Procédures légères

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 14250
Souffrances
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14 250 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur leur électropore des plasmides dans les cellules souches neurales sous anesthésie, les expose à des traitements dans l'eau et en irradie une partie aux rayons X pour provoquer de la mort cellulaire. Tous sont mis à mort pour prélever le télencéphale, le porteur reconnaissant un manque de données sur les analgésiques efficaces chez cette espèce. Il affirme que la culture cellulaire détruit l'organisation de la niche et que les cellules isolées montrent des comportements "aberrants" absents in vivo.

Objectifs

Notre but est de comprendre quels mécanismes moléculaires et cellulaires contrôlent la perte des cellules souches neurales adultes dans le cerveau des vertébrés.

Bénéfices attendus

Dans son ensemble, ce projet permettra de caractériser les deux mécanismes principaux de perte de CSNs dans le cerveau adulte en conditions physiologiques : la division symétrique neurogénique, et la transdifférenciation. Ces mécanismes seront des candidats intéressants de dysfonction en conditions pathologiques de perte de CSNs, comme le vieillissement ou certains troubles du comportement.

Procédures

Procédures 2, 3, 4, 6 et 9 : les animaux seront soumis, une fois dans leurs vies et sous anesthésie, à une procédure d’electroporation de plasmides dans les cellules souches neurales. Cette manipulation prend environ 1 à 2 min par poisson. Procédures 5 et 7 : les animaux seront donc soumis à un traitement administré dans l’eau de nage. Cette manipulation prend moins d’une minute par lot de poisson car il s’agit ‘juste’ de les transférer d’un bac a un autre (dans lequel a déjà été dilué le traitement). Il y a ensuite la durée du traitement mais sans action car les poissons sont libres de nager dans leurs bacs. Procédure 10 : les animaux seront soumis à une relativement faible irradiation aux rayons X de 80Gy afin d’induire une légère augmentation des évènements de mort cellulaire. Cette manipulation se passe en plusieurs ‘étapes’ : le transfert des poissons dans des bacs isothermes (moins d’une minute pour transférer les poissons dans un aquarium avec 3cm de hauteur) et le traitement dans l’irradiateur des poissons (dans leur aquarium) qui dure un maximum de 57 min pour une dose de 80Gy.

Impact sur les animaux

Nous ne prévoyons aucun effet indésirable ou nuisance sur les animaux. Si un effet indésirable inattendu apparait nous arrêtons cette expérience et mettrons a mort les animaux.

Devenir

Tous les animaux doivent être mis à mort afin de prélever le télencéphale pour l’analyser.

Remplacement

Nous souhaitons comprendre un aspect fondamental de la biologie des cellules souches neurales (CSNs), à savoir comment ces cellules peuvent être perdues dans le cerveau adulte. Le travail sur CSNs en culture, bien que techniquement possible, a révélé que les CSNs isolées montraient des comportements aberrants jamais observés in vivo, notamment concernant leur mode de division. Ce paramètre impacte de façon directe le maintien ou la déplétion des populations souches. Par ailleurs, à l’heure actuelle, la transdifférenciation, pourtant importante in vivo n’a pas été observée in vitro. Enfin, par imagerie intravitale, il a été démontré que les choix de destins des CSNs sont contrôlés à l’échelle de la population et impliquent une coordination spatio-temporelle entre cellules au sein de leur niche. Toute approche in vitro détruit cette niche et cette organisation spatiale.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, nous limiterons précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses. Concernant les procédures de traçage et d’électroporation, différents articles publiés ces dernières années montrent que le comptage d’environ 150 cellules sur un minimum de 10 animaux est suffisant pour rendre compte des choix effectués, de façon comparable à un comptage de la population globale. Ces valeurs suffisent à mesurer une différence statistiquement significative du nombre (test de Student) et de la proportion (test de Fischer) des choix de destin entre des CSNs contrôles et manipulées. Nous travaillerons donc dans chaque cas avec 10 animaux et uniquement si besoin certaines expériences seront répétées (maximum 3 répétitions). Concernant l’utilisation d’inhibiteur pharmacologique, nous travaillerons avec 10 animaux par condition ce qui suffit à mesurer une différence statistiquement significative du nombre (test de Student) et de la proportion (test exacte de Fisher) de CSNs activées versus non-activées entre des animaux contrôles et des conditions de blocage des voies de signalisation.

Raffinement

Les manipulations, invasives ou nécessitant une immobilisation temporaire seront conduites sur animaux anesthésiés. Les inductions (tamoxifène, doxycycline) seront administrées dans l’eau de nage. Les animaux sont toujours maintenus en groupe afin de garantir leurs bien-être. Nous suivrons quotidiennement les signes visibles d’un animal souffrant et procéderons si nécessaire à une mise à mort. Chez Danio rerio, il y a un manque d’information sur les effets et la spécificité des produits « classiques » analgésiques. Cependant, une étude récente suggère l’utilisation de lidocaine 2-5 mg/ml dans le bain de réveil. Nous suivrons cette procédure aussi souvent que possible.

Choix des espèces

Nous avons choisi le poisson téléostéen Danio rerio. Le cerveau adulte de Danio rerio, à la différence des modèles « classiques » mammifères, maintient un grand nombre de CSNs. Utiliser cette espèce permet donc d’avoir accès à un beaucoup plus grand nombre de CSN par animal. Ces cellules sont également organisées en une monocouche superficielle au lieu d’être profondes, permettant des approches in toto qui évitent de perdre des cellules comme lorsqu’un organe est analysé sur coupes. Ces deux points répondent au principe de « réduction ». Par ailleurs, les CSNs de Danio rerio sont identiques aux cellules souches des mammifères (cellules gliales, quiescentes, capables d’auto-renouvellement et de multipotence, et dont l’état d’activation est contrôlé par la voie de signalisation Notch). Les résultats obtenus seront donc directement transposables aux mammifères. Tous les animaux seront utilisés à l’âge adulte jeune (3 mois post-fécondation [mpf]), car nous travaillons sur la biologie des CSNs adultes. Les premiers signes de ralentissement de l’activité des CSNs sont observés in vivo à environ 5-6 mpf, et il est important également de nous placer avant ce stade.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1400
Souffrances
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1 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur crée deux lignées invalidées pour des récepteurs hormonaux dans les cellules de Schwann, leur fait passer des tests comportementaux portant sur les capacités motrices puis prélève leurs nerfs sciatiques après une perfusion transcardiaque sans réveil. Il indique que la suppression du récepteur GR pourrait entraîner une démyélinisation et un handicap moteur, l'étude s'arrêtant alors aux points limites. Il reconnaît utiliser aussi des cultures de cellules de Schwann in vitro, mais affirme qu'elles ne reproduisent pas finement la myélinisation d'un axone chez l'animal.

Objectifs

La myélinisation permet d'augmenter la vitesse de l'influx nerveux. Elle est assurée par les cellules de Schwann dans le système nerveux périphérique. Les hormones glucocorticoïdes ont été décrites comme agissant sur la myélinisation, mais leurs effets semblent varier selon les modèles d’études. Ces hormones exercent leurs actions principalement par leur liaison à deux protéines, le récepteur aux glucocorticoïde, (GR) et le récepteur aux Minéralocorticoïde (MR), et sont d'une importance cruciale en physiologie et pathologie (stress, métabolisme immunité). Le but de ce projet est de comprendre l’implication des glucocorticoïdes et de leur deux récepteurs, MR et GR sur le développement et le maintien de la gaine de myéline autour des axones des nerfs périphériques chez la souris en utilisant des modèles d'inactivation des gènes codant pour le MR, le GR ou les deux en même temps chez la souris spécifiquement dans la cellule de Schwann. Nous avons déjà réalisé l'inactivation du gène du MR seul dans le cellule de Schwann. A ce niveau de notre étude, les altérations de la myélinisation chez ces souris ne semblent pas provoquer de dommage chez les animaux. Les deux récepteurs MR et GR présentent une forte similarité de structure et leurs actions sont parfois redondantes, c'est pourquoi la stratégie consistant à inactiver chez la souris chacun des deux récepteurs, puis les deux ensembles a été utilisée récemment par d'autres laboratoire, notamment dans le cerveau et le coeur. Notre étude analysera ainsi les conséquences fonctionnelles de l'inactivation du gène de chacun de ces récepteurs , ou des deux ensemble, sur les capacités motrices des souris à différents stades de vie grâce à des tests non invasifs validés par des études antérieures. Une analyse moléculaire et histologique sera aussi réalisée sur les nerfs sciatiques de ces animaux en post mortem. Cette étude nécessitera 1400 souris pendant 5 ans.

Bénéfices attendus

Ce projet s’appuie aussi par la démonstration récente au laboratoire de la présence des récepteurs MR et GR fonctionnels dans des cultures de cellules de Schwann. Mais ces modèles in vitro ne permettent par contre pas de reproduire finement la structure et la fonction d’une cellule de Schwann myélinisant un axone chez l'animal. Ce projet devrait permettre de mieux comprendre l'effet des hormones glucocorticoïdes sur la myélinisation périphérique. Les hormones glucocorticoïdes étant impliquées dans la physiologie du stress et de l'immunité, le stress chronique étant un problème majeur de santé publique, et les traitements par des glucocorticoïdes synthétiques étant largement utilisés, ce qui démontre ainsi l'importance d'étudier l'implication de leur récepteur GR dans la myélinisation périphérique. L'intérêt de ce projet est souligné par le fait que l'effet des hormones glucocorticoïdes sur la myélinisation est encore peu étudiée à ce jour.

Procédures

Les animaux proviendront d'une création d'une nouvelle lignée, ils subiront des tests comportementaux et prélèvement de tissus, notamment des nerfs sciatiques sur animal mort. La perfusion transcardiaque pour les études morphomogiques est une procédure sous anesthésie générale sans réveil qui entraine la mort immédiate de l'animal.

Impact sur les animaux

Nous avons déjà observé que l'inactivation du gène du MR dans la cellule de Schwann ne s'accompagne pas d'un phénotype domageable. Par contre, l'excision dans la cellule de Schwann du gène du GR qui est d'une importance cruciale dans de nombreux tissus pourrait s'accompagner d'une démyélinisation entrainant un handicap moteur chez l'animal. Dans cette éventualité, notre étude s'arrêtera au stade où l'animal présentera un certain nombre de points limites définis dans les procédures. Il en est de même concernant la double inactivation ds gènes du MR et du GR dans la cellule de Schwann.

Devenir

A l'issue des deux procédures, les animaux sont mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

En complément de ces études in vivo, nous utilisons des méthodes in vitro de culture de cellules (lignées établies et cultures primaires de cellules de Schwann de souris) afin d’identifier les cibles moléculaires du MR et du GR, nous permettant de mieux comprendre le rôle de ces gènes sur la myéline et dans ce cas là de remplacer le modèle animal.

Réduction

Nous allons utiliser le minimum d’animaux en expérimentation (10 pour les échantillons biologiques et 5 pour les analyses morphologiques) en prélevant le maximum de tissus biologiques sur chaque animal et en utilisant les tests statistiques non paramétriques (car on ne peut pas s'attendre à une distribution normale des valeurs au vu du nombre d'échantillons) afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables. Les résultats obtenus dans les différentes conditions expérimentales seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les manipulations se font dans une pièce dédiée au comportement dans la zone expérimentale de l'animalerie. Les animaux issus d'une même portée sont hébergés dans les mêmes cages contenant du matériel de nidification. L'enrichissement est renforcé pour d'éventuels mâles isolés avec des dômes et des kleenex. Au minimum 4 heures s'écoulent entre chaque test de nature différente, et au maximum 2 tests seront effectués dans la même journée. Si des animaux se déplacent avec difficulté, du gel alimentaire sera mis à disposition. Des points limites avec une grille de scores ont été définis pour la gestion de la douleur de l'animal.

Choix des espèces

Les souris sont des mammifères suffisamment proches de l’Homme pour servir à l’évaluation de l’implication des voies de signalisation des glucocorticoïdes sur le développement et le maintien de la gaine de myéline périphérique. De plus, les techniques d’analyse à notre disposition pour évaluer l’implication de ces voies ont été principalement développés pour le rat et la souris. L’analyse comportementale ainsi que les techniques biochimiques et histologiques envisagées pour étudier le statut myélinique nous permettrons d’apporter des réponses claires quant à l’implication du MR et du GR sur le développement de la gaine de myéline mais aussi sur sa stabilité à l’âge adulte. Nous utiliserons des souris âgées de 14 jours à 6 mois, afin de pouvoir étudier la myélinisation (entre la naissance et P21) et le maintien des gaines de myéline formées au stade jeune adulte (12 semaines) et adulte (6 mois).

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 2600
Souffrances
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2 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur provoque chez elles une inflammation intestinale par le dextran sulfate de sodium ou l'indométacine, se traduisant par des diarrhées et du sang dans les selles, après des gavages quotidiens de micro-organismes. Toutes sont euthanasiées en fin de procédure pour prélever leurs organes. Il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas l'écosystème intestinal et que le recours à la souris est "indispensable".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de comprendre les rôles des différents acteurs entrant en communication dans l'écosystème intestinal : l'hôte (par l'intermédiaire de son système immunitaire), le microbiote bactérien et le microbiote fongique (mycobiote). Pour cela nous souhaitons évaluer l'impact de la modulation d'un ou plusieurs de ces acteurs sur l'équilibre et l'inflammation intestinale. Dans le cadre de notre projet, nous utiliserons des souris ayant des mutations sur des récepteurs immunitaires impliqués dans la reconnaissance du microbiote fongique (notamment les récepteurs Dectin1 et 2, Card9). Grâce à ces souris, nous pourrons approfondir les connaissances sur l'impact du microbiote sur l'inflammation intestinale (comme observée chez les patients atteints de maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique). A l'aide de procédures d'administration de traitements microbiens et antimicrobiens et d'induction d'inflammation, nous pourrons modifier le microbiote et observer l'effet d'une telle modification sur l'évolution de l'inflammation intestinale. Ces recherches nous permettront de participer à l'élaboration de nouvelles voies thérapeutiques pour traiter les personnes atteintes de maladies inflammatoires de l'intestin.

Bénéfices attendus

Grâce à ces recherches, la découverte de souches fongiques bénéfiques ou néfastes pour l'homéostasie intestinale pourrait conduire à l'élaboration de nouvelles pistes thérapeutiques à base de probiotiques fongiques ou de traitements anti-fongiques ciblés pour traiter les pathologies inflammatoires intestinales.

Procédures

Lors de certaines procédures, les animaux recevront des micro-organismes administrés par gavage par voie orale. Ces administrations seront quotidiennes sur toute la durée de l'expérimentation (de 7 à 21 jours, en fonction de la procédure). Des prélèvements de fèces seront effectués aux points clés de la procédure (2 fèces par souris). Durant les procédures impliquant une inflammation intestinale, chaque procédure étudiera l'effet de traitements différents induisant des inflammations aux mécanismes spécifiques, dans le but de reproduire les symptômes de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, observées chez l'humain. L'induction d'une inflammation intestinale par traitement chimique au dextran sodium sulfate (DSS) afin d'établir un modele d'inflammation qui nous rapproche de celle observée chez les patients atteints de maladie de Crohn ou de recto-colite hémorragique, et l'induction d'une inflammation intestinale par administration d'un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), l’indométacine. Les AINS modifient le système immunitaire et participent a l'apparition d'une inflammation intestinale chez certains individus. Le traitement au DSS durera 7 jours, tandis que le traitement à l'indométacine durera 5 jours. Nous effectuerons les prélèvements de fèces dans la matinée (les souris ayant été actives et ayant consommé de la nourriture durant la nuit, leur transit intestinal est plus rapide le matin). Pour cela nous isolons chaque souris durant quelques minutes (5 minutes généralement), nous récupérons deux fèces au maximum puis nous replaçons la souris en cage.

Impact sur les animaux

L'inflammation intestinale provoquée chez les animaux dans nos différents modèles induiront une douleur légère à modérée. Lors de ces procédures, les animaux seront soumis à une inflammation intestinale qui se caractérise par une modification du transit intestinal avec apparition de diarrhée et ponctuellement de sang dans les selles. Aucune autre nuisance n'est associée à ce projet.

Devenir

La fin de chaque procédure nécessite de prélever différents organes afin d'effectuer nos analyses, et donc d'euthanasier tous les animaux.

Remplacement

Les modèles in vitro ne parviennent pas à reproduire l'écosystème intestinal complexe que nous cherchons à étudier. En effet, les interactions entre les différentes populations cellulaires de l'hôte, le microbiote intestinal, mais également les facteurs génétiques, sont des éléments indivisibles lorsque l'inflammation intestinale est étudiée, rendant indispensable l'utilisation de modèles animaux dans nos recherches.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé dans chaque procédure, nous avons calculé, grâce à des calculs statistiques, le nombre de souris minimum dont nous aurons besoin pour nous assurer des résultats interprétables. Basés sur un paramètre clé nous permettant de valider une expérimentation, ces calculs statistiques nous ont permis de déterminer que chaque groupe doit être constitué de 20 animaux pour chaque procédure. Nous avons choisi d’effectuer deux expérimentations indépendantes et donc d’utiliser 10 animaux par groupe pour chaque expérimentation.

Raffinement

L'état de santé des animaux est un point crucial lors des procédures, c'est pourquoi une attention particulière y sera apportée pour respecter le bien-être animal. Un enrichissement du milieu de vie des animaux sera réalisé ave des cages supplémentées de cellulose et d'abris. Enfin, les animaux seront hébergés en groupe dans les cages, en nombre adapté à l'espace disponible dans la cage (5 animaux maximum pour une cage de 370cm² par exemple) et feront l'objet d'un suivi et d'une observation quotidiens par un personnel compétent et formé afin de détecter tout signe de souffrance animale. Ainsi, les animaux seront immediatement euthanasiés si l'un de ces critères est observé : immobilité de l'animal, perte de poids supérieure ou égale à 20% par rapport au poids en début d'expérimentation, poil hirsute.

Choix des espèces

Notre projet implique l'étude des interactions hôte/microbiote. Ce type d'interaction complexe nécessite un modèle présentant un système immunitaire et des voies de signalisation proches de ce qui est observé chez l'humain. Le modèle murin est un modèle de référence pour étudier l'inflammation intestinale et présente une homologie avec l'humain sur plusieurs niveaux. Dans notre cas, c'est-à-dire les pathologies intestinales, de nombreuses données bibliographiques démontrent que ce modèle rentre en adéquation avec le type de recherche que nous souhaitons effectuer. De plus, l'utilisation du modèle murin offre une plus grande disponibilité de mutation de gènes associés aux récepteurs immunitaires. Toutes nos expérimentations utiliseront des souris âgées de 6 à 8 semaines, âge correspondant à la période où le système immunitaire est mature et fonctionnel.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 225
Souffrances
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225 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur leur administre du tamoxifène pour induire une mutation dans les cellules bêta du pancréas, puis les soumet à une thoracotomie et une perfusion intracardiaque sous anesthésie profonde, sans réveil. Il précise que la mutation ne provoque ni diabète ni tumeur aux stades étudiés et que les analyses sont post-mortem. Il affirme que ses souris transgéniques sont les seules à permettre une telle étude représentative de la pathologie humaine.

Objectifs

Chez l’homme, la mutation d'un régulateur de l'expression d'un gène pancréatique cause le développement d’un diabète ou/et d’insulinome (tumeur). Ceci démontre que ce facteur est un acteur clef de ces pathologies. Afin d’étudier les mécanismes cellulaires impliqués dans l’apparition de ces maladies, le laboratoire a généré une souris transgénique représentative de la mutation de ces patients. Cette souris est porteuse de la mutation dans toutes ses cellules (modèle A). Nous avons également généré une variante de cette souris, dans laquelle la mutation étudiée est inductible spécifiquement dans les cellules bêta suite à l’injection d’une molécule particulière (Modèle B). Les cellules bêta sont les cellules du pancréas qui sécrètent de l’insuline, une hormone qui régule les niveaux de glucose dans le sang. Sur la base de la littérature, nous pensons que la masse de cellules bêta pourrait être perturbée chez nos animaux mutants. Nous allons donc utiliser une technique qui nous permettra de visualiser et mesurer la quantité de cellules bêta. Une altération de la masse de cellules bêta pourrait être associée à un diabète et une quantité excessive pourrait être liée à un insulinome. Ces expériences nous permettront ainsi de mieux comprendre le diabète et les insulinomes chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet constitue une méthode innovante pour visualiser les îlots de Langerhans (cellules endocrines) dans le pancréas entier. Il permettra notamment de quantifier la masse totale de cellules bêta productrices d’insuline, en fonction de la présence d’un allèle sauvage ou d’une forme mutée du facteur de transcription pancréatique étudié. Les conclusions apportées par ce projet permettront de mieux comprendre l’implication de ce facteur dans le développement d’un diabète ou d’un insulinome (tumeur du pancréas endocrine) chez les patients porteurs de telles mutations. A ce jour, on ne connaît pas de drogue capable de moduler la voie de signalisation étudiée. Nous espérons qu’à l’avenir, nos travaux permettront de développer de nouveaux traitements du diabète et de l’insulinome.

Procédures

Les animaux vigiles recevront 1 injection intrapéritonéale ou 1 administration par voie orale de tamoxifène. Tous les animaux profondément anesthésiés subiront ensuite une procédure sans réveil (perfusion par voie intracardiaque (durée de l’anesthésie

Impact sur les animaux

Les mutations induites suite à l’injection d’une molécule particulière (tamoxifène) n’induisent pas de diabète ou d’insulinome chez nos souris aux stades étudiés. Nous souhaitons toutefois analyser en profondeur les changements des cellules bêta au niveau histologique et génétique (analyses post-mortem). Les nuisances subies par les animaux seront celles liées à une thoracotomie sous anesthésie générale profonde. Les nuisances s’arrêteront en fin de chirurgie (sans réveil)

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour analyses post-mortem.

Remplacement

Les effets de la mutation étudiée ont déjà été décrits au laboratoire. Pour limiter les investigations in vivo, un maximum d’informations proviendra d’analyses in silico lors de comparaisons transcriptomiques. Nous souhaitons analyser les effets de la mutation du facteur étudié sur la masse et la biologie des cellules bêta. Les souris transgéniques sont les seules permettant une telle analyse représentative de la pathologie humaine.

Réduction

Une première étape de mise au point expérimentale sera réalisée sur un nombre restreint d’animaux Nous analyserons ensuite un minimum d’animaux. Si la significativité est atteinte avec ce nombre, nous stopperons ces expériences. Cela permettrait de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux injectés au tamoxifène seront observés de façon hebdomadaire, de manière à surveiller l'état général de la souris. Nous n’avons pas observé de diabète ou d’insulinome chez ces animaux aux stades étudiés. Néanmoins, une grille de score sera utilisée afin d’avoir un suivi objectif des animaux. Au moindre signe de mal-être, les souris seront euthanasiées. Lors de la thoracotomie les animaux seront anesthésiés profondément avec une prise en charge de la douleur. Pour limiter la douleur, les contentions sont douces et la perfusion intra-cardiaque ne se fait que lorsque les animaux sont anesthésiés et complètement insensibles à la douleur (test de sensibilité par pincement au niveau des espaces interdigités des postérieurs). Nous utiliserons à la fois des antalgiques et des anesthésiques pour limiter la douleur.

Choix des espèces

Nos modèles murins sont uniques et la souris est le seul organisme existant qui puisse permettre d’étudier les effets des mutations étudiées. La souris constitue de par son cycle de reproduction et sa parenté biologique avec l’homme, un modèle de choix pour mener nos expériences. Les animaux seront analysés à 3 stades adultes : 3 mois, 12 mois et 24 mois, représentants différents stades du vieillissement de la souris. Par ailleurs, on sait que ce type de phénotype lié aux cellules bêta est très dépendant du métabolisme et de l’âge de la souris. De plus, nous nous intéressons à la senescence des cellules bêta, qui pourrait être liée au vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 70
Souffrances
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70 souris, dont dix femelles gestantes et leurs petits, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur expose les mères à un polluant perfluoré, le PFOS, dans l'eau de boisson de la gestation au sevrage, puis euthanasie tous les souriceaux à 21 jours pour prélever leurs tissus. Il indique n'attendre aucune souffrance notable et s'appuie sur des données non publiées chez le rat. Il justifie le passage à la souris in vivo par les limites de ses précédents modèles ex vivo et sur têtard de xénope.

Objectifs

Depuis une trentaine d'années, l'incidence de la sclérose en plaques (SEP) est en constante augmentation dans les pays développés. Des facteurs environnementaux sont suspectés de favoriser le développement et/ou la progression de la SEP. Notre hypothèse centrale est qu'une exposition à des perturbateurs endocriniens, notamment les retardateurs de flammes que nous retrouvons dans notre environnement quotidien (revêtement des poeles, vêtements déperlants...) comme les fluorofactants, peut interférer avec le processus de formation de la myéline. En particulier, ces polluants chimiques étant liposolubles, notre hypothèse de travail est qu'ils s'accumulent dans les structures riches en lipides, comme la myéline, et destabilisent ainsi sa structure et sa fonctionnalité. Ce projet vise à comprendre dans quelle mesure certains perturbateurs endocriniens auxquels nous sommes tous exposés, les perfluorés (PFOS), affecte l’intégrité de la membrane myélinique. Il s'agit de la première étude visant à montrer un lien entre une exposition environnementale à un polluant chimique de type perturbateur endocrinien et la formation de la myéline. Ainsi, nous souhaitons explorer le rôle de l’acide perfluorooctanesulfonique ou PFOS dans la génération de nouveaux précurseurs oligodendrocytaires (OPCs) et la myélinisation chez le jeune souriceau. Pour ce faire, nous déterminerons les effets cellulaires au sein de la zone sous-ventriculaire, niche neurogénique majeure chez les mammifères pour la production d'OPCs. De plus, nous déterminerons si les PFOS s'accumulent dans les faisceaux de substance blanche et altère la composition en lipides de la membrane myélinique par des expériences innovantes d'imagerie par spectroscopie de masse. Les résultats de cette étude pilote devraient aboutir à un faisceau d'arguments visant à soutenir l'hypothèse d'un lien entre une exposition développementale à certains perturbateurs endocriniens et la génération de cellules myélinisante

Bénéfices attendus

Cette approche in vivo menée chez la souris postnatale viendra compléter nos données récemment obtenues à l’aide de modèle ex vivo chez la souris (neurosphères, explants de cervelet) et in vivo chez le têtard de xénope. Plus largement, notre projet démontrera (ou non) si une exposition environnementale pendant le développement - à certains perturbateurs endocriniens, comme les perfluorés -modifie le profile lipidique de la membrane myélinique et la fragilise. Les bénéfices de cette étude pilote sont doubles : (i) une meilleure compréhension des mécanismes cellulaires aboutissant à la production d'oligodendrocytes matures, processus susceptibles d'être affectés par les perfluorés chez tous les mammifères, y compris chez l'homme et (ii) l'apport d'une nouvelle voie d'étude témoignant du rôle néfaste des polluants environnementaux - auxquels nous sommes tous exposés tout au long de la vie - sur la stabilité de la myéline qui pourrait ainsi expliquer l'augmentation des cas de SEP via l'inhibition de la capacité à générer une myéline fonctionnelle.

Procédures

Les femelles recevront la molécule dans l'eau de boisson à partir du 15eme jour de gestation jusqu'au sevrage de la portée , les petits seront exposés in utero et lors de la lactation (de E15 à P21). A P21, tous les animaux seront euthanasiés pour prélèvement.

Impact sur les animaux

Notre procédure unique soumise ici dans le cadre de ce projet pilote est considéré comme légère. Les animaux seront étroitement surveillés. Le poids des nouveau-nés sera suivi 2-3 fois par semaine. Si trop d’effets négatifs sont observés (prostration, non-alimentation, blessure), l’animal sera euthanasié et retiré du groupe expérimental. Cependant, cette expérience ne devrait pas induire de souffrance ou d'effets néfastes ni sur la femelle en gestation/lactation ni sur les petits jusqu'au stade de 21 jours après la naissance. Dans le cadre du projet européen ENDpoiNTs , auxquels nous participons , notre collaborateur a récolté un ensemble de données (pas encore publiées) chez le rat montrant que des doses orales de la molécule utilisée en dessous de 2mg/kg bw sont bien tolérées par l’animal, notamment sans conséquences délétères en période néonatale. De plus, un ensemble de publications confirme également l’absence de problèmes chez les rongeurs en période postnatale pour des doses autour de 2mg/kg bw, donné soit dans le régime alimentaire, soit dans l’eau de boisson, soit par gavage. Les dommages attendus sont donc réellement réduits. Les femelles gestantes seront regroupées par 2 ou 3 par cage. De plus, ne sachant pas si le PFOS modifie le goût de l’eau, la quantité d’eau absorbée par les mères gestantes et en lactation sera mesurée en pesant 2 à 3 fois par semaine les biberons. Ainsi, la prise hydrique des animaux exposés à la molécule pourra être comparée aux animaux contrôles. Cependant, aucun changement dans la consommation hydrique n’est attendue. En effet, une précédente étude menée chez la rate a montré que la consommation d’eau ne différait pas entre les animaux contrôles et traités.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure car des prélèvements de tissus et analyses sont nécessaires post-mortem impliquant donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Dans une étude antérieure récente, nous avons accumulé des données à l'aide de modèles ex vivo (culture chez la souris) et in vivo (tétard de xénope) afin de répondre à un effort de remplacement et de réduction. Cependant, la nouvelle question qui découle de nos résultats prometteurs - obtenus par ces approches - nous incite à utiliser le modèle murin in vivo afin de reproduire au mieux les conditions d'une exposition environnementale aux perturbateurs endocriniens lors de la période périnatale et d'examiner les conséquences sur la physiologie de la myéline. Avec notre approche ex vivo précédemment décrite, nous avons réduit le nombre d'animaux utilisés afin de répondre à notre question première, celle des effets des perfluorés sur la génération d'oligodendrocytes myélinisants et la remyélinisation. Désormais, nous devons valider in vivo chez la souris nos résultats car nos précédents modèles ex vivo ne nous permettent pas de répondre à la problématique de l'accumulation des perfluorés dans la substance blanche ni de ses conséquences sur la stabilité de la myéline. Par ailleurs, le modèle du tétard de xénope a permis de montrer un effet de cette molécule sur la remyélinisation au niveau du nerf optique. En revanche, nous souhaitons étudier en amont les mécanismes cellulaires à l'origine de la génération de nouveaux précurseurs oligodendrocytaires. Pour ce faire, nous nous focalisons sur la zone sous-ventriculaire chez la souris où sont concentrées les cellules souches neurales à l'origine des OPCs. Cette niche est parfaitement définie en terme de types cellulaires chez la souris, contrairement au xénope. De plus, la composition en lipides n'est pas connue chez le xénope alors qu'elle est parfaitement définie chez la souris. Or, nous voulons étudier l'influence d'une accumulation potentielle du perturbateur sur le profil lipidomique. Ceci nous pousse à explorer le lipidome chez la souris. Nous souhaitons ainsi étudier l'influence des perfluorés sur le choix du destin cellulaire des cellules souches neurales et a fortiori sur la génération des précuseurs oligodendrocytaires qui migrent ensuite dans le corps calleux où ils se différentient en oligodendrocytes myélinisants. Ce modèle in vivo nous permettra d'étudier l'impact des perfluorés sur toutes les étapes du lignage oligodendrocytaire, de la cellule souche à l'oligodendrocyte mature.

Réduction

Avec notre approche ex vivo précédemment décrite, nous avons réduit le nombre d'animaux utilisés afin de répondre à notre question première, celle des effets des perfluorés sur la génération d'oligodendrocytes myélinisants et la remyélinisation. Désormais, nous devons valider in vivo chez la souris nos résultats car nos précédents modèles ex vivo ne nous permettent pas de répondre à la problématique de l'accumulation des perfluorés dans la substance blanche ni de ses conséquences sur la stabilité de la myéline. Nous avons volontairement restreint le nombre d'animaux utilisés dans ce projet afin de s'en tenir au strict minimum pour obtenir rapidement des résultats préliminaires qui devraient nous conforter dans notre hypothèse, à savoir que les PFOS, de part leur propriété hydrophobe et liposoluble, s’accumulent dans la gaine de myéline, structure riche en lipides. Ainsi, la membrane myélinique serait modifiée en sa composition lipidiques ce qui pourrait entraîner une déstabilisation de celle-ci, favorisant ainsi sa vulnérabilité. Au cours d’une précédente expérience, nous avons exposé des mères gestantes (de E15 à P21) à un autre perturbateur endocrinien, le bisphénol F. Les résultats ont mis en évidence qu’un nombre de 8 souriceaux par groupe était nécessaire et suffisant pour obtenir des données statistiques significatives et robustes. Dans l'actuelle procédure, nous estimons donc à 8 le nombre de souris par condition (contrôle versus PFOS). Trois expériences seront réalisées à l'issu de cette procédure, chacune composée de 8 animaux contrôlés et 8 animaux traités. Cependant, compte tenu que le nombre de petits par portée pour les souris C57bL/6 n'est pas prédictible à l'avance (en moyenne 5 à 6 petits), nous préférons envisager une marge de 20% pour le calcul du nombre de petits afinde pallier cette variabilité. Ainsi nous augmentons notre besoin à 10 souris P21 par groupe et donc 10 femelles gestantes, soit 70 animaux au total.

Raffinement

Les indicateurs comme la prostration, détectée par les animaliers ou par l’expérimentateur, l’absence d’alimentation (la diminution des quantités de nourriture disponible entre deux nourrissage est vérifiée par les animaliers), des symptômes apparents de gêne ou de douleur (irritations, grattement, léchage) ou enfin des troubles du comportement (agressivité, sur-léchage, agitation anormale ou hyperréactivité) sont particulièrement suivis. Dans le cas où un ou plusieurs des symptômes cités varie de manière significative, l’animal est dans un premier temps sorti de la procédure, et/ou euthanasié dans les cas les plus extrêmes. Une bonne maîtrise de la procédure et un suivi assidu des groupes expérimentaux doit prémunir de la survenue d’incidents de ce type. Comme déjà mentionné, nous ne nous attendons pas à un phénotype sévère. Cependant, il n'est pas à exclure que des cas isolés réagissent plus fortement au traitement. En particulier, pour les nouveaux-nés, une attention particulière sera portée au suivi hebdomadaire du poids. Tout signe d'atteinte du système nerveux central (inclinaison de la tête, spasmes, convulsions, troubles de l'équilibre) entraînera systématiquement le retrait de l'animal de la procédure et son euthanasie. Les femelles gestantes et en lactation seront placées par 2 ou 3 par cage. Elles ne seront donc pas isolées et garderont ainsi des contacts sociaux. De plus, les femelles pourront s’entraider durant la lactation et ce, jusqu’au sevrage des petits. Durant toute la durée du traitement (de E15 à P21), l’environnement des animaux sera enrichi à l’aide de papier kraft et d’une maisonnette en carton. Les femelles pourront également construire leur nid avec du coton.

Choix des espèces

Le modèle biologique choisi est la souris (Mus musculus). Ce choix est dicté par plusieurs raisons -théoriques : la souris étant l’espèce animale la plus étudiée en expérimentation animale, les connaissances accumulées par la communauté scientifique ont permis d’identifier de nombreux mécanismes physiologiques et comportementaux impliqués dans le maintien de la balance énergétique et le vieillissement. Par ailleurs, l’utilisation des outils de séquençage à haut débit a permis un assemblage complet du génome de la souris, constituant un outil essentiel dans la détermination des gènes impliqués dans les processus étudiés. Pratiques : étant de petite taille, la souris est un modèle facile à maintenir en animalerie, avec un taux de reproduction élevé. Par ailleurs, tous les protocoles utilisés dans les projets de recherche ont été optimisés pour la souris, avec un contrôle maximum des paramètres vitaux. La souche C57bL/6 est notre souche de référence. La procédure sera réalisée sur des souris à P21 afin d'étudier les effets à court terme d’une exposition périnatale à un perturbateur endrocrinien sur la physiologie de la myéline. 60 nouveau-nés sont prévus afin de réaliser trois analyses pilotes post-mortem faisant appel à des expériences d'immunohistochimie, d’imagerie par spectrométrie de masse et d'analyses lipidomiques par spectrométrie de masse après extraction de la myéline. De plus, la procédure fait appel à de jeunes femelles gestantes afin de générer les nouveau-nés impliqués dans la procédure. Au sein d’un même cage, deux à trois femelles gestantes seront exposées soit à l’eau de boisson standard soit à l’eau supplémentée avec le perturbateur. A P21, les animaux d’une même condition (contrôle versus traité) seront sexés puis divisés en 3 groupes (chaque groupe correspondant à une expérience). Pour chaque condition expérimentale, nous attendons 30 souriceaux. Ainsi, les 30 souriceaux issus des 5 femelles contrôle ou traitées seront mélangés et répartis en 3 groupes selon leur poids et leur développement, le but étant d’avoir trois groupes expérimentaux homogènes. Dans cette procédure, nous débuterons l’exposition des embryons à E15, juste avant que le système endocrinien du souriceau ne devienne autonome. Les souriceaux seront exposés jusqu’à P21, stade post-développemental où la myélinisation est maximale.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 5427
Souffrances
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Devenir
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 5427

5 427 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. La plupart sont infectées par Mycobacterium tuberculosis au moyen d'instillations intranasales et reçoivent de multiples injections, une partie subissant une chirurgie de microscopie du poumon de deux à six heures menée sous anesthésie sans réveil. Le porteur indique une possible perte de poids et des altérations respiratoires, avec des expériences de survie prolongées au-delà de cent jours, et justifie la mise à mort par le classement du pathogène en risque biologique de niveau 3. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne récapitule l'immunité anti-tuberculeuse et que la microscopie intravitale n'est applicable que chez la souris.

Objectifs

La tuberculose, causée par l’infection respiratoire de la bactérie Mycobacterium tuberculosis, est la deuxième pathologie infectieuse la plus meurtrière après COVID-19. Cela est partiellement dû à une forte résistance de la bactérie face aux traitements existants. C’est pourquoi dans la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, il est aujourd’hui important de mieux comprendre les interactions entre le pathogène et l’hôte. Ces interactions incluent notamment les mécanismes par lesquels Mycobacterium tuberculosis parasite les macrophages qui sont à la fois les premières cellules immunitaires impliquées dans la lutte contre le pathogène, mais aussi le principal réservoir cellulaire permettant sa survie. Les macrophages CD169+ (Sialoadhésine, Siglec-1) forment une sous-population de macrophages dans la rate et les ganglions lymphatiques. Dans ces organes, ils sont capables de piéger divers antigènes et d’activer la réponse immunitaire adaptative. Les macrophages CD169+ sont également présents dans les poumons humains, ainsi que dans ceux de macaques et de souris. Cependant, le rôle de ces cellules pulmonaires lors de l’infection par Mycobacterium tuberculosis reste inexploré. Notre projet s’attache à caractériser les fonctions biologiques de CD169, que ce soit en tant que molécule ou en tant que marqueur de sous-populations de macrophages. Il existe dans le poumon deux populations de macrophages distinctes qui expriment CD169 : les macrophages alvéolaires (AM) et les macrophages associés aux nerfs (NAM). Il existe également une population de macrophages exprimant CD169 présente dans l’espace pleural. L’hypothèse centrale de notre projet est que le récepteur CD169 et/ou les macrophages CD169+ jouent un rôle critique dans la pathogenèse de la tuberculose. Notre stratégie expérimentale se divise en trois axes. Ce projet a pour objectifs : 1/ de caractériser la biologie des macrophages pulmonaires CD169+ au cours de la tuberculose et le rôle de la molécule CD169 à la surface de ces macrophages, 2/ identifier les voies métaboliques impliquées dans le fonctionnement des macrophages pulmonaires CD169+, 3/ visualiser le comportement des macrophages pulmonaires CD169+ et leur capacité à interagir avec d’autres cellules dans leur environnement pulmonaire au cours de la tuberculose.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de : (i) évaluer le fonctionnement biologique des macrophages pulmonaires CD169+ au cours de la tuberculose et cartographier les principales voies métaboliques impliquées ; (ii) visualiser le comportement des macrophages pulmonaires CD169+ au cours de la tuberculose, (iii) caractériser les mécanismes de communication intercellulaire de ces cellules ; et (iv) identifier potentiellement une nouvelle cible cellulaire pour une thérapie ciblée sur l'hôte et à des fins de vaccination contre la tuberculose.

Procédures

Dans cet APAFIS, - 45 souris seront mises à mort sans autre intervention - 500 souris recevront une à cinq injections intranasales réparties sur une semaine - 360 souris recevront une injection intranasale et une injection intrapéritonéale tous les deux jours pendant 7 à 10 jours - 1584 souris recevront une à cinq injections intranasales espacées de 1 à 5 jours et une injection rétro-orbitale - 192 souris recevront des injections intranasales quotidiennement pendant une semaine, puis tous les deux jours pendant une semaine, puis elles recevront une injection rétroorbitale - 120 souris recevront 4 injections intrapéritonales espacées de 2 à 5 jours et une injection intranasale - 800 souris recevront 2 à 4 injections intrapéritonales espacées de 1 à 5 jours, une injection intranasale et une injection rétro-orbitale - 576 souris recevront une injection intranasale, sept injections intrapéritonéales (1 jour sur 2) et une injection rétro-orbitale - 410 souris recevront une à deux injections intranasales (ou une intranasale + une intratrachéale) et subiront une chirurgie pour effectuer de la microscopie intravitale sur le poumon pendant 2 à 6h - 840 souris recevront une à deux injections intranasales (ou une intranasale + une intratrachéale), sept injections intrapéritonéales (1 jour sur 2) et subiront une chirurgie pour effectuer de la microscopie intravitale sur le poumon pendant 2 à 6h Les injections intranasales sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse ou chimique. Les injections intrapéritonéales sont réalisées sur animaux vigiles en contention. Les injection-rétro-orbitale sont effectuées sous anesthésie générale avec un analgésiant local. La chirurgie pour effectuer de la microscopie intravitale sur le poumon est effectuée sous anesthésie générale avec des antalgiques et des analgésiques. L’hydratation et la température de l’animal sont maintenus tout au long de la procédure. Les mises à mort seront réalisées par injection intrapéritonéale de pentobarbital, par disclocation cervicale sous anesthésie ou par asphyxie au CO2.

Impact sur les animaux

Dans cet APAFIS, les infections et les injections seront effectuées sous anesthésie afin d’améliorer le bien-être des animaux. La majorité des souris seront infectées par Mycobacterium tuberculosis. Pour les infections allant jusqu’à J42, aucun voire peu d’effets indésirables sont attendus sur les animaux (aucun signe indicateur d’un mal-être). Parfois, de légères altérations de l’aspect (état corporel, pelage) peuvent être observés ainsi que des altérations de la respiration et du comportement (posture et mobilité). Ces effets n’apparaissent généralement qu’à partir de J35. Pour les expériences de survie, de plus fortes altérations de l’aspect, de la respiration et du comportement peuvent survenir au-delà de J100. Une perte de poids peut également être observée (généralement

Devenir

Toutes les souris de cet APAFIS seront mises à mort à la fin des procédures. Les souris des procédures 1-7 seront infectées par la bactérie Mycobacterium tuberculosis qui est responsable de la tuberculose. Ce pathogène étant classé risque biologique de niveau 3, il n’est pas envisageable de garder les souris en vie à la fin de ces procédures. Dans la procédure 8, nous utiliserons une technique de chirurgie afin d’imager les cellules immunitaires présentes dans les poumons. Les souris seront anesthésiées et analgésiées, mais la procédure est trop invasive pour pouvoir les réveiller sans douleur. Enfin, nous avons besoin de récupérer les ganglions lymphatiques des souris à l’issu de la procédure 9 afin de déterminer si les cellules T de l’immunité adaptative ont été activées. Le prélèvement de ces organes ne peut avoir lieu sur souris vivante ce qui nécessite leur mise à mort.

Remplacement

Notre projet a pour but de mieux comprendre la réponse immunitaire contre la tuberculose. Afin de répondre à nos questions biologiques, nous avons besoin de travailler sur des organismes vivants ayant une réponse immunitaire suffisamment proche de l’homme. Il est impossible de ne travailler que sur des modèles cellulaires qui ne récapitulent pas l’ensemble de l’immunité anti-tuberculeuse. En particulier, notre projet a pour but d’étudier une population cellulaire dans son contexte pulmonaire. Notre projet est basé sur l’étude de la dynamique et du comportement des ces cellules par une technique de microscopie intravitale qui n’est applicable que chez la souris. Ainsi notre projet nécessite l’utilisation de souris vivantes. Elles seront infectées puis mises à mort afin d’analyser la réponse immunitaire pulmonaire, ou nous réaliserons de la chirurgie afin d’observation les cellules immunitaires pulmonaires par microscopie intravitale.

Réduction

Notre équipe a une expertise dans l’utilisation de modèles animaux d’infection par Mycobacterium tuberculosis et l’expérience des années précédentes nous a fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous avons notamment développé des approches expérimentales permettant d’analyser sur un même lot d’animaux, des paramètres qui étaient avant mesurés sur des lots d’animaux séparés (exemple : la préparation d’ARN, analyse de cytokines et charges bactériennes peuvent maintenant être réalisées sur le même échantillon).

Raffinement

Dans cet APAFIS, il existe différentes étapes susceptibles de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Pour chaque étape, des mesures adéquates ont été mises en place pour suivre et réduire au maximum ces nuisances. - Les instillations intranasales seront réalisées sous anesthésie générale fixe ou gazeuse. - Les injections rétro-orbitales seront réalisées sous anesthésie locale et gazeuse. - Pour la chirurgie (microscopie intravitale) nous utiliserons un analgésiant, un anesthésique local, un anesthésique fixe puis un anesthésique gazeux. La température corporelle et l’hydratation des animaux seront maintenues tout au long de la procédure grâce à une caisse chauffante et des injections régulières de solution saline. De l’ocrygel, sera appliqué sur les yeux afin de prévenir leur assèchement. - Les souris infectées par Mycobacterium tuberculosis seront monitorées quotidiennement jusqu’à J100 et biquotidiennement jusqu’à J120, le point le plus tardif. Les souris infectées par Mycobacterium smegmatis, Pseudomonas pneumonie ou du lipopolysaccharide seront monitorées pendant 24h, durée maximale de l’expérience. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront prises en compte à chaque observation (grille de score en pièce jointe de cet APAFIS et détaillée pour chaque procédure) et les animaux présentant des signes de souffrance seront immédiatement mis à mort. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront prises en compte à chaque observation. Les animaux présentant des signes de souffrance sur cette base seront immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Pour notre projet visant à explorer le rôle de CD169 dans l'infection par Mycobacterium tuberculosis, la souris constitue le modèle de choix en raison i) de l'excellente caractérisation des fonds génétiques et de la variabilité de résistance à la pathologie, et ii) du fort degré de convergence des paramètres de l'immunité chez l'homme par rapport aux autres espèces envisageables. De plus, notre projet est basé sur l’étude de la dynamique et du comportement des macrophages CD169+ par une technique de microscopie intravitale qui n’est applicable que chez Mus musculus. Nous considérons l'utilisation de modèles animaux plus complexes comme le cochon d'inde et le macaque comme des modèles réservés à des étapes plus avancées dans l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques. De tels projets, s’ils s’avèrent nécessaires, seront réalisés au travers de structures de service impliquant des consortiums de recherche et dépassant le cadre de ce projet. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes et, si possible, par soucis d’homogénéité, âgées entre 6 et 10 semaines. A ce stade de développement, les souris ont un système immunitaire suffisamment mature pour étudier la réponse immunitaire à Mycobacterium tuberculosis.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 162
Souffrances
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Devenir
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 162

162 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Après un gavage initial de norovirus, elles subissent des prélèvements quotidiens de selles pour mesurer la charge virale et le rôle d'une protéine dans la propagation du virus. Le porteur indique que l'infection peut provoquer diarrhée, saignements et perte de poids, une diarrhée de quatre jours ou une perte de 20 % du poids déclenchant la mise à mort par dislocation cervicale. Il précise avoir mené des travaux préalables sur cellules et présente l'étape animale comme une analyse "intégrée" de la réponse immunitaire.

Objectifs

De nombreuses études suggèrent un rôle important joué par l’autophagie dans la dégradation de divers agents pathogènes. Nos données préliminaires indiquent que le norovirus est capable d’empêcher le bon déroulement de l’autophagie. Nous cherchons maintenant à comprendre comment il parveint à le faire. Ainsi, nous étudions plus précisément le rôle joué par une protéine cellulaire, Smurf1, dans l'evitement de la dégradation.

Bénéfices attendus

À travers l’étude du dialogue moléculaire entre la protéine cellulaire Smurf1 et la capside virale nous cherchons à comprendre comment le norovirus murin parvient à accroître sa survie à l'intérieur de la cellule infectée. Nos données préliminaires indiquent que le norovirus est capable d’empêcher le bon déroulement d'un mécanisme de dégradation. Notre projet nous permettera de mesurer l’impact de l’inactivation génétique de Smurf1 sur la charge virale. Une réduction de celle-ci dans les souris KO ouvriait la voie vers une nouvelle piste thérapeutique pour limiter la propagation des norovirus.

Procédures

Au début de l'expérience un gavage initial avec du PBS (condition contrôle) ou avec les différentes souches de norovirus sera réalisé. Ensuite, des prélèvements quotidiens de selles seront réalisés pour mesurer la charge virale.

Impact sur les animaux

Diarrhée, saignements, perte de poids excessive.

Devenir

A la fin de l'expérience les anaimaux seront euthanasiés par dislocation cervicale conformément aux régles éthiques en vigeur sur le sacrifice des animaux lors de procédures expérimentales. De même, au cours de l'expérience, si les points limites définis pour chaque procédure sont atteints pour éviter une détresse et une souffrance excessive des animaux, ils seront également euthanasiés par dislocation cervicale.

Remplacement

Nos expériences in vitro avec une lignée de macorphage avec Smurf1 transitoirement inactivé, puis celles avec les macrophages dérivés de la moelle osseuse de souris KO vs WT nous ont permis de ne pas utiliser des animaux pour ces expériences prléiminaires. Nos futurs expériences in vivo permetteront de compléter ces études in vitro et de réaliser une analyse intégrée de la réponse immunitaire dans la prise en charge de l'infection norovirale.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux avec une puissance statistique suffisante, des lots de 6 souris seront utilisés. Ce nombre est justifié sur la base d’expériences préliminaires montrant la variabilité entre les souris et associant la dispersion des valeurs individuelles intra-groupes et la puissance des tests statistiques de comparaisons inter-groupes.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse ainsi que l’impact environnemental, les animaux seront observés quotidiennement par des personnes formées. Un suivi régulier du poids des animaux, de la consommation de nourriture et d'eau et de signe clinique mesurable (respiration...), sera réalisé. En parallèle, l’apparence physique externe de l’animal sera observée afin de déceler des signes de diarrhée, de perte de sang nous permettant de réaliser un score de sévérité de la maladie, ainsi qu'un éventuel changement de comportement et perte de réponse comportementale au stimulus externe. Une diarrhée prolongée sur 4 jours, des saignements répétés au delà de 3 jours avec selles sanginolantes et/ou saignements au niveau anal, ainsi qu'une perte de poids supérieur ou égale à 20% du poids initial nous améneront à euthanasier les animaux concernés. Nos expérinces se focaliseront sur les souches virales S99 et MNV-1 qui sont respectivement persistente et aigue. Par ailleurs, nos expériences in vitro montrent des réponses cellulaires (signalisation) différentes entre ces deux souches. Par conséquence nous chercherons à mesurer dans nos expériences in vivo si la pathogénécité de ces deux souches dans nos souris WT et Smurf1 Ko est également différente. La dose virale que nous utiliserons est de 10e7 PFU. Elle a été validée par des expériences précédentes. La durée totale des expériences in vivo n'excédera pas 21 jours. Nos expériences précédentes montrent des effets de l'infection precepetibles entre 7 et 14 jours dans les souris WT. Les effets dans les souris Ko devraient être du même ordre. Le délai de 14 à 21 jours devrait nous permettre de détecter un eventuel décalage dans le temps entre les souris WT et Ko. Les effets de l'infection sont mesurables via une perte de poids progressive accompagnée ou non de diahrrées ou de saignements liée à une activation de l'inflammation intestinale. Ces effets sont résorbés en quelques jours avec la résolution de la phase aigue de l'infection et la prise en charge du virus par le sytème immunitaire inné. Dans le cas contraire, si l'inflammation persiste ou s'aggrave avec un ou plusieurs points limites atteints les animaux concernés seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le modèle animal ‘souris’ permet une analyse intégrée de la réponse immunitaire à l’infection norovirale. L’inactivation de Smurf1 nous permettra de comprendre plus particulièrement le rôle joué par celui-ci dans la clearance virale par autophagie. Les procédures seront réalisées sur des animaux âgés entre 6 et 12 semaines. Des expériences in vitro sur des cellules dérivées de souris WT ou KO nous ont permis d'établir cette fourchette d'âge. Les protocoles d'infection peuvent durer jusqu'à 3 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 250
Souffrances
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▲ 250
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Devenir
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 250
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250 poissons, dentis et corbs, vont être utilisés dans des procédures déclarées de gravité légère, gardés vivants et remis dans leurs bassins d'élevage à l'issue. Sous anesthésie et hors de l'eau pendant une trentaine de secondes, chacun subit un prélèvement d'un morceau de nageoire caudale pour comparer la diversité génétique des poissons d'écloserie à celle des populations sauvages. Le porteur reconnaît qu'une mauvaise réaction à l'anesthésiant peut conduire à euthanasier un individu. Il présente ces géniteurs et juvéniles comme "nécessaires" à la production de la station aquacole, à laquelle ils sont réintégrés.

Objectifs

Ce projet, vise à étudier la diversité génétique d’un lot de juvéniles de Dentex dentex et d’un lot de juvéniles de Sciaena umbra (deux poissons marins côtiers) produits en captivité et de comparer cette diversité génétique à la diversité génétique actuelle des populations sauvages de la zone. L'objectif est de s'assurer que les juvéniles produits en écloserie ont une diversité génétique peu ou pas différente statistiquement de celle retrouvée dans le milieu naturel. En effet, ce projet a pour objectif d'être un contrôle génétique afin d'envisager des relâchés de lots d'élevage dans un but de restauration de la biodiversité naturelle. Et un des points essentiels à vérifier au préalable de potentiels relâchés en vue de restauration, est de ne pas impacter la diversité génétique naturelle afin de conserver le potentiel évolutif des populations sauvages. L'étude de la diversité génétique des deux lots de géniteurs (issus du milieu naturel ; de corb et de denti) sera également effectuée afin de s’assurer que la diversité génétique de ces géniteurs reflète bien la diversité génétique retrouvée dans les populations du milieu naturel. Ces résultats pourraient permettre la meilleure gestion des lots d’élevage étudiés pour un potentiel objectif futur de restauration de population. Ce projet s’inscrit au sein d’un programme à plus grande échelle, comprenant également en parallèle deux autres projets ayant pour but de tester l’efficacité de relâché d’individus produits en écloserie via leur capacité d’adaptation au milieu naturel et l’estimation de leur taux de survie mesurés in situ ainsi que via l’estimation de leurs performances comportementales mesurées en bassin afin de soutenir les populations naturelles de corb et de denti. En résumé, ce projet-ci (décrit ici), correspond au contrôle génétique nécessaire à prendre en compte afin de pouvoir envisager des relâchés de lots d’élevage dans un but de restauration. Il est bien évident que ces résultats seront mis en parallèle avec de futurs contrôles sanitaires (c'est-à-dire une vérification de l’absence de pathogènes et virus des lots relâchés dans ces relâchés expérimentaux sera également effectuée par un vétérinaire spécialisé).

Bénéfices attendus

Ce projet permettrait de conclure quant à la faisabilité de l’utilisation des lots de juvéniles issus de nos géniteurs dans un but de restauration de population. Ainsi, ces résultats pourraient permettre la meilleure gestion de nos lots d’élevage afin de ne pas impacter la diversité génétique naturelle pour un potentiel objectif futur de restauration de population.

Procédures

Les 25 géniteurs de Sciaena umbra et les 25 géniteurs de Dentex dentex seront soumis à une anesthésie dans le but d’effectuer un prélèvement individuel d’un petit morceau de nageoire caudale. De plus, 200 juvéniles au total (100 juvéniles de Sciaena umbra et 100 juvéniles de Dentex dentex) seront également utilisés dans ce projet en étant également soumis à une anesthésie dans le but d’effectuer un prélèvement individuel d’un petit morceau de nageoire caudale. Chaque prélèvement génétique s’effectuera individuellement et ne durera pas plus de 30 secondes où l’animal sera hors de l’eau. Puis il sera immédiatement transféré dans un bac de réveil fortement oxygéné.

Impact sur les animaux

Aucune nuisance n’est attendue sur les animaux. Cependant, une mauvaise réaction à l’anesthésiant lors de la session de prélèvement de tissu (respiration très lente et discontinue) n’est jamais à exclure ni à négliger. Ce type de réaction entraînera l’arrêt complet de l’intervention et une aide à la ventilation (mouvements lents favorisant la circulation de l’eau sur les branchies) sera pratiquée dans une eau claire sans anesthésiant. Les réponses post-traumatiques étant maximales de 60 à 90 minutes après le traumatisme, un non-retour à un état considéré comme normal entraînera une euthanasie par balnéation (anesthésie puis transfert pour euthanasie dans une solution de Benzocaïne à 1000 ppm). La mort de l’animal sera confirmée en lien avec l’absence de mouvements operculaires.

Devenir

A l’issue de la procédure unique, les individus seront gardés en vie et retrouveront leurs bassins d’élevage au cœur de la station de production aquacole. Les géniteurs sont en effet nécessaires à la production de la station aquacole et les juvéniles seront réintégrés dans le circuit d’élevage de la plateforme à des fins de production aquacole (qui est le cœur de la station aquacole, permettant un partage de technologies à des aquaculteurs locaux). Tous les individus repartiront ainsi dans leurs bassins d’élevage dans les mêmes conditions que précédemment (température, photopériode, salinité, densité, volume d’eau, etc.)

Remplacement

Il est impossible dans le cadre de ce protocole de remplacer ces espèces par un autre modèle, l’intérêt du projet étant justement d’étudier la génétique de ces deux espèces.

Réduction

L’effectif d’individus prélevés pour la mesure de la diversité génétique sur les juvéniles (soit n=100 juvéniles par espèce) a été calculé à partir de données d’expérimentations précédentes et de la littérature pour assurer une puissance statistique de détections suffisante avec des tests statistiques adaptés. Les deux lots de géniteurs (pour rappel, issus du milieu naturel) sont tous prélevés pour comparer la diversité génétique des lots de géniteurs avec celle des populations sauvages et ainsi voir si leur diversité génétique reflète bien la diversité génétique naturelle. Ainsi pour ces analyses-ci, 100 juvéniles par espèce ainsi que les 25 géniteurs denti et les 25 géniteurs de corbs (soit 250 individus au total) semble être un effectif nécessaire et suffisant pour l’exploitation de données concernant la diversité génétique des lots d’élevage.

Raffinement

Plusieurs procédures d'anesthésie générale, d’asepsie et de prélèvements optimales ont été mises en place dans le cadre des procédures pour limiter la souffrance et le stress des animaux. Avec, notamment, un dosage anesthésique fin permettant la minimisation du stress chez tous les individus et un réveil rapide, des prélèvements dans la partie la plus fine de la nageoire caudale et une désinfection systématique entre chaque individu. La totalité des prélèvements de tissu seront effectués sous anesthésie générale. Ce prélèvement s’effectuera hors de l’eau mais ne sera pas plus long que 30 secondes. Entre chaque prélèvement, le matériel de prélèvement (ciseaux chirurgicaux) sera désinfecté (Ethanol 96% NORMAPUR) afin d’éviter toute contamination (par exemple, bactérienne) de la zone incisée de l’animal (bientraitance) et afin d’éviter toute contamination biologique (ADN) entre les différents échantillons (concernant les résultats expérimentaux).

Choix des espèces

Ces deux espèces sont des espèces emblématiques de Méditerranée et sont également considérées comme des espèces trophées, induisant une diminution de leurs stocks naturels à cause d’une surexploitation par la pêche et d’une dégradation de leurs habitats. De meilleures connaissances concernant leur génétique liée à l’élevage pourraient être utilisées dans une optique de restauration dans un but de sauvegarde de ces espèces pour la biodiversité. Les individus produits en écloserie de Dentex dentex et de Sciaena umbra sur lesquels nous ferons les prélèvements (de nageoire caudale) sont des individus au stade juvénile. Il faut savoir que les génotypes individuels ne sont en aucun cas influencés par la taille ou le stade de développement des individus. Il sera donc préférable de prélever les échantillons biologiques sur des individus au stade juvénile plutôt que sur des larves. En effet, l’anesthésie de larves est trop complexe et incertaine : cela risquerait d’engendrer un fort taux de mortalité. Le stage juvénile est, lui, un stade pour lequel les individus sont bien plus robustes à l’anesthésie. De plus, grâce à une connaissance de plus en plus conséquente de ces deux espèces par l’équipe en charge de ce futur projet, les dosages anesthésiques pour ces deux espèces et pour des petites tailles de juvéniles sont maîtrisées et n’induisent aucune mortalité. Egalement, l’analyse de la diversité génétique du lot de géniteurs de Dentex dentex et de Sciaena umbra (individus issus du milieu naturel) permettra de vérifier que ces lots de géniteurs ont une diversité génétique représentative de la diversité génétique retrouvé dans le milieu naturel pour les deux espèces. Ainsi des prélèvements génétiques seront effectués sur les 2 lots de géniteurs : des individus adultes et matures sexuellement.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 170
Souffrances
▲ 30
▲ 140
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 170

170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue dont une partie sous anesthésie sans réveil, dans des procédures déclarées de gravité légère. Placées sous anesthésie au contact d'un objet irradié cinq jours sur sept pendant sept semaines, tondues et privées de supplément en niacine, elles servent à mesurer l'accumulation de cassures de l'ADN dans les tissus voisins d'une zone irradiée. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable, les souris ne recevant que de très faibles doses. Il indique avoir d'abord travaillé sur cultures cellulaires et juge désormais l'étape animale nécessaire pour vérifier ces résultats dans un organisme entier.

Objectifs

Plus de la moitié des cancers sont traités par radiothérapie, seule ou en combinaison avec de la chimiothérapie ou de la chirurgie. Les radiations utilisées pour le traitement créent des cassures sur les deux brins de la double hélice d’ADN, qui sont létales pour les cellules cancéreuses. Bien que les techniques de radiothérapie soient de plus en plus précises, les rayonnements touchent toujours des cellules saines à proximité de la zone traitée, ce qui induit des effets secondaires. Certains sont immédiats, comme une réaction inflammatoire, d’autres sont beaucoup plus tardifs, avec un risque de développement d’un second cancer. Les seconds cancers sont extrêmement rares, mais souvent sévères, avec un taux de survie à 5 ans compris entre 10 et 40%. Comme ils se développent de nombreuses années après la radiothérapie initiale, ils concernent principalement des personnes ayant souffert d’un cancer durant leur enfance. Il est donc important et urgent de comprendre les mécanismes responsables du développement de ces cancers afin de pouvoir mieux prévenir leur formation. Lors d’études précédentes réalisées sur des cultures de cellules, nous avons montré que les cellules saines en bordure de zone traitée, recevant uniquement de très faibles doses de rayonnements, subissent aussi des cassures de l’ADN, mais seulement sur un brin, ce qui n’est pas létal pour les cellules, mais induit leur sénescence prématurément, ce qui se traduit entre autres par un arrêt de prolifération. Puis, quelques rares de ces cellules sénescentes évoluent vers un état pré-tumoral. L’objectif de ce projet est de vérifier une partie de ces résultats chez l’animal, notamment l’accumulation de cassures simple-brin de l’ADN, qui est l’étape cruciale pour l’induction de la sénescence puis l’acquisition de mutations nécessaires à l’évolution tumorale.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes responsables du développement des seconds cancers post-radiothérapie. Les résultats seront publiés dans une revue scientifique internationale à comité de lecture. La compréhension de ces mécanismes pourrait doter la clinique de marqueurs prédictifs de risque d’apparition des seconds cancers, que pourraient être les marqueurs de sénescence et de cassures simple-brin l’ADN. Des traitements préventifs ciblant les cellules sénescentes pourraient ensuite faire l’objet d’essais cliniques.

Procédures

Afin de n’étudier que l’effet des radiations sur les cellules saines en bordure d’une tumeur, nous n’irradierons pas les souris directement, mais nous les placerons en contact étroit avec un objet mimant la tumeur, appelé fantôme qui, lui, sera irradié. Les irradiations suivront un protocole similaire à celui appliqué aux patients, soit 2 Gy par séance quotidienne, sauf les week-ends, pendant maximum 7 semaines. De façon à bien assurer le contact entre la souris et le fantôme, les souris seront tondues et du gel d’échographie sera appliqué sur leur peau. Pendant la tonte et l’irradiation, les souris seront anesthésiées (anesthésie gazeuse). Les souris seront euthanasiées après une irradiation et à la fin de chaque semaine et des fragments de tissus seront prélevés. Ils feront ensuite l’objet d’analyse microscopique pour quantifier l’accumulation des cassures simple-brin de l’ADN au fur et à mesure des irradiations. Nous comparerons les résultats à des contrôles négatifs d’âge égal et manipulées comme les souris irradiées (anesthésie, tonte et application de gel d’échographie). Nous réaliserons également des contrôles positifs, c’est-à-dire des souris qui seront irradiées directement une fois et qui auront donc des cassures simple-brin de l’ADN. Deux jours avant le début du protocole d’irradiation, puis pendant tout le protocole jusqu’à l’euthanasie finale, l’alimentation des souris qui est très enrichie en vitamines passera à une alimentation sans supplémentation en niacine (= vitamine B3). En effet, la niacine est nécessaire à la réparation des cassures simple-brin de l’ADN. Un excès, bien supérieur à la quantité naturellement présente dans les céréales composant les granulés de l’alimentation des souris en animalerie et bien supérieur à la quantité moyenne présente dans l’alimentation humaine, pourrait minimiser les effets de la radiothérapie. Nombre de souris et nombre d’irradiations : - 5 souris placées en contact d’un fantôme irradié 1 fois - 5 souris contrôle négatif - 5 souris contrôle positif irradiées directement 1 fois - 5 souris placées en contact d’un fantôme irradié 1 fois par jour pendant 5 jours consécutifs (= 1 semaine) - 5 souris contrôle négatif - Même procédure que précédemment à 2, 3, 4, 5, 6, 7 semaines. Au total, nous aurons besoin de 85 souris. Nous prévoyons le double, pour pouvoir refaire tout ou en partie la procédure en cas de problème, soit 170 souris au maximum.

Impact sur les animaux

Pour les souris contrôle positif, aucun effet indésirable n’est prévu, car elles seront euthanasiées tout de suite après irradiation. Pour les souris contrôle négatif, elles ne subiront qu’un rasage une fois tous les 8 ou 15 jours, une anesthésie gazeuse et une application de gel d’échographie quotidiennes, ce qui ne devrait pas avoir d’effet indésirable. Pour les autres souris, aucun effet indésirable n’est prévu non plus car, en n’étant pas irradiées directement, elles ne recevront que des doses très faibles, ce qui ne devrait pas induire de réaction inflammatoire. Par ailleurs, elles ne devraient pas avoir le temps de développer de seconds cancers, car les cancers induits par irradiation chez la souris sont connus pour se développer après une période d’au moins 18 mois. Deux jours avant, puis pendant tout le protocole d’irradiation, le régime alimentaire des souris comprendra uniquement la niacine apportée par les céréales (soit 50mg/kg, à comparer aux 70mg/kg des régimes supplémentés), alors que le minimum recommandé est de 30mg/kg. Cette absence de supplémentation en niacine ne devrait donc pas changer la physiologie globale des souris, d’autant qu’elle ne sera pas réalisée pendant la croissance des souris.

Devenir

A l’issue de chaque procédure les souris seront sacrifiées et des prélèvements de tissus seront réalisés pour des analyses microscopiques. Les analyses consisteront à quantifier les cassures simple-brin de l’ADN dans les cellules devenues sénescentes suite aux irradiations successives.

Remplacement

Nous avons déjà répondu à l’injonction de remplacement en réalisant des études préalables utilisant des cellules en culture. Nous avons ainsi pu montrer que les radiations touchant les cellules saines situées en bordure d’une zone irradiée induisent des dommages à l’ADN (des cassures simple-brin) qui s’accumulent et de la sénescence cellulaire. Ces résultats ont été publiés dans une revue scientifique internationale à comité de lecture. Mais nous ne pouvons affirmer que ces évènements (cassures simple-brin de l’ADN et sénescence) auront lieu dans des cellules incluses dans un organisme, avec notamment un système immunitaire qui pourrait éliminer les cellules sénescentes. C’est pourquoi, même si nous avons commencé par remplacer l’expérimentation animale par des études in vitro, nous devons maintenant procéder à des études chez l’animal.

Réduction

Notre stratégie expérimentale est composée de deux étapes. La 1ère étape déterminera l’avenir du projet qui ne sera poursuivi que si nous détectons bien une formation de cassures simple-brin de l’ADN dans les tissus à distance de la zone irradiée. Plusieurs échantillons de tissu à même distance de la zone d’irradiation seront pris par souris ce qui permet d’augmenter le nombre d’échantillons. Un calcul de puissance statistique en se basant sur nos résultats in vitro nous indique que 2 souris par lot seraient suffisantes. Néanmoins, étant donné que les résultats pourraient être plus variables in vivo qu’in vitro, nous monterons à 5 souris par lot. Trente souris seront donc nécessaires (5 par lot, 3 lots, multiplié par deux pour pouvoir refaire l’expérience en cas de problème). La 2ème étape permettra de déterminer si les cassures simple-brin de l’ADN s’accumulent au fur et à mesure des irradiations d’un protocole mimant un traitement de radiothérapie anti-cancéreuse standard et induisent la sénescence. Nous limiterons à 7 semaines d’irradiation, ce qui correspond au traitement maximal appliqué chez l’homme. Nous fixons a priori la taille des lots à 5 comme pour l’étape 1, mais si en fonction des résultats de l’étape 1, il est possible de diminuer le nombre de souris, nous le ferons. Nous prévoyons donc cent quarante souris (5 par lot, 14 lots, multiplié par deux en cas de problème).

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages d’une animalerie thermiquement et hygrométriquement régulée, avec un éclairage alternant jour/nuit. Elles auront accès à de l’eau stérilisée et à une alimentation à volonté. Leurs cages seront équipées d’une litière enrichie de 2-3 nestlés. Pour chaque manipulation (rasage, irradiation), les animaux seront anesthésiés (anesthésie gazeuse). Les manipulations des animaux (mise en cage, anesthésie, irradiation, mise à mort) seront réalisées par un personnel qualifié. Un suivi quotidien des animaux sera réalisé de manière à s’assurer qu’ils ne présentent pas de signes de souffrance nécessitant l’arrêt des procédures et leur euthanasie. La souffrance sera évaluée par l’observation de paramètres de poids, de comportement et d’apparence reportés dans une grille standard permettant d’établir un score à ne pas dépasser. Tout animal dépassant ce score sera exclu du protocole d’irradiation et mis à mort. Des échantillons de tissus seront alors prélevés et analysés comme prévu, pour ne pas perdre de données.

Choix des espèces

La souris est une espèce classiquement utilisée en radiobiologie et cancérologie, dont la génétique et la manipulation sont bien maitrisées en laboratoire. De plus, nous utiliserons une souche de souris transgénique (p16-tdTomato : insertion de tdTomato fluorescent dans le gène p16) qui permet d’analyser facilement les cellules sénescentes. Enfin, en lien avec notre problématique, la souris est connue pour développer des cancers lorsqu’elle est soumise à des irradiations. Nous utiliserons des souris adultes jeunes ayant atteint leur taille maximale, soit âgées de 10 semaines. L’acquisition de la taille adulte permettra de placer toujours la souris de la même manière en contact avec le fantôme irradié. La sénescence cellulaire survient avec l’âge. C’est la raison pour laquelle nous utiliserons des souris jeunes pour être le moins possible parasité par la sénescence survenant spontanément avec l’âge.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 30
 -

30 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés vivants et replacés dans leur environnement d'étude à l'issue. Soumis à un régime gras, ils subissent cinq prélèvements de sang à la jugulaire et des prélèvements de selles, dont certains par écouvillon rectal ou isolement de vingt-quatre heures, pour tester un extrait végétal censé prévenir les troubles métaboliques du surpoids. Le porteur indique provoquer volontairement chez eux un surpoids et des désordres métaboliques, objet de l'étude. Il présente le chien comme l'espèce cible et affirme qu'il n'y a "absolument pas d'alternative" à son remplacement.

Objectifs

De nombreuses études ont révélé le rôle central de la dysbiose intestinale dans l’initiation et l’entretien des désordres associés aux maladies métaboliques (i.e. syndrome métabolique). Le premier objectif de ce projet sera d’explorer l’action prébiotique potentielle d'un extrait végétal standardisé (versus un composant majoritaire de l'extrait) et son impact sur le profil métabolique chez des chiens exposés à un régime hyperlipidique, par leur suivi clinique et biologique (analyse du microbiote intestinal, paramètres biochimiques, métaboliques). L’activité prébiotique potentielle de l’extrait végétal standardisé sera également évaluée en présence d’un probiotique spécifique, déjà développé et commercialisé chez le chien. Parmi les facteurs susceptibles de participer aux dérèglements métaboliques et inflammatoires, les protéines sirtuines, notamment les sirtuines 1 et 3, émergent comme des cibles potentielles pour des interventions nutritionnelles ou pharmacologiques. Les sirtuines, des désacétylases NAD- dépendante, sont des régulateurs importants de l’activité des protéines impliquées dans le métabolisme cellulaire et le contrôle de l’inflammation. Différents travaux ont démontré les effets positifs de la modulation des sirtuines 1 et 3 dans les maladies métaboliques et inflammatoires. Par exemple, la modulation des sirtuines 1 et 3 induit des effets bénéfiques sur les métabolismes (notamment glucidique) via partiellement le contrôle de l’inflammation (voie PPARs et le facteur NF-KB) et du stress oxydatif. Par conséquent, tout traitement visant à augmenter l’activité désacétylase des sirtuines 1 et 3 pourrait constituer une approche thérapeutique qui pourrait s’avérer très prometteuse. Le deuxième volet de ce projet sera consacré à explorer les effets de l’extrait végétal standardisé (versus un composant majoritaire de l'extrait) sur l’expression et l’activité des facteurs susceptibles de participer aux dérèglements métaboliques, oxydants et inflammatoires comme les sirtuines 1 et 3, les PPARs et le facteur NF-KB. Notre hypothèse est que la richesse de cet extrait végétal en flavonoïdes, en anthocyanines et en acides phénols, et surtout leur potentielle action synergique et/ou additive pourrait lui conférer une action anti-inflammatoire et régulatrice des métabolismes lipidique et glucidique plus efficace en impliquant notamment un rôle des sirtuines 1 et 3.

Bénéfices attendus

Notre hypothèse principale est que l’action synergique des composants majeurs (acides phénoliques, flavonoïdes, anthocyanes) de l’extrait végétal standardisé augmente la diversité microbienne, renforce la barrière épithéliale intestinale et améliore le profil métabolique en prévenant l’accumulation des graisses. Par ailleurs, une des stratégies visant à limiter ou réduire le processus inflammatoire associé au surpoids est également l’utilisation de probiotiques ayant la capacité de supprimer la production de facteurs pro-inflammatoires ou favoriser la synthèse de métabolites anti-inflammatoires comme les acides gras à chaîne courte (AGCC). Les protocoles mis en œuvre dans le cadre de ce projet devraient permettre de déterminer si l’extrait végétal standardisé étudié (comparativement à son principal principe actif) est apte à prévenir l’inflammation et les perturbations métaboliques associées au surpoids. Les composants de l'extrait végétal testé pourraient avoir une action synergique et/ou additive conférant une action anti-inflammatoire et régulatrice des métabolismes lipidiques et glucidiques plus efficace en impliquant notamment un rôle des sirtuines 1 et 3. Ce projet pourrait apporter la preuve de concept que l’intérêt thérapeutique de plante étudiée chez le chien ne dépend pas d’un principe actif mais d’une action synergique de ses principaux constituants. Ce projet pourrait également permettre de faire émerger chez le chien une nouvelle classe de produits thérapeutiques qui combine l’extrait bactérien et l’extrait standardisé végétal dans la prévention de l'inflammation et des dérèglements métaboliques associés au surpoids.

Procédures

3 interventions : 30 chiens suivront un régime hyperlipidique avec administration ou non d'une supplémentation en extrait végétal standardisé ou d'un composant majoritaire de l'extrait étudié avec ou sans un probiotique déjà développé chez le chien, 30 chiens auront des prélèvements sanguins, 5 fois sur une période de 3 mois avec un intervale de 2 semaines minimum ; 30 chiens auront des prélèvements de selles (4 fois). 1- Les prélèvements sanguins se feront au niveau de la veine jugulaire par une personne expérimentée. L'acte de prélèvement dure 2 minutes environ (contention par un tiers, rasage et désinfection du site de prélèvement). 2- Concernant les selles, deux approches de prélèvement seront envisagées : - Dans la première approche, les chiens doivent être individualisés. Ils seront maintenus en box individuel de 4m² durant 24h pour le recueil des selles destinées aux analyses du microbiote (équilibre des différents groupes et espèces d’intérêt). Cela sera répété 4 fois lors de l'étude efficacité. - Dans la deuximème approche, les selles seront recueillies sur animaux vigiles à partir d'un écouvillon (stérile) rectal. le chien est légèrement contenu, un écouvillon est délicatement introduit de 2 à 3 cm dans l'anus et tourné sur la paroi une dizaine de fois, puis retiré. L'animal est alors remis dans son box. Les deux mode de recueil des selles sont de nature légère. Dans le cas d'individualisation, les animaux seront isolés en box individuel mais avec un contact visuel avec leurs congénères. La méthode par écouvillonnage rectal permet de recueillir une petite quantité de selles qui devrait être suffisante pour l'analyse. L'objectif secondaire de ce mode de prélèvement est d’établir si les selles récoltées par ce biais sont représentatives du microbiote intestinal. Si c’était le cas, nous pourrions envisager de ne plus individusaliser pendant 24 h nos chiens pour le recueil des selles dans le cadre de l'étude du microbiote intestinal (dans le cadre de la règle des 3R, nous raffinerons ainsi notre procédure de recueil des selles).

Impact sur les animaux

Les animaux soumis au régime hyperlipidique vont développer des désordres métaboliques liés au surpoids, ce qui est l'objet de l'étude. Les traitements mis en oeuvre ont comme objectif d'atténuer les complications générées par le surpoids. Aucune nuisance n'est attendue de l'extrait standardisé étant reconnu pour ses vertus par la pharmacopée et déjà utilisé chez le chien, de même pour le probiotique utilisé. En cas de souffrance, l’animal sera mis en observation pour d’éventuels soins. Si la souffrance, pour des raisons inconnues, persiste, il sera exclu de l'étude.

Devenir

Les animaux sont replacés dans leur environnement d'étude après chaque procédure. Le comportement des animaux est surveillé après chaque procédure pour s'assurer de leur bonne santé.

Remplacement

Il s'agit de l'espèce cible des résultats du projet. Eu égard à la nature de ce projet (démonstration scientifique de l'efficacité et de la tolérance sur espèce cible), il n’y a absolument (et à l’évidence) pas d’alternative qui permettrait le remplacement le chien.

Réduction

Nous utilisons 6 chiens par groupes afin d'avoir un nombre suffisant pour pouvoir réaliser des tests statistiques pertinents et anticiper les différences interindividuelles pour répondre aux objectifs de l'étude. Le nombre de prélèvement étant répété sur chaque chien, cela permet de réduire leur nombre au minimum et d'avoir des données suffisantes pour répondre aux questions posées par une utilisation optimisée de ces dernières sur chaque animal.

Raffinement

L'hébergement respecte les recommandations en vigueurs chez les animaux de l'étude. L'enrichissement du milieu de vie est régulièrement amélioré (balade et moments en liberté, jeux...). Un suivi régulier des animaux est assurés par le personnel animalier (observation quotidienne de l’état général et du comportement, pesées hebdomadaires). La définition de points limites et une grille de scoring de la souffrance et/ou de la douleur sont mis en place chez tous les animaux soumis aux différents traitements prévus dans le projet. Les protocoles expérimentaux sont optimisés pour chaque procédure afin d’obtenir le maximum d’informations et ainsi une meilleure analyse des résultats obtenus.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible des résultats du projet. Il n'y a donc pas d'alternative qui permettrait leur remplacement. Les chiens sont des adultes de 2 ans, en bonne santé et n'ayant pas reçu de traitement antibiotique ou tout autre traitement pouvant modifier le microbiote, depuis au moins 3 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Xénopes : 883
Souffrances
▲ -
▲ 18
▲ 865
▲ -
Devenir
 -
 -
 38
 845

883 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tués et une partie réutilisée pour d'autres projets. Les femelles sont injectées pour pondre, les têtards génotypés par écouvillon puis soumis à un test de nage, et les embryons surnuméraires comme les têtards non porteurs de la mutation sont tués avant terme. Le porteur crée cinq lignées génétiquement modifiées pour étudier l'axe thyroïdien, et anticipe le développement possible d'un goitre chez les têtards rendus hypothyroïdiens. Il affirme que la complexité de cet axe ne peut être reproduite in vitro et présente le choix d'un amphibien à un stade larvaire comme un respect des 3R.

Objectifs

Les hormones thyroïdiennes (HTs) contrôlent de nombreux processus biologiques en régulant l’expression de nombreux gènes. Des perturbations de la signalisation de ces hormones sont à l’origine de diverses pathologies qui peuvent se manifester tout au long de la vie des êtres vivants et constituent des problèmes majeurs de santé publique et santé environnementale. Ainsi, l’étude des gènes contrôlés par les HTs est essentiel pour comprendre les mécanismes liés à cette signalisation. La complexité du système hormonal lié à la thyroïde ne peut être reproduite in vitro à cause de nombreux mécanismes de contrôles de la régulation de cet axe et nécessite de recourir à des organismes modèles animaux. A l’heure actuelle, aucune batterie de tests in vitro ne peut prendre en compte la circulation sanguine, la métabolisation par le foie et le rétrocontrôle exercé par le cerveau sur la production d’hormones par la thyroïde. Le xénope dont la métamorphose est dépendante d’un pic en hormones thyroïdiennes identique à celles des autres vertébrés dont l’Homme, est un amphibien couramment utilisé comme modèle pour étudier l’axe thyroïdien et les perturbations de cet axe. Pour étudier le rôle de ces HTs, nous avons donc choisi le xénope comme modèle et des stades d'études (embryo/larvaire) qui permettent de satisfaire au mieux la règle des 3R. Notre projet a pour objectif la création de 5 lignées génétiquement modifiées chez le xénope, où l’inactivation d’un gène clé de la signalisation HTs dans chaque lignée, entraine soit une hyperthyroïdie soit une hypothyroïdie chez les animaux portant la mutation. La caractérisation de ces 5 lignées nous permettra de mieux comprendre les conséquences d’une déficience ou d’un excès en HTs sur le développement des animaux, en s’interressant plus particulièrement au développement du cerveau.

Bénéfices attendus

Le but du projet est de pouvoir développer des modèles hypothyroïdiens et hyperthyroïdiens avec l’invalidation de 5 gènes sélectionnés pour leur rôle essentiel dans la signalisation thyroïdienne. Les hormones thyroidiennes (HTs) sont conservées parmi tous les vertébrés. Les HTs jouent un rôle clé dans les transitions des cycles de vie de ces vertébrés et notamment la métamorphose des amphibiens. Les retombées de ce projet seront, au niveau scientifique, de mieux comprendre les mécanismes d’action des HTs en étudiant les fonctions des protéines invalidées (stratégie de perte de fonction). Ce projet permettra en outre, d’établir des points de comparaison entre les modifications de l’expression des gènes observées suite à l’invalidation des 5 gènes clés de l’axe thyroïdien avec celles qui ont pu être observées suite à une exposition à des produits chimiques susceptibles de perturber la signalisation par les HTs. D’un point de vue applicatif, nous pourrons tester des stratégies profilaxiques afin de traiter les patients atteints de telles mutations, mais aussi analyser les comportements associés à la perte de fonction de ces gènes et faire des comparaisons avec ce qui est observé en écotoxicologie sur certaines espèces.

Procédures

Afin d'obtenir des œufs, les femelles adultes sont induites à pondre par injections en sous-cutané dans les sacs lymphatiques dorsaux avec de l'hormone chorionogonadotropine humaine. Elles sont capturées avec une épuisette (propre et désinfectée) dans laquelle ils sont maintenus manuellement sans pression, pour éviter qu’elles ne s’échappent pendant l’injection. Une pression légère sur le point d’injection est faite pendant quelques secondes au moment de retirer l’aiguille. Dans le but d’identifier les animaux portant la mutation du gène ciblé pour chaque lignée, un prélèvement de mucus sur les têtards anesthésiés est fait de façon non invasive, à l’aide d’un écouvillon frotté délicatement sur la peau de chaque animal. La durée du prélèvement est d’environ 15 secondes par animal et ne sera effectué qu’une seule fois sur les animaux à génotyper. Un test de mobilité consistant à suivre le mouvement de chaque têtard pendant 10 minutes avec une alternance de périodes lumière/obscurité sera fait pour les animaux de chacune des 5 lignées afin de contrôler si la mutation affecte ou non cette mobilité.

Impact sur les animaux

Pour les 5 gènes choisis, l’invalidation des différents gènes ciblés devrait conduire soit à une baisse des HTs circulantes entrainant une hypothyroïdie générale de l’animal, soit au contraire à une augmentation des HTs circulantes entrainant une hyperthroïdie de l’animal. Pour les invalidations de gènes qui sont succeptibles d’induire des hypothyroïdies, nous anticipons la possibilité pour les têtards de développer une hypertrophie de la glande thyroïde (goitre).

Devenir

Procédure 1 : Induction de la ponte des femelles xénope (18 femelles de type sauvage dites Wild Type) et récolte des œufs. Toutes les femelles sont gardées et pourront être impliquées dans d’autres projets à la suite de cette procédure. Procédure 2 : Création et élevage des animaux de chaque lignée où chacun des 5 gènes ciblés a été inactivé. Dans un 1er temps les 325 animaux impliqués dans cette procédure (soit 50 par lignée donc 250, et 75 animaux contrôles) seront élevés jusqu’au stade têtard pour être génotypés afin d’identifier et de conserver les animaux où le gène ciblé est bien inactivé, lesanimaux partiellement ou non invalidés ne seront pas conservés. Ensuite seuls les animaux pleinement invalidés sont élevés jusqu’au stade adulte où 2 couples d’animaux par lignée (soit 2x5 femelles et 2x5 mâles) seront conservés pour établir les 5 lignées qui serviront à produire les animaux portant chacune des mutations voulues. Tous les adultes des 5 lignées sont gardés et pourront être impliqués dans d’autres projets à la suite de cette procédure. Procédure 3 : Analyse moléculaire et comportementale des 5 lignées. La mobilité des animaux mutants pour chacune des 5 lignées sera étudiée. Cela comprendra l’analyse de 540 têtards pour le comportement de nage (90 animaux x 5 lignées + 1 lignée contrôle) au stade NF48 (15 jours post fécondation). Puis sur les 540 têtards, seuls 90 têtards (15 têtards par groupe) seront conservés afin de réduire le nombre d'animaux en expérimentation et ils seront élevés jusqu'au stade NF55 (33 jours post fécondation) pour prélever différents tissus destinés à être analysés.

Remplacement

L’objectif de notre projet est de comprendre les effets d’une déficience ou d'un excès en hormones thyroïdiennes au cours du développement. La complexité de l’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien ne peut être reproduite in vitro à cause de nombreux mécanismes de régulation de cet axe et nécessite de recourir à des animaux modèles. Aucune batterie de tests in vitro ne peut prendre en compte la circulation sanguine, la métabolisation par le foie et le rétrocontrôle exercé par le cerveau sur la production d’hormones par la thyroïde. Nous avons choisi un modèle (amphibien) et des stades d'études (embryon/larve) qui permettent de satisfaire au mieux de la règle des 3R.

Réduction

La production d’animaux est réduite au maximum de façon à atteindre les objectifs. Pour les procédures 1 à 2, correspondant à la production de lignées, le nombre d’animaux utilisés correspond au meilleur compromis pour parvenir à établir le nombre de mutants, avec une reproductibilité sur au moins trois expériences indépendantes. Lorsqu’une ponte fournira plus d’embryons que nécessaire pour une expérience prévue, les embryons surnuméraires seront euthanasiés avant la fin des stades éleuthero-embryons.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions optimisées pour leur croissance et leur reproduction. Les embryons et larves sont maintenus dans un milieu d’élevage adapté à leur croissance et les adultes dans de l’eau dont les paramètres sont surveillés quotidiennement (température) ou de façon hebdomadaire (salinité, concentration en nitrate-nitrite et pH). Les têtards sont nourris avec de la poudre d’ortie avec un apport en proteines, puis après métamorphose les animaux sont nourris avec de la nourriture sèche ainsi que de la nourriture riche en protéines (vers de vase), afin d’assurer aux animaux une croissance optimale. Ils sont maintenus à une densité recommandée par la directive européenne afin d’éviter tout stress dû à une surpopulation ou un isolement. Enfin, les animaux sont l’objet d’un suivi quotidien et tout animal présentant des signes de maladies est isolé et soigné pour éviter toute propagation.

Choix des espèces

Le xénope (Xenopus laevis) est un modèle reconnu pour l’étude du système hormonal lié à la thyroïde. En effet la métamorphose est entièrement dépendante d'un pic en Hormone thyroïdienne. Ce pic a lieu à la naissance chez les humains (et la plupart des vertébrés) et permet la maturation du système nerveux. Cette espèce, comme tous les vertébrés, possède les mêmes hormones que les Hommes. Elle offre l'avantage 1) de ne pas être un mammifère et d'avoir un développement externe qui permet un traitement avec des différentes molécules par balnéation et non par gavage ou par injection, 2) d'être un vertébré tétrapode (à la différence des poissons) et d'être évolutivement relativement proche de l'Homme. De plus, son développement rapide, le grand nombre d’embryons synchronisés obtenus par fécondation in vitro, la transparence des embryons, les possibilités de transgénèse et de mutagenèse, en font un modèle de choix pour la recherche. Les femelles adultes de type sauvage permettront d’assurer la production des œufs qui serviront à créer les 5 lignées génétiquement modifiées présentant chacune l’inactivation d’un gène clé de la signalisation thyroïdienne. Pour établir les 5 lignées, les têtards seront élevés jusqu’au stade adulte pour sélectionner 20 adultes, soit 10 mâles et 10 femelles matures sexuellement correspondant à 2 couples par lignée créée. Pour caractériser les 5 lignées, les couples permettront d’assurer les reproductions, puis les tests de mobilité (comportement de nage) seront pratiqués sur les têtards issus de ces reproductions au stade NF48 (15 jours post fécondation) et les tissus seront prélevés pour analyse au stade NF55 (33 jours post fécondation).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 370
Souffrances
▲ -
▲ 320
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 370

370 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mâles sont vasectomisés par une chirurgie de trente minutes puis gardés huit mois, les femelles reçoivent des stimulations hormonales, un agent de contraste par voie vaginale et une insémination, pour comprendre comment ce produit améliore la fertilité. Le porteur indique que l'agent de contraste iodé peut provoquer chez les femelles une réaction allergique avec difficulté respiratoire. Il affirme qu'aucun système de culture ne permet d'obtenir des gamètes fécondables et que l'étude de la fertilité ne peut se passer d'animaux reproduisant les atteintes humaines.

Objectifs

L'infertilité touche près de 15% des couples en age de concevoir. Les causes de cette infertilité peuvent être multiples et touchent aussi bien les hommes que les femmes. L'une des causes féminines est l'imperméabilité des trompes de Fallope, ce qui aura pour conséquence d'empecher le passage des spermatozoides vers l'oviducte et donc la fécondation ovocytaire. Afin de tester cette hypothèse, les femmes subissent une hystérosalpyngographie qui consiste en l'injection d'un agent de contraste monitoré sous rayons X et qui permet de visualiser l'utérus et les oviductes. Cet examen médical peut se faire à l'aide d'agents de contraste soit huileux (oil-soluble contrast media dénommé ci-après OSCM), soit soluble dans l'eau (water-soluble contrast media, ci-après WSCM). Une amélioration du taux de grossesse a été montrée lorsque les patientes sont traitées avec le OSCM (39.7%) vs le WSCM (29,1%). Cette amélioration est visible jusqu'à 6 mois après l'hystérosalpyngographie. Le but de notre projet est donc de comprendre dans un modèle murin à quel niveau un OSCM agit : épithélium utérin/oviductal, implantation embryonnaire, physiologie spermatique et améliore ainsi la fertilité. La souris étant un mammifère hyperfertile, il faudra donc dans un premier temps générer un modèle sous-fertile puis analyser si un traitement avec un OSCM rétablit une fertilité normale.

Bénéfices attendus

A court terme, cela permettra de comprendre comment un OSCM améliore la fertilité et sur quel type cellulaire il agit. A plus long terme, une fois la cible déterminée, de nouvelles molécules pro-fertilisantes pourront être developpées et proposées aux patients.

Procédures

Chirurgie sur les males pour la vasectomisation (30 minutes par souris, une chirurgie par souris). Injection intra-péritoneale pour les stimulations hormonales, les anesthésies et les analgésies (2 à 4 par souris femelle). Injection avec l'agent de contraste par voie vaginale (1 par souris femelle). Insémination intra-utérine ou tranfert d'embryon (1 par souris femelle)

Impact sur les animaux

La stimulation hormonale et l'insémination des souris femelles nécessitera leur préhension, de même que l'anesthésie et l'analgésie des souris males et femelles. Les males ayant une vasectomie pourront perdre du poids. Les souris femelles traitées au lipiodol pourraient faire une réaction allergique (difficulté respiratoire, rougeur) due à la présence d'iode dans le produit de contraste.

Devenir

Les males vasectomisés sont maintenus en vie pendant 8 mois puis euthanasiés. Nous ne pouvons réutilier les femelles traitées au lipiodol car nous ne connaissons pas la durée d'action du composé.

Remplacement

L'étude de la fertilité nécessite l'utilisation d'animaux reproduisant les phénotypes observés chez l'homme. Il est donc compliqué de les remplacer. Il n'existe aucun système de culture in vitro permettant d'obtenir des gamètes matures et fécondables (femelle) ou fécondantes (male).

Réduction

Le nombre minimal d'animaux sera utilisé dans chaque procédure tout en garantissant une étude statistique correcte (ANOVA, test de Tukey's). Lorsque les gamètes sont utilisées en fécondation in vitro, la stimulation hormonale des souris permet de récupérer un grand nombre d'ovocytes, cela permet de réduire le nombre de souris femelles. Plusieurs fécondation in vitro ou insémimation intra-utérine seront réalisées avec les spermatozoides d'un seul male, ce qui permet de réduire le nombre de males utilisés dans l'étude. Les males vasectomisés serviront tout au long du projet.

Raffinement

Les souris seront placées en conditions de température régulée, ad libitum. Afin de limiter l'angoisse et le stress, les souris sont hébergées à plusieurs par cage. Pour qu'elles puissent interargir avec leur environnement, faire leur nid et se cacher, des rouleaux et du papier sont ajoutés lors du change. Les animaux seront maintenus le moins de temps possible afin d'injecter les hormones nécessaires à la stimulation ovarienne, le traitement au lipiodol ou les anesthésiants/analgésiants. Le sacrifice des animaux sera effectué dans une pièce différente de celle de l'hébergement. Suite aux inséminations, les femelles seront placées individuellement avec un male vasectomisé pendant 24h puis rassemblées à raison de 2 souris par cage. Les males ne pouvant être rassemblés entre eux, ils seront replacés avec une femelle afin qu'ils ne restent pas isolés.

Choix des espèces

L'étude des mécanismes de la spermatogenèse et de l'ovogenèse, ainsi que de l'infertilité nécessite l'utilisation d'animaux car 1/ ces processus ne sont pas reproductibles in vitro. Il n'existe pas de système de culture cellulaire permettant d'obtenir des gamètes viables. 2/ La fécondation nécessite l'obtention de gamètes matures, qui ne peuvent être obtenus que sur des animaux 3/ l'étude des phénotypes d'infertilité humaine nécessite des animaux présentant les mêmes défauts que ceux observés chez les patients Il nous est donc impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. En effet, aucun modèle alternatif ne permet encore de reproduire en globalité, la complexité de la gamétogenèse et les impacts sur la fertilité  en général et la fécondation en particulier. Il n'existe pas de modèle utérin in vitro assurant toute la complexité d'interaction entre la muqueuse utérine et l'embryon. Les souris males seront utilisés à maturité sexuelle soit 8-9 semaines. Les souris femelles seront utilisées à maturité sexuelle soit à partir de 6 semaines et pas au delà de 12 semaines car elles répondent alors moins bien à la stimulation hormonale.