Procédures modérées

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Souris : 1040
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1 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections vaccinales répétées et des prélèvements de sang au sinus rétro-orbitaire, geste pouvant provoquer des douleurs oculaires et des lésions de l'œil. Une société privée teste des candidats vaccins contre les allergies et affirme qu'aucune méthode in silico, in vitro ou ex vivo ne permet de mesurer la production d'anticorps neutralisants. Elle justifie de tuer toutes les souris par leur "mémoire" immunitaire les rendant inutilisables pour de nouvelles vaccinations.

Objectifs

Les allergies sont aujourd’hui un problème de santé publique. Ces affections très répandues, particulièrement dans les pays développés, touchent 25 % de la population européenne. Elles sont dues à un dérèglement du système immunitaire qui devient hypersensible à des substances généralement inoffensives. Ceci se traduit par la dérégulation de certaines cytokines et conduit à l’apparition de la pathologie chez l’individu. Ce projet s’inscrit dans le cadre de développement de vaccins contre les allergies. Au sein de notre société, nous avons développé une stratégie de vaccination qui permet de produire, chez le patient, des anticorps contre la cytokine sur-exprimée. Ce vaccin appelé ‘Kinoïde™’ peut se présenter soit sous forme de proteine, soit sous forme d’un acide ribonucleique messager (ARNm). Il n’existe pas à ce jour de méthodes in vitro permettant d’évaluer la réponse immunologique à un vaccin, ce qui nous contraint à les tester chez la souris. L’efficacité du vaccin sera évaluée selon sa capacité à induire une réponse immunitaire capable de bloquer l’activité biologique de la cytokine. Dans le cadre de ce développement, nous devons sélectionner le meilleur candidat vaccin qui induira une réponse immunitaire efficace et de longue durée chez la souris. Pour cela, nous devons dans un premier temps tester plusieurs paramètres spécifiques à chaque vaccin. Nous allons ainsi tester un nombre croissant de doses de vaccin (en deux et trois injections), plusieurs formulations vaccinales ainsi que deux voies d’administration (intramusculaire et souscutanée). Ces études permettront de valider et de sélectionner le vaccin induisant la meilleure réponse immunitaire. Dans un second temps, nous confirmerons l’efficacité du vaccin grâce à des modèles expérimentaux d’allergies développés chez la souris. Une fois l’effet thérapeutique démontré, le vaccin entamera les étapes de fabrication en vue des phases cliniques.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à définir les meilleures conditions d’immunisation, à savoir, la dose de vaccin à injecter, la voie d’administration et le schéma d’immunisation et de prélèvements des vaccins kinoides développés dans notre laboratoire. Les candidats vaccins sélectionnés seront ensuite évalués pour leur efficacité dans des modèles expérimentaux d’allergies developpés chez la souris et à plus long terme chez l'Homme.

Procédures

1) Administration du vaccin : L'injection du vaccin est réalisée sur animaux vigiles maintenus par contention pendant 30 secondes soit par voie intramusculaire soit par voie sous-cutanée. Les animaux recevront soit deux injections de vaccin (aux jours 0 et 21) soit trois injections de vaccin (aux jours 0, 7 et 28). Il a déjà été démontré dans la littérature que pour obtenir une réponse immunitaire efficaces 2 ou 3 injections de vaccins étaient nécessaires. 2)Prélèvement sanguin: Les animaux sont anésthésiés à l'isoflurane pendant 5min. Ensuite, le prélévement de sang est réalisé en moins de 30 secondes. Les animaux subiront soit trois prélèvements (aux jours -7, 38 et 58) soit sept prélèvements (aux jours -7, 21, à mois 2, à mois 3, à mois 6, à mois 9 et à mois 12).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables généralement observés sont principalement dus à l’injection ou au prélèvement au sinus retro orbitaire. Les effets secondaires liées au candidat vaccin ne sont pas attendus. Le principe du vaccin étant de provoquer une réponse immune, des effets indésirables de type inflammatoire peuvent se produire principalement au site d’injection et se manifester par des oedèmes et érythèmes pouvant durer quelques heures à quelques jours. L’injection par voie intramusculaire se faisant dans le muscle de la patte arrière, une douleur musculaire localisée pourra être détectée quand l'animal a tendance à se mordre au niveau de la zone douloureuse. Les prélèvements sanguins se faisant au niveau du sinus rétro-orbitaire, des effets indésirables sur l’oeil peuvent se produire. La survenue de contractions répétées et involontaires des muscles des paupières (blépharospasme), la sécrétion lacrymale éventuellement accompagnée de photophobie, les écoulements, la survenue d'oeil rouge ou opaque seront examinés, puisqu'ils traduisent des douleurs oculaires et l'état des yeux.

Devenir

L'ensemble des animaux (1040) seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Le système immunitaire des souris utilisées ayant été stimulé par les candidats vaccin, celles-ci conserveront une « mémoire » des vaccinations précédentes. Nous ne serons donc plus dans la possibilité d’obtenir chez ces souris, une réponse immunitaire comparable à des animaux nouvellement vaccinés. De surcroit les souris ont une durée de vie assez courte et l’utilisation d’animaux âgés n’est pas recommandé pour l’obtention d’une bonne réponse immunitaire.

Remplacement

L'étude de l'immunogénicité de nos candidats repose sur la mesure de la production d'anticorps neutralisant après immunisation. La production d'anticorps suite à l'injection d'un vaccin nécessite la mise en place de nombreux processus biologiques et le recrutement de divers types cellulaires. Il n’existe pas à ce jour de méthode in silico, in vitro ou ex vivo permettant de mimer ce contexte biologique et d'induire une production d'anticorps neutralisants.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, les différents groupes seront composés de 10 animaux qui le nombre minimal afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. De plus, afin de ne pas multiplier le nombre d'animaux, nous n'utiliserons que des souris femelles pour la recherche du meilleur candidat vaccin et l'optimisation du schéma vaccinal. Seul le meilleur candidat et le meilleur schéma vaccinal sera testé chez le mâle afin de les valider.

Raffinement

Les animaux disposent d'une période d'acclimatation conséquente (minimum 7 jours), avant l'initiation de tout protocole, afin de limiter leur angoisse. Ils subissent ensuite des contraintes très modérées. Les injections, réalisées en intramusculaire et en sous-cutanée et les prélèvements sanguins, sous anesthésie gazeuse, ont lieu de façon ponctuelle et n’induisent pas de modification de leur bien-être. Enfin, des points-limites généraux avec l’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être tout le long de l’étude ont été établis. De plus, l'administration d'antalgiques est prévue si l’animal présenté un signe de souffrance. Si un animal présente l'un des points limite à un seuil critique, il est mis à mort afin d'abréger sa souffrance. Une attention particulière sera portée aux conditions d’hébergement des animaux. Le bruit dans les zones d’hébergement ainsi que dans la zone d’expérimentation sera réduit au maximum. Les souris seront hébergées par groupe de 5 souris maximum par cage. Ce milieu sera enrichi (tunnel + coton) et la nourriture et l’eau seront fournis ad libitum afin de s’assurer du bien-être de l’animal.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus approprié du fait de sa physiologie proche de l’Homme (taux d’homologie 90 %) et de la grande quantité de données disponibles dans la littérature et au sein du laboratoire. Dans ce projet, nous utiliserons des souris adulte, c’est-à-dire de 7 semaines, soit environ 20-25g. En effet, nous souhaitons que les souris aient un système immunitaire mature pour tenir compte de la réponse humorale.

Conséquences du bruit sur l’audition

(NTS-FR-958625v1 – 04/01/2023)
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Gerbilles de Mongolie : 840
Souffrances
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Devenir
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840 gerbilles de Mongolie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont exposées à des bruits de deux à huit heures par jour pendant jusqu'à 180 jours, exposition pouvant provoquer un stress chronique et des dommages de l'oreille, une partie subissant aussi la pose chirurgicale d'implants cardiaques ou neuronaux. Le porteur étudie les effets du bruit sur les circuits auditifs et choisit la gerbille pour son audition proche de celle de l'humain. Il affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de simuler un système auditif entier de millions de neurones.

Objectifs

On distingue la surdité qui est un terme générique désignant la diminution de l’acuité auditive. La grande majorité des surdités sont neurosensorielles et ont essentiellement pour origine l'oreille interne et la transduction mécano-électrique de la vibration sonore en activité neurale. Actuellement, en l’absence de traitement curatif, la surdité neurosensorielle nécessite d’être compensée par une prothèse auditive. L’exposition à un bruit excessif est la première cause environnementale de surdité neurosensorielle. Une exposition supérieure à 105 dB d’une heure provoque ainsi des dommages irréversibles. Les dommages dépendent à la fois du niveau de l’intensité sonore et de la durée de l’exposition. La législation du travail a fixé des seuils de tolérance, en prenant comme base un niveau d’exposition moyen sur 8h : • Au-delà de 80 dB SPL (sound pressure level), des dispositifs de réduction du bruit doivent être proposés (casques par exemple). • Au-delà de 85 dB SPL, ces dispositifs doivent être utilisés et contrôlés. • Au-delà de 87 dB SPL (casques inclus), le bruit doit être réduit. La surexposition sonore dans les mégalopoles, constitue une menace grandissante pour l’audition à l’échelle planétaire. Les conséquences au niveau central des surexpositions au bruit sont peu étudiées. Les conséquences du bruit sur la santé des individus et leurs interactions sociales restent également un sujet de recherche actif. Il existe une grande variabilité individuelle dans la sensibilité aux atteintes auditives déclenchées par le bruit. L’objectif majeur de notre projet de recherche est le suivant : Etudier les conséquences sur les réseaux neuronaux auditifs et la santé des individus d’un son d’intensité moyenne/forte dans la durée. Nous caractériserons la façon une exposition sonore continue impacte les circuits auditifs centraux chez un modèle animal, la gerbille, dont les gammes de fréquences sont plus similaires à celles entendues par l’Homme que la souris habituellement utilisée. Cette analyse se fera à plusieurs échelles : i) modifications anatomiques, ii) modifications fonctionnelles des réseaux, iii) modifications comportementales et iv) modifications physiologiques. Le bénéfice attendu est une meilleure compréhension des effets globaux du bruit sur la santé en reliant pour la première fois les atteintes physiologiques, cérébrales et comportementales.

Bénéfices attendus

Le suivi des animaux pendant et après l’exposition sonore, du point de vue de l’activité neurale, des modifications anatomiques et de l’évolution des performances comportementales, permettra de mieux appréhender les effets physiologiques et cognitifs du bruit auquel sont confrontés les humains quotidiennement. La plupart des études précédentes ont étudié chaque variable séparément, mais c’est bien dans la relation entre ces différents effets que l’on développera une vision d’ensemble scientifiquement pertinente. Un point crucial est que faire plusieurs mesures sur un même animal est donc non seulement scientifiquement utile mais est éthiquement intéressant puisque cela permet de réduire drastiquement l’usage d’animaux. Certaines questions importantes mais peu étudiées comme l’adaptation des performances du cerveau à la présence durable de bruit environnemental quotidien seront ainsi résolues.

Procédures

Tous les groupes d’animaux subiront des expositions sonores de 2h à 8h par jour pendant au maximum 180 jours. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. En parallèle de ces expositions sonores, deux groupes d’animaux sont soumis à trois interventions. Dans la première intervention, des chirurgies ponctuelles à poser des implants physiologiques (activité cardiaque, premier groupe), neuronaux (deuxième groupe) et une puce d’identification (les deux groupes) sont susceptible d’entrainer des douleurs post opératoires minorées par des antalgiques. La pose d’implants et la mesure préalable de l’audition des animaux nécessitent leur anesthésie pendant environ 4h. Si la procédure se déroule bien, les animaux récupèrent de ces chirurgies en quelques jours. La deuxième intervention est une phase d’habituation puis d’enregistrement de l’activité neurale ou cardiaque, elle est réalisée sur l’animal en liberté ou tête fixée, elle s’étale sur plusieurs jours, environ 1 à 2h par jours, sans douleur pour l’animal. La troisième intervention est un suivi comportemental de l’animal, il ne comporte aucune privation hydrique ou alimentaire ni douleur. L’animal est ensuite mis à mort. Pour un troisième groupe d’animaux, l’enregistrement neuronal est fait durant l’anesthésie, celle-ci dure 8h à 9h mais l’animal est ensuite mis à mort. Ces animaux ne subissent donc qu’une intervention.

Impact sur les animaux

Les gerbilles seront exposées à des bruits pendant 2h à 8h par jour. Ces expositions peuvent potentiellement induire un stress chronique et possiblement des dommages de l’oreille. Les études des cinquante dernières années sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit, au moins à l’échelle de quelques semaines, chez les rongeurs. Des chirurgies ponctuelles visant à enregistrer l’activité cérébrale, à poser des implants physiologiques (activité cardiaque) ou neuronaux seront effectuées. Les animaux récupèrent de ces chirurgies généralement en quelques jours. Les nuisances associées sont des douleurs post-opératoires minorées par des antalgiques.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans les procédures expérimentales seront mis à mort à la fin de chaque ou plusieurs procédures car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative que ce soit des études au niveau cellulaire ou tissulaire ne sont connues et envisagées pour ce projet. En effet, il n’est pas possible actuellement de simuler de manière pertinente les effets des entrées sensorielles sur des circuits cérébraux composés de millions de neurones densément connectés, en interaction avec l’évolution des niveaux de stress des animaux.

Réduction

Les groupes sont constitués afin de garantir une puissance statistique de 80% pour des différences de 20%. Nous utilisons classiquement les tests de student, de Mann-Whitney, test du Xhi2, et ANOVA pour tester la significativité de nos résultats. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et nous nous concentrerons sur le nombre limité d’animaux en fonction de la capacité des dispositifs expérimentaux et de l’application des mesures sur le même animal le cas échéant.

Raffinement

Les animaux seront regroupés pour réduire le stress d’isolement social et des jouets d’enrichissement seront disposés dans la cage. Les animaux du projet seront suivis quotidiennement. S’il apparaissait un état général de l’animal anormal (notamment suite aux chirurgies) en considérant tous les critères généraux de bonne santé d’un animal de laboratoire (poids - pesée tous les 1 à 2 jours la 1ère semaine de stimulation ou après chirurgie - stress, comportement, pelage), celui-ci sera mis à mort immédiatement. En particulier les points suivants entraineront une mise à mort immédiate : - Chirurgies ou implantation de puces : douleur au niveau des interventions (prurit sévère, saignement infection), absence de prise alimentaire et d’hydratation spontanée. - Stimulation sonore : prostration, douleur au niveau de la tête et des oreilles

Choix des espèces

Nous souhaitons recourir aux gerbilles, modèle de laboratoire dont le système auditif et les performances auditives sont très similaires à l’homme. En particulier, les gerbilles, contrairement aux souris ou rats sont capables d’entendre et traiter des sons basse fréquence correspondant aux signaux de parole chez l’homme. D’autre part, sa relative petite taille (deux à trois fois le poids d’une souris) rend la plupart des équipements existants pour la souris compatibles avec la gerbille. C’est donc un modèle animal très bien adapté à l’étude de l’audition au niveau central. Enfin, l’architecture des systèmes auditifs périphérique et central de rongeurs, similaire à celle de l’homme, permet d’étudier chez ces animaux l’audition. Aujourd’hui, il n’existe aucune alternative à l’expérimentation animale, car nous avons besoin d’étudier le système auditif dans son ensemble (de l’oreille interne au cortex auditif). Il n’est pas possible aujourd’hui de mettre en culture les systèmes auditifs périphériques et centraux. De plus, aucun modèle informatique n’existe pour simuler le fonctionnement du système auditif dans son ensemble. Le projet impliquera principalement des animaux adultes prioritairement ET/OU âgés d’au moins P90 (90 jours d’âge) afin de pouvoir étudier les effets du bruit sur le système auditif. Dans le cas d’expérimentations visant à établir l’effet des expositions bruyantes sur le développement du cortex auditif, les gerbilles seront éventuellement exposées (via des enceintes acoustiques) en portée avec leur mère avant le sevrage.

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Souris : 800
Souffrances
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800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des greffes sous-cutanées de cellules tumorales, une ablation des testicules pour une partie d'entre elles, puis des traitements par gavage et injections quotidiennes pendant 28 jours, la croissance des tumeurs pouvant provoquer douleur et irritation. Le porteur cherche à cibler des cellules responsables de la récidive du cancer de la prostate et affirme avoir mené en amont les études en culture 2D et 3D, aucun système in vitro ne reproduisant selon lui les stades du développement tumoral. Les souris atteignant un score de souffrance élevé seront mises à mort avant le terme.

Objectifs

Le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez les hommes en France et le second en termes de mortalité par cancer. Pour les cancers de la prostate invasifs, la seule thérapeutique proposée est la castration chimique (déprivation en androgène) qui est efficace, dans un premier temps, mais dans 100% des cas la tumeur récidive en étant agressive (métastases). Dès lors, il n’existe aucun traitement efficace conduisant inéluctablement au décès du patient. Une équipe de recherche a identifié des cellules potentiellement initiatrices de cette récidive tumorale dans la prostate chez la souris, Dans un modèle de souris génétiquement modifié développant un cancer de la prostate résistant à la castration, la proportion de ces cellules est fortement augmentée. Ces cellules ont pu être isolées et caractérisées, ce qui a permis de déterminer deux cibles thérapeutiques théoriques exprimées par ces cellules. En utilisant deux drogues, chacune agissant sur une de ces cibles, nous montrons que ces drogues sont très efficaces pour tuer ces cellules et que leur effet est additif dans un modèle de culture en 3D, et ce en présence et en absence d’androgène. Ces cellules ont aussi été identifiées chez l’Homme. Sur une lignée cellulaire humaine de ce type de cellules issue d’une tumeur prostatique de patient, nous avons montrés la même efficacité de ces drogues. L’objectif de ce projet est d’évaluer/confirmer l’impact thérapeutique de ces deux composés chimiques, administrés seul ou en combinaison, sur le développement et la récidive tumorale chez la souris ayant reçue préalablement une greffe de ces cellules tumorales.

Bénéfices attendus

Pour améliorer la survie des patients développant des cancers de la prostate résistant à la castration, il est nécessaire d’identifier les cellules responsables de la récidive tumorale et de les cibler de façon thérapeutique. Les études préliminaires in silico et in vitro nous ont permis d’identifier une nouvelle population cellulaire possédant les propriétés requises à l’initiation de la récidive et en faisant donc une population cellulaire candidate. Des expériences in vitro, qui inhibent les capacités progénitrices et prolifératives de ces cellules nous ont permis de trouver deux protéines cibles. Ce projet permettrait de définir in vivo, chez la souris, si leurs inhibiteurs, administrés seuls ou en combinaison, sont capables d’inhiber le développement tumoral et/ou faire régresser une tumeur déjà établie dans un contexte naïf (présence d’androgènes) ou d’hormonothérapie (castration). Ces tests seront faits sur des tumeurs d’origine murine mais aussi humaine.

Procédures

Les interventions subies par les animaux seront : - 1- Des injections sous-cutanées de cellules tumorales primaires ou de lignées humaines. - 2- Des observations des tumeurs sous anesthésie gazeuse durant 30 min (isoflurane) après maximum trois mois de développement tumoral. - 3- Des chirurgies (ablations de testicules) de 15 min sous anesthésie gazeuse et sous analgésique (injection sous cutanée 30 min avant l’intervention puis à J+1 et à J+2 si nécessaire). - 4- Des traitements en injections (de moins d’une minute) intra péritonéal de drogues quotidiennement pendant 28 jours. - 5- Des traitements en gavage (de moins d’une minute) tous les quatre jours pendant 28 jours. Chaque animal subira une combinaison de ces interventions au cours des procédures : Pour la première partie, l’ensemble des souris (32), réparti en deux lots, sera soumis aux interventions 1 et 2. Pour les deux autres parties, les animaux seront soumis aux interventions 1 et 2 et les autres interventions dépendront ensuite des groupes : - le groupe A (96 souris) subira une chirurgie de castration (intervention 3) puis les animaux recevront des traitements comme suit : • 32 souris seront soumises à l’intervention 4 uniquement ; • 32 souris seront soumises à l’intervention 5 uniquement ; • 32 souris seront soumises aux interventions 4 et 5. - le groupe B (96 souris) recevront des traitements comme suit : • 32 souris seront soumises à l’intervention 4 uniquement ; • 32 souris seront soumises à l’intervention 5 uniquement ; • 32 souris seront soumises aux interventions 4 et 5.

Impact sur les animaux

Toutes les souris de la demande d’autorisation recevront par voie sous cutanée (bas du dos) deux injections (une à droite et une à gauche) mais toutes n’auront pas de développement de tumeur. S’il y a prise de greffe et formation de tumeur sous cutanée, les effets de la tumeur peuvent être indésirables et générer une certaine douleur lorsqu’elles dépassent un certain volume. La tumeur peut induire une tension de la peau à l’origine de démangeaison et d’irritation. L’ablation des testicules (procédures 2 et 3) est un acte non douloureux car réalisé sous anesthésie et analgésie mais il peut occasionner une hypothermie, une déshydratation et l’asséchement des yeux. Suite à la chirurgie, les animaux peuvent souffrir et la plaie chirurgicale peut présenter des signes d’inflammation ou d’infection. Les anesthésies lors des chirurgies et des séances d’imageries sont un stress. L’administration par gavage comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivée de la solution dans les poumons, entrainant des signes de détresse respiratoire. Les injections intra péritonéales répétées peuvent induire une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone d’injection.

Devenir

Chaque animal sera mis à mort : - soit parce qu’il atteint avant la fin un score supérieur ou égal à 3 de la grille d’évaluation indiquant une souffrance nécessitant sa mise à mort. - soit parce qu’il a dû être exclue (pas de prise de greffe tumorale). En revanche il ne sera pas mis à mort tout de suite si sa présence peut éviter l’isolement d’un individu encore en procédure. - soit parce qu’il est un animal d’intérêt ou contrôle pour lequel il est nécessaire à la fin de la durée de la procédure de prélever différents organes et la tumeur afin d’évaluer l’efficacité du traitement testé. Cet animal pourra appartenir soit à la branche des animaux témoins servant de référence, soit à une branche d’animaux traités.

Remplacement

Nous avons dans un premier temps mené l’étude par différentes approches pour aborder ces questions, incluant, des études de prédiction par analyse bio-informatiques de données transcriptomiques, des cultures cellulaires 2D et 3D in vitro, selon le principe de Remplacement. Pour remplir nos objectifs, nous sommes contraints d’utiliser des modèles murins, car aucun système in vitro et aucun modèle d’organismes plus simples ne permet de reproduire les différents stades du développement tumoral prostatique et de sa récidive post-castration.

Réduction

Selon le principe de Réduction, le nombre d'animaux utilisé est calculé de manière à obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. En supposant une efficacité de greffe de cellules tumorales de 50%, il faudrait alors doubler l’effectif car une greffe sur deux ne se développera pas. Cependant, nous avons prévu deux injections de cellules par animal soit 1 prise de greffe par animal, ce qui compense cette efficacité faible. Comme indiqué précédemment, si la prise de greffe se montre plus élevée que 50%, nous ajusterons le nombre d’animaux à la baisse pour les étapes suivantes. Au contraire, si un des types cellulaires testés ne génère pas de tumeur, les expériences se basant sur l’injection de ces cellules ne seront pas réalisées. En revanche, des animaux pourraient être écartés de l’étude, il est donc nécessaire de prévoir un effectif supérieur à celui calculé dans cette section. C’est pour cette raison que nous avons fixé un nombre final de 16 animaux par condition, tenant compte de tous ces paramètres.

Raffinement

Pour s’assurer du bien-être des souris durant la croissance des greffes tumorales, elles bénéficieront de coton, de maisonnettes, de tunnels et de bâtonnets de bois à ronger afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un nid. Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie et lors des mesures de tumeur par la personne en charge du protocole afin de détecter tout signe de douleur. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie générale et un analgésique sera administré en pré- et post-opératoire. A la suite de la chirurgie la souris sera réveillée au chaud et surveillée pendant les heures qui suivent et la bonne cicatrisation sera observée tous les jours durant la semaine qui suit l’opération par la personne en charge du protocole. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis. Tout animal en souffrance sans possibilité de le soulager sera mis à mort. Si, pour des raisons de protocole (mise à mort de certains congénères ayant atteint un point limite), une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté.

Choix des espèces

La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests in vitro et les études cliniques. Le modèle ici utilisé est préféré aux autres modèles de souris car c’est le meilleur modèle connu pour éviter toute réaction immunitaire et rejet de greffe de cellules tumorales tout particulièrement pour les cellules humaines.

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Souris : 280
Souffrances
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280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sur cinq ans. Issues de croisements, elles développent les symptômes de l'ataxie de Friedreich, démarche titubante, tremblements et parfois crises d'épilepsie spontanées servant de point limite, puis reçoivent une injection unique de vecteur et passent des tests comportementaux. Le porteur teste une thérapie génique visant à réintroduire une protéine manquante et affirme que le recours à l'animal est "obligatoire" pour avoir une vue globale des effets. Il indique avoir d'abord testé les vecteurs en culture cellulaire.

Objectifs

L’ataxie de Friedreich est une maladie génétique caractérisée principalement par une perte progressive de la coordination des mouvements volontaires, ce qui entraîne une démarche ébrieuse. Ce symptôme s’accompagne d’autres atteintes, comme des problèmes cardiaques entraînant souvent le décès des patients. Cette maladie touche 1 personne sur 30 000 et est à ce jour incurable, ce qui rend indispensable le développement de stratégies thérapeutiques. Au vu de la complexité de la maladie, le recours au travail sur animal est obligatoire afin d’avoir une vue globale sur tous les effets du traitement. Dans cet objectif, nous avons généré une souris modèle reproduisant les symptômes neurologiques de la maladie. Notre approche thérapeutique consiste en de la thérapie génique qui va permettre de réintroduire la protéine manquante, la frataxine. L’équipe a déjà mené des essais prometteurs, qui doivent désormais être optimisés avec de nouveaux vecteurs. Il est connu qu’un excès de frataxine entraîne une toxicité. Notre étude va se diviser en deux axes principaux : la validation de l’efficacité du vecteur après injection intraveineuse, et une étude de dose-réponse pour déterminer la quantité minimale de vecteur suffisante pour corriger les symptômes de manière significative. Le vecteur qui permet de restaurer un faible taux de frataxine sera injecté par voie intraveineuse. Deux cohortes seront utilisées : une traitée avant l’apparition des symptômes (60 souris) et une traitée après l’apparition des symptômes (100 souris). Les souris seront suivies au cours du temps par des tests comportementaux et de conduction nerveuse (procédures modérées). La dernière partie de l’étude consistera à étudier un éventuel effet dose-réponse du traitement, afin de déterminer la dose minimale efficace (120 souris). Aucune nuisance n’est attendue dans ces procédures, et les animaux seront surveillés de manière à détecter précocement tout éventuel effet délétère. Ce projet mobilisera au total un maximum de 280 animaux en procédure de classe « modérée ». Tous les animaux seront utilisés pour les analyses et il n’y aura donc pas d’animaux laissés en vie à la fin de ce projet.

Bénéfices attendus

L’ataxie de Friedreich touche environ 1 personne sur 30 000, et aucun traitement n’est développé à ce jour. Le but ultime de ce projet est donc de trouver une thérapie efficace pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et si possible de stopper ou au moins ralentir la progression de la maladie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection unique, pratiquée sous anesthésie par inhalation d’isoflurane. Cette procédure dure quelques minutes du début de l’endormissement à la fin de l’injection. Les tests comportementaux pratiqués par la suite de façon hebdomadaire ne provoquent pas de douleur.

Impact sur les animaux

Les lignées utilisées pour l'élevage n'ont pas de phénotype dommageable, seuls les animaux issus de ces croisements présentent le phénotype ataxique à partir de 9 semaines et présentent un phénotype dommageable à partir de 19 semaines. Le phénotype exprimé se traduit par des difficultés progressives de mouvement et coordination qui apparaissent à partir de 4 semaines, mais non visible en cage d’hébergement. Les difficultés de mouvement sont accompagnées de tremblements qui s’intensifient avec l’âge. Le phénotype n’est toutefois pas considéré comme ataxique avant 9 semaines. A ce stade, les animaux présentent une démarche ébrieuse typique des ataxies, qui est retrouvée également chez les patients. A partir de 19 semaines, les souris mutantes peuvent présentér des crises épileptiques spontannées, ce qui est un point limite pour l’euthanasie. Aucun effet indésirable n’est attendu suite à l’injection ni aux tests de comportement.

Devenir

Les animaux sont euthenasiés pour prélever des tissues pour des analyses histologiques et moléculaires

Remplacement

Le but ultime du projet est de trouver une thérapie efficace pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et si possible de stopper ou au moins ralentir la progression de la maladie. Les nouveaux vecteurs utilisés ont d’abord été testé dans des cellules en culture afin de remplacer l’animal, mais afin de déterminer leur efficacité in vivo, il est indispensable de réaliser notre approche sur un modèle murin de la maladie.

Réduction

Il est estimé que le projet mobilisera sur 5 ans 280 animaux au maximum avec enchainement séquentiel et conditionnel des procédures. Cet effectif correspond au nombre d’animaux nécessaire afin d’obtenir une puissance statistique suffisante. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux, les mêmes animaux seront utilisées pour réaliser les analyses fonctionnelles, histologiques, moléculaires et biochimiques.

Raffinement

Un soin particulier sera apporté aux animaux et dès les premiers signes d’ataxie de la nourriture gélifiée sera mise à disposition dans la cage. Nous avons établi des points limites suffisamment prédictifs adaptés à notre modèle. De plus, nous avons mis en place une grille de suivi individuel pour suivre au plus près la santé de chaque animal.

Choix des espèces

La souris est l’espèce privilégiée pour ce projet en raison de sa proximité génétique avec l’Homme (98% d’homologie). Son anatomie et physiologie sont très bien caractérisées. De plus, plusieurs modèles de l’ataxie de Friedreich ont déjà été développés chez la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 150
Souffrances
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sur cinq ans. Elles reçoivent des injections répétées d'antigènes du parasite du paludisme avec l'adjuvant complet de Freund, qui peut provoquer des péritonites granulomateuses, de la douleur et de l'angoisse, avant d'être saignées à mort par ponction cardiaque. Le porteur produit ainsi des anticorps et reconnaît l'existence d'alternatives non animales, anticorps recombinants et aptamères, qu'il écarte faute de moyens techniques. Il conclut au recours "nécessaire" à l'animal pour obtenir ces anticorps.

Objectifs

Le paludisme est un problème de sante publique, majeur qui sévit dans plus de 100 pays et fait plus de 600 000 morts par an surtout chez les jeunes enfants. Chez les femmes enceintes, l’infection par Plasmodium peut causer leur mort et celle de leur enfant ainsi qu’un poids de naissance inférieur à la normale entraînant une mortalité très fréquente après la naissance. Depuis 2021, un vaccin est disponible sur le marché. La prise d’antipaludéens et l’utilisation de moustiquaires imprégnées augmentent la résistance du parasite aux antipaludéens. La maladie est causée par le parasite Plasmodium, un protozoaire appartenant au phylum des Apicomplexes. Parmi les 6 espèces qui infectent l’Homme, deux sont les plus repandues : Plasmodium faciparum et Plasmodium vivax. Le cycle de vie du parasite, entre un hôte mammifère et un moustique du genre Anophèle, est complexe. La partie la mieux connue de ce cycle est la phase érythrocytaire se déroulant chez le mammifère, durant laquelle les parasites se multiplient dans les érythrocytes de l’hôte. Cette phase est responsable de la classique anémie fébrile ainsi que des complications liées à l’adhérence des érythrocytes infectés par Plasmodium aux cellules endothéliales de la microcirculation sanguine, en particulier celles des vaisseaux sanguins du cerveau. Notre laboratoire étudie les facteurs de virulence de Plasmodium falciparum et Plasmodium vivax, les deux espèces les plus mortelles pour l’Homme. Nous nous intéressons, en particulier, au stade sanguin du cycle du parasite. Nous étudions les mécanismes mis en jeu par le parasite pour s’attacher au globule rouge, y pénétrer et s’y développer. Cette phase érythrocytaire, peut-être reproduite in vitro dans des systèmes de culture de globules rouges humains. Nous avons identifié plusieurs protéines d’intérêt exprimées par le parasite lors de son cycle de vie dans le globule rouge. Afin de les étudier, nous allons produire, chez le rongeur, des anticorps polyclonaux (AcP) dirigés contre ces protéines. Ces anticorps nous permettrons de localiser ces protéines dans le parasite, d’étudier leur niveau d’expression ainsi que leur importance dans les autres stades du cycle de vie de Plasmodium.

Bénéfices attendus

Notre compréhension du paludisme est limitée par des outils de recherche tels que les anticorps. Il existe en effet peu d’anticorps spécifiques contre les différentes espèces disponibles. Ce projet a pour but de produire un outil qui sera indispensable dans la lutte contre cette maladie. Les anticorps sont essentiels pour faire progresser notre connaissance sur le fonctionnement du parasite. Nous pouvons étudier l’expression de ces molécules dans les différents stades du parasite en utilisant les techniques suivantes : ELISA, Western Blot, les procédures d’immunoprécipitation, l’immunofluoromicroscopie et l’immunoélectromicroscopie. Avec des anticorps spécifiques nous sommes en mesure de mieux comprendre l’implication des protéines responsables de la virulence chez Plasmodium.

Procédures

1) Une prise de sang (une minute) par animal par mois pendant 2 mois. 2) Une injection IP (une minute) chaque 3 semaines par animal pendant 9 semaines. 3) L'exsanguination par ponction intra-cardiaque (5 minutes) à la fin de l’expérience, préalablement anesthésiées par injection par voie intrapéritonéale (une minute).

Impact sur les animaux

Dans des très rares cas les animaux peuvent mal supporter les protéines recombinantes et ils peuvent montrer une réaction inflammatoire élevée. Les souris recevront les protéines individuelles en présence d’adjuvant Complet de Freund (CFA) pour la première injection et l'adjuvant Incomplète de Freund (IFA) pour les autres. L’utilisation de l’adjuvant CFA par voie IP peut induire des effets indésirables comme des péritonites granulomateuses et de la douleur et de l'angoisse. Les souris peuvent montrer des signes cliniques et comportementaux de souffrance et ou d’angoisse, comme les yeux mi- fermé, le poil hérisse, le dos vouté ou il ne veut plus bouger, l'absence de toilettage ou il se tienne à l'écart du groupe.

Devenir

Tous les animaux ayant un titre d’anticorps satisfaisant seront mis à mort afin d’obtenir une quantité de sérum suffisant. Tous les animaux n’ayant de titre d’anticorps satisfaisant seront mis à mort à la fin de chaque procédure, car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni remplacés, ni adoptés.

Remplacement

L’alternative possible à l’emploi de sérums murins serait d’employer les sérums prélevés chez des personnes vivant en zone d’endémie, porteuses d’anticorps contre les antigènes d’intérêts et d’immuno-purifier les immunoglobulines spécifiques par affinité sur les antigènes recombinants. Les expériences d’autre groupes de recherche ont montré que les anticorps ainsi obtenus sont de faible affinité pour des protéines spécifiques, avec un titre très faible et ne fonctionnent pas pour les protéines intracellulaires qui ne sont pas exposée à la réponse immunitaire de l'hôte. Il existe aujourd'hui des alternatives non animales pour produire les anticorps telles que les anticorps recombinants et les aptamères (courts fragments d'ADN ou d'ARN qui peuvent se lier à des cibles telles que des protéines). Cependant, une bibliothèque de gènes d'anticorps de plasmodium n'a pas encore été constituée, ce qui rend cette technique hors de portée pour le moment. Pour nos besoins de recherche, la sélection d'aptamères spécifiques à une cible nécessiterait des protéines recombinantes solubles relativement pures. Le génome de Plasmodium est riche en adénine et en thymine, jusqu'à 70 %. Ce biais est un problème omniprésent lorsque l'on essaie de produire des protéines recombinantes solubles et, par conséquent, il est relativement rare d'avoir des protéines recombinantes pures à utiliser. Le manque de pureté de ces protéines recombinantes entraînera une sélection d'aptamères non spécifiques conduisant à des signaux non spécifiques. Pour le moment nous n'avons pas la capacité technique pour développer cette méthode. Le recours à l’animal est nécessaire car ces anticorps ne peuvent être obtenus qu’après immunisation d’une espèce animale.

Réduction

Nous avons choisi d’immuniser un seul groupe de 5 souris par protéine recombinante pour connaître dans un premier temps, leur degré d’immunogénicité et dans un deuxième temps les sérums de souris qui présentent une forte immunogénicité dans chaque groupe seront poolés afin d’avoir une quantité de sérums suffisante pour une étude approfondie et répétée. Par expérience, le nombre de souris minimum pour avoir suffisamment de sérum pour nos tests immunologiques est de 5 souris. Sachant que les souris peuvent réagir différemment à l'immunisation et certaines souris présentent une immunogénicite élevée tandis que d'autres présentent une faible immunogénicité. Nous prévoyons de fabriquer en moyenne 6 anticorps par an, ce qui porte le nombre final à 150 souris sur une période de cinq ans. SEBA à répondu que pour ce projet il n'y a pas de considérations statistiques à évaluer.

Raffinement

Les souris peuvent tolérer plus ou moins bien les protéines recombinantes injectées. Dans de rares cas, ces immunisations peuvent entrainer une réaction inflammatoire élevée. Elles peuvent induire des signes cliniques et comportementaux de souffrance et/ou d’angoisse, comme les yeux mi-fermés, le poil hérissé, le dos vouté voire même une paralysie partielle, l'absence de toilettage ou se tenir à l'écart du groupe. En fonction de la grille standard comportementale/clinique de la SBEA, les animaux obtenant un score de 2 points pourront bénéficier, si nécessaire, de mesures d’amélioration des conditions d’hébergement (enrichissement, chaufferette) et de l’alimentation (gel diététique). Les souris présentant un score supérieur à 2, considéré comme point limite, seront mises à mort par exposition au CO2 suivie d’une dislocation cervicale afin de s’assurer de la mort de l'animal par un arrêt total et durable des mouvements cardio-respiratoires. Les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière et dans le cas où des signes de souffrance sont détectés, il sera envisagé de réduire la quantité de protéine injectée, voire d’arrêter la procédure pour limiter la douleur. Dans les cas où les signes de souffrance apparaissent immédiatement après l'injection de l’antigène, nous pouvons également limiter la douleur par l'utilisation d'une anesthésie et d'une analgésie avant chaque immunisation.

Choix des espèces

Nous avons choisi de produire nos anticorps chez la souris car nous savons par des expériences antérieures que les protéines recombinantes de plasmodium sont très immunogènes chez la souris. Les souris utilisées pour les immunisations seront âgées de 6 semaines, âge auquel on obtient une bonne réponse immune et une préhension correcte pour l’immunisation et le prélèvement sanguin.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles nerveux
Souris : 311
Souffrances
▲ -
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▲ 88
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Devenir
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 311

311 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la gravité sévère concernant la majorité d'entre elles. Issues de lignées reproduisant la maladie de Huntington, elles présentent perte de poids et troubles moteurs, puis subissent une injection dans le cerveau de 70 minutes, des séances d'IRM et une mise à jeun avant prélèvements. Le porteur teste une thérapie génique visant à restaurer une enzyme déficiente et affirme que seuls les modèles murins miment "suffisamment fidèlement" la pathologie. Il indique que ces étapes précliniques sont requises par l'agence du médicament avant tout essai clinique.

Objectifs

Les maladies neurodégénératives comme la maladie de Huntington (MH) sont une préoccupation croissante en santé publique. Malgré d’importants efforts de recherche, il n’existe encore aujourd’hui aucun traitement capable de combattre de façon efficace la progression de ce type de maladies. De nouvelles approches thérapeutiques sont essentielles pour améliorer la qualité de vie des patients. Parmi ces nouvelles approches prometteuses se trouve la thérapie génique. Elle utilise l’ADN pour soigner ou prévenir de la maladie. Selon la pathologie, cet objectif peut être atteint en délivrant aux cellules un gène sain qui prendra le relai du gène déficient et un inhibiteur du gène qui permettra de réduire l’expression délétère de ce gène déficitaire. Un virus modifié (AAV ou virus adénoassociés) non pathogène nous permettra de délivrer cet ADN avec cette inhibiteur au cœur même des cellules. Nous avons déjà la preuve de concept de notre stratégie dans des modèles murins pour la maladie de Huntington : l’enzyme déficiente à l’origine de la pathologie est remplacée par cet ADN permettant la synthèse d’une enzyme assurant la fonction normale permettant de corriger les anomalies neuropathologiques et comportementales chez la souris malade.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra une identification et quantification fines de biomarqueurs dont le profil est modifié à la suite de l’injection d’un AAV (virus adénoassociés) exprimant le gène thérapeutique chez deux modèles murins de la maladie d’Huntington. Le métabolite ou les métabolites identifies par imagerie par résonance magnétique : Spectroscopie par résonance magnétique nucléaire (spectro-RMN) pourront être utilisés comme marqueurs d’efficacité de ce traitement dans le cadre du futur essai clinique.

Procédures

A partir de 6 semaines d’âges et 6 mois, ces animaux issus de couples reproducteurs développeront un phénotype dommageable. Les souris utilisées recapitulent les atteintes pathologiques de la maladie d’Huntington, c’est-à-dire qu’ ils présentent une perte de poids, des défauts moteurs. Ils seront soumis à une injection intracérébrale sous anesthésie générale (Durée 70 minutes), avec prise en charge analgésique avant et après chirurgie. l’Imagerie par résonance magnétique sera pratique à 10 semaines d’âge ou 12 mois d’âge en fonction du model utilisé, avec un minimum d’1 heure de sessions par souris. Une mise à jeun des animaux pendant 6 heures sera respecté et afin de pouvoir analyser les prélèvement de sang, et de tissus. Les prélèvements de sang seront réalisés sur des animaux anesthésies et dure moins de 5 minutes. Les animaux seront euthanasies immédiatement après afin de pouvoir analyser les prélèvement de sang, et de tissus.

Impact sur les animaux

Une douleur peut survenir lors la mise en barre d’oreille des animaux. Un risque de saignement peut avoir lieu au moment de la craniotomie. Un risque traumatique mécanique local relativement faible peut être également être observe suite l’injection de l’aiguille dans le striatum des souris. Une perte de poids dû à l’injection de AAV pourrait être observé, 5 à 7% du poids total de l’animal, (selon nos précédentes études), bien que les concentrations des AAVs utilisées ont déjà été évaluées in vitro et dans nos précédentes études afin d’éviter toute toxicité chez la souris. L’injection de AAV avec le gène thérapeutique améliore l’état général de l’animal ; améliore les performances motrices, présente un effet trophique au niveau des neurones. La sècheresse de l’œil et l’hypothermie peuvent avoir lieu à la suite de l’anesthésie pendant l’injection stéréotaxique et la session d’imagerie. Les sessions d’imagerie ne nécessitent pas de chirurgie et aucune nuisance n’est attendue après le réveil.

Devenir

Les souris seront euthanasiées de 6 semaines à 10 mois après les injections décrites, pour continuer les différentes études moléculaires et cellulaires.

Remplacement

A ce jour, seuls les modèles murins de la MH permettent de mimer suffisamment fidèlement la pathologie et donc d'être utilisés dans des études d'efficacité de nouveaux traitements. Toutes les études in vitro possibles ont été effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité des AAVs. L’objectif de ce projet ne permet pas d’envisager de méthode évitant ou remplaçant l'utilisation des animaux. En effet, le développement de l’approche thérapeutique chez l’Homme, nécessite une preuve de concept chez les rongeurs (souris modèle). Ces étapes sont requises par l’ANSM pour toute demande d’autorisation d’étude clinique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est optimisé pour obtenir des résultats statistiques. Leur nombre ( 311 ) a été restreint au minimum indispensable de façon à obtenir des données nécessaires pour valider l’efficacité d’une stratégie thérapeutique innovante qui peut être considérée comme cible dans plusieurs maladies neurodégénératives. En effet, des travaux précédents ont permis d’établir les doses de vecteur à injecter. Une première étude pilote sur 21 animaux pour ajuster notre protocole avant le lancement de l’étude comportant un plus important d’animaux.

Raffinement

Afin de réduire la douleur lors de la mise en barre d’oreille nous enduisons préalablement les oreilles de l’animal de crème analgésique. Le geste réalisé pour la craniotomie est maitrisé au sein de l’équipe et les risques de saignement n’apparaissent que rarement. Pour limiter le risque de traumatisme mécanique local, relativement faible lié à l’injection, nous utilisons des aiguilles fines acquises avec l’expérience de nos études précédentes). Les protocoles d’anesthésie et d’analgésie ont été définis et validés par une équipe vétérinaire. De plus, en cas d’observation de la moindre douleur, les souris recevront un traitement analgésique et si cette douleur devait persister, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance; 6h après l’acte chirurgical, une première injection d’analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. 24h après une fiche de scoring (fournie en annexe) est remplie pour tout animal et une deuxième est réalisée. 4h/5h après cette injection les animaux seront observés par l’expérimentateur pour examiner les animaux et vérifier qu’aucun signe de douleur est détecté. Si besoin, une injection d’analgésique est réalisée pour éviter tout inconfort de l’animal. La prophylaxie de la douleur sera donc adaptée à l’examen clinique de l’animal. Le protocole d’analgésie post opératoire a été décidé avec l’accord du vétérinaire. L’expérimentateur surveille la respiration de la souris et adapte si besoin l’analgésie et le dosage de l’anesthésique. Les animaux reçoivent un traitement analgésique approprié selon le geste chirurgical. L’application de critères d’arrêts en élevage/utilisation, et le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe certifient le bien-être des animaux. Le suivi est renforcé au cours des 48h suivant la chirurgie puis celle-ci est ensuite allégé à 1 fois par semaine sauf à l’approche de points limites. De plus, le suivi du poids et les tests comportementaux étant réalisé de façon hebdomadaire (période de repos d’un jour entre chaque test, favorise un suivi renforcé). Les animaux seront hébergés en groupe et un igloo sera ajouté dans chaque cage stabulée en portoir ventilé.

Choix des espèces

L’objectif de cette étude est d’identifier et de quantifier de façon fines des biomarqueurs dont le profil est modifié à la suite de l’injection d’un vecteur exprimant un gène thérapeutique chez un model murin de la maladie d’Huntington. Ce métabolite ou ces métabolites identifiés pourront être utilisé comme marqueur d’efficacité de ce traitement dans le cadre du futur essai clinique. Les souris sont de bons modèle pour l’étude du cerveau par imagerie par résonance magnétique, car leur taille permet de les examiner dans des imageurs à résonance magnétique à haute performance, avec de nombreux modèles pathologique disponibles, ici deux modèles pour la maladie d’intérêt. Nous utiliserons des animaux jeunes adultes a un âge où il ne développe pas encore la maladie pour maximiser l'effet du traitement

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 768
Souffrances
▲ -
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▲ 768
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Devenir
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 768

768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections d'un inducteur chimique de tumeurs une fois par semaine pendant six semaines et des inoculations bactériennes par voie oro-gastrique, avec une perte de poids attendue dans les derniers mois. Le porteur étudie comment la co-infection par Helicobacter pylori et Escherichia coli favorise le cancer gastrique et colorectal, et affirme que seul un "organisme entier" permet d'étudier cette réponse. Les souris atteignant 20 % de perte de poids ou des signes de souffrance seront mises à mort avant le terme.

Objectifs

Environ 18% des cancers sont causés par un agent infectieux, dont la bactérie Helicobacter pylori, responsable de l’infection chronique la plus répandue dans la population mondiale. H. pylori est reconnue comme le facteur de risque majeur du cancer gastrique (CG), souvent associé à un mauvais pronostic. H. pylori pourrait aussi être impliquée dans le développement du cancer colorectal (CCR), tout comme des souches pathogènes de la bactérie Escherichia coli. Un évènement important dans la genèse de ces cancers, est la dysbiose du microbiote gastrique et intestinal, respectivement observée chez les patients atteints de CG et de CCR, et confirmée dans le modèle animal murin. Comment la co-habitation de différentes bactéries dans le même hôte peut influencer leur potentiel pathogène respectif, est la question principale à laquelle se propose de répondre ce projet. Notre hypothèse est que H. pylori et E. coli pourraient favoriser des mécanismes oncogènes communs, exacerbés par leur co-habitation dans le même hôte et impactant leur pathogenèse respective. Basé sur le développement du modèle souris de co-infection, H. pylori-E. coli, les objectifs de ce projet sont : - D’analyser si la sévérité des lésions inflammatoires gastriques induites par H. pylori peut être modulée par la présence de E. coli dans le compartiment intestinal et inversement. - De déterminer si ces mécanismes sont associés à des effets locaux ou systémiques. - De définir si les mécanismes impliqués dans les processus de tumorigenèse sont communs aux deux infections. Les évènements d’instabilités génétiques et de régulation épigénétique jouent un rôle essentiel dans la promotion des mécanismes de tumorigenèse. Ainsi, une fois établi le modèle de co-infection chez la souris et combinant différentes approches, les conséquences de la présence de ces deux bactéries seront analysées sur les mécanismes de régulation à l’origine d’un développement tumoral, dont la méthylation de l’ADN et son impact sur la réponse globale de l’hôte à ces conditions d’infection.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera une meilleure compréhension des mécanismes à l'origine du développement des cancers gastrique et colorectaux induit par H. pylori et E.coli pathogène. D’autre part, peu de chose sont connues sur l’impact réel de la co-infection par ces deux pathogènes dans l’initiation et/ou promotion de la tumorigenèse. De plus ces données peuvent aboutir à des stratégies de dépistage et/ou prévention du développement du cancer gastrique ou colorectal ou nous permettre d’identifier certaines cibles thérapeutiques.

Procédures

- Injections intra-péritonéales (30 secondes) d’inducteur de tumeurs une fois par semaine pendant 6 semaines ou d’inhibiteur pharmacologique trois fois par semaine pendant 1 mois (fréquence sur l’ensemble de la procédure = 1 fois ou 2 fois avec intervalle de 2 mois ou fois avec intervalle de 2 mois). - Inoculations de suspensions bactériennes ou de streptomycine par voie oro-gastrique 2 fois toutes les deux semaines à 2 reprises espacées de 24 heures (30 secondes).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables potentiellement attendus sont modérés. Ils sont attendus durant la période de traitement par l’inducteur de tumeurs pendant 6 semaines sous forme de baisse de mobilité dans les 48h suivant l’injection IP, comme cela a été rapporté pour la lignée murine particulièrement sensible A/J. Nous ne savons pas si ces effets seront observés pour les C57BL/6, ils ne sont pas rapportés dans la littérature. Durant la progression du protocole, il est envisageable que les groupes recevant une double-infection, et pour lesquels nous anticipons une accélération ou aggravation des lésions pré-tumorales, présentent une perte de poids modérée dans la dernière phase de l’essai (6 à 9 mois post-infection).

Devenir

La mise à mort des souris à la fin de l'expérience est indispensable pour nous permettre de prélever l'estomac et donc de quantifier les bactéries H. pylori qui ont colonisé cet organe. D’autres organes seront également prélevés pour analyses histologiques et moléculaires qui sont indispensables pour le but final de l’étude qui est d’évaluer la carcinogenèse.

Remplacement

Seul un modèle in vivo permet de répondre aux questions complexes soulevées par ce projet, i.e. étudier la réponse d’un organisme entier à une infection ou une co-infection via la mobilisation de son système immunitaire et les conséquences sur les mécanismes de tumorigenèse. Dans le cas de l’infection par H. pylori, le modèle souris permet de récapituler l’ensemble de la cascade d’évènements décrits en pathologie humaine, allant de la gastrite chronique aux lésions pré-cancéreuses que sont les dysplasies gastriques. La réponse immunitaire observée chez la souris reflète parfaitement celle observée chez l’Homme. De même, la souris est une espèce de choix pour l’étude des facteurs de virulence de E. coli car elle est permissive à l’infection par ce pathogène opportuniste sans nécessité de manipulations génétiques ou de modification du statut immunitaire des animaux. De plus la littérature concernant ces infections est abondante et les modèles expérimentaux bien établis, ce qui permettra d’obtenir des résultats fiables en limitant le nombre d’animaux utilisés. Ainsi, l’utilisation du modèle souris se justifie parfaitement car il remplit la condition essentielle de reproduire plusieurs aspects des pathologies observées chez l’Homme. D’autre part, l’utilisation d’un carcinogène est nécessaire pour diminuer les temps d’expérience. Dans ce contexte, le modèle murin de carcinogenèse AOM-induit est parfaitement adapté.

Réduction

Dans nos expériences, le nombre d’animaux par groupe test est calculé au plus juste pour être statistiquement significatif en utilisant des modèles hiérarchiques (ou modèles à effets mixtes). Ce projet comprend trois procédures qui s'articulent sur un nombre de 16 animaux par groupe. Ce nombre est similaire à certaines études du même type et il est proche des estimations que réalisées par notre statisticien (pour des tailles d'effets proches de 1). Les effectifs proposés semblent donc dimensionnés par rapport aux objectifs du projet. Le succès d'infection par animal rentre également en considération. L’ensemble des organes d’intérêt sera prélevé à l’issue des différentes expériences, de fait les animaux ne pourront pas être réutilisés. Les fèces seront prélevées longitudinalement (toutes les deux semaines) et conservés congelés en vue d’étude futures visant à définir les dysbioses associées aux infections et au développement de la pathologie sans avoir à reprogrammer des expériences similaires.

Raffinement

Les faibles doses d’inducteur de tumeurs utilisées engendreront des effets néfastes modérés sur les souris. Nous serons vigilants en particulier au cours des 6 semaines de traitement par l’inducteur de tumeurs afin de prévenir au plus tôt tout signe évident de détérioration de l’état général des animaux. Des hydrogels seront mis à disposition des animaux. Nous utiliserons une feuille d'observation : tout animal présentant des signes de souffrance, tels que l'apparence du poil affectée ou un changement de leur comportement, sera noté selon une grille et mis à mort si son état le nécessite ou en cas de perte de poids >20%. En référence à notre expertise de ces modèles murins d’infection, l’observation des animaux infectés par chaque bactérie en absence d’inducteur de tumeurs ne montre aucune modification de comportement ou physique qui pourrait indiquer une quelconque souffrance. Chacune des bactéries n’induit pas de signes digestifs tels que la diarrhée après administration. Si la procédure 1 indique que la co-infection permet d’observer une synergie dans le développement pathologique sans adjonction d’inducteur de tumeurs, les procédures 2 et 3 seront menées sans inducteur de tumeurs, ce qui réduira les nuisances et améliorera le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Nos deux laboratoires ont une longue expérience du modèle souris d’infection par H. pylori ou par E. coli et nous possédons des souches adaptées à la colonisation des souris. De plus, dans le cadre de notre étude, le modèle murin est adapté car il reproduit de nombreux aspects des pathologies humaines étudiées. Nous utilisons des souris C57BL/ 6, mâles, âgées au début de l’expérience de 4 à 6 semaines. Les souris seront utilisées au stade de jeunes adultes (environ 6 semaines). Il s’agit du stade le plus largement décrit et validé dans les publications. A cet âge, nous limitons les biais liés à l’utilisation de souris vieillissantes. De plus, leur taille est suffisante pour une manipulation aisée et leur système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 49
Souffrances
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▲ 49
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Devenir
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 49

49 lapines vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent la pose d'un capteur télémétrique sous anesthésie, un tatouage, trois injections vaccinales et onze prélèvements de sang, deux groupes recevant des doses d'antigène plus élevées pouvant provoquer une réaction inflammatoire ou toxique plus forte. Toutes seront mises à mort au 84e jour pour analyse du site d'injection et récupération d'anticorps. Le porteur teste un vaccin contre Clostridioides difficile et indique que cette étude sur un "non-rongeur" est requise pour le dossier réglementaire de mise sur le marché.

Objectifs

Clostridioides difficile est une bactérie non pathogène, présente dans la flore intestinale. Elle est le principal agent étiologique de la diarrhée nosocomiale chez les patients sous antibiothérapie, des personnes immunodéficientes et les nouveau-nés. C. difficile se développe dans une flore intestinale affaiblie par l’antibiothérapie et secrète deux toxines, A et B. La toxine A est une entérotoxine, elle provoque l’altération de la perméabilité de l’épithélium intestinal. La toxine B est une cytotoxine qui s’attaque directement aux cellules de l’épithélium. L’effet combiné des deux toxines est la diminution du temps de transit intestinal et de l’absorption intestinale, ce qui provoque une diarrhée. Lors d’une étude réalisée en 2021, plusieurs combinaisons de vaccins ont été testées chez la lapine. Ces vaccins étaient composés des 2 toxines détoxifiées et d’adjuvant, de nature et dose différentes. Les résultats ont permis de définir une formulation vaccinale conférant une immunité protectrice contre C. difficile. L'objectif de cette étude est de compléter les résultats dans les même conditions expérimentales (modèle lapine de 8 semaines) en évaluant l’innocuité de cette formulation dans différentes conditions de stockage (durée et température). Après une validation chez la souris, ce projet permettra l'évaluation préclinique formelle de la toxicité chez les non-rongeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir d’une part l’innocuité de la formule vaccinale mais également les conditions de stockage optimales (durée et température). Ce projet réalisé sur un modèle non rongeur est nécessaire pour la constitution du dossier réglementaire de mise sur le marché du candidat vaccin (le dossier requiert des études sur 2 modèles animaux : un rongeur et un non-rongeur). Ce projet permettra également de consolider les données obtenues lors des expérimentations précédentes en modèle murin.

Procédures

Les 49 animaux du projet seront soumis aux 4 gestes techniques suivants : 1) Pose capteur télémétrique 1 seule fois 7 jours avant la première injection du vaccin (J0). Moins de 5 minutes par animal. Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures. 2) Identification de la zone d’injection par tatouage 1 seule fois 7 jours avant la première injection du vaccin. 5 à 10 minutes par animal. Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures. 3) Immunisation : 3 injections intramusculaire de vaccin (volume de 0.5 mL) à J0, J14 et J28. Moins de 5 minutes par animal. Le site d’injection (cuisse) est nettoyé avec de la vétédine® savon puis désinfecté avec de la vétédine® solution ou de l’alcool 70° avant injection avec du matériel stérile Il est possible que cette zone soit douloureuse localement dans les 24 à 48 heures due à une réaction inflammatoire. 4) Prélèvements de sang : 11 prélèvements de sang seront réalisés à J-7, J0, J1, J14, J15, J21, J28, J29, J42, J63 et J84. Le volume maximal prélevé est de 6 ml/kg par prélèvement sanguin. Après avoir appliqué une crème anesthésiante et contentionné le lapin grâce à un gilet, une aiguille de 25-26G est insérée parallèlement à la veine. La veine peut être vasodilatée en appliquant un peu d'eau tiède ou sous une lampe (en vérifiant la température avec un thermomètre).

Impact sur les animaux

La formulation vaccinale utilisée dans les groupes 1 à 5 a déjà été testée dans la précédente étude : aucun effet indésirable n’a été notifié. Les animaux n’ont pas présenté de signes d’agressivité inhabituelle, ni de comportement de prostration ou de souffrance. Aucun retour négatif n’a été reporté de la part du personnel animalier qui était en charge des soins et du suivi quotidien des animaux. Les groupes 6 et 7 recevront des vaccins contenant des doses d’antigènes plus élevées. Il est possible que les animaux de ces groupes développent soit une réponse inflammatoire (locale et systémique) plus importante, soit une réaction liée à la toxicité. Des visites seront réalisées 2 fois par jour afin de surveiller l’état de santé des animaux ainsi que les points limites. La toxicité systémique pourra être évaluée en mesurant la température corporelle des animaux. Au moment de la pose des puces télémétriques, une petite douleur locale peut être observée dans les 24 à 48 heures après implantation. Les prises de sang peuvent induire une petite douleur localement et éventuellement un hématome.

Devenir

Tous les animaux (n = 49) seront mis à mort à la fin de l’étude (J84). Le site d’injection est prélevé pour analyses histologiques. Un maximum de sang est prélevé sur certains animaux pour constituer une réserve d’anticorps. Si, au cours du projet, un animal présente des signes de souffrance (anomalie physique, état de santé dégradé), la décision de les mettre à mort avant J84 sera prise en accord avec le responsable scientifique, les concepteurs du projet et la vétérinaire de l'établissement utilisateur. Cette décision sera également prise si 3 points limites sont observés dans un délai de 48h.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ou ex vivo ne peut se substituer totalement à ce type d’expérimentation afin de tester l’innocuité et l’immunogénicité d’un vaccin et de son adjuvant. Des vaccins composés de toxines détoxifiées ont déjà été validés chez la souris, une évaluation préclinique formelle de la toxicité chez les non-rongeurs doit être réalisée. Une étude précédente a permis de tester différentes formulations vaccinales. Ce projet a pour objectif de valider l’innocuité de la formulation vaccinale retenue ainsi que les conditions de conservation optimales.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit au maximum tout en permettant une étude de faisabilité. Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques en s’appuyant sur les données de la littérature, sur les données expérimentales obtenues chez la souris et également sur celles obtenues lors de l’étude précédente réalisée dans les conditions identiques. Les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe (enrichissement social, caresses et voix douce zootechnicien) dans des parcs avec enrichissement du milieu de vie (repose-pattes, tunnel, tasseaux de bois à ronger et des nids). Au delà des conditions d'hébergement, plusieurs mesures de raffinement seront mises en place :1) Une période d’acclimation d’une semaine est prévue entre l’arrivée des animaux et les premiers actes (pose de puce télémétrique et prise de sang sous anesthésie générale) 2) De la crème anesthésiante sera appliquée sur la zone à tatouer, sur la zone d'implantation de la puce et avant chaque prise de sang 3) A J-7 (7jours avant la première injection de vaccin) : les animaux seront anesthésiés pour la pose de la puce télémétrique, la 1ère prise de sang et le tatouage. La taille de l’effraction cutanée est de 2-3 mm. Par mesure de précaution, un point de suture pourra être prévu en cas de rejet de la puce ou si la taille d’effraction est supérieure à 3 mm. 4) A l’issue de chaque prélèvement de sang, de petites poches de glace seront appliquées pour réduire l’hématome. Les prises de sang se feront sur l’oreille droite et gauche afin de ne pas aggraver d’éventuelles lésions. En cas d’apparition d’hématome, une crème décongestionnante pourra être appliquée. Une vigilance particulière sera mise en place lorsque les prises de sang sont réalisées de manière rapprochée (J0/J1, J14/J15 et J28/J29). Pour les autres prises de sang, un délai minimum d’une semaine est mis en place entre 2 prélèvements. 5)Pour chaque prise de sang, les animaux seront contentionnés à l’aide de gilets de contention spécifiques pour limiter le stress des animaux. 6) Une récompense alimentaire sera donnée après les prises de sang et les vaccinations.

Choix des espèces

Des études ont déjà été réalisées chez les rongeurs (souris) mais aussi chez le lapin (modèle utilisé pour tester l’innocuité de l’adjuvant) et le porc (modèle proche de l’homme au niveau immunitaire ; étude de l’immunogénicité). L’objectif de ce projet est de compléter les résultats de l’étude réalisée sur le lapin (test d’innocuité et évaluation de l’efficacité suite à différentes conditions de conservation). Les animaux seront âgés de 8 semaines à leur arrivée. Ils auront 10 semaines lors de la première injection. Il est en effet, considéré que les lapins sont immunocompétents à 10 semaines d’âge. L’allotement se fait en fonction des poids des animaux à leur arrivée.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Chats : 10
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10
▲ -
Devenir
 -
 -
 10
 -

10 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous gardés en vie à l'issue. Huit reçoivent une perfusion intraveineuse de 15 à 30 minutes sous contention manuelle prolongée, suivie de prélèvements de sang répétés pendant 28 jours, deux autres restant en réserve. Le porteur compare deux formulations d'un composé test et affirme qu'aucune méthode ne reproduit la diffusion d'un produit dans le sang "au niveau de l'organisme entier", d'où le recours "indispensable" à l'animal. Les points limites prévoient l'exclusion de tout chat montrant agressivité, troubles de l'équilibre ou douleur aux sites de prélèvement.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont: - de déterminer les paramètres pharmacocinétiques d'un élément test mis en solution sous deux formulations différentes aprés une simple administration intraveineuse (perfusion de 15-30 minutes) et de les comparer entre elles. - de vérifier certains paramètres hématologiques pour évaluer la pharmacodynamie de l'élément test.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de pouvoir déterminer les paramètres pharmacocinétiques de l'élément test présent dans deux formulations différentes. Et de montrer que cela n'a pas eu d'impact au niveau clinique en suivant certains paramètres hématologiques, impact sur la pharmacodynamie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration des formulation test par voie intraveineuse. 1 seule administration / animal Durée: 15-30 minutes Des prélèvements sanguins seront réalisés: 1 ou 2 prélèvements par jour maximum. Volume de sang prélevé entre 2 et 2.5 mL. Durée d'un prélèvement de l'ordre de la minute. prélèvement aura lieu avant administration, 2 prélèvements le jour de l'administration, puis 1 prélèvement par jour pendant 3 jours puis 1 prélèvement par semaine jusqu'à 28 jours aprés administration.

Impact sur les animaux

L'administration de l'élément test est une administration intraveineuse par perfusion de 15 à 30 min. Cela va necessité une contention longue dans la durée pour l'animal. La contention sera manuelle. Durant la phase d'acclimatation les animaux auront une péride d'entrainement pour s'habituer à cette durée de contention. La manipulation des animaux se fera par un personnel formé.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permettant actuellement de reproduire la diffusion d’un produit dans le sang des animaux au niveau de l'organisme entier, il est indispensable de recourir à l’animal entier.

Réduction

10 animaux seront inclus dans ce projet. 8 animaux seront administrés et 2 animaux seront des animaux de réserve si besoin.Si les 2 animaux de réserve ne sont pas utilisés, ils pourront retourner dans le stock. Les 8 animaux administrés seront répartis en 2 groupes de 4 animaux. Chaque groupe recevra une formulation test. C'est le nombre d'animaux minimal pour avoir des résultats interprétables.

Raffinement

Les chats seront hébergés par groupe de 2 (2 males et 2 femelles par groupe). De l'enrichissement (exemple: griffoir, coussin) sera présent dans chaque box autant que possible. Les points limites spécifiques de ce projet sont: - Un comportement agressif de l'animal au cours de la perfusion - Problèmes de comportement général (mouvements anormaux, perte d'équilibre, prostration) - Douleurs importantes au niveau des sites de prélèvements. Si un des points limites est atteint l'animal sera exclu du projet. Un suivi quotidien (voir plusieurs fois par jour) sera mis en place pour l'observation générale des animaux et la détection précoce de signe clinique pour une prise en charge rapide d'éventuels effets secondaires (observation de l'état de santé général, observation des sites de prélèvement, observation du comportement de l'animal...) Toute intervention sur l'animal sera effectuée par une personne habilitée et expérimentée afin de réduire au minimum le stress.

Choix des espèces

Espèce de choix pour ce type d'étude. Adulte, age supérieur à 1 an. Poids d'animaux compris entre 2.5 et 6 Kg.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 590
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ 462
Devenir
 -
 -
 10
 580

590 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la gravité sévère concernant la majorité d'entre elles. Elles reçoivent une injection de vecteur viral dans le cerveau puis passent jusqu'à sept tests comportementaux, certaines femelles subissant des prélèvements d'urine et des frottis vaginaux. Le modèle d'Alzheimer utilisé peut provoquer des crises d'épilepsie spontanées entraînant une mortalité anticipée. La plupart seront tuées pour analyse des tissus, dix femelles servant de stimulus social étant proposées à d'autres projets, et le porteur teste une thérapie génique ciblant un gène candidat, le Transgelin3.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative encore incurable, et dont l'apparition semble liée à des phénomènes d’inflammation dans le cerveau (ou neuroinflammation). Un nouveau gène candidat qui permet de réduire de façon sélective les phénomènes de neuroinflammation observés dans des cellules humaines dérivées de patients a récemment été identifié in vitro. Ce gène pourrait avoir des effets bénéfiques dans le contexte de la MA et ainsi représenter une nouvelle cible thérapeutique, ce qui doit maintenant être testévalidé in vivo. Ce projet va tester une approche de thérapie génique dans un modèle murin de la MA : en augmentant l'expression de ce gène candidat par certaines cellules du cerveau, une diminution de la neuroinflammation devrait être observée. Les cellules ciblées par la thérapie génique sont ici les astrocytes, des partenaires clés pour la survie des neurones et des régulateurs de la neuroinflammation. Ce projet cherche à évaluer l’efficacité de cette stratégie thérapeutique, visant une meilleure régulation de la neuroinflammation sur les atteintes comportementales, dans un modèle transgénique souris de la MA. L’objectif est de prévenir/ralentir le développement de certains symptômes comportementaux, déficits mnésiques et altérations des cellules et du cerveau caractéristiques de la MA.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans une démarche translationnelle, de la compréhension des mécanismes fondamentaux à une application clinique chez l'humain. Ce projet doit déterminer le potentiel thérapeutique du gène candidat, et fournir des données précliniques en faveur de son ciblage chez les patients ou comme marqueur du développement de la MA. À long terme, l'objectif est d'identifier des potentiels médicaments induisant l’expression du gène candidat chez des patients atteints de la MA.

Procédures

Les souris recevront une injection intracérébrale de vecteurs viraux (environ 30 min de chirurgie par souris). Ces injections seront réalisées sous anesthésie et analgésie. Après 1 mois minimum certaines souris passeront 7 tests de comportement (qui visent à évaluer la mémoire, la sociabilité, l’anxiété et l’anhédonie des souris (tests de 5 à 10 min chacun) ; en 2 sessions de 4-5 semaines et 2 semaines respectivement, en laissant 2-3j de repos entre chaque test, les 2 sessions étant espacées de 3 mois). Ces tests sont peu stressants. Certaines femelles seront prises en contention pendant 1 à 2 minutes pour prélever leur urine et réaliser un frottis vaginal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux utilisés dans ce protocole sont les suivantes : douleur liée à la chirurgie intracérébrale et faible stress lié aux test comportementaux. Douleur et stress seront pris en charge et réduits au minimum par des procédures adaptées (analgésie, anesthésie et habituation à l’expérimentateur, respectivement) Enfin certaines souris modèle de la maladie d’Alzheimer peuvent présenter des crises d’épilepsies spontanées très brèves (de 5 à 30 sec de durée) et assez peu fréquentes (1 par semaine en moyenne) entre 1 et 3 mois d’âge, qui peuvent conduire à une mortalité anticipée, sans que le bien-être des animaux semble altéré entre les crises, car les souris qui présentent une crise d’épilepsie soit en meurent immédiatement, soit s’en remettent immédiatement et sans anomalie mesurable.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés (à l’âge de 3 ou 10 mois) par des méthodes adaptées et validées, pour analyse post mortem complète des tissus. 10 souris femelles « sauvages » servant de stimulus pour les tests de comportement d’interaction sociale, n’ayant pas reçu d’injection ou de chirurgie seront proposées pour utilisation dans d’autres projets.

Remplacement

Ce projet est basé sur des résultats obtenus in vitro qui ont mis en évidence les effets anti-inflammatoires bénéfiques du gène candidat dans le contexte de la MA. Le cerveau est un organe complexe dans lequel interviennent de nombreuses interactions entre cellules. Ces interactions ne sont pour le moment pas fidèlement reproduites dans des modèles in vitro ou in silico, ce qui nécessite l’utilisation de modèles animaux. En particulier, il existe des souris modèles de la MA qui reproduisent de nombreux symptômes de la MA. Ces modèles permettent d’étudier les cellules cérébrales dans leur environnement normal, en interaction avec le système immunitaire périphérique, qui joue un rôle clé pour moduler l’inflammation dans le cerveau. Ces souris modèles ont également l’avantage de permettre l’’évaluation des symptômes cliniques très invalidants pour les patients MA (ex. déficits mnésiques, anxiété), ainsi que leur potentielle restauration par notre stratégie thérapeutique. Ces symptômes cliniques ne peuvent pas être reproduits dans un modèle ne représentant que partiellement un organisme. Au final, seules une approche sur un mammifère modèle possédant un cerveau complexe nous permet de faire la preuve de l’intérêt thérapeutique de notre stratégie, dans une approche translationnelle de validation préclinique.

Réduction

Le projet prévoit au maximum 590 souris nées dans notre élevage ou provenant d’un fournisseur agréé . Le nombre d’animaux dans chacun des groupes expérimentaux sera réduit au minimum nécessaire permettant une interprétation statistique fiable des résultats. Chaque animal sera analysé de manière approfondie, pour obtenir plusieurs mesures biologiques d’intérêt par animal ( certaines souris auront chacune 7 tests comportementaux suivie d’une analyse biochimique ou de biologie moléculaire post-mortem. Ceci permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires et d’obtenir le plus d’informations pertinentes pour un même animal. Les mâles et les femelles de l’élevage seront utilisés, pour étudier un éventuel effet du sexe. Tous les animaux nés de l'élevage seront ainsi utilisés dans cette étude.

Raffinement

Le suivi quotidien des animaux hébergés en groupe dans un milieu enrichi, et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation, permettront de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. La gestion de la douleur et de l’inconfort liée aux procédures expérimentales mettra en œuvre des méthodes d’anesthésie et d’analgésie pré- et post-opératoire, un soutien nutritionnel et thermique, ainsi qu’un suivi clinique post-opératoire incluant la prolongation des traitements analgésiques si besoin. L’habituation des animaux à l’expérimentateur une semaine avant chacune des sessions de tests comportementaux permet de réduire le stress des animaux à la manipulation.

Choix des espèces

Les souris modèles de la MA permettent d’étudier les interactions entre cellules cérébrales dans le contexte génétique de la MA. Elles présentent des altérations cognitives et comportementales caractéristiques de MA. Elles seront étudiées à l’âge adulte, à différents stades de la pathologie, la MA étant une maladie se déclarant chez l’adulte et évoluant de façon très progressive.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Macaques à longue queue : 10
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10

10 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des séances d'imagerie sous anesthésie, l'injection de traceurs dans le cerveau ou la pose d'une chambre d'enregistrement par trois à quatre chirurgies de six à sept heures, puis des enregistrements cérébraux pendant plusieurs mois sur animal vigile entraîné à des tâches, sous contrôle de la boisson. Le porteur justifie ce contrôle hydrique par la coopération de l'animal et euthanasie les dix individus pour analyser leur cerveau. Les retombées annoncées pour les troubles humains de la conscience et l'épilepsie sont renvoyées au moyen et long terme.

Objectifs

La connectivité étendue du claustrum avec le cortex suggère son implication dans les fonctions cognitives supérieures, y compris la conscience. Des résultats récents chez la souris remettent en question la globalité des interactions entre le cortex et le claustrum et donc leur implication dans les fonctions cognitives supérieures telles que la conscience. L’objectif du projet est donc de clarifier le role du claustrum dans les fonctions corticales chez le primate non-humain en réalisant des investigations anatomiques et physiologiques. Nos travaux préliminaires suggèrent que le macaque présente des caractéristiques inattendues propres aux primates concernant l'intégration du claustrum dans le réseau cortical global, il occupe une position centrale et est fortement connecté avec l’ensemble du cortex. L'achèvement de ces travaux dans le cadre du présent projet nous permettra de construire une matrice détaillée des connections entre le claustrum et le cortex afin de déterminer la centralité du claustrum dans le réseau cortical interaréal. En fonction du contexte, l’activité cérébrale transite rapidement entre deux états cérébraux fondamentaux en fonction du contexte : un état au repos et un état actif. Les transitions rapides entre différents états et leurs distributions spatiales en fonction des exigences comportementales sont une caractéristique majeure et encore mal comprise du cerveau. Notre hypothèse de travail est que la position centrale du claustrum dans le réseau cérébral lui confère un rôle privilégié en facilitant l'orchestration des changements rapides d'états du cerveau. Nous aborderons cette question en utilisant des enregistrements multisites de plusieurs aires corticales et du claustrum lors de différents états comportementaux chez le PNH. Nous mettrons en relation les modèles de connectivité fonctionnelle et anatomique à grande échelle. Ces résultats pourraient permettre des progrès sans précédent dans la compréhension des fonctions cognitives supérieures chez les primates.

Bénéfices attendus

Les questions scientifiques abordées dans le projet sont de nature fondamentale et, comme toute recherche fondamentale en neurosciences, ont une incidence sur les questions de santé et de maladie humaines. Le choix des animaux est significatif : Le macaque est un modèle de choix pour les neuroscientifiques du monde entier, il possède de nombreuses aires corticales similaires à celles de l’homme, avec des propriétés fonctionnelles et cognitives comparables. Seul le singe présente une hiérarchie des aires corticales qui ressemble étroitement à celle de l'homme. De plus, nos résultats préliminaires suggèrent que le claustrum des primates présente des différences significatives par rapport au claustrum des rongeurs, ce qui pourrait être directement pertinent pour les processus cognitifs, y compris les transitions entre différents états du cerveau, que nous abordons ici. Ainsi, les bénéfices immédiats de nos travaux chez le singe sont pour l'interprétation de la structure et de la fonction du cortex humain, où il est évident que les expériences invasives sur les circuits cérébraux ne peuvent être réalisées. Le projet étudie les mécanismes cérébraux à grande échelle qui sont probablement impliqués dans les fonctions cognitives les plus élevées, y compris les différents états de conscience, mais aussi dans l'épilepsie. Le lien avec l'épilepsie est plausible car une des hypothèses sur le rôle du claustrum est qu’il prévient la propagation incontrôlée de vagues d’activité excitatrice en stabilisant le réseau cortical par rétroaction inhibitrice. Ainsi les bénéfices à moyen et/ou long terme seraient l’utilisation de nos résultats à des buts thérapeutiques en médecine appliquée dans le traitement des troubles de la conscience et des épilepsies e.g. par stimulation du claustrum, après validation sur des modèles précliniques.

Procédures

Pour l’étude des connections anatomiques, les animaux seront soumis sous anesthésie générale à des examens d’imagerie (1 scanner de 10min et 2 sessions d’IRM de 3-5 heures chacune) puis à l’injection de traceur dans le cerveau (1 chirurgie de 6-7 heures) avant d’être euthanasiés pour analyser le marquage neuronal. Pour l’étude des connections fonctionnelles, les animaux seront soumis sous anesthésie générale à des examens d’imagerie (1 scanner de 10min et 2 sessions d’IRM de 3-5 heures chacune) puis à la fixation d’une chambre d’enregistrement (3 chirurgies de 6-7 heures à plusieurs semaines d’intervalle). Les animaux sont entraînés à effectuer des tâches comportementales cognitives et l’activité cérébrale est enregistrée pendant plusieurs mois sur animale vigile. Les animaux sont ensuite euthanasiés pour vérifier avec précision les sites d’enregistrements.

Impact sur les animaux

Le bien-être de l’animal suivant les procédures chirurgicales fait l’objet d’un suivi régulier afin d’adapter le niveau d’antalgiques au besoin . En dehors de la période post-opératoire, les effets indésirables potentiels sont principalement liés à l’hygiène de l’implant : en cas d’infection ou d’inflammation constatée autour de l'implant, lors des soins réguliers de l'animal par les expérimentateurs, une intervention rapide est prévue en consultation avec le vétérinaire (e.g. antibiogramme et traitement antibiotique). Il existe un risque rare que l’implant devienne non fonctionnel (casse, réaction de rejet tissulaire, infection non contrôlée par voie systémique), dans ce cas l’implant est retiré lors d'une procédure chirurgicale, la plaie nettoyée parfaitement et refermée, et l'animal traité par antibiotiques. Dans chacun de ces cas le protocole est interrompu et l’animal placé sous surveillance accrue. Toutes les expériences sur les animaux sont réalisées dans le souci du bien-être des animaux. La condition de base de toutes les expériences avec des singes éveillés et entraînés au comportement est la coopération de l'animal afin qu'il puisse accomplir les tâches comportementales de manière concentrée, persévérante et précise. Or, il n'est capable de le faire que s'il n'est ni malade, ni apeuré, ni distrait. D'autre part, l'ensemble de la situation d'élevage des singes joue un rôle décisif. En effet, seul un animal vivant dans un environnement intact et stimulant est motivé et curieux, et peut donc être entraîné. Il est réalisé un suivi régulier du poids et du niveau d’hydratation de l’animal (pendant la période de contrôle hydrique), de l‘hygiène de l’implant et du niveau de douleur suite aux actes chirurgicaux. En cas de signes cliniques de déshydratation (muqueuses sèches, perte d'élasticité de la peau (plie de peau), concentration de l'urine, réduction en humidité des fèces fraîches, perte de poids corporel), le supplément en eau est augmenté après le travail et discuté avec le vétérinaire. En cas de perduration des signes de déshydratation, nourriture et liquides en biberons sont mis à disposition jusqu'à ce que l'animal ait retrouvé son poids normal. Les causes seront recherchées et discutées avec le vétérinaire, et une adaptation de la procédure de contrôle hydrique sera alors mise en place.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés. L’analyse post-mortem du cerveau et donc l’euthanasie des 10 animaux est nécessaire à la validation scientifique projet (quantification des connexions du claustrum et validation de la position anatomique de façon précise des sites d’enregistrements).

Remplacement

La mesure de l'électrophysiologie dans le cortex n'est possible qu'avec des méthodes invasives (enregistrements de cellules individuelles), car elles seules fournissent la résolution spatiale et temporelle nécessaire pour répondre à la question. Les méthodes non invasives telles que l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l'électroencéphalographie sont donc exclues. L'étude des activités unitaires neuronales in-vivo étant essentielle pour la question de recherche, il est impossible de réaliser les expériences sur des cultures in-vitro. Enfin, les simulations informatiques ne peuvent pas répondre à nos questions de recherche car il n'y aura pas de modèle informatique suffisamment précis du cerveau d'un primate dans un avenir prévisible. En ce qui concerne la connectivité anatomique, seul le traçage peut fournir la connectivité inter-aires dirigée et pondérée dont nous avons besoin. Nous avons démontré par ailleurs que la mise en évidence des voies neuronales par IRM de diffusion (tractographie) présente pour l’instant un grand nombre de faux positifs, et l'absence de directionnalité la rendent inadéquate pour le présent projet. Néanmoins, nous utiliserons plusieurs approches statistiques et paramétriques afin d'optimiser la correspondance entre le traçage des voies neuronales et la tractographie. Nous développons également de nouveau protocoles d’IRMd afin d’augmenter la résolution spatiale et donc la précision des mesures. Cela permettra, tant ici que pour de futures expérimentations, d'utiliser l’IRMd, méthode absolument non invasive. Nous utilisons des modèles statistiques pour modéliser les comptages et ainsi comparer la variabilité intra- et inter-individuelle, e.g. en utilisant des modèles linéaires généralisés. Ces modélisations devraient permettre à terme de valider ou du moins d’estimer le degré de validité des mesures réalisées avec de nouveaux protocoles d’IRMd en comparaison avec les mesures issues du traçage neuronal via des traceurs fluorescents rétrogrades.

Réduction

Notre approche pour la réduction du nombre d’animaux se base sur une amélioration des techniques utilisées, une approche statistique prospective et le partage des données acquises dans ce projet. Le nombre de traceurs pouvant être utilisé simultanément a été augmenté de 3 à 4, réduisant ainsi le nombre d'animaux utilisés. Notre expérience montre que le risque d’une mauvaise position du site d’injection (contamination de l’aire adjacente ou de la matière blanche sousjacente), liés aux limites de résolutions de l’IRM et de la caméra du système de navigation cérébrale (1mm), représente environ 25% des cas. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous ne prévoyons pas d’utiliser plus d’animaux que nécessaire une fois que 8 régions différentes du claustrum auront été correctement ciblées (e.g. si toutes les injections de traceurs étaient correctement placées dans deux animaux, nous ne prévoyons pas d’utiliser plus d’animaux pour cette procédure). Le nombre d'animaux utilisés est déjà réduit au niveau indispensable (1 animal par site d’injection permet d’obtenir la connectivité empirique pour ce site pour des connexions impliquant plus de 8 neurones par région). Nous utiliserons plusieurs approches statistiques et paramétriques afin d'optimiser la correspondance entre le traçage de voie et la tractographie (IRMd) et les données de ce projet y seront intégrées afin d’augmenter la puissance statistique. Cela permettra, tant ici que pour de futures expérimentations, d'utiliser l'IRMd, absolument non invasive. La modélisation (modèles linéaires généralisés) des comptes issus du traçage de voie et de la tractographie, permettrons de caractériser la variabilité intra- et interindividuelle pour ces deux types de mesures de la connectivité. Pour l’étude de la connectivité fonctionnelle, deux animaux constituent le minimum internationalement reconnu pour la publication des résultats. D'autres animaux sont prévus uniquement si cela s'avérait absolument nécessaire, par exemple si l'un des animaux tombait malade et serait retiré de l'expérience. Toutes les données issues de ce projet seront partagées dans un premier temps avec les différents collaborateurs directement impliqués dans l’analyse des données et la modélisation et, dans un deuxième temps, via des sites de partage pour l’utilisation de ces données par la communauté scientifique (e.g. Zenodo).

Raffinement

Une attention particulière est portée à l'animal après la chirurgie. Une grille de score post-opératoire nous permet d’évaluer, en fonction de critères spécifiques à l'espèce, les signes indicateurs de gêne ou de souffrance plusieurs fois par jour et d'adapter le traitement antalgique si nécessaire. Ces critères prennent en compte l'apparence de l'animal, les signes cliniques (température et les fréquences cardiaque et respiratoire), son comportement, la prise de nourriture et de boisson et l'aspect de la zone opérée. Le suivi de la douleur est évalué par 2 ou 3 personnes indépendantes (expérimentateurs et zootechniciens). Par ailleurs, nous avons mis en place des techniques d’enrichissement de l’environnement. Concernant le conditionnement comportemental des animaux, nous faisons appel à une méthode d’entrainement progressive qui se base sur l’habituation et le volontariat de l’animal. Nous avons raffiné les étapes d’imagerie, en supprimant la procédure chirurgicale d’implantation d’un marqueur de navigation cérébrale, grâce au nouveau système de navigation cérébrale qui utilise le scanner CT (ou tomodensitométrie) pour aligner les images d’IRM avec un scan du crâne réalisé en per-opératoire par des caméras infrarouge pour la navigation cérébrale. Le fait d’utiliser un système d’enregistrement semi-chronique constitue également un raffinement de la procédure, les électrodes ne sont pas rétractées en dehors du cerveau après chaque session, évitant ainsi la pénétration répétée de la dure mère inévitable pour les enregistrements aigus et qui peut être douloureuse pour l’animal.

Choix des espèces

1) le cortex cérébral n’existe que chez les mammifères et 2) les fibres inter-aires sont limitées à la matière grise chez le rongeur et donc invisibles à l’IRM. Pour ces raisons, pour étudier simultanément les connexions en IRM et en microscopie, nous pouvons utiliser le carnivore ou le primate non humain. D’autre part, l’homologie entre l’homme et le carnivore est relativement pauvre mais beaucoup plus importante avec le primate non humain (PNH). Le primate non humain est donc un modèle de choix en neurosciences cognitives pour comprendre le cerveau humain. De nombreuses publications démontrent une forte homologie entre le connectome cortical de l’homme et du PNH mais également de nombreuses différences avec celui du rongeur. Nous utilisons des animaux adultes (post puberté) avec une connectivité complètement mature au moment de l’expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 3
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3
▲ -
Devenir
 -
 3
 -
 -

3 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintégrées au troupeau de la ferme expérimentale. Elles subissent la pose chirurgicale d'une canule provisoire du rumen sous anesthésie locale, son retrait trois mois plus tard et entre 13 et 21 prélèvements de sang. Le porteur présente ce dispositif temporaire comme un raffinement des grosses canules permanentes posées à vie, et décrit un suivi de la douleur par grilles comportementales et dosages hormonaux. L'objectif déclaré est d'affiner les méthodes d'étude de la digestion pour le "rationnement" des vaches laitières.

Objectifs

L’élevage bovin laitier doit faire face à de nombreux enjeux, tels que limiter les impacts environnementaux et la compétition avec l’alimentation humaine. Ceci nécessite d'identifier des solutions d’alimentations plus diversifiées qu’auparavant et qui se doivent de favoriser les concepts d'agroécologie et une bonne santé pour l’animal, l’homme et la planète. Pour répondre à tous ces enjeux, il est important de continuer à développer des méthodes d’analyses fines des processus de digestion dans le rumen en recherche. En effet, la spécificité de la digestion microbienne des ruminants fait que la production en certains (micro)nutriments (acides gras volatiles, certaines vitamines et minéraux), l’ammoniaque qui est une source de pollution, et la moitié des acides aminés absorbés dans l’intestin, sont produits dans le rumen. Leur production et leurs éventuelles carences ou excès (sources de pollution) doivent être évaluées. L’objectif de ce projet est de proposer et tester une alternative à l’emploi de grandes canules permanentes du rumen sur vaches laitières. Il s’agit premièrement de mettre au point une technique moins invasive que la pose de canules permanentes, à savoir la pose et le retrait d'une mini canule provisoire du rumen (miniaturisation), et deuxièmement de tester la fonctionnalité de ce nouveau dispositif.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont à l’issue du projet de pouvoir continuer d’étudier les mécanismes fins de la digestion en recherche pour concevoir des solutions d’alimentation favorisant les concepts d'agroécologie tout en raffinant la procédure. Cette nouvelle technique permettra une récupération plus rapide des animaux du fait d’une intervention plus courte et moins invasive grâce à la miniaturisation. Enfin, les animaux ne seront équipés de ces dispositifs que pour la durée d'un essai et non toute leur vie. Ils pourront retourner ensuite dans un troupeau classique pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celle que l’on peut observer dans les troupeaux commerciaux.

Procédures

Une intervention chirurgicale courte (environ 45 min) sera pratiquée sous anesthésie locale au maximum sur 3 animaux. Le retrait de la canule sera pratiqué 3 mois plus tard (intervention de moins de 10 min) sous anesthésie locale. Des prises de sang seront pratiquées sur ces animaux avant et après l’intervention chirurgicale (13 à 15 réparties sur 2 semaines et demi) et avant et après le retrait de la canule (13 à 21 prélèvements répartis sur 4 semaines) afin d’analyser des biomarqueurs du stress et de la douleur. Chaque prise de sang ne dure que 2 à 3 minutes.

Impact sur les animaux

Les principaux risques sont une douleur opératoire lors de la pose de la mini canule et post-opératoire temporaire ainsi qu’un léger risque d’infection après la pose. La pose de la canule nécessite également que l'animal soit mis à la diète alimentaire et hydrique pour 24 h au maximum. Au moment du retrait de la canule, un léger écoulement peut survenir durant quelques heures, ce qui pourrait retarder la cicatrisation naturelle. En dehors des phases de pose et de retrait de la canule, l'animal ne subira pas d’effet indésirable.

Devenir

Les trois animaux utilisés dans ce projet seront réintégrés dans le troupeau classique de la ferme expérimentale pour retrouver une vie de vache laitière similaire à celle que l’on peut trouver dans les troupeaux commerciaux.

Remplacement

Dans certains cas expérimentaux, notamment pour l'étude des mécanismes fins de la digestion qui nécessite des prélèvements fréquents en cinétique du contenu du rumen ou des perfusions continues de marqueurs de la digestion ou de nutriments absorbés dans le rumen, nous ne pouvons pas utiliser de méthodes alternatives à l'utilisation de vaches laitières provisoirement canulées du rumen.

Réduction

Ces procédures permettront de réduire le nombre de vaches canulées de façon permanente du rumen. Nous avons réduit au maximum les effectifs de cet essai avec seulement trois animaux utilisés dans cette demande d'autorisation. Pour vérifier toutes les étapes, nous devons les confirmer avec au moins une répétition. Il serait vraiment très difficile de tirer des conclusions robustes avec seulement un seul animal. Nous souhaitons faire la demande pour seulement pour 3 vaches, le vétérinaire maitrisant l'acte chirurgical. Deux animaux seront d’abord opérés. Un troisième animal est prévu soit si le vétérinaire souhaite modifier un peu sa technique opératoire, soit si nous décidons de modifier un peu la fonctionnalité pour des raisons de praticité.

Raffinement

Cette procédure vise à raffiner nos méthodes chirurgicales par un acte moins invasif avec une durée d'invention diminuée à 45 min, réalisée sous anesthésie locale et une diète hydrique et alimentaire réduite à 24 h ou moins. Tout ceci permettra une récupération plus rapide des animaux. Des perfusions de solutions réhydratantes et de nutriments sont apportées à l'animal pour éviter la gêne entrainée par la diète. Lors de la pose, en phase post-opératoire et lors du retrait de la mini canule, un protocole médicamenteux établi par les vétérinaires (des anti-inflammatoires ainsi que des antalgiques lors de la pose et du retrait et des antibiotiques lors de la pose) est adopté pour permettre une prise en charge optimale de la douleur. Pour vérifier l’efficacité de cette prise en charge, des grilles comportementales seront mises en œuvre (au moment de la pose et du retrait de la mini canule temporaire) sur 2 semaines ce qui permettra d'adapter si besoin le protocole médicamenteux (antalgiques et/ou anti-inflammatoire). Les grilles comportent des critères relatifs aux comportements (changements de comportements, postures antalgiques, etc.), des mesures de paramètres zootechniques (ingestion, production de lait etc.) et physiologiques (température rectale, fréquences cardiaque et respiratoire, etc.), et des critères relatifs à l’aspect de la cicatrice. Des prises de sang sont réalisées en parallèle des grilles comportementales pour vérifier l'évolution d'une hormone indicatrice du stress (cortisol sanguin) et des protéines de l’inflammation (haptoglobine et interleukines). Pour éviter toute irritation s’il y a un léger écoulement lors de la phase de cicatrisation, deux pommades cicatrisantes prescrites par un vétérinaire pourront être utilisées. Enfin, les prises de sang ne provoquent aucune gêne car elles sont réalisées via un cathéter posé sous anesthésie locale qui reste en place sur toute la durée des prises de sang.

Choix des espèces

La problématique de l’étude des mécanismes fins de la digestion ruminale est importante chez les ruminants, en particulier les vaches laitières adultes qui représentent la majeure partie des animaux des élevages bovins laitiers pour lesquels des recommandations alimentaires sont établies. Ceci nécessite de travailler sur cette espèce pour proposer des recommandations alimentaires. Les vaches seront de race Prim’ Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue dans le monde.