Procédures sévères
Mise au point d’une méthode de mesure de la douleur viscérale par distension colon-rectale couplée à la mesure de la pression intra-colonique
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
796 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, pour mettre au point une mesure de la douleur viscérale par distension du colon et du rectum. Un ballonnet est inséré dans le rectum sous anesthésie puis gonflé sur l'animal éveillé, sans analgésie, le porteur indiquant que soulager la douleur serait incompatible avec l'objectif de l'étude. Il estime qu'environ un tiers des souris, soit 265 individus, seront réutilisées dans d'autres procédures légères ou modérées, le reste étant tué. Sur le remplacement, il affirme que seuls des animaux vigiles permettent d'étudier la douleur et pas seulement la nociception.
Objectifs
Le syndrome du côlon irritable (irritable bowel syndrome: IBS) est un trouble gastro-intestinal fonctionnel caractérisé par des douleurs abdominales récurrentes associées à des troubles du transit intestinal. Environ 1 personne sur 10 dans le monde souffre du syndrome du côlon irritable et ce diagnostic est associés à une altération de la qualité de vie des patients ainsi que des impacts socio-économiques importants. L’objectif global de ce projet est de développer des modèles murins de syndrome du côlon irritable afin de mesurer l’hypersensibilité viscérale dans le but final d’évaluer l’efficacité de différentes molécules analgésiques. Le projet se découpe en différents sous-objectifs : 1) Développement d’une méthode de mesure de la douleur viscérale (distension colorectale (DCR) couplée à la mesure de la pression intra-colonique (ICP)). 2) Développement de modèles murins de syndrome du côlon irritable. La présente demande d’autorisation de projet ne porte que sur le sous-objectif n°1. Lorsque la méthode de mesure de la douleur viscérale sera maitrisée, des modèles reproduisant la pathophysiologie du syndrome du côlon irritable seront développés (objectif n°2) et couplés à cette méthode mesure. Ce travail fera l’objet d’une prochaine demande.
Bénéfices attendus
La douleur viscérale est une cause récurrente de consultation médicale. Le syndrome du côlon irritable, qui entraine des douleurs viscérales récurrentes, a une prévalence s’élevant à une personne sur 10 dans le monde et des conséquences socio-économiques lourdes. Les options pharmacologiques pour la prise en charge des patients restent limitées, et concentrées sur la régularisation du transit intestinal, bien que la douleur soit la plainte principale des patients. Ce projet vise à développer une mesure de la sensibilité viscérale basée sur une stimulation mimant le passage des selles dans le colon/rectum (qui est un événement douloureux chez les patients) puis dans un second temps à le coupler à des modèles d’hypersensibilité viscérale reproduisant la pathophysiologie du syndrome du côlon irritable. De plus, le test développé dans ce projet a été employé chez l’homme comme mesure de la sensibilité viscérale dans l’étude du syndrome du côlon irritable. Le développement et l’amélioration de modèles afin que ceux-ci se rapprochent au mieux de la physiopathologie du syndrome du côlon irritable soutient la recherche pharmaceutique dans le développement de traitements en raffinant les outils d’évaluation des molécules et in fine les patients en augmentant les chances de succès de développement de médicaments capables de les soulager.
Procédures
Chaque animal ne subira qu'une seule procédure. Chaque procédure comprend une contention légère durant maximum 2 heures au total, l'insertion du ballonnet sous anesthésie et la distension.
Impact sur les animaux
Dans le domaine de la pharmacologie préclinique de la douleur, les tests entraînent inévitablement l’apparition de douleurs passagères. Toutefois l’insertion du ballonnet permettant de simuler le passage des selles dans le colon/rectum est réalisée sous anesthésie gazeuse afin de favoriser le relâchement musculaire de l’animal et d’éviter tout dommage tissulaire ou stress lié à la contention des animaux pour réaliser l’insertion. Une fois l’animal éveillé, le ballonnet est ensuite gonflé progressivement et la pression intracolonique est enregistrée. L’enregistrement est réalisé sur des animaux éveillés afin d’éviter toute interférence des anesthésiques sur l’activité musculaire et donc la pression intracolonique puis le ballonnet est dégonflé et retiré. Aucun effet indésirable n’est attendu en dehors de la période d’observation.
Devenir
Les animaux ayant subi le protocole de distension colorectale n’en gardant pas de séquelles, il est envisageable de les garder en vie en vue de leur réutilisation pour dans d’autres protocoles. Ainsi, en fonction des besoins liés à l’activité de l'établissement, les animaux n’ayant présenté aucun signe clinique (notable ou sévère) pourront être réutilisés dans le cadre des procédures classées « légère » ou « modérées » afin de contribuer à l’objectif de réduction du nombre d’animaux utilisés pour la recherche. Les animaux qui ne pourront être réutilisés seront euthanasiés par les méthodes décrites précédemment. En se basant sur une estimation de l’activité de l'entreprise, il est estimé qu’environ 1/3 des animaux seront réutilisés.
Remplacement
L’objectif de ce projet est le développement de modèles permettant de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésique. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition par IASP, la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie ; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.
Réduction
L’estimation du nombre d’animaux s’élève à 796 souris. Le nombre d’animaux prévu pour ce projet est basé sur les données publiées dans l’article princeps décrivant le développement du test de distension colorectale/mesure de la pression intracolonique et sur les données de nos collaborateurs maitrisant la technique. Ce nombre est cohérent avec l’expérience du laboratoire dans d’autres modèles de douleurs viscérale. Cette estimation théorique sera confirmée lors des stades initiaux de développement du modèle (dès que l’approbation du projet permettra le début des expérimentations et la génération de données) par la réalisation d’une analyse statistique par la méthode des tirages aléatoires et d’un calcul de puissance via BiostaTGV. Il est attendu que le nombre d’animaux effectivement nécessaire soit inférieur aux prévisions de cette demande d’autorisation de projet. Les animaux inclus dans une étude seront randomisés en utilisant un fichier Excel pour leur attribuer aléatoirement un numéro d’individu et un code de groupe de traitement. L’administration des composés et les tests comportementaux seront réalisés par du personnel en aveugle, n’ayant connaissance que du code de groupe de traitement mais pas de l’identité du produit/traitement administré. En fonction du design de chaque étude (groupes appariés ou indépendants, mesures répétées ou non) et de la distribution des valeurs (conformité à la loi normale), un test paramétrique ou non paramétrique sera réalisé (test-t, analyse de variance à une ou deux voie(s)) suivi si nécessaire d’un test post-hoc approprié via SigmaStat).
Raffinement
L’objectif global du projet étant de développer un protocole permettant de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésiques, l’utilisation d’anti-douleur est incompatible avec l’objectif scientifique des procédures. Toutefois, le test de distension colorectale/mesure de la pression intracolonique (DCR/ICP) a été sélectionné car il correspond à un raffinement par rapport à la technique canonique de mesure de la douleur viscérale, à savoir l’enregistrement des crampes abdominale par la technique d’électromyographie. En effet la technique de DCR/ICP ne nécessite pas de chirurgie ni d’hébergement des animaux en cages individuelles. Le protocole initial décrit dans ce document s’appuie sur les données de la littérature et de nos collaborateurs. Cependant, plusieurs axes de raffinement seront investigués durant ce projet : nécessité ou non de la mise à jeun des animaux, possibilité de réduction de la durée et de l’intensité de la procédure, etc. L’enjeu de cette étape de mise au point du modèle est la détermination des paramètres de test les moins sévères permettant d’obtenir des résultats robustes et reproductibles en vue de leur application dans la suite du projet.
Choix des espèces
La question du remplacement des rongeurs par des espèces « moins évoluées » est critique et suivie avec attention. Chez ces espèces la démonstration la capacité à ressentir la douleur telle que définie par l’IASP est récente et les modèles d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. La souris a été sélectionnée pour ce projet car sa sensibilité au stimulus utilisé est confirmée et que différents modèles de syndrome du colon irritable, dont plusieurs d’intérêt, ont été développés dans cette espèce. Le syndrome du côlon irritable étant principalement répandus chez les adultes dans la population humaine, les souris utilisées seront adultes.
Evaluation d’un nouveau procédé visant à éradiquer des bactéries indésirables dans le tractus gastro-intestinal
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles reçoivent jusqu'à cinq gavages successifs d'une bactérie pathogène puis d'une bactérie modifiée, pour tester une approche censée éradiquer des bactéries multirésistantes dans l'intestin. Le porteur indique que l'infection par Citrobacter rodentium provoque perte de poids et inconforts digestifs. Il affirme qu'il est "indispensable" d'avoir recours aux animaux pour observer l'efficacité du traitement dans un "organisme entier", les applications cliniques restant hypothétiques.
Objectifs
La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé humaine et la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale. En effet, un nombre croissant d’infections bactériennes deviennent de plus en plus difficiles à traiter car l’antibiothérapie n’est plus efficace lorsque l’agent pathogène responsable de l’infection est multi-résistant. Dans ce contexte, notre projet vise à développer une nouvelle approche antimicrobienne innovante permettant d’éradiquer spécifiquement un agent pathogène ciblé. Cette méthode est basée sur l’utilisation d’une souche bactérienne capable de transférer un système de ciseaux moléculaires qui coupe le chromosome de l'agent pathogène et conduit à sa destruction. Cet outil a été validé in vitro en utilisant des cultures bactériennes pures. L’étape suivante est désormais d’évaluer l’efficacité de cette méthode in vivo lors d’infections expérimentales d’animaux à travers l’utilisation de 2 modèles.
Bénéfices attendus
Dans le contexte actuel nécessitant l’identification de nouvelles stratégies antibactériennes, l’approche TAP(Targeted Antibacterial Plasmids) testée dans ce projet pourrait devenir une nouvelle stratégie antibactérienne contribuant à améliorer la santé humaine, animale et végétale. Cela représenterait une véritable avancée pour la microbiologie clinique et environnementale, en démontrant une efficacité de l’approche TAP pour limiter le devenir d'une infection intestinale ou de permettre la décolonisation du tractus digestif par des souches multi-résistantes aux antibiotiques (portage asymptomatique). Sous couvert de s’adapter à l'évolution de la réglementation OGM (Organisme Génétiquement Modifié) , la technologie TAP permettrait de concevoir des microbes « thérapeutiques » pour cibler spécifiquement les souches multirésistantes ou les agents pathogènes dans le microbiote intestinal, tout en respectant les espèces commensales résidentes dont nous savons qu'elles sont bénéfiques pour la santé de l'hôte. Cette méthode pourrait s’appliquer aussi bien à l’éradication d’agent pathogène intestinaux qu’à la décolonisation préventive de souches multirésistantes associées à un portage asymptomatique, et ainsi de réduire la probabilité de dissémination de la résistance et donc l’émergence de nouvelles souches pathogènes multirésistantes.
Procédures
Afin d'évaluer une nouvelle approche antimicrobienne, il sera nécessaire de réaliser des gavages oraux de souris dont la fréquence varie en fonction des lots d'animaux (gavage avec une bactérie responsable d'infection intestinale ou multi-résistante aux antibiotiques en tant qu'agent à éradiquer; gavage avec une bactérie bénéfique intégrant le système anti-microbien visant à supprimer la bactérie indésirable préalablement inoculée). Au maximum, les souris subiront 5 gavages avec une fréquence de gavage tous les 2 jours.
Impact sur les animaux
Le premier modèle expérimental impliquant une colonisation du tractus digestif des souris par une souche d'E. coli exprimant une BLSE (beta-lactamase à spectre étendue) ne genère aucune nuisance particuliere d'après les données de la littérature. Le second modèle impliquant une infection par le pathogène C. rodentium va induire différents effets indésirables sur les animaux tels que perte de poids et inconforts associés à la pathologie intestinale.
Devenir
L’ensemble des animaux prévus pour chaque procédure expérimentale sera euthanasié par dislocation cervicale
Remplacement
Les études in vitro de l'approche TAP en condition de laboratoire ont d’ores et déjà été effectuées et ont permis de valider l’efficacité de cette nouvelle approche antimicrobienne (Nucleic Acids Res. 2021;49(6):3584-3598). Dans une optique de développement de nouvelles stratégies anti-infection, il est indispensable d’avoir recours aux animaux pour observer l’efficacité du traitement dans un organisme entier afin de prendre en compte la complexité du système qui intègre à la fois la réponse immunitaire, la structure du tractus digestif ainsi que la présence du microbiote intestinal. Il n’existe pas de modèles cellulaires reproduisant la complexité de ces interactions.
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre d’animaux nécessaire pour répondre aux différentes questions scientifiques à la fois pour garder une puissance statistique suffisante dans le traitement de nos résultats, et pour palier l’exclusion de certains animaux au cours de l’expérimentation. Après application d'un test de Grubbs pour repérer et exclure de possibles valeurs aberrantes, un test ANOVA sera appliqué afin d'évaluer l'impact des traitements sur les paramètres mesurés. Il s’agit d’un nombre d’animaux maximal qui sera revu à la baisse en fonction des premiers résultats obtenus qui pourront dans certains cas ne pas nécessiter de répétitions pour valider les observations. Par ailleurs, certains lots d'animaux sont partagés entre les deux procédures expérimentales afin de limiter le nombre d'animaux utilisés sans pour autant amoindrir la qualité scientifique des données.
Raffinement
Les protocoles expérimentaux ont été raffinés à partir des données de la littérature et de notre expérience antérieure. Un enrichissement de l'environnement est prévu par ajout de cylindre de coton dans les cages (Cocon SERLAB). L’ensemble des animaux seront suivis quotidiennement par du personnel qualifié selon une grille de suivi clinique claire comprenant 4 stades distincts établis en fonction de la perte de poids et de l'état visuel des animaux (pelage et comportements). Si les points limites tels que définis dans le projet sont atteints, les animaux seront immédiatement sortis du protocole expérimental et euthanasiés selon la réglementation en vigueur.
Choix des espèces
La souris est l’hôte naturel de l’agent pathogène Citrobacter rodentium utilisé dans cette étude et constitue un bon modèle pour étudier les infections bactériennes intestinales chez les mammifères. Animaux de 4 à 6 semaines. L’utilisation d’animaux pesant entre 18 et 20 g le jour de l’infection permet de limiter la variabilité de réponse entre animaux vis-à-vis de l’infection.
Caractérisation des mécanismes responsables d’une reprise retardée de fonction du greffon rénal après arrêt cardiaque récupéré du donneur.
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
350 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris subit l'ablation d'un rein et la pose d'un clamp sur les vaisseaux du rein restant, une chirurgie de vingt à trente minutes destinée à recréer une lésion d'ischémie rénale. Le porteur indique que cette chirurgie provoque "indubitablement" une douleur, une perte de poids et une déshydratation. Il affirme qu'un prélèvement sanguin important est "nécessaire" pour les analyses, ce qui justifie la mise à mort de tous les animaux.
Objectifs
La transplantation est le meilleur traitement de l'insuffisance rénale terminale. Malgré les améliorations apportées ces dernières années dans leur prise en charge, 30% des reins greffés ne récupèrent pas une fonction normale après la greffe. L'identification des causes de cette absence de récupération est indispensable à l'amélioration de la greffe. Une de ces causes pourrait être l'existence d'une première agression du rein du donneur avant le prélèvement pour la greffe. Un tiers des donneurs en état de mort cérébrale a souffert d'un arrêt cardiaque récupéré (ACR). L'arrêt temporaire de la circulation sanguine qui en découle est un facteur reconnu de stress important pour le rein. Cependant, et de façon surprenant, aucune étude n'a pour l'instant mis en évidence d'effet négatif de cet ACR sur la fonction du rein après greffe. D'autres facteurs pourraient donc expliquer pourquoi les reins ne récupèrent pas tous une fonction normale après greffe. Notre hypothèse est que l'intervalle entre l'arrêt cardiaque et le prélèvement du greffon pourrait influencer sa survie et sa fonction. Nous avons testé cette hypothèse grâce au registre CRISTAL, qui contient toutes les informations sur les conditions du prélèvement de rein chez le donneur pour la greffe. Nous avons ainsi montré qu'un délai entre arrêt cardiaque et prélèvement inférieur ou égal à 3 jours est associé à un risque plus élevé de mauvaise fonction du rein après greffe. Afin de déterminer les mécanismes moléculaires et cellulaires responsables, nous allons utiliser deux modèles animaux, la souris et le porc, chez qui nous allons recréer les conditions de l'arrêt cardiaque et du prélèvement pour la greffe. Cette demande d'autorisation de projet porte sur le modèle souris.
Bénéfices attendus
L'insuffisance rénale chronique est un problème majeur de Santé Publique, et son meilleur traitement, la greffe rénale, est limité par la durée réduite de fonctionnement du greffon. Le nombre de patients sur la liste d'attente d'une greffe de rein a augmenté de 6% en 2020. Cependant, le nombre de greffons n'augmente pas de la même façon, demeurant ainsi largement insuffisant. Il est donc indispensable d'augmenter la qualité et la survie des greffons disponibles afin de diminuer le risque de non-reprise de fonction, qui survient rapidement après transplantation. Si notre projet confirme notre hypothèse de travail, il pourra permettre d'améliorer la qualité des greffons en recommandant un intervalle de temps optimal pour le prélèvement après un arrêt cardiaque récupéré (ACR). Le délai entre ACR et prélèvement du rein pour greffe est un paramètre modifiable qui n'a jamais été étudié auparavant.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : (1) Tous les animaux du projet (350 souris mâles de 9-10 semaines) seront soumis à une procédure chirurgicale qui consiste à exciser le rein droit et à poser un clamp autour du pédicule vasculaire rénal gauche Cette chirurgie dure entre 20 et 30 minutes. Des prélèvements de 50 microlitres d'urine seront effectués avant la chirurgie et à plusieurs temps après la chirurgie (miction spontanée ou léger massage abdominal). La durée de cette procédure, effectuée sur animal vigile, est de 1-2 minutes. 290 animaux y seront soumis. (3) Tous les animaux recevront au moins une injection intrapéritonéale. Cette procédure, effectuée sur animal vigile, dure 1 minute. (4) Tous les animaux seront soumis à la mesure du débit de filtration glomérulaire qui nécessite une anesthésie gazeuse pour injecter par voie intra-veineuse le traceur fluorescent et installer sur le dos de l'animal un capteur de fluorescence miniaturisé. Cette partie de la procédure dure 5 minutes. Une deuxième anesthésie est nécessaire 2h plus tard pour retirer le capteur. Cette partie de la procédure ne dure que 2 minutes. (5) Tous les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin sous anesthésie générale, avant d'être euthanasiés par élongation cervicale, réalisée par une personne expérimentée.
Impact sur les animaux
La chirurgie et l'induction de d'une insuffisance rénale aigue provoquent indubitablement une douleur, une altération de l'état général et un stress de l'animal : (1) douleur provoquée par la procédure chirurgicale nécessaire pour la néphrectomie et la pose du clamp vasculaire (ouverture des plan cutané et musculaire, sutures); (2) altération de l'état général : perte de poids, déshydratation; (3) stress induit par les manipulations quotidiennes.
Devenir
Tous les animaux du projet seront euthanasiés. En effet, nous avons besoin de prélever le rein ischémié et un volume de sang important (500µl) pour réaliser toutes les analyses nécessaires à l'évaluation de la fonction et de la structure rénales. Ces prélèvements ne permettent pas de garder les animaux en vie.
Remplacement
Comme indiqué ci-dessus, une partie du projet est réalisée à partir des données de l'Agence de Biomédecine et sur des biopsies de greffons humains. Ces travaux nous ont permis de poser les hypothèses décrites ci-dessus qu'il faut maintenant tester dans l'organe complexe qu'est le rein, composé de plusieurs types de cellules chargés chacun d'une mission spécifique (cellule épithéliale tubulaire, cellules de la paroi des vaisseaux et cellules du système immunitaire).
Réduction
Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité inter-individuelle du phénotype étudié (les lésions tubulaires) dans notre modèle. Dans le cas de l'ischémie-reperfusion, des lots de 10 animaux sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux, et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Le bien-être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes (matière compacte initialement, décompactée par les animaux) et de morceaux de bois à ronger. Les animaux sont observés quotidiennement. Si une agressivité est observée, des abris seront placés dans la cage. Les actes chirurgicaux s'accompagneront d'une prise en charge péri-opératoire de la douleur (injection de buprénorphine avant la chirurgie, 6h, 24h, 36h et 48h après). Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter tout signe de douleur et/ou problème de cicatrisation. Les animaux seront pesés quotidiennement pendant 7 jours puis une fois par semaine. Les critères d’arrêt sont la prostration, la présence de plaies ne cicatrisant pas, ou la perte de 20% du poids initial. Pour assurer le bien-être des animaux pendant et après la chirurgie, des antalgiques seront administrés avant et après l'opération, pendant 48h. La semaine suivant la chirurgie, les animaux seront examinés quotidiennement puis une fois par semaine.
Choix des espèces
- modèle d'ischémie proposé pour ce projet bien validé dans cette espèce dans le laboratoire ; - nombreuses données relatives au projet déjà disponibles dans la littérature scientifique, plus que dans d'autres espèces. Tous les animaux sont des mâles C57Bl/6J fournis par un éleveur agrée. Ils sont livrés à l'âge de 7 semaines. Une période d'acclimatation de 2-3 semaines est respectée avant le début des procédures. Les animaux sont donc soumis aux procédures à l'âge de 9-10 semaines. Des animaux jeunes sont utilisés pour éviter l'accumulation de tissu gras autour du pédicule vasculaire rénal, qui peut gêner l'interruption de la circulation.
Etude des mécanismes d’initiation (CNV), de développement (JAK2V617F, CALRdel52/ins5) des néoplasmes myéloprolifératifs et traitements dans des modèles précliniques murins
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Une prise de sang sous anesthésie toutes les deux à trois semaines, sur une durée pouvant approcher douze mois, et pour certains traitements une injection tous les un à deux jours : 2 654 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour l'étude de leur moelle osseuse, de leur rate et de leur foie. Greffées de moelle ou porteuses de mutations qui déclenchent des cancers du sang, elles développent une polyglobulie ou une thrombocytémie qui évolue en myélofibrose, et l'équipe teste sur elles de nouveaux traitements, tout en étudiant un facteur génétique qui favorise la transformation en leucémie aiguë. Au titre des effets néfastes, le porteur mentionne la polyglobulie et une "légère perte d'appétit" liée au gavage, sans dire quelles procédures relèvent du niveau sévère. Il affirme que ces lignées "miment parfaitement les divers NMP humains" et permettent de reproduire les résultats de thérapies obtenus chez l'humain.
Objectifs
Les néoplasmes myéloprolifératifs (NMP) sont des cancers hématologiques caractérisés par une prolifération incontrôlée de cellules sanguines. Les NMP regroupent 3 maladies : la polyglobulie de Vaquez (PV) caractérisée par une sur-production de globules rouges, la thrombocytémie essentielle (TE) qui présente un excès de plaquettes et la myélofibrose primaire (MFP), qui est la forme la plus sévère, caractérisée par une sur-production des lignées myéloïdes associée à la présence invalidante de fibres de collagène dans la moelle osseuse (Mo). La MFP présente plusieurs signes cliniques comme la splénomégalie et/ou l’hépatomégalie dues à une hématopoïèse extramédullaire suite à une Mo rendue non-fonctionnelle par la fibrose. Ces maladies, pourtant différentes, sont dues à l’acquisition au niveau du compartiment des cellules souches hématopoïétiques (CSH) de la Mo, de mutations affectant JAK2 (JAK2V617F), la calréticuline (CALR) et le récepteur à la thrombopoïétine (plus rares). Les patients peuvent présenter des complications hémorragiques et thrombotiques ainsi qu’à long terme, un risque majeur de transformation du NMP en leucémies aigües myéloïdes (LAM) qui sont de très mauvais pronostic avec une médiane de survie de 3 à 5 mois. Ces pathologies restent sans traitement curatif spécifique, excepté l’interféron alpha (IFNa) dans 8-20% des PV ou ET mais pas dans les MFP qui restent incurables et fatales à court terme. De plus, l’étape d’initiation de ces maladies reste mal comprise. Nous travaillons avec plusieurs modèles de souris exprimant (1) JAK2V617F qui miment une PV évoluant en myélofibrose, (2) des mutations de CALR qui développent une TE progressant en myélofibrose. Nous travaillons également sur un facteur de prédisposition (CNV) à des formes familiales de NMP se transformant rapidement en LAM et dont l’étude va nous permettre de mieux comprendre les mécanismes d’amplification du clone muté et et les étapes de transformation en LAM à l’aide (3) d’un modèle de souris CNV. Les objectifs de ce travail sont d’étudier par quels mécanismes JAK2V617F et les mutations de CALR induisent des NMP différents à partir de l’expansion des CSH mutées pour tester l’efficacité de traitements innovants dans ces différents types de maladies. Dans cet même optique, nous cherchons aussi à comprendre comment le CNV coopère avec ces mutations pour induire une LAM aussi rapide.
Bénéfices attendus
Les mutations responsables des NMP sont acquises au niveau du compartiment des CSH. Un de nos objectif est d’étudier comment JAK2V617F et les mutations de CALR affectent la composition du compartiment des CSH, ce qui permettrait d’identifier les cellules initiatrices de la maladie à cibler thérapeutiquement. Dans un second objectif nous allons tester l’efficacité de nouveaux traitements. Enfin, notre troisième objectif est de comprendre les mécanismes d’initiation des NMP en étudiant comment le CNV conduit à l’expansion d’un clone JAK2V617F et son rôle dans la transformation leucémique chez l’homme. L’un des bénéfices majeurs de ce projet est d’améliorer la prise en charge des patients souffrant de NMP en identifiant et testant de nouvelles thérapies.
Procédures
Nous allons générer des modèles de souris greffées en injectant des cellules de Mo (1 injection durant 10 secondes) à des souris receveuses anesthésiées. L’analyse du développement de la maladie se fait par prélèvements sanguins (1 prélèvement de 10 secondes/souris) des souris anesthésiées toutes les 2-3 semaines pendant 1, 3, 6 ou >6 mois
Impact sur les animaux
La greffe n’induit généralement pas d’effet particulier. Les souris JAK2V617F développent une PV, comme les patients. Le gavage pour induire l’expression des mutations CALR et JAK2V617F peut causer une légère perte d’appétit qui est prise en charge par la mise à disposition de compléments alimentaires énergétiques. Les divers traitements ont pour but de résoudre la maladie et devraient donc apporter une amélioration de la maladie développée par les souris.
Devenir
Le sort des souris étudiées dans les différentes procédures est la mise à mort de tous les lots afin d’étudier les organes hématopoïétiques (Mo, rate et foie).
Remplacement
L’utilisation d’animaux est incontournable car (1) ces mutations (JAK2V617F, CALRm) s’expriment dans les CSH dont les propriétés d’auto-renouvellement (à la base de la résistance et de la dominance clonale de ces maladies) requièrent l’environnement médullaire impossible à reproduire in vitro. De plus, la progression de la maladie s’accompagne d’une mobilisation des CSH de la Mo vers la rate dont nous souhaitons caractériser le rôle afin de le contrer. Enfin, (2) seuls les traitements des souris mimant les symptômes hématologiques des patients atteints de NMP permettront d’analyser leurs efficacités dans l’organisme dans sa globalité, incluant la réponse immunitaire contre les cellules mutées. Il n'est donc pas possible d'utiliser des méthodes in vitro telles que les organoïdes ni des méthodes de modélisation mathématique.
Réduction
Nous allons réaliser des greffes pour réduire le nombre d’accouplements et de souris à générer en élevage. Pour nos études ainsi que les traitements, nous réduirons au maximum le nombre de souris par groupe pour conserver cependant un pouvoir statistique permettant de valider leur efficacité (de 5 à 6 souris/groupe). Pour les greffes, nous considérons que 2 expériences indépendantes sont nécessaires pour confirmer les résultats. Les résultats des traitements comparés à la condition non traitée (véhicule) ou entre eux (dosages) seront statistiquement analysés pour deux conditions avec le Wilcoxon-Mann-Whitney et pour des conditions multiples avec une ANOVA paramétrique ou non paramétrique (Kruskal-Wallis)
Raffinement
Toutes les interventions invasives (greffes, prélèvements de sang) seront faites sous anesthésie générale. Une surveillance quotidienne sera effectuée pour s’assurer de leur santé physique et comportementale : un régime adapté haute énergie sera ajouté dans les cages en cas de diminution de la prise alimentaire et les points limites seront strictement appliqués L’hébergement de souris se fait en portoirs ventilés avec de l’enrichissement en permanence (cocons, maisons en carton). Un suivi hebdomadaire ou quotidien dans le cas des traitements est réalisé. En cas de besoin, une analgésie sera appliquée.
Choix des espèces
L’utilisation de souris nous permet d’obtenir dans un temps très court un nombre nécessaire d’animaux prêts à être expérimentés. Ces modèles de souris miment parfaitement les divers NMP humains et permettent de reproduire les résultats de thérapies chez l’homme (en particulier pour l’IFNa et les inhibiteurs de JAK2 dans le cas des NMP porteurs de JAK2V617F). Ce sont donc de très bons modèles pour les études proposées. La maladie survient chez l’homme à l’âge adulte. Nous avons la possibilité d’induire l’expression des mutations CALR ou JAK2V617F à un moment choisi (vers 3 mois après la naissance) pour mimer le développement de la maladie humaine.
Etude pilote – Absorption intestinale et metabolisme du phosphate dans des souris CD1/129sv en situation d’insuffisance renale chronique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
Toutes tuées par injection après une ponction cardiaque sous anesthésie, au terme de dix semaines de régime, 48 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Deux opérations à une semaine d'intervalle leur retirent les cinq sixièmes de la masse des reins pour provoquer une insuffisance rénale chronique, puis elles reçoivent un régime plus ou moins riche en phosphate et passent deux fois 24 heures en cage métabolique. Le porteur cite comme effets possibles l'anurie, la perte de poids, l'hypothermie, l'hypoactivité, une incision douloureuse et des douleurs gastriques, avec dos voûté et diarrhée. Cette étude pilote sur des souris témoins, non modifiées, cherche uniquement à savoir si elles "tolèrent bien la néphrectomie", si leurs vaisseaux se calcifient et si leur sexe change la réponse, en vue d'une seconde étude sur des souris génétiquement modifiées.
Objectifs
La mortalité cardiovasculaire est la principale cause de décès dans l'insuffisance rénale chronique (IRC) à cause du développement de calcifications vasculaires (CV), facteur prédictif important de la mortalité. Lors de cette pathologie, la diminution de la fonction rénale induit la réduction de l’élimination du phosphate (Pi) (sel minéral présent dans le corps humain), cela conduit à une accumulation de cet élément dans le corps au niveau sérique. Ce phénomène est la principale cause de développement de CV. Chez un individu sain, la concentration sérique de Pi est maintenue dans la plage normale par l'équilibre entre un phénomène d’entrée au niveau intestinal et de sortie au niveau rénal, ce dernier étant donc déficient lors de l’IRC. Dans notre étude, nous nous intéressons essentiellement aux mécanismes d’entrée du Pi via le processus d’absorption intestinale et spécifiquement à celui du passage du Pi entre les cellules intestinales. De plus, malgré l’augmentation du taux sériques de Pi, le processus d’entrée reste anormalement activé, cela suggère que la détection et/ou le transport du Pi intestinal sont défectueux dans cette pathologie. Nous souhaitons donc étudier les médiateurs impliqués dans l’absorption du Pi de façon à identifier, dans le futur, des cibles thérapeutiques pour diminuer la concentration sérique de phosphate via la réduction de l’entrée de ce sel dans l’organisme. Ceci permettrait de limiter le développement de CV et donc de réduire la mortalité des patients atteints d’IRC. Nous avons récemment découvert que des souris modifiées génétiquement pour une certaine protéine : la sialoprotéine osseuse (BSP) présentent une absorption intestinale de Pi réduite, ce qui en fait un modèle intéressant pour tester le rôle de ce défaut dans le développement des CV au cours de l'IRC. Dans le futur ces souris seront étudiées et donc rendues malades via une opération d’ablation de 5/6ème des reins (néphrectomie (Nx)-laissant donc 1/6ème de la masse rénale initiale en place). De plus ces souris recevront une alimentation avec des taux de Pi normaux ou très élevés durant 10 semaines. Cependant, la présente demande concerne la mise en place d’une étude pilote préalable. Ici, nous chercherons uniquement à caractériser la réponse en termes de CV de souris contrôle néphrectomisées, en fonction de leur régime (plus ou moins riche en phosphate) et de leur sexe.
Bénéfices attendus
Sur le court terme, cette étude pilote nous permettra de savoir si les souris contrôles tolèrent bien la néphrectomie, si elles sont capables de développer des CV sous régime riche en phosphate et également si le sexe des animaux impacte leur réponse. Les résultats de cette étude pilote nous permettront d’ajuster le nombre et le sexe des animaux pour la prochaine étude.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une néphrectomie des 5/6ème (laissant donc 1/6ème de la masse rénale initiale en place), il s’agit de deux procédures chirurgicales à 1 semaine d’intervalle, et chaque chirurgie dure environ 30 minutes. Les animaux auront eu une analgésie préalable ainsi qu’une anesthésie locale et gazeuse lors des procédures : buprénorphine (injection sous cutanée de 5 secondes, 30 minutes avant le début de la chirurgie et 4 heures post-op) ; xylocaine (injection sous cutanée de 5 secondes sur le site de l'opération - 5 minutes avant la chirurgie). La couverture analgésique post-opératoire est également prévue et sera en continue et adaptée en fonction de l’étude des signes cliniques (buprénorphine avec respect du délai d'administration - délai de 4 à 8 heures). Les animaux seront ensuite placés pendant 10 semaines sous régime ± riches en phosphate. Pendant cette période, les animaux seront placés 2 fois pendant 24 heures en cage métabolique pour collecter les urines et les fèces. A la fin de l’étude, un acte de prélèvement de sang sur cœur battant va être réaliser via une ponction cardiaque (sur des animaux anesthésiés (injection en intrapéritonéale de 5 secondes- mélange de Kétamine et Xylazine)), les animaux seront ensuite euthanasiés à l’aide d’une injection d’un produit pharmaceutique (Euthasol, injection en intrapéritonéale de 5 secondes) , pour ensuite collecter les organes nécessaires aux analyses de l’étude.
Impact sur les animaux
La chirurgie peut être source de douleur, mais également la modification du régime alimentaire et le passage en cage métabolique. Les effets possibles sont : l’anurie, la perte de poids, l’hypothermie, des modifications comportementales (protestation, hypoactivité), une zone d’incision douloureuse, des douleurs gastriques (dos vouté, diarrhée). Anurie : durée post-chirurgical (environ 3h), Hypothermie : pendant chirurgie et réveil : environ 2h, Modifications comportementales : peut se déclencher pendant les 11 semaines post chirurgie, Zone d’incision douloureuse : pendant la cicatrisation post – chirurgie, Douleurs gastriques : peut arriver pendant les 10 semaines de régime High phosphate.
Devenir
A la fin de la procédure expérimentale, tous les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissu biologique et de sang.
Remplacement
Nous souhaitons investiguer la relation entre divers organes : le rein (néphrectomie), l’intestin (via l’absorption paracellulaire) et l’arche aortique/carotides (développement de CV). La relation entre ces organes va nous permettre d’étudier le métabolisme minéral et surtout celui du phosphate. Seul un modèle in vivo permet de réaliser cette étude.
Réduction
De façon à optimiser le nombre d’animaux et notamment à réduire au juste nécessaire, cette étude pilote est proposée. Ces résultats vont nous permettre de choisir le sexe des animaux utilisés pour les prochaines études (non présentées dans cette demande), et d’adapter le nombre au taux de mortalité observer ici. Après étude statistique ; il faut inclure au moins 8 animaux par groupe, mais en prenant en compte un taux de mortalité inférieur à 10% 12 semaines après néphrectomie, un nombre de 12 animaux par groupe a été jugé suffisant pour obtenir une puissance statistique robuste. Les études de cages métaboliques seront réalisées sur les mêmes animaux avant et après de façon à ce que l’animal soit son propre contrôle et donc diminuer la variabilité inter-individus.
Raffinement
Les animaux proviennent de l’élevage du laboratoire, ils sont donc habitués aux expérimentateurs et au personnel de l’animalerie, notamment via le change toutes les semaines. Les animaux sont dans la salle d’hébergement avec de la musique, un passage quotidien, ils ont également de l’enrichissement physique et sociale : cage transparente, 3-4 animaux par cage, bâtons de bois, et copeaux pour les nids. La procédure expérimentale implique la réalisation d’une néphrectomie pour induire une insuffisance rénale chronique, ce qui engendre de la douleur pour les animaux. Pour limiter le stress des autres animaux dans la salle d’hébergement, tous les animaux ayant subi l’intervention seront placés dans une autre salle d’isolement. Avant l’expérience, les animaux seront déjà placés dans cette salle pour les habituer. De plus, les souris seront entrainées à être changées via un passage dans un tube pour ne pas avoir à toucher leur dos/queue lors des changes après néphrectomie car la zone pourrait être douloureuse. Ce tube sera toujours dans la cage et constituera également un enrichissement physique. Une grille de scoring sera proposée pour évaluer le bien-être des animaux. Les actes douloureux comme la chirurgie seront effectués sous anesthésie, et la couverture analgésique sera continue et suffisante durant toute l’étude. De plus, toutes les procédures chirurgicales seront réalisées par un même expérimentateur de façon à réduire la variabilité inter opération. Également, la personne choisie possède de l’expérience dans la réalisation de Nx, ce point permettra de réduire le taux de mortalité. Les animaux seront sous surveillance accrue à compter de leur chirurgie.
Choix des espèces
Ici, l'étude pilote est proposée sur des souris contrôles. Dans le futur (si les résultats de cette étude pilote sont concluants), une seconde étude sur des souris génétiquement modifiées sera réalisée pour une meilleure compréhension de la pathologie. Ces études sont la suite de projets portant sur l'étude du métabolisme et menées dans le laboratoire. De ce fait, nous souhaitons continuer ce nouveau projet sur le même modèle que les souris utilisées précédemment au laboratoire et nous disposons de ces modèles de souris à l'animalerie. Cette étude pilote est donc proposée sur la souris. L’induction de l’insuffisance rénale chronique via une néphrectomie des 5/6ème (laissant donc 1/6ème de la masse rénale initiale en place) est connue et maîtrisée chez la souris (plus de 200 animaux opérés, et un taux de mortalité global post opératoire faible). L’étude pilote sera menée sur des animaux âgés de 20 semaines. A cet âge, le phénotype des animaux est suffisamment établi pour obtenir des résultats représentatifs d’une population.
Exploration de l’intégrité de la Barrière Hémato-Encéphalique au cours de l’évolution de la Sclérose Latérale Amyotrophique dans un modèle murin transgénique de cette maladie par une approche combinée in vivo et in vitro
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour vérifier si la barrière entre le sang et le cerveau s'altère au cours de la sclérose latérale amyotrophique, 240 souris, dont des souris transgéniques qui développent la maladie, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de leurs organes. Les souris malades perdent du poids, leurs muscles s'atrophient, leur marche se dégrade, et une atteinte intestinale provoque leur mort prématurée, que l'équipe prévient par une nourriture gélifiée. Une à deux fois par semaine, elles sont forcées de marcher sur un cylindre et de s'agripper à une grille, et elles passent jusqu'à trois séances d'échographie et trois d'imagerie photoacoustique sous anesthésie, six de chaque lors des mises au point. Six souris de mise au point reçoivent un agent inflammatoire qui expose à un choc septique à forte concentration, à une dose choisie sous le seuil mortel, puis sont surveillées toutes les deux heures pendant huit heures. Deux grilles de cotation, l'une pour les témoins, l'autre pour les souris malades, fixent les points limites, sans que le résumé en donne les seuils.
Objectifs
Le principal objectif de ce projet est de caractériser l’intégrité de la barrière entre le sang et le tissu nerveux (Barrière Hémato-Encéphalique (BHE)) au cours de l’évolution de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) chez un modèle murin transgénique de cette maladie portant une mutation dans un gène impliqué dans la maladie. Le second objectif est d’identifier des marqueurs circulants dans le sang et dans le liquide céphalo-rachidien (LCR) de l’intégrité de la BHE chez la souris. Les autres objectifs sont de valider de nouvelles techniques non-invasive d’exploration de l’intégrité de la BHE chez l’animal vivant, réduisant ainsi la nécessité de mettre à mort les animaux et permettant de compléter la caractérisation de ce modèle murin de SLA.
Bénéfices attendus
Nous souhaitons mettre en lumière l’implication de l’altération de la BHE dans la SLA. Les explorations innovantes prévues dans ce projet (principalement celles in vivo) n’ont jamais été réalisées dans la SLA, et particulièrement chez ce modèle murin, qui est peu décrit dans la littérature. Nous sommes convaincus que le ciblage de la protéine codée par le gène muté et l’amélioration des modes d’administration de médicaments sont tous deux cruciaux pour l’avancement des thérapies dans la SLA. La validation d’une technique d’évaluation de l’intégrité de la BHE par une méthode d’imagerie in vivo représenterait un réel progrès technologique pour nos projets futurs. Nous pourrons ainsi satisfaire à la régle des 3R avec une réduction du nombre d’animaux utilisés. Démontrer l’altération de la BHE comme mécanisme pathologique de la SLA pourrait inciter au développement de nouvelles molécules thérapeutiques visant à restaurer son intégrité. Les marqueurs circulants d’intégrité de la BHE identifiés chez la souris SLA seront évalués dans une cohorte humaine. Cette étude permettrait d’améliorer notre compréhension de la pathogénèse et du pronostic de la maladie. La recherche de ces marqueurs pourrait également aider à identifier des sous-groupes de patients chez qui les mécanismes de disruption de la BHE seraient différents, menant à une médecine personnalisée des patients avec l’adaptation des protocoles d’administration des médicaments. Il est également envisagé de poursuivre ces explorations chez l’homme à partir d’une autre collection d’échantillons biologiques.
Procédures
- Pesée lors de chaque manipulation (duree :
Impact sur les animaux
Les souris transgéniques SLA développent spontanément un phénotype neurodégénératif, avec des symptômes moteurs, des troubles de la marche, une perte de poids et une atrophie musculaire. Ce modèle développe également une dysfonction intestinale responsable d’un décès prématuré, qu’il est possible de prévenir par la mise en place d’une alimentation gélifiée. Les nuisances attendues liées aux actes expérimentaux réalisés sur les animaux sont les suivantes : - Puçage : • Direct: douleur associée à l’injection de la puce par un trocart, prévenue par anesthésie • Indirect: possibilité d'inconfort les premiers jours post-injection. - Injection d’un agent permettant d’induire un syndrome inflammatoire : • Direct : douleur associée à une injection • Indirect (effets de l’agent) : risque de choc septique avec défaillance d’organes à haute concentrations. Il a été choisi une concentration inférieure à celle pouvant induire une mortalité. Une surveillance rapprochée (toutes les 2h pendant 8 h) sera réalisée après l’injection. Durée : < 24 h - Injection d’un agent de contraste photoacoustique: • Direct : douleur prévenue par anesthésie • Indirect : produit non nocif - Injection des microbulles servant d’agent de contraste ultrasonore: • Direct : douleur prévenue par anesthésie • Indirect : produit non nocif - Injection d’un cocktail de molécules fluorescentes: • Direct : douleur prévenue par anesthésie • Indirect : aucun, euthanasie après injection - Anesthésie : • Direct : stress lié à la manipulation • Indirect : risque lié à l’agent : baisse de la température corporelle. Durée < 1 h - Test comportementaux, pesée : stress lié à la manipulation : sortie de la cage, marche forcée sur un cylindre, contrainte à tenir une grille puis à la lâcher pour le test d’agrippement.
Devenir
Euthanasie de tous les animaux car nécessité de prélever les organes afin d’observer la perméabilité au dextrans fluorescent et pour réaliser des analyses histologiques visant à caractériser la BHE.
Remplacement
Les modèles in vitro que nous utilisons pour nos projets sont inopérants dans une telle étude qui vise à étudier un organisme dans son ensemble : Les modèles de BHE cellulaires ne sont pour l’instant pas encore assez développés ni adaptés à l’évaluation d’une pathologie neurodégénérative telle que la SLA.
Réduction
Des analyses de faisabilité et de mises au point seront réalisées sur un faible nombre d’animaux (12 souris) afin d’éviter une utilisation excessive d’animaux liée à une non-maitrise de ces outils d’exploration in vivo de la BHE. Si les résultats de cette procédure sont satisfaisants, nous poursuivrons l’étude en comparant les souris mimant la SLA aux souris contrôles. Le nombre de 12 souris par groupe de souris SLA a été choisi : sur la base d’une analyse de la bibliographie portant sur un sujet similaire et utilisant un autre modèle de souris transgéniques que celui de ce projet et sur la prise en compte de la fragilité de cette souche de souris et de la variabilité du phénotype des souris transgéniques (début de symptômes, etc) et des tests comportementaux utilisés. Les souris contrôles présentant moins de variabilité phénotypique, un nombre de 6 souris par groupe a été retenu.
Raffinement
L’enrichissement dans les cages d’hébergement sera systématique : matériel de nidifications, objets de mastication, boite à œuf et/ou « igloo » en plastique ou autres objets conçus par le personnel de l’animalerie. Les souris transgénique SLA développant des troubles de la motilité intestinale liés au développement de la maladie, de la nourriture gélifiée sera également mise à disposition dès le stade présymptomatique afin de prévenir l’apparition de ce symptôme. Du fait des problèmes locomoteurs attendus chez ces animaux, un accès à l’eau et à la nourriture sera disponible à hauteur du sol pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés en groupe jusqu’à 5 animaux par cage. Hors expérimentation, les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel de l’animalier et les responsables du projet pendant l’intégralité de l’étude, voir plus régulièrement en cas de début de réactions négatives. Les souris seront sous anesthésie gazeuse lors de chaque expérimentation non comportementale afin de limiter le stress et la douleur. Les souris seront placées sur tapis chauffant (prévention de la baisse de température corporelle) et surveillées constamment durant les périodes d’anesthésie, y compris lors de la phase de réveil faite dans la cage d’hébergement pour limiter le stress. Nous mettrons une feuille d’essuie-tout dans la cage sur la litière pour poser les animaux après l’imagerie pour éviter que la litière colle sur la peau des animaux au niveau du site d’application du gel échographique (une légère couche résiduelle de gel peut être présente même après nettoyage de la peau). Une surveillance accrue (toutes les 2 heures pendant 8 heures) sera également réalisée après administration d’un agent provoquant une réaction inflammatoire aux 6 souris de la procédure de mise au point. La douleur des animaux sera évaluée et les points limites seront déterminés selon une grille de cotation, arbre décisionnel et critères d’arrêt de souffrance pour les souris contrôle, avec une deuxième grille adaptée aux souris SLA.
Choix des espèces
Il y a peu d’animaux modèle de la SLA, seul le modèle de souris transgénique utilisé ici possède les caractéristiques recherchées pour notre projet. C’est par ailleurs ce modèle qui est utilisé au cours de l’étude globale ayant fait l’objet du financement régional. Les modèles in vitro que nous utilisons pour d’autres projets sont inopérants pour notre étude qui vise à étudier un organisme dans son ensemble : Les modèles de BHE in vitro ne sont pour l’instant pas encore assez développés ni adaptés à l’évaluation d’une pathologie neurodégénérative telle que la SLA. Les souris seront reçues à leur 5ème semaine de vie. Ceci permettra d’effectuer les 1ères manipulations avant le début d’apparition des symptômes de la SLA. Ce stade de développement des animaux permettra d’intégrer des animaux dans nos groupes où la maladie est en phase pré-symptômatique.
Tests précliniques d’efficacité d’anticorps monoclonaux dans le traitement ou la prévention d’une infection aiguë à Pseudomonas aeruginosa
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
1 056 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère. Elles sont infectées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa, sous forme pulmonaire ou généralisée, les groupes non traités étant maintenus jusqu'à 48 heures avec les signes de l'infection avant la mise à mort. Le projet teste des anticorps contre des bactéries résistantes aux antibiotiques, débouchés cliniques annoncés au conditionnel. Le porteur affirme que les tests in vitro ne rendent pas compte d'un "système immunitaire entier" et que le passage in vivo est requis.
Objectifs
La résistance des bactéries aux antibiotiques est un problème majeur de santé publique. On estime à plus d’1 million le nombre de décès dus à ces bactéries multirésistantes par an dans le monde. Parmi ces germes, Pseudomonas aeruginosa est un pathogène qui affecte particulièrement les patients hospitalisés. Cette bactérie est fréquemment responsable d’infections pulmonaires, de la peau, et parfois généralisée. L’augmentation du nombre de ces germes multirésistants fait craindre l’apparition et le développement de germes resistants à tous les traitements, alors qu’aucune nouvelle classe d’antibiotiques n’a été découverte depuis plus de 20 ans. Le développement de nouveaux médicaments est donc nécessaire et urgent. Il a récemment été montré que certaines souris vaccinées contre une protéine de P. aeruginosa produite en laboratoire étaient protégées vis-à-vis d’une infection à cette bactérie. De plus, il a été publié que les anticorps produits par cette vaccination pouvaient à eux seuls protéger les souris d’une infection létale à P. aeruginosa. Ces anticorps pourraient donc être utilisés comme thérapie contre des bactéries P. aeruginosa résistantes aux antibiotiques. Nous avons pour cela sélectionné et produit 2 anticorps. Le but du projet est de tester l’efficacité de ces anticorps dans un modèle murin d’infection à P. aeruginosa. Cette efficacité sera testée sur des animaux infectés par des bactéries sensibles et résistantes aux antibiotiques. Dans l’hypothèse où l’efficacité d’au moins 1 de ces anticorps est confirmée, la dose minimale efficace sera établie et des analyses complémentaires aideront à définir le mécanisme d’action de ces anticorps et à présager d’une efficacité semblable chez l’Homme. L’efficacité de ces anticorps pourra être évaluée en thérapeutique ainsi qu’en préventif. Ces 2 approches étant pertinentes dans un contexte de limitation de la mortalité due aux bactéries multirésistantes en soins intensifs. Si les résultats sont positifs, cette étude d’efficacité pourra rapidement ouvrir la voie vers des essais cliniques chez l’Homme.
Bénéfices attendus
L’objectif du projet est d’évaluer chez la souris l’efficacité d’anticorps dans le traitement ou la prévention d’une infection à P. aeruginosa résistante aux antibiotiques. Le projet permettra ainsi de déterminer sous quelle forme, à quelle dose, selon quel mode d’administration (thérapeutique et/ou préventif), contre quel type d’infection (pulmonaire et/ou généralisée) et contre quelles bactéries (résistantes à 1 ou plusieurs classes d’antibiotiques), ces anticorps pourraient être employés chez l’Homme. Les résultats de différentes analyses menées à l’issue du projet aideront également à définir le mécanisme d’action de ces anticorps et à présager d’une efficacité semblable chez l’Homme. Ces démonstrations d’efficacité chez la souris seront requises pour pouvoir effectuer les tests pré-cliniques réglementaires préalables à la réalisation des essais cliniques chez l’Homme. Si l’absence de toxicité et l’efficacité de nos anticorps sont confirmées lors des essais cliniques, nos anticorps pourraient être utilisés pour traiter ou prévenir la survenue d’infections à P. aeruginosa dont certaines sont multirésistantes aux antibiotiques et affectent fréquemment les patients hospitalisés en soins intensifs. Enfin, la démonstration d’efficacité de nos anticorps chez la souris servira également de preuve de concept validant le choix de leur cible, la technologie associée à leur développement ainsi que l’approche des anticorps pour traiter ou prévenir les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques ; ce qui représentera une avancée majeure dans la lutte contre l’antibiorésistance. Notre plateforme de développement d’anticorps pourra alors être rapidement dédiée au développement de nouveaux anticorps dirigés contre d’autres bactéries multirésistantes.
Procédures
Des souris seront vaccinées au travers de 4 injections réalisées à 2 semaines d’intervalle l’une de l’autre sur animaux vigiles. Le sang des souris sera prélevé sous anesthésie générale. Des souris seront ensuite infectées par injection bactérienne. Les différents types de traitements seront administrés aux souris par injection. Induction de l’anesthésie générale : 10 min/souris (maximum 2 anesthésies par souris) ; Prélèvement sanguin : 2 min/souris ; Administration par injection : 1 min/souris (maximum 4 injections par souris).
Impact sur les animaux
Les souris subissent un stress léger dû aux contentions et une douleur légère due aux administrations par injections (maximum 4 injections).12h suite à l'inoculation bactérienne, les souris peuvent présenter des signes infectieux pendant maximum 96h, tels que prostration, fièvre, poils ébouriffés, dos voussé, inactivité et mouvements respiratoires rapides.
Devenir
Toutes les souris infectées seront gardés en vie jusqu’à 96h pour les souris des groupes traités, et jusqu’à maximum 48h pour les souris des groupes non traités. Toutes les souris seront mises à mort afin de récupérer le sang et les organes pour analyses post-mortem.
Remplacement
L’objectif du projet est de déterminer si les anticorps d'intérêt sont capables de neutraliser une infection à la bactérie Pseudomonas aeruginosa afin de pouvoir, le cas échéant, les utiliser à des fins thérapeutiques ou préventives chez l’Homme. Un certain nombre d'animaux a été remplacé par des expériences in vitro permettant de standardiser et d’optimiser les protocoles expérimentaux à appliquer chez l’animal. Dans le cas présent, deux anticorps d’intérêt particulier ont pu être sélectionnés in vitro. Cependant, ces tests ne rendent pas compte de la complexité d’un organisme vivant, et en particulier ne prennent pas en compte l’existence d’un système immunitaire entier. La fixation de nos anticorps à la surface de la bactérie est en effet la première étape d’un processus immunologique complexe menant à l’élimination par le système immunitaire du pathogène. Il fait intervenir de nombreuses cellules immunitaires ainsi que des médiateurs de l’immunité dont l’équilibre et l’action dans le temps sont consubstantiels de l’efficacité de la réponse immunitaire initiée par nos anticorps. Ces interactions et équilibres fins sont impossibles à ce jour à reproduire in vitro, d’autant plus que l’analyse de la maladie et de l’efficacité́ des anticorps se fondent sur l’étude de plusieurs tissus/organes (rate, ganglions lymphatiques) et des cellules immunitaires. La seule interprétation de résultats in vitro ne permettrait donc en aucun cas de conclure quant à la validité du traitement. C’est pour cette raison, qu’après un long processus de sélection in vitro, nous devons tester nos deux anticorps candidats in vivo.
Réduction
Il a préalablement été démontré que traiter des souris n’ayant jamais été infectées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa avec le sérum de souris immunisées leur permettait de surmonter une infection généralisée à P. aeruginosa. Notre approche expérimentale vise à inclure tous les contrôles pertinents afin de valider définitivement chaque étape. Par ailleurs, notre stratégie consiste à tester séquentiellement, par ordre décroissant de pertinence, différentes options concernant la voie d’inoculation, la voie d’administration des anticorps, l’approche thérapeutique ou préventive, ou encore le type d'anticorps. Lorsqu’une option est validée, nous passons à la procédure suivante. En procédant de la sorte, nous limitons au maximum le nombre de conditions testées et donc le nombre d’animaux utilisés dans le cadre de cette étude. Des prélèvements de sang et d’organes seront également réalisés à l’issue de chaque expérience et conservés en cas de besoin, afin de ne pas avoir à reproduire ces expériences. Enfin, le nombre de souris nécessaire pour chaque expérience a été établi en tenant compte de la variabilité inter-individuelle dans la réponse à l’infection et au traitement et afin d’atteindre une puissance statistique suffisante. Le nombre de souris permettra de réaliser des tests statistiques nécessaires à l’interprétation des expériences.
Raffinement
Les souris seront hébergées à 6 par cage et elles évolueront dans un environnement enrichi. Le prélèvement sanguin réalisé notamment chez les souris immunisées se fera par ponction intracardiaque (procédure terminale) après anesthésie générale. L’inoculation de bactéries (P. aeruginosa), d’anticorps ou de fragments d’anticorps aux souris par voie orotrachéale se fera après anesthésie générale pour réduire leur stress, leur éviter de ressentir une quelconque douleur et faciliter la réalisation de la procédure par l’expérimentateur. Toutes les souris bénéficieront d’une surveillance accrue à partir de 12h après leur infection, durée à partir de laquelle les premiers signes cliniques de l’infection devraient apparaitre. L’apparence physique, le comportement, la dyspnée et la température corporelle de toutes les souris seront évalués toutes les 2h de 7h à 19h et un score leur sera attribué. Si le score d’une souris atteint la valeur limite fixée, celle-ci sera mise à mort. Afin d'éviter la mort spontanée, les points limites seront avancés le soir. Une étude rétrospective sera réalisée afin de mieux déterminer les futurs points limites lors de prochaines procédures ayant le même modèle infectieux.
Choix des espèces
Des souris ont déjà été utilisées pour démontrer l’efficacité d’un sérum (d’anticorps) provenant de souris vaccinées contre P. aeruginosa. Il s’agit d’un modèle approprié à l’étude de la réponse immunitaire et validé par la communauté scientifique. Les souris utilisées seront âgées de 6 semaines. Elles seront réceptionnées à l’âge de 5 semaines puis seront stabulées pendant 1 semaine d'acclimatation. A ce stade, les souris sont sevrées et disposent d’un système immunitaire mature, permettant leur étude.
Protection de la cytokines M-CSF contre les infections virales lors de transplantations allogéniques
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Après irradiation, elles reçoivent une greffe de cellules hématopoïétiques puis des infections à Pseudomonas, Aspergillus ou cytomégalovirus, l'allogreffe pouvant elle-même entraîner la mort. Les souris atteignant une perte de poids de 20 % ou un score de douleur élevé sont mises à mort. Le projet évalue une cytokine censée protéger des infections après greffe, et le porteur affirme que le modèle murin est "indispensable".
Objectifs
Plus de 80000 procédures de transplantation de cellules hématopoïétiques sont effectuées chaque année dans le monde entier, en particulier pour lutter contre la leucémie, les lymphomes, les syndromes myélo-prolifératifs et myéloplasiques. La procédure impliquant un conditionnement qui élimine le système hématopoïétique, les patients rencontrent une immunodéficience sérieuse après une greffe qui les rend très vulnérables aux infections, avant que la moelle osseuse du nouveau donneur ne commence à produire suffisamment de nouvelles cellules effectrices immunitaires. Bien que des améliorations ont été apportées dans la prise en charge des infections, elles sont encore à l'origine de 30 % des décès après transplantation. Nous avons observé précédemment que la cytokine myéloïde M-CSF a un bénéfice thérapeutique après une transplantation de cellules hématopoïétiques d'origine syngénique en augmentant la production de cellules immunitaire améliorant ainsi la protection contre les infections bactériennes et fongiques. La majorité des transplantations de cellules hématopoïétiques sont réalisées à partir d’allogreffe, c’est-à-dire que le donneur présente une incompatibilité génétique avec le receveur pouvant conduire à un rejet de la greffe ou à une attaque des tissus du receveur par les cellules immunitaires du donneur. Cela est appelé maladie du greffon est apparait dans environ 50% des allogreffes et rend les patients encore plus susceptibles à développer des infections après transplantation. Afin de se rapprocher au maximum des transplantations de cellules hématopoïétiques humaines, nous utiliserons un modèle murin préclinique de transplantation syngénique et allogénique de cellules hématopoïétiques afin d'analyser si ces cytokines protègent également des infections lors de transplantations syngéniques et allogéniques.
Bénéfices attendus
Le développement de nouvelles stratégies préventives contre les infections basées sur une reconstitution plus rapide de l'immunocompétence permettrait d'éviter les décès liés aux infections survenant après des transplantations et d'étendre l'utilité de la transplantation de cellules hématopoïétiques à d'autres pathologies. Étant donné le manque d'options thérapeutiques satisfaisantes, le développement de nouvelles thérapies répond à un besoin clinique clair et urgent, tant pour les traitements aigus que prophylactiques. Avant de proposer l'utilisation de certaines cytokines en clinique, il est nécessaire de confirmer que ces cytokines ne présentent pas d'effets indésirables, notamment en n'augmentant pas le risque de développer une maladie du greffon.
Procédures
Les animaux seront soumis à des irradiations par rayon X, une transplantation par injection intraveineuse de cellules hématopoïétiques et 3 injections de cytokines par injections en intraveineuse. Dans certains cas, elles seront également soumises à une infection (Pseudomonas aeruginosa (injection intra péritonéale) ou Aspergillus fumigatus (injection intra nasale) ou MCMV (injection intra péritonéale)). Du sang pourra être également récupéré par prélèvement retro-orbital. Chacune de ces procédures est très rapide (de l'ordre de quelques secondes ou de quelques minutes pour l'irradiation), elles sont indolores au moment de la manipulation car au besoin elles sont réalisées sous anesthésie générale par isofluorane (1-3 mn en boîte à anesthésie isofluorane 4%, débit 2L/mn). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué.
Impact sur les animaux
Chacune des procédures n'induit que peu de souffrance car elles sont réalisées sous anesthésie générale par isofluorane au besoin. Cependant, la transplantation par allogreffe et/ou les procédures combinées peuvent entrainer la mort de l'animal. Les animaux seront donc surveillés étroitement et quotidiennement lors des procédures : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur. Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si le score de la grille de douleur atteint 10-12, soit le cas sévère, les animaux seront alors mis à mort. Afin de réduire, d’éviter et d’atténuer toute forme de souffrance des animaux , durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton ou du coton.
Devenir
Les animaux sont mis à mort durant ou à la fin de chaque procédure soit parce qu’ils atteignent le point limite soit pour permettre l'analyse du niveau d'infection ou du nombre de cellules immunitaires.
Remplacement
Afin d'établir une analyse préclinique de l'effet protecteur de certaines cytokines contre les infections survenant lors de transplantation de cellules hématopoïétiques et dans l'impossibilité de réaliser ces expérimentations chez l'humain, l'utilisation de modèles animaux est indispensable. De plus, nous ne pouvons pas analyser les cellules hématopoïétiques de moelle osseuse d'humains car elles nécessitent des prélèvements invasifs. Ne pouvant donc pas remplacer le modèle murin, nous réduirons autant que possible leur utilisation.
Réduction
Sur la base de nos données préliminaires et grâce à l’utilisation de tests statistiques adaptés, nous déterminerons le nombre minimum de souris nécessaire pour chaque expérimentation permettant d’obtenir un résultat statistiquement significatif.
Raffinement
Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subie par les souris afin d'améliorer le bien être de l'animal pour obtenir des données fiables. Une anesthésie générale par isoflurane sera utilisée durant les procédures expérimentales (prélèvement sanguin et transplantation). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur. Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si le score de la grille de douleur atteint 10-12, soit le cas sévère, les animaux seront alors mis à mort. Durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton ou du coton.
Choix des espèces
Mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. Animal de petite taille et à reproduction rapide. Bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Des souris entre 6 semaines-15 semaines seront utilisées afin d'étudier la protection de ces cytokines sur l'adulte. Classiquement les transplantations de moelle osseuse du modèle murin sont réalisées chez l’adulte, c’est-à-dire âgées d'au moins 6 semaines. Nous n’avons pas observé de différences entre les souris âgées de 6 à 15 semaines, c’est pour cela que nous utiliserons des animaux dans cette fourchette d’âge.
Évaluation de l’activité et titrage de formulation vaccinale destinée aux animaux de rente chez le cobaye et la souris.
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 7000
22 000 souris et 7 000 cobayes vont être utilisés sur cinq ans, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils reçoivent des injections de vaccins, d'agents infectieux ou de toxines, le contrôle reposant sur le développement de la maladie chez les témoins non vaccinés, que le porteur prévoit mortelle pour une partie des animaux, environ 1 500 cobayes et 9 000 souris en gravité sévère. Ces tests d'activité et de titrage servent à libérer des lots de vaccins pour animaux de rente et chiens. Le porteur justifie l'usage par la "nécessité" réglementaire et affirme que ces tests ne sont "pas remplaçables" sans "un changement de la réglementation de tous les pays".
Objectifs
Ce projet a pour objectif d’être en adéquation avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires pour la constitution du dossier d’AMM et pour la fabrication d’un lot commercial. Les tests ont pour but de déterminer l’activité et le titre de vaccins ou de principes actifs destinés aux animaux de rente et chiens qui se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de la souche. Une équivalence entre les modèles animaux (espèce cible et espèce alternative) a été définie. Ceci permet d’utiliser les modèles rongeurs et d’éviter le recours aux espèces cibles afin de garantir une commercialisation de vaccins efficaces et sûrs.
Bénéfices attendus
Ces tests garantissent la sûreté, l’efficacité et la qualité du produit pour les animaux. Ils permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs. Pour libérer le nombre nécessaire de doses de vaccins vétérinaires nous utiliserons, au maximum, 7000 cobayes et 22 000 souris sur 5 ans. Le nombre utilisé varie d’année en année en fonction du nombre de lots de vaccins ou formules vaccinales à tester, des calibrages de réactifs et des réglementations des différents pays destinataires. A titre d’exemple : - 1 lot de vaccin contrôlé sur 80 souris et 50 cobayes permet la vaccination de 481 000 bovins ou 962 000 ovins/caprins. - 1 lot de vaccin contrôlé sur 20 souris permet la vaccination de 59 500 chevaux ou 119 000 porcs ou chiens.
Procédures
Deux procédures sont prévues dans ce projet ou aucun prélèvement n’est réalisé. Dans la première procédure les animaux seront soumis à deux types d’injections : → Deux injections de vaccins par voie sous cutanée (30 secondes par injection à 28 jours d’intervalle) → Une injection par voie intra-musculaire (30 secondes par animal) . Dans la seconde procédure les animaux seront soumis à une seule injection par voie sous cutanée ou intra-veineuse ou intra-musculaire selon le protocole (30 secondes par animal).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent générer un stress et une douleur modérée de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations et des examens individuels. Les contrôles d’activité d'épreuve et de titrage se basent sur le développement ou non de la pathologie après injection de l’agent infectieux ou de la toxine (les animaux vaccinés sont protégés). Les cobayes témoins non vaccinés en nombre réduit montrent les symptômes liés à la pathologie testée qui induit la mort. Sur 5 ans, nous estimons 1500 cobayes en grade sévère (non vaccinés) et 5500 en modéré (vaccinés). Les souris peuvent montrer des symptômes sévères liés aux toxines testées. Sur 5 ans, nous estimons 9000 souris en grade sévère et 13 000 en modéré. Des points limites sont appliqués et les manipulations sont réalisés par du personnel habilité, compétent pour identifier les cas pour lesquels l'animal ne serait plus dans sa zone de confort.
Devenir
Les animaux ayant terminé une procédure ne peuvent pas intégrer une autre procédure. Ainsi, en fin de procédure, ils seront mis à mort.
Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’activité et le titre du vaccin ou de la formulation vaccinale. A ce jour, ces tests in vivo ne sont pas remplaçables par un modèle in vitro. La Pharmacopée Européenne et les réglementations des pays destinataires du produit demandent des tests sur animaux pour la mise sur le marché de lot commercial. Il n’est actuellement pas possible de les remplacer sans un changement de la réglementation de tous les pays.
Réduction
Le nombre, le statut et le sexe des animaux utilisés est imposé par la réglementation des pays ou par la Pharmacopée. La réduction du nombre est possible grâce à la mutualisation de groupes références et témoins. Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente et chiens).
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et soignés quotidiennement dans des conditions conformes à la réglementation et dans une ambiance propice au bien-être des animaux. Tous les animaux passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement d’au moins 3 jours pour les souris et d’au moins 14 jours pour les cobayes avant le début du test. Les animaux ont accès à la nourriture et à l’eau à volonté et sont hébergés dans une ambiance musicale. Des enrichissements sont installés dans les hébergements (alimentaire et/ou objets de type huttes, tunnels, palets de foin de Crau et lanières de nidification selon les espèces). Par ailleurs, ces procédures sont mises en œuvre depuis 2005 conformément à la version APAFIS précédente. Des points limites spécifiques aux pathologies sont définis pour les cobayes témoins non vaccinés ou les titrages sur souris. Le personnel compétent vérifie l’évolution de l’état général et applique les points limites définis le cas échéant.
Choix des espèces
Les souris et les cobayes sont des espèces alternatives pour réduire le nombre de tests réalisés sur les animaux de l'espèce cible (animaux de rente et chiens) Les cobayes pèsent entre 250g et 450g et les souris entre 18 et 20 g le jour de l'injection (J0). Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.
Analyse comparative de méthodes de détection des neurotoxines botuliques
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
1 968 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris reçoit une injection de neurotoxine botulique qui provoque une paralysie motrice et une insuffisance respiratoire irréversibles, avant une mise à mort par dislocation cervicale. Le projet compare des méthodes de détection en s'appuyant sur le test de létalité DL50 chez la souris, présenté comme la méthode "de référence". Le porteur revendique un objectif de remplacement "à terme", tout en maintenant l'usage de la souris comme standard de sensibilité.
Objectifs
Dans son ensemble, ce projet a pour ambition de répondre aux trois questions scientifiques décrites ci-dessous et qui s’inscrivent plus largement dans le défi sociétal de diminuer ou proscrire le recours aux tests diagnostiques sur animaux : 1) Établir des recommandations sur la validité et les limites des principales méthodes de détection des neurotoxines botuliques (BoNT). Cette étude dans son ensemble apportera des éléments scientifiques factuels permettant de définir les méthodes les plus sensibles et les plus spécifiques vis-à-vis de matrices environnementales et cliniques et en fonction des principaux sérotypes et sous-types de BoNT isolés en clinique. 2) Harmoniser et valider des produits de référence et des méthodes partagées dans le plus grand nombre possible de laboratoires Européens. 3) Établir des recommandations sur les développements technologiques à poursuivre pour améliorer la sensibilité ou spécificité des méthodes de diagnostic des neurotoxines botuliques et en particulier pour les sous-types les plus rarement retrouvés en clinique.
Bénéfices attendus
Les résultats apportés par ce programme auront des retombées tant en santé humaine qu’en terme de réduction du nombre d’animaux utilisés pour le diagnostic du botulisme : Bénéfices à court terme : - Un progrès notable sera obtenu en Europe par l’évaluation comparative de différentes méthodes de détection des neurotoxines vis-à-vis des principaux sérotypes et sous-types de BoNT isolés en clinique. - Le test de létalité chez la souris servira de standard de sensibilité de détection de l’activité des neurotoxines botuliques dans différentes matrices. Bénéfices à long terme : - Ce projet est une étape nécessaire en vue de l’utilisation de méthodes de remplacement du test de létalité chez la souris pour le diagnostic des neurotoxines botuliques. Ce programme permettra une comparaison complète de cinq méthodes in vitro en s’appuyant sur des données comparatives de dose léthale 50 (quantité d'une matière, administrée en une seule fois, qui cause la mort de 50 % (la moitié) d'un groupe d'animaux d'essai) obtenues sur modèle souris. - L’amélioration des méthodes biochimiques de détection des neurotoxines botuliques contribuera à l’amélioration du diagnostic précoce du botulisme, point essentiel à la réussite du traitement par sérothérapie et des réponses à la menace biologique au niveau national et international. Ce projet permettra de réduire le risque biologique dans les sociétés civiles. - Ce projet va donc directement permettre l’implémentation de la Directive européenne 2010/63/EU pour la protection des animaux et la réduction drastique de leur utilisation.
Procédures
Les animaux sont soumis à une seule injection intrapéritonéale (geste validé 19A)
Impact sur les animaux
Les signes caractéristiques de paralysie due à l’activité des toxines botuliques sont une paralysie motrice et une insuffisance respiratoire avec discordance respiratoire se manifestant par un resserrement de la ceinture abdominale et un soulèvement de la cage thoracique non synchrone avec les mouvements des flancs. Des signes précurseurs peuvent être observés notamment l’attitude générale de l’animal et/ou sa fourrure moins lisse et soignée. Les signes peuvent apparaitre plus ou moins rapidement en fonction du sérotype et sous-type de toxine botulique. Une fois que les signes apparaissent, ils évoluent de façon irréversible sauf dans le cas de doses inférieures proche de la LD50 (léger creusement des flancs) pour lesquelles les souris peuvent survivre et récupérer. Il est donc essentiel de procéder à un suivi de l’évolution du processus d’intoxication chez l’animal jusqu’aux premiers signes de souffrance sur une durée de 4 jours (selon la directive Européenne de la pharmacopée 10.0 référence 01/2020:0085, https://pheur.edqm.eu/home). Nous avons mis en place une surveillance quotidienne des animaux injectés, pour que tout animal présentant les signes avancés caractéristiques de paralysie irréversible due à la toxine botulique (symptomatologie combinée de paralysie motrice, insuffisance respiratoire et resserrement majeur de la ceinture abdominale) soient mis à mort par dislocation cervicale pour éviter une souffrance prolongée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Les méthodes alternatives nouvellement développées pour la détection des neurotoxines botulique et leur sérotypage nécessitent pour un futur développement clinique une étape d’évaluation de leur sensibilité et spécificité par un groupe de laboratoires experts et ce vis-à-vis du test de létalité chez la souris qui est aujourd’hui la méthode standard de détection de l’activité des neurotoxines botuliques. A terme ce projet à pour ambition d’apporter des éléments rationnels pour progresser vers un remplacement des tests souris dans le diagnostique du botulisme et l’étude des toxines botuliques.
Réduction
La méthode de réduction est l’emploi du plus faible nombre de souris possible afin d’atteindre un coefficient de variation proche de 20% idéalement. Les conditions recommandées par les biostatisticien.ne.s ont conduit à : 1) l’utilisation de groupe de 2 ou 4 animaux et tests d’un minimum de dilutions encadrant les LD50. 2) bonnes pratiques de laboratoire et gestion des résultats pour permettre de limiter le nombre d’expériences nécessaires à l’obtention de résultats fiables tout en intégrant les recommandations de la pharmacopée Européenne 10.0 référence 01/2020:0085.
Raffinement
La surveillance des souris a été accrue afin de détecter le plus tôt possible les signes cliniques du botulisme. Nous cherchons à identifier des critères précoces notés sur la feuille d’observation qui nous permettront de prévoir l’apparition des symptômes de paralysie et donc mettre à mort l’animal. Des cotons « Dietgel » sont placés dans la cage dans le cas ou certaines souris auraient du mal à se déplacer. Si nous observons une déshydratation des souris nous leur injecterons 0.5 mL de sérum physiologique par voie sous cutanée.
Choix des espèces
Le test de référence de létalité sur souris est la seule méthode reconnue de référence dans la pharmacopée 10.0 référence 01/2020:0085 pour la détection et le dosage des toxines botuliques. Cette méthode doit être réalisée sur modèle souris afin d’obtenir la meilleure sensibilité de tous les sérotypes connus pour être pathogènes chez l’homme. Souris adultes swiss IOPS âgées de 4-7 semaines. La sensibilité des souris aux toxines botuliques dépend de leur âge et de leur poids. Le test de référence de létalité sur souris est la seule méthode reconnue de référence dans la pharmacopée pour la détection et le dosage des toxines botuliques, ainsi que pour la détermination d’anticorps neutralisants. Cette méthode doit être réalisée sur la souris à ce stade de développement afin d’obtenir la meilleure sensibilité.
Détermination de la dose minimale efficace d’un candidat médicament seul ou en combinaison avec la chimiothérapie dans le modèle murin de xénogreffe de cellules souches de glioblastomes
- Recherche fondamentale
- Oncologie
600 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une chirurgie intracrânienne pour recevoir une greffe de cellules souches de glioblastome issues de patients, dont deux enfants, jusqu'à dix prélèvements sanguins et jusqu'à cent injections intrapéritonéales, la tumeur cérébrale étant surveillée par imagerie. Le projet cherche la dose minimale efficace d'un candidat médicament contre ce cancer, bénéfice formulé comme une progression. Le porteur indique que les souris sont mises à mort avant que la tumeur ne provoque des symptômes.
Objectifs
Nous développons une molécule innovante qui présente la propriété de contraindre les cellules cancéreuses de glioblastome (CSG) les plus agressives et résistantes aux chimiothérapies, à perdre leur agressivité et devenir sensibles aux traitements. Ce candidat-médicament bloque le développement de la tumeur qui se forme lorsqu'on implante des cellules souches de gliome isolés de patient chez la souris immunodéprimée et augmente l'effet de la chimiothérapie de référence, le témozolomide (TMZ). Notre objectif est de rechercher la dose minimale efficace du candidat médicament pour prévenir des effets indésirables, d'étudier la réversibilité du traitement ainsi que l'effet du traitement sur une récidive. Ces effets seront étudiés sur plusieurs cultures de CSG de patients différents dont deux sont des enfants, de manière à renforcer la preuve de principe et montrer que ce candidat médicament pourrait être efficace sur plusieurs types de tumeurs.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de progresser vers la mise au point d'un traitement contre un cancer incurable et parmi les plus agressifs, le glioblastome.
Procédures
Chirurgie intra-crânienne n=1, environ 20min Prélèvement sanguin nombre maximal= 10, environ une minute Injection intrapéritonéale nombre maximal =100, quelques secondes
Impact sur les animaux
Les nuisances seront la chirurgie, les injections intrapéritonéales du mélange d'anesthésique, de l'antalgique puis du candidat médicament, du composé luminescent ainsi que de la chimiothérapie de référence, les prélèvements sanguins et, potentiellement, le développement tumoral. En effet, la croissance tumorale peut être à l’origine de symptômes engendrant une souffrance chez l’animal. Pour la prévenir, nous mettons à mort les animaux avant que la taille de la tumeur n’engendre les manifestations cliniques.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort au terme de la procédure afin de permettre l'analyse de leur cerveau et des échantillons sanguins.
Remplacement
Lors du développement du candidat médicament nous avons utilisé des cultures cellulaires et des modèles qui miment le modèle animal pour identifier les concentrations efficaces et les seuils de toxicité. Ces techniques ont permis de n'utiliser que la quantité d'animaux strictement nécessaire.
Réduction
Nous utilisons un dispositif d'imagerie du petit animal qui permet de suivre la croissance tumorale en conservant les animaux vivants. Pour cela, nos CSG ont été modifiées pour produire de la lumière. Ce dispositif permet de réduire considérablement le nombre d'animaux sans altérer les résultats de l'étude. Nous avons calculé le nombre d'animaux strictement nécessaires pour obtenir des résultats significatifs.
Raffinement
Le suivi longitudinal de la croissance tumorale par l'imagerie du petit animal permet d'observer le développement tumoral Nous avons observé que l'apparition des symptômes liés à une trop forte croissance tumorale pouvait être évitée en définissant un seuil au delà duquel les animaux sont mis à mort. Ce critère biologique est un point limite qui permet de prévenir la souffrance des souris. L'hébergement se fera dans des conditions propres à répondre à l'instinct des souris ce qui limitera les inconvénients de la captivité. Nous veillerons à ce qu'aucun animal ne reste seul dans une cage en lui pourvoyant, le cas échéant, un animal de compagnie.
Choix des espèces
Le développement de xénogreffe est la plupart du temps ralenti par le système immunitaire de l'hôte. Pour cette raison nous utiliserons des souris immunodéprimées. De plus, la réussite de la prise de greffe de cellules souches cancéreuses de gliome nécessite des animaux adultes mais encore jeunes. Pour cette raison, nous utiliserons des animaux de 6 semaines.
Modélisation du système à MCH (Hormone de Concentration de la Mélanine) impliqué dans l’Obesité
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
2048 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, dont 238 en gravité sévère. Elles subissent des prélèvements sanguins répétés au bout de la queue, un régime gras, une privation de nourriture pouvant faire perdre 10 % de leur poids, des injections intrapéritonéales et intracrâniennes après implantation d'une canule dans le cerveau. Le projet utilise des souris "humanisées" exprimant un récepteur humain pour étudier son rôle dans l'obésité, avec des applications thérapeutiques formulées au conditionnel. Le porteur affirme que l'étude du comportement alimentaire nécessite un système intégré impossible à modéliser in vitro.
Objectifs
La prévalence de l'obésité s'accroit de façon alarmante en France et dans le monde, provoquant de nombreuses maladies (diabètes, maladies cardiovasculaires, cancers) et augmentant le risque de complications lors d'infections. Chez l'humain l'obésité résulte d'un dérèglement du contrôle de l'appétit au niveau du système nerveux central. En prenant comme modèle expérimental la souris et le rat, il a été démontré qu’une molécule de signalisation inter-cellulaire, le MCH (hormone de concentration de la mélanine) est un régulateur essentiel du comportement alimentaire et de l'équilibre énergétique. Chez les rongeurs, son action est médiée par un seul récepteur appelé MCHR1 alors que chez l'homme il existe un deuxième récepteur, le MCHR2. Ce second récepteur n'étant pas exprimé chez les rongeurs, nous ne pouvons pas établir facilement son rôle dans la régulation du comportement alimentaire. Nous avons donc développé au laboratoire un modèle de souris "humanisée" qui exprime le second récepteur. Possédant également une lignée de souris transgénique n'exprimant plus le récepteur 1, nous avons également généré par croisement des souris nous permettant d'explorer le rôle du second récepteur en absence du premier. Une première caractérisation de la lignée exprimant le récepteur 2 a été initiée précedemment. L’objectif primordial de ce projet est d'identifier, chez l'humain, la contribution du réseau MCH dans le comportement alimentaire et les maladies métaboliques dues à l'obésité, en utilisant différentes approches (études métaboliques après différents régimes, colocalisation des récepteurs à MCH et de certains neuropeptides dans le cerveau, étude du transcriptome sur cellules uniques de différentes régions cérébrales avant et après régime obésogène, utilisation d’outils pharmacologiques).
Bénéfices attendus
Notre projet devrait permettre de mieux comprendre l'implication du récepteur à la MCH de type 2 dans la régulation de la prise alimentaire et dans la survenue de l'obésité chez l'homme. Cette meilleure compréhension pourrait contribuer à l'identification de nouvelles stratégies thérapeutiques dans la lutte contre l'obésité et contre les maladies
Procédures
432 souris seront nourries pendant 12 semaines par un régime standard ou un régime riche en lipides.- 720 souris subiront des prélèvements sanguins répétés (7 prélèvements au bout de la queue par session, 4 sessions). Ces 720 animaux suivront un régime standard ou riche en lipides, pendant 12 semaines. Ils seront placés dans des cages individuelles pendant 5 jours afin de subir des analyses du métabolisme. 12 semaines plus tard, ils seront à nouveau soumis à ce protocole d’analyse métabolique - 360 souris seront soumises pendant 4 semaines à une légère privation de nourriture (pouvant provoquer une perte de 10% de leur poids) - 60 animaux subiront des injections intrapéritonéales (quelques secondes d'injection) puis un prélèvement sanguin de 100µl sera effectué à 15 minutes, 30 minutes, 1h, 2h , 4h et 6h après l'injection; les animaux seront laissés au repos dans leur cage pendant une semaine avant qu'une nouvelle injection soit effectuée juste avant la mise à mort. -78 animaux seront mis à jeun pendant 5h avant d'être injectés en intrapéritonéale. La même expérience sera réalisée sur 78 animaux ayant subi une implantation de canule intra crânienne: après une semaine de récupération post opératoire, l'injection sera réalisée via la canule . De la même manière 320 animaux dont la moitié aura suivi pendant 12 semaines un régime gras recevront une injection, pour moitié par voie intrapéritonéale, pour moitié par voie intracrânienne. 3 jours avant les injections, les animaux seront isolés dans des cages individuelles permettant une analyse métabolique, mis à jeun pendant 5 heures avant l'injection puis leur métabolisme analysé pendant 24 heures.
Impact sur les animaux
Notre projet comprend 1 procédure légère, 2 procédures modérées et 2 modérées ou sévères. Les nuisances attendues sur les animaux sont de deux ordres: - 1/ nuisance psychologique / stress : l'analyse de l'activité métabolique de nos souris nécessite que nous les isolions très transitoirement (120h) dans des cages spécifiques - 2/ douleur: elle pourra résulter des gestes chirurgicaux et des techniques de prélèvements sanguins que nous avons prévus. Néanmoins toutes les dispositions obéissant aux bonnes pratiques dans ces champs expérimentaux seront prises: anesthésie, administration d'antalgiques, prélèvement terminal sur animal anesthésié immédiatemen suivi de la mise à mort.
Devenir
Tous les animaux participant à ce projet seront mis à mort à la fin des procédures. Cela est nécessaire pour 2 raisons. Soit des tissus seront récupérés post-mortem à des fins d'analyse cellulaire et moléculaire. Soit la mise à mort est nécessaire car ils auront exécuté une tâche comportementale et ne seront plus utilisables dans d'autres projets (les animaux doivent être naïfs pour la très grande majorité des études réalisées, de plus le génotype particulier de cetaines de nos souris les rendent inutilisables dans d' autres projets que les nôtres) ou en tant que reproducteurs (l'animalerie où l'élevage est fait dans notre institut à un statut sanitaire plus élevé que celui de l'animalerie où sont réalisées les analyses comportementales, un retour des animaux de la seconde vers la première est donc impossible).
Remplacement
Remplacement : L’étude du comportement alimentaire et de la mise en place de l'obésité nécessite un système intégré affectant simultanément plusieurs tissus (foie, tissus adipeux, pancréas, muscles et cerveau). Notre étude doit donc nécessairement se faire sur l’animal entier et n’est donc pas pour l'instant modélisable in vitro ou sur des cellules en culture
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans chaque procédure est calculé par analyse prédictive afin d’utiliser uniquement le nombre nécessaire. Dans certaines procédures, nous n’utiliserons que les mâles, afin de réduire le nombre de souris utilisées. En revanche, chez certaines de nos lignées de souris génétiquement modifiées, les femelles sont plus stressées que les mâles. Le stress jouant un rôle très important dans la prise alimentaire, nous réaliserons certaines de nos expériences sur des mâles et des femelles afin d'étudier les différences en fonction du sexe.
Raffinement
L'impact de l' isolement des souris en cages métaboliques est atténué par le fait que les souris seront proches les unes des autres (contact visuel, olfactif et sonore), que leur cages expérimentales seront de grandes dimensions et que ces cages présenteront un bon niveau d'enrichissement (litière au fond de la cage, mangeoire, biberon et maisonnette suspendus qui offrent des occasions accrues d'interaction avec l'environnement). Les souris hébergées en cage individuelle en cycle inversé auront à disposition une plus grande quantité de ouate afin de minimiser le phénomène d’hypothermie. L'état des souris est suivi quotidiennement grâce à la mise en place d'une grille de score, l'utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance (utilisation d’analgésique, mise à mort) . Toutes les souris utilisées pour les expériences de comportement alimentaire seront mises à mort en fin de procédure afin que des prélèvements de différentes aires cérébrales et tissus périphériques (tissus adipeux, foie, pancréas) soient réalisés.
Choix des espèces
Pour déterminer le rôle du MCHR2 et élucider son mode d’action, l’utilisation du modèle primate est très compliquée tant d’un point de vue éthique que financier et pratique. Le modèle murin est donc apparu comme le modèle adéquat tant pour sa facilité d'utilisation (natalité importante, faible coût d'élevage), que la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l'homme qui nous permettra de tirer des conclusions extrapolables à l'homme. Notre animalerie agrée nous permet d'avoir des locaux d'hébergement et des conditions d'expérimentation appropriés à ce modèle et nous disposons des lignées de souris transgéniques nécessaires à l'aboutissement de ce projet. De plus, tous les tests sur le comportement alimentaire et les tests métaboliques associés utilisés dans ce projet, sont des tests reconnus et bien caractérisés dans la littérature pour le modèle murin. Pour cette étude nous avons choisi d’utiliser des souris jeunes adultes soit à partir de 12 semaines. L’utilisation de souris trop jeunes (40 semaines) aboutiraient à des résultats peu exploitables au vue des changements métaboliques et comportementaux en fonction de l’âge de la souris.