Procédures sévères

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    • Troubles nerveux
Souris : 1100
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Jusqu'à dix-huit injections et trente-quatre tests comportementaux par animal : 1 100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, toutes tuées à l'issue. Le pentylènetétrazole qu'elles reçoivent déclenche des convulsions qui peuvent être suivies de leur mort, et les administrations répétées laissent des indurations, des inflammations et des irritations aux points d'injection. Ces crises provoquées servent d'outil de criblage pour vingt études de molécules candidates étalées sur les cinq ans de l'autorisation, une partie des animaux étant tuée pour prélèvements et le reste parce que les substances reçues ont des effets inconnus à long terme. Aucun des tests comportementaux n'est nommé, alors que le porteur décrit la souris comme un modèle fiable dont l'extrapolation à l'être humain est "largement admise".

Objectifs

L’épilepsie, un trouble chronique du cerveau, touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Cette pathologie se manifeste sous forme de crises récurrentes et invalidantes pendant lesquelles des convulsions ou des pertes de conscience peuvent survenir. Les formes les plus graves peuvent également aboutir au décès du patient. De plus, les crises ont des conséquences à long terme sur le fonctionnement du cerveau et induisent une dégradation de l’état intellectuel des patients comme de leur état général. Des traitements existent, mais environ 30% des patients ont des crises pharmacorésistantes (ils continuent de présenter des crises malgré les traitements). Ainsi le développement de nouvelles molécules pour la prise en charge thérapeutique des malades reste d’actualité. Chez la souris ainsi que chez l’homme, l’induction de convulsion par le pentylenetetrazole (PTZ) a été largement décrit comme mimant les crises d’épilepsie et leurs conséquences. Ainsi dans ce projet, nous allons utiliser ce modèle comme un outil d’évaluation des nouvelles molécules thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de mettre en évidence des molécules qui permettraient de traiter en partie ou totalement les troubles épileptiques.

Procédures

Dans la première procédure, les animaux subiront deux administrations sur une période de 2 heures. Dans la procédure suivante, les animaux subiront un maximum de 18 injections, 4 tests différents à des fréquences allant d’une fois par semaine à une seule fois pour l’ensemble de l’étude (34 tests comportementaux au total) et l’administration du composé. Sur l’ensemble des procédures, nous pourrions également être amener à prélever du sang sur les animaux.

Impact sur les animaux

Pentylenetetrazole (PTZ)induit des convulsions qui peuvent être suivies de la mort de l’animal. Les administrations répétées ainsi que les potentiels prélèvements sanguins peuvent induire des nuisances au niveau des sites d’administration et de prélèvement : comme une douleur passagère ou une irritation, une inflammation, une induration mais aussi un phénomène de mâchonnement et de fausse route pour la voie per os. Un stress lié aux différentes manipulations et tests comportementaux peut également apparaitre.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de l'expérience, une partie des animaux est mise à mort pour faire des prélèvements, l’autre partie ne peut pas être replacée ou ré-utilisée car les animaux sont traités avec des substances aux effets inconnus à long terme.

Remplacement

Le développement de l’épilepsie, de ses symptômes et des conséquences à long terme des convulsions sont des phénomènes complexes qui mettent en jeu plusieurs acteurs (différentes zones cérébrales, muscles, …) et différents processus. Actuellement, aucune méthode de remplacement n’est disponible pour étudier la problématique du présent projet. Néanmoins, les molécules testées dans ce projet ont fait l’objet d’une sélection sur des tests in vitro afin de choisir celles qui ont le plus fort potentiel thérapeutique.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’informations scientifiques par test. L’apparition spontanée de convulsion étant extrêmement rare chez les animaux naïfs, leur inclusion ne semble pas pertinente. De plus, nous cherchons toujours un compromis expérimental qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par exemple, nous favorisons le test de plusieurs conditions expérimentales en parallèle afin de ne pas multiplier les groupes témoins. Au regard de notre expertise, de la littérature les groupes expérimentaux seront constitués de 10 animaux. Selon nos données antérieures, ce nombre permet d’obtenir des résultats exploitables a l’aide de tests statistiques. Les animaux incluent dans ce projet vont nous permettre de mener 20 études réparties sur les 5 ans de l'autorisation.

Raffinement

Le bien-être des animaux est primordial pendant les expérimentations. Ainsi un certain nombre de mesures sont mises en œuvre notamment une phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres par un enrichissement important du milieu. L’enrichissement du milieu comporte un tunnel en carton accroché à la grille de la cage afin d’en augmenter le volume utile, un dôme en carton afin de permettre aux animaux de se cacher et de la frisure pouvant servir de matériel de nidification, de jeu et de matériel à grignoter. Les animaux sont observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. De plus dès la première administration les animaux sont pesés régulièrement. Les manipulations sont faites par du personnel compétent. Pour l’ensemble des procédures, des points limites sont mis en place afin d’abréger les souffrances inutiles. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec notre SBEA pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des souris non transgéniques. Le choix de l’espèce a une importance primordiale dans la recherche à visée médicale. Ce choix prend en compte plusieurs critères mais le critère majeur est la pertinence scientifique du modèle. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une prédictivité reconnue, une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. De plus, cette espèce dispose d’une énorme base d’informations physiopathologiques et d’outils de diagnostiques permettant ainsi de réduire considérablement les expérimentations pilotes. A côté de cela, il faut noter que nous avons une longue expertise de l’utilisation des souris. De plus nous travaillerons avec des animaux d’âge le plus homogène possible. L’induction au PTZ est prévue sur des jeunes adultes de 8 semaines. L’âge des animaux est un paramètre connu pour induire de la variabilité dans ce modèle, ainsi nous travaillerons avec des animaux d’âge le plus homogène possible. L’induction au PTZ est prévue sur des jeunes adultes de 8 semaines.

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Souris : 360
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Pour observer le rôle de protéines sécrétées par les neurones dans la maladie de Parkinson, 360 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles passent trois fois des tests d'openfield, d'empreintes de pas et de reconnaissance d'un nouvel objet, subissent un prélèvement de sang par mois à partir de dix mois sur animal éveillé, puis une injection intracrânienne sous anesthésie d'un virus qui installe la maladie. Le porteur prévoit aussi, en l'absence de résultats, une injection de d-amphétamine suivie d'une heure d'observation en enceinte ouverte. La perte de coordination, les tremblements, l'anxiété et l'altération cognitive figurent parmi les effets attendus, et la surveillance se résume à "plusieurs grilles de points limites" dont aucun critère n'est donné.

Objectifs

La maladie de Parkinson (MP) est l'une des maladies neurologiques les plus fréquentes, se manifestant par la perte de certaines cellules du cerveau et la formation de structures anormales appelées corps de Lewy. Les symptômes de la MP incluent des problèmes moteurs progressifs. Environ 10 % des cas de MP ont une cause génétique connue, tandis que la plupart potentiellement liée à des facteurs environnementaux et génétiques encore inconnus. Nous cherchons à mieux comprendre cette maladie complexe et à élargir les options de traitement limitées actuellement. Notre équipe se concentre sur l'étude de certaines protéines libérées par les cellules, qui représentent une partie importante de notre biologie. D'après nos recherches et celles d'autres scientifiques, certaines protéines impliquées dans les sécrétions cellulaires, semblent jouer un rôle dans la MP, ainsi que dans la libération anormale de protéines. Nous utiliserons des modèles murins spécialement conçus pour étudier ces gènes dans les cellules du cerveau liées à la dopamine. L'objectif est de mieux comprendre comment ces protéines influent sur les cellules nerveuses et de découvrir des pistes pour de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche vise à apporter des éclaircissements essentiels sur la maladie de Parkinson et ses mécanismes sous-jacents en utilisant des souris génétiquement modifiées qui n'ont jamais été étudiées auparavant. À court terme, ce projet propose d'explorer le rôle des sécrétions cellulaires, un phénomène en plein essor dont nous ne connaissons pas encore le rôle dans la maladie de Parkinson. Pour ce qui est du long terme, ce projet pourrait permettre d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et d'aider à la prise en charge des patients souffrant de la maladie de Parkinson.

Procédures

Des souris génétiquement modifiées, ainsi que leurs groupes de contrôle, seront soumises à des tests comportementaux. Ces test seront répétés trois fois et dureront entre 5min et 60min selon les tests, afin de ne pas perturber les animaux, ces tests seront répartis sur plusieurs semaines. A partir de 10 mois, les souris subiront un prélévement mensuel de sang afin de détecter des biomarqueurs connus de la MP (5min par souris). En cas d'absence de résultats significatifs, les souris receverons une injection unique de d-amphétamine pour perturber leur système dopaminergique et induire un phénotype. Les souris recevront une injection intrapéritonéale de d-amphétamine, puis elles seront immédiatement placées dans une enceinte ouverte pour réaliser un test de comportement de 60min. Plus tard, ces mêmes souris subiront une injection unique intracranial sous anesthésie d'un virus exprimant le gène induisant la maladie de parkinson. La procédure durera 30 min par souris. Après un mois d'expression du gène mutant, les souris subiront à nouveau les tests comportementaux (openfield, footprint, reconaissance de nouvel objet). Les prélèvements sanguins seront effectués sur animal vigile, une fois par mois à partir du début des expériences de comportement jusqu’à la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables seront principalement liés à une potentielle douleur et un stress associé aux injections d’amphétamine et d’anesthésiques, les prélèvements sanguins mensuels peuvent aussi être une source de stress pour les souris. La souffrance liée à l'injection de vecteurs viraux et l’induction de parkinsonisme chez les souris font parti des effets indésirables prévus (perte de coordination des mouvements et des tremblements, altération cognitive, anxiété).

Devenir

A l'issu des expériences de comportement, les animaux seront mis à mort, cette étape est nécessaire pour réaliser des prélèvements post-mortem et effectuer des expériences complémentaires, telles que l'extraction de vésicules extracellulaires et la caractérisation des altérations dans les différentes lignées génétiquement modifiées par immunohistochimie. Ces analyses sont cruciales pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires de la maladie de Parkinson, notamment en évaluant l'effet des différentes mutations génétiques sur la sécrétion non conventionnelle et leur rôle dans la maladie de Parkinson.

Remplacement

Afin d'éviter l'utilisation de modèle murin, nous avons jusqu'à maintenant utilisé des modèles de culture cellulaire.Ces modèles nous ont permis de mieux caractériser la nature des sécrétions cellulaires et leurs impacts sur d'autres cellules. En parallèle de l'utilisation de souris, le projet continuera de faire appel à des modèles de culture cellulaire génétiquement modifiés. L'effet du sécrétome de cellules délétées pour les gènes de sécrétion sera évalué sur des neurones en culture. Néanmoins, ce projet impliquant des modèles murins cherche à caractériser la nature et le rôle des sécrétions cellulaires in vivo dans le contexte de la maladie de Parkinson. À ce jour, les modèles de cellules seuls ne permettent pas de répondre à ces questions.

Réduction

Afin d’utiliser le minimum possible de souris, nous nous sommes basé sur les publications étudiant des phénotypes moteurs chez la souris, ansi que des tests statistiques. Les contrôles des différentes lignées pourront être rassemblés dans l’analyse statistique par la suite, permettant une réduction des effectifs. Nous réaliserons des analyses statistiques afin d’en tirer le maximum de resultats.

Raffinement

Les soins sont toujours effectués par les mêmes expérimentateurs et animaliers afin de réduire le stress des animaux. Lors de la procédure d’injection de virus exprimant la protéine responsable de la maladie de parkinson, un traitement préalable et en post opératoire par antalgique est prévue. Au cours de notre étude, plusieurs grilles de points limites seront mise en place afin d’éviter au maximum la souffrance de l’animal.

Choix des espèces

Ce projet repose sur l'utilisation de modèles murins génétiquement modifiés, une approche essentielle pour étudier in vivo la maladie de Parkinson. Le modèle murin permet d'explorer les mécanismes de la maladie dans un contexte biologique proche de l'homme. L'observation du comportement de ces souris, via des tests spécifiques, joue un rôle central. Elle permet d'identifier des troubles moteurs et de comprendre comment cette mutation génétique pourrait jouer un rôle dans la maladie de Parkinson. Étant donnés les résultats donnés par les précédents modèles murins constitutifs, nous pensons que dans ce modèle conditionnel, la neurodégénération devrait survenir lors de stades tardifs (6 à 12 mois). D'autres modèles murins impliquant des gènes démontrés comme impliqués dans la maladie de Parkinson ont montré des signes de neurodégénération à partir de 10 mois. C'est pourquoi nous commencerons nos expériences de comportement sur des souris adultes de 10 mois

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 25
Souffrances
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Le rat Sprague Dawley est choisi pour sa taille, assez grande pour que la lésion vise le segment médullaire T4 plutôt que le T3. 25 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une chirurgie d'une heure à une heure quinze leur sectionne la moelle épinière et les laisse paralysés de l'arrière-train pendant soixante jours, incapables de vider leur vessie seuls, exposés aux infections urinaires, à l'obstruction stomacale et à des épisodes brutaux d'hypertension, pendant que leur pression artérielle est mesurée sous anesthésie toutes les deux semaines et la force de leurs pattes avant testée chaque semaine. Le porteur qualifie la procédure de lourde, handicapante et sévère, et prévoit de tuer tous les rats à l'issue en prélevant un maximum de tissus pour éviter d'avoir à recommencer.

Objectifs

Les lésions de la moelle épinière (LM) sont un problème de santé important dans le monde, touchant des individus jeunes et en bonne santé. Outre les déficits moteurs bien connus, les sujets présentent une altération majeure du contrôle du système cardiovasculaire ainsi que des problèmes de régulation de la température interne. Les conséquences sur la qualité et l’espérance de de vie sont extrêmement préjudiciables, impliquant une réelle prise en charge. Chez les rats présentant une lésion de la moelle épinière, l'administration quotidienne pendant 28 jrs d’une molécule similaire à un neuromodulateur, la sérotonine, favorise la récupération motrice. Outre ce rôle démontré, la sérotonine est connue pour jouer également un rôle dans le tonus des vaisseaux sanguins ou la rythmicité cardiaque. L'utilisation chronique de cette même molécule sur 28 jours a confirmé les précédentes études sur la locomotrice mais a aussi mis en évidence une amélioration des fonctions cardiovasculaires. Si ces résultats sont prometteurs et pourraient être utilisés dans de prochaines études cliniques, il est malgré tout nécessaire d’approfondir les données afin de mieux caractériser notre modèle murin. Nous souhaitons donc faire un suivi longitudinal sur 60 jours de rats présentant une lésion de la moelle épinière pour voir l’évolution des paramètres cardiovasculaires dans le temps sans traitement.

Bénéfices attendus

Les lésions hautes de la moelle épinière présentent une incidence dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne individuelle. Outre les déficits sensori-moteurs, des troubles cardiovasculaires importants sont présents chez ces individus. Certains troubles comme les dysreflexies autonomes (épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive) peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient. Le but du projet est l'amélioration des conditions de vie des patients présentant une lésion haute de la moelle épinière par une réduction des épisodes de dysfonctionnement cardiovasculaires et une amélioration de la capacité de rétention urinaire..

Procédures

Tous les animaux subiront une lésion haute de la moelle épinière entraînant une paralysie des membres postérieurs (n=20) pendant 60 jours : la chirurgie dure 1heure à 1h15 maximum. Ensuite chaque animal sera anesthésié pendant 1h15 (1h d'enregistrement plus la stabilisation) toutes les 2 semaines afin de mesurer la pression artérielle avec un tensiomètre. Enfin, toute les semaines, la force des membres avant sera mesurée grâce à un test (on fait s'agripper les animaux sur une grille penchée et on mesure le temps durant lequel l'animal tient). Cette mesure prend en moyenne 3 à 5 minutes. Au total les animaux subiront 8 tests de mesure de la force, 4 anesthésies courtes pour la mesure de la pression artérielle et 1 anesthésie pour chirurgie.

Impact sur les animaux

20 animaux subiront une chirurgie de la moelle épinière entraînant une paralysie complète des membres arrières. La conséquence de cette paralysie est une mobilité réduite, une impossibilité de vidanger leurs vessies, seuls, des troubles cardiovasculaires (dysfonctionnements des paramètres cardiovasculaires avec des épisodes de dysreflexies autonomes - épisodes soudains d'hypertension et de bradycardie réflexive), des risques infectieux liés à l'impossibilité de vidanger la vessie et des risques d'obstruction stomacale lié à la réduction de la motilité intestinale (capacité de l'intestin à faire avancer les aliments dans le tractus intestinal). Le risque infectieux est surtout présent pendant les 10 jours post-opératoire et le risque d'obstruction stomacale dure entre 4 et 5 jours post-opératoire. Les autres conséquences de la lésion médullaire dure sur l'ensemble du temps du projet, soit 60 jours.

Devenir

La procédure subie par les animaux est lourde, handicapante et sévère, ils seront donc tous euthanasiés à l'issu de la procédure. Il est donc important de ne pas devoir refaire des expérimentations pour faire de possibles exploitations immuno-histologiques. Nous avons donc fait le choix de récupérer un maximum de tissus à l'issu de l'expérimentation pour de possible exploitations futures.

Remplacement

Ce projet éthique s'inscrit dans un projet scientifique plus vaste où des études préliminaires ont mis en évidence l'implication du système sérotoninergique (5-HT) dans les épisodes cardiovasculaires dysfonctionnels qui apparaissent à la suite d'une lésion haute de la moelle épinière. L’organisation du système sérotoninergique est complexe avec de nombreux types ou sous-types de récepteurs différents qui se retrouvent à plusieurs niveaux tant centraux que périphérique. Il n'existe pas de modélisation de ce système qui permettrait de prédire les effets la lésion dans notre modèle

Réduction

Nous avons déterminé le n des lots en fonction des premiers résultats obtenus dans le précédent projet. Nous ne pouvons faire des tests statistiques de détermination du n puisque l'objectif principal du projet n'est pas une comparaison de lots mais un comparatif avec des résultats obtenus par une équipe américaine sur une souche différente de rats. Malgré cela, nous ferons une comparaison pour savoir si nous avons un effet sexe dans nos résultats (eu égard au fait qu’il existe des différences importantes dans la régulation du système cardiovasculaire entre mâles et femelles). Il va falloir n=7 animaux par lots (avec ce nombre, nous avons été en mesure de faire des statistiques claires lors de notre précédent projet éthique). Toutefois, la complexité de l'expérimentation nous oblige à prévoir une marge d'erreur que nous aimerions ne pas avoir à utiliser (n=10 animaux par sexe). Le système de mesure de pression artérielle permet de faire un suivi longitudinal jusqu'à J60 post-chirurgie sans avoir à euthanasier des individus à chaque temps. Cela réduit d'autant le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les soins post-opératoires sont basés sur notre expérience de cette technique ainsi que sur des publications de raffinement écrites par les quelques équipes travaillant sur des sujets similaires au nôtre. Il a été validée par la Structure de bien-Etre Animal et l'équipe vétérinaire. Les animaux sont anesthésiés par voie gazeuse (isofluorane). Nous utilisons une analgésie multimodale (morphinique, anti-inflammatoire et anesthésiques locale) pendant 5 jours minimum (sauf la lidocaïne qui n’est donnée que 48h), nous avons adapté les cages qui ont été usinées à façon pour s'adapter à la paralysie des animaux (eaux proche du sol, mangeoire basse, tapis souple agrippant dans la cage pour aider à la mobilité, alimentation liquide pendant 4 jours pré et post-opératoires pour pallier aux problèmes gastriques, vidange manuelle de la vessies de 1 à 4 fois par jour en fonction de la récupération des animaux et antibiothérapie post-opératoire pour éviter les infection urinaires. Des points limites stricts ont été mis en place avec l'aide de l'équipe vétérinaire.

Choix des espèces

Nous avons choisi le rat car c'est un mammifère de petite taille dont la physiologie reste proche de l'humain mais qui reste suffisamment grand pour permettre de bien repérer le tronçon médullaire que nous étudions. En effet, la lésion médullaire doit se faire au plus bas de la vertèbre T3 pour cibler le tronçon T4 et non le T3 (sur le haut de la vertèbre T3). Enfin, depuis 2019, notre modèle est le rat Sprague Dawley et ce projet éthique est la suite d'un projet scientifique plus global. Les animaux seront implantés à 225-275gr soit à 8/9 semaines d'âge environ. Les individus subissant des lésions de la moelle sont souvent de jeunes adultes (cf. description du projet) d'où le choix de la tranche d'âge. Nous avons aussi une contrainte de limite de poids (200gr) pour la pose du capteur de télémétrie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 880
Souffrances
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▲ 880
Devenir
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 880

880 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur leur provoque un accident vasculaire cérébral par injection de thrombine ou par application de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne, puis les suit à l'IRM à 24 heures et à 5 jours, avec perte de poids, douleurs postopératoires et déficits fonctionnels ou cognitifs attendus. Une partie des souris est rendue diabétique, le diabète étant traité comme facteur de comorbidité de l'AVC. Il indique avoir déjà validé en microfluidique la fixation de ses microparticules de fer sur les caillots, et 880 souris subissent malgré tout un AVC provoqué pour tester trois agents théranostiques.

Objectifs

L’enjeu de ce projet est d’améliorer la prise en charge et de réduire les effets secondaires chez les patients diabétiques associés à l'administration du r-tPA, traitement gold standard des accidents vasculaires cérébraux (AVC) de type ischémique. Pour cela, nous avons développé un nouvel agent théranostique les IO@PDA@tPA. Ce sont des microparticules de fer biodégradables et biocompatibles visibles par imagerie par résonnance magnétique (IRM) couplés au r-tPA. Ce nouvel agent théranostique a montré un réel potentiel dans le traitement des AVC ischémiques en augmentant la recanalisation du vaisseau obstrué et en diminuant la taille de lésion avec une dose 5 fois inférieure à celle utilisée en clinique sur des souris SWISS. Cependant, plusieurs études ont démontré que le r-tPA possède une efficacité limitée dans les caillots riches en plaquettes. C'est pourquoi nous avons développé in vitro deux autres outils théranostiques afin d'améliorer la prise en charge des AVC ischémiques quel que soit la nature du caillot. Ainsi, ce projet a 2 objectifs : -Evaluer l’efficacité des IO@PDA@tPA sur le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques. Pour ce faire, nous étudierons ce nouvel outil sur deux modèles d’AVC ischémique, reproduisant différentes physiopathologies. Les IO@PDA@tPA seront testés à différentes doses. -Evaluer le potentiel thérapeutique de deux autres molécules candidates ayant déjà montré leur efficacité dans les caillots riches en plaquettes. Ces deux molécules seront dans un premier temps testées sur des souris swiss après induction d'un AVC ischémique puis dans un second temps sur des souris swiss diabétiques. Ces molécules candidates seront également couplées aux microparticules de fer biodégradables et biocompatibles, testées à différentes doses. Cette étude nous permettra de déterminer la dose minimale permettant le traitement des AVC ischémiques chez les souris diabétiques tout en évitant les effets secondaires associés à ce facteur de comorbidité

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, cette étude va permettre des recherches translationnelles ou appliquées menées pour le diagnostic et le traitement des AVC chez l'Homme. Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; IO@PDA@ADAMTS13 et IO@PDA@DNase aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 modèles d'AVC ischémique différents, le modèle thrombine d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal et le modèle chlorure de fer (application d'une compresse imbibée de chlorure de fer sur l'artère cérébrale moyenne permettant la formation d'un caillot) d'une durée moyenne de 30 minutes et 1 fois par animal. Tous les animaux auront un suivi à l'IRM (imagerie par résonnance magnétique) d'une durée moyenne de 10 minutes à 24h et un second suivi à 5 jours après induction de l'AVC ischémique.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les animaux seraient : *Pour le modèle thrombine : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress - déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le modèle chlorure de fer : - perte de poids - douleurs post opératoires - stress – déficits fonctionnels et/ou cognitifs. *Pour le suivi à l'IRM : -stress. Tous les animaux auront un suivi attentif et régulier par l’expérimentateur et le personnel animalier qualifié (prise journalière du poids des animaux, observations des animaux dans la cage en s’assurant de leur bien-être (grimace scale, prise alimentaire et boisson).

Devenir

Tous les animaux issus des procédures d'AVC ischémique seront mis à mort afin de prélever le cerveau et étudier les processus inflammatoires par cytométrie en flux et immunohistochimie.

Remplacement

Les procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, l’étude d’un potentiel traitement ischémique doit s’effectuer sur des modèles in vivo. De plus, les méthodes in vitro de ce projet aident à la réduction du nombre d’animaux. La technique des microfluidiques, la technique du clot lysis ou encore de l'halo assay nous a permis l’étude de la fixation des IO@PDA@tPA; et des deux nouveaux agents théranostiques aux caillots et de visualiser leur dégradation. Ainsi l’efficacité de ce couplage est déjà évaluée et validée avant d’avoir recours aux animaux limitant ainsi leurs nombres.

Réduction

Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux nécessaire pour atteindre le résultat souhaité. Basée sur les études précédemment réalisées aux laboratoires, du traitement gold standard des AVC ischémiques (r-tPA: cette molécule permet la lyse des caillots dans les vaisseaux sanguins empêchant le sang de circuler dans le cerveau), il est attendu pour le groupe "contrôle" une lésion de 19 mm3 plus ou moins 4,5 et pour les groupes traités, un volume de lésion de 10mm3.

Raffinement

Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards aux normes européennes. Le bien-être des animaux est contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne et hebdomadaire permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à cette détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son et ne présentent aucun « sickness behavior syndrom ». Les animaux seront également placés dans un environnement enrichi : 3 souris par cage, coton, paillettes, petites maisons. Les animaux seront également pesés tous les jours pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 15% est observée et/ou si un score sur l’échelle de la douleur (grimace scale) est supérieur à 7 pendant les 48h critiques au modèle. Tout le matériel et consommable utilisé dans cette procédure expérimentale sera neuf (comme les seringues et aiguilles) et soigneusement nettoyé et désinfecté pour les réutilisables (pinces métalliques). Durant l'induction de l'AVC, les souris seront sous anesthésie générale, sous analgésie et sous anesthésie locale sur la peau au niveau de la chirurgie. Les yeux de la souris seront couverts afin de ne pas l'éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire. Après la chirurgie d'induction de l'AVC, les souris disposeront de croquettes humides dans une coupelle au sol pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce animale dont la physiopathologie de l'AVC ischémique est bien définie. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier notre nouvel outil théranostique sur l'AVC ischémique et son impact sur le diabète en tant que facteur de comorbidité. Le stade de développement des animaux est de 8 semaines pour un poids compris entre 35 et 40g. Nous effectuerons donc notre modèle sur des jeunes adultes. Le choix de ce stade de développement est basé sur les données de la littérature et les précédentes études réalisées au laboratoire.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 180
Souffrances
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Devenir
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 180

Une ligature et une ponction du cæcum provoquent chez le rat un sepsis qui peut conduire à une défaillance de plusieurs organes. 180 rats vont être utilisés ainsi, dont 140 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec en plus un cathéter jugulaire, dix-huit heures de perfusion, puis un cathétérisme intracardiaque ou une ouverture de l'abdomen. Le porteur écrit vouloir réduire le plus possible toute douleur et angoisse, et indique dans le même document que ce modèle tue environ un quart des rats en vingt-quatre heures, mortalité qu'il intègre au calcul des effectifs. Les survivants sont tous tués à l'issue de leur série d'expérimentations.

Objectifs

Le traitement du sepsis représente un enjeu thérapeutique majeur puisqu’il touche plus de 30 millions de personnes dans le monde chaque année et serait responsable de 6 millions de morts par an (OMS, 2023). Les précédents travaux de notre laboratoire ont mis en évidence les effets bénéfiques d’une perfusion préventive de lactate de sodium en situation septique sur la fonction cardiovasculaire. Nous souhaitons poursuivre l’évaluation des effets d’une perfusion de lactate de sodium dans un modèle de rat septique plus proche de la réalité clinique. L’objectif de ce projet est donc d’effectuer une étude complémentaire sur l’impact d’une perfusion curative de lactate de sodium par des approches in vivo et ex vivo.

Bénéfices attendus

Le traitement du sepsis représente un enjeu thérapeutique majeur puisqu’il touche plus de 30 millions de personne dans le monde chaque année et serait responsable de 6 millions de morts par an (OMS, 2023). Ce projet permettra de fournir des résultats préliminaires pour une meilleure prise en charge thérapeutique des patients atteint d’une septicémie grâce à la meilleure compréhension des mécanismes pathologiques en jeu dans le sepsis. Il permettra aussi l’amélioration de la compréhension des mécanismes d’action du lactate de sodium dans un modèle curatif de rat septique.

Procédures

Les animaux des deux procédures subiront une procédure chirurgicale visant à un poser un cathéter jugulaire droit et à l’induction d’un sepsis par ligature et ponction caecale (CLP), pour une durée totale de l'intervention d'environ 30 minutes. Les animaux seront perfusés pendant 18 heures avec une solution de lactate de sodium ou de NaCl 0.9%. Les protocoles invasifs (cathétérisme intracardiaque, laser speckle, évaluation de la fuite capillaire par bleu d’Evans et les prélèvements d’organes) seront réalisés sur des animaux anesthésiés et seront sans réveil.

Impact sur les animaux

Les nuisances principales sont un processus inflammatoire pouvant conduire à une défaillance multiviscérale liée à la CLP. L’induction du sepsis par CLP entraine une mortalité d’environ 25% des animaux à 24h. Les animaux de toutes les séries subiront une CLP (exceptés les animaux sham) qui est une intervention de classe sévère afin d'induire le sepsis. Les animaux de séries 1 et 5 subiront deux autres interventions, l'échocardiographie et le laser speckle (ouverture de l'abdomen), respectivement classées légère et sévère. Les animaux des séries 2 et 6 subiront une intervention une IRM de classe modérée. Les animaux de séries 3 et 7 subiront une intervention de classe sévère, le cathéterisme intracardiaque (sans réveil). Les animaux des séries 4 et 8 subiront une intervention d'évaluation de la fuite capillaire par Bleu d’Evans de classe modéré.

Devenir

Pour les deux procédures les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque série d’expérimentations.

Remplacement

Ce projet se propose d’étudier l’impact du lactate de sodium en comparaison au chlorure de sodium au cours du sepsis expérimental induit par ligature et ponction caecale (CLP), dans des conditions de physiologie et de physiopathologie intégrées. L’utilisation de cellules ou de modèles expérimentaux ex vivo est par conséquent inadéquate pour répondre de façon pertinente aux questions posées dans le cadre de ce travail.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous avons constitué des procédures permettant autant que possible la réalisation séquentielle de mesures (par exemple dans les séries 1 et 5 les animaux subiront une échocardiographie, puis une mesure par laser speckle et enfin un prélèvement sanguin pour dosage biochimique). De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de rats nécessaires afin de détecter une différence de 10% (ex : ANOVA une voie et test de Tukey). Les groupes de N=15 sont nécessaires pour atteindre la significativité statistique au vu de la forte variabilité interindividuelle du modèle de sepsis induit par CLP ainsi que par le taux de mortalité (25% à 24h). Les données obtenues chez des animaux témoins (Sham) seront ré-utilisés autant que possible dans d’autres études similaires. Par exemple, des échantillons d’organes sont préservés dans le laboratoire et peuvent être réutilisés au cours d’un autre protocole.

Raffinement

Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des rats sera maintenue avant le début du protocole. Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé plusieurs fois par jour durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Notre grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal est utilisée quand un animal présente un état de mal être ou de souffrance, il est exclu de l'étude et euthanasié en fonction de son score et de la discussion avec les membres de la cellule SBEA (cf. : grille de points limites). Les rats perdant plus de 15 à 20% de leur poids seront euthanasiés. Pendant la chirurgie, nous injectons une solution saline en sous-cutanée pour maintenir l'hydratation de nos animaux. Un traitement analgésique en préopératoire et en péri et post-opératoire, soit immédiatement après la chirurgie est réalisé suivi d'une injection toutes les 12 heures pendant toute la durée du protocole. Nous allons dans ce projet utiliser des rats mâles, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles.

Choix des espèces

Les expériences in vivo, ne peuvent pas être remplacées par des études in-vitro à cause de la complexité de la pathogenèse du sepsis, qui nécessite des études fonctionnelles et physiopathologiques sur un modèle intégré. Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les rats mâles Wistar adultes (environ 400 g) d’environ 10 semaines seront utilisés pour induire le sepsis par CLP. Ce poids et cet âge sont justifiés par l’abondance de la littérature sur ce modèle et permet aussi la comparaison avec notre précédente étude.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
    • Troubles respiratoires
Souris : 210
Souffrances
▲ 90
▲ -
▲ -
▲ 120
Devenir
 -
 -
 -
 210

210 souris vont être utilisées, dont 120 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, les 90 autres opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Le modèle d'embolie pulmonaire, que le porteur qualifie de bien caractérisé, présente un taux de mortalité très élevé dans les heures qui suivent l'injection. Les autres souris subissent un accident vasculaire cérébral provoqué chirurgicalement, avec douleur et stress les premières heures, affaiblissement de la patte avant gauche et difficulté à mâcher liée à des lésions du muscle masséter, avant des séances d'imagerie puis la mise à mort par perfusion transcardiaque. Le bénéfice annoncé, mieux diagnostiquer la microthrombose chez les patients, reste une perspective, quand les caillots et les lésions cérébrales sont provoqués dès maintenant.

Objectifs

La microthrombose se caractérise par la présence de petits caillots (

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de comprendre le rôle de la microthrombose dans les pathologies étudiées. Grâce à la détection par les microparticules d’oxydes de fer (MPIO), elle permettra d'établir un diagnostic efficace de la microthrombose et d'évaluer à terme les bénéfices/risques de différents traitements thrombolytiques sur cette condition. En conclusion, les résultats obtenus contribueront significativement à améliorer la prise en charge des patients présentant une microthrombose lors d’un AVC ou une microthrombose pulmonaire.

Procédures

Un modèle d’AVC (ischémie thromboembolique cérébrale focale) sera induit chez les souris et la microthrombose induite sera observée immediatement par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) , puis à 24h ou par Imagerie par Particules Magnétiques (IPM). Deux modèles d’embolie pulmonaire seront réalisés chez les souris par injection intraveneuse, puis la microthrombose sera observée en IPM. Les animaux seront mis à mort par perfusion transcardiaque pour étude supplémentaire des tissus.

Impact sur les animaux

Pour le modèle d’AVC, certains animaux peuvent montrer des signes de douleur et de stress dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la patte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparaît dans la première semaine après l'AVC. Une gêne est observée dans les 6 premieres heures après l'AVC pour se nourrir normalement (difficulté à mâcher suite à des lésions du muscle massicateur). Les modèles d’embolie pulmonaire, bien qu’ils soient bien caractérisés, présentent un taux de mortalité très élevée, et plus précisément dans les heures qui suivent le modèle. Ainsi les animaux seront monitorés dès l’injection des produits (Fibrinogène ou Thrombine), pour évaluer les gênes respiratoires pouvant être causées par le modèle, et tout le long des imageries jusqu’à la mise à mort des animaux (sans réveil). Nous n'attendons pas d'autres effets indésirables dans ce modèle.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort, ce qui permettra de prélever les tissus du cerveau et des poumons.

Remplacement

Une approche in vitro a été réalisée au préalable à l’aide de chambre microfluidique. Les MPIO synthétisées ont été injectés dans les chambres microfluidiques après formation d’un caillot à l’aide de sang humain. Cette technique a permis de montrer la bonne fixation des particules au microthrombi sans l’utilisation de l’expérimentation animale. Les procédures expérimentales présentées ici ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé a été déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), et du taux de mortalité obtenue au début de notre étude (pour les modèles d'embolies pulmonaires), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. De plus, l'utilisation de techniques d'imagerie non invasives nous permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose (permettant aux souris de s'isoler) et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Après le modèle d'AVC, les animaux se reveilleront dans des cages de réveils spécifiques (chauffées à 30°C et dans l'obscurité), avant de rejoindre leur cage d'origine une fois réveillés. La douleur des animaux sera évaluée suivant une échelle de douleur des souris (Mouse Grimace Scale). Une pâtée de croquettes ainsi qu'une gelée alimentaire seront déposées dans la cage des animaux après la chirurgie, afin d'assurer un apport hydrique suffisant.

Choix des espèces

La souris (mus musculus) est l’espèce de référence utilisée pour l’étude des pathologies cardio-vasculaires la littérature. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la microthrombose dans l’AVC et l’embolie pulmonaire. Le stade de développement des animaux est de 8 à 10 semaines soit un poids de 35-40g. Nous effectuons donc notre modèle sur des jeunes adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 1000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1000
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Les souris suivies cinq jours qui perdent plus de 15 % de leur poids, ou dont le score de grimace dépasse 7 pendant les 48 heures critiques, sont mises à mort. 1 000 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie provoquant un AVC dans l'artère cérébrale moyenne droite, reçoit une injection, passe une IRM pour une partie d'entre elles, et finit par une mise à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque. Le porteur classe lui-même comme sévères les douleurs postopératoires et les déficits fonctionnels ou cognitifs attendus, tout en affirmant que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement et n'émettent aucun son audible.

Objectifs

Ce projet a pour but d'évaluer l'orage cytokinique se produisant à la suite d'un AVC. A la suite d’un AVC, le système inflammatoire s’active et produit différentes molécules. Cela perdure pendant plusieurs jours, voire semaine. L’inflammation se met en place au niveau de l’organisme entier et donc du cerveau. L’étude de la production de ces molécules inflammatoires n’a jamais été réalisée à ce jour. Il existe dès lors une nécessité d’évaluer, en pré-clinique, leur production dans le temps afin de mieux décrire l’inflammation au niveau cérébral et systémique. L’objectif étant de pouvoir découvrir potentiellement de nouveaux biomarqueurs de ce processus inflammatoires. Aujourd’hui l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA) est le seul traitement pharmacologique utilisé dans le cadre de l’AVC. Le tPA interagit avec un récepteur retrouvé dans de nombreux organes. Cette interaction module le système inflammatoire. De fait, le tPA en tant que traitement peut donc affecter le système inflammatoire et affecter la production des molécules inflammatoires. L’unité d’accueil travaillant particulièrement sur l’axe d’interaction entre le tPA et ce récepteur, celui-ci sera pris en compte pour voir de quelle manière il peut influencer l’orage cytokinique post-AVC.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour bénéfice principal la définition d'un ou plusieurs biomarqueurs de l'inflammation post-AVC. La finalité de ce projet serait d'utiliser ce/ces biomarqueur(s) en clinique pour une meilleure prise en charge des patients. De plus, l'identification de l'orage cytokinique permettra de mieux jauger l'intervention de différents traitements nécessaires au bien-être des patients et pouvant avoir des effets variables suivant le patient considéré.

Procédures

Chaque animal se verra induit une chirurgie provoquant un AVC au niveau de l'artère cérébrale moyenne droite. Ils auront tous une injection du traitement (rtPA ; solution saline) après l'induction de l'ischémie. Tous les animaux issus des groupes "24h" et "5 jours" passeront un IRM afin d'évaluer différents paramètres associés à l'AVC et notamment le volume de lésion. Enfin, la totalité des animaux sera mise à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque au terme des temporalités nécessaires à la caractérisation de l'orage cytokinique.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effet indésirables étant susceptibles d'apparaître chez les animaux seraient : - une perte de poids anormale (nuisance modérée associée à l'état post chirurgie) - des douleurs post-opératoire (nuisance sévère associée à la chirurgie) - du stress induit par les déplacements des cages, la chirurgie, la manipulation des animaux par l'expérimentateur, les situations de réveil (nuisance modérée) - des déficits fonctionnels et/ou cognitifis (nuisance sévère associée à la chirurgie)

Devenir

A l'issu de la procédure, les animaux seront mis à mort par exsanguination pour prélèvement de sang et des organes nécessaires au projet.

Remplacement

Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. L'AVC est une pathologie complexe faisant intervenir de nombreux différents types cellulaires. Aujourd'hui, il est possible de représenter seulement des caractéristiques très particulières de l'AVC, généralement séparées les unes des autres. Il est par exemple possible de faire de la mise en culture cellulaire de neurones soumises à un protocole d'hypoxie afin de mimer l'effet de la réduction d'apport en oxygène que subissent les neurones in vivo. Il est également possible de réaliser de la micro-fluidique pour modéliser les caillots sanguins (à partir de sang humain) et évaluer différentes constantes de dynamiques associées à leur formation et leur dégradation. Toutefois, cette technique de permettrait pas d'intégrer le système inflammatoire et les cellules cérébrales afin d'étudier la production de cytokine suite à un AVC par exemple. Dans l'optique de travailler sur la production de cytokine associée à un AVC, une pathologie neuro-vasculaire globale, il n'est pas encore possible de modéliser l'ensemble de l'unité neuro-vasculaire pour avoir un résultat qui sera extrapolable à l'humain. De plus l'utilisation d'un organisme complexe est nécessaire au vu du fait que des cytokines pourraient être produites par des organes lymphoïdes primaires et secondaires. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l'espèce. L'ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons dans le contexte de l'AVC rend la souris indispensable à la réalisation de ces procédures. La physiopathologie de l'AVC étant globalement établie chez cette espèce, son utilisation n'en est que normale.

Réduction

Notre projet ne nous permet pas d'utiliser d'autres moyens que l'expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d'utiliser le nombre minimal d'animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité. En fonction de l'expérimentateur (habilité, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. Dans chaque phase du projet, le minimum d'animaux a été prévu afin d'arriver à des résultats qui soient en adéquations avec les tests statistiques prévus lors de ce projet en prenant en compte un pourcentage d'animaux nécessaire à l'apprentissage. Pour les groupes d'animaux passant un IRM ("24h" et "5 jours"), des comparaison seront réalisées entre les souris traitées et non traitées. Entre toutes les souches de souris, pour ces mêmes groupes et ces mêmes résultats, les différences de volume de lésion seront établies. En résumé, pour toutes ces comparaisons, dès lors que les résultats nous le permettront, le nombre d’animaux utilisés pourra être réduit. De plus, le nombre d'animaux a été obtenu à partir de la spécificité et de la sensibilité des méthodes utilisées, ainsi que de nos travaux précédemment publiés dans la littérature. De plus l'utilisation de techniques d'imagerie non invasives permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages aux normes européennes avec un environnement enrichi (coton, paillettes, petites maisons) avec 5 souris par cage selon la directive 2010/63/UE. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limités fixés au préalable. Le bien-être des animaux est contrôlé 7J/7 pour détecter tous signes cliniques de souffrance et agir rapidement pour y mettre fin. L'ensemble des connaissances et des acquis du laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent soin de leur pelage, n'émettent aucun son audible à l'oreille humaine et ne présentent aucun "sickness behavior syndrom". Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l'accès à l'eau et à la nourriture sera ad libitum. Les animaux du groupe mis à mort 5j post-chirurgie seront pesés quotidiennement pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 15% est observée et/ou si un score sur l'échelle de la douleur (grimace scale) est supérieur à 7 pendant les 48h critiques aux modèles. Tout le matériel et consommable utilisé dans ces procédures expérimentales seront neufs, soigneusement nettoyés et désinfectés pour les réuitiliser (pinces métalliques). Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu'à la mise à mort de l'animal. Le jour de la chirurgie, afin de réduire le stress, les animaux seront emmenés dans la salle de chirurgie a minima 30 minutes avant celle-ci. Les cages y seront stockées dans une armoires ventilée spécifique, et dédiée, permettant de les maintenir dans un environnement avec une température et pression contrôlées. De plus, la sédation de l'animal pré-chirurgie sera faite sur une paillasse de sédation de type vétérinaire pour réduire au maximum le temps d'induction. Après la chirurgie, les animaux seront placés dans une enceinte de réveil chauffée et ventilée, isolés les uns des autres dans l'espace au maximum pendant 2h pour diminuer le stress dû au réveil. Toutes les douleurs des animaux sont prises en compte par une couverture anesthésique et analgésique adaptée.

Choix des espèces

La souris (Mus Musculus) est l'espèce animale la plus étudiée dans le domaine du développement et les techniques employées sont bien connues. L'anatomie du système nerveux murin et la physiologie de la souris sont également bien connus et sont proches de celles de l'Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. L'ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Il n'existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l'Homme. Les souris seront âgées de 8 à 12 semaines, correspondant à un âge de jeune adulte. Ce stade est classiquement utilisé dans la littérature pour les études précliniques sur l'AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2550
Souffrances
▲ -
▲ 750
▲ 1200
▲ 600
Devenir
 -
 -
 -
 2550

2 550 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 600 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit une induction de tumeur sous anesthésie, puis des injections trois fois par semaine sur animal vigile et des mesures de sa tumeur au pied à coulisse, trois fois par semaine ou une fois par jour selon la vitesse à laquelle elle grossit. Le porteur indique que l'induction tumorale atteint l'intégrité physique de l'animal, avec amaigrissement, perte de mobilité et dégradation de l'état général. La première série de peptides a déjà été validée et publiée, et les bénéfices annoncés pour cinq ans de plus se réduisent à améliorer l'efficacité et la biodistribution de leurs dérivés et à vérifier leur "parfaite innocuité".

Objectifs

Ce projet a pour but l’étude de l’impact de peptides thérapeutiques et de leurs dérivés agissant sur la croissance et le développement des cellules tumorales (issues de cultures cellulaires, de tumeurs humaines ou de tumeurs induites chez la souris) dans des modèles murins de cancérogenèse. Une première série de peptide a été validée et publiée dans une série de cancers. Le travail de ces 5 prochaines années sera donc de dériver des peptides de la première génération pour améliorer leur efficacité, leur biodistribution et diminuer les effets secondaires potentiels. Seuls les peptides qui passent avec succès les phases d’évaluation vitro (screening, test de prolifération, apoptoses, etc) seront testés in vivo. La sélection de l’indication est elle aussi finalisée à l’issue des travaux in vitro, et seuls les peptides présentant une efficacité supérieure à ceux publiés seront testés in vivo.

Bénéfices attendus

Par cette études, nous souhaitons améliorer l'efficacité et la biodistribution de nos peptides et nous assurer de leur parfaite inocuité.

Procédures

Les animaux sont soumis à une induction de tumeur (une fois par animal, 20 minutes maximum sous anesthésie). Ils recevront un traitement anti-tumoral sous forme d'injections sur animal vigile administrées en moyenne 3 fois par semaine (1 minute). L'évaluation de la croissance des tumeurs se fait sur animal vigile par mesure au caliper (2 minutes par mesure, 3 fois par semaine, ou une fois par jour selon l'avancée de la croissance tumorale). En cas d'imagerie, l'animal est anesthésié par anesthésie gazeuse (de 5 à 15 minutes d'anesthésie).

Impact sur les animaux

L'induction de tumeurs, quelle que soit la méthode utilisée, va atteindre l'intégrité physique de l'animal en induisant un amaigrissement, une perte de mobilité, une dégradation de l'état général. Le traitement implique une injection et une contention de l'animal, ce qui lui cause de l'inconfort et du stress potentiel. L'évaluation de la croissance implique une contention donc un stress pour l'animal.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l'issu des procédures, les organes seront analysés et étudiés afin d'améliorer nos connaissances fondamentales sur la progression tumorale ainsi que l'effet thérapeutiques des composés testés.

Remplacement

Avant d'être utilisés en modèle animal, les peptides sont d'abord testés dans différents test vitro sur cellules et sur oragnoides afin de sélectionner ceux qui auront le plus de chance de présenter une activité importante sur l'animal. Cependant, la tumeur étant un environnment complexe qui ne peux pas être totalement recréé , le modèle animal s'avère nécessaire en dernière étape pour valider l'efficacité de nos composés thérapeutiques.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées, la taille des groupes expérimentaux est déterminée en utilisant un algorithme qui permet de connaitre le nombre minimum d'animaux pour un effet thérapeutique attendu de 20 %, un écart-type de 14 % et un intervalle de confiance de 95 % .

Raffinement

Pour palier au maximum aux souffrances causées par ces expérimentations, l'animal est surveillé régulièrement depuis l'injection ou l'induction des tumeurs jusqu'au sacrifice, pour détecter les signes de douleurs ou d'inconfort, en évaluant les critères du point limite. Selon l'évolution de l'état de l'animal, jugé par l'expérimentateur (perte de poids, signe de souffrance, isolement, état du pelage, taille de la tumeur, potentiels saignements) la surveillance peut devenir quotidienne. Si l'un des points limites est atteint, l'animal est alors mis à mort. Chaque intervention douloureuse est réalisée sous anesthésie, et un analgésique est injecté lors des interventions chirurgicales selon les recommandations du vétérinaire. Des mesures sont prises pour le maintien des fonctions vitales de la souris comme un tapis chauffant ou une couverture de survie pour maintenir la température corporelle. En cas d'anesthésie prolongée, l'oeil est protégé du dessèchement par un gel ophtalmologique. Les conditions d'hébergement sont raffinées par ajout de tube de change qui permet de créer un abris et de coton pour la nidification.

Choix des espèces

Nous avons choisi le modèle murin car celui-ci est développé depuis de nombreuses années au laboratoire et c'est un modèle génétiquement proche de l’homme (plus de 90% d’homologie), qui permet de mimer le développement de tumeurs humaines. Les études se font sur animaux adultes, à partir de 8 semaines d’âge, afin de mimer la pathologie chez l’homme adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 276
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 276
Devenir
 -
 -
 -
 276

Une grille en cinq critères, notée de 0 à 15, doit déterminer le moment où les souris atteintes de méningiome seront tuées avant le terme prévu. 276 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie crânienne d'une heure pour recevoir dans le crâne des cellules de méningiome ou un virus recombinant, puis jusqu'à six injections sous la peau du crâne, et peut développer perte de motricité, amaigrissement et crises convulsives. Le projet vise à établir le rôle des cellules immunitaires des méninges dans la progression de ces tumeurs, en vue de futures immunothérapies chez l'être humain.

Objectifs

Les méningiomes sont les tumeurs primitives du système nerveux central les plus fréquentes chez l'adulte. Les formes de haut grade ont une fréquence élevée de mutation d'un gène particulier ( NF2). Ces formes représentent un quart des méningiomes avec des récidives multiples associées à une survie réduite sans option médicamenteuse ou d’immunothérapie disponible. Les méninges jouent un rôle clé dans la communication neuro-immunitaire . Les données récentes, montrent une infiltration fréquente des méningiomes non graves par des cellules immunitaires. Notre hypothèse est que le microenvironnement immunitaire méningé régule la progression maligne des méningiomes et leur comportement d’échappement à la surveillance immunitaire. Nos principaux objectifs sont d’utiliser nos modèles de souris de méningiomes de différents grades de malignité et d'évaluer le rôle des populations immunitaires méningées dans l'initiation et la progression du méningiome.

Bénéfices attendus

Notre projet va permettre de caractériser précisément le rôle du microenvironnement immunitaire dans la malignité des méningiomes-NF2 en manipulant les cellules immunitaires des méninges, pour pouvoir ultérieurement potentialiser les approches thérapeutiques associées à l'immunothérapie dans les méningiomes agressifs chez l’homme

Procédures

Pour chaque expérience, les souris vigiles adultes seront d’abord injectées en sous cutanée avec un antidouleur 30 mn avant, puis en intra-péritonéal avec du chlorure de sodium pour hydratation avant l’anesthésie. Ces gestes rapides et maitrisés par l’opérateur ne sont pas douloureux à part la piqure de l’aiguille. Puis les souris seront anesthésiées par anesthésie gazeuse avant la procédure chirurgicale. La procédure chirurgicale sera d’injecter en intra- cranial des lignées cellulaires de méningiome ou de virus recombinant afin d’induire les méningiomes. Durée 1h préparation 30 mn. Puis une semaine après l’intervention : - les souris de la procédure 2 seront seront injectées en sous-cutanée au niveau de la peau du crâne (Durée : 3 minutes, préparation : 10 minutes) répétée 3 fois (1 par semaine pendant 3 semaines ) ou 6 fois (tous les 2 jours sur 12 jours) suivant le produit injecté pour la déplétion en cellules immunitaires. Les souris de la procédure 3 seront injectées en intra péritonéal (Durée : 3 minutes, préparation : 10 minutes) une seule fois pour l’activation d’une sous population de cellules immunitaires. A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire en fin de protocole en vue des prélèvements. .

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent développer des symptômes cliniques liés à la présence de méningiomes malins, pas bénins. Les symptômes observés chez l’animal peuvent être : une perte de motricité empêchant l'alimentation, un amaigrissement, des crises convulsives. Les gestes pratiqués chez les souris dans ce projet incluent les nuisances suivantes : les risques anesthésiques lors de l’injection sous durale tels que dépression cardio-vasciulaire, hypothermie, hypocvolémie, sécheresse cornéenne et douleurs post-opératoires. Les animaux pourront ressentir un stress lié à la contention et une douleur de très courte durée lors de l’introduction de l’aiguille pour les injections intra-péritonéales ou sous- cutanées dans les expériences de modulations des cellules immunitaires. Les signes cliniques potentiels seront soulagés par l'administration d'anti-douleurs et le suivi des points limites par du personnel qualifié. Aucune nuisance ne sera liée au génotypage. Le génotypage s’effectuera grâce à des techniques non invasives : soit en associant un prélèvement de tissu pour le génotypage (poinçon d’oreille)qui sera confondu avec la méthode d’identification , soit l’identification par bague à l’oreille et le prélèvement de follicule pileux. Dans les deux cas ces techniques sont considérées comme étant sous le seuil réglementaire.

Devenir

L'euthanasie de tous les animaux à la fin de l'ensemble des procédures est justifiée par la nécessité de réaliser une analyse histologique complète du cerveau pour répondre aux objectifs du projet.

Remplacement

Les modèles in vitro et sur animaux invertébrés ne permettent pas l'obtention de méningiomes avec un aussi grand niveau de complexité et de reproduction de la pathologie humaine que les modèles murins déjà existants. La complexité du cerveau des souris est nécessaire pour une observation comparative avec le cerveau humain.

Réduction

Nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés (Nombre total : 276 animaux) pour nous permettre de générer des données statistiques solides. Nous aurons des résultats d’animaux expérimentaux à comparer aux résultats obtenus sur les animaux dits « contrôles ». Cela permet d'avoir une évaluation rationnelle du nombre d'animaux pour pouvoir effectivement observer l'effet escompté.

Raffinement

A la réception des animaux en provenance de l’extérieur, une procédure d’acclimatation d’une semaine aux nouveaux locaux sera réalisée. Les souris seront hébergées dans des animaleries protégées, conçues dans le respect de la réglementation et des principes éthiques liés à l'utilisation d'animaux à des fins scientifiques et exemptes d’organismes pathogènes spécifiques. Au courps de la procédure ,les souris seront réchauffées sur tapis chauffant pendant la chirurgie, elles auront un accès facile à de la nourriture humide (contenant 70% d’eau) , des antidouleurs et des bâtonnets à ronger pour améliorer leur rétablissement. Un suivi de l’ensemble des animaux sera effectué quotidiennement par l’équipe zootechnique et par un des membres de l’équipe de recherche. Le bien- être et la douleur des animaux seront évalués par une grille de score selon 5 critères pour donner un score global d’évaluation de la douleur noté entre 0 et 15 : 1-Apparence et Grimace 2- Comportement naturel 3- Evolution pondérale 4-Comportement provoqué 5- Site de la chirurgie. Une surveillance post opératoire dédiée est réalisée afin d’identifier des signes de souffrance physique ou morale, l’apparition des points limites, et également l’apparition de signes d’infection générale ou du site opératoire.

Choix des espèces

Le modèle animal est le seul moyen de pouvoir manipuler le micro-environnement des méningiomes bénin ou malin, notamment en raison de l'absence de cultures cellulaires de méningiomes en général et plus particulièrement avec le profil mutationnel désiré et les différents composants du micro-environnement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 894
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ 864
Devenir
 -
 -
 -
 894

894 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 864 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit une greffe de cellules tumorales sous la peau, quatre injections de traitement, et pour une partie quatre séances d'électroporation sous anesthésie, la peau ayant été tondue et dépilée à la crème. Les tumeurs peuvent s'ulcérer, gêner les déplacements et provoquer douleur et détresse, et le cancer peut se propager jusqu'à perturber la respiration. Le porteur indique que l'interaction entre tumeur et système immunitaire mobilise trop de cellules d'organes différents pour être reproduite hors de l'animal, et présente ces données comme "essentielles" pour les futurs essais cliniques.

Objectifs

Chaque tumeur est différente, il est donc important de prendre en compte ces différences, les mutations, afin de proposer un traitement adapté à chaque patient et ainsi maximiser les chances de guérison. En ce sens, nous avons développé un traitement personnalisé composé d’un virus atténué, un fragment d’ADN comprenant les mutations spécifiques de la tumeur du patient à traiter et un anticorps déjà utilisé en immunothérapie actuellement. Notre traitement permet donc d’éduquer le système immunitaire du patient à reconnaître sa tumeur et ainsi pouvoir la détruire. Ce traitement personnalisé a déjà fait ses preuves sur des modèles tumoraux de souris mais jusque-là nous n’avons utilisé qu’une seule méthode d’administration. Nous souhaitons donc à présent optimiser l’efficacité antitumorale de notre traitement en testant différentes méthodes d’administration chez l’animal pour sélectionner la plus efficace.

Bénéfices attendus

Nous attendons des bénéfices à deux niveaux à la suite de l’exécution de ce projet : - Améliorer notre traitement en sélectionnant une méthode d’administration plus efficace que l’injection sous-cutanée simple et en testant une nouvelle version de notre formulation pouvant présenter plus d’efficacité que la précédente - Ces données sont essentielles pour les futurs essais cliniques chez l’humain et tester la sureté et l’efficacité de notre traitement pour soigner des patients atteints de cancer.

Procédures

Etude préliminaire : - 1x dépilation (tondeuse et crème dépilatoire) sous anesthésie générale (12 minutes) - 1x injection sous-cutanée sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 1x électroporation sous anesthésie générale (2 à 3 minutes) Etudes de survie et études de mécanistiques Groupes sans électroporation (injection sous-cutanée simple ou avec composé d’encapsulation) - 1x tatouage à l’aide de pâte à tatouer et d’aiguille sous anesthésie générale (6 minutes) - 1x injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 4x injections sous-cutanées de traitements (30 secondes) Groupes avec électroporation (injection sous-cutanée directement suivie d’une électroporation) - 1x tatouage à l’aide de pâte à tatouer et d’aiguille sous anesthésie générale (6 minutes) - 1x injection sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 1x dépilation (tondeuse et crème dépilatoire) sous anesthésie générale (12 minutes) - 4x injections sous-cutanées sous anesthésie générale (5 minutes d’anesthésie pour 10 secondes d’injection) - 4x électroporation sous anesthésie générale (1 par injections sous-cutanée - 2 à 3 minutes)

Impact sur les animaux

Il est possible d’observer des rougeurs passagères ou des brûlures légères et transitoires à l’endroit où le traitement a été administré avec la procédure d’électroporation. Chez les souris porteuses de tumeur, la tumeur peut gêner au déplacement de l’animal en fonction de sa localisation. La tumeur peut aussi ulcérer et causer douleurs et détresse à l’animal. Le cancer peut se propager dans l’organisme, ce qui peut alors perturber le comportement de l’animal, sa respiration ou sa locomotion.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de procéder au prélèvement des organes où s'initie la réponse immunitaire et des tumeurs. Ces divers échantillons nous permettront d’effectuer des analyses au niveau cellulaire et moléculaire afin de caractériser la réponse immunitaire induite par notre traitement.

Remplacement

Nous voulons étudier les mécanismes mis en œuvre par notre système immunitaire d’une part et par la tumeur d’autre part, ainsi que l’interaction entre ces deux entités. Cette interaction nécessite l’intervention de nombreuses cellules différentes provenant d’organes différents. Cette complexité requiert pour l’heure des études chez l'animal pour évaluer et comprendre les phénomènes mis en jeu.

Réduction

Pour l’étude pilote chez les souris saines, pour obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes en utilisant les tests adéquats, nous avons besoin de 6 échantillons par groupe. Cela représente 3 souris par groupe, car nous réaliserons la procédure d’électroporation sur le flanc gauche et sur le flanc droit de chaque animal. Si, et seulement si, lors de l’étude de survie sur le modèle de cancer de la peau notre traitement administré par une ou les deux nouvelle(s) méthode(s) d’administration a montré une efficacité en comparaison à l’injection sous-cutanée simple, nous réaliserons une étude de survie sur le modèle de cancer du côlon. Pour les études de survie chez les souris atteintes de cancer, le nombre de souris nécessaires par groupe est de 20 selon un test statistique adéquat. Pour chaque modèle de cancer testé, si et seulement si, lors de l’étude de survie correspondante notre traitement administré par une ou les deux nouvelle(s) méthode(s) d’administration a montré une efficacité en comparaison à l’injection sous-cutanée simple, nous réaliserons une étude mécanistique. Pour ces études mécanistiques, en utilisant un test statistique adéquat, nous avons besoin de 7 souris par groupe. Le dosage des composés de notre vaccin est basé sur l’art antérieur issu de la littérature et de nos données propres.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en groupe afin de préserver les interactions sociales et hébergés dans des cages disposant de matériel de nidification, de bâton à ronger et de tunnels de transfert transparents. Les actes expérimentaux susceptibles d'entraîner une angoisse pour l'animal sont réalisés sous anesthésie générale légère. L’observation des animaux sera effectuée tous les jours et un suivi approfondi des animaux porteurs de tumeurs sera assuré trois fois par semaine. Des points limites ont été mis en place et des examens réguliers du bien-être de la souris et de l’évolution de sa tumeur nous permettront, le cas échéant, de soustraire l’animal à la souffrance.

Choix des espèces

La souris est un animal qui comporte un système immunitaire largement décrit dans la littérature qui est proche de l’humain, ce qui est crucial pour la mise en œuvre de notre projet. Il s’agit d’un modèle de référence en immunologie ainsi qu’en immuno-oncologie et de nombreux outils permettant de caractériser les réponses immunitaires sont disponibles pour cette espèce. Par ailleurs cette espèce dispose de nombreuses ressources en oncologie telles que les modèles de cancer utilisés dans ce projet. Les souris seront de jeunes adultes (6-8 semaines) ce qui correspond à un stade où le système immunitaire est pleinement mature et fonctionnel. Les animaux ne sont pas choisis plus âgés pour limiter les effets de la dégénérescence immunitaire.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 232
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ 172
Devenir
 -
 -
 -
 232

Infectées par Klebsiella pneumoniae jusqu'au sepsis, 232 souris vont être utilisées, dont 172 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune reçoit six injections dans les cuisses sous anesthésie volatile, deux prélèvements de sang à la veine de la mâchoire, puis les bactéries. Le porteur range la septicémie parmi les nuisances aux côtés du "geste technique", et indique ne pas connaître les effets secondaires des dix candidats vaccins testés. Toutes sont tuées, y compris celles qui servent uniquement à produire des anticorps, prélevés par ponction directe dans le cœur.

Objectifs

S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae, responsables de septicémie. Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, tels que les carbapénèmes. Cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables d’infections sanguines sont résistantes à ces mêmes carbapénèmes, ce qui augmente notoirement le risque de décès imputables à ces infections. D’autres alternatives, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Plusieurs candidats vaccins dirigés contre Klebsiella pneumoniae sont actuellement à l’étude et ont déjà montré des résultats intéressants in vitro. L’objectif du projet est de déterminer si ces potentiels candidats vaccins entraineraient une production d’anticorps permettant la prévention d’une infection septicémique à Klebsiella pneumoniae. A cette fin, un protocole d’immunisation sera testé chez la souris infectée afin d’évaluer l’efficacité potentielle de 10 candidats vaccins sur la prévention du sepsis ; également, les 4 candidats les plus actifs seront administrés chez la souris non infectée dans le but d’obtenir une quantité importante d’anticorps post-immunisation. Le développement de vaccins prophylactiques contre K. pneumoniae constitue une nouvelle stratégie thérapeutique à fort potentiel d'applications cliniques.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer l’efficacité d’un ou plusieurs candidats vaccin prophylactique contre une infection à K. pneumoniae. L’efficacité de cette vaccination permettra d’en apprendre davantage sur les mécanismes immunitaires déclenchés par l’administration de ces différentes solutions. A terme, l’idée est de pouvoir favoriser la vaccination de populations à risque, en l’absence de traitement antibiotiques efficaces.

Procédures

Les animaux seront soumis à : - Une administration IP de 3 secondes (500µL) dans la phase 1 et 2 avec une aiguille de 26G - 6 administrations IM de 5 secondes (cuisse droite et gauche) de 50µL avec une aiguille de 26G et sous isoflurane 5% - 2 prélèvements de 100µL de sang via la veine mandibulaire de 15 secodes avec une aiguille de 26G et sous anesthésie volatile (isoflurane 5%).

Impact sur les animaux

Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur : - La phase pilote consistera à injecter des bactéries. La nuisance principale sera liée ici au geste technique et à l’apparition du sepsis. - Dans la phase 2, les nuisances attendues seront liées à l’administration des différents vaccins dans la cuisse droite et gauche (J0, J14 et J28 = 6 injections par souris) et au prélèvement sanguin à J0 et J31. Ces souris seront ensuite infectées par les bactéries. Ici une phase de sepsis est également attendue chez certains animaux - Dans phase 3, les nuisances attendues seront liées à l’administration des différents vaccins (J0, J14 et J28 = 6 injections par souris). Le prélèvement intracardiaque aura lieu 7 jours après la dernière injection de vaccin sous anesthésie générale.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux (232). Les animaux seront tous infectés et ne pourront donc pas être réutilisés.

Remplacement

L’évaluation de l’efficacité d’un candidat vaccin ne peut être réalisée sans le concours complexe d’un modèle animal. La reproduction des différentes étapes menant au sepsis ne peut être réalisée in vitro. Également, la production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. Aussi, il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour la production d’anticorps.

Réduction

Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. Dans la phase pilote les groupes ont été réduits à 8 animaux au lieu de 10, sur la base d’expériences similaires menées au laboratoire. Cet effectif permet d’avoir une analyse statistique robuste. Dans la deuxième phase, 10 animaux par groupe seront également nécessaires afin d’obtenir une analyse statistique robuste pour évaluer l’efficacité ou non de ces différents traitements. Dans la troisième phase, 10 souris seront utilisées par groupe (4 candidats vaccin, témoin positif et un témoin négatif) afin de récupérer le maximum d’anticorps à la suite du protocole d’immunisation.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Des phases d’habituation ont été prévues. Ils seront suivis étroitement (toutes les 4h) durant les différentes phases de l’étude. Les souris seront hébergées soit 8 ou 10 par cage. La fréquence de surveillance sera augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux. De plus, ne connaissant pas les effets « secondaires » de ces vaccins, des critères d’interruption de l’étude supportés par une grille de score de douleur ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance. L’administration des vaccins par voie intramusculaire se fera sous anesthésie volatile (isoflurane 5%).

Choix des espèces

La souris C57/Bl6 est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. D’autre part, il s’agit de l’espèce utilisée pour la mise au point d’un modèle de sepsis à Klebsiella pneumonia dans d’autres projets. Des souris femelles de 5 semaines (+ 1 semaine de stabulation) seront nécessaires pour la phase de pré-immunisation. L’infection aura donc lieu sur des souris de 11 semaines, la phase pilote demandera donc des souris de 10 semaines (+ 1 semaine de stabulation)

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 120
Rats : 240
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 120
▲ 180
Devenir
 -
 -
 -
 360

Cinq semaines d'hébergement en isolement, des chocs électriques répétés et jusqu'à trois injections sur animal vigile : 240 rats et 120 souris vont être utilisés dans des procédures allant de la souffrance modérée à sévère, soixante d'entre eux étant anesthésiés puis tués sans reprendre conscience. Les tests comportementaux mesurent l'anxiété, l'apathie, le désespoir et la perte de goût pour le sucre, autant d'états provoqués délibérément avant l'administration de LSD. Le projet cherche à comprendre par quels récepteurs le LSD produit un effet antidépresseur rapide. Le porteur justifie le choix des rongeurs par le fait qu'il s'agit des plus petits mammifères dont le cerveau reste assez proche de celui de l'être humain, et reconnaît calibrer ses effectifs aussi pour éviter "tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication".

Objectifs

La dépression majeure concerne environ 17 % de la population française, ce qui en fait le trouble psychiatrique le plus fréquent. La classe d’antidépresseur prescrite en première intention sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, mais 50% des patients déprimés ne répondent pas correctement à ce type de traitement, d'où l'importance de chercher des molécules capables de potentialiser leur effet. L’acide lysergique diéthylamide (LSD) est une substance psychédélique qui induit des états de conscience altérés caractérisés par des changements dans la perception sensorielle et l’humeur. De manière intéressante, à faible dose, il a été montré qu’une seule injection de LSD a un effet antidépresseur pouvant durée un mois. Toutefois, l’interaction du LSD avec presque tous les récepteurs 5-HT souligne sa pharmacologie assez complexe. Le LSD est un agoniste de la plupart des récepteurs de la sérotonine. Notre projet est de rechercher les modalités d'action du LSD pour mieux discerner sa nouvelle propriété d'antidépresseur à action rapide et sa susceptibilité à augmenter la réponse antidépressive des antidépresseurs classiques.

Bénéfices attendus

L’objectif de notre étude est de mieux comprendre les raisons pour lesquelles de nombreux antidépresseurs couramment utilisés produisent une rémission des symptômes dépressifs chez seulement un tiers des patients. Notre projet vise à identifier les mécanismes par lesquels le LSD aurait un impact majeur sur l’humeur et la réponse antidépressive. La perspective à plus long terme sera de proposer de nouveaux traitements anxiolytiques et/ou antidépresseurs plus efficaces que ceux actuellement disponibles.

Procédures

Les animaux subiront des administrations systémiques de substances actives sur animal vigile : 1 à 3 injections avec une contention d'environ 10 à 20 secondes. Les animaux seront soumis à des stimulations électriques (4 secondes) répétés ou non. Certains subiront 5 semaines d’hébergement en individuel lors du modèle stress répété suivi des tests comportementaux et 1 à 3 injections (10-20 secondes). Les tests comportementaux utilisés ont pour finalité l’évaluation des conséquences de type anxieux (1 test de 5 min), d’apathie (10 min), dépressif (1 test de 6 min) et d’anhédonie (3 jours) chez des modèles de dépression.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent être soumis à différentes nuisances listées ci-dessous : 1) Les animaux subiront des administrations de substances actives comme le LSD entrainant des ébrouements. 2) Certains animaux recevront des injections de substance active induisant une inflammation. 3) Certains animaux seront exposés au modèle de stress répété pharmaco-résistant qui induit un stress important pendant 6 minutes. 4) Certains animaux seront soumis à un hébérgement individuel, à des injections intrapéritonéales répétées (contention de 10-20 secondes), à des stimulations électriques entrainant un l’émission d’ultrasons.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des expérimentations. Ayant subi un protocole pharmacologique et/ou de stress chronique, les animaux ne peuvent pas être réutilisés dans une autre étude pour éviter tous biais.

Remplacement

L'objectif de ce projet est la mise au point de nouveaux traitements antidépresseurs destinés à être utilisés chez l'homme. L'étude préclinique doit prévoir une administration sur l'animal entier, d'autant que leurs effets comportementaux ne peuvent être évalués que chez l'animal vigile, tandis que leurs effets sur l'activité électrique neuronale résultent de l'intégration de nombreux signaux émis par une variété de régions cérébrales différentes. En termes de bénéfice/risque, notre étude pharmacologique chez le rat anesthésié reste plus appropriée que chez le rat vigile. Des approches in vitro sont déjà réalisées au laboratoire (évaluation de la neurogénèse, électrophysiologie in vitro). Cependant, l'utilisation de modèles complexes, i.e. d'animaux vivants, est incontournable afin d'analyser les réponses antidépressives dans des modèles de dépression pharmaco-résistants.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé sur la base de nos études antérieures et est réduit au minimum nécessaire pour obtenir une puissance suffisante pour les analyses statistiques. Pour les analyses comportementales nous comptons donc 15 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 13 dans l'analyse, sachant que les différences interindividuelles sont plus fortes dans les analyses comportementales. Afin de limiter le nombre d'animaux, les symptômes de dépression seront étudiés sur les mêmes individus en prenant soin de limiter le nombre total de tests à 2. Pour les expériences d'électrophysiologie, nous comptons 10 animaux par groupe pour pouvoir en inclure au moins 8-9 dans l'analyse. Le nombre d'animaux est réduit à une valeur minimale (test statistique PS de Dupont et Plummer) permettant d'une part d'atteindre une significativité statistique pour la validation et l'évaluation des réponses mesurées et d'autre part d'éviter tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. Pour pallier à l'hébergement individuel de certains animaux, facteur indispensable à l’induction du modèle de résistance, plusieurs enrichissements sont apportés dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton, igloo et buchette). Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière afin de vérifier le bon développement du modèle. Un monitoring du poids sera entrepris. En cas de problème d’alimentation, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupelle dans la cage. L’observation des animaux sera effectuée quotidiennement et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci (une grille de score et des points limites seront mis en place).

Choix des espèces

Les rongeurs sont choisis car il s'agit des plus petits mammifères ayant un cerveau encore suffisamment homologue à celui de l'homme pour mener des études expérimentales en neuropsychiatrie. Ce rôle sera notamment déterminé dans deux modèles de dépression, l'un d'origine inflammatoire et l'autre induit par des stress répétés afin d’évaluer l'impact de l'étiologie sur la thérapeutique. Le modèle de stress répété, validé chez la souris, présente la particularité de conduire à une résistance aux traitements antidépresseurs conventionnels. Enfin, le modèle d’anxiété par émission d’ultrason n’a été validé/utilisé que chez le rat par notre équipe. Des animaux adultes seront utilisés car chez l'homme, les antidépresseurs sont majoritairement prescrits chez l'adulte. De plus, nous envisageons l’utilisation d’un modèle de résistance aux antidépresseurs chez l’adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.