Procédures sévères

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  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1372
Souffrances
▲ -
▲ 600
▲ 400
▲ 372
Devenir
 -
 -
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 1372

1 372 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 372 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections intravitréales répétées dans l'œil et, pour une partie, une induction de diabète par la streptozotocine, avec une mortalité annoncée de 10 %. Le porteur décrit ces injections comme proches de celles pratiquées chez les patients et signale un possible prurit lié à une fibrose hépatique chez les souris âgées. Il justifie le recours à l'animal par la complexité de la sénescence, présentée comme un processus d'"organisme entier" impossible à reproduire in vitro.

Objectifs

En vieillissant, l’organisme accumule des cellules potentiellement toxiques appelées « cellules sénescentes » ou CS. L’impact des CS sur le corps reste incompris mais réduirait l’espérance de vie en favorisant l’apparition de différentes pathologies liées à l’âge comme l'athérosclérose, la prise de poids ou le diabète. Il est donc généralement considéré que leur délétion augmenterait l’espérance de vie et diminuerait les comorbidités associées au vieillissement. Néanmoins, leurs rôles et fonctions restent largement incompris. Elles apparaissent après une exposition à un stress et peuvent donc s’accumuler de 2 façons différentes : soit lentement et graduellement tout au long de la vie, reflétant ainsi la multitude d’agressions auxquelles tous tissu est normalement exposé, soit au contraire à la suite d’un stress intense éventuellement induit par une pathologie. L’œil, et notamment la rétine, est un exemple de tissu développant des pathologies liées à la senescence, tel que le glaucome et la dégénérescence de la macula. Ces maladies sont clairement associées à l’âge mais peuvent également constituer des conséquences d’autre pathologie, en particulier le diabète. L’objectif de ce projet de recherche fondamentale est de caractériser la senescence au niveau de la rétine ainsi que de mettre en évidence son lien avec d’autres pathologies, notamment le diabète. Cette étude pourrait ainsi aider à la compréhension et à la prise en charge de maladies provoquant des pertes ou des altérations de la vision.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des cellules sénescentes dans la rétine, laquelle est une partie de l’œil indispensable pour son fonctionnement. Il aidera à comprendre comment la senescence participe à la genèse de l’organe, puis son impact sur le vieillissement et sa contribution à la rétinopathie induite par le diabète. Enfin, ce projet permettra également de déterminer si les CS constituent une nouvelle cible thérapeutique prometteuse pour soigner les rétinopathies et les déficiences visuelles induites par l’âge.

Procédures

Procédure 1 : Activation de la CreER par exposition au tamoxifène. Traitement 3 fois par jour pendant 5 jours consécutifs par dépôt de gouttes sur les yeux. -- Procédure 2 : Traitement aux senolytiques. 1 ul de solution sera injecté dans l'œil par de façons intravitreal 3 jours avant leurs mises à mort. Les souris auront été préalablement anesthésiées. --Procédure 3 : Traitement au liposome-clodronate. Cette procédure consistera donc à traiter les yeux des souris du modèle 1 (p16-Cre/GFP) par injection intravitreal d’1 ul. Les souris auront été préalablement anesthésiées. Ce traitement sera fait sur des souris de 20 jours avant leurs mises à mort à 40 jours, mais également, une fois par mois, sur des souris de 1 an jusqu'à leurs mises à mort à 18 mois (donc 4 injections). --Procédure 4 : Traitement à l'anti-VEGF. Administré aux souris de modèle 1 (p16-Cre/GFP) et 2 (p16-Cre/DTA) par injection intravitreal a raison de 1ul par œil. Nous réaliserons cette procédure sur des souris jeunes (20 jours) et plus vieilles (1 an). Les souris jeunes seront mises à mort à 40 jours après une seule injection à 20 jours. Les souris âgées seront mises à mort à 18 mois après une injection tous les mois à partir d'un an (donc 4 injections). Les souris auront été préalablement anesthésiées. --Procédure 5: Induction du diabète par injection IP de STZ. 1 injection par jour durant 5 jours consécutifs sur des souris de 8 semaines. Les souris seront mises à jeun les 4 heures précèdent les injections.

Impact sur les animaux

1--Dans les procédures 1, 2 et 4, les souris p16-Cre/DTA (modèle 2) de 12 mois et plus pourraient développer une fibrose hépatique se traduisant par un prurit. En effet, nos analyses précédentes montrent les souris avant 1 an n’auront pas le temps d’activer le gène p16 dans un nombre significatif de cellules, tandis qu’a 12 et 18 mois la déplétion de CS pourrais être assez importante pour affecter la santé de la souris. Par conséquent, nos souris en reproduction générant les animaux expérimentaux seront mises à mort avant 1 an, tandis que les souris assignées aux différentes procédures seront suivies de façon hebdomadaire à l’aide d’une feuille de score adaptée. 2—Dans les procédures 2, 3 et 4, les souris devront subir des injections intravitreal. Ce type d’administration est similaire à ce qui se fait pour traiter les patients contre la dégénérescence maculaire ou les rétinopathies d’origine diabétique. Les souris seront anesthésiées pendant la procédure et ne devraient subir qu’un inconfort passager et limité apres leur réveil. 3—Dans la procédure 1, le traitement se fera par application d’une solution non toxique et non irritante sur les yeux. Nous n’attendons pas de toxicité liée à ces molécules dans le cadre d’une application topique. 4—La procédure 5 consiste à réaliser des injections de streptozotocin (STZ) pour induire le diabète. Le STZ est une toxine connue pour induire le diabète en ciblant spécifiquement les cellules sécrétrices d’insuline du pancréas. Ce produit est relativement spécifique avec peu d’effet secondaire et une toxicité réduite. Cette toxicité survient très rapidement, avant dix jours, et est due à une hypoglycémie induite par un relâchement important d’insuline dans le sang lors de la mort de cellules sécrétrices du pancréas : l’ajout de sucrose dans l’eau pendant 48 heures permet de limiter celle-ci à moins de 5%. Une mortalité évaluée à 10% survient ensuite durant une période allant de 10 jours à 9 semaines après l’injection de STZ, mais est due aux complications de l’hyperglycémie induite par le traitement. Les paramètres importants à observer pour limiter la souffrance chez l’animal sont faciles à détecter : perte de poids, torpeur, prostration. On notera que la souris sera mise à jeun 4 heures avant chaque injection, générant potentiellement un stress et un inconfort limité en intensité et en durée.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort pour prélèvement de tissus.

Remplacement

L'étude de la sénescence est un processus intégré impliquant une communication intra- et inter- cellulaire et tissulaire. Il est ainsi impossible de mimer in vitro ou in silico le vieillissement de la rétine et l’effet du système immunitaire sur ce processus. Pour ce projet, le recours à l’animal reste donc indispensable et trop complexe pour être mimé in vitro.

Réduction

Les effectifs ont été choisis en prenant en compte 2 paramètres : -Le nombre minimum de souris permettant d’obtenir des résultats significatifs. Nous obtenons 16 souris/groupe en utilisant le logiciel Gpower avec un test de student unilatéral et paramétrique (comparaison de 2 groupes indépendants sous loi normale) de puissance statistique modérée (0.7) associé à un effet taille important (0.8) pour p≤0.05. -Le taux de mortalité/echec associe au travail sur les animaux et à la part d’incertitude des différentes procédures. Nous n’attendons pas de mortalité particulière pour la plupart des procédures exceptées dans la procédure 5. En effet, les injections de STZ induiront une certaine mortalité (15%) et nous estimons que 20% ne développeront pas au traitement. Par conséquent, seulement 65% des souris deviendront diabétiques. Par conséquent, la plupart des groupes comprendront 20 souris exceptés pour la procédure 5 où nous choisirons 31 souris/groupe STZ de façon à compenser cette mortalité/resistance au traitement.

Raffinement

Pour limiter la douleur que nos procédures expérimentales pourraient induire, les souris seront suivies par les expérimentateurs et le personnel technique avec une fiche de score fournie (annexe 1). Notre fiche de score est basée sur plusieurs observations d’ordre général (feuille de score standard) ou plus spécifique, car associée à un génotype ou traitement particulier (injection de produit dans différentes parties de la souris ou traitement par goutte). Ces fiches comprennent des points limites qui correspondent à un score maximum prenant en compte les différents paramètres cités plus haut et seront remplies tout au long de l'expérimentation. Ces points limites seront adaptés au modèle et suffisamment précoces afin d’anticiper toute souffrance à l’animal, notamment dans le cadre de la procédure 5 avec ‘induction du diabète. Etant donné que les yeux de nos souris seront fréquemment traités, un suivi particulier orienté sur cet organe sera fait. Les injections intravitreals seront réalisées sous anesthésie. De façon plus général : -Par souci de respect de la hiérarchie de l’espèce, les groupes expérimentaux seront formés au moment du sevrage et conservés intact -Un enrichissement permettant l’expression des besoins comportementaux et physiologiques de l’espèce (morceau de bois, abris dans la cage...). -les animaux seront manipulés dans le calme, hébergés 4 par cages, avec un rythme nycthéméral de 12h, eau et nourriture à volonté.

Choix des espèces

Il s’agit d’une étude exploratoire et innovante avec l’utilisation de modèles murins récents (P16-Cre et P16CreER) qui n'existent pas chez d'autres espèces. La sénescence est un phénomène complexe impliquant plusieurs types cellulaires, voire plusieurs organes différents, comme le prouve sa composante immunitaire. Elle correspond à un processus impliquant une communication intra- et inter- cellulaire et tissulaire, qui nécessite une étude au niveau de l’organisme entier.

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Souris : 1165
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 765
▲ 400
Devenir
 -
 -
 -
 1165

1 165 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 765 modéré. Elles sont infectées par la grippe H1N1 par voie intranasale, certaines irradiées puis greffées de moelle osseuse, avec injections et prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique que les doses peuvent être létales et provoquer jusqu'à 25 % de perte de poids, seuil au-delà duquel les souris sont mises à mort. Il justifie le recours à l'animal par la complexité de la réponse immunitaire antivirale, impossible selon lui à reproduire in vitro, et par l'accès à des souris génétiquement modifiées.

Objectifs

Les virus de la grippe (virus Influenza A, IAV) est un agent pathogène responsable de la mort de près de 500 000 personnes par an dans le monde. Une meilleure compréhension de la réplication du virus de la grippe, de sa propagation dans les hôtes infectés et de son inhibition par le système immunitaire est essentielle dans le développement de nouvelles stratégies prophylactiques et thérapeutiques. L’isoforme courte de la protéine NCOA7 (ici dénommée NCOA7) est une protéine présentant une activité antivirale contre le virus de la grippe au cours des réponses immunes innées. Les données de la littérature indiquent également que la protéine NCOA7 pourrait impacter les réponses immunes adaptatives. Ces données ont été obtenues in vitro. Dans ce projet, nous souhaitons étudier l’impact de NCOA7 sur le contrôle de la réplication du virus de la grippe ainsi que sur la mise en place des réponses antivirales de l'immunité innée et adaptative in vivo, dans un modèle murin. Pour cela, des souris C57Bl/6J WT et NCOA7-/- (que nous avons générées) seront infectées par voie intranasale avec le virus de la grippe (souche H1N1 A/WSN/1933). L’analyse du nombre, du phénotype et des fonctions des cellules immunitaires ainsi que la mesure de la charge virale dans le poumon et de la production de cytokines dans les organes et le lavage broncho-alvéolaire seront effectuées à différents temps post-infection.

Bénéfices attendus

Le virus de la grippe est un problème de santé publique majeure et les risques liés à l’émergence de souches virales responsables d’une pandémie sont très élevés. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes de défense de l’organisme, contre une infection par le virus de la grippe et de caractériser l’importance de NCOA7 dans la mise en place des réponses immunitaires innée et adaptative.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Procédure 1 : - Injection intra-péritonéale (pour anesthésie profonde) : 1 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine Procédure 2 : - - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 1 fois par animal – durée 30 secondes - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 1 fois par animal– durée 30 secondes Procédure 3 : - Injection intra-péritonéale (pour anesthésie profonde) : 2 fois par animal– durée 30 secondes - irradiation (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal– durée 10 minutes maximum, 30 minutes avec transport vers l'irradiateur- 1 fois par animal (procédure 4 et 5) - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 1 fois par animal – durée 30 secondes - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 1 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine Procédure 4 : - Injection intra-péritonéale (pour anesthésie profonde) : 2 fois par animal– durée 30 secondes - irradiation (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal– durée 10 minutes maximum, 30 minutes avec transport vers l'irradiateur- 1 fois par animal (procédure 4 et 5) - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 2 fois par animal – durée 30 secondes - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 2 fois par animal– durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine Procédure 5 : - injection intraveineuse (sous anesthésie brève, à l’isoflurane) – 2 fois par animal – durée 30 secondes - Infection intranasale (sous anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine - Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie ) : 1 fois par animal– durée 30 secondes

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont : i) une légère douleur générée par les injections intra-péritonéales ou intraveineuses; ii) le stress généré par l’anesthésie et/ou la procédure d’inoculation du virus par voie intranasale ; iii) une légère douleur et le stress généré par les prélèvements de sang, l’irradiation et le transfert de moelle osseuse ; iv) le stress généré par le transport entre l’animalerie et l’irradiateur. L'infection par le virus influenza A est une procédure utilisée en routine dans le laboratoire et qui, aux doses sous létales utilisées, , ne génère pas de souffrance visible sur les animaux. Les doses utilisées dans la procédure 1 et 3 pouvant être létales, notre expérience a montré que les animaux pouvaient expérimenter une perte de poids allant jusqu’à 25% de leur poids initial entre jour 6 et 10 après infection, avant de revenir à leur poids initial entre jour 12 et 15 après infection. Dans ce cas, un point limite de 25% de perte de poids est fixé.

Devenir

Mise à mort des animaux pour analyse des organes, par dislocation cervicale ou surdose de pentobarbital. La méthode par surdose de pentobarbital sera utilisée sur des groupes d’animaux, pour permettre l’analyse des lavages broncho-alvéolaires.

Remplacement

Le role antiviral de la protéine NCOA7 a été mis en évidence in vitro, dans des cellules pulmonaires humaine. Nous souhaitons à présent mettre en évidence un rôle de NCOA7 in vivo, dans un contexte global d'infection par le virus de la grippe. De plus, des résultats préliminaires indiquent que NCOA7 pourrait égalemet jouer un rôle dans la mise en place des réponses antivirale adaptatives. La réponse immunitaire anti-virale est un phénomène biologique complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude dans des tests in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires a été estimé sur la base des expériences antérieures, afin d’assurer un calcul statistique précis et permettre une interprétation robuste des résultats.

Raffinement

Afin de réduire la souffrance, le stress et la douleur de l’animal, i) les infections intra-nasales seront réalisées sous anesthésie profonde et la température corporelle des animaux sera maintenue lors de l'anesthésie; ii) les prélèvements de sang seront réalisées sous anesthésie à Isoflurane et après application d'un collyre; iii) les injections intraveineuses seront réalisées sous anesthésie légère; iv) nous maintiendrons les animaux en groupes sociaux au sein de chaque cagée (en moyenne 5 animaux par cagée) ; v) des points limites assez prédictifs et définis pour chaque procédure ont été établis afin d'anticiper toutes souffrances et tout mal être des animaux; vi) nous assurerons une surveillance adaptée à chacune des procédures ou étape au sein d'une procédure, comme décrit au sein de chaque procédure. vii) pour les procédures 1 et 3, les animaux serons surveillés et pesés quotidiennement (mêmes jours fériés et week-end) après infection.

Choix des espèces

Le choix du modèle souris est imposé par la nécessité de réaliser des expériences dans des animaux génétiquement modifiés. Dans ce projet, des souris WT (fond C57Bl/6J), des souris F5 (transgénique pour le récepteur à l’antigène des lymphocytes T et spécifique du peptide NP68) et des souris invalidées pour NCOA7 (fond C57Bl/6J CD45.2) seront utilisées. Adultes de 6 semaines à 3 mois : le système immunitaire de ces animaux doit être complètement mature et non vieillissant au moment de l’infection (6 à 8 semaines) et certains animaux seront gardés jusqu’à 50 jours après infection afin d’étudier la mise en place des réponses immunitaires mémoires.

  • Protection de l’environnement
Poissons zèbres : 12500
Saumons : 5000
Autres poissons : 10000
Souffrances
▲ -
▲ 11000
▲ 10500
▲ 6000
Devenir
 2000
 -
 -
 25500

27500 poissons vont être utilisés, aux premiers stades de vie de l'œuf au juvénile, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Poissons zèbres, salmonidés et autres poissons sont exposés à des substances chimiques et des effluents pour des essais écotoxicologiques réglementaires. Le porteur indique que ces essais peuvent provoquer des malformations pouvant conduire à la mort. Le résumé affirme que tous les poissons sont tués en fin de test, alors que le champ structuré déclare 2000 poissons zèbres adoptés.

Objectifs

La qualité des écosystèmes et leur préservation est en lien directe avec la santé. Dans ce cadre, il est important d’établir des diagnostics de l’état de ces écosystèmes et également de prédire l’impact potentiel des activités anthropiques sur ces écosystèmes. La toxicité des effluents, des produits chimiques, des phytosanitaires et biocides ou des substances sur les écosystèmes aquatiques est évaluée en utilisant différents modèles biologiques comme des bactéries, des végétaux, des invertébrés et des poissons. Les effets recherchés peuvent être aigus (mort) ou chroniques (croissance, développement larvaire). Ces essais rentrent dans le cadre de nombreuses règlementations (CLP, REACH, directive biocide, directive phytosanitaire) et permettent d’évaluer les risques pour l’environnement. Ces essais vont permettre de déterminer les valeurs de toxicité chronique (CEx = concentration entrainant X% de malformations sur les poissons ou CSEO = concentration sans effet observé) de substances ou de matrices environnementales en adéquation avec les règlementations des différents pays afin d’évaluer les risques pour l’écosystème aquatique.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus seront utilisés dans le cadre de l'évaluation du risque des substances chimiques, produits formulés, médicaments ou autre afin de déterminer les concentrations maximales acceptables dans l'environnement.

Procédures

Les animaux sont exposés à des concentrations en substances chimiques via le milieu aquatique. Il n'y a pas de prélèvements ni de procédures chirurgicales.

Impact sur les animaux

Ces essais peuvent entrainer des malformations plus ou moins sévères pouvant conduire à la mort des organismes.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin du test afin de réaliser les mesures biologiques nécessaires (poids, taille).

Remplacement

Ces essais sont exigées par les règlementations quand des équivalence avec d'autres substances ne sont pas possibles, pas pertinent ou que les données issues de la littérature ne sont pas suffisantes.

Réduction

Les données issues d'essais aiguës ou de la littérature sont utilisées pour définir la gamme de concentration à réaliser dans l'essai définitif. Si ces données n'existe pas, un essai sur les oeufs sera réalisé pour définir la gamme.

Raffinement

Les poissons seront maintenus dans un environnement permettant une croissance optimale en termes de qualité d’eau et d’alimentation.

Choix des espèces

Les espèces utilisées sont celles préconisées par les normes et les règlementations. Les poissons utilisés seront au stade œuf jusqu’au stade juvénile conformément aux normes utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1332
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 144
▲ 1188
Devenir
 -
 -
 -
 1332

1332 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1188 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections déclenchant une inflammation, dont un modèle sévère au LPS qui altère fortement leur état général et peut entraîner la mort, la survie étant mesurée. Un modèle de maladie auto-inflammatoire porte sur des nouveau-nés dont l'espérance de vie ne dépasse pas quatorze jours. Le porteur affirme vouloir vérifier in vivo un mécanisme observé sur cellules et décrit le modèle murin comme déjà validé.

Objectifs

L’inflammation est la première réaction du système immunitaire à une agression externe (infection, traumatisme, brulure, etc…) ou interne (cellules cancéreuses) . C’est un processus universel qui concerne tous les tissus faisant intervenir l’immunité innée. L’inflammation est un processus de défense généralement bénéfique mais qui peut devenir délétère lorsqu’elle est dérégulée. Dans des maladies telles silicose, arthrite goutteuse, diabète de type 2, athérosclérose, maladie d'Alzheimer ou sepsis. ). Il existe également des pathologies génétiques spécifiques de l’inflammation appelées syndrome périodique associé à la cryopyrine (CAPS) dans lesquelles une mutation sur un gène entraine une dérégulation de l’inflammation. Ces maladies sont des maladies dites autoinflammatoires qui sont caractérisées par de l’urticaire, des atteintes oculaires, articulaires et neurologiques et qui peuvent engendrer de l’amylose (accumulation de protéines dans les organes). La cause de ces maladies est la mutation d’un gène codant pour une protéine clé dans le processus d’inflammation qui est appelée inflammasome. Cette mutation entraine un gain de fonction pour l’inflammasome dont la conséquence est une dérégulation de l’inflammation. Sur des cellules immunitaires en culture nous avons observé qu’en activant un type de protéines membranaires sensibles à la pression mécanique, nous les rendions plus sensibles aux stimuli déclenchant l’inflammation. Par ailleurs, toujours sur des cellules en culture mais porteuses d’une mutation de l’inflammasome analogue à celle retrouvée chez des patients atteints de CAPS, nous avons observé que la seule activation de ces protéines membranaires suffit à déclencher l’inflammation. Nous voulons maintenant confirmer ces observations dans un modèle murin in vivo afin de vérifier leur validité dans un contexte physiologique. Dans ce but, nous utiliserons une approche pharmacologique en administrant un activateur ou un inhibiteur de nos protéines d’intérêt sur des souris qui seront soumises à un modèle d’inflammation induite. Nous testerons également une approche génétique en générant des souris porteuses d’une mutation qui récapitule une maladie autoinflammatoire afin d’observer si le ciblage de nos protéines d’intérêt peut réduire l’intensité de l’autoinflammation.

Bénéfices attendus

L'industrie pharmaceutique fournit des efforts importants pour le traitement des maladies inflammatoires (silicose, arthrite goutteuse, diabète de type 2, athérosclérose, maladie d'Alzheimer ou le sepsis) et autoinflammatoires (Syndrome périodique associé à la cryopyrine - CAPS) médiées par un type particulier d'inflammasome. Lors de nos observations in vitro, nous avons montré sur des cellules immunitaires en culture, que des protéines membranaires sensibles à la pression mécanique jouent un rôle dans l’inflammation médiée par un type particulier d’inflammasome. Si nous confirmons cette découverte in vivo sur un modèle murin, alors ces protéines membranaires constitueront une nouvelle cible thérapeutique à explorer pour les maladies inflammatoires et autoinflammatoires.

Procédures

- Pour l’activation pharmacologique des protéines d’intérêt : au jour 1, les souris subiront une injection intrapéritonéale (IP) de l’activateur et une injection sous cutanée (SC) d’un antalgique puis, 1h après, une injection IP d’un facteur induisant une inflammation. L’injection d’antalgique est répétée toutes les 6h pendant la durée de l’observation (5j maximum) (252 souris). - Pour l’inhibition pharmacologique des protéines d’intérêt : les souris subiront, au jour 1, une injection IP d’un inhibiteur et une injection SC d’un antalgique puis, 1h après, l’injection d’un facteur induisant une inflammation. L’injection de l’inhibiteur est répétée 1x/jour pendant les 5 jours d’observation. L’injection SC de l’antalgique est répétée toutes les 6h pendant la durée d’observation (5 jours). La durée des injections n’excède pas 5 secondes (504 souris). Pour suivre les événements précoces de l’inflammation, nous avons prévus des cohortes qui subiront un prélèvement sanguin à la veine temporo-mandibulaire aux temps 3h ou 6h après induction de l’inflammation. La durée du prélèvement n’excède pas 15 secondes (504 souris). - Pour le modèle génétique de maladie autoinflammatoire : nous générerons des nouveaux nés qui subiront une injection IP d’un inhibiteur et une injection IP d’antalgique (si nécessaire) par jour pendant les 14 jours d’observation. La durée des injections n’excède pas 5 secondes (324 souris). - Pour le modèle génétique de maladie autoinflammatoire invalidé pour les protéines d’intérêt : nous générerons des nouveaux nés qui recevront une injection IP d’antalgique par jour. L’injection n’excède pas 5 secondes (108 souris)

Impact sur les animaux

Nous déclarons dans ce projet 2 modèles d’inflammation induite : - L’induction d’une péritonite : Dans ce modèle d’inflammation modéré, une inflammation localisée au niveau du péritoine (péritonite) apparaitra après l’injection d’une suspension de cristaux d’acide urique. Les souris sont mises à mort 6h après l’induction de l’inflammation pour analyse des marqueurs de l’inflammation. - Induction d’une inflammation systémique aigüe : un composant de la paroi de bactéries est injecté dans le péritoine et entrainera une inflammation systémique C’est un modèle d’inflammation sévère qui altère fortement l’état général des animaux pouvant aller jusqu’à la mort. La survie des souris sera mesurée pendant 5 jours après l’induction. Nous déclarons aussi la génération de souris modèles d’une maladie autoinflammatoire : les nouveaux nés portant une mutation sur un gène qui joue un rôle clé dans l’inflammation présenteront un syndrome inflammatoire important qui se traduit par une rougeur de la peau, un érythème, une inflammation des organes et un fort retard de croissance. L'espérance de vie de ces animaux ne dépasse pas 14 jours.

Devenir

A l’issue des procédures tous les animaux seront mis à mort : - induction d’une inflammation modérée : tous les animaux seront mis à mort pour analyses post mortem. - induction d’une inflammation sévère : Une partie des animaux est dédiée pour analyse post mortem à des temps précis après l’induction de l’inflammation. Une autre partie est dédiée pour les mesures de survie. Parmi ces animaux certains décèderont du fait de l’inflammation induite. Les survivants ne seront pas réutilisés et mis à mort. - Modèle de maladie autoinflammatoire : l’espérance de vie des nouveaux nés ne dépasse pas 14 jours. Les survivants ne seront pas réutilisés et seront mis à mort.

Remplacement

Nous avons observé sur des cellules immunitaires en culture qu’en agissant sur un type de protéines membranaires mécano-sensibles on peut moduler le processus inflammatoire qui est pourtant médié par un autre type de protéines dans ces cellules. Nous voulons maintenant vérifier que ce mécanisme observé in vitro, sur un type cellulaire isolé, est toujours présent in vivo à l’échelle d’un organisme ou de nombreux types cellulaires interagissent. Le modèle murin constitue un modèle déjà validé dans le domaine des recherches sur l’inflammation. Par ailleurs des lignées de souris génétiquement modifiées qui récapitulent les maladies autoinflammatoires sont disponibles et validés.

Réduction

Ce projet nécessitera un total de 1332 souris Nous avons prévu dans ce projet une approche pharmacologique et une approche génétique. Pour l’approche pharmacologique, des souris seront traitées par différents composés puis soumises à un modèle d’inflammation induite. Nous avons prévu deux modèles d’inflammation : Le premier est un modèle d’inflammation modéré (péritonite induite) dans lequel 18 souris par groupe seront nécessaires pour comparer statistiquement les niveaux des cytokines inflammatoires entre les groupes. Le deuxième modèle est un modèle d’inflammation sévère dans lequel 18 souris par groupe seront nécessaires pour pouvoir comparer statistiquement la mortalité entre les groupes. Dans ce modèle nous comparerons aussi, à 2 temps différents après l’induction, les niveaux sanguins des cytokines inflammatoires. Pour que la comparaison soit statistiquement fiable, les groupes seront composés de 18 souris. Par souci de réduction, si le modèle modéré nous permet de répondre à nos questions pour l’approche pharmacologique alors nous ne testerons pas le modèle sévère, évitant ainsi l’utilisation de 864 animaux Pour l’approche génétique, nous générerons dans un 1er temps, des souris invalidées pour nos protéines d’intérêt. Ces animaux seront soumis à un des 2 modèles d’inflammation décrits plus haut. Si le modèle modéré nous permet de répondre à nos questions, alors nous ne testerons pas le modèle sévère, évitant ainsi l'utilisation de 216 animaux. Dans un 2ième temps, toujours pour l’approche génétique, nous générerons des nouveaux nés présentant une maladie autoinflammatoire, traités ou non par un inhibiteur de nos protéines d’intérêt, ainsi que des nouveaux nés présentant la maladie autoinflammatoire dans lesquels nos protéines d’intérêt sont invalidées ou non. Pour que la comparaison de la mortalité entre les groupes soit staistiquement fiable, ils devront être composés de 18 animaux. Par ailleurs, les marqueurs sanguins de l’inflammation seront comparés entre les groupes à 2 âges différents. Ici encore, pour une comparaison statistique fiable, les groupes seront composés de 18 individus.

Raffinement

Pour l'approche pharmacologique, les animaux seront soumis à des modèles d'inflammation induites dont un induit une inflammation sévère. Afin de limiter autant que possible leur souffrance, des traitements antalgiques puissants (analogue de morphine) seront administrés préventivement et curativement aux animaux testés. Pour les mesures de survie, des points limites sont fixés en fonction de l'état général des animaux. Au-delà des point limites, l'état de l'animal sera considéré irréversible et il sera euthanasié. Nous avons prévu pour cette approche 2 modèles d'inflammation induite : un modèle modéré (induction par cristaux de MSU) et un sévère (induction au LPS). Si le modèle d'inflammation modérée nous permet de répondre à nos questions, alors nous ne testerons pas le modèle d'inflammation sévère. Pour l'approche génétique qui consiste en la génération de nouveaux nés présentant une maladie autoinflammatoire, nous avons établi une grille d'évaluation spécifique pour les nouveaux nés. Cette grille permettra d'établir un score en fonction des différents paramètres observés. Les nouveaux nés seront observés quotidiennement et, en fonction du score, différentes actions seront réalisées (réchauffage de la cage, réhydratation en injectant du NaCl 0.9%, traitement avec un analogue de morphine). Ce scorage spécifique nous servira également à déterminer le point limite au-delà duquel les nouveaux nés seront mis à mort. Par ailleurs, une attention particulière sera portée à la manipulation des souriceaux : passage dans la litière sale avant remise en contact avec la mère, matériel de nidification placé dans la cage, volumes injectés et aiguilles adaptés aux souriceaux.

Choix des espèces

La souris est un modèle animal déjà validé dans le domaine de l’inflammation Par ailleurs, plusieurs lignées génétiquement modifiées sont disponibles : lignées de souris invalidées pour nos protéines d'intérêt et lignées de souris modèle d'une maladie autoinflammatoire (animaux exprimant une mutation analogue à celle retrouvée chez les patients). Pour les modèles d’inflammation induite les souris seront utilisées au stade adulte (à partir de 8 semaines). À ce stade, le système immunitaire est complètement développé. Si les souris sont trop jeunes, le système immunitaire ne sera pas mature. Si les souris sont trop âgées, le système immunitaire ne sera plus assez efficace. Pour les souris modèles d'une maladie autoinflammatoire les animaux seront utilisés dès la naissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 138
Souffrances
▲ 10
▲ -
▲ -
▲ 128
Devenir
 -
 -
 -
 138

138 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 128 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une thrombose est provoquée par sténose chirurgicale de la veine cave, suivie d'injections d'anticorps de patients, pour étudier le syndrome des anticorps antiphospholipides. Le porteur indique que la thrombose peut provoquer douleur, œdème des membres et une possible insuffisance rénale. La mise à mort se fait par ponction cardiaque pour prélever le sang et la veine cave.

Objectifs

Ce protocole in vivo se justifie par la nécessité d’améliorer la compréhension des mécanismes de l’immunité impliqués dans la thrombose liée aux anticorps antiphospholipides : dans le syndrome des anticorps antiphospholipides (SAPL) et dans la COVID-19. Le syndrome des anticorps antiphospholipides est une maladie autoimmune définie par la présence d’anticorps dirigés contre des composants cellulaires de son propre organisme et de thrombose (occlusion) veineuse, artérielle et/ou de la microcirculation. Cette maladie, actuellement non guérissable, favorise la survenue de thrombose telle que l’embolie pulmonaire, la phlébite ou les accidents vasculaires cérébraux. Elle touche environ 0.5% de la population d’une moyenne d’âge de 40 ans au diagnostic. Le traitement anticoagulant habituellement prescrit ne permet pas toujours un bon contrôle de la maladie. Ainsi, il est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la survenue d’une thrombose due à ces anticorps afin de disposer de thérapeutiques nouvelles. Des travaux ont permis de montrer qu’une partie des globules blancs, les neutrophiles participent à la défense de l’organisme en s’activant et en libérant des pièges cellulaires qui jouent un rôle dans la survenue de la thrombose. Ces anticorps ont la capacité d’activer la production des pièges cellulaires. Au cours d’une infection, ils semblent en partis produits après activation des neutrophiles par le triggering receptor on myeloïd cells 1 (TREM-1). Ce récepteur (protéine capable d’activer les cellules et de transmettre un message après fixation par un composé biologique) semble impliqué dans le SAPL. Notre hypothèse est que TREM-1 joue un rôle dans la formation de la thrombose au cours du SAPL, par l’intermédiaire de l’activation des neutrophiles. Par ailleurs, dans la COVID-19, l’activation très importante de la coagulation contribue à la gravité de la maladie. Chez les patients COVID-19 hospitalisés, la présence d’anticorps antiphospholipides est inhabituellement importante suggérant leur implication dans l'activation de la coagulation. Plus ce taux est élevé, plus les thromboses sont importantes et corrélées à l’activation des neutrophiles, eux même corrélés à la sévérité de l’atteinte respiratoire. De plus, plus la maladie est sévère, plus TREM-1 est activé. Notre hypothèse est ainsi que les anticorps antiphospholipides seraient impliqués dans la COVID-19 de la même manière qu’au cours du SAPL, en activant TREM-1 et les neutrophiles

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus devraient permettre de confirmer le rôle de TREM-1 dans l’inflammation générée par la présence d’anticorps antiphospholipides dans le syndrome des anticorps antiphospholipides et dans la COVID-19 si les anticorps antiphospholipides sont pathogènes dans cette maladie virale et permettre d’envisager une nouvelle cible thérapeutique puisqu’un inhibiteur de TREM-1 est développé.

Procédures

Une thrombose veineuse sera induite chez tous les animaux en réalisant une sténose (rétrécissement du diamètre de la veine favorisant la stagnation du sang et donc la formation d’une thrombose) de la veine cave. Cette procédure chirurgicale réalisée sur des animaux anesthésiés dure environ 1h. Les souris recevront des anticorps (anticorps antiphospholipides, contrôle ou de patients avec COVID-19 avec ou sans antiphospholipides) en injection intrapéritonéale dont le nombre d'injection (1 ou 2) sera determinée lors d'une 1ère phase préliminaire. Les animaux seront ensuite anesthésiés de nouveau pour réalisation d'une échographie de veine cave, prélèvement sanguin par ponction intracardiaque puis mis à mort. Cette échographie d'une durée de 5 minutes environ sera réalisée à 24h ou 48h de l'intervention chirurgicale (délai determinée lors d'une 1ère phase préliminaire). 10 souris réutilisées d'un projet antérieur permettra l'optimisation de la chirurgie et seront mises à mort à l'issue de celle ci. 40 souris permettront l'optimisation du modèle en determinant le nombre d'injection intrapéritonéale d'anticorps et le délai de réalisation de l'échographie. Si les résultats de cette 1ère phase sont satisfaisants, la 2ème phase correspondant à l'étude proprement dite sera réalisées en utilisant 88 souris sauvage ou invalidées pour le recepteur TREM-1.

Impact sur les animaux

Les animaux vont développer un thrombose de veine cave. Cela peut engendrer de la douleur (prise en charge par un médicament antalgique dérivé de la morphine : la buprénorphine) ainsi que de l'oedème des membres inférieurs. Le risque infectieux lié à la chirurgie est peu probable puisqu'elle sera réalisée de façon aseptique et par le porteur de projet qui se sera ré-entrainé grâce aux souris de la phase 1 groupe 1. Il existe également un risque d'insuffisance rénale car la veine rénale droite sera thrombosée. Ce risque est limité car la sténose sera réalisée en dessous de la veine rénale gauche qui sera donc épargnée. Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur bien être sera évalué à l'aide d'un score.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort pour récupération d'un volume sanguin important par ponction intra-cardiaque et récupération de la veine cave inférieure.

Remplacement

Les tests in vitro sont de réalisation difficile pour plusieurs points : premièrement l’activité des anticorps antiphospholipides est différente in vitro et in vivo. Un des anticorps possède une activité anticoagulante in vitro (d’où son nom) et une activité pro coagulante in vivo. D’autre part, un des acteurs clés du SAPL est la béta2GPI. Il s’agit d’une abondante protéine du plasma se trouvant habituellement en conformation circulaire, qui sous l’effet de certains stimuli va se déplier en « J » permettant alors la liaison aux anticorps. La survenue d’une thrombose fait intervenir de nombreux composants cellulaires : cellules endothéliales (cellules constituants la parois des vaisseaux en contact avec le sang), globules blancs (dont les neutrophiles), plaquettes (cellules du sang intervenant également dans la formation d’une thrombose) donc il est difficile d’être proche de la physiopathologie humaine avec un modèle in vitro.

Réduction

Réduction : Le calcul du nombre de souris nécessaire a été effectué via le logiciel G-Power (Université de Düsseldorf). Le risque de première espèce (alpha) a été fixé à 0.05 pour une puissance statistique minimum requise de 80%. Il a été escompté une diminution du thrombus par 3 dans le groupe étudié TREM-1 ko. Ainsi l’effectif minimum pour obtenir une puissance statistique suffisamment fiable était calculé à 11 souris par groupe. Par ailleurs la Phase 2 ne sera débutée que si les souris de la phase 1 ne montrent pas de signes de souffrance que l’on ne peut soulager, ce qui n'est pas attendu.

Raffinement

Les animaux ne seront pas manipulés dans la même pièce que celle où ils sont hébergés. Les souris seront hébergées à 2 par cages individuellement ventilées. Cet hébergement par deux permettra de limiter le sentiment d’isolement tout en réduisant les conflits de dominance au sein des cages et le risque de blessure au niveau des points de suture suite à la chirurgie. Elles seront opérées toutes les 2 le même jours et remises ensemble une fois parfaitement réveillées. Elles seront nourries ad libitum avec les croquettes. Le milieu sera enrichi (buchettes en peuplier, tunnels, matériel de nidification). Les souris seront surveillées quotidiennement par l’utilisation d’une grille de score individuelle. A visée antalgique, les souris recevront une heure avant la chirurgie puis en post-opératoire à 6h de la première injection, un médicament antalgique dérivé de la morphine (buprénorphine) en injection sous-cutanée. Ce même médicament sera administrée dans l’eau de boisson pendant la 1ère nuit. Nous ne pouvons pas utiliser d’anti-inflammatoire puis que nous étudions la voie TREM-1 impliquée dans la réaction inflammatoire générée par l’organisme. La Phase 1, Groupe 1 permettra un ré-entrainement du porteur aux gestes chirurgical sur 10 souris sans réveil, pour optimiser la récupération des suivantes. La phase 2 ne sera pas lancée si la phase 1 est jugée néfaste ou trop sévère sur le bien être animal ce qui n'est pas attendu.

Choix des espèces

Il s’agit du seul modèle animal transgénique KO TREM-1 disponible. D’autre part, la souris est l’espèce la plus utilisée dans la littérature pour l’étude du SAPL. L’induction d’une thrombose veineuse par sténose de veine cave chez la souris est bien décrite dans la littérature et est celui qui se rapproche le plus de la physiologie humaine (absence de discontinuité endothéliale). Notre équipe maitrise l’utilisation de ce modèle chirurgical et l’utilisation d’animaux transgéniques particulièrement ceux déplétés de TREM-1. Les animaux seront des souris adultes C57BL/6, reçues à 6-7 semaines d’âges et inclues dans l’étude à 10 semaines. Le SAPL est une pathologie se développant à l’âge adulte motivant l’âge des souris utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2432
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1584
▲ 848
Devenir
 -
 -
 -
 2432

2432 souris vont être utilisées, dont 848 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie subit une lésion partielle du nerf sciatique qui provoque une douleur neuropathique irréversible, avant des injections quotidiennes et des tests de sensibilité, pour évaluer des composés analgésiques. Le porteur indique que les administrations répétées peuvent provoquer constipation, tolérance, addiction et dépression respiratoire. Une partie des souris est tuée pour analyse des tissus, l'autre transférée vers l'établissement partenaire du projet.

Objectifs

La douleur neuropathique affecte 8 à 10% de la population et, dans nombre de cas, est réfractaire aux traitments actuellement disponibles. Les hétéromères opioïdes mu-delta représentent une nouvelle entité fonctionnelle formée par l'association des récepteurs mu et delta opioïdes. Les données de la litérature indique que l'activation de ces hétéromères induit une analgésie associée à moins d'effets indésirables telles que tolérance et dépendance. Toutefois, les ligands actuellement disponibles présentent de sérieuses limitations soit ils ne passent pas la barrière hématoencéphalique, ce qui limite leur potentiel pour la clinique, soit ils manquent de sélectivité. Le CYM51010 réduit la sensation douleureuse en conditions neuropathiques mais active les récepteurs mu ou delta non associés. Le MP135 présente une séléctivité accrue mais également des effets indésirables forts chez l'animal naïf. Son efficacité n'a par ailleurs pas été évaluée en conditions neuropathiques. Notre projet a pour but de synthétiser des dérivés du CYM51010 qui soient sélectifs des hétéromères mu-delta, présentent une analgésie forte avec peu d'effets indésirables tels que tolérance, dépendance et dépression respiratoire. L'évaluation des molécules sera réalisée en souris naïves ou neuropathiques après lésion partielle du nerf sciatique. Ces nouveaux composés seront comparés à la morphine, composé de référence en clinique, et aux deux petites molécules ciblant les hétéromères mu-delta déjà disponibles, le CYM51010 et le MP135. L'utilisation de lignées de souris déficientes pour l'un ou l'autre récepteur permettra de vérifier la sélectivité des composés. Finalement, l'utilisation de nos lignées génétiquement modifiées exprimant des versions fluorescentes des récepteur mu et delta permettra d'étudier in vivo les mécanismes sous-jacents à l'action des composés, notamment leur internalisation . L'objectif est à terme de proposer de nouveaux composés pour traiter la douleur chronique.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront une meilleure connaissance du rôle physiopathologique des hétéromères mu-delta. L’obtention de composés sélectifs des hétéromères permettra de les cibler in vivo, d’isoler et d’étudier leur contribution spécifique à différents processus dont la nociception. Cet aspect est très fondamental car il permettra d’engager une étude mécanistique des voies de signalisation et des circuits neuronaux impliqués. Ceci est impossible actuellement car les composés existants activent également les récepteurs non associés. D’autre part, obtenir des composés sélectifs permettra, nous l’espérons, d’obtenir une bonne réponse analgésique avec moins d’effets secondaires et d’ouvrir une nouvelle voie thérapeutique.

Procédures

Un groupe de souris adultes sera testé quotidiennement pendant 10 secondes sur une durée de 15 jours et recevra une injection quotidienne d’une durée de 10 secondes pendant 10 jours (soit au total 3 minutes de test et moins de 2 minutes d’injection sur une période de 15 jours). A l'issue de cette période, une partie d'entre elles sera testées pendant 30 minutes dans un second test. Un deuxième groupe de souris adultes subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes, recevra après la chirurgie une injection quotidienne de 10 secondes pendant 10 jours et sera testé 20 fois dans deux tests de durée respective de 10 secondes et 3 minutes (soit au total 63 minutes de test et moins de 2 minutes d’injection sur une période de 35 jours). A l'issue de cette période, une partie d'entre elles seront testées pendant 30 minutes dans un troisième test. Un troisième groupe de souris adultes subira une chirurgie d'une durée de 10 minutes et sera testé 10 fois dans deux tests de durée respective de 10 secondes et 3 minutes (soit au total 32 minutes de test sur une période de 35 jours). A l'issue de cette période, elles seront testées pendant 4heures dans un troisième test

Impact sur les animaux

La lésion partielle du nerf sciatique induit une douleur de type neuropathique non réversible qui se traduit par une sensibilité accrue au froid transitoire et sensibilité mécanique augmentée de façon persistente. Pour cette raison, l'efficacité des composés sera tout d'abord testés en souris non douloureuses afin de réduire le nombre d'animaux subissant cette procédure. L'administration répétée des composés pourra induire de la constipation, tolérance, addiction et dépression respiratoire. Les trois derniers sont l’objet de l’étude. Les souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable.

Devenir

une partie des animaux est euthanasiée à la fin de chaque procédure pour analyse des tissus in vitro, une autre partie est transférée dans l'établissement partenaire du projet

Remplacement

L'effet analgésique et les effets indésirables des composés ne peuvent être évalués que sur organisme entier et vivant et ne peuvent être mesurés par une approche en cellules ou en organoïdes.

Réduction

le nombre d’animaux nécessaires au projet a été évalué mathématiquement pour permettre d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes de 2-5 animaux du même sexe pour respecter leur besoins d'interaction sociale et leur cage enrichie avec des carrés de coton pour favoriser le comportement de nidation. Le changement de litière se fait avec des tunels pour éviter la prise par la queue et reduire le stress des animaux. L'apparition éventuelle de signes de souffrance ou de détresse est surveillée quotidiennement en portant une attention particulière à tout changement de l’état général (perte de poids supérieure à 15%, défaut de toilettage, plaie ouverte, blessure, déshydratation) ainsi qu'à l'état comportemental (prostration, dos arqué, réticence au déplacement, léthargie, agressivité). Avant toute procédure expérimentale, une phase d'habituation à l'expérimentateur est réalisée. Dans les tests comportementaux, un seuil maximal de stimulation est déterminé (point limite afin d'éviter une souffrance à l'animal ou des dommages tissulaires) même en absence de réaction de l'animal. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie générale et du gel oculaire est apliqué durant la procédure. Un suivi postopératoire quotidien (pesée, observation de l'œdème inflammatoire) est effectué pendant 3 jours.

Choix des espèces

la souris a été choisie car ces animaux peuvent être modifiés génétiquement et cette espèce est un modèle validé du comportement humain pour les questions abordées dans ce projet. L'utilisation des souris génétiquement modifiées n'exprimant que le récepteur opioïde mu ou delta permet d'évaluer la sélectivité des composés pharmacologiques à tester et celle des animaux exprimant une version fluorescente des récepteurs mu et delta permet de visualiser directement les changements dans leur distribution induits par les traitements. Ces lignées de souris ont déjà été utilisées avec succès pour évaluer des traitements de la douleur neuropathique et la distribution des récepteurs en conditions physiopathologiques. L'étude comportementale nécessite le développement complet du système nerveux soit des souris agées de 6 semaines ou plus

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 110
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 110
Devenir
 -
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 -
 110

110 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des cellules tumorales humaines en sous-cutané puis un composé par gavage quotidien, pour tester un inhibiteur dans le cancer de la tête et du cou et le mélanome uvéal. Le porteur écrit n'attendre aucun effet indésirable hormis la croissance de la tumeur, alors même que la gravité est déclarée sévère. Il affirme qu'il n'existe aucune méthode alternative à la souris pour ces objectifs.

Objectifs

Ce projet vise à étudier l‘efficacité d’un nouveau traitement anticancéreux dans le mélanome uvéal et dans le cancer de la tête et du cou. Comme dans de nombreux cancers, la néovascularisation et l'inflammation chronique induite par les cellules tumorales stimule la dissémination métastatique et la croissance des métastases de mélanome uvéal et du cancer de la tete et du cou. Cette angiogenèse et inflammation pro-tumorales et pro-métastatiques, dépendraient en partie des cytokines ERL+CXCL et de leurs récepteurs CXCR1/2. Nous proposons de cibler les vette voie de signalisation dans un cancer rare en impasse thérapeutique, le mélanome uvéal, et un cancer « fréquent » mais en impasse thérapeutique après la seconde ligne de traitement. Nous avons choisi ces deux cancers car cette voie de signalisation est associée à un très mauvais pronostic dans ces deux types de cancers. Nous avons développé des inhibiteurs de CXCR1/2. Notre inhibiteur de CXCR1/2 de première génération est efficace in vivo, dans un modele de cancer de la tete et du cou (meme modèle que celui proposé ici), notamment en induisant une diminution de l’angiogenèse et de la prolifération des cellules tumorales. Nous avons amélioré la molécule dont nous souhaitons évaluer l’efficacité in vivo. Nous avons néanmoins des résultats préliminaires sur le modèle de mélanome uvéal démontrant qu'elle est efficace (même modèle que celui utilisé dans cette demande). Les objectifs de ces deux protocoles sont donc de démontrer l’efficacité, dose (3 doses) et fréquence (1 ou deux fois par jours) dépendante de notre inhibiteur de deuxième génération dans deux types de cancers différents. L’efficacité sera évaluée sur l’inhibition de la croissance tumorale mais également sur l’augmentation de la survie des souris.

Bénéfices attendus

Ce projet nous premettra de démontrer l'efficacité de notre candidat médicament (RCT001) dans deux modèles de cancers très agressifs, avec une formulation orale et de manière dose et fréquence d'administration dépendente. Il s'agit d'étude préclinique nécéssaire et obligatoire reglementairement pour une demande d'une première adminstration chez l'homme.

Procédures

Injection de cellules tumorales en sous-cutanée (durée de l'injection : 5minutes) une injection Traitement orale (temps de gavage : 3 minutes) - tous les jours Sacrifice par dislocation cervivale (durée : 1 minute)

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'est attendu à l'exception de la croissance de la tumeur en sous-cutanée. Nous avons déjà déterminé de la dose maximale tolérée de notre composé avec une administration orale, sur la même souche murine et avec la même formulation. A 1200mg/kg/jours en oral, notre composé n'induit aucune perte de poids ni toxicité hépatique ou rénale. Cette dose est 2 fois supérieure à la dose maximale utilisée dans ce projet (600 mg/kg).

Devenir

Les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale lors de l'atteinte des points limites. Les souris ayant été injectées avec des cellules tumorales, elles ne pourront pas être réutilisées, replacées ou adoptées.

Remplacement

Il n‘existe pas de méthodes alternatives ni substitutives à l‘utilisation de souris pour nos objectifs.

Réduction

Avant de passer au modele in vivo, toutes nos expériences ont été préalablement validées in vitro et in vivo. Nous avons également effectué une large recherche bibliographique. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous nous baserons sur les données de la littérature et sur nos résultats antérieurs pour les doses administrées de composés pharmacologiques. Le nombre minimum de souris est établi à 10 par groupe pour être statistiquement significatif (en nous basant sur le fait que les traitements expérimentaux induiront une diminution de la prise/croissance tumorale d’au moins 20%).

Raffinement

Les animaux agés de 6 à 8 semaines seront mis dans des cages enrichies (maison et morceaux de papiers) sur portoirs (5 animaux/cage), nourriture et boisson ad libitum. De plus, les expériences seront menées de sorte qu'aucune souris ne reste isolée. Les expérimentateurs procéderont à une évaluation quotidienne de l'état général des souris pour déterminer la présence de signes de stress ou de souffrance (attitude soumise, dos vouté, respiration difficile, extrémités pales, démarche anormale, diarrhée). En cas de stress ou de souffrance important et/ou persistant, les animaux seront systématiquement euthanasiés (cf.section des points limites).

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris : - NOD-SCID, qui constituent le meilleur modèle pour le mélanome uvéal avec injection de cellules humaines sans rejet (données publiées et confirmées par l'équipe). - NMRI-_Foxn1nu /Foxn1nu (nude), qui constituent le meilleur modèle pour le cancer de la tête et du cou avec injection de cellules humaines sans rejet (données publiées et confirmées par l'équipe). Toutes les souris seront traitées par gavage tous les jours durant 1 à 2 mois. Nous utiliserons ici des animaux agés de 6 à 8 semaines. Une fois les groupes expérimentaux réalisés, les animaux seront acclimatés durant une semaine avant de réaliser les injections sous-cutanées des cellules tumorales, ce qui implique de débuter les expériences sur des animaux agés de 7 à 9 semaines (utilisation de souris jeunes mais ayant déjà atteints leur maturité sexuelle et ayant une courbe de poids stable).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 6704
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5028
▲ 1676
Devenir
 -
 -
 -
 6704

6704 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1676 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par la tuberculose, parfois co-infectées par le SARS-CoV-2, la grippe ou le pneumocoque, et reçoivent des composés par gavage jusqu'à sept jours par semaine. Le porteur indique que les surinfections peuvent provoquer des signes cliniques graves pouvant aller jusqu'à la mort des animaux. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ne reproduit l'infection et revendique la souris comme un "modèle incontournable".

Objectifs

L'objectif du projet est d'étudier l'effet de composés (médicaments, substances chimiques ou produits biologiques) à visée thérapeutique contre la tuberculose, et d'évaluer la pathogénicité de différentes souches bactériennes de Mycobacterium tuberculosis sauvages ou mutantes, ainsi que la contribution de l'hôte à la pathogénicité des mycobactéries in vivo chez la souris. L'intéraction entre la tuberculose chronique et d'autres pathogènes pulmonaires étant encore mal caractérisée, un autre objectif de ce projet sera de caractériser et d'étudier l'évolution de la co-infection (tuberculose et agents pathogènes viraux/bactériens pulmonaires, tels que les virus SRAS-CoV-2 et Influenza H3N2/H1N1 et les bactéries Streptococcus pneumoniae Sérotype 1) dans un modèle de souris.

Bénéfices attendus

Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé, 9,9 millions de personnes ont développé la tuberculose dans le monde, et 1,5 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2020 (dont 214 000 présentaient également une infection à VIH). À l’échelle mondiale, la tuberculose est la 13e cause de mortalité et la deuxième due à une maladie infectieuse, derrière la COVID-19 (et avant le sida). Cette évolution est principalement liée à la recrudescence de la tuberculose chez des patients immunodéprimés, ainsi qu'à l’émergence des souches résistantes aux antibiotiques. Dans ce contexte, nos projets visent (i) à identifier de nouveaux types d'antituberculeux efficaces sur les souches multirésistantes de Mycobacterium tuberculosis, (ii) à comprendre les mécanismes fondamentaux de l'interaction de l'hôte avec ces mycobactéries, afin de comprendre les mécanismes responsables de l’infection, et (iii) à caractériser et étudier l'impact d'une co-infection pulmonaire chez la souris atteinte d'une tuberculose latente.

Procédures

Selon leur formulation, les composés peuvent être administrés quotidiennement (5 à 7 jours par semaine) par gavage ou voie intrapéritonéale ou une fois par semaine par voie intraveineuse (dans la veine caudale) aux souris non-anesthésiées, pendant 3 à 8 semaines. L’administration par voie endotrachéale ou intranasale peut également être utilisée 3 à 4 fois par semaine et pendant 1 à 3 semaines sur souris préalablement anesthésiées. L'infection des souris avec les différents agents pathogènes pulmonaires est réalisée par voie intranasale sous anesthésie ou par voie intraveineuse ou sous cutanée sur animaux vigiles. Dans le cadre des expériences de co-infections, les animaux seront infectés à deux reprises, (i) avec Mycobacterium tuberculosis, puis (ii) un des autres pathogènes pulmonaires étudiés. Pour l'imagerie, les animaux sont anesthésiés et placés dans une cassette de contention pendant une durée de 5 minutes pour permettre l'acquisition des images (1 à 2 fois par semaine).

Impact sur les animaux

Lors des expériences de surinfection, des signes cliniques graves pourraient etre observés, pouvant aller jusqu'à entrainer la mort des animaux.

Devenir

Pour chaque procédure, les animaux sont euthanasiés par dislocation cervicale en fin d'expérience pour effectuer le prélèvement de différents organes pour analyse.

Remplacement

Aucun modèle expérimental in vitro ne permet d'englober tous les aspects de l'interaction hôte-pathogène qui aboutissent à la tuberculose pulmonaire évolutive, ni de reproduire la physiopathologie de l’infection respiratoire, ni d’étudier les mécanismes de défense contre l’infection. Seules les études in vivo permettent de déterminer l'efficacité de composés face à une épreuve virulente de M. tuberculosis. Et l’efficacité chez la souris constitue un pré-requis avant toute phase clinique sur l'homme. De nombreux aspects de la pathogénicité étant comparables entre l’homme et la souris, il est ainsi admis que la souris constitue un modèle incontournable pour le suivi de la réplication du bacille tuberculeux in vivo et l’étude de l’interaction entre l’hôte et les mycobactéries. Les différentes stratégies innovantes de vaccination contre les mycobactéries pathogènes peuvent être évaluées et validées chez la souris qui, infectée efficacement par des souches de M. tuberculosis pathogènes humaines, développe une tuberculose pulmonaire active.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux, une partie des organes est également utilisée et analysée par histologie ou par FACS, afin de visualiser la localisation des bactéries dans différents types cellulaires. Une approche par imagerie du petit animal, sous anesthésie, sera développée au sein du Laboratoire de Haute Sécurité pour permettre le suivi de l'infection d'un seul groupe d'animaux au cours du temps, sans avoir besoin de sacrifier les animaux. Nous espérons à terme que cela puisse réduite le nombre d'expériences.

Raffinement

De façon à réduire le stress, l'inconfort et la douleur, les souris sont anesthésiées avant l''infection ou le gavage. De plus, la surveillance sera accrue, 2 à 3 fois par semaine ou quotidienne, selon les procédures. L'apparence physique, l'alimentation et le comportement des anmaux seront surveillés, afin de détecter le plus tot possible une éventuelle morbidité. Une grille de signes cliniques a été établie et est utilisée pour évaluer un "score" de douleur et permet d'évaluer le niveau de souffrance des animaux. Les animaux présentant des signes cliniques défavorables seront euthanasiés. Les souris seront sacrifiées au maximum 10 semaines post-infection, i.e. avant l'apparition des signes de morbidité, sur la base des connaissances de la souche de M.tuberculosis de type sauvage qui est la plus pathogène parmi les mycobactéries que nous étudions. Si des signes de morbidité étaient observés, les points de cinétiques serons revus et réajustés, les individus seront euthanasiés et les analyses prévues réalisées plus précocément par rapport à celles initialement prévues.

Choix des espèces

1)La possibilité d’induction d’une tuberculose chronique chez la souris par des souches de M. tuberculosis pathogènes pour l’homme et la pertinence de ce modèle expérimental en ce qui concerne l’évolution de la maladie, 2)L’existence de nombreuses similitudes de l’immunité anti-mycobactérienne entre l’homme et la souris, 3)Les nombreuses connaissances disponibles pour cette espèce, font de ce modèle expérimental un système de choix qui permet d’éviter le recours aux espèces plus sensibles. Les animaux (Balb/C et C57BL/6, wild-type et KO) utilisés sont âgés de 6 à 10 semaines au moment de l'infection par M. tuberculosis. Cet intervalle d’âge permet d’avoir un système immunitaire optimal.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 33
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 17
▲ 16
Devenir
 -
 -
 -
 33

33 souris âgées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré à sévère. Le porteur les soumet à un régime carencé en protéines et calories jusqu'à la dénutrition, qu'il qualifie lui-même de stress sévère, en s'attendant à un affaiblissement, une mobilité réduite et une possible surmortalité. Cette étude pilote vise à fixer les points limites de futurs projets, les souris étant hébergées seules et pesées quotidiennement avant d'être mises à mort pour prélever leurs organes. Il affirme que l'impact de la dénutrition sur la santé respiratoire des personnes âgées ne peut s'étudier que sur des animaux vivants.

Objectifs

Les personnes âgées présentent un risque accru de développer des maladies respiratoires telles que les infections pulmonaires. L’apparition d’infections respiratoires récurrentes chez les personnes âgées est associée à un état de dénutrition qui affaiblit les fonctions physiologiques de manière générale et qui affecte aussi la composition des microbiotes de l’intestin et des poumons. L’objectif de cette étude pilote est d’évaluer l’impact de la dénutrition protéino-énergétique sur des souris âgées afin de définir des points limites pour de futurs projets qui étudieront l’effet de cette dénutrition sur la physiologie pulmonaire et la susceptibilité aux infections respiratoires, et l’impact de différents compléments alimentaires. Cette étude permettra aussi de déterminer la durée de régime nécessaire à l’installation de la dénutrition chez ces animaux âgés en établissant une cinétique de l’affaiblissement des animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra d’établir le modèle de dénutrition chez la souris âgée dans notre laboratoire et servira à déterminer les points limites auxquels nous pourront nous attendre lors des études qui s’attacheront à établir l’effet de la dénutrition protéino-énergétique sur la susceptibilité aux infections pulmonaires et leur modulation grâce à des compléments alimentaires (probiotiques et prébiotiques). A terme, ce projet permettra de (i) identifier les mécanismes d’action de la dénutrition sur la santé respiratoire et (ii) de proposer des compléments alimentaires pour prévenir le développement de pathologies infectieuses pulmonaires chez les personnes âgées en état de dénutrition. L’objectif de cette étude pilote est d’évaluer l’impact de la dénutrition protéino-énergétique sur des souris âgées afin de définir des points limites pour de futurs projets qui étudieront l’effet de cette dénutrition sur la physiologie pulmonaire et la susceptibilité aux infections respiratoires, et l’impact de différents compléments alimentaires. A terme, ce projet permettra de (i) identifier les mécanismes d’action de la dénutrition sur la santé respiratoire et (ii) de proposer des compléments alimentaires pour prévenir le développement de pathologies infectieuses pulmonaires chez les personnes âgées en état de dénutrition.

Procédures

Les animaux recevront un régime restricitif en protéines et calories riche qui entrainera une diminution de leur poids. Ils seront aussi manipulés quotidiennement afin de les peser, méthode qui ne prendra pas plus que quelques minutes. Une fois par semaine, au moment de la pesée, les souris seront aussi mises dans dans pots individuels pendant quelques minutes afin de récolter 2-3 fèces.

Impact sur les animaux

Lors de cette procédure, il sera nécessaire d’héberger les animaux en cages individuelles car nous devrons suivre précisément la prise alimentaire de chaque souris, cela entraine un stress modéré. La diminution de l’apport alimentaire (en quantité) entrainera une perte de poids qui sera mesurée quotidiennement et rapportée au poids du J0 de l’expérience. Du fait de l’âge de ces animaux et de ce régime alimentaire carencé, nous nous attendons à ce que les animaux soient affaiblis et montrent une réduction de leur mobilité. Cette dénutrition est considérée comme un stress sévère. L’accumulation de l’âge avancé des animaux avec le régime alimentaire restrictif pourra avoir des conséquences importantes sur le bien-être et la santé des souris âgées pouvant aller jusqu’à une mortalité accrue. La mise en place de cette étude pilote est prévue dans cette optique et permettra de sélectionner le temps d’étude de la dénutrition le plus approprié dans les futurs projets.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter les organes et tissus permettant d'évaluer les effets de du régime restrictif sur les marqueurs de l’inflammation et de la sénescence.

Remplacement

L’impact de la dénutrition sur la santé respiratoire d’individus âgés n’est actuellement possible que sur des animaux vivants. En effet, il n’existe pas de système permettant de récapituler un être constituté de plusieurs organes interagissant entre eux par de multiples voies. D’autre part, les systèmes de « communication » entre le tractus digestif et l’appartil respiratoire n’étant pas connus à l’heure actuelle, il n’est pas possible d’utiliser des systèmes in vitro.

Réduction

Les animaux utilisés, au nombre maximum de 33, seront des animaux de l’élevage de l’unité qui fournira les animaux. Ces animaux ont préalablement été utilisés pour générer des souriceaux pour d’autres projets d’autres équipes/unités du centre de recherche (ces animaux n’ont pas été inclus dans des projets soumis à une demande d’autorisation). Nous nous inscrirons donc dans le cadre d’une réduction des animaux en expérimentation animale en évitant d’avoir recours à des animaux commandés chez un fournisseur externe. Ce projet ayant pour but de déterminer le temps de restriction calorique nécessaire à l’installation de la dénutrition, tout en évitant l’atteinte des points limite, nous estimons que nous aurons besoin de 8 animaux par groupe pour les 3 temps d’étude de la dénutrition (3 × 8 = 24) et de seulement 3 animaux par temps pour les animaux sans restriction énergétique (3 × 3 = 9 ; 24 + 9 = 33). Cela prend en compte la possibilité de mise à mort de certains animaux (25% = 2 animaux par groupe dénutris) à des temps précoces si ceux-ci atteignent les points limite. Dans le cas où nous devrions mettre à mort les animaux plus précocément que prévu (particulièrement pour les groupes pour lesquels la mise à mort est prévue à J45 et J55), nous en tirerons la conclusion que pour nos futures études, il faudra se baser sur un temps précoce de dénutrition.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un enrichissement, avec dans chaque cage, en plexiglas transparent qui permet aux animaux des interactions visuelles, olfactives et auditives avec leurs congénères, l'ajout d’un abri obscur en polycarbonate et des feuilles de cellulose. Du fait de l’âge de ces animaux et du régime alimentaire carencé, nous éviterons un stress supplémentaire et nous nous assurerons de la prise complète de la nourriture, par l’humidification de celle-ci et son dépôt dans une coupelle à l’intérieur des cages, avec de l’eau gélifiée. Cela permettra aux animaux de s’alimenter et s’abreuver sans effort physique. La manipulation régulière des animaux par les mêmes personnels expérimentés pour les mesures du poids, de la prise alimentaire et le prélèvement des fèces permettra de suivre de manière rapprochée l’état de santé des animaux et de détecter des modifications éventuelles de leur état physique ou de leur comportement. Les animaux seront surveillés quotidiennement (surveillance visuelle, suivi de la prise alimentaire et de la perte de poids) et le remplissage d’une grille de scoring quotidien permettra de d’arrêter l’expérience pour les animaux ayant atteint un état de stress ou de souffrance trop élevé.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence en nutrition et immunologie ; disciplines au carrefour desquelles la thématique du projet nous positionne. Elle est aussi une espèce largement utilisée dans l’étude du vieillissement et dans le cadre de la restriction calorique. Le modèle souris est largement utilisé pour les recherches sur les maladies liées à l’alimentation. Les animaux utilisés seront des adultes âgés d’environ 16 mois ce qui équivaut à 50 ans pour les humains. Cet âge a été choisi car les souris auront environ 18 mois à la fin du protocole, limitant le risque de mort prématurée des animaux, non-due au protocole, l’espérance de vie moyenne des souris C57BL/6 étant d’environ 24 mois, en l’absence de tout traitement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 1553
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 270
▲ 1283
Devenir
 -
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 -
 1553

1 553 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modéré à sévère. Le porteur leur injecte des cellules T humaines génétiquement modifiées, leur inflige jusqu'à trente prélèvements sanguins rétro-orbitaux et, pour une partie, une greffe de peau, avec le développement attendu d'une réaction du greffon contre l'hôte provoquant une inflammation sévère et une perte de poids. Toutes sont euthanasiées pour analyse, certaines souris conditionnées mais non injectées servant d'abord à "maintenir les compétences" du personnel. Il affirme qu'un modèle de souris humanisée est le plus pertinent pour évaluer ces cellules avant les premiers essais chez l'humain.

Objectifs

Les objectifs du projet sont : 1) vérifier l'impact des cellules Natural killer (NK) sur la persistance des cellules T régulatrices en présence ou non de traitement concomitant 2) l'efficacité des cellules T régulatrices génétiquement modifiées dans des modèles de transplantation (GvHD et transplantation de peau) 3) vérifier la distribution et l'innocuité du produit dans un modèle de souris humanisées relevant par bioluminescence

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont: 1) détermination de la dose à injecter aux patients pour obtenir une efficacité thérapeutique 2) obtenir des données précliniques d'efficacité thérapeutique du produit 3) obtenir des données de sécurité/innocuité du produit thérapeutique avant les premiers tests chez l'humain

Procédures

Les prélèvements de sang se font par voir rétro-orbitale sous anesthésie locale. Nous prélèverons 100uL de sang toutes les semaines jusqu'à semaine 6 à partir de Jour7 après injection des cellules (6 prélèvements) puis le cas échéant une fois toutes les 2 semaines jusqu'à semaine 15 (9 prélèvements) et enfin 1 prélèvement une fois par mois jusqu'à semaine 30 (15 prélèvements) soit au total 30 prélèvements si l'expérience dure jusqu'à semaine 30. Chaque prélèvement sanguin prend environ 2 minutes/souris maximum. Pour la procédure de greffe de peau, les animaux subiront une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et traitement anti-douleur. La douleur des animaux sera atténuée par une injection de buprénorphine. L'intervention chirurgicale dure environ 1heure mais nous surveillerons les souris jusqu' à leur réveil complet (durée de l'intervention: 2 heures maximum)

Impact sur les animaux

Développement de signes de Graft versus Host Disease (GvHD) (perte de poids, pilo-érection, prostration...) qui est une réaction immunitaire du greffon contre l'hôte, entraînant une inflammation sévère.

Devenir

Tous les animaux qui ont reçu une injection de cellules seront euthanasiés en fin d'expérimentation pour l'analyse ex-vivo Les animaux qui ont été conditionnés au busulfan mais n'ayant pas reçu de cellules (le nombre de cellules peut ne pas être suffisant en fonction de leur expansion in vitro qui peut être variable d'un donneur à un autre) pourront être utilisés pour le maintien des compétences du personnel puis euthanasiés

Remplacement

De nombreux tests in vitro permettant une sélection importante de nos cellules seront effectués afin de valider leur qualité et leur efficacité avant les tests in vivo

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisé, chaque groupe contiendra le nombre minimum indispensable à l'obtention de résultats statistiquement pertinents. Nous prévoyons 3 expériences mais si les 2 premières expériences donnent le même résultat, la 3eme sera annulée pour réduire le nombre de souris utilisé. Utilisation de la bioluminescence pour déterminer le temps de mise à mort et ainsi réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Dans une approche éthique, nous prévoyons de limiter au maximum le nombre d'animaux avec des scores cliniques sévères et mettre en place des points limites adaptés. Pour les actes de prélèvement invasifs comme les prélèvements sanguins, nous utiliserons un anesthésique local pour limiter la douleur. Les actes de chirurgie seront faits sous anesthésie générale avec administration de produits analgésiant et anti-douleur jusqu'à la prise de greffe et rétablissement de l'animal. Nous utiliserons également une litière adaptée (douce, non-poussiéreuse) qui favorise l'expression des comportements normaux de la souris (enfouissement, nidification...). Pour les souris qui recevront une greffe de peau, nous réduirons le nombre de souris par cage de 6 à 4 animaux.

Choix des espèces

Nous avons développé des méthodes permettant de modifier génétiquement les cellules humaines et en particulier les cellules T régulatrices (Tregs). Afin de pouvoir estimer l'efficacité, l'innocuité et la persistance de ces Tregs humains, nous devons utiliser un modèle murin humanisé le plus relevant possible. Un tel modèle n'existe que chez la souris et permet l'analyse de la biologie des cellules humaines in vivo. Souris adultes de 8 à 12 semaines pour leur poids relativement stable en fin de croissance, pour la facilité de manipulation, de prélèvement et d'analyses d'échantillons, d'évaluation physique (bien-être) Pour les souris NSG/NXG et HLA-A2 NSG reconstituées par des cellules CD34+ (huNSG, huHLA-A2 NSG) chez Jax Labs ou Janvier labs (huNXG), seules des souris de plus de 12 semaines sont disponibles car c'est le temps nécessaire pour que les cellules CD34+ se greffent et se différencient en cellules immunes matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 5427
Souffrances
▲ -
▲ 765
▲ 1016
▲ 3646
Devenir
 -
 -
 -
 5427

5 427 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. La plupart sont infectées par Mycobacterium tuberculosis au moyen d'instillations intranasales et reçoivent de multiples injections, une partie subissant une chirurgie de microscopie du poumon de deux à six heures menée sous anesthésie sans réveil. Le porteur indique une possible perte de poids et des altérations respiratoires, avec des expériences de survie prolongées au-delà de cent jours, et justifie la mise à mort par le classement du pathogène en risque biologique de niveau 3. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ne récapitule l'immunité anti-tuberculeuse et que la microscopie intravitale n'est applicable que chez la souris.

Objectifs

La tuberculose, causée par l’infection respiratoire de la bactérie Mycobacterium tuberculosis, est la deuxième pathologie infectieuse la plus meurtrière après COVID-19. Cela est partiellement dû à une forte résistance de la bactérie face aux traitements existants. C’est pourquoi dans la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques, il est aujourd’hui important de mieux comprendre les interactions entre le pathogène et l’hôte. Ces interactions incluent notamment les mécanismes par lesquels Mycobacterium tuberculosis parasite les macrophages qui sont à la fois les premières cellules immunitaires impliquées dans la lutte contre le pathogène, mais aussi le principal réservoir cellulaire permettant sa survie. Les macrophages CD169+ (Sialoadhésine, Siglec-1) forment une sous-population de macrophages dans la rate et les ganglions lymphatiques. Dans ces organes, ils sont capables de piéger divers antigènes et d’activer la réponse immunitaire adaptative. Les macrophages CD169+ sont également présents dans les poumons humains, ainsi que dans ceux de macaques et de souris. Cependant, le rôle de ces cellules pulmonaires lors de l’infection par Mycobacterium tuberculosis reste inexploré. Notre projet s’attache à caractériser les fonctions biologiques de CD169, que ce soit en tant que molécule ou en tant que marqueur de sous-populations de macrophages. Il existe dans le poumon deux populations de macrophages distinctes qui expriment CD169 : les macrophages alvéolaires (AM) et les macrophages associés aux nerfs (NAM). Il existe également une population de macrophages exprimant CD169 présente dans l’espace pleural. L’hypothèse centrale de notre projet est que le récepteur CD169 et/ou les macrophages CD169+ jouent un rôle critique dans la pathogenèse de la tuberculose. Notre stratégie expérimentale se divise en trois axes. Ce projet a pour objectifs : 1/ de caractériser la biologie des macrophages pulmonaires CD169+ au cours de la tuberculose et le rôle de la molécule CD169 à la surface de ces macrophages, 2/ identifier les voies métaboliques impliquées dans le fonctionnement des macrophages pulmonaires CD169+, 3/ visualiser le comportement des macrophages pulmonaires CD169+ et leur capacité à interagir avec d’autres cellules dans leur environnement pulmonaire au cours de la tuberculose.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de : (i) évaluer le fonctionnement biologique des macrophages pulmonaires CD169+ au cours de la tuberculose et cartographier les principales voies métaboliques impliquées ; (ii) visualiser le comportement des macrophages pulmonaires CD169+ au cours de la tuberculose, (iii) caractériser les mécanismes de communication intercellulaire de ces cellules ; et (iv) identifier potentiellement une nouvelle cible cellulaire pour une thérapie ciblée sur l'hôte et à des fins de vaccination contre la tuberculose.

Procédures

Dans cet APAFIS, - 45 souris seront mises à mort sans autre intervention - 500 souris recevront une à cinq injections intranasales réparties sur une semaine - 360 souris recevront une injection intranasale et une injection intrapéritonéale tous les deux jours pendant 7 à 10 jours - 1584 souris recevront une à cinq injections intranasales espacées de 1 à 5 jours et une injection rétro-orbitale - 192 souris recevront des injections intranasales quotidiennement pendant une semaine, puis tous les deux jours pendant une semaine, puis elles recevront une injection rétroorbitale - 120 souris recevront 4 injections intrapéritonales espacées de 2 à 5 jours et une injection intranasale - 800 souris recevront 2 à 4 injections intrapéritonales espacées de 1 à 5 jours, une injection intranasale et une injection rétro-orbitale - 576 souris recevront une injection intranasale, sept injections intrapéritonéales (1 jour sur 2) et une injection rétro-orbitale - 410 souris recevront une à deux injections intranasales (ou une intranasale + une intratrachéale) et subiront une chirurgie pour effectuer de la microscopie intravitale sur le poumon pendant 2 à 6h - 840 souris recevront une à deux injections intranasales (ou une intranasale + une intratrachéale), sept injections intrapéritonéales (1 jour sur 2) et subiront une chirurgie pour effectuer de la microscopie intravitale sur le poumon pendant 2 à 6h Les injections intranasales sont réalisées sous anesthésie générale gazeuse ou chimique. Les injections intrapéritonéales sont réalisées sur animaux vigiles en contention. Les injection-rétro-orbitale sont effectuées sous anesthésie générale avec un analgésiant local. La chirurgie pour effectuer de la microscopie intravitale sur le poumon est effectuée sous anesthésie générale avec des antalgiques et des analgésiques. L’hydratation et la température de l’animal sont maintenus tout au long de la procédure. Les mises à mort seront réalisées par injection intrapéritonéale de pentobarbital, par disclocation cervicale sous anesthésie ou par asphyxie au CO2.

Impact sur les animaux

Dans cet APAFIS, les infections et les injections seront effectuées sous anesthésie afin d’améliorer le bien-être des animaux. La majorité des souris seront infectées par Mycobacterium tuberculosis. Pour les infections allant jusqu’à J42, aucun voire peu d’effets indésirables sont attendus sur les animaux (aucun signe indicateur d’un mal-être). Parfois, de légères altérations de l’aspect (état corporel, pelage) peuvent être observés ainsi que des altérations de la respiration et du comportement (posture et mobilité). Ces effets n’apparaissent généralement qu’à partir de J35. Pour les expériences de survie, de plus fortes altérations de l’aspect, de la respiration et du comportement peuvent survenir au-delà de J100. Une perte de poids peut également être observée (généralement

Devenir

Toutes les souris de cet APAFIS seront mises à mort à la fin des procédures. Les souris des procédures 1-7 seront infectées par la bactérie Mycobacterium tuberculosis qui est responsable de la tuberculose. Ce pathogène étant classé risque biologique de niveau 3, il n’est pas envisageable de garder les souris en vie à la fin de ces procédures. Dans la procédure 8, nous utiliserons une technique de chirurgie afin d’imager les cellules immunitaires présentes dans les poumons. Les souris seront anesthésiées et analgésiées, mais la procédure est trop invasive pour pouvoir les réveiller sans douleur. Enfin, nous avons besoin de récupérer les ganglions lymphatiques des souris à l’issu de la procédure 9 afin de déterminer si les cellules T de l’immunité adaptative ont été activées. Le prélèvement de ces organes ne peut avoir lieu sur souris vivante ce qui nécessite leur mise à mort.

Remplacement

Notre projet a pour but de mieux comprendre la réponse immunitaire contre la tuberculose. Afin de répondre à nos questions biologiques, nous avons besoin de travailler sur des organismes vivants ayant une réponse immunitaire suffisamment proche de l’homme. Il est impossible de ne travailler que sur des modèles cellulaires qui ne récapitulent pas l’ensemble de l’immunité anti-tuberculeuse. En particulier, notre projet a pour but d’étudier une population cellulaire dans son contexte pulmonaire. Notre projet est basé sur l’étude de la dynamique et du comportement des ces cellules par une technique de microscopie intravitale qui n’est applicable que chez la souris. Ainsi notre projet nécessite l’utilisation de souris vivantes. Elles seront infectées puis mises à mort afin d’analyser la réponse immunitaire pulmonaire, ou nous réaliserons de la chirurgie afin d’observation les cellules immunitaires pulmonaires par microscopie intravitale.

Réduction

Notre équipe a une expertise dans l’utilisation de modèles animaux d’infection par Mycobacterium tuberculosis et l’expérience des années précédentes nous a fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous avons notamment développé des approches expérimentales permettant d’analyser sur un même lot d’animaux, des paramètres qui étaient avant mesurés sur des lots d’animaux séparés (exemple : la préparation d’ARN, analyse de cytokines et charges bactériennes peuvent maintenant être réalisées sur le même échantillon).

Raffinement

Dans cet APAFIS, il existe différentes étapes susceptibles de générer de la douleur, de la souffrance ou de l'angoisse chez les animaux. Pour chaque étape, des mesures adéquates ont été mises en place pour suivre et réduire au maximum ces nuisances. - Les instillations intranasales seront réalisées sous anesthésie générale fixe ou gazeuse. - Les injections rétro-orbitales seront réalisées sous anesthésie locale et gazeuse. - Pour la chirurgie (microscopie intravitale) nous utiliserons un analgésiant, un anesthésique local, un anesthésique fixe puis un anesthésique gazeux. La température corporelle et l’hydratation des animaux seront maintenues tout au long de la procédure grâce à une caisse chauffante et des injections régulières de solution saline. De l’ocrygel, sera appliqué sur les yeux afin de prévenir leur assèchement. - Les souris infectées par Mycobacterium tuberculosis seront monitorées quotidiennement jusqu’à J100 et biquotidiennement jusqu’à J120, le point le plus tardif. Les souris infectées par Mycobacterium smegmatis, Pseudomonas pneumonie ou du lipopolysaccharide seront monitorées pendant 24h, durée maximale de l’expérience. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront prises en compte à chaque observation (grille de score en pièce jointe de cet APAFIS et détaillée pour chaque procédure) et les animaux présentant des signes de souffrance seront immédiatement mis à mort. L’aspect, les fonctions corporelles et le comportement des animaux seront prises en compte à chaque observation. Les animaux présentant des signes de souffrance sur cette base seront immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Pour notre projet visant à explorer le rôle de CD169 dans l'infection par Mycobacterium tuberculosis, la souris constitue le modèle de choix en raison i) de l'excellente caractérisation des fonds génétiques et de la variabilité de résistance à la pathologie, et ii) du fort degré de convergence des paramètres de l'immunité chez l'homme par rapport aux autres espèces envisageables. De plus, notre projet est basé sur l’étude de la dynamique et du comportement des macrophages CD169+ par une technique de microscopie intravitale qui n’est applicable que chez Mus musculus. Nous considérons l'utilisation de modèles animaux plus complexes comme le cochon d'inde et le macaque comme des modèles réservés à des étapes plus avancées dans l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques. De tels projets, s’ils s’avèrent nécessaires, seront réalisés au travers de structures de service impliquant des consortiums de recherche et dépassant le cadre de ce projet. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes et, si possible, par soucis d’homogénéité, âgées entre 6 et 10 semaines. A ce stade de développement, les souris ont un système immunitaire suffisamment mature pour étudier la réponse immunitaire à Mycobacterium tuberculosis.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1440
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1440
Devenir
 -
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 -
 1440

1 440 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur provoque chez elles une épilepsie chronique du lobe temporal par injections répétées de pilocarpine, ce qui déclenche des crises généralisées, des tremblements et une perte de poids, avec une mortalité attendue d'environ 25 %. Les souris survivantes passent un test d'open field mesurant l'activité locomotrice, subissent une chirurgie intracérébrale pour recevoir un vecteur viral puis un prélèvement sanguin terminal. Il conclut qu'aucun modèle alternatif ne peut remplacer la souris pour tester ces candidats médicaments avant un passage en clinique.

Objectifs

L’épilepsie chronique représente une des causes majeures de trouble neurologique dans le monde, dont le type le plus répandu est l’épilepsie du lobe temporal (ELT). Elle se caractérise par des crises récurrentes et spontanées provoquées par une hypersynchronie excessive et incontrôlée de l’activité neuronale. Les molécules pharmacologiques antiépileptiques actuellement utilisées visent essentiellement à soulager les symptômes associés à l'épilepsie chronique en réajustant l'équilibre entre excitation et inhibition de l'activité neuronale. Cependant, ces traitements n'agissent pas directement sur les processus sous-jacents responsables de la progression de la pathologie, dont l'origine provient souvent d'un ou plusieurs gènes défaillants. Le projet a donc pour objectif de tester l'effet de candidats médicaments à base d'AAV sur un modèle in vivo de souris reproduisant fidèlement les manifestations histologiques et comportementales d'ELT observés chez l'humain. Le projet est focalisé sur l'une des structures du lobe temporal, l'hippocampe, qui joue un rôle central dans la génération des crises d'épilepsies et les troubles du comportement associés. Les souris épileptiques chroniques subiront une analyse comportementale à partir d'un test mesurant l'activité locomotrice spontanée. Cela permettra d'évaluer la réponse comportementale des mêmes souris avant et après l'administration de traitement à base d'AAV pour en tester l'efficacité. À la fin du protocole, ces mêmes souris subiront un prélèvement de l'encéphale afin de comparer les effets des candidats médicaments AAV sur les caractéristiques histologiques principales de l’ELT.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter une preuve de concept de l’efficacité de nouveaux traitements à base de vecteurs viraux sur le modèle rongeur d'épilepsie du lobe temporal en agissant sur l'aspect histologique et les troubles comportementaux associés. Ces nouvelles stratégies thérapeutiques pourront être testées en clinique afin de les proposer ensuite comme traitement aux patients souffrant d'épilepsie chronique.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux subissent 4 interventions distinctes. Durant la 1ère intervention du protocole, les souris (âge: 7-9 semaines) subissent une série d'injections (4-6) par voie intrapéritonéale (i.p) de plusieurs molécules (i.e. scopolamine, pilocarpine, caféine, diazépam) afin d'induire un état d'épilepsie chronique (durée de l'intervention: 2h30-3h30 environs). Les animaux sont ensuite immédiatement hébergés dans les cages de manière individuelle pour toute la durée restante du protocole (i.e. 3 mois). Après une période de 2 mois (durée correspondant à la phase de latence ou phase d'épileptogenèse), la seconde intervention consiste à effectuer l'évaluation comportementale des souris, mesurant l'activité locomotrice spontanée à partir du test de l'open field (OF) avant et après traitement (durée d’intervention : 20min environs). Une semaine après, durant la 3ème intervention, ces mêmes souris subissent une chirurgie dans le but d'administrer le candidat médicament ou le véhicule au niveau intracérébral sur 4 sites de la zone hippocampique sous anesthésie gazeuse à isoflurane (induction 4%, entretien 2,5% mix air et oxygène) (durée de l'intervention: 1h environs). Finalement au cours de la dernière intervention, un prélèvement sanguin terminal intracardiaque est réalisé sous anesthésie gazeuse à isoflurane (induction 4%, entretien 2,5% mix air et oxygène) avant prélèvement de l'encéphale sur animaux morts après perfusion intracardiaque.

Impact sur les animaux

Un des effets indésirables potentiel est lié à l'administration du candidat médicament du sponsor. Le personnel est formé et entrainé aux voies d’administration classiques pour réduire tout risque. Cependant, un problème lors du geste technique ou un effet secondaire du composé testé peut être observé surtout pour les nouvelles molécules innovantes avec peu de recul. L'induction de l'épilepsie chronique se réalise à partir d'injections répétées en i.p. Pour cela, la souris est disposée de manière isolée dans un cylindre plexiglas transparent durant une période de 2h30-3h30 pouvant générer du stress. L'induction de l'ELT provoque des crises d'épilepsies généralisées s'exprimant par des tremblements neuromusculaires plus ou moins importants et une hyperactivité caractérisée par des bonds et des courses. Une fois l'induction terminée, les souris sont hébergées dans des cages individuelles pour une durée de 6-8 semaines. Durant les 1ers jours post-induction, les animaux sont susceptibles de subir une perte de poids ainsi qu'une diminution temporaire de leur mobilité. Les animaux sont ensuite soumis à une administration intracérébrale d'AAV (sur 4 sites) nécessitant une chirurgie sous anesthésie gazeuse pour disséquer les tissus cutanés et pour percer l'os crânien réalisée sur un cadre stéréotaxique. La peau du crâne est ensuite suturée ce qui peut provoquer des démangeaisons lors de la cicatrisation et un risque retrait du point par l'animal. En fin de protocole, l'animal est de nouveau anesthésié afin de subir un prélèvement sanguin intracardiaque avant d'être sacrifié pour récupérer le cerveau.

Devenir

A l'issue de la procédure 1, le protocole se termine par un prélèvement de sang terminal suivi par la mise à mort de l'animal suite à la perfusion intracardiaque sous anesthésie générale (Kétamine/xylazine (150mg/kg - 15mg/kg) afin de prélever l'encéphale pour analyser la réorganisation synaptique notamment au niveau de l'hippocampe. Ainsi, tous les animaux de la procédure 1 sont mis à mort.

Remplacement

L'objectif du projet étant en partie de tester l'efficacité du candidat médicament sur une échelle multidimensionnelle et notamment sur les mécanismes pathologiques handicapants (crises, altérations du comportement) de l'ELT afin d'améliorer la qualité de vie des patients ainsi que sur les caractéristiques histologiques, il n'est donc pas possible de substituer les souris par des modèles alternatifs (e.g. in vitro). En effet, les rongeurs sont un excellent outil pour l'analyse comportementale (mesures des performances cognitives, de l'humeur et sensorimotrices), et sont un très bon substrat pour analyser les mécanismes physiopathologiques à la base de maladies neurologiques humaines, en l'occurrence l'épilepsie. En ce qui concerne cette dernière pathologie, les rongeurs reproduisent fidèlement les caractéristiques cardinales de l'épilepsie du lobe temporal humaine.

Réduction

Bien que le modèle d'ELT de souris pilocarpine soit connu pour induire un taux de mortalité important (~50%), le protocole choisi pour ce projet est basé sur une méthodologie récemment raffinée et publiée ayant engendrée une forte diminution du taux de mortalité (~25%; Vigier et al., 2021). Cela permet donc d'augmenter du même ordre le taux de réussite d'induction de l'épilepsie et de limiter le nombre d'animaux. Par ailleurs, chaque lot de souris utilisé pour ce projet subit toutes les étapes expérimentales à savoir l'induction de l'épilepsie chronique, l'évaluation comportementale, les injections intracérébrales (du candidat médicament ou du véhicule) ainsi que les prélèvements de sang et de tissus cérébral. Ceci permet donc de réduire le nombre d'animaux nécessaire et d'optimiser l'utilisation de chaque souris. Pour ce projet, un lot expérimental inclut au minimum 1) un groupe de souris contrôles traitées avec une solution saline (SHAM) et 2) un groupe de souris traitées avec une dose donnée du composé candidat. Le calcul du nombre de sujets nécessaires (calcul de N) est basé sur les données obtenues préalablement par le sponsor en prenant en compte les moyennes et déviations standards mesurées pour chaque paramètre (e.g. distance parcourue à l'OF). Une taille d’échantillon de 10 animaux pour chaque condition serait nécessaire pour atteindre une puissance statistique supérieure ou égale à 0,8. Deux animaux supplémentaires sont ajoutés au regard du taux de mortalité avoisinant les 25%. Au total, cela représente donc un lot expérimental de 10 animaux par groupe + 2 animaux de sureté: 12 animaux x 2 conditions = 24 animaux. Un nombre de 6 lots par an sur 5 ans est estimé par rapport au nombre de projets des années antérieures soit 720 animaux (24 animaux x 6 séries x 5 ans). Cependant un à deux groupes pourront être ajoutés à la demande du sponsor afin de moduler les doses du composé candidat. Cela porte donc notre nombre à un total d'animaux d'au maximum 1440 animaux (12 animaux x 4 conditions x 6 séries x 5 ans).

Raffinement

Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites sont fixés avant le début des expérimentations selon un score de sévérité (cf. annexe 2). Les animaux sont familiarisés avec les outils de mesures et les nouveaux environnements. Pour l'induction de l’ELT par injection i.p de pilocarpine : - les administrations sont réalisées dans une pièce attenante aux pièces d’hébergement. - pour les injections i.p, pour éviter l'inflammation locale, le site d’injection est alterné entre gauche et droite. - le protocole est basé sur une méthodologie raffinée à la base d'une forte diminution de la souffrance des souris. Au cours des sessions : - les souris sont placées de manière individuelle dans des cylindres plexiglas transparents. La pilocarpine générant une hyperactivitée, il est préférable de les disposer ainsi afin d'éviter toutes blessures pour elles-mêmes ou les autres souris. - des critères comportementaux basés sur l'observation de l'animal, dérivée de l'échelle de Racine et adaptée à la souris, permettent d'anticiper le SE (status epilepticus) mais aussi les problèmes cardio-respiratoires de la souris. Suite à l'injection i.p de pilocarpine, si l'animal atteint un score > ou = 4, une injection i.p de caféine (40 mg/kg) est effectuée. Cette dose limite les problèmes respiratoires sans provoquer d'effets néfastes à long terme. Lorsque le SE de la souris atteint une durée d’1h, une injection i.p de diazépam est effectuée pour stopper le SE. À la fin de la procédure d'induction de l’ELT : - les souris sont placées dans des cages individuelles à température constante (20-24°C) avec alternance jour/nuit de 12h00 pour favoriser leur récupération physiologique. - du gel hyper-nourrissant mélangé avec des croquettes accessibles à hauteur de souris est disposé dans chaque cage pour 2 jours minimum (avant retour à l'alimentation normale) pour favoriser l'alimentation et la réhydratation. - des injections s.c de NaCl 0,9% sont réalisées pour favoriser la réhydratation. - les animaux sont surveillés dans les 2h après l'induction de l’ELT) puis quotidiennement: en cas de d'atteinte de points limites = à 1, de la buprénorphine (0,05mg/kg; 0,1-0,2ml) est injectée en i.p. - Si un score de points limites est = à 2, ils sont mis à mort. Selon la chirurgie, les souris sont anesthèsiées soit à l'isoflurane (4%-2,5% - mix air/02) soit à la kétamine/xylazine (150-15mg/kg).

Choix des espèces

Les souris modèles d'épilepsie manifestent des symptômes comparables à ceux des patients souffrant d'ELT (génération de crises, troubles cognitifs et de l'humeurs) mais reproduisent également des manifestations histologiques de l'ELT (mort neuronale, remodelage anormal du réseau, etc.). Ils sont donc un excellent modèle pour cette maladie humaine. En outre, l'utilisation spécifique de souris permet de tirer avantage de nombreuses lignées transgéniques ouvrant de nombreuses possibilités pour la suite du projet pour le sponsor. Des souris de 7-9 semaines (30-45g) sont préférentiellement utilisées car ce groupe d'âge a le taux de survie et de réussite de l'induction de l'épilepsie le plus élevé.