Procédures sévères
Développement d’un biomatériau pour la prévention des fistules salivaires en chirurgie cervico-faciale_Changement d’EU
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
38 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Dix-huit subissent une irradiation du cou et trente-cinq une laryngectomie totale, l'ablation du larynx, pour tester un biomatériau censé prévenir les fistules salivaires après ce type de chirurgie chez l'humain. Le porteur indique des atteintes possibles, mucite et lésions cutanées douloureuses, troubles du comportement liés à la perte de la voix, décanulation potentiellement mortelle. Il affirme que le recours à l'animal est "indispensable" avant les essais cliniques.
Objectifs
Le présent projet vise à développer un biomatériau innovant (DM) sous la forme d'un film double couche pour la prévention des FS. Le projet est une collaboration entre un établissement de santé spécialisé en cancérologie, 2 laboratoires de recherche académique spécialisés dans les biomatériaux, 2 partenaires industriels. Ce projet s’appuie sur des résultats préliminaires concernant le design de biomatériaux à base d’alginate. L'objectif du projet présenté ici est l’évaluation in vivo du DM avec 3 tâches : 1) mise au point d’un modèle de mini-porc irradié (n=3); 2) mise au point d’un modèle de mini-porc laryngectomisé (n=5); 3) évaluation de l’efficacité du DM sur des porcs laryngectomisés avec ou sans irradiation (n=30). Afin de répondre à ces objectifs le nombre total d’animaux utilisés sera donc de 38.
Bénéfices attendus
Développement d'un biomatériau innovant permettant de diminuer le taux de fistule salivaire après laryngectomie totale chez l'homme, qui est une complication fréquente et potentiellement fatale. Cette complication est associée à une morbidité et des dépenses de santé importantes. De nombreux bénéfices secondaires sont attendus, comme une diminution de la morbidité et de la durée d'hospitalisation moyenne après laryngectomie totale.
Procédures
Irradiation cervicale (classe modérée_) chez 18 porcs : une dose de 17 grays centrée sur le cou, en une séance, sous anesthésie générale, précédée d'un scanner de centrage. La durée de la procédure de scanner de centrage sous anesthésie générale est de 10 min et la durée de l'irradiation 5 min, la durée totale de l'anesthésie générale est de 30 min. Laryngectomie totale (classe sévère) chez 35 porcs : chirurgie sous anesthésie générale avec exérèse du larynx et fermeture du pharynx,l'anesthésie pour la chirurgie dure approximativement une heure à une heure trente.
Impact sur les animaux
Irradiation cervicale : risque de mucite radique causant des douleurs à l'alimentation, dermite radique causant des lésions cutanées douloureuses, oedème laryngé causant un légèr frein respiratoire. Laryngectomie totale : risque d'hématome, infection du site opératoire (abcès), fistule salivaire (pharyngostome), douleurs à l'alimentation, troubles comportementaux dus au handicap vocal (impossibilité d'émettre un son), mauvaise tolérance de la canule, décanulation accidentelle potentiellement léthale.
Devenir
Nécessité de garder les animaux en vie le temps de la cicatrisation muqueuse et la résorption du biomatériau suite à la chirurgie. A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Le recours à l'expérimentation animale est indispensable pour ce projet avant la réalisation d’essais cliniques chez l’homme.
Réduction
Le nombre d’animaux est calculé en respectant les critères pour une analyse statistique appropriée. Dans la procédure 2 nous devrons adapter les canules de trachéotomie, l’alimentation etc. Si tout se passe bien et que nous pouvons garder les animaux en vie 1 mois nos réduirons le nombre d’animaux de la procédure 3 non irradiés et sans biomatériaux.
Raffinement
Les méthodes d’analyses utilisées, les plus avancées, permettent d’obtenir une précision dans les mesures conduisant à réduire la variabilité expérimentale et donc le nombre d’animaux utilisés. Le bien-être de l’animal, outre les considérations éthiques, est aussi un facteur de variabilité expérimentale, qui est pris en compte et réduit grâce au suivi rapproché quotidien des animaux, l’aide à l’alimentation en cas de besoin, l’enrichissement de leur environnement et le respect de l’aspect social du groupe. La responsabilisation du manipulateur et le respect de l’animal nous conduisent à prendre en charge la prévention de la souffrance, notamment par l’application stricte de points-limites préalablement définis. En cas de signes externes de souffrance (cachexie, prostration, fièvre) persistant pendant plus de 24h, les animaux seront mis à mort pour raisons humanitaires.
Choix des espèces
Animaux mâtures sexuellement pour limiter la régénération des tissus, plus intense chez chez les animaux en croissance (juvéniles). L'âge est relativement secondaire en revanche nous visons des animaux dont le poids est stabilisé entre 45 et 60 kg. Cette stabilité (relative) du poids est habituellement atteinte entre 12 et 18 mois. Des modèles porcs irradiés au niveau thoracique ou de la mâchoire sont décrits, il n’existe pas de modèle décrit au niveau cervical. Pour les tests in vivo du projet BIOFISS, la validation d'un modèle de mini-porc irradié au niveau du cou est nécessaire. Un modèle de laryngectomie totale (LT) chez le porc a déjà été décrit pour la recherche sur la transplantation laryngée, mais les animaux ont été gardés en vie peu de temps et l’objectif n’était pas le contrôle des FS. Afin de valider et de se familiariser avec la procédure, une LT avec gastrostomie sera réalisée sur 5 animaux.
Comparaison de l’efficacité d’un composé conjugué qui vise à améliorer l’absorption musculaire avec un composé non conjugué pour la réduction de la dynamine 2 chez un modèle de souris de la myopathie centronucléiare liée à l’X
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
456 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses d'une myopathie qui provoque atrophie musculaire, paralysie des membres et mort vers sept à huit semaines sans traitement, elles reçoivent des injections hebdomadaires et des tests d'agrippement, avant une chirurgie terminale sous anesthésie sans réveil. Le projet compare deux formes d'un composé déjà en essai clinique, pour réduire sa toxicité pour le foie en ciblant le muscle. Le porteur affirme que suivre à la fois l'effet musculaire et l'absorption par le foie impose un "organisme vivant entier".
Objectifs
Les myopathies centronucléaires, sont des myopathies congénitales très sévères caractérisées par une faiblesse musculaire, une forte atrophie et des anomalies de la structure des fibres musculaires. La myopathie centronucléaire liée à l'X (XL-MTM), due à des mutations de la myotubularine, MTM1, est la plus commune et la plus sévère des formes de myopathies centronucléaires, caractérisée par une hypotonie néonatale sévère et un décès précoce. Il a été précédemment montré qu'un niveau trop élevé d’une certaine protéine dans le muscle semblait jouer un rôle majeur dans la survenue de cette myopathie et que la sous-expression de cette protéine dans un modèle murin reproduisant les caractéristiques de la maladie, pouvait l’améliorer. L’équipe a également montré qu’il est aussi possible de traiter des souris malades quand elles sont déjà affectées. Nous avons actuellement un composé en essai clinique pour réduire l’expression de la protéine impliquée. Pour concevoir l'essai clinique, les études sur la souris ont été essentielles afin d'effectuer une modélisation PK/PD (pharmacocinétique et pharmacodynamique) et de choisir les doses et la fréquence d'administration appropriées en clinique. Cependant, pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter de donner une dose trop élevée du composé et risquer d'induire une toxicité. Par exemple, il est connu que certains patients atteints de XL-MTM ont une maladie du foie sous-jacente. L'objectif de ce projet est de soutenir l'efficacité et l'innocuité de notre composé en clinique via une approche permettant d’augmenter son efficacité tout en réduisant sa toxicité, et ce, en le conjuguant à une molécule qui cible certains récepteurs préférentiellement exprimés dans le muscle. Cette approche éviterait que le composé soit fortement exprimé dans les tissus non ciblés, tel que le foie, et permettrait d'utiliser des doses réduites du composé conjugué en clinique pour atteindre le même effet thérapeutique qu'une dose plus élevée du composé sans conjugaison. Nous souhaitons donc tester ce composé conjugué dans le modèle murin XL-MTM et comparer son efficacité et sa sécurité à notre composé non conjugué.
Bénéfices attendus
Nous avons actuellement un composé en essai clinique pour réduire notre protéine cible, dynamine 2. Pour concevoir l'essai clinique, les études sur la souris ont été essentielles. Pour des raisons de sécurité, nous voulons éviter de donner une dose trop élevée du composé et risquer d'induire une toxicité. Il est connu que certains patients de notre étude ont une maladie du foie sous-jacente. Notre composé étant injecté par voie systémique, il peut atteindre d'autres tissus que le muscle, notamment le foie. L'objectif de ce projet et son bénéfice sont donc de soutenir l'efficacité et l'innocuité de notre composé en clinique. En améliorant son ciblage musculaire, on peut utiliser une dose moindre pour un effet thérapeutique équivalent ou supérieur et ainsi augmenter la puissance et la sécurité du composé.
Procédures
Des injections ainsi qu'une évaluation de leur phénotype (évaluation de la gravité de la maladie) seront effectué 1 fois par semaine pendant 3 semaines (soit 3 injections) sur tous les animaux des procédures expérimentales (soit 240 animaux au total). Les injections durent 1 à 2 minutes par souris. L’évaluation du phénotype est constituée d’une évaluation plus visuelle qui dure moins de 2-3 minutes et d’un test d’agrippement qui dure maximum 1 minute et qui est répété 3 fois avec 5 minutes de repos entre chaque test. A la fin de ces 3 semaines, à 5 semaines d'âge, les dernières procédures seront effectuées sous anesthésie générale sans réveil : chirurgie et mesure de la contraction d’un muscle du membre postérieur et prélèvement sanguin par ponction intracardiaque. Cette chirurgie (anesthésie, dissection, mesure de la contraction du muscle et la ponction intracardiaque) dure au total 1 heure par souris.
Impact sur les animaux
La première nuisance attendue sur les animaux est l’effet du phénotype dommageable de la lignée choisie. En effet, les souris, dès l’âge de 3 semaines, développent les premiers signes d’une atrophie musculaire. Cette atrophie se caractérise par une non prise puis une perte de poids, une faiblesse musculaire de plus en plus importante conduisant à la paralysie des membres inférieurs, une difficulté à s’alimenter et à s’hydrater. Sans traitement, ces critères durent et s’amplifient jusqu’à la mort des souris vers 7-8 semaines. Les traitements mis en place dans nos procédures ont pour but de limiter la perte de poids voire de permettre une reprise de croissance, d’empêcher la paralysie des membres et prolonger la durée de vie des animaux. La seconde nuisance potentielle attendue sur les animaux est due aux injections qui peuvent induire des signes d'inflammation, induration, infection, occlusion intestinale (perte de poids et gonflement ventral).
Devenir
Les animaux de la procédure maintien de la lignée sont maintenus en vie pour les procédures suivantes. Lors des procédures qui suivent : Etude pilote et Dose réponse, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale, après mesure de la contraction musculaire in situ et prélèvement sanguin par ponction cardiaque (le tout fait sous anesthésie générale).
Remplacement
Nous savons que notre composé, étant injecté systémiquement, est fortement retenu dans le foie des animaux. Or certains patients présentent une maladie du foie sous-jacente. Avec le conjugué que nous souhaitons tester nous espérons d’une part pouvoir limiter son action aux muscles et d’autre part diminuer la dose sans diminuer l’efficacité. Pour attester cela, nous devons pouvoir regarder, après l’injection de nos composés, dans un même animal, l’efficacité sur les muscles et le niveau d’absorption par le foie. Ceci ne peut être étudié que sur un organisme vivant entier, d’où l’utilisation des souris.
Réduction
Les lots ont été établis en utilisant une méthode statistique adpatée à l'évaluation de l'atrophie musculaire et de l'effet des composés testés sur cette atrophie. Il a été déterminé que le nombre optimal de souris par groupe sera de 15 souris pour atteindre une différence statistiquement significative lorsqu’un phénotype apparait entre les souris contrôles et les souris génétiquement modifiées. Afin de limiter le nombre de groupes expérimentaux utilisés nous avons diminué le nombre de groupes expérimentaux en ne reproduisant pas les groupes expérimentaux déjà testés dans les études précédentes sachant que les résultats obtenus sont stables et homogènes. Avant de lancer notre étude complète nous réaliserons également une étude pilote pour vérifier la faisabilité de notre projet. En effet, si l’injection de notre composé conjugué ne s’avère pas plus efficace et moins « toxique » que notre composé non conjugué actuellement en clinique, alors l’étude complète ne sera pas effectuée.
Raffinement
Une surveillance quotidienne permettra de repérer précocement les signes de souffrance / douleur / stress. Dès l’apparition de ces signes un suivi sera effectué via une fiche scoring pour définir les points limites permettant de prendre les mesures appropriées en fonction du niveau observé, limitant ainsi la souffrance de l'animal. Afin d'améliorer le bien-être animal tout au long de la vie de l'animal, de la nourriture adaptée à ce modèle de souris sera utilisée (eg. de la nourriture et de l’eau en gel ainsi que quelques croquettes seront placées dans la cage pour les souris malades à la place des croquettes sur la grille).
Choix des espèces
Nous souhaitons suivre à la fois l'efficacité du traitement et les effets secondaires sur les autres organes que les organes cibles, notamment le foie, nous devons donc utiliser un organisme vivant entier. Le modèle de la maladie que nous étudions : myopathie myotubulaire liée à l'X, est disponible chez le chien et la souris. L’utilisation du modèle canin pour une étude pilote/préclinique n’étant pas la plus adéquate (disponibilité de la lignée, nombre nécessaire, durée de vie des animaux, long processus de reproduction…) nous proposons de réaliser ces techniques sur une lignée de souris MTM1 KO disponible dans nos laboratoires. Les animaux seront étudiés à partir de l'âge de 3 semaines (âge d'apparition des symptômes et début du traitement) jusqu'à l'âge de 5 semaines pour pouvoir analyser l'effet "immédiat" du traitement sur les souris.
Mesure du glycogène cérébral par spectroscopie et imagerie métabolique par résonance magnétique nucléaire chez la souris : Application à l’étude du modèle transgénique de la maladie de Pompe et évaluation d’un traitement expérimental.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Porteuses d'une mutation reproduisant la maladie de Pompe, elles reçoivent quatre injections intraveineuses d'un candidat-médicament et jusqu'à trois passages à l'IRM sous anesthésie de deux à quatre heures, pour tester si l'imagerie du glycogène cérébral suit la réponse au traitement. Le porteur indique que ce traitement peut provoquer une réaction de type allergique, chute de température et léthargie, et que les souris développent les symptômes de la maladie modélisée. Il affirme que les modèles in vitro de la barrière hémato-encéphalique ne suffisent pas et conclut au recours à l'animal comme une "nécessité".
Objectifs
Au-delà du signal de l’eau, la spectroscopie et l’imagerie RMN in vivo permettent de détecter et quantifier de nombreux métabolites d’intérêt pour la biochimie, la physiologie et la pharmacologie que ce soit en conditions normales ou pathologiques. En particulier, les méthodologies à très hauts champs magnétiques permettent de détecter indirectement certains métabolites. Ces nouvelles approches d’imagerie offrent des perspectives extrêmement intéressantes pour l’étude non-invasive du métabolisme cérébral. Elles doivent permettre d’apporter une multitude d’informations physiologiques et biochimiques qui pourraient à terme aider à la compréhension des maladies cérébrales, mais aussi des maladies métaboliques affectant les muscles et de certains cancers. Ces méthodes pourraient surtout servir à l’évaluation de nouvelles thérapies. Par exemple, la spectroscopie et l’imagerie CEST/nOe à très haut champ magnétique permettent de détecter le glycogène cérébral (IRM glycoCEST/nOe) et peuvent servir de biomarqueurs non-invasifs de la progression de la maladie de Pompe et de la réponse positive à un traitement expérimental. La maladie de Pompe est une maladie métabolique rare liée à un déficience en enzyme alpha-glucosidase (GAA) fonctionnelle qui dégrade le glycogène lysosomial en glucose. Sa déficience entraîne une accumulation pathologique du glycogène dans les cellules qu’elles soient musculaires ou neuronales/gliales. Une thérapie enzymatique de remplacement existe et permet déjà d’améliorer le destin des malades mais ces enzymes de remplacement accède difficilement au cerveau. Des modèles de souris transgéniques de la maladie de Pompe ont été développés afin de mieux caractériser la maladie et aider à la découverte/validation de nouveaux traitements. Notre objectif principal est donc d’évaluer chez un modèle de souris transgénique de la maladie de Pompe (« 6neo/6neo »), l’IRM glycoCEST/nOe en tant qu’outil de suivi du processus pathologique et d’évaluation de l’efficacité d’un traitement expérimental en cours de développement.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus sont : 1/ La démonstration de l’efficacité du traitement expérimental, c’est-à-dire la baisse du niveau de glycogène cérébral chez la souris modèle de la maladie Pompe traitée ; 2/ La confirmation que l’imagerie CEST/nOe du glycogène permet le suivi longitudinal et non-invasif de cette baisse en glycogène préfigurant un éventuel protocole d’imagerie CEST/nOe du glycogène chez le patient atteint de la maladie de Pompe.
Procédures
Les souris modèles de la maladie de Pompe seront soumises à un traitement d’un mois consistant en 4 injections intraveineuses (du candidat-médicament ou témoin) auxquelles s’ajouteront jusqu’à 6 injections intrapéritonéales d’anti-histaminique pour le groupe « traité », en prévention d’une éventuelle hypersensibilité au candidat-médicament. Par ailleurs, tous les animaux seront scannés à l’IRM sous anesthésie un maximum de 3 fois, la durée de chaque examen étant prévus de 2 à 4 heures.
Impact sur les animaux
Les souris modèles de la maladie de Pompe souffrent de symptômes (phénotype dommageable) à partir de l’âge de 6-8 mois. Leur statut clinique est décrit à l’aide d’une grille de score clinique définie selon 4 stades cliniques, le dernier stade entrainant la mort de l’animal sans intervention. Dans le cadre de cette étude, les animaux seront étudiés au stade 1 à 2. Le traitement expérimental peut induire une hypersensibilité de type « allergique » : baisse de température corporelle, posture voutée, léthargie dans les 10 minutes suivant l’injection.
Devenir
En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés et leurs cerveaux prélevés afin de réaliser des analyses biochimiques post-mortem.
Remplacement
Un des problèmes que ce projet vise à évaluer concerne la capacité du traitement expérimental à agir au niveau cérébral en dépit de la Barrière Hémato-Encéphalique (BHE). Les modèles in vitro actuels de la BHE, voire de l’ensemble du cerveau ne permettent pas de mimer leur complexité anatomique, fonctionnelle et métabolique. Le passage par l’expérimentation animale demeure donc une nécessité.
Réduction
L’utilisation de l’IRM en tant que méthode d’imagerie cérébrale non-invasive et non-irradiante permet de mettre en place un protocole de suivi longitudinal du glycogène cérébral économe en animaux (par rapport aux seules alternatives que sont les dosages post-mortem) pour mettre en évidence l’éventuel effet thérapeutique du traitement expérimental. Des effectifs de 20 souris (10 mâles / 10 femelles) par groupe sont considérés sur la base de nos résultats précédents. Toutefois, afin de réduire le nombre d’animaux, nos expériences auront lieu en deux temps : d’abord des cohortes de 10 souris (5 males/5 femelles) seront étudiées. Les données seront collectées et analysées. En cas de résultat positif (diminution du glycogène cérébral chez les souris Pompe « traitées »), nous arrêterons l’étude. En cas de résultat négatif, nous complèterons l’étude pour atteindre des effectifs de 20 souris par groupe et confirmer le résultat.
Raffinement
Compte tenu des effets indésirables attendus, nous avons prévu : 1/ Nous favoriserons l’accès des animaux présentant des symptômes à la nourriture et la boisson (en plaçant la nourriture directement dans la cage en particulier des formulations d’eau et de nourriture gélifiées, ou en utilisant des biberons à pipette allongée). L’évolution clinique et le poids des animaux seront monitorés a minima une fois par mois avant l’apparition des symptômes, puis a minima une fois par semaine pour les souris symptomatiques. 2/ Pour prévenir les réactions d’hyper-sensibilité possiblement induites par le traitement expérimental, un anti-histaminique (prométhazine) sera systématiquement administré en parallèle des injections.
Choix des espèces
La souris est un modèle souvent employé dans les études en biologie et santé qui nécessitent le recours à un modèle animal. L’organisation, la physiologie et le métabolisme du cerveau des souris sont bien connus dans le monde scientifique. Par ailleurs, de très nombreux modèles de souris transgéniques permettent aujourd’hui de valider la pertinence de biomarqueurs et d’évaluer l’efficacité potentielle de traitement expérimentaux avant leur évaluation chez l’Homme. Des animaux adultes mâles et femelles âgées de 6 à 12 mois (donc avec la maladie) et contrôles seront examinés.
Mesure de l’utilisation digestive fécale de l’énergie des aliments chez le porc
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Remis en élevage à la fin des essais "pour poursuivre leur croissance", 1 250 porcs d'environ 50 kg vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun passe 21 jours en cage individuelle, dont 10 jours aux mouvements limités pour recueillir des fèces sans urine, afin de mesurer l'énergie qu'il tire d'un aliment, à raison de 5 porcs par aliment testé. Le porteur cite comme nuisances le stress de cet isolement partiel et une possible néophobie alimentaire, et retient des objets à manipuler que les porcs ne peuvent pas ronger, pour ne pas fausser les mesures. Les résultats doivent aider à composer les aliments des élevages commerciaux, et le porteur affirme avoir "besoin d'avoir recours à des essais sur animaux" pour atteindre cette précision.
Objectifs
Les aliments des porcs sont constituées de matières premières qui sont combinées dans une recette permettant de satisfaire au mieux les besoins nutritionnels des animaux, tout en limitant les excédents nutritionnels préjudiciables au bien-être animal (développement de maladies métaboliques, surpoids entraînant des troubles locomoteurs, inadaptation digestive à l'origine de diarrhée). Les matières premières utilisées dans les aliments doivent donc systématiquement faire l'objet d'études de caractérisation. L'un des principaux critères permettant la combinaison des matières premières dans une recette est leur teneur en énergie. Celle-ci est déterminée sur la base de l'utilisation digestive de l'énergie, qui est mesurée par différence entre les quantités d'énergie ingérée et excrétée dans les fèces. L'objectif du projet est de déterminer l'utilisation digestive de l'énergie des aliments chez le porc.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre de disposer de connaissances concernant la valeur nutritionnelle des aliments. Celles-ci sont bénéfiques pour les animaux, l'environnement, les éleveurs et l'ensemble de la société car elles permettent une meilleure utilisation des ressources alimentaires, diminuant ainsi les risques métaboliques pour les animaux, les risques liés aux impacts environnementaux des élevages et la compétition entre les animaux et l'homme pour l'utilisation des ressources alimentaires.
Procédures
Les animaux seront soumis à des conditions d'hébergement particulières (hébergement individuel pendant 21 jours et limitation des mouvements pendant 10 jours).
Impact sur les animaux
La principale nuisance est liée aux modalités d'hébergement. D'une part, les animaux sont placés en cages individuelles. D'autre part, les mouvements des animaux sont limités pendant la deuxième phase du projet pour la collecte des fèces non contaminées par de l'urine. Ces pratiques pourront induire un stress pour les animaux, qui seront partiellement isolés de leurs congénères. Les aliments qui seront utilisés pendant les études seront également variables et différents des aliments consommés préalablement par les animaux. Une néophobie alimentaire est donc possible.
Devenir
Les animaux réintègrent une structure d'élevage pour poursuivre leur croissance.
Remplacement
Nous souhaitons mesurer l'utilisation digestive des aliments chez le porc. Pour cela, nous ne disposons pas de modèles (in vitro ou mathématiques) suffisamment précis pour permettre la représentation de la complexité biologique des phénomènes digestifs et nous avons besoin d'avoir recours à des essais sur animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux est calculé comme étant le nombre d'animaux strictement nécessaire pour mesurer l'utilisation digestive de l'énergie des aliments avec une précision suffisante (nous considérons qu'un écart-type de 1% est nécessaire pour que les mesures réalisées soient bénéfiques pour la connaissances des valeurs nutritionnelles des aliments). Sur la base de nos essais antérieurs, cette précision est atteinte avec un effectif de 5 animaux par aliment. Les comparaisons entre aliments seront réalisées sur la base d'analyses de variance dans les conditions d'application des modèles statistiques linéaires généralisés.
Raffinement
Les animaux sont toujours placés à proximité de leurs congénères pendant le projet, soit en contact direct (phase d'adaptation), soit en contact visuel et auditif (phase de collecte). Toutes les cages sont équipées de dispositifs d'enrichissement qui sont renouvelés régulièrement et au gré des comportements individuels. Nous utiliserons des matériels manipulables (chaînes métalliques et balles en plastique dur) qui ne peuvent pas être rongés par les porcs, car cela aboutirait à la présence de résidus dans les fèces, pénalisant les mesures. Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel expérimenté afin de détecter l'atteinte d'un point limite.
Choix des espèces
Il s'agit de l'espèce-cible des études. Les animaux seront en croissance, d'un poids moyen de 50 kg. Ce poids correspond au poids vif moyen des animaux présents dans les élevages commerciaux et qui sont la cible des résultats du projet.
Evaluation écotoxicologique de substances et d’effluents
- Protection de l’environnement
Saumons : 2500
Loups de mer : 1000
Autres poissons : 3000
9 000 poissons, poissons zèbres, saumons, loups de mer et autres espèces, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, la quasi-totalité tuée et 70 poissons zèbres conservés pour l'élevage. Ils sont exposés dans l'eau à des concentrations de substances chimiques, effluents, biocides ou produits phytosanitaires, dans des essais où la mort d'un certain nombre d'individus est le résultat recherché. Le porteur indique que ces essais réglementaires servent à évaluer la toxicité pour l'environnement. Les poissons issus de ces procédures sévères ne peuvent être ni réutilisés ni relâchés.
Objectifs
La qualité des écosystèmes et leur préservation est en lien directe avec la santé. Dans ce cadre, il est important d’établir des diagnostics de l’état de ces écosystèmes et également de prédire l’impact potentiel des activités anthropiques sur ces écosystèmes. La toxicité des effluents, des produits chimiques, des phytosanitaires et biocides ou des substances sur les écosystèmes aquatiques est évaluée en utilisant différents modèles biologiques comme des bactéries, des végétaux, des invertébrés et des poissons. Les effets recherchés peuvent être aigus (mort) ou chroniques (croissance, développement larvaire). Ces essais rentrent dans le cadre de nombreuses règlementations (CLP, REACH, directive biocide, directive phytosanitaire) et permettent d’évaluer les risques pour l’environnement. Cette étude correspond à l’évaluation de la toxicité aiguë sur les poissons en suivant la ligne directrice OCDE 203 ou une méthode équivalente. L'objectif du projet est de déterminer les concentrations en élément d'essai entrainant des effets sur la survie des poissons. Les valeurs à déterminer sont la concentration n'entrainant pas d'effet (NOEC) et si nécessaire la concentration entrainant 10% ou 50% d'effet sur la survie des poissons.
Bénéfices attendus
Les résultats obtenus permettent l'étiquetage des substances et la réalisation de l'évaluation des risques des substances introduites dans l'environnement.
Procédures
Les animaux sont exposés à des concentrations en substance chimiques via le milieu aquatique. Il n'y a pas de prélèvements ni de procédures chirurgicales.
Impact sur les animaux
Cet essai visant à déterminer la toxicité aiguë vis-à-vis des poissons, il est probable qu'un certain nombre d'individus meurent au cours de la procédure.
Devenir
Les animaux sont issus d'une procédure sévère, ils ne peuvent donc pas être réutilisés. De plus, les espèces de poissons utilisées ne sont pas toutes des espèces domestiques qui peuvent être replacés en aquarium ou par des associations.
Remplacement
Dans le cas où des méthodes alternatives, des essais sur lignées cellulaires ou des essais sur les embryons de poissons n'ont pas permis de dériver des données fiables, les autorités peuvent exiger un essai de toxicité aiguë sur poisson.
Réduction
Les données issues d'essai sur les oeufs de poissons peuvent être utilisées à la place de l'essai préliminaire. Dans le cas où les essais poissons sont réalisés en même temps que d’autres essais (par exemples daphnies et algues), ces essais sont réalisés au préalable et un essai limite avec 7 poissons par condition est réalisé sur les poissons à la concentration entrainant 50% d'effet la plus basse des autres tests conformément à la monographie n°126 de l’OCDE. Utilisation de 14 poissons par test limite au lieu de 42 poissons pour un test complet. Si plusieurs essais sont réalisés en même temps, les témoins sont mutualisés.
Raffinement
Une charge maximale de 0.8 g de poids frais/L est utilisée au cours des tests. la concentration en oxygène dissout doit être maintenu au dessus de 60%. Les perturbations (vibrations ou bruit excessifs, par exemple) qui pourraient modifier le comportement des poissons doivent être évitées ou réduites autant que possible. Les poissons témoins pourront être en fonction des demandes placés à la fin du test. Une observation journalière des organismes est réalisée a minima et 2 fois par jour si apparition de symptômes évocateurs de souffrances.
Choix des espèces
Les espèces utilisées sont celles préconisées dans les normes imposées par les règlementations. Les poissons utilisés seront au stade juvénile ou adulte conformément aux normes utilisées.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
900 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une toxine, la 6-OHDA, leur est injectée dans le cerveau sous anesthésie pour détruire des neurones et reproduire une maladie de Parkinson, avant l'administration d'apomorphine, d'amphétamine ou de L-DOPA et une série de tests d'activité et de coordination motrices, pour évaluer des candidats-médicaments. Le porteur indique une perte de poids possible après l'anesthésie, corrigée par des gels nutritifs. Les rats sont ensuite tués pour prélever le cerveau et mesurer la lésion.
Objectifs
Chez l’homme, la maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elle touche actuellement plus de 10 millions de personnes dans le monde et son impact socio-économique est en constante augmentation due à l’allongement de la durée de vie. La maladie de Parkinson se caractérise par l’apparition de troubles moteurs importants causés par la mort des neurones dopaminergiques dans une région particulière du cerveau appelée substance noire compacte. Actuellement, le traitement de référence de cette maladie est la lévodopa (ou L-DOPA) qui permet de compenser la diminution de dopamine dans cette région du cerveau. Toutefois, bien que ce traitement soit très efficace durant les premières années , ce qui est couramment comparé à une « lune de miel », ces patients voient rapidement apparaitre des mouvements involontaires anormaux appelés dyskinésies qui vont impacter très fortement leur qualité de vie. Dans ce contexte, il est capital de trouver de nouvelles pistes thérapeutiques afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cette maladie. Les objectifs de ce projet sont de modéliser la maladie de Parkinson en injectant la 6-OHDA un analogue de la dopamine dans le cerveau de rat afin de reproduire la destruction sélective des neurones dopaminergiques de la substance noire compacte. Après une récupération post-opératoire de 3 semaines, les animaux seront traités de façon chronique à la L-DOPA pendant 3 semaines afin de reproduire les dyskinésies observées chez l’homme. Nous pourrons ainsi évaluer l’effet de candidats-médicaments sur les symptômes moteurs de ce modèle de la maladie de Parkinson ainsi que sur les dyskinésies induites par la L-DOPA en utilisant différents tests de comportement.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont la mise au point de nouveaux médicaments pour traiter la maladie de Parkinson chez l’homme, qui concerne plus de 10 millions de personnes dans le monde à l’heure actuelle. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (rat) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés et le choix de l’espèce la plus prédictive en fonction de l’objectif scientifique attendus.
Procédures
L’ensemble des animaux de ce projet sera soumis à une anesthésie générale permettant l’injection de 6-OHDA dans le cerveau. Trois semaines après l'anesthésie, une administration périphérique d'apomorphine et/ou amphétamine sera réalisée afin de vérifier la présence de problèmes moteurs de type parkinsonien via des . Dans certains cas, un groupe d’animaux recevra également de la L-DOPA, le traitement de référence de la maladie de Parkinson chez l’homme afin d’induire des dyskinésies. Des candidats-médicaments seront administrés aux animaux durant l’étude afin d’évaluer leurs effets sur les symptômes moteurs du modèle. Les animaux seront testés dans différents tests de comportements (activité spontanée, fonction motrice, coordination motrice, évaluation des dyskinésies). Les animaux (vigiles ou anesthésiés) pourront également être soumis à des prélèvements de sang.
Impact sur les animaux
La procédure d’injection dans le cerveau est composée d’un protocole anesthésique et analgésique maitrisé ainsi que d’un suivi post-opératoire adapté. Dans les premiers jours après l’anesthésie générale, une perte de poids transitoire peut être observée et sera rapidement corrigée grâce à l’utilisation d’aliments riches et faciles à consommer tels que des gels nutritifs. Trois semaines après l’anesthésie générale, une administration périphérique d'apomorphine et/ou d'amphétamine permettra de mettre en évidence les symptômes moteurs de type parkinsonien via des tests de comportement. Les animaux vont ainsi tourner en rond quelques heures. Par la suite, certains animaux recevront une piqûre quotidienne de L-DOPA afin d’induire des mouvements involontaires comme ceux rencontrés chez les patients traités au L-DOPA. Les animaux vont ainsi présenter des mouvements anormaux comme des rotations ou des mouvements involontaires pendant quelques heures. Les effets potentiellement indésirables des candidats-médicaments qui seront testés dans ce modèle feront l’objet d’échange avec les inventeurs du médicament et les responsables du bien-être animal afin d’adapter les outils d’observations des animaux pour permettre la mise en place de traitements des potentiels signes cliniques. L’administration et le prélèvement de sang seront effectués par un personnel entraîné et la douleur associée sera réduite à son minimum et sera l’équivalent d’une piqure.
Devenir
A l’issue des tests de comportements, les animaux seront euthanasiés afin de prélever des organes, comme le cerveau, ce qui permettra d'évaluer la lésion cérébrale réalisée et l'éventuel impact d’un candidat-médicament sur cette lésion. Les animaux seraient également euthanasiés si des effets indésirables étaient provoqués par les candidats-médicaments et atteindraient les points limites fixés.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le rat car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson ou sur les dyskinésies induites par le traitement de référence, la L-DOPA. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, le rat est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
En se basant sur la littérature et une évaluation rétrospective de notre précédent projet, nous avons été en mesure d’établir un nombre minimal et suffisant d’animaux requis afin d’obtenir des résultats rigoureux et significativement pertinent. L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par la mise au point de procédures rigoureuses, la formation du personnel, un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, le recours aux procédures les moins invasives possibles, la détermination des points limites, le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, un protocole analgésique adapté pour l’injection et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux.
Choix des espèces
Le rat est l'une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un candidat-médicament sur les symptômes liés à la maladie de Parkinson. En effet, pour modéliser la physiopathologie associée à la maladie de Parkinson nous avons besoin d’un organisme entier afin de réaliser une évaluation comportementale avec des tests fiables, reproductibles, validés et reconnus par la communauté scientifique. Ce projet utilisera uniquement des animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Formation aux gestes techniques et chirurgicaux pour les études portant sur l’AVC
- Formation professionnelle
Rats : 100
2 500 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit un cathéter veineux puis sert à provoquer un accident vasculaire cérébral par thrombine, chlorure de fer ou électrocoagulation, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des expérimentateurs aux gestes techniques et chirurgicaux. Le porteur présente cette formation comme un moyen de réduire à terme le nombre d'animaux utilisés dans les études de l'établissement. Les animaux sont tués par perfusion transcardiaque après imagerie.
Objectifs
L'AVC est une maladie qui survient de manière inattendue et a une issue désastreuse. Environ 17 millions de personnes connaîtront un épisode d'AVC chaque année dans le monde, dont 60% gardent des séquelles neurologiques, tandis que 40 % des cas entraîneront la mort. La thrombolyse avec l'activateur tissulaire du plasminogène recombinant intraveineux (rtPA) est le seul traitement médicamenteux approuvé pour les patients ayant subi un AVC ischémique aigu, mais son utilisation est limitée par une fenêtre thérapeutique étroite, une efficacité sélective et des complications hémorragiques. Les projets associés à cette pathologie qui sont réalisés dans l'établissement utilisent des techniques méritant un apprentissage pour acquérir la finesse des gestes techniques et chirurgicaux. Cette formation pratique aura pour résultat de réduire le nombre d'animaux des groupes expérimentaux associés aux projets ultérieurs grâce à une meilleure reproductibilité des gestes chirurgicaux des expérimentateurs ainsi qu'une meilleure prise en charge du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Cette stratégie d'apprentissage a pour but d'améliorer les résultats des projets précliniques sur les AVC. Le nombre d'animaux utilisés dans les projets scientifiques ultérieurs sera réduit du fait de la meilleure reproductibilité des gestes des expérimentateurs. La prise en charge des animaux sera également améliorée (soins pré, post-opératoire), ce qui participera à l'amélioration du bien-être des animaux.
Procédures
1 - Pose d’un cathéter intraveineux pour injection de traitements (n=2500, durée de la procédure :15 minutes) 2 - Approches endovasculaires : (n=1800 souris = 12 personnes x 5 ans de projet x 10 souris par type de modèle x 3 modèles pour cette procédure) et (n =75 rats pour 3 personnes = 5 ans de projet x 5 rats par type de modèle x 3 types de modèles dans cette procédure) 2.1 - Modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale par injection de thrombine (durée de la procédure :1.5 heures) 2.2 - Modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale par application de FeCl3 (durée de la procédure :1.5 heures) 2.3 - Modèle d’ischémie thromboembolique cérébrale focale par électrocoagulation (durée de la procédure :1.5 heures) 3 - Approche extracranienne (n=600 souris = 12 personnes x 5 ans de projet x 10 souris pour ce modèle, durée de la procédure: 45 minutes) et (n=5 ans de projet x 5 rats pour ce type de modèle = 25 rats pour 3 personnes) 4 - Evaluation des lesions cérébrales par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) et/ou par échographie ultrasonore (n=2500, durée de la procedure :15 minutes). La totalité des animaux (n=2500) seront mis à mort par perfusion transcardiaque selon la dérogation. Chaque animal subira la procédure 1 : pose de cathéter dans la veine caudale de la queue, la procédure 2 ou 3 suivant le type d'approche et le type de modèle, la procédure 4 d'imagerie suite à l'induction de l'ischémie et seront enfin perfusés (dérogation de mise à mort).
Impact sur les animaux
Ce projet à titre d'apprentissage sera soumis à une attention et un encadrement strict pour garantir le bien-être des animaux pendant cette phase d'entrainement. Le stress de l'experimentateur qui manipule l'animal (préhension de l'animal dans sa cage) et la douleur occasionnée lors des procédures (gestes chirurgicaux) sont pris en charge par une couverture analgésiante, anesthésiante, du contrôle de la température des animaux et d'un encadrement supplémentaire. Un environnement contrôlé par des conditions d'hébergements réglementaires et une surveillance strict pallient également les nuisances attendus sur les animaux.
Devenir
A partir de la procédure 1 (Pose de cathéter sur la veine caudale), tous les animaux seront utilisés pour les procédures suivantes : un type de modèle selon l'approche pour induire l'ischémie (procédure 2 ou 3) et la procédure d'imagerie suivie de la perfusion transcardiaque.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques d'apprentissage de chirurgies actuelles de substitution ne permettent pas d'acquérir les gestes techniques. Nous avons sélectionné les modèles expérimentaux les plus utilisés dans la thématique. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend ces espèces (souris et rat) particulièrement intéressantes dans le cadre des études portant sur l'AVC.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction tout en aquérant un certain niveau d'expertise technique. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, et selon l'expertise nécessaire à la bonne réalisation des gestes techniques. Ainsi, le nombre d'animaux nécessaire dans chaque procédure a été calculé par l'expérience de plus de vingt ans de formation aux gestes chirurgicaux des personnels dans l'établissement. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expériencen prédisposition pour ce type de gestes), le nombre de 10 animaux par modèle pourra être revu à la baisse en fonction de l'aisance des expérimentateurs. L’utilisation d’outils d’imagerie non invasive (IRM, échographie) permettent de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés. L'utilisation d'un animal pour un enchainement de procédures légères et modérées réduit également le nombre total d'animaux.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7j/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
La souris (mus musculus) est l’espèce de référence utilisée pour étudier l’inflammation et l’ischémie cérébrale dans la littérature. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont également bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les travaux de recherche pré-cliniques ont amené à développer l'utilisation de souris transgéniques (tPA null/tPA KO). Cela renforce l'intérêt de s'entrainer sur des souris : espèce qui sera utilisée par la suite. Le rat (Rattus norvegicus) reprend les caractéristiques de la pertinence de l'utilisation de la souris citées ci-dessus mais il est utilisé à moindre mesure, justifiant son nombre plus limité prévu ici. Il n'existe pas de rats transgéniques sur la thématique mais sa morphologie suscite son intérêt pour l'imagerie grâce à plus grande taille et à sa palette comportementale plus grande que la souris. Les animaux utilisés seront âgés de 10 semaines et auront un poids de 35 g environ pour les SWISS et d'environ 20 g pour les C57BL/6J et d’environ 300 g pour les rats Wistar ou SPRAGUE DAWLEY âgés de 10 semaines également. Nous réaliserons nos modèle sur des adultes afin de pouvoir pratiquer sur des animaux du même stade de développement que ceux utilisés en majorité dans les modèles d’AVC.
Développement d’un dispositif de déformation de la paroi artérielle d’anévrismes cérébraux dans un modèle préclinique lapin
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
18 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur crée un anévrisme cérébral par cathéter à ballon introduit dans la carotide, laissé mûrir jusqu'à trois mois, avant l'insertion d'un dispositif de mesure puis la résection du tissu. Le porteur reconnaît des complications déjà observées sur un modèle voisin, hémorragies mortelles, gangrène d'une patte, réouverture de plaies et perte d'appétit. Il présente le lapin comme un modèle validé et justifie le recours à l'animal après des essais sur artères imprimées en 3D.
Objectifs
Un anévrisme intracrânien correspond à une anomalie anatomique résultant d’une déformation structurale et résiduelle de la paroi d’une artère cérébrale. On estime qu’entre 2 et 5% de la population possède un anévrisme cérébral. Le risque annuel de rupture de ce dernier varie entre 1 et 4% dans la population porteuse de la pathologie (130000 AVC chaque année en France). Les anévrismes intracrâniens sont généralement découverts lors de leur rupture, ce qui entraîne, dans un cas sur quatre environ, le décès du patient avant même son arrivée à l’hôpital. La formation d’un anévrisme peut être interprétée comme une dégradation locale des propriétés mécaniques du tissu artériel et dans le cadre de ce projet, nous proposons de développer un dispositif de caractérisation in vivo des anévrismes cérébraux, de le valider sur des artères artificielles, puis de le tester sur l’animal. Les objectifs du projet sont les suivants : • Expérimentation in vivo sur modèle lapin avec anévrisme induit permettant l’établissement d’une gamme de pressions n’engendrant pas la rupture de l’anévrisme et étant suffisamment importante pour être détectée à l’imagerie • Imagerie de l’anévrisme induit durant l’essai grâce à un scanner spectral qui permettra l’obtention d’images durant le temps de sollicitation de la paroi anévrismale.
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément la pathologie visée. Sur du court terme, comme indiqué au préalable, l’identification d’une gamme de pressions est visée. Ce projet aura aussi pour bénéfice de permettre la validation de notre prototype de sollicitation de la paroi anévrismale in situ et in vivo. Cette étape semble indispensable avant de passer à l’expérimentation de notre dispositif sur modèle anatomique humain. Effectivement, sur du long terme, l’objectif principal de ce projet est de donner un outil de diagnostic aux praticiens quant à la distance à la rupture ou non d’un anévrsime à partir des propriétés biomécaniques de la paroi.
Procédures
Les lapins seront soumis à une procédure d’induction d’anévrisme classée sévère. Cette procédure implique une anesthésie générale des animaux afin d’introduire via l’artère fémorale un système de cathéter avec ballon, monté jusque dans l’artère carotide commune afin de créer l’anévrisme. Selon les groupes, la procédure pourra s'étendre jusqu'à 3 mois (1 mois, 2 mois, 3 mois) à compter de la création de l’anévrisme afin de tester et de comprendre l’effet du temps de maturation sur la fragilité des parois anévrismales (durée opération création anévrisme entre 45 et 60 minutes). Les lapins seront de nouveau anesthésiés afin d’introduire le dispositif de caractérisation jusque dans l’anévrisme réalisé et imagés (durée 45 minutes + imagerie 30 minutes).
Impact sur les animaux
Les lapins seront soumis à une procédure d’induction d’anévrisme classée sévère. Hormis les décès liés à une complication pendant la réalisation de la procédure d'anévrisme (hémorragie ) ; sur un précédent modèle, avec un même abord chirurgical, portant sur l’aorte du lapin, certaines nuisances ont été observées : - réouverture de la plaie par les points de sutures qui sautent, une anesthésie est réalisée pour refaire les points, entrainant une cicatrisation en seconde intention. – de rare cas de gangrènes sur la patte postérieure peuvent être observés en raison d'une injection trop proche du nerf sciatique, entrainant une paralysie du membre - une perte d'appétit : les lapins ne s'alimentent pas après l'opération et deviennent léthargiques.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de procédure, une résection du tissu anévrismal est effectuée afin de réaliser des tests de caractérisations biomécaniques sur ces tissus.
Remplacement
L’expérimentation animale (in vivo) arrive après une phase expérimentale sur artère cérébrale artificielle (impression 3D) ainsi qu’une phase couplée de simulations numériques qui nous ont permis de créer une première itération de notre prototype de dispositif médical qu’il reste à valider en in vivo. De plus les analyses in vitro ne suffisent pas en ce qui concerne les propriétés biomécaniques de la paroi, car des paramètres biofidèles sont très durs à obtenir et à reproduire (élasticité, dégradation de la paroi, multicouche...). La première étape a consisté à développer et à dimensionner un outil de sollicitation de la paroi anévrismale. Un travail de deux ans a été réalisé sur des artères fantômes (imprimées en 3D) en testant différents paramètres afin d’établir une première gamme de pressions utile.
Réduction
Afin de réduire le nombre de lapins nécessaires à l’étude, un test de puissance statistique a été utilisé dans un premier temps. Il s’agit d’un test ANOVA à l’aide du logiciel GPower. Trois groupes de 5 lapins seront créés soit 15 avec 3 lapins supplémentaires afin d’anticiper une mortalité accidentelle, soit un nombre total de 18. La puissance du test statistique utilisé dans ce cas est de 0,95 pour une taille d’effet de 0,81.
Raffinement
La règle de raffinement est appliquée notamment pour l’hébergement. Un hébergement au sol est prévu quand des lapins de sexe femelles seront utilisées : litière, cartons de différentes hauteur, jouet, foin et abreuvement automatique Un hébergement individuel par l’utilisation de cages enrichies quand des lapins de sexe mâles seront utilisés : bâton et bloc de cellulose à ronger, foin, paroi de cages transparentes permettant aux animaux de se voir. Enfin, toutes les procédures expérimentales seront réalisées avec l’utilisation d’anesthésie gazeuse et sous analgésiques pour éviter en tout point que les animaux ne souffrent. Une grille de score et fiche de suivi individuelle permettront de mettre en avant des critères d’interruptions de la procédure et exclusion des animaux.
Choix des espèces
Le lapin reste un des modèles de choix pour la création d’anévrismes cérébraux et est validé par plusieurs publications et est considéré comme un bon modèle préclinique dans cette pathologie. La taille de l’animal permet d’utiliser le prototype de déformation ainsi que l’imagerie souhaitée et il est possible de mimer la pathologie (en termes de dégradation des couches artérielles) humaine avec ce modèle. Les lapins au stade de développement adulte seront utilisés afin d'avoir un accès fémoral et une navigation pendant la procédure aisée.
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
280 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation d'une canule dans le cerveau, sont logés seuls puis reçoivent deux injections quotidiennes d'une formulation dans le liquide céphalorachidien, animal éveillé, avant des tests comportementaux. Le porteur indique que les formulations toxiques peuvent provoquer convulsions, détresse respiratoire et vocalisations, déclenchant la mise à mort. Il présente ce modèle comme un moyen de limiter le recours ultérieur aux primates non humains.
Objectifs
L’objectif de notre projet est de mettre en place un modèle chez le rongeur permettant d’évaluer l'absence de toxicité de différentes formulations de tampon d’un médicament innovant pour les pathologies neurologiques en caractérisant leurs effets sur le comportement général et neurologique. Ce modèle devra permettre la détection d’effets secondaires cliniquement observables liés aux formulations de tampon administrées deux fois par jour dans le cerveau. Le but de ce modèle étant d’éliminer toute toxicité et de valider la sécurité des formulations chez le rat avant de passer à l’étape suivante des tests précliniques sur primates non humains et d'ainsi en limiter leur nombre. Il devra donc être représentatif de ce qui se passe chez le primate non humain. Pour cela, nous réaliserons l’administration de ces formulations deux fois par jour sur une seule journée chez le rat éveillé afin de suivre durant et après le processus d’injection tout signe d’effets secondaires cliniquement observables. Des analyses comportementales permettront d’apprécier le comportement général et neurologique des animaux. Enfin le prélèvement du cerveau des animaux permettra de contrôler le site d’injection et la bonne administration des formulations testées.
Bénéfices attendus
L’évaluation de l’innocuité des différentes formulations de tampon administrées dans le cerveau chez le rongeur devrait permettre de détecter précocement tout signe de toxicité afin d’optimiser et de limiter pour les tests précliniques suivants le recours aux primates non humains. Seuls les tampons ne présentant aucun effet secondaire cliniquement observable chez le rongeur seront testés dans les phases précliniques suivantes. Ces formulations sont utilisées pour un médicament innovant qui à terme, pourrait faire l’objet de tests en phase clinique pour le traitement de maladies neurologiques chez l’Homme.
Procédures
Les rats seront soumis à une procédure chirurgicale pour la réalisation de l’implantation de la canule de micro-injection. Sous anesthésie générale, la canule de micro-injection sera implantée au niveau cérébral. La chirurgie sera réalisée en 30 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Un maintien des rats en cage individuelle sera nécessaire pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux les canules. Le jour de l’administration des formulations, la micro-injection a lieu sur les rats éveillés maintenus dans la main de l’expérimentateur et dure environ 5 minutes avant que le rat ne retourne dans sa cage d'élevage. A la suite de l’injection, les rats effectueront un test d’exploration libre en Open-Field (dispositif carré en polyethylène noir, enceinte de 60x60x60cm) durant 15 minutes afin d’évaluer l’activité locomotrice spontanée générale puis les rats réaliseront une batterie de tests fonctionnels durant 15 minutes Cette série de tests consistent principalement à de l’observation de l’animal dans sa cage d’élevage, une prise en main de l’animal par l’expérimentateur et une mesure automatisée de force de préhension des membres antérieurs (grip-test). Pour cela, le rat sera tenu par la queue et présenté à une barre en forme de T (mesure de force globale avec 2 membres antérieurs) puis délicatement tiré jusqu’au lâcher prise.
Impact sur les animaux
L’utilisation d’une couverture analgésique lors de la procédure de chirurgie va permettre de limiter au maximum la souffrance des animaux. L’hébergement en cage individuelle des rats implantés, nécessaire tout au long de l’étude pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux la canule, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes mais cet effet sera limité par l’utilisation de cages transparentes, permettant à chaque rat de voir au moins un de ses congénères et par l’utilisation d’enrichissement pour améliorer leur bien-être. En cas d’administration d’une formulation toxique, des effets secondaires sont attendus : tout comportement de type convulsion, détresse respiratoire, vocalisations, prostration entrainera la fin de la procédure et la mise à mort de l’animal dans des conditions éthiques.
Devenir
A la fin de la procédure expérimentale 1, les 280 rats seront mis à mort dans des conditions éthiques pour le prélèvement d'organes (cerveau).
Remplacement
Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant d’observer des signes cliniques comportementaux et neurologiques de toxicité. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.
Réduction
Nous utilisons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation du projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base de résultats d’études exploratoires précédentes du même type. La seconde phase du projet n’aura lieu que si et seulement si la première phase du projet est validée et les effectifs pourront être revus à la baisse à la suite de la première phase du projet. Ce projet a également pour objectif principal de réduire le recours aux primates non humains.
Raffinement
Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de la réalisation de la chirurgie (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après la réalisation de celle-ci. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré trois fois par semaine et si une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids maximal est observée ou si des signes d’infection au niveau de la plaie (jonction avec le ciment dentaire) ou des modifications du comportement des animaux (avant l’injection) sont observés (arrêt de prise alimentaire ou de boisson, cachexie, vocalises, piloérection, convulsions, etc), ceux-ci seront mis à mort dans des conditions éthiques. Au moment de l’injection ou après injection, tout comportement de type convulsion, détresse respiratoire, vocalisations, prostration, automutilation entrainera la fin de la procédure et la mise à mort de l’animal dans des conditions éthiques. Des briques d’Aspen seront placées dans chaque cage comme dispositif d’enchissement pour assurer le bien-être des animaux.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa facilité de manipulation pour l’implantation de canule, de l’injection en condition vigile et de la FOB largement décrite dans la littérature scientifique pour évaluer le comportement générale et neurologique des rats. Les animaux seront des rats âgés de 3 mois à leur arrivée au laboratoire, les expérimentations déburteront 1 semaine après leur arrivée. Cela correspond à de jeunes rats adultes pour être dans des conditions identiques à celles des tests sur les primates non humains.
Exploration fonctionnelle des mécanismes de l’action antidouleur de TAFA4 chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
984 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 384 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque souris subit un modèle de douleur, injection de carraghénane pour une inflammation, ou chirurgie pour une lésion neuropathique ou post-opératoire, avec administration de composés par gavage ou injection. Le porteur mentionne des pertes de poids liées aux modèles lésionnels et décrit des tests comportementaux répétés. Il conclut que l'étude de la douleur est indispensable in vivo, la douleur ne pouvant selon lui être dissociée de l'organisme entier.
Objectifs
Nous avons récemment découvert une molécule particulièrement adaptée au traitement de la douleur, notamment dans le cas des douleurs post-opératoires aigues et chroniques. Nous avons également découvert que l’action de cette molécule nécessite un récepteur exprimé à la surface de toutes nos cellules appelé LRP1. Le but de cette étude est de déterminer les mécanismes physiologiques d’action de la molécule anti-douleur que nous avons identifié. Pour cela nous allons utiliser des souris dans lequel nous éliminerons séquentiellement LRP1 dans un type cellulaire donné tout en le maintenant dans les autres types cellulaires. Ainsi nous déterminerons qu’elles sont les cellules impliquées directement dans le fonctionnement de notre molécule antidouleur.
Bénéfices attendus
Le but final est que TAFA4 soit prescrite comme une molécule antidouleur en clinique.
Procédures
Pour le modèle de douleur inflammatoire, une unique injection de Carraghénane sera réalisée sur chaque souris. La durée d’une injection ne dure que quelques secondes et nécessite une contention rapide de l’animale vigile. En ce qui concerne les modèles de douleur neuropathique ou post-opératoire (nécessitant une chirurgie), les souris seront sous anesthésie générale. La chirurgie ne nécessite qu’une seule anesthésie par souris, car il s’agit de chirurgies de courtes durées (pas plus de 15 minutes par souris). Chaque souris ne subira qu’un seul modèle de douleur, soit une chirurgie, soit une injection.
Impact sur les animaux
Les animaux seront amenés à subir l’administration de composés par gavage ou bien par injection intra-péritonéale et sous-cutanée. De plus, ils subiront des modèles lésionnels mimant une lésion inflammatoire, post-opératoire ou neuropathique qui pourraient entrainer une perte de poids.
Devenir
A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort par inhalation d’une concentration croissante de CO2 (ou perfusion intra-cardiaque pour la procédure 1). En effet, ces animaux ne peuvent être réutilisés pour d’autres procédures.
Remplacement
Une de nos thématiques de recherche est de comprendre comment et pourquoi une personne a mal. Notre projet nécessite l’utilisation d’animaux et ne peut recourir à des stratégies de remplacement par des méthodes in-vitro. En effet, la douleur ne peut être dissociée du système physiologique global de l’animal. Il est donc nécessaire de réaliser une étude comportementale afin d’étudier l’intégration complexe de l’information sensorielle de la périphérie (peau) jusqu’au cerveau. Par ailleurs, les animaux génétiquement modifiés que nous utilisons représentent des alternatives prometteuses pour des résultats plus pertinents en ce qui concerne la compréhension des pathologies humaines. En particulier, les souris génétiquement modifiées fournissent des modèles nouveaux permettant de mettre en évidence de nouvelles molécules analgésiques ayant un spectre d’action plus spécifique afin, à terme, d’améliorer la qualité de vie des patients. Ainsi, l’expérimentation sur des souris est indispensable à l’étude des phénomènes physiologiques et à la réalisation de notre projet.
Réduction
Des stratégies seront mises en place afin de limiter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires tout en obtenant suffisamment de données pour répondre aux questions liées à l'étude. Ainsi, l’élaboration précise des protocoles de comportement et le choix pertinent des contrôles sont des éléments déterminants. De plus nous procèderons à une utilisation maximale des données obtenues en réalisant toute une série de tests comportementaux non-invasifs sur le même animal, sans pour autant compromettre le bien-être animal. Par ailleurs, nous utiliserons des outils statistiques nous permettant d’évaluer au mieux le nombre d’animaux nécessaire. Enfin, le contrôle des paramètres environnementaux mais également du statut sanitaire et génétique des animaux permettra de limiter la variabilité des résultats expérimentaux obtenus, et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables. Les procédures décrites sont appliquées et maitrisées par les expérimentateurs. Nous avons donc l'expérience nécessaire concernant la réalisation des procédures et l’évaluation de l'impact sanitaire sur les animaux. La qualité de notre plan expérimental ainsi que l’étude détaillée du nombre d’animaux nécessaire à l’obtention d’un résultat scientifique statistiquement valable nous permettent d’optimiser le nombre d’animaux utilisés. Ce projet nécessitera au maximum 984 souris.
Raffinement
Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, dans un environnement enrichi (coton et/ou dôme) pour optimiser les conditions d’hébergement et favoriser un comportement normal afin de diminuer au maximum le stress des animaux. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages. De ce fait, l’état sanitaire et environnemental des animaux sont contrôlés tous les jours. Nous avons recours à l'anesthésie/analgésie lors du procédé chirurgical et des soins pré-, per- et post-opératoires adéquats sont administrés. Les procédures expérimentales seront planifiées (disponibilité des locaux d'expérimentation, du matériel, période d'acclimatation des animaux aux pièces d’expérimentation), ce qui permettra de diminuer le stress des animaux et de favoriser la validité des expériences. Enfin, des points limites les plus précoces possibles seront établis en fonction des tests de comportements utilisés. Un examen clinique sera effectué quotidiennement afin de vérifier la cicatrisation et l’état général de l’animal. Toutes ces stratégies d’optimisation seront mises en place dans le but de réduire voire supprimer la souffrance chez l’animal.
Choix des espèces
Chez la souris, les populations de neurones spécialisés dans l’intégration des stimuli douloureux sont similaires à celles décrites chez l’homme. Travaillant sur la physiologie d’animaux adultes, nos tests comportementaux et nos analyses moléculaires seront réalisés sur des souris âgées de 8 à 12 semaines.
Étude de l’effet de la stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique sur les troubles de veille /sommeil dans un modèle macaque de la maladie de Parkinson.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux macaques à longue queue déjà équipés de matériel d'enregistrement dans un autre projet autorisé sont repris pour cette étude, et deux autres ne seront opérés qu'en cas d'exclusion des premiers. Les 4 macaques sont exploités dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et sont tués à la fin du projet pour vérifier sur leur cerveau la position de l'électrode de stimulation. Pendant deux ans, les singes implantés effectuent jusqu'à trois heures par jour, cinq jours sur sept, une tâche de vigilance assis sur une chaise pour primates, et subissent des enregistrements de 24 heures et des tests itératifs de latence d'endormissement. Ils reçoivent une stimulation électrique profonde, parfois pendant une nuit entière, et sont rendus parkinsoniens par des injections d'un produit chimique, isolés 72 heures après chacune. Pour écarter le rongeur, "un animal nocturne" selon le porteur, celui-ci retient un macaque dont il précise qu'il "ne constitue pas une espèce menacée d'extinction".
Objectifs
Les troubles du sommeil sont très fréquents dans la maladie de Parkinson où environ 70% des patients sont affectés. Ces troubles induisent une mauvaise qualité de l’éveil et du sommeil, ils altèrent fortement la qualité de vie des sujets atteints car ils empêchent la réalisation d’activités quotidiennes comme la conduite automobile. Seulement ces troubles sont mal pris en charge par les traitements actuels et il est important de trouver un traitement efficace. Il est établi que l’activité du cortex cérébral nous aide à déterminer les différents états de veille/sommeil. Ainsi, l’étude de l’activité du cortex et de sa modulation par la stimulation électrique de régions cérébrales profondes sont fondamentales pour mieux traiter ces troubles. Le macaque est un modèle de choix pour étudier les troubles du sommeil. Il présente des structures cérébrales et un comportement de veille/sommeil identique à celui de l’humain. Ce qui n’est pas le cas des rongeurs qui sont des animaux nocturnes. Il est également impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. Nous avons pour objectif de rétablir un comportement de veille/sommeil normal chez le singe parkinsonien. D’abord nous étudierons les états de sommeil du macaque sain et parkinsonien. Puis nous étudierons l’effet de la stimulation électrique d’une zone profonde du cerveau dans le but de restaurer un sommeil normal chez le singe parkinsonien. Le dispositif utilisé dans cette étude est déjà utilisé chez l’être humain. Cette étude permettra d’élargir son utilisation au traitement des troubles du sommeil. La plupart des expériences seront réalisées dans la cage d’hébergement des singes, ce qui diminue l’inconfort et le stress de l’animal. Leur état de santé sera surveillé tout au long des expériences. Ce qui permet d’intervenir immédiatement et de manière appropriée au moindre signe de souffrance. Cette étude nécessitera 2 animaux pour obtenir des résultats exploitables, mais deux autres animaux pourront être inclus dans cette étude si nécessaire. Ce nombre d’animaux a été réduit au maximum mais est suffisant pour ne pas compromettre la validité des expériences.
Bénéfices attendus
D’après la littérature, environ 70% des patients atteints de la maladie de Parkinson souffrent aussi de troubles du sommeil. Donc, si il est possible de réguler les troubles du sommeil par la stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau sous-thalamique (NST), ce projet aboutirait à une meilleure prise en charge des troubles du comportement de veille/sommeil (V/S) chez les patients atteints de cette pathologie. Mais ceci permettrait aussi d’améliorer grandement leur qualité de vie car ces troubles empêchent la réalisation de tâches du quotidien qui demandent de l’attention comme la conduite automobile par exemple. Les bénéfices attendus de ce projet au niveau de la santé sont donc importants. Surtout que d’après la littérature, les troubles du sommeil semblent être des facteurs aggravants des maladies neurodégénératives. Au niveau scientifique ce projet va permettre de caractériser l’activité du noyau sous-thalamique (NST) dans les différents états de vigilance. Ceci permettrait une meilleure compréhension du comportement de veille/sommeil (V/S) au niveau cérébral. De plus. Des retombées technologiques sont aussi attendues de ce projet. En effet, de nouveaux paramètres de stimulation du NST par la SCP sont attendus afin de réguler le comportement de V/S..
Procédures
La phase 1 du projet est la chirurgie d’implantation, celle-ci sera réalisée uniquement si les deux animaux implantés dans un projet autorisé en cours sont sortis de l’étude. Des enregistrements télémétriques de longue durée (24h) de l’activité du cortex et du noyau sous-thalamique se dérouleront sur 2 ans et seront effectués à raison de 10 fois par condition. C’est-à-dire 10 fois chez l’animal sain, 10 fois chez l’animal ayant reçu une stimulation thérapeutique et sain, 10 fois chez l’animal parkinsonien et 10 fois chez l’animal parkinsonien ayant reçu une stimulation thérapeutique. Les enregistrements se feront chez les 2 animaux implantés et à l’état vigile. Ils seront effectués dans la volière d’hébergement de l’animal sans manipulation. La tâche comportementale de vigilance sera réalisée au maximum 3h par jour, à heure fixe et 5j/7 pendant 2 ans. Elle se déroulera sur les 2 animaux implantés, à l’état vigile et sur une chaise pour primates. Les animaux seront progressivement entrainés à réaliser cette tâche et chaque progrès ou bonne réponse sera récompensée. Le test itératif de la latence d’endormissement (TILE) sera réalisé chez les 2 animaux. Ce test sera réalisé 14 fois par conditions décrites précédemment. Pour déterminer les paramètres de la stimulation thérapeutique, des enregistrements sous anesthésie générale et en état vigile seront réalisés pour une durée maximale de 1h. Les enregistrements seront effectués de 5x1h en état vigile dans la volière d’hébergement. Puis des gammes de stimulation seront effectuées de façon à pouvoir tester le voltage maximal à utiliser à fréquence fixe de 130Hz (fréquence de stimulation utilisée en clinique). Le voltage utilisé est de 20% en dessous du voltage laissant apparaitre des effets secondaires. Les enregistrements couplés à la stimulation seront effectués sous anesthésie générale et vigile à raison de 5x1h par condition, ces enregistrements détermineront la fréquence de stimulation à utiliser. Les paramètres de stimulation permettront ensuite de stimuler le singe durant toute une nuit. Les 2 animaux seront ensuite rendus parkinsoniens par des injections d'un produit chimique induisant la pathologie. Après chaque injection les animaux seront isolés pendant 72h jusqu’à l’élimination de la toxine. Les injections permettent l’obtention d’un syndrome parkinsonien modérément sévère et stable. Cette phase dure 4 mois.
Impact sur les animaux
La chirurgie d’implantation peut induire des douleurs au niveau du matériel implanté jusqu’à maximum une semaine après l’implantation. Elle sera réalisée uniquement si les deux animaux implantés dans un projet autorisé en cours sont sortis de l’étude.. Mais, au moindre signe de douleur un accompagnement de l’animal et un traitement médicamenteux est prévu pour réduire au maximum la douleur. La tâche de vigilance peut induire du stress chez l’animal mais celui-ci est rapidement dissipé par un apprentissage progressif à réaliser la tâche. De plus l’entrainement et la réalisation de la tâche sont couplé à un renforcement positif récompensant l’animal. Le test itératif de la latence d’endormissement ainsi que les enregistrements télémétriques de longue durée n’induisent pas d’effets indésirables chez les animaux car ils sont réalisés dans la volière d’hébergement des animaux. Ces derniers sont vigiles, libres de leur mouvement et aucune manipulation n’est effectuée sur ces derniers. Enfin l’induction du syndrome parkinsonien induira chez ces derniers un symptôme parkinsonien progressif et maitrisé. Ce syndrome induira des troubles moteurs semblables à la maladie de parkinson. Les animaux seront suivis et accompagnés durant cette procédure.
Devenir
A la fin du projet il est nécessaire de mettre à mort les animaux afin d’effectuer une étude post-mortem du cerveau pour vérifier le bon positionnement de l’électrode de stimulation profonde.
Remplacement
Le singe Macaque fascicularis, qui ne constitue pas une espèce menacée d’extinction, est un animal qui présente une neuroanatomie, notamment du cortex et du noyau sous-thalamique, très proche de celle de l'humain. Il présente aussi un comportement de veille/sommeil similaire à celui des humains. De plus ce modèle animal a permis l’élaboration de la stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique ainsi que son transfert aux patients. Enfin, c’est un modèle de choix validé par la littérature pour l’étude neurophysiologique et comportementale de la maladie de Parkinson induite par injection de neurotoxine. C'est donc pour toutes ces raisons que le Macaque fascicularis est un modèle de choix pour l'étude de l’efficacité de la stimulation cérébrale profonde sur le comportement de veille/sommeil dans la maladie de Parkinson. Cette étude préclinique sur le comportement de veille/sommeil nécessite des animaux ayant de fortes similitudes avec l’humain, il nous est donc impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle rongeur qui est un animal nocturne, un modèle cellulaire ou de simulation informatique. Le recours à ces animaux est donc nécessaire dans cette étude qui constitue une étape vers la validation d’un traitement chirurgical applicable à l’humain.
Réduction
Le nombre de d’animaux a été déterminé avec un test statistique appliqué pour l’étude. Il permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en gardant un nombre suffisant pour ne pas compromettre la validité des expériences qui seront menées. Les animaux seront leur propre contrôle car les tests seront effectués sur les animaux sains puis rendus parkinsoniens. Pour que cette étude soit exploitable il faut enregistrer des signaux de courte durée (au moins 1h) et de longue durée (au moins 24h) à raison de 10 fois chez un seul animal. Ces durées permettent d’obtenir des données statistiquement exploitables. Les analyses spectrales de ces signaux seront comparées à l’aide de tests statistiques adaptés. Dans la définition du nombre d’animaux prévus, nous prenons en compte le risque de rupture de vaisseaux pouvant créer une hémorragie silencieuse pendant la chirurgie, mais s’aggravant en post opératoire ; la mauvaise implantation car le noyau ciblé est très petit. Ceci nous conduit à inclure 100% d’'animaux en plus, soit 2 animaux supplémentaires qui seront opérés uniquement en cas d’exclusion des premiers, ce qui fait un total de 4 animaux maximum pour cette étude. Une étude préliminaire a permis d’enregistrer les signaux corticaux et du NST d’un animal pendant les différents états de veille/sommeil ainsi que de valider la faisabilité des enregistrements. 2 animaux impliqués dans cette étude sur lesquels les expérimentations sont réalisées sont issus d’un projet autorisé en cours de réalisation ce qui réduit le nombre de nouveaux animaux impliqués dans cette étude de moitié.
Raffinement
Des actions sont mises en place pour limiter les risques chirurgicaux : l’imagerie anatomique préopératoire, la ventriculographie et une vérification électrophysiologie per opératoire sont prévues. De plus, des analgésiques, des anesthésiques et des antibiotiques seront administrés aux animaux avant et pendant l’opération chirurgicale afin de supprimer les douleurs et de diminuer les risques d’infections. En post-opératoire il sera aussi administré des analgésiques et des antibiotiques afin de réduire au maximum les douleurs et les risques d’infections. Afin de diminuer le stress des animaux soumis à ce contexte expérimental un programme d’habituation aux conditions expérimentales (tâche de vigilance) est mis en place dans l’animalerie. Ces entrainements se font selon un protocole progressif, dans lequel chaque étape est apprise progressivement et est récompensée. Un tableau de progression est utilisé pour suivre les progrès des animaux. Les techniciens de l’animalerie et les membres de la cellule bien-être animal s’assurent par des visites régulières qu’aucune souffrance ou mal être n’est ressenti par l’animal au cours de l’expérimentation. Le personnel impliqué sur le projet est formé au bien-être animal. Durant la phase 5, étant donné que l’administration du produit induisant la pathologie se fera en même temps pour les deux animaux dans une pièce adaptée, ils ne seront donc pas séparés car l’isolement des animaux est généralement un standard dans le protocole d’administration de ce produit. Deux animaux sont réutilisés pour cette étude et ont reçu une implantation de matériel d’enregistrement, ce matériel sera utilisé pendant cette étude ce qui dispense cet animal de la chirurgie d’implantation.
Choix des espèces
Le singe cynomolgus (Macaca fascicularis) qui ne constitue pas une espèce de primate menacée d’extinction et qui sont issus d’élevage fait partie des mammifères les plus proches de l’espèce humaine. Son anatomie cérébrale est très proche de celle du cerveau humain, notamment au niveau des structures impliquées dans le comportement de veille/sommeil, ce qui permet de mettre en place la stimulation cérébrale profonde dans les mêmes conditions que chez l’humain, chose impossible à faire avec des animaux plus petits tels que les rongeurs. Ils permettent ainsi la compréhension des circuits neuronaux impliqués dans les mécanismes du comportement de veille/sommeil. Ce modèle animal est d’autant plus pertinent que le comportement de veille/sommeil de ce dernier est très similaire à celui de l’être humain. Aussi, la complexité du comportement de veille/sommeil ainsi que l’impact de la stimulation cérébrale profonde sur ce dernier rend impossible le remplacement de ce modèle animal par un modèle cellulaire ou par une simulation informatique. Des adultes seront utilisés dans cette étude car les traitements à développer à la suite visent des patients adultes.
Vaccination anti-système andrénomédulline comme modalité de traitement anti-angiogénique et anti-tumoral.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 640 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des greffes de cellules de mélanome ou de glioblastome, sous la peau ou dans le cerveau, pour tester un vaccin visant à détruire la vascularisation des tumeurs. Le porteur décrit des tumeurs pouvant se nécroser, des métastases et une perte de poids déclenchant la mise à mort à 20 %. Il présente l'expérimentation comme "indispensable" faute de modèle immunocompétent équivalent et prévoit de dupliquer chaque expérience.
Objectifs
Les vaccins thérapeutiques contre le cancer ont connu une résurgence au cours de la dernière décennie. L'objectif de ces vaccins est d'induire la régression de la tumeur, d'éradiquer la maladie résiduelle minimale, d'établir une mémoire anti-tumorale durable et d'éviter les réactions non spécifiques ou indésirables. Notre objectif est de développer un vaccin thérapeutique innovant qui vise à détruire la vascularisation des tumeurs en mettant à profit le système immunitaire humain pour cibler une hormone et ses récepteurs ayant un rôle dans cette vascularisation. Cela devrait permettre une meilleure efficacité du vaccin et prolonger son action dans le temps dans le but d’une meilleure prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
Notre objectif est de démontrer que cette vaccination peut bloquer la croissance tumorale et la formation des métastases grâce à une déstabilisation de la vascularisation tumorale par apoptose des cellules vasculaires, et une mort de la cellule tumorale maligne. La réussite de ce projet va nous permettre de proposer une vaccination plus efficace dans différents schémas thérapeutiques selon la pathologie cancéreuse et l’organe en question.
Procédures
4 procédures d'expérimentation : 1/ Test d’angiogenèse sur souris C57BL/6 avec différents groupes d’expérimentation : 1 groupe contrôle placebo recevant une solution saline ; 1 groupe contrôle recevant une solution d’Adjuvant de Freund ; 1 groupe positif traité avec un anticorps polyclonal ayant montré dans une étude in vivo antérieure une efficacité ; 5 groupes correspondant aux 5 peptides candidats pour la vaccination. Chaque groupe de souris va recevoir en sous-cutanée au niveau de l’aine une injection de Matrigel contenant l’Adrenomedulline. Pour chaque groupe, 8 souris seront nécessaires soit 64 souris pour 8 groupes. Cette expérience sera réalisée en duplicate pour valider les résultats obtenus et montrer leur reproductibilité, nous aurons besoin de 128 souris. Un système de ON/OFF sera mis en place entre chaque étude affinant le nombre de peptides à tester. 2/ Effet de la vaccination sur des xénogreffes hétérotopiques de cellules tumorales murines de mélanomes et de glioblastomes. Nous aurons besoin au maximum de 5 groupes de souris pour les 5 peptides candidats, les 2 groupes contrôles et 1 groupe traité avec un anticorps polyclonal. Nous aurons donc 8 groupes d’expérimentation x 10 souris par groupe, soit 80 souris par modèle tumorale, soit pour 2 modèles = 160 souris. Cette expérience sera dupliquée, ce qui fera un total de 320 souris. 3/ Effet de la vaccination sur des xénogreffes orthotopiques de cellules murines de glioblastomes. Nous aurons 8 groupes d’expérimentation : 2 groupes contrôles, 1 groupe traité avec un anticorps polyclonal et 5 groupes immunisés avec les différents peptides candidats. Nous aurons 8 groupes d’expérimentation x 10 souris par groupe = 80 souris. Cette expérience sera dupliquée, ce qui fera un total de 160 souris. 4/ Effet de la vaccination sur la formation des métastases issues de cellules murines de mélanome rendues fluorescentes. Nous aurons au maximum 8 groupes d’expérimentation : 2 groupes contrôles, 1 groupe traité avec un anticorps polyclonal et 5 groupes vaccinés avec les différents peptides candidats. Nous aurons 8 groupes d’expérimentation x 10 souris par groupe = 80 souris. Cette expérience sera dupliquée, ce qui fera un total de 160 souris. Sans perte de poids ou modification des critères définis comme points limites, le temps maximum pour les procédures 1, 2 et 3 sera de 21 jours et pour la procédure 4, elle sera de 21 à 30 jours.
Impact sur les animaux
L'effet indésirable attendu dans le modèle des xénogreffes hétérotopiques est une gêne liée à la masse tumorale développée et peut se traduire par une diminution de la mobilité de l'animal pouvant aller jusqu'à la prostration. Cependant notre expérience acquise au cours d'autres expériences menées avec ces modèles tumoraux montre que cette gêne est légère si le volume tumoral est contrôlé et n'excède pas les 10% du poids de l'animal. Des pertes de poids dans les deux modèles de xénogreffes peuvent aussi être observées mais si la perte de poids est supérieure ou égale à 20%, une mise à mort sera réalisée. Des phénomènes de nécrose peuvent également être observés sur les xénogreffes hétérotopiques. Ils sont associés au développement tumoral des glioblastomes sans traitement au préalable ceci étant due probablement à la vitesse de croissance tumorale très importante. Les autres modèles tumoraux peuvent également présenter des phénomènes de nécrose de la tumeur suite à un traitement anti-angiogénique. Enfin des métastases peuvent apparaître. Seules les métastases superficielles (ganglion) seront détectées. Les métastases internes entraineront une détérioration de l’état de l’animal détectée par le suivi des paramètres cliniques comme des signes respiratoires (modification de la fréquence respiratoire, dyspnée) qui pourrait faire penser à l’existence de métastases pulmonaires. Si métastase, les animaux seront alors immédiatement mis à mort. Pour détecter toute souffrance, nous observons quotidiennement le comportement des souris : mobilité, alimentation, agressivité, prostration, déshydratation, abcès, hémorragies. Pour déterminer les points limites adaptés à la souris, nous nous basons sur la grille d’évaluation de la souffrance ou de détresse de Morton et Griffiths.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure. Prélèvement de tissus après mise à mort : sous hotte stérile prélèvements du Matrigel, des tumeurs et des organes afin de réaliser des études permettant l'analyse de la croissance tumorale en fonction des traitements appliqués.
Remplacement
Cette étude in vivo sur modèles tumoraux ne peut être remplacée. En effet il est indispensable d’avoir un modèle animal immunocompétent pour développer tout simplement des anticorps in vivo puisque le sujet de cette demande concerne la vaccination en utilisant des peptides immunogènes dérivant la séquence d’AM et ses récepteurs. De ce fait l’animal immunocompétent est le modèle le plus approprié pour développer ce genre de projet. Le modèle animal est très important pour développer des modèles tumoraux du fait qu’il apporte le microenvironnement tumoral constitué des cellules vasculaires (cellules endothéliales et péricytes, cellules pro-angiogéniques, cellules CD45+ et toutes les cellules dérivant de la différenciation des cellules CD45), les cellules fibroblastes qui sécrètent différents facteurs angiogéniques, et enfin les cellules immunitaires telles que les macrophages,… Les données de la littérature démontrent que le microenvironnement tumoral est devenu une composante aussi active que la cellule tumorale lors de la croissance tumorale. Il est également nécessaire de déterminer s’il existe des effets physiologiques de cette vaccination anti-système adrenomedulline. Les retours d’expériences in vivo sont donc indispensables au développement de potentiel médicament et sont des pré-requis à l’étude clinique.
Réduction
Ce projet sur 5 ans présente un nombre maximum de 768 souris, cependant ces études seront menées avec un système de ON/OFF et en affinant le nombre de peptides à tester. Une première étude d’angiogenèse sera réalisée avec les 5 peptides. Si l’expérience est infructueuse, elle sera arrêtée. Si des résultats positifs sont obtenus, l’étude sur xénogreffes hétérotopiques pour les glioblastomes (étape 2) et orthotopique pour les mélanomes (étape 2) sera lancée. Pour l’étape 3 s’agissant de l’étude sur xénogreffes orthotopiques de glioblastomes, seuls les peptides ayant des résultats positifs à l’étape 2 seront lancés. Cependant si les résultats sont négatifs à l’étape 2, l’étude sera arrêtée. Ce nombre de 768 souris correspond à 128 souris pour l’étude d’angiogenèse (n=8 par groupe) et 640 souris avec n=10 souris par groupe d’expérimentation pour les deux modèles tumoraux. Ce nombre de 8 ou 10 souris par groupe d’expérimentation vont nous permettre d’avoir un échantillonage statistiquement interprétable au niveau de la réponse à la vaccination et de faire face aux problèmes de prises tumorale. Pour valider les résultats, les expériences doivent être dupliquées pour prouver leur reproductibilité et leur non-dépendance de la production des lots de souris. Le test statistique utilisé est le test de variance ou de Fisher PLSD, StatView 512. Pour valider les résultats, les expériences devront être dupliquées pour prouver leur reproductibilité et leur non-dépendance par exemple au lot de production des souris.
Raffinement
Les expérimentations seront débutées au plus tôt 15 jours après réception des souris pour permettre leur acclimatation. Les souris seront hébergées par cinq dans des cages adéquates (taille des cages : 35cm x 19cm x 14cm). Un enrichissement du milieu par igloo en polycarbonate sera utilisé afin de réduire le stress induit par les facteurs environnementaux et les interactions sociales. Les facteurs physiques de l'environnement (lumière, bruit, température et renouvellement d'air) sont contrôlés et adaptés au modèle murin. Les souris seront surveillées quotidiennement par un personnel expérimenté. Pour diminuer la souffrance au moment de l'acte chirurgical, une analgésie pré et post-opératoire sera appliquée : buprenorphine à 0,1mg/kg en sous-cutanée à injecter en pré-opératoire avant l’intervention et en post-opératoire 2 fois par jour pendant 3 jours. Le volume de buprénorphine injecté très lentement est d’environ 100μl par animal en fonction du poids (l’ampoule de buprécare de 0,3mg est diluée dans 10ml de NaCL 0,9%). Le temps d’analgésie post-opératoire sera adapté en fonction des souris et peut être prolongé si des signes de souffrances persistent. Au moment de l'injection des cellules tumorales en hétérotopique une anesthésie gazeuse sera réalisée (Isoflurane ou Sévoflurane 4%). Dans le cas du modèle orthotopique et du modèle d’angiogenèse (injection du Matrigel) une anesthésie fixe à base de kétamine (100mg/kg) et xylasine (10mg/kg) par voie intra-péritonéal sera utilisée (200μl par souris). Si des nécroses de la tumeur apparaissent, nous soulagerons la douleur des souris par injection très lente du buprenorphine 0,1mg/kg en sous-cutanée. Le volume d'analgésique utilisé est le même que précédemment. Pour détecter toute souffrance, leur comportement est observé régulièrement : mobilité, alimentation, agressivité, prostration, déshydratation, abcès et hémorragies. La perte de poids de la souris ne devra pas être supérieure ou égale à 20% de son poids et la charge tumorale ne devra pas représenter plus de 10% du poids de l'animal sans excéder 1500mm3. Ce suivi clinique sera effectué par la pesée des animaux (3 fois/semaine) et dans le modèle hétérotopique par la mesure du développement des tumeurs avec un pied à coulisse (3 fois/semaine). Le volume tumoral sera calculé grâce à la formule suivante : longueur x largeur x épaisseur x 0,5236. Si un des critères préétablis survient chez l'animal, il sera mis à mort immédiatement par dislocation cervicale.
Choix des espèces
Notre projet concerne l’étude de l’effet de la vaccination dirigée contre le système AM sur l’angiogenèse AM-dépendant et la croissance tumorale des cellules d’origine murine, B16F10 (mélanome) et GL261 (glioblastome). Ceci nécessite l’utilisation des animaux immunocompétents capables de développer des anticorps contre les peptides immunogènes dérivant de l’AM et ses récepteurs. Ceci justifie notre choix des souris C57BL/6, modèle général polyvalent. D’autre part, l’immunocompétence de ces souris est importante car l’objectif est d’étudier l’ensemble des cellules recrutées par l’AM au sein du Matrigel lors du test de l’angiogenèse in vivo, les cellules provasculaires, les cellules pro-angiogéniques et les cellules du système immunitaire. Ce modèle a été validé dans nos études sur l’angiogenèse in vivo mais également dans différents travaux de laboratoires internationaux. Pour les études sur la croissance tumorale, ce modèle a déjà été utilisé dans différents laboratoires pour le développement des xénogreffes a partir des cellules tumorales murines telles que les cellules B16F10 et GL261. Les souris seront âgées de 8-10 semaines afin d'avoir un poids adulte stable.