Procédures légères

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Autres poissons : 300
Souffrances
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Devenir
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Capturées dans un piège lors de leur migration de reproduction, 300 lamproies marines sauvages vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis relâchées dans la rivière. Chaque poisson est maintenu jusqu'à 18 heures en bassin de stabulation, anesthésié, mesuré, pesé, puis équipé d'un émetteur radio et acoustique implanté dans la cavité abdominale, avant un réveil d'une dizaine de minutes en nasse amarrée d'où il repart seul. L'espèce figure sur la liste rouge de l'UICN en France et ses indicateurs de population baissent depuis onze ans, avec une absence récurrente de nids. L'effectif retenu, deux échantillons de 30 lamproies par an pendant cinq ans, est justifié par la variabilité des débits et par une mortalité naturelle qui "pourrait réduire légèrement" ce nombre.

Objectifs

La lamproie marine est un poisson migrateur amphihalin, c’est-à-dire qu’il effectue une partie de son cycle biologique dans l’océan (phase de grossissement) et l’autre partie en eau douce (phase de reproduction et développement des larves). Cette espèce est historiquement présente sur de nombreux systèmes fluvio-estuariens. Elle fait partie depuis 1992 des espèces prioritaires d’intérêt communautaire de l’Union Européenne qui doivent être protégées au titre de la biodiversité grâce à la conservation des habitats naturels aquatiques. Elle est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées en France par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Les principales menaces recensées sur cette espèce sont l’entrave à la libre circulation (difficulté d’accès aux frayères du fait des barrages présents sur les cours d’eau), la dégradation potentielle de l’habitat nécessaire à la reproduction et une prédation en rivière lors de sa migration. De nombreux suivis sont mis en place depuis ces dernières années pour suivre l’état des populations (comptages sur frayères ainsi qu’au niveau de stations de contrôle et suivi de l’efficacité de la reproduction). Or, depuis presque 11 ans, l’ensemble de ces indicateurs est à la baisse, et tendent vers un constat de situation alarmante de la population avec notamment une absence récurrente de reproduction (absence de nids). Des suivis complémentaires doivent donc être mis en place afin d’évaluer le comportement de migration d’un échantillon de la population préalablement équipé d’émetteurs radio et acoustique afin de comprendre la réelle problématique rencontrée lors de cette phase fondamentale du cycle de vie.

Bénéfices attendus

L'objectif de cette étude est de mieux appréhender le comportement des lamproies marines pendant la phase de migration. Il s'agit d'une approche intraspécifique chez la lamproie où la variabilité des trajectoires individuelles sera décrite pour une prise en compte spatiale et temporelle des données de suivi par télémétrie. L’étude cherche à amener des éléments pertinents permettant d’expliquer la chute drastique du stock reproducteur.

Procédures

La procédure débute par le prélèvement des poissons dans la zone de stabulation. Les poissons seront capturés dans un piège puis ils auront une anesthésie d’une durée de 1 à 2 minutes. Une fois sédaté, le poisson fait l’objet de mesures de taille et de poids durant environ 1 minute, avant de procéder à un marquage unique télémétrique et acoustique dans la cavité abdominale, en moins de cinq minutes. La totalité des opérations effectuées pendant la phase de sédation ne dépasse pas 5 minutes. Enfin, le poisson est placé dans une nasse de réveil pour une durée d’environ 10 minutes, assurant une récupération complète avant son retour dans le milieu naturel. Cette nasse de réveil est amarrée dans la rivière et dispose d’ouvertures sur les bords permettant aux lamproies de partir d’elles même lorsqu’elles sont réveillées sans manipulation humaine supplémentaire.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles sont les suivantes : - Stress du maintien des lamproies dans les bassins de stabulation (durée max 18 heures, intensité légère et modérée) - Stress de la contention et anesthésie (durée totale < 4 min intensité légère), - Stress du marquage pour l’insertion des marques (durée < 5 min, intensité légère) - Retard migratoire (temps de piégeage et manipulations estimée entre 10 et 30 min nuisance légère) - Inconfort et douleurs légères post marquage (classe légère durée < 10 min)

Devenir

Tous les poissons seront libres dans leur milieu naturel

Remplacement

Le projet porte sur le comportement migratoire des lamproies, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus de l’espèce et du stade visé (lamproie marine adulte en migration de reproduction) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

Dans des systèmes ouverts de grande taille, le choix de deux échantillons contenants chacun n=30 lamproies/an correspond au minimum d'individus nécessaires pour rendre compte des variabilités des paramètres environnementaux (débit notamment) et de la variabilité intraspécifique sachant que la mortalité naturelle pourrait réduire légèrement cet effectif. Par ailleurs, la reconduction de l’étude pendant 5 ans permet de mener les suivis dans différentes conditions environnementales et ainsi objectiver les résultats vis-à-vis des différents partenaires techniques.

Raffinement

L’ensemble des manipulations a été raffiné et conçu pour limiter au maximum le stress et l’épuisement des animaux. Le marquage des animaux est réalisé sous anesthésie générale. Les animaux seront suivis jusqu’à récupération complète après l’anesthésie et relâchés dans le milieu naturel. Aucun poisson faible ou malade ne sera sélectionné pour l’implantation de l’émetteur (mycose, nageoire abîmée…). Par ailleurs, le poids des individus marqués sera toujours supérieur ou égal à 1000 g pour que la marque ne représente pas plus de 1 % du poids de l’individu et ainsi garantir au maximum un comportement normal après implantation de la marque. En cas de difficulté à l’endormir, la lamproie sera positionnée dans l’eau claire pour un réveil total avant d’être relâchée dans le milieu naturel sans être marquée. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision.

Choix des espèces

L’étude cible la migration de la lamproie marine et cherche à amener des éléments pertinents permettant d’expliquer la chute drastique du stock reproducteur. L’objectif étant d’étudier le comportement des lamproies pendant leur migration de reproduction sur la partie moyenne des fleuves. Les individus utilisés seront donc nécessairement adultes et matures sexuellement.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 126
Souffrances
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Devenir
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Pour mesurer les effets d'un cocktail de fongicides sur les cellules immunitaires des méninges, 126 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les pesticides sont ajoutés à l'eau de boisson des parents deux mois avant l'accouplement, puis maintenus pendant la gestation, la lactation et après le sevrage. Le porteur écrit que la quantité administrée correspond à ce que nous buvons chaque jour dans notre eau, que ses collaborateurs n'ont détecté aucun trouble du comportement ni de la croissance, et présente pourtant le modèle murin comme "indispensable". Les souriceaux sont tués à 15 puis 60 jours pour prélever leurs méninges et trier leurs cellules immunitaires.

Objectifs

L’usage intensif des pesticides en agriculture suscite des inquiétudes croissantes en raison de leurs effets néfastes sur la santé humaine. Des études épidémiologiques ont établi des liens entre l’exposition aux pesticides et les maladies neurodégénératives ainsi que des troubles neurodéveloppementaux. La contamination de l’eau, des sols et des aliments par ces substances est également préoccupante. Parmi les pesticides, les anilinopyrimidines (AnPy), couramment utilisés comme fongicides, sont retrouvés dans l’alimentation et pourraient avoir des effets délétères sur la formation du cerveau. Ils constituent une classe de fongicides utilisés en agriculture pour lutter contre un large éventail de champignons pathogènes, Le système nerveux central (SNC) est protégé de la périphérie par différentes barrières anatomiques en particulier le cerveau est protégé par les méninges - Les méninges, et plus particulièrement la dure-mère, sont peuplées de cellules immunitaires résidentes. En raison de leur localisation stratégique à l'interface entre la périphérie et le cerveau, les cellules immunitaires des méninges peuvent communiquer avec les deux compartiments. Notre étude portera sur les effets d’une exposition chronique aux pesticides sur l’interface méningée. Nous réaliserons cette étude chez des souris de type sauvage des deux sexes. Nous analyserons les différentes populations de cellules immunitaires présentes dans les méninges sur des animaux issus d’accouplements où les parents et en particulier les femelles gestantes auront été traitées 2 mois avant l’accouplement, ainsi que durant la gestation et la lactation. Nous poursuivrons également cette exposition après le sevrage. Notre étude permettra de fournir des données cruciales sur les effets des pesticides sur le développement cérébral et contribuera à mieux comprendre les interactions entre environnement et troubles neurodéveloppementaux. Cette étude est basée sur la caractérisation des différentes populations de cellules immunitaires par cytométrie en flux. Cette technique nous permettra d’identifier le statut inflammatoire de chaque population de cellules immunitaires. Pour cette étude nous utiliserons un nombre total de 126 animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet innovant fournira à court terme des données cruciales sur les effets des pesticides sur le système immunitaire dans les méninges et contribuera à mieux comprendre les interactions entre environnement et troubles neurodéveloppementaux. Il vise à plus long terme à alerter les populations exposées et à fournir une base scientifique pour orienter les politiques publiques

Procédures

Il n’y a pas d’intervention sur les animaux puisque le cocktail est ajouté à l’eau de boisson. Afin d’étudier les effets potentiels des pesticides sur le développement du Système Nerveux Central, la descendance sera également exposée aux pesticides.

Impact sur les animaux

A ce jour nos collaborateurs n’ont pas détecté de phénotype comportemental sur la descendance et aucune altération du comportement maternel n'a été observé. Ils n’ont pas non plus observé de différence pour la courbe de poids sur leurs individus descendance et géniteurs. La quantité de pêsticides correspond à ce que nous buvons tous es jours dans notre eau. Il existe cependant un risque de troubles neurodéveloppementaux ou de retard de croissance sur les souriceaux dont nous tenons compte dans l'écriture des points limites.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux sont mis à mort pour prélever les tissus pour analyse.

Remplacement

L’utilisation du modèle animal murin est essentielle dans ce projet, car dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de recréer in vitro les multiples interactions cellulaires d’un système complexe en développement (méninges, cerveau et système immunitaire)

Réduction

Nous tenterons de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en effectuant des expériences pertinentes et complètes. Une approche statistique solide requiert 12 animaux par groupe de chaque sexe. Des exemples de données publiées ainsi que nos précédents travaux non publiés prévoient un effet sexe en particulier lors des interactions cellules immunitaires et système nerveux. Nous traiterons tous les animaux des portées en les sexant pour obtenir au final 12 femelles et 12 males dans les groupes.

Raffinement

Les souriceaux et les souris seront suivis régulièrement et des points limites adaptés et précoces permettront en cas de souffrance avérée de prendre des mesures adéquates en concertation avec notre vétérinaire référent ou notre structure SBEA (surveillance renforcée, analgésie, enrichissement, etc.). Avant manipulation des souriceaux, l’utilisateur se frottera les mains avec la sciure en provenance de la cage de la mère, ce qui limitera le stress.

Choix des espèces

LÉtant donné l’organisation anatomiquement complexe du SNC, le modèle murin reste indispensable pour effectuer cette étude. Les organoïdes n’arrivent pas à reproduire actuellement toute la complexité des échanges et la souris est un mammifère où les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'Homme. Les animaux des 2 sexes seront utilisés car il est montré dans différentes études des effets différents entre les sexes. Nous utiliserons des souris C57BL6J de type sauvage de 8 semaines (accouplements) et nous analyserons les souriceaux à jour post natal 15, stade clé de la maturation de l’unité gliovasculaire (unité maintenant l’équilibre homéostatique entre sang et cerveau) et à jour post natal 60 où la maturation de cette unité est terminée.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 378
Souffrances
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Devenir
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Opérées sous anesthésie pendant une heure trente pour l'implantation d'électrodes, puis maintenues éveillées deux heures ou privées de sommeil paradoxal pendant 48 heures par un dispositif qui secoue leur cage, 192 souris porteuses d'une mutation de la sclérose latérale amyotrophique subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'élevage nécessaire porte le total à 378 souris, toutes tuées. L'objectif est de cartographier l'activité des réseaux cérébraux du sommeil avant l'apparition des symptômes moteurs, une question que le porteur présente comme jamais explorée. Il écrit que ce "sacrifice" est justifié par la "nécessité" d'accéder au tissu cérébral pour le marquage post-mortem des neurones activés.

Objectifs

La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), aussi connue sous le nom de maladie de Charcot, est une maladie neurologique grave et incurable qui s'attaque aux cellules nerveuses contrôlant les muscles. Elle entraîne une paralysie progressive et conduit malheureusement au décès, généralement 2 à 5 ans après l'apparition des symptômes. Si la paralysie est le symptôme le plus connu, la maladie provoque également d'autres problèmes sévères qui dégradent fortement la qualité de vie des patients, notamment une perte de poids importante et des troubles majeurs du sommeil. Pour étudier cette maladie, la recherche utilise des modèles animaux (souris) qui développent des symptômes très similaires. Aujourd'hui, nous ne comprenons toujours pas précisément pourquoi la SLA perturbe aussi gravement le sommeil. Les premières pistes suggèrent un dysfonctionnement dans une petite zone du cerveau (l'hypothalamus), qui gère à la fois l'appétit et le sommeil. Cependant, le cycle veille-sommeil est en réalité contrôlé par un ensemble de réseaux de neurones bien plus complexes et interconnectés, situés dans différentes zones du cerveau. L'état de ces autres réseaux n'a jamais encore été étudié dans le contexte de la SLA. L'objectif de notre projet est donc de combler cette lacune fondamentale. Nous allons, pour la première fois, cartographier l'activité de tous ces réseaux cérébraux durant les différentes phases de vigilance (éveil, sommeil léger et sommeil profond). Cette "cartographie" nous permettra d'identifier précisément quels circuits du sommeil sont altérés par la maladie, une étape essentielle pour comprendre l'origine de ces troubles et espérer un jour développer des traitements pour améliorer la qualité de vie des patients.

Bénéfices attendus

Ce projet est important car il nous aidera à comprendre exactement pourquoi le sommeil est si perturbé chez les personnes atteintes de SLA, un symptôme qui dégrade fortement leur qualité de vie au quotidien. En réussissant à identifier précisément quelles zones du cerveau sont responsables de ces troubles, nous espérons ouvrir la voie au développement de nouveaux traitements. L'objectif à terme serait de pouvoir corriger ces problèmes très tôt dans l'évolution de la maladie, et peut-être même avant que les symptômes moteurs, comme la paralysie, ne commencent à apparaître.

Procédures

Les souris transgéniques utilisées dans les expérimentations de ce projet seront soumises à une seule procédure chirurgicale. Cette chirurgie consiste en une implantation d’électrodes pour les enregistrements du sommeil. Elle est faite sous anestesie d’une durée totale de 1h30. À la fin du protocole, toutes les souris seront séparées en 3 groupes : Le groupe "Éveil" : Pour étudier le cerveau en état d'éveil, nous maintiendrons un groupe de souris éveillé pendant 2 heures. Le groupe "Sommeil lent" : Pour la comparaison, un deuxième groupe sera laissé au repos complet dans sa cage habituelle, pendant exactement la même période. Le groupe "Sommeil paradoxal" (Sommeil des rêves) : Pour étudier spécifiquement les effets du "sommeil paradoxal", nous utiliserons un système automatisé développé par notre équipe. Ce système surveille la souris et détecte le moment précis où elle entre dans cette phase de rêve. Il envoie alors une stimulation très légère, juste assez pour interrompre cette phase spécifique, sans pour autant réveiller complètement l'animal ni le stresser. Cette privation qui dure 48h sera suivie d’un rebond de 2 heures, durant lequel la quantité de sommeil paradoxal augmente fortement.

Impact sur les animaux

Une chirurgie légère sous anesthésie générale : Un traitement antidouleur est administré systématiquement avant l’intervention, combinant deux analgésiques complémentaires. Une douleur post-opératoire transitoire peut survenir mais est prise en charge efficacement par une analgésie continue. Une période de récupération de 10 jours est prévue, avec un suivi quotidien par fiche d’observation. Une privation sélective du sommeil paradoxal de 48h est également réalisée, qui interrompt doucement chaque épisode de REM par un léger mouvement de la cage, sans générer de stress significatif. L’ensemble du protocole est conçu pour minimiser toute souffrance ou détresse des animaux.

Devenir

À l’issue de l’ensemble des procédures expérimentales, les animaux seront euthanasiés de manière rapide et éthique afin de permettre l’analyse histologique du cerveau, notamment des structures activées pendant l’éveil, le sommeil lent et le sommeil paradoxal (via le marquage cFos). Cette étape est indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet, en identifiant précisément les neurones recrutés après manipulation expérimentale. L’euthanasie sera réalisée sous anesthésie profonde terminale, garantissant l’absence de douleur ou de souffrance. Aucun animal ne sera réutilisé dans un autre protocole. Ce sacrifice est justifié par la nécessité d’accéder au tissu cérébral pour les analyses anatomiques post-mortem.

Remplacement

L'étude des circuits neuronaux régulant le sommeil et leur dysfonctionnement dans une maladie aussi complexe que la maladie de charcot ne peut être modélisée autrement que par l’animal. La souris est un modèle important et pertinent dans l’étude du sommeil et de la maladie de charcot, sa neuroanatomie des circuits du sommeil est bien caractérisée et proche de celle de l'homme. De plus, les modèles transgéniques de souris sont des modèles expérimentaux très puissants (génétique connue, commercialisation d’outils moléculaires, etc). Le modèle murin est le plus pertinent car sa neuroanatomie des circuits du sommeil est bien caractérisée et proche de celle de l'homme.

Réduction

La taille d’échantillon a été déterminée à partir de données préliminaires de l’équipe sur des paramètres de sommeil et d’activité locomotrice, en tenant compte de la variabilité interindividuelle observée. Un minimum de 16 animaux par groupe est nécessaire pour détecter un effet significatif portant le nombre d’animaux à 192 animaux sur l’ensemble du projet. Aucun test inutile ou répété n’est prévu : chaque animal ne participe qu’à un seul paradigme de sommeil et l’ensemble des données exploitables est recueilli sur le même individu, ce qui contribue à limiter le nombre total d’animaux. un élevage sera mis en place dans l'animalerie du laboratoire, portant ainsi le nombre de souris total du projet à 378, permettant le maintient de l’élevage.

Raffinement

Plusieurs mesures de raffinement sont mises en œuvre à toutes les étapes du protocole. La chirurgie d’implantation d’éléctrodes est réalisée sous anesthésie générale avec analgésie systématique. Les animaux sont installés sur un tapis chauffant, leurs yeux sont protégés par un gel ophtalmique, puis ils sont suivis quotidiennement pendant au moins 10 jours. En cas de dépassement des points limites définis, les animaux sont immédiatement retirés du protocole et mis à mort. Les conditions d’hébergement sont règlementaires : enrichissement systématique des cages (matériel de nidification, bâtonnets à ronger), limitation du bruit et de la lumière, manipulations réalisées par un personnel formé et, autant que possible, par les mêmes expérimentateurs afin de limiter le stress. La privation sélective de sommeil paradoxal repose sur un système validé qui interrompt les épisodes de REM par un déplacement très léger de la cage, sans augmentation mesurable du stress. Enfin, compte tenu des souris qui vont devellopper une maladie neurodegenerative du système moteur, elle seront mises à mort avant toute apparition des symptomes.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce de référence pour l’étude expérimentale de la maladie de charcot et de la régulation du sommeil. Ses circuits du sommeil sont bien décrits et proches de ceux de l’humain, et il existe des lignées transgéniques de la maladie largement caractérisées. Les techniques utilisés dans ce projet ne sont actuellement possible que chez la souris. Dans le cadre de la question posée aucune autre espèce ne permettrait de répondre aussi précisément, et aucun modèle non animal ne peut reproduire l’organisation fonctionnelle des réseaux du sommeil in vivo. Les animaux seront utilisés à partir d’environ 60 jours d’âge, au moment de la chirurgie. Ce stade correspond à un âge adulte jeune chez la souris, où les circuits du sommeil sont matures et un stade présymptomatique. Tous les enregistrements de sommeil et les paradigmes comportementaux seront réalisés entre 2 et 3 mois d’âge afin d’étudier spécifiquement les altérations précoces des réseaux d’éveil et de sommeil.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 207
Souffrances
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Devenir
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 207

Tuées après une chirurgie terminale de quinze minutes destinée à prélever leurs tissus, 207 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit une injection intraveineuse et deux injections intrapéritonéales, contenu à la main. Le porteur affirme qu'aucune méthode ne permet d'évaluer les effets d'une molécule sur l'"organisme entier" et qualifie le passage in vivo de prérequis "indispensable". Le bénéfice annoncé se réduit, lui, à fournir des informations sur le potentiel thérapeutique d'une molécule contre des myopathies congénitales qui restent sans traitement.

Objectifs

Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien et qui affectent considérablement leur qualité de vie. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique de molécules qui pourraient servir de traitement pour les myopathies congénitales et de déterminer les paramètres optimaux d’utilisation des molécules.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de fournir des informations relatives au potentiel thérapeutique d’une molécule qui pourrait servir pour le traitement de myopathies congénitales.

Procédures

Les animaux recevront une injection intraveineuse d’une molécule dont l’administration ne durera pas plus de 30 secondes. Les animaux seront anesthésiés une fois par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes afin de réaliser une chirurgie terminale qui ne durera pas plus de 15 min.

Impact sur les animaux

Chaque animal recevra 1 injection intraveineuse et 2 injections intrapéritonéales réalisées sur animal vigile. L’injection sera à l’origine d’une douleur légère au point de piqûre et la contention manuelle de l’animal génèrera un stress léger/inconfort.

Devenir

Les animaux seront mis à mort après prélèvement des tissus nécessaires pour des analyses moléculaires.

Remplacement

Dans ce projet qui consiste à évaluer le potentiel thérapeutique d’une molécule, le modèle murin est privilégié car il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation in vivo des effets de potentiels traitements est un prérequis indispensable avant toute application clinique.

Réduction

Ce projet sera réalisé sur un nombre d’animaux restreint car il s’agit d’expérimentations pilotes qui vont servir à identifier une molécule à fort potentiel thérapeutique et ses paramètres optimaux d’utilisation. De plus, les résultats d’une procédure pourront être réutilisés pour une autre procédure ce qui permet de s’affranchir d’un groupe expérimental et de réduire ainsi le nombre d’animaux. Les travaux antérieurs ont démontré qu’un échantillon de 4-5 animaux par groupe est requise pour garantir la fiabilité des tests statistiques utilisés pour vérifier l’activité de la molécule dans l’organisme et comparer les différents groupes d’animaux entre eux.

Raffinement

Les animaux seront observés et pesés 2 à 3 fois en une semaine. Si une perte de poids >5% au cours de 48h est notée, de la nourriture humidifiée ou gélifiée sera placée au sol dans la cage et les animaux seront alors pesés quotidiennement. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux anesthésiés par injection intrapéritonéale d’un mélange de produits anesthésiants et analgésiants. Des points limites adaptés et spécifiques à ce projet ont été définis et seront mis en place.

Choix des espèces

Le modèle rongeur a été sélectionné pour sa pertinence scientifique et le choix de la souris repose sur sa proximité de nombreux mécanismes physiologiques avec ceux observés chez l’être humain ainsi qu’un niveau d’organisation similaire à celui de l’Homme. Le modèle murin permet ainsi d’étudier de manière pertinente les effets biologiques d’une molécule dans un organisme entier, intégrant les interactions entre les différents organes et systèmes. Les animaux seront inclus dans l’étude à l’âge de 8 à 10 semaines et évalués jusqu’à 9 à 11 semaines. Ce stade de développement, considéré comme jeune adulte chez la souris, est adéquat car la croissance de l’animal est stabilisée et ses fonctions physiologiques sont matures et homogènes. Ce choix d’âge permet donc d’analyser l’effet de la molécule dans des conditions physiologiques stables, comparables à celles d’un organisme adulte, tout en limitant la variabilité liée au développement ou au vieillissement. Ce cadre expérimental garantit ainsi la pertinence scientifique des résultats tout en optimisant la reproductibilité des données.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 13470
Souffrances
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▲ 12672
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Devenir
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13 470 souris vont être utilisées, toutes tuées, dont 12 672 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger qui relèvent de l'élevage et du génotypage par biopsie de queue. Les 798 autres subissent un régime obésogène de six semaines, jusqu'à 21 administrations orales, sept injections, une mise à jeun de 12 à 15 heures, et pour les femelles gestantes une injection destinée à induire la pathologie chez l'embryon. Le porteur annonce des retombées pour le cancer, le diabète de type 2, l'obésité, les maladies lysosomales et les myopathies, alors que l'objectif immédiat reste de caractériser une molécule dont il écrit que les effets sont mal connus. Il affirme que les interactions entre types cellulaires ne peuvent être étudiées de façon complète que sur des animaux entiers, ce qui rend selon lui le modèle "indispensable".

Objectifs

Récemment, des travaux sur des cellules ont montré l’identification d’une nouvelle cible impliquée dans la synthèse d'un lipide majeur constituant les membranes biologiques cellulaires. Les effets de l'activité de cette molécule sont mal connus. Le projet a pour objectif de créer des nouveaux modèles de souris présentant différentes formes d’activation de cette cible. Il sera utilisé différents traitements pharmacologiques, avec un régime alimentaire spécifique afin d’étudier différents tissus pour des analyses moléculaires et métaboliques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de confirmer les données obtenues dans des modèles cellulaires dans un contexte physiologique et pathologique. A ce jour les mécanismes de régulation de cette cible ne sont pas encore bien caractérisés. L’identification et la caractérisation de nouvelles cibles participeront à apporter une réponse thérapeutique aux maladies telles que, le cancer, le diabète de type 2, l'obésité, les maladies lysosomales et les myopathies.

Procédures

injection de femelles gestantes pour induction du modèle pathologique chez l'embryon (1 fois, 10 secondes), par voie oral d'une molécule médicament avec effet sur les lipides pour tester leur potentiel thérapeutique (21 fois, 10 secondes), injection d'une molécule médicament pour tester leur potentiel thérapeutique (7 fois, 10 secondes), induction d’un régime obésogène (1 fois, 6 semaines), mise à jeun (1fois, 12 à 15H). Entre J63-98 maximum : mise à mort précoce et prélèvement des tissus pour différentes analyses, et mise à mort précoce pour l'étude de survie à l'âge de 4 mois.

Impact sur les animaux

La contention peut causer un stress léger de courte durée. La biopsie de queue peut occasionner une douleur légère de quelques secondes. douleur légère au point d'injection. risque de fausse route. Baisse de la fonction du rein.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement d'organes nécessaires aux analyses prévues dans le projet.

Remplacement

Dans un contexte de recherche physiopathologique sur des anomalies de croissances cellulaires , les intéractions complexes entre différents types cellulaires et d'autres organes ne peuvent être étudiés de façon complète que sur des animaux entiers rendant le modèle indispensable. Les expérimentations chez ces modèles sont nécessaires pour répondre à notre objectif.

Réduction

Des études préliminaires dans des modèles cellulaires ont déjà été menées. Le nombre d’animaux nécessaire pour l'élevage et l'analyse des résultats a été évalué statistiquement par des logiciels dédiés.

Raffinement

Les souris bénéficieront d'un enrichissement et des mesures de raffinement ont été mis en place avec une surveillance quotidienne par les membres qualifiés de l'animalerie et lors de l'entrée en procédure par les responsables de projet afin de détecter tout signe de douleur ainsi que les weekends par les personnes d'astreinte. L'application de points limites stricts et spécifiques au projet seront respectés par les responsables du projet qui tiendront une fiche d’observation des points limites précoces stricts et adaptés.

Choix des espèces

La physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme, L’étude de souris génétiquement modifiées est particulièrement intéressante pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques et les résultats obtenus peuvent être transposables chez l’Homme. Le modèle d'anomalie de croissance est un modèle idéal pour modéliser cette maladie et représente un modèle communément utilisé dans ce domaine de recherche. De nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 1000
Rats : 1000
Autres rongeurs : 1000
Souffrances
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▲ 300
▲ 1500
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Devenir
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 3000

1 000 souris, 1 000 rats et 1 000 autres rongeurs ingèrent des appâts rodenticides jusqu'à la mort, dans des procédures dont 400 par espèce relèvent d'un niveau de souffrance sévère. L'objet est réglementaire, produire les données d'efficacité exigées pour homologuer des appâts commerciaux, avec un seuil de 90 % de mortalité. Le porteur qualifie pourtant ces essais d'"aucune intervention", tout en écrivant que l'effet toxique doit rester asymptomatique pendant l'exposition puis tuer rapidement dès les premiers signes cliniques, pour éviter l'aversion conditionnée. Les survivants exposés aux appâts actifs sont tués, ceux nourris au placebo pouvant être réutilisés ou relâchés dans leurs enclos extérieurs.

Objectifs

Le présent projet a pour objectif d’évaluer, dans des conditions expérimentales contrôlées, l’efficacité, la palatabilité et la sécurité environnementale de différents appâts rodenticides, en vue d’optimiser leur formulation et d’améliorer la performance des substances actives incorporées. L’enjeu principal est de concevoir des appâts capables de maximiser l’ingestion par les rongeurs cibles tout en minimisant les risques de contamination secondaire et d’impact sur les organismes non ciblés. Les travaux porteront sur la sélection et la caractérisation de matrices porteuses (grains, pâtes, blocs, gels, mousses, etc.) présentant une appétence élevée et une attractivité suffisante pour surmonter la néophobie naturelle des rongeurs. Ces formulations viseront à assurer une consommation rapide et complète, sans rejet ni dispersion de la matière active dans l’environnement (matières fécales, eau ou sol). Une attention particulière sera portée à la cinétique d’action : l’effet toxique devra demeurer différé et asymptomatique durant la phase d’exposition, afin d’éviter tout phénomène d’aversion conditionnée, mais induire une mortalité rapide dès l’apparition des premiers signes cliniques. Les appâts seront conçus pour offrir une stabilité physico-chimique élevée et une résistance accrue aux conditions environnementales extrêmes (humidité, chaleur, gel), garantissant une efficacité constante sur une période minimale de deux ans. Les données obtenues contribueront à démontrer l’efficacité de ces appâts sur les principales espèces cibles (Rattus norvegicus, Rattus rattus, Mus musculus), conformément aux exigences du guide de l’ECHA “Guidance on the Biocidal Products Regulation – Volume II: Efficacy – Assessment and Evaluation”, et à constituer les dossiers techniques nécessaires à leur homologation. Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche intégrée visant le développement de rodenticides de nouvelle génération, plus sélectifs, plus écocompatibles et répondant aux exigences actuelles de durabilité et de protection de l’environnement.

Bénéfices attendus

Chaque année, les rongeurs causent des pertes considérables dans les cultures céréalières, estimées à environ 10 % de la production mondiale, par consommation directe ou dégradation des récoltes liée à leurs excrétas. Au‑delà des pertes agricoles, les rongeurs représentent un réservoir de plus de 60 zoonoses, responsables de milliers de décès chaque année dans le monde. Le contrôle de leur prolifération constitue donc un enjeu majeur de santé publique. En Europe, ce contrôle repose actuellement sur des appâts contenant des molécules rodenticides. Cependant, les rongeurs étant des animaux néophobes, ces appâts doivent être hautement appétents, surtout lorsqu’ils sont utilisés dans des environnements où la concurrence alimentaire est forte. Avant leur mise sur le marché, ces appâts doivent être homologués par les autorités compétentes, et les dossiers d’homologation exigent des données d’efficacité en laboratoire sur les espèces ciblées. Le projet permettra de : -Produire les données expérimentales nécessaires pour l’homologation des appâts rodenticides, conformément aux exigences européennes. -Acquérir des connaissances essentielles sur la formulation des appâts, notamment la composition optimale permettant de contourner la néophobie des rongeurs et d’améliorer leur appétence. -Éviter la mise sur le marché d’appâts inefficaces ou peu appétents, garantissant des formulations véritablement opérationnelles sur le terrain. -Faciliter une lutte ciblée et efficace contre les rongeurs commensaux, réduisant à la fois les dégâts aux infrastructures et les risques sanitaires pour les populations humaines et animales. -Soutenir des stratégies de lutte plus responsables, en offrant aux acteurs industriels et aux collectivités des outils fiables et sécurisés pour la gestion des populations de rongeurs.

Procédures

aucune intervention

Impact sur les animaux

Les manipulations par l'experimentateur peut induire un stress. La capture en terrarium peut induire un stress. L'isolement peut induire un stress

Devenir

les animaux exposés à des appâts rodenticides survivants au terme de la procédure seront euthanasiés Les animaux exposés à des appâts placebo ne contenant pas de substances actives pourront être réutilisés (tous) ou pourront être libérés dans leurs enclos extérieurs d'origine (rats noirs et rats bruns à phénotype sauvage)

Remplacement

Il n’est pas actuellement possible de substituer l’utilisation d’animaux pour évaluer l'efficacité et l'appétence d'appats rodenticides; les appâts avant commercialisation doivent être testés chez les espèces cibles pour démontrer qu'ils sont suffisamment appétents en raison de la néophobie des rongeurs et qu'ils sont suffisamment efficaces (>90% d'efficacité) afin d'éviter d'appliquer des produits biocides inutilement dans l'environneement. ces essais sont requis dans les dossiers d'homologation.

Réduction

le nombre d'animaux par essai a été réduit au minimum (5 mâles et 5 femelles). Des tests in vitro ont de plus été développés pour mesurer la capacité de substances anticoagulants (principales molécules actuellement utilisée comme substancee active rodenticide) à inhiber l'activité vitamine K époxyde réductase (activité cible des molécules abticoagulantes antivitamine k). Le nombre d’essais a été défini en concertation avec les partenaires industriels afin de garantir des résultats fiables tout en minimisant le recours aux animaux.

Raffinement

Les animaux sont soumis à des phases d’acclimatation adéquates afin de minimiser le stress lié à leur transfert en animalerie. Leur hébergement est conçu pour reproduire au mieux leur habitat naturel : les cages, placées dans la pénombre, comprennent des cachettes et du matériel permettant aux rongeurs de construire leur nid et d’adopter une activité normale. Même lorsqu’ils sont hébergés de manière isolée, les cages sont transparentes ou grillagées, permettant aux animaux de voir et de percevoir leurs congénères, réduisant ainsi l’isolement social. Les manipulations sont réalisées avec précaution par un personnel formé à l’élevage et à la manipulation d’animaux de faune sauvage. Des points limites ont été définis et, dès leur apparition, les animaux sont euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile. Par ailleurs, le recours aux tests d’efficacité est réduit au strict minimum, privilégiant les tests d’appétence afin de limiter l’exposition des animaux aux substances actives.

Choix des espèces

LLe choix des espèces étudiées repose sur le fait qu’il s’agit des espèces cibles des appâts rodenticides. Les expérimentations doivent être réalisées sur les mêmes espèces que celles faisant l’objet du contrôle en conditions naturelles, afin de garantir la pertinence et la transposabilité des résultats. Cette approche permet de démontrer que les appâts présentent une appétence suffisante pour les espèces ciblées et qu’ils assurent une efficacité complète dans les conditions d’utilisation prévues. L’utilisation de ces espèces spécifiques est donc essentielle pour obtenir des données fiables et directement exploitables pour la mise sur le marché et l’homologation des appâts rodenticides. Par ailleurs, pour les appâts revendiqués comme efficaces chez le rat, leur efficacité doit être démontrée à la fois chez le rat brun et chez le rat noir en conditions de laboratoire, conformément aux exigences réglementaires. Les animaux doivent être utilisés à différents stades de développement. En effet les réponses en termes d’efficacité et de résidus peuvent varier en fonction du stade de développement, l’équipement métabolique évoluant en fonction de l’âge

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Cochons : 21
Souffrances
▲ -
▲ 21
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 21
 -
 -

Estimer les teneurs en muscle et en gras, l'un des critères de paiement des carcasses aux éleveurs : 21 cochons de 30, 70 et 115 kg vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont immobilisés au panneau ou, pour les plus lourds, au lasso, puis anesthésiés par injection intramusculaire avant de passer une fois au scanner à rayons X et une fois sous le prototype radar, en moins de vingt minutes. Le porteur identifie la contention comme la nuisance principale, "la plus stressante et douloureuse pour l'animal", et précise que les cochons sont anesthésiés plutôt que tués pour éviter la raideur cadavérique et conserver les rythmes cardiaque et respiratoire. Le projet est enregistré sous la finalité bien-être animal, et les cochons retournent ensuite dans leur case d'élevage.

Objectifs

L'objectif du projet est de développer une méthode rapide et sans contact pour l'estimation de la composition corporelle du porc. La connaissance de la composition corporelle, à savoir les teneurs en muscle et gras, est essentielle à tous les niveaux dans le cadre de l'élevage porcin. La composition en muscle est, avec le poids, un des critères de paiement des carcasses aux éleveurs. Par ailleurs, le suivi de la composition corporelle fait partie des éléments permettant d’adapter l’alimentation des animaux pour assurer les performances de croissance, la qualité de la lactation pour les mères et aussi la santé des animaux. Afin de répondre à ce besoin, de nombreuses méthodes d’estimation de la composition corporelle sur l’animal vivant ont été mises au point et utilisées depuis plusieurs décennies (exemple : échographie, imagerie par rayons X ou IRM …). Cependant aucune n’est à la fois précise, peu coûteuse, rapide et ne nécessitant pas de contention ou d’anesthésie. Il est donc nécessaire d'améliorer les méthodes existantes, voire d’en développer de nouvelles, grâce à des outils méthodologiques modernes. L'objectif de ce projet est de mettre au point et de calibrer, grâce à une mesure de référence, une nouvelle méthode d'estimation in vivo de la composition corporelle chez le porc. Cette méthode se veut rapide et peu coûteuse, et ne nécessite ni anesthésie ni contention et potentiellement aucun contact avec l'animal. Cette nouvelle méthode en cours de développement consiste en l'utilisation d'ondes électro-magnétiques (radar). L'objectif est d'établir les relations entre les mesures réalisées avec le prototype et celle réalisée au scanner à rayon X (CT scan). Le CT scan permet de mesurer sur l’animal vivant mais anesthésié la composition corporelle de façon rapide et non-destructive et est reconnu comme une référence pour ce type de mesure.

Bénéfices attendus

Ce projet est une validation et une calibration de prototype. Les données obtenues lors de ce projet seront utilisées pour établir les équations reliant les mesures par ondes radar à la composition corporelle en utilisant les données de composition corporelle estimée par CT-scan comme référence. Ce prototype sera ensuite affiné pour proposer à moyen terme un appareil de mesure adapté aux mesures en élevage sur animaux vivants non anesthésiés. L'objectif à terme est de proposer un dispositif permettant d'obtenir en élevage expérimental ou commercial des données de composition corporelle sur les porcs par une mesure à distance, sans contention et automatique.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés pour être scannés par un scanner à Rayons X puis par onde radar. Chaque animal ne passera qu'une fois dans chaque appareil de mesure. Le temps des deux mesures et de la manutention ne dépassera pas 20 minutes.

Impact sur les animaux

Il y a trois nuisances identifiées dans ce protocole. La première est la contention de l'animal pour l’administration de l’anesthésie. Si les animaux des stades 30 kg voire 70 kg peuvent être immobilisés au moyen d'un panneau, au stade de 115 kg la contention peut nécessiter d’utiliser un lasso de contention. C'est vraisemblablement la principale nuisance et la plus stressante et douloureuse pour l'animal. Cependant, c’est la seule méthode possible pour des animaux lourds, à la fois pour la sécurité de l'opérateur mais aussi pour la qualité de l'injection et donc de l'anesthésie ; une anesthésie incomplète peut générer un stress chez l'animal. La deuxième nuisance est l'utilisation d'une aiguille et l'injection des produits anesthésiants. Toute piqûre ainsi que l’injection des produits eux-mêmes pour l'animal sont des actes douloureux. Enfin, durant l'anesthésie, rarement, l'animal peut ressentir de l'inconfort, des spasmes et parfois une difficulté respiratoire.

Devenir

Les mesures étant non invasives, la seule perturbation à l'élevage normal de ces animaux est cette prise de mesures avec anesthésie. D'expérience, cette procédure n'a pas d'incidence sur la vie de l'animal donc il est replacé dans ses conditions normales d'élevage à la fin de la procédure.

Remplacement

Afin de mesurer une composition corporelle, le projet ne peut être mené que sur un animal. En amont de cette expérimentation, le prototype d'appareil de mesure par onde electro-magnétiques (radar) a d'abord été testé sur des modèles non biologiques mimant les propriétés des tissus appelés "fantômes" (gels, liquides, plastiques), puis récemment sur des pièces bouchères (« dos de porcs découpés »). L’étape suivante est donc la mesure sur animal vivant. Les animaux sont anesthésiés au lieu d’être euthanasiés afin d’éviter la raideur cadavérique pour les manipulations des animaux dans les dispositifs (positionnement des pattes par exemple) mais aussi pour conserver les rythmes respiratoires et cardiaques qui peuvent avoir un effet sur les mesures.

Réduction

Le nombre de 21 animaux soit 7 par stade est le minimum que l'on puisse utiliser pour établir une relation relativement fiable entre les deux méthodes de mesures. De plus, nous considérons que la relation entre les deux techniques de mesure peut être indépendante du stade de l'animal. Nous vérifierons l’absence d’effet du stade sur la relation.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'un suivi pendant l'expérimentation de techniciens en expérimentation animale formés à l'éthique. Le suivi de l'expérimentation sera assuré par un ingénieur d'études et une vétérinaire formés aux exigences de l'expérimentation et sensibilisés fortement au bien-être animal. L'anesthésie par injection intramusculaire est la méthode la plus simple à réaliser et la moins invasive. Un soin tout particulier sera apporté à la contention. La contention au panneau sera réalisée en limitant le stress et sans douleur pour l'animal. Quant à la contention au lasso pour les animaux les plus lourds, elle sera la plus brève possible. La contention et le transport pendant l'anesthésie seront réalisés avec un matelas à dépression utilisé sur les humains. Cela a pour effet de limiter l'inconfort de l'animal et d'assurer une manutention sans risque pour l'animal et les opérateurs. L’animal est surveillé pendant l’anesthésie. Une attention particulière sera prise au chauffage (chauffage d’appoint si nécessaire) des zones de mesure et de la case de réveil car l’anesthésie ralentit la thermorégulation. Le réveil de l’animal est surveillé et il retournera dans sa case d’origine une fois pleinement conscient et mobile.

Choix des espèces

Le projet consiste à évaluer la méthode de mesure de la composition corporelle par la méthode radar à des fins de recherche mais aussi éventuellement commerciales sur l'espèce porcine. 3 stades de développement ont été choisis : 30, 70 et 115 kg. 7 animaux de chaque stade seront utilisés. Ces trois stades ont été choisis car cela coïncide globalement avec le début, le milieu et la fin de la croissance au cours de laquelle la composition corporelle change fortement. Cela permet d'avoir la variabilité souhaitée pour établir les relations entre la composition corporelle et la mesure radar, mais aussi de vérifier que cette relation n’est pas dépendante du stade, ce qui est notre hypothèse. Si cela était le cas, une étude complémentaire serait nécessaire.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 630
Souffrances
▲ -
▲ 492
▲ 138
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 630

Biopsiées à l'oreille entre sept et dix jours pour être génotypées, les souris sont ensuite accouplées, puis surveillées jusqu'à ce que le quart d'entre elles développe des lésions cancéreuses du pancréas, avec douleurs abdominales, prostration et cachexie. 630 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 492 et modéré pour 138. Le porteur présente ce maintien de deux lignées comme un moyen de constituer une banque de tissus et des lignées cellulaires qui réduiront l'usage d'animaux non-humains, tout en le jugeant "indispensable". Les souris sont tuées à deux, cinq, huit et douze mois pour prélèvement, celles qui servent seulement à l'élevage à huit mois faute d'avoir pu être replacées.

Objectifs

Le cancer du pancréas est un cancer au diagnostic tardif qui dispose de peu de traitements thérapeutiques. Bien que des modèles alternatifs existent, certains travaux comme l’étude de nouveaux composés thérapeutiques validés in vitro ou la caractérisation de nouvelles mutations nécessite de maintenir et d’étudier des lignées de souris génétiquement modifiées qui récapitulent les étapes de la progression cancéreuse pancréatique. Notre projet s’appuie sur la nécessité de maintenir 2 modèles expérimentaux pour mettre en place une banque d’échantillons et plusieurs outils cellulaires qui permettront de mieux comprendre le rôle de nouveaux gènes dans les cancers pancréatiques tout en réduisant nos besoins d’utiliser inutilement des modèles animaux. Le projet sera réalisé au sein de 2 établissements où seront respectivement élevés et étudiés les animaux.

Bénéfices attendus

Notre projet permettra de mieux comprendre la cancérogénèse pancréatique et d’établir des approches de remplacement (banques histologiques de tissus et lignées cellulaires) qui permettront de réduire l’utilisation d’animaux pour nos travaux biologiques et la caractérisation des lésions invalidées pour un nouveau gène dont l’implication est rapportée chez certains patients.

Procédures

Dans l’établissement 1, les animaux seront manipulés : - Lors du change, effectué une fois par semaine et dure 1 minute. - A leur mise en accouplement, une fois au début de la procédure, et dure 1 minute. - A l’identification des nouveau-nés, 1 à 2 fois par mois pendant 01 à 20 minutes en fonction du nombre de nouveau-nés. La biopsie tissulaire à l’oreille, réalisée sur animaux à 7-10 jours pour identification génétique sera réalisée une seule fois et durera quelques secondes. Dans l’établissement 2, les animaux seront manipulés : - Lors du change, effectué deux fois par mois et dure 1 minute. - Lors des pesées, effectuées deux fois par semaine et durent moins de 2 minutes.

Impact sur les animaux

Un stress sera induit chez les animaux lors des manipulations nécessaires à leur mise en accouplement ou à l’identification des nouveau-nés. Les animaux âgés de 7 à 10 jours pourront ressentir une légère douleur lors de la biopsie tissulaire d’un bout d’oreille nécessaire à leur identification génétique. Le risque de saignement est très faible. Selon nos schémas d’accouplements optimisés, 25% des animaux développeront des lésions cancéreuses pancréatiques avec l’âge, ces lésions pourraient se caractériser par une gêne abdominale, des douleurs qui pourront se retranscrire par une prostration, une perte de poids associée à un affaiblissement musculaire (cachexie) ainsi qu’une absence de toilettage ou l’identification de signe de douleur par l’observation d’yeux clos ou mi-clos des animaux. Des signes cliniques liés à des lésions cancéreuses pancréatiques pourraient se développer chez certaines souris âgées de plus de 8 mois. Cet inconfort pourrait se caractériser par une perte de poids, une gêne ou des douleurs abdominales qui pourraient se retranscrire par une prostration, une perte d’appétit ou de comportement social.

Devenir

Toutes les souris génétiquement modifiées qui présentent le risque de développer un cancer pancréatique seront mis à mort pour collecter des échantillons qui permettront d’établir une banque d’échantillons et des lignées cellulaires. Les autres animaux expérimentaux ne développant pas de tumeurs seront également mis à mort et leur pancréas utilisé comme contrôle dans nos analyses. Les animaux servant à maintenir les élevages seront eux mis à mort à l’âge de 8 mois si leur replacement n’avait pu être mis en place au sein de l’établissement d’élevage.

Remplacement

La caractérisation et l’étude des mécanismes de progression tumorale pancréatique ne peuvent pas être totalement modélisées par des outils cellulaires. Il en est de même pour l’étude des conséquences d’une nouvelle mutation que nous souhaitons étudier dans ces cancers. Le maintien de modèles génétiques de souris permettant leur étude dans le contexte des mécanismes d’initiation et de progression tumorale est donc indispensable. Les objectifs de notre projet visent en partie à réduire la nécessité du recours aux animaux en permettant l’établissement d’une banque histologique d’échantillons collectés à différents stades de progression tumorale mais également de lignées cellulaires dérivées des tumeurs développées par les modèles murins générés.

Réduction

Notre procédure vise à établir des lignées cellulaires ainsi qu’une banque d’échantillons histologiques permettant d’étudier in vitro et ex vivo la progression tumorale de 2 modèles de souris de cancers pancréatiques. Ces outils devraient nous permettre de mieux comprendre les conséquences liées à l’invalidation d’une nouvelle mutation rapportée chez l’homme. Ils permettront également de réduire la nécessite de maintenir inutilement des expérimentations animales pour nos travaux de recherche. Nous avons réduit au maximum les élevages nécessaires à l’obtention des nombres d’animaux pour atteindre cet objectif, nous limiterons à 4 le nombre d’accouplements annuels nécessaires au maintien de nos modèles. Cette stratégie devrait limiter le besoin en une banque tissulaire utile à la mise en place de nos accouplements et la maintenance de 2 modèles précliniques différents. Par cette approche nous pourrons constituer une banque tissulaire pour les 2 sexes à quatre stades de progression cancéreuse qui ne devrait pas impliquer plus de 256 animaux. A ce nombre nous estimons que 5 animaux supplémentaires permettront l’établissement de 3 lignées cellulaires pour chaque modèle. Dès que possible nous tenterons au maximum de limiter la génération des animaux non nécessaires à nos travaux et nous n’hésiterons pas à archiver par congélation de paillettes de sperme les souches d’animaux non nécessaires à nos recherches.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans un environnement enrichi (coton pour le nid, tunnels ou maison en plastique) afin de créer un environnement familier et réconfortant. Les animaux seront habitués à être manipulés pour réduire leur stress tout au long de leur vie Un suivi sera réalisé afin d’identifier d’éventuels signes qui laisseraient envisager une souffrance ou une douleur. En cas de blessure locale, nous appliquerons un traitement désinfectant. Pour le suivi des animaux, nous mettrons en place une surveillance rigoureuse et individuelle pour chaque individu afin d’assurer que les animaux développant des tumeurs pancréatiques ne subissent pas de souffrance inutile. Ce suivi individuel permettra d’identifier l’apparition de signes évocateurs de mal-être ou de souffrance au travers d’une grille d’évaluation détaillée. Cette évaluation de multiples critères et de points limites adaptés nous conduira à ne pas maintenir des animaux ayant atteint un score de souffrance non acceptable. Nous optimiserons au maximum la quantité d’information biologique à collecter et étudier sur chaque souris.

Choix des espèces

Les souris que nous utilisons sont porteuses de mutations rapportées chez l’homme. Elles permettent de reproduire de manière fidèle la progression tumorale du cancer du pancréas et d’étudier sa progression. Des animaux des 2 sexes seront étudiés car les cancers pancréatiques se développent aussi bien chez l’homme que la femme. Les animaux en reproduction ont entre 2 et 8 mois et les animaux utilisés à des fins de prélèvements seront mis à mort à 2, 5, 8 et 12 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 130
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 130

Huit à douze injections du substrat luminescent et une imagerie quotidienne sous anesthésie pendant trois à quinze jours : 130 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour trente d'entre elles et modéré pour cent. Cent souris reçoivent les cellules tumorales dans la veine de la queue sans anesthésie, le porteur indiquant que cette voie est inaccessible sous anesthésie. La tumeur se disperse alors dans plusieurs organes, ce qui peut provoquer une souffrance. L'objet déclaré du projet est de définir la quantité de tumeur maximale à ne pas dépasser pour le confort de l'animal, un seuil qu'il s'agit d'établir en laissant les tumeurs croître.

Objectifs

Nous étudions des cellules du système immunitaire appelées cellules NK, dont le rôle est de détruire les cellules cancéreuses. Pour comprendre comment elles agissent, nous injectons des cellules tumorales à des souris et nous observons si les cellules NK arrivent à éliminer la tumeur. Quand on injecte les cellules tumorales sous la peau, elles forment une tumeur solide, facile à mesurer. Mais quand on les injecte dans le sang, elles se dispersent dans plusieurs organes et forment une tumeur diffuse, beaucoup plus difficile à suivre car elle n’a pas de forme visible. Pour mieux voir ces tumeurs diffuses, nous avons créé des cellules tumorales qui produisent de la lumière lorsqu'on les met en présence d'une molécule appelée substrat. Cette émission de lumière est appelée bioluminescence et peut-être mesurée par un appareil appelé bioimageur. Ainsi, on peut réaliser un suivi régulier de l’évolution de la tumeur par administration du substrat aux souris et mesure de la lumière émise sur l'animal entier dans le bioimageur. L’objectif de ce projet est donc de mesurer la vitesse de croissance de la tumeur et de définir la quantité de tumeur maximale à ne pas dépasser pour le confort de l'animal, grâce au bioimageur.

Bénéfices attendus

Nous ne disposons pas à l'heure actuelle d'outils de suivi de l'évolution des tumeurs diffuses étudiées dans notre équipe, ce qui est défavorable pour l’animal. Grâce à l’imagerie par bioluminescence, ce projet permettra de définir précisément la vitesse progression de ces tumeurs et d'identifier la quantité de tumeur maximale à ne pas dépasser, afin d’améliorer le bien-être des animaux. Elle permettra également de réduire le nombre total d’animaux utilisés pour les suivis sur plusieurs jours, car elle évite d’avoir recours à la mise à mort pour réaliser des autopsies.

Procédures

Les animaux recevront : - une injection de cellules NK dans le sang, sous anesthésie gazeuse (30 secondes, 10 animaux) - une injection de cellules tumorale dans le sang (veine de la queue) sans anesthésie (1 minute, inaccessible avec anesthésie, 100 animaux). Entre 3 et 15 jours après l'injection des cellules tumorales, la croissance tumorale sera suivie quotidiennement. Pour cela, les souris recevront : une injection du substrat dans l'abdomen (15 secondes 8 à 12 injections) ou une injection sous la peau (15 secondes 8 à 12 injections) ou une injection via la circulation sanguine (15 secondes, 8 à 12 injections). La mesure de la lumière sera réalisée dans le bioimageur, sous anesthésie gazeuse (10 minutes), sur un plateau chauffé à 37°C.

Impact sur les animaux

Les injections sous la peau, dans le sang ou dans l'abdomen peuvent entrainer une douleur au niveau du point d'injection. La tumeur diffuse peut croitre dans divers organes, ce qui peut provoquer une souffrance pour l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes.

Remplacement

L'étude de la réponse du système immunitaire à une tumeur disséminée dans l'organisme est une phénomène complexe, impliquant des intéractions entre différents types cellulaires dans divers organes. Cette complexité ne peut pas être reproduite avec des cellules et ne peut être étudiée qu’à l’échelle d’un organisme entier.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe a été defini au minimum nécessaire et suffisant pour permettre une analyse statistique des résultats (test ANOVA).

Raffinement

Les volumes d'injections ont été réduit au minimum pour faciliter le confort de l'animal. Les injections dans le sang (sauf via la veine de la queue) et sous la peau, sont réalisées sous anesthésie gazeuse. Les injections dans le sang via la veine de la queue sont réalisées après application d'une crème anesthésiante. La mesure de la lumière emise dans le bioimageur est réalisée sous anesthésie gazeuse et sur un plateau chauffant. Les animaux sont suivis quotidiennement. Des points limites adaptés ont été définis (aspect général de l'animal, test d'aggripement, perte de poids).

Choix des espèces

Des souris mâles et femelles âgées de 7 à 12 semaines au démarrage de l'éxpérience seront utilisées. Le choix du modèle souris est imposé par la nécessité de pouvoir utiliser des animaux génétiquement modifiés. Par ailleurs, le système immunitaire de la souris est très similaire au système immunitaire humain, ce qui en fait un modèle pertinent pour l’étude des mécanismes antitumoraux.

  • Formation professionnelle
Souris : 120
Rats : 120
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ -
▲ -
Devenir
 40
 -
 200
 -

Piquer sous la peau et dans l'abdomen des rongeurs vigiles, pour que des étudiants valident une certification réglementaire : 240 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque étudiant dispose d'un animal de chaque espèce, manipulé lors de trois séances de quatre heures puis lors d'un examen où le geste d'administration est tiré au sort. Les souris passent ensuite à d'autres travaux pratiques avant d'être tuées, leurs corps servant à la dissection en licence, et les rats sont réutilisés en troisième année ou proposés à l'adoption aux étudiants. Le porteur affirme que la manipulation d'animaux factices ne permettrait pas de former à l'observation des signes de bien-être des animaux non-humains.

Objectifs

La réglementation en matière d'expérimentation animale publiée en 2013 oblige la formation spécifique des personnes voulant appliquer des procédures expérimentales utilisant des animaux. Ce projet concerne la réalisation de séances pratiques dans le cadre de cette Unité de Certification en matière d'Expérimentation Animale : Application de Procédures sur Rongeurs. Cette action de formation a été agréée pour une durée de 5 ans et comprend des séances qui mettent en oeuvre des animaux vivants et qui ont pour objectif de former les étudiants aux aspect pratiques de la manipulation et de l'administration de substances à des animaux vigiles ainsi que l'observation du comportement pour évaluer le bien-être des animaux.

Bénéfices attendus

Cet enseignement permettra aux étudiants volontaires et motivés qui souhaitent poursuivre leurs études dans le domaine de l'expérimentation animale, de mobiliser les concepts fondamentaux et les technologies de la physiologie animale et des sciences du comportement pour traiter une problématique du domaine, ainsi que d'analyser et synthétiser des données en vue de leur exploitation pour développer une argumentation critique et constructive vis-à-vis de cette problématique. Cette action de formation permettra également de sensibiliser les étudiants au respect des principes d’éthique, de déontologie et de responsabilité en matière d’expérimentation avec des animaux vivants.

Procédures

Les animaux qui seront utilisés dans le cadre de cette Unité de Formation Certifiante en matière d'applications de procédures expérimentales sur rongeurs permettront aux étudiants de se former à l'observation de leur comportement et des signes de leur bien-être, aux gestes de manipulation, de préhension et de contention de ces animaux ainsi que les gestes relatifs à l'administration de substances à des animaux vigiles par injection sous la peau ou dans l'abdomen.

Impact sur les animaux

Le stress lié à la manipulation des animaux lors des séances pratiques et/ou de la séance d'évaluation des aptitudes pratiques des étudiants. Douleurs et/ou saignements liés aux piqûres lors de l'apprentissage des gestes d'administration sur animaux vigiles (seules les voies d'administration par injection ou dans l'abdomen seront enseignées).

Devenir

Les rats comme les souris seront utilisés dans des séances pratiques spécifiques (une séance rat et une séance souris) consistant chacune à enseigner aux étudiants les bases de l'observation du comportement des animaux et des signes apparents de bien-être, les gestes de manipulation, de préhension et de contention ainsi que les procédures d'administration de substances à des animaux vigiles par injection sous la peau ou dans l'abdomen. A l'issue de ces séances, les souris seront réaffectées à d'autres travaux pratiques de 1ère année de master consacrées à l'étude du comportement avant d'être mises à mort à l'issue de ces travaux pratiques et leurs cadavres utilisés pour des travaux pratiques de dissection en 2ème année de licence. Les rats seront quant à eux réutilisés dans le cadre de travaux pratiques de 3ème année de licence. Dans le cas où des rats ne seraient pas utilisés pour ces séances pratiques de 3ème année, ceux-ci seront proposés à l’adoption auprès des étudiants. Il ne sera procédé à la mise à mort de ces rats restants qu'en dernier recours dans le cas où leur réutilisation/adoption ne serait pas possible.

Remplacement

La formation en matière d'Expérimentation Animale - Application de Procédures sur Rongeurs vise à certifier les personnes inscrites pour la pratique de procédures non-chirurgicales sur des rongeurs. La formation oblige les étudiants à suivre 3 séances pratiques de 4h chacune dont 2 mettent en jeu des rongeurs vigiles (rat et souris) pour leur permettre d'apprendre à mettre en oeuvre des gestes de manipulation et d'administration de substances à des animaux vigiles ainsi que se former à l'observation des rongeurs et de leurs signes apparents de bien-être. L'apprentissage de ces pratiques ne peuvent donc être réalisées qu'en mettant en oeuvre des animaux vivants. Le recours à des méthodes alternatives telles que la manipulation d'animaux factices ne peut pas être mis en oeuvre, ne permettant pas de rendre compte à eux seuls du comportement de l'animal et de permettre aux opérateurs de se former à l'observation des signes de bien-être animal.

Réduction

Les animaux (rat et souris) seront obtenus auprès d'un fournisseur agréé pour permettre la réalisation de ces travaux pratiques. Le nombre d'animaux est limité à un animal de chaque espèce par étudiant inscrit à la formation. Ces animaux seront ensuite réutilisés pour la séance d'examen pratique individuel à la suite des séances pratiques de formation, l'étudiant tirant au sort le geste d'administration qu'il aura à réaliser uniquement sur un animal d'une des 2 espèces. Ce nombre d'un animal de chaque espèce par étudiant a été estimé au plus juste sans avoir recours à une approche statistique pour l'estimer, le but de cet enseignement étant de former les étudiants à l'observation, la manipulation et l'administration de substances à des animaux vigiles. Par ailleurs, 4 animaux de chaque espèce ont été prévus en plus de ceux utilisés par les étudiants pour constituer des pools de nombre suffisant pour éviter une réutilisation excessive des animaux, notamment lors de la séance d'examen qui a lieu à la suite des séances de travaux pratiques dans un laps de temps très réduit.

Raffinement

Dès leur réception, les animaux auront une période d'acclimatation d'une semaine pour s'adapter à leur nouvel environnement. Pendant toute la durée du projet, les animaux seront traités selon la réglementation par du personnel compétent. Les animaux seront hébergés selon les conditions imposées par la réglementation. Ils seront surveillés quotidiennement par les expérimentateurs (enseignants intervenant dans la formation) ou le zootechnicien de façon à évaluer leur état physiologique et leur comportement. Les points limites habituels seront notés (l'isolement, les yeux fermés, un dos voûté, les poils hérissés, l'immobilité, une perte de poids de plus de 20% du poids corporel total ou de 15% entre deux pesées consécutives à une semaine d'intervalle, des signes de déshydratation, les yeux et l'abdomen creux, etc…).

Choix des espèces

Cette unité de certification Application de Procédures sur Rongeurs vise à certifier les personnes inscrites pour la pratique de procédures non-chirurgicales sur des rongeurs. La formation oblige les étudiants à suivre 3 séances pratiques de 4h chacune dont 2 mettant en jeu des rongeurs vigiles (rat et souris) pour leur permettre d'apprendre à mettre en oeuvre des gestes de manipulation et d'administration de substances à des animaux vigiles ainsi que se former à l'observation des rongeurs et de leurs signes apparents de bien-être. L'apprentissage de ces pratiques ne peuvent donc être réalisées qu'en mettant en oeuvre des espèces rongeurs (rat et souris) qui sont l'objectif de la formation. Les rats comme les souris seront utilisés à l'âge adulte (3 mois d'âge postnatal) quand tous les systèmes physiologiques sont matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 7200
Souffrances
▲ -
▲ 7200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7200

Tués à douze mois pour éviter, selon le porteur, l'apparition de signes de vieillissement, 7 200 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet consiste à créer et entretenir des lignées où douze gènes liés à l'habituation sont remplacés par une protéine fluorescente. Aucune intervention n'est déclarée sur les poissons de plus de cinq jours, la surveillance se limitant à cinq jours sur sept, avec pour points limites la scoliose, une nage anormale ou des femelles remplies d'œufs. Le tri des embryons de moins de cinq jours, hors du champ réglementaire, réduit selon lui le nombre d'individus élevés, sans que le RNT indique combien sont écartés à ce stade.

Objectifs

Chez les patients atteints de schizophrénie ou d'autisme, le processus d'habituation, un type de mémoire, est impacté. Nous avons reproduit ce mécanisme d'habituation chez le poisson zèbre. Quand il est soumis à des éclairs ou des bruits, le poisson zèbre réagit en changeant de direction. Lorsqu'il est soumis de façon répétée à ces stimuli, cette réponse diminue, formant l’habituation. Suite à la recherche de gènes impliqués dans cette habituation, nous étudions 12 protéines. Dans ce projet, nous voulons générer des poissons zèbres avec des neurones où les gènes ciblés seront remplacés par de la fluorescence ce qui nous permettra d'étudier les effets des protéines invalidées sur l'habituation en évitant le génotypage par prélèvement de la nageoire.

Bénéfices attendus

Les défauts d'habituation observés dans les cas de pathologies psychiatriques comme la schizophrénie ou l’autisme chez l'homme nous montrent l'importance de cette étude. En comparaison des lignées classiques invalidées pour ces gènes, la création de ces lignées nous permettra non seulement de comprendre où sont localisées les protéines, d'étudier leur rôle tout en évitant un génotypage par biopsie de la nageoire caudale.

Procédures

Aucune intervention ne sera réalisée sur les poissons âgès de plus de 5 jours.

Impact sur les animaux

Lors de la génération et l'élevage des individus mutant, aucun effet indésirable n'est attendu considérant nos résultats précédents avec des lignées similaires mais non fluorescentes. Toutefois, la création de ces lignées avec insertion d'une protéine fluorescente à la place du gène n'étant pas un simple knock-out, une surveillance 5 jours sur 7 sera réalisée par du personnel qualifié et l'expérimentateur avec pour points limites l’observation d’anomalies physiques du poisson (couleur de la peau anormale, hyperventilation, déformation morphologique du poisson, scoliose, siphose, blessure, femelles remplies d'oeufs), d’anomalies de son comportement (prostration, comportement de fuite) et d’une nage anormale dans l’aquarium (attitude de nage anormale, défaut de flottabilité), prostration au fond du bac à l'abri de la lumière.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à 12 mois pour éviter l'apparition de signes de vieillissement et donc d'impacter le bien-être des animaux.

Remplacement

L'étude de la mémoire et du comportement ne peut pas être réalisée in vitro (sur des cellules en culture) et implique obligatoirement l'utilisation de modèles animaux vivants. Le poisson zèbre présente le modèle vertébré ayant un cerveau le plus simple nécessaire pour entreprendre ces expériences visant à comprendre les adaptions du cerveau des vertébrés face à des stimuli extérieurs. De plus, le cerveau et le génome du poisson zèbre présente des similarités avec celui de l'Homme.

Réduction

Afin de minimiser le nombre de poissons à élever, un tri des embryons âgés de moins de 5 jours et présentant une fluorescence appropriée sera réalisé (non soumis à une DAP). Ceci permettra de réduire drastiquement le nombre d'individus élevés et de garder après 5 jours de développement uniquement les poissons pour le maintien de la lignée et obtenir des alevins nécessaires aux études de comportement. Pour le maintien des lignées, nous faisons une nouvelle génération tous les 8 mois ce qui permet sur 5 ans de diminuer le nombre de générations. Pour surveiller le bien-être animal, nous observerons les poissons qui seront utilisés ensuite pour créer les générations suivantes.

Raffinement

Les poissons-zèbres générés et conservés devraient tous être sans phénotype dommageable d'après notre expérience précédente. Tous les individus sont regroupés dans des bacs de 3.5l pour être au minimum 8 par bac et au maximum 20 par bac. Une fois par jour des artémias vivants leur sont donnés afin de maintenir leur activité de prédation. Les nourrissages manuels assurés chaque jour permettront une observation régulière de chaque individu tout au long des procédures pour détecter une altération de la nage ou de la prise alimentaire. La mise en place de points de contrôle et de critères d’arrêt bien définis permettra d’assurer le maintien des animaux dans les meilleures conditions.

Choix des espèces

Les gènes de l'Homme et du poisson zèbre présentent de grandes similarités, le poisson zèbre constitue un modèle idéal pour étudier le fonctionnement du système nerveux humain. La fertilisation externe, avec des pontes de plus de 100 oeufs, permet de générer rapidement de nombreux individus par rapport à d'autres modèles tels que la souris et ainsi obtenir des résultats statistiquement très robustes. Enfin, la transparence des larves permet un suivi non invasif en temps réel du système nerveux, ce qui nous permettra de relier les événements dans les neurones avec le comportement d'apprentissage de l'animal. Notre objectif est de maintenir des couples reproducteurs qui nous permettrons de générer des individus de moins de 5 jours pour les études de comportement (hors cadre). Ainsi, ces reproducteurs seront gardés jusqu'à 12 mois; avant l'apparition de signes de vieillesse.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 7044
Souffrances
▲ -
▲ 1056
▲ 5988
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7044

Jusqu'à dix prélèvements sanguins par souris, échelonnés d'une heure à quatorze jours après l'injection, et une mesure de la tumeur au pied à coulisse deux fois par semaine : 7 044 souris vont être utilisées, dont 5 988 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement de tissus. Les expérimentateurs leur injectent des cellules tumorales, parfois deux fois, puis des molécules candidates une à trois fois par semaine pendant sept semaines. Le porteur reconnaît que le développement des tumeurs peut engendrer un stress et des douleurs plus importants, et prévoit une surveillance clinique deux fois par semaine au minimum. L'objectif déclaré est de sélectionner les molécules qui passeront en essai clinique, la souris étant retenue pour la similitude de son système immunitaire avec celui de l'être humain.

Objectifs

Les thérapies ciblant le système immunitaire ont prouvé leur efficacité dans la lutte contre le cancer. Elles ont permis d’augmenter la survie de patients atteints de cancer. Cependant, certains patients restent résistants aux immunothérapies mises sur le marché nécessitant le développement de nouvelles thérapies. L’objectif de ce projet est, suite au développement de nouvelles molécules thérapeutiques ciblant les cellules du système immunitaire, de tester leur efficacité anti-tumoral dans des modèles de souris porteuses de tumeurs. Ce projet permettra de sélectionner et valider les molécules finales qui seront amenées à être testées dans des essais cliniques chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Le bénéfice susceptible de découler de ce projet est : si l’injection des ces nouvelles thérapies dans des modèles de souris conduisent à une réduction de la taille tumorale, elles pouraient aller à l'étape de développement clinique pour les patients atteints de cancer.

Procédures

Tous les gestes suivants ont une durée de 1 minute par souris. L’injection des biomolécules se réalise soit sur animal vigile soit sur animal endormi, 1 fois par expérience. L’injection peut également être réalisée sur animal vigile, 1 à 3 fois par semaine, sur 7 semaines. L’injection de cellules tumorales sera faite sur animal vigile, 1 à 2 fois par expérience si rechallenge. Elle peut être également réalisée sur animal endormi, 1 fois par expérience, durée de 30 min. Les prélèvements sanguins de petits volumes seront sur animal vigile, 9 fois par souris (30 minutes, 1h, 4h, 24h, 48h, 72h, 96h, 7 et 14 jours) ou 10 fois par souris (1h, 3h, 6h, 24h, 48h, 72h, 96h, 7 et 14 jours). Les prélèvement sanguins de plus gros volumes seront effectués sur animal endormi, 4 fois par souris par expérience. Les prélèvements sanguins en présence de tumeurs se réaliseront 1 fois par expérience, sur animal vigile ; et/ou 1 à 2 fois sur animal endormi par expérience si une réponse anti-tumorale est observée. La mesure de la taille tumorale se réalise avec un pied à coulisse, sur animal vigile, 2 fois par semaine jusqu’à la fin de chaque expérience. La mesure du poids des animaux est sur animaux vigiles, sur une semaine et/ou 2 fois par semaine.

Impact sur les animaux

La manipulation régulière des souris en début de procédure en particulier lors de l’injection des cellules tumorales puis des traitements, peut engendrer un stress et des douleurs légères sur les animaux. Le développement de tumeurs peut engendrer un stress et des douleurs plus importants sur les animaux. Les différents prélèvements de sang en particulier ceux nécéssitant une anesthésie générale peuvent entraîner un stress pour les animaux ainsi que des inflammations aux niveaux des sites de prélèvements.

Devenir

Les animaux seront mis à mort. Des tissus seront prélevés post-mortem pour analyses.

Remplacement

Les mécanismes étudiés impliquent des interactions complexes entre la tumeur, le système immunitaire et les biomolécules administrées, qui ne peuvent être reproduites de manière intégrée par des modèles in vitro/ex-vivo. Le recours à des modèles animaux est donc indispensable pour l’évaluation de ces nouvelles thérapies. Néanmoins, elles ont été au préalable évalué in vitro afin de sélectionner un nombre réduit de molécules à injecter dans les souris.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires à chaque procédure a été évalué statistiquement afin de définir le nombre minimum d'animaux requis pour obtenir la puissance statistique nécessaire. De plus, des test statistiques sont apliqués sur l'analyse des résultats obtenus.

Raffinement

Concernant l’enrichissement, les souris bénéficieront dans leurs cages des éléments suivants, selon leur disponibilité à l’animalerie : bâtonnets de coton et/ou maison en carton et/ou bâtonnets de bois. La mise à mort anticipée des souris sera effectuée lorsqu’un point limite est atteint grâce à une grille de suivi. Certaines injections ou prélèvements sanguins peuvent se faire sous anesthésie générale et la cage sera sur un tapis chauffant après leur réveil. Certain prélèvement sanguin nécessite en plus de l'anesthésie gérérale, un anesthésique locale pour réduire la douleur au site de prélèvement. Certaines injections de cellules tumorales se fera également sous anesthésie générale, sur un tapis chauffant et la cage sera ensuite déposée sur un tapis chauffant jusqu'à leur réveil. Les souris seront surveillées par les porteurs de projet pour les paramètres cliniques au minimum deux fois par semaine.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les expériences menées en thérapeutique du cancer et elle a depuis longtemps servi à l'étude de thérapies anti-tumorales, notamment car la physiologie de la souris est proche de celle de l'Homme, en particulier sur la similitude du système immunitaire. Les souris seront utilisées à l’âge de jeune adulte (6-9 semaines), afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux. De plus, cet âge est adapté pour générer des modèles de tumeurs induites par le transfert de lignées de cellules tumorales.