de la procédure 5 avec ‘induction du diabète. Etant donné que les yeux de nos souris seront fréquemment traités, un suivi particulier orienté sur cet organe sera fait. Les injections intravitreals seront réalisées sous anesthésie. De façon plus général : -Par souci de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage et conservés intact -Un enrichissement permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, abris dans la cage...). -les animaux seront manipulés dans le calme, hébergés 4 par cages, avec un rythme nycthéméral de 12h, eau et nourriture à volonté.

Choix des espèces

Il s’agit d’une étude exploratoire et innovante avec l’utilisation de modèles murins récents (P16-Cre et P16CreER) qui n'existent pas chez d'autres espèces. La sénescence est un phénomène complexe impliquant plusieurs types cellulaires, voire plusieurs organes différents, comme le prouve sa composante immunitaire. Elle correspond à un processus impliquant une communication intra- et inter- cellulaire et tissulaire, qui nécessite une étude au niveau de l’organisme entier.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 608
Souffrances
▲ -
▲ 128
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Devenir
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 -
 608

608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 128 léger. Souris transgéniques modélisant la maladie d'Alzheimer, elles reçoivent des injections intrapéritonéales pendant un à dix jours puis passent une batterie de tests comportementaux évaluant anxiété, mémoire et interactions sociales. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable de la molécule, déjà commercialisée chez l'humain. Le descriptif des bénéfices et du remplacement reste bref, l'essentiel de la justification portant sur la fidélité du modèle murin aux symptômes humains.

Objectifs

Ce projet a le but d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement pharmacologique dans un modèle murin de troubles neurodégénératifs, la maladie d'Alzheimer. Cette molécule est un activateur des canaux pour le potassium et n’a pas d’effets nocifs importants à la dose utilisée dans le projet. L’objectif final du projet est d’identifier une nouvelle approche thérapeutique pour la maladie d'Alzheimer avec une molecule déjà existante.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de voir l’efficacité thérapeutique d’une molécule pour un nouveau potentiel traitement de la maladie d’Alzheimer.

Procédures

Les souris seront soumises à des injections intrapéritonéales pendant une période de courte durée (1 ou 10 jours) et ensuite leurs comportements seront analysés pour déterminer leurs altérations comportementales. Les animaux sont soumis à une batterie de test comportementaux afin d’évaluer l’effet du traitement sur l’anxiété, la mémoire, les interactions sociales et la réponse sensorielle pour une durée totale de 5 jours.

Impact sur les animaux

Cette molécule est déjà sur le marché chez l’homme pour des pathologies musculaires. En outre, aucun effet indésirable n’est attendu sur les animaux suite au traitement de 10 jours avec cette molécule. Des travaux précédents ont montrés aucune perte de poids, ni altération comportemental suggérant une altération du bien-être animal. Au contraire, des données préliminaires chez un autre modèle murine ont montré une récupération de certains troubles comportementaux suite à un traitement aigu ou chronique avec la même molécule.

Devenir

Les animaux passés en tests de comportement seront sacrifiés par inhalation de CO2. Les expériences de comportements pouvant induire des modifications cérébrales et donc interférer avec les paramètres à mesurer, seuls les animaux non testés seront sacrifiés et leur cerveaux prélevés pour des études de tissus.

Remplacement

Notre projet doit impérativement être réalisé chez un modèle murin pour permettre l’évaluation des effets thérapeutiques du traitement proposé. Le but de ce projet est l’évaluation des altérations comportementales des souris génétiquement modifiées étant donné que celles-ci représentent les symptômes à traiter de cette pathologie.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé par des études pilotes précédentes avec des souris d’une autre lignée génétiquement altérés. Ces études ont démontré que n=12 est nécessaire pour obtenir une différence significative entre souris transgéniques et leur congénères WT dans la plupart des tests comportementaux et n=8 pour les principales altérations cérébrales. Cette différence significative est la base pour évaluer les effets thérapeutiques de la molécule dans le modèle murin et doit donc être utilisé pour ce projet.

Raffinement

Pour limiter au maximum le stress des animaux, ceux-ci sont habitués à l’expérimentateur (le même pendant toute la durée de l’expérience) et aux différents dispositifs utilisés. Les substances injectées n’ont à ce jour pas montré d’effet néfaste sur l’état général des animaux. Néanmoins, pour chaque expérimentation, les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler d’éventuels comportements pouvant traduire une souffrance de l’animal. Parmi ces critères : perte de poids, agressivité vis-à-vis des congénères, automutilation, diminution de l’activité des animaux en cage d’hébergement, respiration anormale (une description détaillant les points limites est fournie dans la grille de score attachée). Dans la mesure où l’animal présenterait une de ces caractéristiques, il sera isolé de ses congénères, la procedure sera arrêté et l’évolution du poids, du pelage et de la mobilité dans la cage sera surveillée. S’il ne récupère pas des paramètres normaux, le vétérinaire sera contacté afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un problème plus grave de nature infectieuse par exemple. Il sera alors exclu de l’étude et des analyses statistiques. Si jugé nécessaire sur la base de l’évaluation des points limites, l’animal en souffrance sera sacrifié par dislocation cervicale et sa mort vérifié par l’absence de respiration et de reflexes principaux. Concernant l’hébergement, les animaux sont maintenus dans des cages collectives de 3 à 10 individus (leur taille varie en fonction du nombre) avec comme enrichissement des carrés de coton (Nestlets) pour permettre la construction du nid. Chaque personne manipulant les animaux possède la formation à l’expérimentation animale (concepteur ou opérateur) et suit régulièrement la formation continue en expérimentation animale. En plus, tout le nouveau personnel reçoit un entrainement supplémentaire dans la manipulation des animaux par la responsable de l’animalerie avant d’être admis à participer au déroulement pratique du projet de recherche.

Choix des espèces

Des souris transgeniques et leurs congénères de type sauvage seront utilisés dans ce projet. Les mutations concernent les gènes codant pour le précurseur de l’amyloïde et la preseniline. Ces mutations sont nécessaires pour induire de façon precoce les principales caractéristiques (plaques amyloïdes) de la maladie d’Alzheimer. Les souris transgeniques ne présentent pas d’altérations développementales majeures par rapport à leurs congénères de type sauvage. Ce modèle nous permet d’avoir des souris présentant des déficits comparables avec les symptômes chez l’humain de façon constante évitant toute manipulation supplémentaire des animaux. Les animaux vont être utilisés à un stade adulte (entre 3 et 4 mois). L’utilisation de l’âge adulte nous permettra de vérifier la puissance du potentiel thérapeutique de notre traitement pharmacologique en vérifiant ses effets à un âge où l’apparition des plaques amyloïdes commence à s’agglutiner chez les souris transgéniques.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Équidés : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 80
 -

80 ponettes vont être utilisées, gardées vivantes puis rendues à l'élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent des prises de sang répétées, jusqu'à 30 points sur cinq ans et pouvant atteindre 100 mL en un prélèvement, pour comparer les cellules immunitaires de chevaux sensibles ou résistants aux strongles et tester des extraits de plantes. Le porteur indique n'attendre que des phlébites ou des hématomes, prévenus par asepsie et compression. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe pas de lignées cellulaires équines commerciales pour les populations étudiées, ce qui justifierait le recours aux animaux vivants.

Objectifs

Les chevaux pâturant sont infestés par des strongles gastro-intestinaux qui affectent la santé des animaux et sont devenus résistants aux vermifuges. Deux options sont possibles pour solutionner ce problème. Premièrement, comprendre les différences de sensibilité à l'infestation parasitaires entre les chevaux résistants ou sensibles. Deuxièmement, l'identification d'extraits naturels pouvant remplacer les vermifuges chimiques permettrait de réduire la sélection de parasites résistants. Notre projet concerne les descendants (n = 20) de 4 ponettes résistantes et 6 ponettes sensibles à l'infestation parasitaire et vise à caractériser les différences entre les cellules immunitaires des deux groupes. Par ailleurs, nous menons des tests d'évaluation d'extraits de plantes pour déterminer leur capacite immunomodulatrices. Des tests in vitro sur des lignées cellulaires nous ont permis de valider l'effet des extraits. Nous souhaitons désormais qualifier l'efficacité des produits sur des cellules immunitaires équines. Ceci réclame des prises de sang sur des ponettes (n = 80 sur 5 ans au maximum) pour isoler suffisamment de cellules et pouvoir qualifier leur réponse.

Bénéfices attendus

La caractérisation de ces populations cellulaires et la mise en oeuvre de tests fonctionnels in vitro permettront de: i) mieux comprendre la distinction entre des individus sensibles et résistants aux parasites et ainsi favoriser le développement de marqueurs d'infestation et/ou de sensibilité ii) établir une plateforme in vitro de tests de l'activité immunomodulatrice d'extraits de plantes permettant à moyen terme de réduire le recours aux experimentations animales Ces bénéfices sont attendus à court et moyen terme et seront applicable à l'ensemble des équidés.

Procédures

Les animaux feront l'objet de prise de sang d'un volume de 9 mL (fréquence minimale: 1 par trimestre, n = 20 points de prélèvements sur 5 ans pour 30 animaux; fréquence maximale: 1 par semaine durant 40 jours, une fois par an, n = 30 points de prélèvements sur 5 ans sur 20 animaux) et pouvant ponctuellement atteindre 100 mL (prélèvement ponctuel unique, concernant 30 animaux sur 5 ans au maximum).

Impact sur les animaux

Le projet est associé à des prises de sang ponctuelles sur les animaux. Ces volumes seront généralement négligeables (9 mL) et ne dépasseront pas 100 mL par individu (production importante requise pour les essais sur extraits de plantes). Les seules nuisances attendues sont des phlébites ou des hématomes qui seront prévenus par des mesures appropriées (asepsie du prélèvement et point de compression).

Devenir

Les prises de sang (procédure d'élevage courante) et l'âge des animaux (2 - 5 ans) permettent un retour en élevage sans nécessité de replacement ou d'adoption.

Remplacement

Le projet vise à proposer une méthode alternative basée sur des populations cellulaires pour étudier la divergence de sensibilité aux infestations parasitaires ou pour caractériser les propriétés immunomodulatrices d'extraits de plantes. Ceci vise à réduire le recours aux essai in vivo. Néanmoins il n'existe pas de lignées cellulaires commerciales équines pour les populations cellulaires considérées.

Réduction

L’étude cible les seuls individus aux profils les plus divergents afin de maximiser les effets observés tout en minimisant les effectifs.

Raffinement

Les animaux sont maintenus afin de préserver leur groupe social (entre 20 et 40 animaux par groupe). Afin de minimiser le stress et de ne pas isoler les animaux durant les procédures, les animaux sont gérés au minimum en paire. Tout individu présentant des diarrhées et des coliques sera retiré du protocole. L’animal sera vermifugé à l’ivermectine (0.2 mg/kg). Une réhydratation liquidienne pourra être mise en place si les pertes liquidiennes sont trop importantes (pli de peau persistant) et sur avis vétérinaire. Dans ce cas, du sérum physiologique tiédi par voie intraveineuse lente sera administré, couplé à un régime de foin seul pendant 3 jours jusqu'à rétablissement d'un transit normal. Tout signe de phlébite sera également pris en charge par administration d’anti-inflammatoires (flunixine méglumine 2mg/kg par voie intraveineuse renouvelée toutes les 48H avec 3 injections au plus pour un même animal) et l’animal sera retiré du protocole. Le projet de divergence génétique de sensibilité aux strongles s’appuie par ailleurs sur les observations d’un précédent projet permettant de cibler les seuls animaux nécessaires pour l'étude. Le projet de divergence génétique de sensibilité aux strongles s’appuie par ailleurs sur les observations d’un précédent projet permettant de cibler les seuls animaux nécessaires pour l'étude. Les observations basées sur des lignées cellulaires de macrophages murins (immunomodulation par des extraits de plante) ont permis de réduire le nombre d'extraits d'intérêt à tester.

Choix des espèces

Les projets visent à proposer des alternatives de gestion du parasitisme pour la filière équine. Les animaux auront entre 2 et 5 ans. Cette fenêtre définit les stades les plus à risque d'infestation parasitaire.

  • Protection de l’environnement
Poissons zèbres : 12500
Saumons : 5000
Autres poissons : 10000
Souffrances
▲ -
▲ 11000
▲ 10500
▲ 6000
Devenir
 2000
 -
 -
 25500

27500 poissons vont être utilisés, aux premiers stades de vie de l'œuf au juvénile, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Poissons zèbres, salmonidés et autres poissons sont exposés à des substances chimiques et des effluents pour des essais écotoxicologiques réglementaires. Le porteur indique que ces essais peuvent provoquer des malformations pouvant conduire à la mort. Le résumé affirme que tous les poissons sont tués en fin de test, alors que le champ structuré déclare 2000 poissons zèbres adoptés.

Objectifs

La qualité des écosystèmes et leur préservation est en lien directe avec la santé. Dans ce cadre, il est important d’établir des diagnostics de l’état de ces écosystèmes et également de prédire l’impact potentiel des activités anthropiques sur ces écosystèmes. La toxicité des effluents, des produits chimiques, des phytosanitaires et biocides ou des substances sur les écosystèmes aquatiques est évaluée en utilisant différents modèles biologiques comme des bactéries, des végétaux, des invertébrés et des poissons. Les effets recherchés peuvent être aigus (mort) ou chroniques (croissance, développement larvaire). Ces essais rentrent dans le cadre de nombreuses règlementations (CLP, REACH, directive biocide, directive phytosanitaire) et permettent d’évaluer les risques pour l’environnement. Ces essais vont permettre de déterminer les valeurs de toxicité chronique (CEx = concentration entrainant X% de malformations sur les poissons ou CSEO = concentration sans effet observé) de substances ou de matrices environnementales en adéquation avec les règlementations des différents pays afin d’évaluer les risques pour l’écosystème aquatique.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus seront utilisés dans le cadre de l'évaluation du risque des substances chimiques, produits formulés, médicaments ou autre afin de déterminer les concentrations maximales acceptables dans l'environnement.

Procédures

Les animaux sont exposés à des concentrations en substances chimiques via le milieu aquatique. Il n'y a pas de prélèvements ni de procédures chirurgicales.

Impact sur les animaux

Ces essais peuvent entrainer des malformations plus ou moins sévères pouvant conduire à la mort des organismes.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin du test afin de réaliser les mesures biologiques nécessaires (poids, taille).

Remplacement

Ces essais sont exigées par les règlementations quand des équivalence avec d'autres substances ne sont pas possibles, pas pertinent ou que les données issues de la littérature ne sont pas suffisantes.

Réduction

Les données issues d'essais aiguës ou de la littérature sont utilisées pour définir la gamme de concentration à réaliser dans l'essai définitif. Si ces données n'existe pas, un essai sur les oeufs sera réalisé pour définir la gamme.

Raffinement

Les poissons seront maintenus dans un environnement permettant une croissance optimale en termes de qualité d’eau et d’alimentation.

Choix des espèces

Les espèces utilisées sont celles préconisées par les normes et les règlementations. Les poissons utilisés seront au stade œuf jusqu’au stade juvénile conformément aux normes utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1170
Souffrances
▲ -
▲ 320
▲ 850
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1170

1170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des chirurgies cérébrales pour pose d'électrodes, une restriction hydrique d'un mois et des tests comportementaux, dont certains ne sont pas précisés, sur un modèle de schizophrénie. Le porteur signale des crises d'épilepsie possibles sous stress et une perte de poids liée à la restriction en eau. Il affirme que l'étude d'un circuit cérébral intact rend la souris nécessaire.

Objectifs

Ce projet a pour but de disséquer le fonctionnement et de comprendre les altérations de la communication entre deux régions du cerveau dont les dysfonctions ont été identifiées dans les symptômes associés à la schizophrénie chez l'homme. Ces études seront réalisées sur un modèle murin de schizophrénie et des souris contrôles. Ainsi nous allons identifier les réseaux neuronaux impliqués dans cette voie et les étudier dans des tâches comportementales adaptées à l'étude de la schizophrénie. Nous chercherons ainsi à identifier des stimulations cérébrales via le cervelet capables de compenser les altérations observées chez la souris.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre de mieux comprendre les interactions entre le cervelet et le cortex préfrontal chez la souris dans le contexte de l'étude d'un trouble neurodévelopmental, la schizophrénie. Les voies anatomiques impliquées dans le traitement temporel (intervalle de temps) chez la souris sont les mêmes que chez l'homme et cette propriété est particulièrement affectée chez les patients schizophrènes. En plus du progrès des connaissances dans la communication cérébello-corticale, nous testerons des protocoles de stimulation cérébrales (via le cervelet) capables de compenser les déficits de notre modèle murin de schizophrénie. L'objectif ultime du projet est d'utiliser ces résultats pour raffiner les protocoles cliniques de stimulation magnétique transranienne (rTMS) en collaboration avec des cliniciens.

Procédures

Un groupe d'animaux subira trois tests comportementaux sur une durée de une semaine. Ils auront subit une incision abdominale. Un second groupe subira un test comportemental pendant un mois nécessitant une restriction hydrique (alimentation en eau une fois par jour). Un troisième groupe subira une intervention chirurgicale d'une durée de 1 heure sous anesthésie et analgésie profonde. Un quatrième groupe subira une intervention chirurgicale d'une durée de 2 heures sous anesthésie et analgésie profonde, puis le même test comportemental que le second groupe. Ce groupe recevra une injection intra-abdominale journalière durant 8 jours. Un cinquième groupe subira une intervention chirurgicale d'une durée de 2 heures sous anesthésie et analgésie profonde, puis le même test comportemental que le second groupe. Ce groupe recevra des stimulations lumineuses pendant la tâche comportentale au niveau d'une aire cérébrale pendant 8 jours.

Impact sur les animaux

- Les animaux transgéniques peuvent présenter dans des conditions de stress intense un phénotype dommageable de type crises d'épilepsie. Une attention toute particulière sera donc portée sur l'environnement de test. - Une perte de poids consécutifs à la restriction hydrique lors de la tâche de prédiction temporelle pourrait survenir. - Des saignements consécutifs à la chirurgie réalisée pour l'insertion des éléctrodes d'enregistrement pourraient survenir. - Des effets positifs liés à l'utilisaiton d'antipsychotiques

Devenir

Dans les procédures conduisant à des enregistrements ou des anayses neuroanatomiques, les animaux sont mis à mort afin de réaliser des analyses tissulaires et histologiques.

Remplacement

Ces expériences ont pour but de comprendre comment le traitement de l'information dans les différentes zones du cervelet conduit à la régulation de la coordination motrice via la communication avec le cortex cérébral. Ainsi, le système biologique doit être intact pour pouvoir être étudié. L'utilisation de l'électrophysiologie in vivo sur la souris est nécessaire dans notre cas car l'étude doit s'effectuer sur un circuit intact pouvant impliquer des aires corticales situées à une grande distance (système impossible à reconstituer avec des techniques de remplacement de type culture cellulaire par exemple)

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et assurer que les résultats seront statistiquement fiables. Nous avons défini une stratégie de croisement que nous espérons la plus optimale possible. Nous utiliserons des individus des 2 sexes afin de réduire le nombre d’individus à produire et produire des résultats spécifiques de genre. Nous réaliserons dans la mesure du possible l'expérimentation comportementale (in vivo), et les analyses anatomique, tissulaire, cellulaire, sur les mêmes animaux. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation de logiciel approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. La validation du modèle SynII Ko pour l'étude de certains symptômes de schizophrénie chez la souris conditionnera la poursuite du projet.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leur besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans les cages pour favoriser la nidation et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué quotidiennement. Des points limites spécifiques ont été définis pour une prise en charge adaptée des animaux. Cette prise en charge comprend l’utilisation d’analgésique.

Choix des espèces

De nombreux travaux ont démontré que les souris, notamment adultse, étaient un modèle d’étude valide pour les maladies neuro-développementales. Lorsque des modèles pharmacologiques ou génétiques existent, les mêmes structures cérébrales sont impliquées et certains symptômes sont comparables. Par exemple, des études ont été réalisées à la fois chez des patients schizophrènes et des rongeurs chez lesquels la voie de la dopamine est altérée. Ces animaux reproduisent des symptômes de la schizophrénie (altération dans les tests d’interactions sociale ou de détection d’intervalles temporels) et les mêmes altérations dans les enregistrements cérébraux ont été observés chez l'homme et l'animal. De plus, des stimulations du cervelet, une aire cérébrale, ont permis de compenser une partie des déficits dans les deux espèces.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 1200
 -
 -

1200 poulets label rouge vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une seule prise de sang à quatre semaines. Le projet vise à faire évoluer leur schéma de sélection pour l'adaptation au réchauffement climatique et l'efficacité alimentaire. Le porteur indique que la contention peut générer un stress et un risque d'hématome. Les poulets sont ensuite remis en élevage et suivis jusqu'à l'âge d'abattage commercial de douze semaines.

Objectifs

L'objectif du projet est de faire évoluer le schéma de sélection des poulets labels rouges afin de leur permettre de s'adapter à l'évolution des conditions de production, principalement dans le cadre du réchauffement climatique, tout en promouvant l'efficacité alimentaire des animaux afin d'épargner les ressources utilisées pour la production, et maintenir ou améliorer la qualité de la viande, qui est essentielle, en particulier dans cette production de qualité supérieure.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'adapter le schéma de sélection des poulets label pour répondre aux attentes des différents acteurs de la filière et des consommateurs, et d'assurer ainsi la durabilité de sa production.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 prélèvement sanguin à l'âge de 4 semaines. La procédure durera quelques secondes.

Impact sur les animaux

Pour effectuer la prise de sang, les animaux seront attrapés et maintenus quelques secondes en contention, ce qui peut générer un stress pour l'animal. Même s’il est faible, on ne peut écarter le risque d’un hématome à l’endroit de la prise de sang.

Devenir

L'objectif étant de suivre les performances, les capacités d'adaptation et la qualité des produits des poulets, les animaux doivent être suivis de leur naissance à 12 semaines (âge d'abattage commercial des poulets labels). Après la prise de sang à 4 semaines, les animaux seront donc remis en élevage pour le suivi de tous les critères cités ci-dessus.

Remplacement

Pour évaluer les possibilités de sélection du poulet label, il nous disposer des mesures sur ces animaux dans les conditions de production, le modèle le plus adapté est donc le poulet label lui-même.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, une étude statistique a été réalisée. Le nombre d'animaux nécessaires pour ce projet a été évalué d'après des publications scientifiques de simulation de précision de l'estimation des paramètres génétiques, qui sont les éléments de base de la construction des schémas de sélection. Compte-tenu des études de génétique publiées, on considère qu’une corrélation génétique entre un caractère mesuré dans 2 environnements différents inférieure à 0.8 entraîne des conséquences significatives sur la sélection. Le caractère principal à évaluer dans notre dispositif est l'efficacité alimentaire. Compte-tenu des connaissances antérieures sur le déterminisme génétique de ce caractère, nos simulations montrent qu’avec 1200 animaux, nous estimerons une corrélation génétique de 0.8 avec une précision de 0.096, ce qui est une précision adéquate pour les calculs ultérieurs de stratégies de sélection.

Raffinement

Le calme et une contention soignée pendant la prise de sang seront mis en oeuvre. Pour le reste, les poulets seront élevés dans des conditions standard, au sol sur copeaux, en groupe et auront accès à l’aliment, l’eau de boisson ad libitum et la possibilité d’explorer des objets divers (billes, perchoirs). Ils seront visités deux fois par jour. Le parcours est en herbe, et nous venons d’y implanter des haies d’arbustes pour guider les animaux vers le parcours et les sécuriser. Ils ne fourniront pas encore d’ombre cet été, nous prévoyons donc également d’installer, à différents endroits du parcours, des « tipis » en palettes de bois (entre 5 et 10). Cela fournira des abris et de l’ombre aux animaux afin de les inciter à utiliser le parcours pendant la période estivale. Des grillages ont été installés autour des nouvelles plantations pour éviter que les animaux ne les abîment, nous devons également installer sur ces grillages des filets opaques (du même type que ceux que l’on voit sur la partie gauche de la photo), qui fourniront un peu d’ombre aux animaux le long des clôtures. En fonction de l’évolution de la situation sanitaire, un filet de protection sera ajouté au-dessus du parcours (si l’épidémie persiste) ou la surface par animal sera réaugmentée à 2 m²/poulet (si l’épidémie régresse).

Choix des espèces

L'obejctif étant l'amélioration du schéma de sélection des poulets labels, le modèle le plus adapté est le poulet label lui-même. Les animaux seront utilisés de la naissance à 12 semaines (période de production normale des poulets labels rouges).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Lapins : 12
Souffrances
▲ -
▲ 12
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12

12 lapins vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec des prises de sang à l'oreille jusqu'à quinze millilitres par semaine. Leur sang sert à nourrir artificiellement des moustiques femelles pour étudier la transmission d'arbovirus. Le porteur décrit les lapins comme des "fournisseurs de sang" intégrés une fois leur poids suffisant. Il indique que des alternatives à leur mise à mort sont à l'étude.

Objectifs

Dans les écosystèmes naturels, les moustiques femelles zoo-anthropophiles prélèvent le sang de vertébrés (oiseaux, mammifères, humains) avec lesquels elles cohabitent. Le sang leur fournit les substances nutritives indispensables à la maturation de leurs œufs. Ces sources de sang peuvent être porteurs d’arbovirus (Dengue, Chikungunya, Fièvre jaune, West Nile, etc....) qui seront alors transmis à l’insecte. Après passage de la barrière du tube digestif, l’arbovirus se propage et se multiplie dans tout le corps de la femelle de moustique. Si les glandes salivaires sont infectées, la femelle pourra transmettre le virus lors de ses prochains repas de sang. L’issue de l’infection dépendra de de nombreux facteurs intervenant dans les interactions virus/vecteurs. Pour étudier, comprendre et contrôler ces maladies à transmission vectorielle, nous devons mimer au mieux les conditions naturelles d’infection des populations de moustiques.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à mimer l’infection des moustiques en leur offrant un repas « artificiel » se présentant sous la forme d’une capsule contenant des globules rouges de lapin et une suspension virale, le tout maintenu à 37°C. Ce système nous affranchira d’utiliser des animaux que nous aurions dû infecter par injection intradermique avec une certaine dose (à définir) de particules virales. Les moustiques sont alors présentés à l’animal infecté (ayant atteint son pic de virémie ; temps et niveau à définir) pour assurer l’infection du moustique. A court terme, ce système d’infection « artificiel » permettra davantage de flexibilité dans nos évaluation : titres viraux, temps de contact, coinfections… À long terme, il nous permettra de maintenir une reproductibilité de nos expériences, ce qui facilitera les comparaisons selon les combinaisons virus-moustique.

Procédures

Les lapins seront soumis à une prise de sang artériel auriculaire au maximum une fois par semaine et non systématique. Ce geste ne nécessite pas d’anesthésie.

Impact sur les animaux

Le prélèvement est effectué à l’oreille. Le lapin est maintenu en contention dans un sac souple, équipé de scratchs, afin de l’adapter à sa taille, sans risque de blessure. Les lapins font au minimum 3 kg et sont pesés avant chaque prélèvement pour vérifier qu’ils n’ont pas perdu de poids. Leur comportement dans la cage est observé avant la préhension. Les lapins ne seront prélevés qu’une fois par semaine et le volume de sang ne dépassera pas 15 mL maximum.

Devenir

En fin de procédure les animaux sont mis à mort. Ils ne peuvent pas a priori être utilisés à d’autres fins de recherche mais des alternatives à la mise à mort sont en cours d’étude.

Remplacement

Le système d’infection artificielle sur membrane nous permet de contrôler tous les paramètres du repas sanguin pris par la femelle moustique (choix du/des virus, charge virale). La prise d’un repas de sang, indispensable à la femelle moustique pour pondre, est la voie d’entrée naturelle du virus dans l’insecte.

Réduction

Le nombre de lapins nécessaires a été décidé en fonction de nos besoins en globules rouges en limitant le nombre de prélèvements à une prise de sang/lapin /semaine en période d’activité́ maximale.

Raffinement

Après le prélèvement, une réhydratation cutanée avec le sérum physiologique NaCl 0,9% est réalisée. Le lapin est surveillé jusqu’ à arrêt du saignement au point de prélèvement avant d’être ramené dans sa cage. L’expérimentateur vérifie les bonnes conditions d’hébergement, enrichissement et alimentation. La constatation du moindre problème de santé (blessure, amaigrissement, prostration) est signalé au zootechnicien ainsi qu’au veterinaire responsable du Bien-Être Animal. Le recours à un appareillage de gorgement artificiel témoigne de la prise en considération du principe de remplacement et raffinement en évitant l’infection d’animaux vivants par des virus et leur exposition à des moustiques hématophages. Nous utilisons alternativement un des 4 lapins comme source de sang frais, à partir duquel on prépare la suspension de globules rouges soigneusement « lavés ». Cela évite que ces lapins ne développent une anémie. Les valeurs des constantes sanguines sont, ce faisant, maintenues à des valeurs physiologiques témoignant des processus de reconstitution de leur moelle hématopoïétique. En moyenne, un lapin est prélevé deux fois par mois. Un registre (cahier de laboratoire) est conservé dans le laboratoire principal de notre unité sur lequel sont notés pour chaque lapin : la date du prélèvement, le poids de l’animal, le volume de sang prélevé́ et le nom de l’expérimentateur. Cette traçabilité nous permet de gérer la répartition des prélèvements et diminuer les nuisances infligées par lapin.

Choix des espèces

Le choix du lapin se justifie par la possibilité́ d’hébergement à l’animalerie de notre institution et par son volume total de sang (150-250 mL pour un lapin de plus de trois kilogrammes) suffisant pour nos besoins (2 à 16 mL) sans nuire à la santé de l’animal. Les lapins sont commandés chez le fournisseur à l’âge de 85-90 jours (2,7-3 kg). Après adaptation à leur nouvel environnement, ils sont intégrés comme fournisseur de sang quand leur poids atteint 3 kg.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 120
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 120
 -
 -

120 porcs mâles non castrés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec des pesées répétées et trois prises de sang sur animal vigile maintenu au lasso. Le projet teste des stratégies alimentaires en production biologique pour la qualité de la viande destinée à la consommation. Le porteur indique que la contention et l'aiguille provoquent une douleur légère de moins de deux minutes. Les animaux sont abattus en abattoir commercial à l'issue de l'engraissement.

Objectifs

La production porcine biologique (AB) est en forte progression en France comme en Europe. La nouvelle réglementation européenne AB (2022) renforce les contraintes relatives à l’alimentation des porcs (localisation des ressources), entraînant une diversification des pratiques alimentaires. Or l’alimentation module directement ou en interaction avec d’autres facteurs d’élevage (génétique, logement…) la qualité de la viande (texture et goût, valeur nutritionnelle…) ainsi que l’image de la production (éthique, impacts environnementaux…). D’autre part, la production de porcs mâles non castrés est confrontée à deux problèmes principaux : des comportements indésirables (montes excessives, agressivité) défavorables au bien-être et des problèmes de qualité de viande (odeurs indésirables dites sexuelles sur certains porcs, moins de gras intra-musculaire, davantage de lipides insaturés). Favoriser la production de porcs mâles non castrés notamment en AB et améliorer leurs conditions d’élevage et la qualité de leurs produits nécessite d’y remédier. Parmi les mesures à mettre en œuvre, identifiées sur la base de la littérature scientifique, deux leviers seront explorés dans ce projet : l’alimentation et la réduction du poids à l’abattage des animaux. Nous comparerons une alimentation « classique » correspondant aux pratiques rencontrées dans les élevages de porcs biologiques à une alimentation « améliorée » grâce à l’incorporation de sources de fibres et de protéagineux dans l’aliment, associée à la distribution de fourrage. L’objectif est d’améliorer le bien-être (satiété, comportements exploratoires) et de réduire le risque d’odeurs indésirables (moindre teneur en scatol tissulaire) potentiellement présentes dans la viande de porcs mâles non castrés. Par ailleurs, nous privilégierons l’origine régionale ou métropolitaine des matières premières. L’effet de la réduction du poids à l’abattage sera simulé par des mesures in vivo à trois stades, environ 85, 105 et 125 kg de poids vif, qui permettent d’estimer les performances zootechniques et le risque d’odeurs. Certaines mesures seront réalisées sur du plasma ce qui implique des prises de sang.

Bénéfices attendus

L’objectif du projet est de fournir des références scientifiques pour raisonner l’alimentation des porcs dans une approche de qualité globale des productions animales. Il s’agit notamment de viser un meilleur niveau de bien-être des porcs mâles non castrés (moins de comportements agressifs entre animaux suite à l’effet favorable des fibres alimentaires sur la satiété et l’expression des comportements exploratoires envers l’environnement d’élevage) et de qualité des viandes et produits qui en sont issus (moindre risque d’odeurs indésirables en raison d’une moindre teneur tissulaire en scatol, un des principaux composés impliqués grâce à l’apport de fibres alimentaires). Ces résultats obtenus dans le cadre de la production biologique pourront aussi servir de référence en production porcine conventionnelle de porcs mâles non castrés et visant des pratiques plus agro-écologiques.

Procédures

Tous les animaux (=120 porcs) seront (a) régulièrement pesés individuellement au cours de leur phase d’élevage (a minima, 10 fois), (b) soumis à des observations visuelles du comportement et de leur état de santé à trois reprises au cours de leur phase d’élevage, (c) soumis à une prise de sang réalisée sur animal vigile, à trois reprises au cours de leur phase d’élevage (vers 85, 105 et 125 kg de poids vif). La façon dont les prises de sang sont réalisées est décrite en 5.6.2.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à trois prélèvements de sang au cours de l’expérience. Ces prélèvements de sang induisent une douleur légère en raison de la contention avec un lasso et de l’introduction d’une aiguille. La douleur disparait après la contention au lasso (elle dure moins de 2 minutes) et le retrait de l’aiguille. En pratique, la durée de la contention est en moyenne de 30 secondes et une seule tentative est réalisée chez la majorité des porcs. Deux autres effets indésirables potentiels sont le saignement et le malaise (situation très rare).

Devenir

En fin de projet, les animaux seront abattus dans un abattoir commercial selon la réglementation et les recommandations en vigueur pour limiter au maximum le stress et respecter au mieux le bien-être des animaux.

Remplacement

Le projet concernant les performances zootechniques, le bien-être et la qualité de la viande des porcs mâles non castrés, il n’existe pas de méthode substitutive.

Réduction

L'étude portera sur 60 porcs par traitement expérimental, soit un total de 120 porcs. Ce dispositif nous permettra d’atteindre un effectif suffisant pour réaliser des analyses de variance en incluant la répétition, le traitement et leur interaction en effets fixes. Des modèles répétés seront utilisés pour les variables mesurées plusieurs fois sur le même animal. Ce dispositif en deux répétitions, a l’avantage de permettre de vérifier que les effets observés sont répétables, ce qui est particulièrement important pour la consommation alimentaire, l’indice de consommation, et certains indicateurs de bien-être, évalués au niveau du groupe. L’ampleur des effets attendus est variable selon les paramètres considérés et est difficile à prédire puisqu’une telle expérience n’a jamais été réalisée au préalable. Pour la concentration en scatol du tissu gras, un des indicateurs majeurs de qualité des viandes de porcs mâles non castrés et dont nous visons la réduction par l’apport de fibres dans l’aliment, nous avons émis des hypothèses à partir de la bibliographie puis réalisé un calcul d’effectif avec une puissance de 0.8 et un seuil de significativité de 0.05. Selon le type de fibres et leur concentration dans l’aliment, cet effectif varie entre 38 et 76 par groupe expérimental. Afin de prédire les effets d’une réduction du poids à l’abattage sur le risque d’odeurs des viandes, nous réaliserons des prélèvements de sang à trois stades. L’effet attendu concerne essentiellement la teneur en androsténone du tissu gras, qui sera prédite à partir de l’oestradiol plasmatique. En utilisant des données de notre laboratoire, nous avons réalisé un calcul d’effectif comme précédemment. L’effectif est de 55 pour une réduction entre 125 et 105 kg de poids vif et de 60 pour une réduction entre 105 kg et 85 kg. Compte tenu de ces calculs, nous avons retenu 60 porcs par traitement.

Raffinement

La douleur liée aux prises de sang est réduite en limitant la durée de la contention (animal immobilisé par un lasso passé autour du groin) à 2 minutes au maximum (point limite 1) et le nombre de tentatives de prélèvements à trois par animal (point limite 2) grâce à une manipulation appropriée des animaux avant et pendant les prises de sang. Ces prises de sang sont réalisées dans un local confortable et suffisamment grand pour faciliter les manipulations. Une désinfection de la peau est réalisée avec un coton imbibé de bétadine immédiatement avant introduction de l’aiguille. Par ailleurs, la taille des aiguilles est adaptée au gabarit des animaux (aiguille 18G x 1.5). En cas de saignement au point de piqure, une compression avec compresse est appliquée jusqu’à l’arrêt du saignement. Un suivi individuel du comportement est réalisé pendant 2 minutes pour détecter un éventuel malaise de type vagal. En cas de malaise, l’animal sera immédiatement isolé et stimulé (massage cardiaque si nécessaire) jusqu’à la reprise de connaissance et d’un comportement normal. Si l’animal ne reprenait pas connaissance, c’est qu’un arrêt cardiaque aurait eu lieu, signifiant la mort de l’animal qui serait vérifiée par l’arrêt des battements cardiaques. Après les prises de sang, les animaux retournent rapidement dans leur loge habituelle. L’animalier vérifie alors que tous les animaux ont un comportement normal. En termes d’hébergement, les animaux sont élevés en groupes dans des loges sur litière paillée avec accès permanent à une courette extérieure. La surface disponible est de 2,3 m²/porc dont 1,3 m2 pour l’aire de repos sur paille, alors que la réglementation 2010/63 demande 1,35 m²/porc dont 0,7 m2 pour l’aire de repos au-delà de 100 kg de poids vif.

Choix des espèces

Nous travaillons sur l’espèce porcine puisqu’il s’agit de proposer des stratégies d’alimentation et pratiques d’élevage en production biologique favorables au bien-être de ces animaux et à la qualité de leurs produits qui sont destinés à la consommation humaine. Les animaux sont élevés en station expérimentale certifiée biologique et selon la réglementation européenne concernant la production porcine biologique. Nous travaillerons sur l’ensemble de la période d’engraissement (25 à 125 kg, soit environ 4 mois de 70 à 180 jours d’âge) pour le suivi de la croissance et de la consommation d’aliment. Nous réaliserons des mesures supplémentaires vers 85, 105 et 125 kg de poids vif (soit environ 20, 24 et 27 semaines d’âge) afin de prédire les effets de la stratégie alimentaire et d’une réduction plus ou moins marquée du poids à l’abattage sur les performances techniques et la qualité de viande, en particulier les odeurs indésirables. Ces mesures concernent : les épaisseurs de lard et de muscle par ultra-sons, la concentration des principaux composés odorants dans le sang. Des observations relatives au bien-être et à la santé (par exemple le nombre de toux ou de griffures) sont réalisées à environ 12, 18 et 26 semaines d’âge. Afin de prédire les effets d’une réduction du poids à l’abattage sur le risque d’odeurs des viandes, nous réaliserons des prélèvements de sang à trois stades : au stade usuel d’abattage (vers 125 kg de poids vif), à un stade considéré comme « plancher » pour l’abattage en termes de poids des pièces issues de la carcasse (vers 85 kg de poids vif) et à un stade intermédiaire (vers 105 kg de poids vif).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 84
Souffrances
▲ -
▲ 84
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 20
 64
 -

84 poulets standards vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, avec une seule prise de sang sur animal vigile. Certains poussins sont placés dans des conditions de démarrage dégradées qui provoquent une perte de poids, pour tester si des extraits d'algues améliorent la croissance et la qualité de la viande. Le porteur affirme que la nutrition en conditions d'élevage ne peut pas être étudiée sans l'animal. Vingt poulets sont vendus vivants à des éleveurs, les soixante-quatre autres restent en expérimentation jusqu'à leur abattage à quarante-deux jours.

Objectifs

Afin d’accroitre la robustesse des souches de poulets utilisés pour la production standard et de réduire le recours aux antibiotiques en élevage, il est possible d’utiliser de façon préventive des additifs alimentaires. Des extraits d’algues riches en polyphénols et/ou polysaccharides pourraient avoir ce type d’effet de par leurs propriétés antioxydantes et antimicrobiennes. Cette étude a pour objectif de tester la capacité de résilience de poussins placés en conditions de démarrage dégradées et supplémentés ou non avec l’association de plusieurs extraits d’algues en comparaison avec un lot témoin positif non exposé à ces conditions et non supplémenté avec ces extraits. L’effet de ces derniers sur les performances de croissance, la qualité de la carcasse et de la viande le statut antioxydant et immunitaire global sera analysé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont le développement d'extraits d'algues permettant de réduire le recours aux antibiotiques en élevage de volailles en renforçant leurs capacités de défense immune et antioxydante et de résilience face à des perturbations de l'environnement (exemples : changements de température, utilisation de matières premières dans l'aliment moins digestibles).

Procédures

Un seul prélèvement de sang sera réalisé en 1 min sur animal vigile.

Impact sur les animaux

A priori, des nuisances ou des effets indésirables sur les animaux et leur environnement ne sont pas attendus. Au pire, ces extraits d'algues n'auront aucun effet sur les paramètres mesurés dans ce projet. La mise en place dans des conditions non optimales des poussins des lots 2, 3 et 4 va induire une perte de poids sur les premières 24 h post-éclosion mais les animaux ont la capacité de réaliser ensuite une croissance compensatrice dès l'accès à l'aliment et les extraits d'algues distribués aux lots 3 et 4 devraient les aider à la réaliser. Les prises de sang sont effectuées par des personnes expérimentées avec du matériel adapté aux différents âges des animaux mais la probabilité d'avoir un hématome n'est pas nulle. Chaque animal prélevé fait l'objet d'une surveillance accrue par les animaliers au cours de l'heure suivante.

Devenir

A J1, les 20 poulets ayant fait l’objet d’une prise de sang au sinus occipital seront vendus en vif à des éleveurs par l’Unité Expérimentale PEAT. A J10, les 64 poulets ayant fait l’objet d’une prise de sang au sinus occipital seront maintenus en expérimentation jusqu’à leur abattage à J42.

Remplacement

Remplacement : étant donné que cette expérimentation porte sur la nutrition du poulet en conditions d’élevage standard, l’utilisation de l’animal ne peut être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico. Le projet SAGA concerne deux espèces, le poulet et le porc. Les extraits d'algues testés ont fait l'objet de plusieurs études in vitro qui ont montré leur efficacité notamment sur le système immunitaire (Berri et al., 2016, J. Appl. Phycol., ; Berri et al., 2017, Vet. Anim. Sci. ; Bussy et al., 2019, Algal Res.). Dans ce projet, nous sommes sur la phase in vivo.

Réduction

Réduction : les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard. Le nombre de répétitions (8 parquets/traitement) permettra de détecter une différence d’indice de consommation entre traitements de 0,1 kg/kg avec un risque alpha de 5% bilatéral et une puissance de 80%. La densité des animaux sera équivalente à celle utilisée en conditions standards d’élevage (33 kg/m2) avec 25 poulets par parquet soit 200 animaux par traitement. Pour l’étude des paramètres du statut antioxydant et immunitaire global, de composition corporelle et de qualité de viande en fin de période d’élevage, le nombre de répétitions par lot est respectivement de 16 et 64. Ces nombres sont suffisants pour mettre en évidence un effet significatif des traitements au regard de l’expérience acquise sur des études précédentes concernant ces paramètres. Analyse statistique : les données seront traitées par analyse de variance avec un seul facteur et des tests paramétriques ou non paramétriques de comparaison de moyennes en fonction de l’homogénéité de la variance observée.

Raffinement

Raffinement : A la mise en place, afin de faciliter l'accès à l'aliment, des granulés seront disposés sur une feuille cartonnée disposée sur le sol. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Le milieu est enrichi avec des perchoirs en bois qui sont vraiment uilisé par les poulets tout au long de leur durée d'élevage.

Choix des espèces

L’objectif du projet est de tester l’effet d’une supplémentation alimentaire avec différents extraits d’algues sur les performances de croissance, la qualité de la carcasse et de la viande et la capacité de réponse antioxydante et immune de poulets élevés en conditions standards. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. Cette étude permettra donc de tester directement sur l’espèce cible, le poulet, de nouveaux produits qui n’ont jamais été évalués jusqu’à présent en élevage avicole. Les extraits d’algues seront apportés par voie alimentaire sur les périodes de démarrage (0 à 10 jours), croissance (10 à 21 jours) et finition (21 à 42 jours). Pendant le démarrage, les poussins sont plus sensibles aux perturbations de l’environnement et aux contaminations bactériennes éventuelles. L’apport d’antioxydants via les extraits d'algues pendant la période de finition permettra d’avoir une incorporation optimale dans tous les tissus en particulier les muscles pour optimiser la qualité de la viande après abattage et son aptitude à la conservation. Les poulets seront donc élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique d’abattage pour un élevage standard à savoir 6 semaines.