Procédures sévères

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Autres poissons : 450
Souffrances
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Devenir
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Une brûlure superficielle de la peau au point de contact de la sonde, des troubles moteurs possibles, puis vingt jours d'hébergement individuel sans cachette: 450 poissons cichlidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour prélever leur cerveau. Chacun passe cinq tests de comportement avant et après une lésion cérébrale infligée par ultrasons sous anesthésie, sur trois mois au maximum. Il s'agit de savoir à quoi sert le lobe inférieur, une structure propre à ces poissons, chez des espèces qui utilisent des outils, se reconnaissent dans un miroir et identifient leurs congénères. Trois espèces ont été retenues parce que leur cerveau est assez gros pour l'imagerie, celui du poisson zèbre et du médaka ne l'étant pas.

Objectifs

Certains poissons présentent des comportements comme l’utilisation des outils, l’utilisation du miroir (reconnaissance de soi), la reconnaissance individuelle, et une communication multimodale complexe. Notre projet consiste donc à étudier l'organisation du cerveau de ces poissons, qui présentent des origines géographiques, une taille et des comportements différents. Les cerveaux des poissons sont organisés de façon très différente par rapport aux cerveaux des mammifères, et leurs structures et leurs fonctions demeurent peu connus. En particulier, une structure de la partie ventrale du cerveau, le lobe inférieur, n'existe que chez ces poissons, et n’est pas retrouvée chez les mammifères ou les oiseaux. Les fonctions de cette structure demeurent inconnues, et nos travaux précédents suggèrent qu’elle pourrait être impliquée dans les fonctions cognitives remarquables citées précédemment. Mieux connaître la fonction du lobe inférieur chez les poissons permettra de mettre en lumière comment, au cours de l’évolution, des cerveaux aussi différents que ceux des poissons ont pu permettre l’émergence de comportements complexes. Cette étude permettra donc de mieux comprendre comment des cerveaux dont les morphologies diffèrent considérablement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires. Ce projet se déroule dans deux établissements utilisateurs différents (EU 1/2 et EU 2/2).

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre comment les cerveaux de tétrapodes et de téléostéens, dont les morphologies diffèrent considérablement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires. Ainsi, les bénéfices principaux de cette étude sont d’apporter une meilleure compréhension aux mécanismes biologiques fondamentaux d’évolution du cerveau et des comportements dits « intelligents ». L’étude de poissons permet en outre d’élargir le champ de la connaissance à ce groupe, dont l’anatomie du cerveau demeure peu connue.

Procédures

Les poissons seront soumis à 5 tests de comportement avant et après une lésion cérébrale pendant une durée maximale totale de 3 mois (durée des tests après la lésion : 3 à 20 jours, avec une à deux sessions d’une heure par jour). Les tests de comportement seront évalués sur animal vigile au sein de l’EU1/2. Les poissons seront soumis à la procédure de lésion cérébrale par ultrasons durant environ une heure sous anesthésie dans l’EU2/2.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées à: - La lésion par ultrasons, qui pourrait créer des problèmes moteurs, et provoquer une brûlure superficielle de la peau au point de contact avec la sonde ultrasons. - L’hébergement individuel et les tests comportementaux, qui nécessitent cet hébergement individuel des individus, et peuvent provoquer un stress pour l’animal. - La manipulation des animaux pour l’anesthésie (stress potentiel).

Devenir

L’euthanasie des individus est nécessaire au prélèvement de leur cerveau pour les études neuroanatomiques prévues dans notre projet, permettant de visualiser précisément le site de chaque lésion.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées par des modèles in silico, puisque nous étudions des comportements complexes. Notre étude nécessite des espèces de poissons téléostéens, qui seuls possèdent la structure cérébrale d’intérêt, le lobe inférieur, et nous avons besoin d’espèces possédant un lobe inférieur développé, ce qui est le cas des cichlidés. Les tests comportementaux prévus ne peuvent être réalisés que sur ces animaux. Les trois espèces que nous souhaitons utiliser, A. nigrofasciata, N. brichardi, P.zebra, ont des comportements très différents et des cerveaux organisés de façon différentes. De ce fait, il est pertinent et nécessaire d'utiliser ces trois espèces de cichlidés. Pour comprendre le rôle du lobe inférieur dans ces comportements, l'étude des lésions permet d'évaluer les déficits qui en résultent et d'établir un lien entre structure et fonction..

Réduction

Pour ces expérimentations, le nombre d’animaux utilisés sera limité aux besoins statistiques de nos analyses. Des études IRM précédemment publiées chez les mammifères, oiseaux et amphibiens nous permettent de déterminer le nombre d’individus nécessaires.

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux sont pris en charge et leur bien-être est évalué régulièrement par des zootechniciens compétents. La température de la pièce est surveillée. Après la lésion cérébrale, le bien-être des animaux est plus attentivement surveillé jusqu'à euthanasie des animaux (20 jours maximum après la lésion). Aussi, la communication entre le personnel de zootechnie et les expérimentateurs est optimisée pour permettre un suivi adéquat des animaux. Des points limites tels que la nage anormale (sur le dos, sur le côté) ou la rétractation des pigments sont utilisés pour évaluer le bien-être ; ils prennent en compte des comportements ou signes visibles. Dans le cas où des animaux montreraient des signes de mal-être, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Selon la gravité de ces signes, les animaux pourront être soignés via une analgésie diluée dans l’eau de leur bassin , ou si ce n'est pas possible de soigner, ils seront euthanasiés dans les délais les plus brefs. L’analgésie par bain en post opératoire a été choisie pour réduire le stress de l’animal, puisqu’une injection demanderait la manipulation du poisson, ce qui produirait un stress trop important. En cas de brûlure légère liée à la température de la sonde, un pansement antiseptique sera appliqué que la plaie jusqu’à cicatrisation. Des cachettes (tubes en PVC) seront ajoutées à l'hébergement pour fournir de l'enrichissement, sauf dans les jours suivant la procédure de lésion (durée maximum : 20 jours). Un contact visuel entre les poissons sera possible avant et après l’intervention puisque les aquariums seront placés les uns à côté des autres. Lors du transport des animaux, la température de l’eau sera maintenue par l’utilisation de chaufferettes dans la boîte de transport.

Choix des espèces

Les poissons utilisés sont reconnus comme des animaux modèles pour les études anatomiques des structures cérébrales qui sous-tendent les fonctions motrices et sensorielles, ainsi que des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage). Ces différents types de comportements ont déjà été observé chez 3 espèces qui ont des comportements propres et des cerveaux anatomiquement différents, mais chaque espèce présente des comportements qui lui sont propres. De plus, leurs cerveaux sont anatomiquement différents. Pour mettre en évidence quelles parties du cerveau de cichlidé sous-tendent ces remarquables capacités cognitives, une étude fonctionnelle de ces espèces est indispensable. De plus, la taille du cerveau des espèces de téléostéens traditionnellement utilisées (poisson zèbre, médaka), ne permet pas de réaliser l’imagerie nécessaire à ce projet avec une résolution suffisante. L’utilisation de cichlidés, et en particulier de ces trois espèces, dont la taille du cerveau permet l’imagerie, semble donc toute indiquée. Nous utilisons dans le cadre de ce projet des poissons adultes, puisqu’il est nécessaire que le cerveau soit mature.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1250
Souffrances
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Devenir
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1 250 souris dépourvues d'interleukine 10 vont être élevées et utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, sans aucune intervention ni prélèvement pendant l'élevage. Avec l'âge, une partie d'entre elles développe une inflammation chronique du côlon qui peut entraîner de fortes diarrhées, des saignements rectaux, une déshydratation et une perte de poids importante, et environ 85 % des femelles et 90 % des mâles atteignent l'âge de 14 semaines. Cet élevage doit fournir à l'équipe et à ses partenaires des souris pour leurs recherches sur les maladies inflammatoires de l'intestin : elles y entrent dès 4 semaines et sont tuées à l'issue des procédures, les autres étant gardées pour la reproduction ou tuées en cas de souffrance, après deux mois sans portée ou à 24 semaines. Le porteur se donne pour objectif de mieux élever ces souris "tout en minimisant leur possible souffrance", et qualifie leur utilisation d'"essentielle" pour cette recherche.

Objectifs

Ce projet vise à décrire la prise en charge des animaux d’une lignée de souris développant progressivement une inflammation chronique de l’intestin (colite). Ces souris sont un modèle des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI), qui incluent la maladie de Crohn et la colite hémorragique qui sont causées par un mélange de facteurs génétiques, environnementaux et liés aux microbes présents dans l’intestin. Normalement, le corps produit une molécule appelée interleukine 10 (IL-10) qui aide à limiter l’inflammation dans l’intestin. Mais chez ces souris, cette molécule est absente, ce qui entraîne une réaction excessive du système immunitaire et une inflammation chronique du côlon. De plus, des éléments comme certains additifs alimentaires ou les antibiotiques peuvent aggraver cette inflammation en modifiant les microbes intestinaux. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment élever et prendre en charge ces souris tout en minimisant leur possible souffrance, afin de mieux étudier les maladies inflammatoires de l’intestin et, à terme, aider à la recherche sur ces maladies chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre à notre équipe et à nos partenaires d’avoir les souris nécessaires pour mener nos recherches sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). À long terme, ces souris aideront les chercheurs à mieux comprendre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI). Grâce à elles, on pourra trouver de nouvelles façons de traiter ces maladies et identifier des marqueurs pour mieux les diagnostiquer. Ces souris permettront aussi de tester de nouveaux médicaments anti-inflammatoires et d’évaluer leur efficacité par rapport aux traitements déjà disponibles pour les patients atteints de MICI.

Procédures

Ce projet vise à gérer la production d’une lignée de souris qui peuvent développer des problèmes de santé progressifs avec l’âge. En particulier, ces souris pourront développer des signes d’inflammation de l’intestin (diarrhées, perte de poids, comme les patients atteins de MICI). Ils ne subiront aucune intervention ni prélèvement pendant toute la durée de l’élevage.

Impact sur les animaux

Certaines de ces souris peuvent commencer à développer progressivement avec l’âge une inflammation de l’intestin. Cela peut entraîner de fortes diarrhées, des saignements rectaux, une déshydratation et une perte de poids importante. Dans ces cas-là, l’expérimentation est arrêtée pour éviter toute souffrance excessive. En général, environ 85 % des femelles et 90 % des mâles atteignent l’âge de 14 semaines.

Devenir

Les souris générées dans ce projet seront soit intégrés dans un protocole expérimental dès 4 semaines de vie, soit gardés en vie pour la gestion des accouplements, soit euthanasiés lorsqu'elles présenteront des signes de souffrance ou lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois ou âgées de 24 semaines (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement ou incluses dans un protocole de recherche). Les souris incluses dans un projet de recherche seront euthanasiées à l'issue des procédures expérimentales

Remplacement

L’utilisation de souris de laboratoire est essentielle pour cette recherche, car les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sont très complexes. Elles impliquent plusieurs facteurs comme le système immunitaire, les microbes intestinaux, la génétique et l’environnement. Ces maladies affectent non seulement l’intestin mais aussi d’autres organes et provoquent une inflammation persistante dans tout le corps. Pour comprendre comment l’environnement et les microbes interagissent avec l’organisme, les souris sont le modèle le plus adapté. À ce jour, il est impossible de recréer ces interactions complexes en laboratoire uniquement avec des cellules, d’où la nécessité d’étudier ces maladies sur des animaux vivants.

Réduction

Nous ajusterons l’élevage des souris en fonction des besoins de recherche de l’équipe de recherche. Ayant une connaissance approfondie de cette lignée (son mode de reproduction, le nombre et la taille des portées), nous sommes en mesure de gérer l’élevage de manière efficace et raisonnée. Concrètement, nous maintenons en permanence deux couples reproducteurs pour assurer la continuité de la lignée. Si une expérience spécifique est prévue et approuvée, nous augmentons temporairement le nombre de souris pour répondre aux besoins de l’étude.

Raffinement

Les souris seront surveillées de façon journalière par du personnel technique dans le cadre de la surveillance obligatoire. En outre, une surveillance sera effectuée 1 à 3 fois par semaines par du personnel qualifié pour évaluer la santé des animaux. Si certains développent une inflammation de l’intestin, des soins adaptés seront mis en place en fonction de leur état, comme l’ajout d’un gel de réhydratation. S’il n’y a pas d’amélioration de leur état, elles seront euthanasiées afin d’éviter toute souffrance. L’évolution de la maladie sera suivie grâce à un système de notation qui prend en compte la perte de poids, l’apparence, la présence de diarrhée et le comportement des souris. Selon leur score, des mesures progressives seront appliquées (un suivi plus fréquent, l’ajout de gel de réhydratation, voire l’arrêt du protocole si nécessaire. Enfin, leur environnement sera aménagé avec des éléments comme du coton, des petites maisons et un éclairage respectant le cycle jour/nuit pour leur permettre d’adopter un comportement naturel.

Choix des espèces

Les souris sont souvent utilisées pour étudier les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), car elles permettent de mieux comprendre les liens entre l’alimentation, l’environnement, les microbes intestinaux et l’intestin lui-même. Dans ce projet, nous utilisons une lignée de souris qui ne produit pas une protéine clé entrainant ainsi une inflammation intestinale ressemblant à une colite hémorragique chez l’humain. Ce modèle génétique de la maladie n’existe que chez la souris. Les souris pourront commencer à se reproduire dès l’âge de 5 semaines, qui correspond à leur maturité sexuelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 2000
Souffrances
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Devenir
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 2000

2 000 souris vont être utilisées, chacune pouvant recevoir une prothèse crânienne, subir un accès chirurgical à l'artère cérébrale moyenne, un AVC provoqué, puis six séances d'imagerie fonctionnelle d'une heure étalées jusqu'au quatre-vingt-dixième jour. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance sévère et toutes les souris sont tuées à J+90, le porteur estimant que les maintenir en vie plus longtemps entraînerait une souffrance chronique. Les déficits fonctionnels et cognitifs consécutifs à l'ischémie cérébrale sont eux-mêmes classés sévères, et la mise à mort intervient dès une perte de poids supérieure à 20 % ou un score de grimace supérieur à 7. Le même document affirme pourtant que les acquis du laboratoire montrent des animaux qui se déplacent et s'alimentent normalement, prennent soin de leur pelage et n'émettent aucun son audible.

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique, caractérisé par l'obstruction d'un vaisseau sanguin cérébral, induit des lésions cérébrales séquentielles : les premières atteintes touchent le compartiment vasculaire, suivies d'une altération de la barrière hémato-encéphalique et de lésions du parenchyme cérébral. Bien que l'injection intraveineuse de l'activateur tissulaire du plasminogène recombinant (rtPA) soit le traitement de référence pour les AVC aigus, les séquelles neurologiques, notamment au niveau du cortex somatosensoriel, restent importantes. De nombreux travaux ont mis en évidence que l'ischémie cérébrale induit des lésions neurologiques sévères, notamment au niveau du cortex somatosensoriel de la souris. Ces lésions, consécutives à l'occlusion vasculaire, altèrent significativement la plasticité cérébrale et entraînent des déficits sensoriels persistants. Ces résultats soulignent l'importance du cortex somatosensoriel dans la perception tactile et la localisation spatiale, ainsi que sa vulnérabilité face à l'ischémie. Si les conséquences d'un AVC sur le cortex somatosensoriel ont été largement étudiées, celles sur le cortex visuel demeurent méconnues. Cette lacune souligne l'importance d'une caractérisation approfondie des atteintes visuelles post-AVC. De plus, l'utilisation d'anesthésiques chez les modèles animaux, bien que nécessaire, peut influencer les résultats expérimentaux. Ainsi, notre étude vise à combler ces lacunes en caractérisant les atteintes visuelles structurelles et fonctionnelles consécutives à un AVC, ainsi qu'à évaluer la récupération fonctionnelle du cortex visuel et du cortex barrel. Nous porterons une attention particulière à l'intégrité du système vasculaire, notamment sous traitement thrombolytique associé ou non à un neuroprotecteur, en évaluant leur potentiel prédictif des altérations cérébrales à long terme. Cette approche originale permettra d'améliorer notre compréhension des mécanismes sous-jacents aux atteintes visuelles post-AVC et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. À notre connaissance, une telle caractérisation approfondie n'a pas encore été réalisée, soulignant ainsi l'originalité et l'importance de ce projet.

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, cette étude va nous permettre d’acquérir des données fondamentales mais aussi translationnelles ou appliquées menées pour différentes pathologies (AVC, Sclérose en plaques ; SEP et processus inflammatoires). En effet, une meilleure compréhension de cette interaction permettra de développer des stratégies thérapeutiques adéquates, permettant d’envisager d’améliorer les performances de patients dans ces différentes pathologiques.

Procédures

Procédure 1 (n=500) : Modèle d’AVC 1 & Procédure 2 (n=500) : Modèle d’AVC 2. - J0 : Induction de l‘AVC +/- Traitements à 20 minutes ou 4 heures (durée : 50 minutes). - J+1, J+5 : Evaluation du devenir cérébral (lésions, transformations hémorragiques, recanalisation) post-AVC par IRM (durée : 10 minutes). - J+1, J+3, J+7, J+15, J+30, J+90 : Evaluation par Imagerie par fUS (durée : 1 heure). - J+1, J+3, J+7, J+15, J+30, J+90 : Etude de la récupération fonctionnelle des animaux (durée : 10 minutes/test). - J+90 : mis à mort par surdosage anesthésique/dislocation cervicale. Procédure 3 (n=500) : Modèle d’AVC vigile 1 & Procédure 4 (n=500) : Modèle d’AVC vigile 2. - J-11 : Pose d’une prothèse crânienne (durée : 45 minutes). - J-6/J-2 : Habituation (durée : 15-30 minutes). - J-1 : Accès à l'artère cérébrale moyenne (durée : 30 minutes). - J0 : Induction de l‘AVC +/- Traitements à 20 minutes ou 4 heures (durée : 50 minutes). - J+1, J+5 : Evaluation du devenir cérébral (lésions, transformations hémorragiques, recanalisation) post-AVC par IRM (durée : 10 minutes). - J+1, J+3, J+7, J+15, J+30, J+90 : Evaluation par Imagerie par fUS (durée : 1 heure). - J+1, J+3, J+7, J+15, J+30, J+90 : Etude de la récupération fonctionnelle des animaux (durée : 10 minutes/test). - J+90 : mis à mort par surdosage anesthésique/dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître seraient, selon leurs degrés de gravité du stress pour l’ensemble des procédures : Leger. Une perte de poids pour l’ensemble des procédures, une hypothermie lors des phases d’anesthésies : Modéré. Des douleurs post-opératoires, des déficits fonctionnels et /ou cognitifs dans le cadre de l’ischémie cérébrale : Sévère.

Devenir

Maintenir en vie des animaux ayant subi un AVC ischémique sur le long terme pourrait engendrer une souffrance chronique et une qualité de vie altérée, rendant la mise à mort éthiquement préférable pour minimiser leur douleur et préserver leur bien-être. Ainsi, l'ensemble des animaux utilisés dans ce projet feront l'objet d'une mise à mort à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. En effet, des approches in silico ne permettent pas d’obtenir le même niveau de sensibilité. De même, les approches in vitro ne permettent pas de reproduire la complexité d’un modèle in vivo. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité afin de souscrire au principe de réduction. Le projet est justifié d’un point de vue scientifique car il permettra des recherches fondamentales, translationnelles et/ou appliquées pour le diagnostic et le traitement d’une pathologie humaine neurovasculaire : l’AVC. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.

Réduction

Notre projet ne nous permet pas d’utiliser d'autres moyens que l’expérimentation animale. Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité. Ainsi, les procédures expérimentales décrites dans ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information disponible. De plus, des méthodes d’études non invasives telle que l’IRM sont utilisées dans ce projet afin de faire un suivi longitudinal des animaux, permettant de recueillir de nombreuses données sans augmenter le nombre d’animaux. Dans ce projet aucune approche statistique n'a été réalisée, le nombre minimum d’animaux a été défini en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, à partir de nos expériences précédentes, de nos données sur chaque modèle et des données disponibles dans la littérature. En fonction de l'aisance des expérimentateurs (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse. L’ensemble des échantillons collectés permettra également un partage de tissus, une réutilisation et donc une réduction du nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux seront hébergés par groupes sociaux stables (n=5) avec un enrichissement minimum (maison en carton, produits de nidification tels que des lanières de papier kraft et/ou des carrés de coton nestlets) dans des cages standards aux normes européennes (type IV). Nous utiliserons une litière plus douce et variée et moins poussiéreuse et allergisante, permettant de réduire le niveau de stress des animaux. Le bien-être des animaux sera contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié, ce qui permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à une éventuelle détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s'alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son audible à l'oreille humaine et ne présentent aucun « sickness behavior syndrom ». Les animaux seront pesés tous les jours pour surveiller leur poids et mis à mort si une perte de poids de plus de 20% est observée et/ou si un score sur l’échelle de la douleur (Mouse Grimace Scale) est supérieur à 7 pendant les 48h critiques au modèle. Tout le matériel et consommables utilisés dans cette procédure expérimentale seront neufs (comme les seringues et aiguilles), soigneusement nettoyés et désinfectés pour les réutiliser (pinces métalliques). Durant la mise en place des modèles, les souris seront sous anesthésie générale et sous analgésie. Les animaux recevront également une anesthésie locale sur la peau au niveau de l'artère cérébrale moyenne (ACM). Les yeux des souris seront couverts afin de ne pas les éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire et prévenir de la déshydratation. Après chirurgie, les souris disposeront de croquettes humides dans une coupelle sur le sol de leur cage pour faciliter la prise de nourriture et l'hydratation. Un système de pastilles à code couleur collé sur la cage permettra d’identifier les animaux les plus « à risque ».

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine du neurodéveloppement, les AVC, les modèles de SEP et les techniques employées sont bien connues. L’anatomie du SNC murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Qui plus est, il n’existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l’Homme. Concernant l’ensemble des procédures, seuls des animaux adultes âgés de 6-12 semaines seront nécessaires. Cette tranche d'âge correspondant à un stade de développement de "jeunes adultes" chez la souris, est cruciale pour assurer la comparabilité de nos résultats avec les données existantes au sein de notre laboratoire. En effet, nos modèles d'AVC ischémique ont été largement caractérisés et étudiés sur cette tranche d'âge spécifique. De plus, cette fenêtre développementale est fréquemment utilisée dans la littérature scientifique étudiant l'AVC et ses mécanismes physiopathologiques. L'utilisation d'animaux adultes de 6 à 12 semaines est justifiée par le fait qu'ils ont atteint une maturité physiologique et neurologique stable.

  • Protection de l’environnement
Poissons zèbres : 6960
Souffrances
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▲ 6528
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▲ 432
Devenir
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 6960

Exposés jusqu'à trente jours à la chaleur, à des substances chimiques et à un rayonnement gamma, 6 960 poissons zèbres vont être utilisés, 6 528 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 432 un niveau sévère. La mortalité des larves fait partie du protocole, établir les relations dose-réponse supposant, écrit le porteur, d'obtenir 100 % de l'effet recherché. Il affirme par ailleurs que les poissons adultes ne ressentent pas de douleur dans cette procédure, et indique que l'anesthésie et l'analgésie des embryons et des larves resteraient difficiles à appliquer, puisqu'elles masqueraient les effets recherchés. Tous les poissons exposés sont tués à l'issue, les embryons témoins également, pour les analyses moléculaires.

Objectifs

Ce projet cherche à comprendre comment différents facteurs de stress affectent les écosystèmes aquatiques. Ces écosystèmes sont exposés à des produits chimiques et à des radiations. Le changement climatique augmente la température, ce qui perturbe la vie des animaux et rend les produits chimiques plus toxiques. Habituellement, on étudie la toxicité de chaque substance séparément. Ce projet veut voir comment ces substances interagissent ensemble, soit en augmentant, soit en diminuant leurs effets. Des études précédentes sur le poisson ont montré des résultats intéressants. Ce projet complète les recherches en cours sur les effets combinés des radiations et de la chaleur sur les poissons.

Bénéfices attendus

Ce projet confronte la méthodologie de l’évaluation du risque actuellement en cours. Il devrait fournir une réponse sur la nature des interactions entre le stress ionisant et d’autres stresseurs (substances chimiques, stress thermique) présents dans les écosystèmes aquatiques.

Procédures

Les animaux seront exposés à 3 stresseurs combinés pendant maximum 8 jours pour les larves et 30 jours pour les adultes.

Impact sur les animaux

La méthodologie de protection de l’environnement nécessité l’identification d’effets phénotypiques ayant des conséquences sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes. Il conviendra d’acquérir des données sur la mortalité des stades précoces. La construction des relations dose/réponse (mortalité) nécessite d’obtenir 100 % de l’effet recherché. L’exposition parentale contribue à la radiosensibilité des stades précoces, conduisant à la mortalité des larves. Ainsi, certaines conditions expérimentales conduiront à la mortalité des larves. D’autres conditions d’exposition conduiront à des effets sublétaux, sans conduire à la mort de l’animal : retard dans l’éclosion, croissance impactée (ralentissement).

Devenir

Les embryons utilisés dans le projet seront produits par les poissons zèbres adultes de notre animalerie. Excepté pour les conditions contrôles, les embryons seront exposés à différents stresseurs, nécessitant leur euthanasie à l’issue des 8 jours d’expérimentation post fertilisation. La recherche des effets moléculaires nécessite l’utilisation des embryons « contrôles ». Il en est de même pour le stade adulte.

Remplacement

Le projet utilise un modèle animal in vivo pour mesurer des effets phénotypiques délétères en lien avec la perturbation de la structure et/ou du fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Il n’existe pas de méthodologie pour déterminer de telles perturbations sans utiliser de modèle animal.

Réduction

Les travaux antérieurs ont permis de déterminer le nombre d’individus (embryons et adulte) nécessaires aux expérimentations. Les effets subtils de l’irradiation gamma nécessitent d’utiliser au moins 72 embryons/larves par condition afin de mettre en évidence des effets statistiquement significatifs. Le retour d’expérience du laboratoire montre que l’obtention régulière d’œufs nécessite la présence de 20 couples reproducteurs (procédure 1). Un minimum de 5 couples par condition est nécessaire pour obtenir suffisamment d’œufs pour la procédure 2.2.

Raffinement

Les poissons adultes ne ressentent pas de douleur dans cette procédure. Les mesures pour réduire la douleur sont donc appliquées aux poissons au stade embryonnaire et larvaire. Cependant, l'utilisation d'anesthésie et d'analgésie peut cacher les effets que les chercheurs cherchent à observer, ce qui rend leur application difficile. Le suivi des limites expérimentales ou de la mortalité ne peut pas être effectué dans certaines conditions, mais il est possible dans des conditions où la mortalité n'est pas induite.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un organisme modèle régulièrement utilisé en écotoxicologie. De nombreuses données en écophysiologie, en biologie de la reproduction et des outils moléculaires performants sont disponibles. L’équipe utilise depuis de nombreuses années ce modèle animal. Contrairement aux poissons autochtones, il permet la fourniture d’œufs tout au long de l’année, facilitant la réalisation des expérimentations. De plus, son développement embryonnaire est rapide, permettant l’étude des effets de stresseurs sur ce stade biologique radiosensible. Les recherches montrent que les premiers stades de développement des animaux sont les plus sensibles aux rayonnements ionisants. Nos expériences sur le poisson confirment cette sensibilité chez les embryons et les larves. C'est pourquoi nous avons choisi de concentrer notre étude sur ces stades de développement particulièrement sensibles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 4283
Souffrances
▲ -
▲ 2387
▲ -
▲ 1896
Devenir
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 -
 4283

4 283 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 2 387 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 1 896 un niveau sévère. Une paralysie partielle leur est provoquée par deux injections sous-cutanées qui déclenchent une attaque de leur propre système nerveux central, et elles subissent par ailleurs quatre gavages, des prélèvements de sang, une biopsie de la queue dès l'âge de sept jours et plusieurs injections. L'enjeu déclaré est de comprendre comment des cellules B régulatrices, transférées en grand nombre, ramènent la maladie en rémission, avec l'espoir d'un traitement contre la sclérose en plaques. Le porteur affirme qu'aucune alternative n'existe, la migration des cellules immunitaires vers le système nerveux central n'étant pas modélisable in vitro à ce jour.

Objectifs

L'objectif du projet est de mieux caractériser l'effet protecteur d’une thérapie cellulaire utilisant des cellules B dans différents modèles de sclérose en plaques. La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central. Elle est la première cause de déficit neurologique chez le jeune adulte. Les femmes sont atteintes deux fois plus que les hommes et le coût socio-économique de la sclérose en plaques est le second après les traumatismes dans ce groupe d’âge. Il n’y a actuellement pas de traitement curatif pour la sclérose en plaques qui est donc une maladie chronique persistant tout au long de la vie du patient. Certains traitements permettent d’en ralentir la progression chez certains patients. La sclérose en plaques implique des cellules du système immunitaire qui attaquent le système nerveux central. L’activation des cellules pathogènes est normalement inhibée par un autre type de cellules immunitaires appelées cellules B régulatrices. Les cellules B régulatrices sont déficitaires chez les patients atteints de sclérose en plaques si bien qu’elles ne bloquent plus l’activation des cellules qui causent la maladie. Il y a un grand espoir qu’il soit possible de traiter la sclérose en plaques en transférant des cellules B régulatrices chez ces patients. Des cellules B régulatrices peuvent être produites en grand nombre en utilisant un protocole récemment établi. La sclérose en plaques peut être modélisée chez la souris, et il a été démontré dans ce modèle que les cellules B régulatrices étaient essentielles à la rémission de la maladie. En utilisant un modèle de sclérose en plaques chez la souris, ces cellules sont capables de contrôler le développement de la pathologie ainsi que d’en induire la rémission. Nous souhaitons dorénavant mieux comprendre le mode d'action des cellules B régulatrices ainsi que de raffiner leur utilisation.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est l’optimisation d'une nouvelle approche de thérapie cellulaire basée sur les cellules B régulatrices pour traiter la sclérose en plaques, et la compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans l'effet thérapeutique de ces cellules immunorégulatrices au niveau de l'organe atteint dans cette maladie, le système nerveux central. Ce modèle est prédictif de la sclérose en plaques, et a déjà servi à la mise en place des traitements principaux aujourd'hui utilisés pour cette maladie.

Procédures

Identification d'un animal : ~10 secondes. Biopsie caudale : ~5 secondes. Prélèvement sanguin : ~15 secondes. Gavage x4 : ~20 secondes/gavage. Anesthésie : ~15 minutes. Deux injections sous cutanées : ~30 secondes. Injection intra-péritonéale : ~10 secondes/injection. Une injection intra-veineuse : ~45 secondes. Anesthésie x2 par voie intra-péritonéale : ~15 minutes. Les injections sous-cutanées se font sur animaux anesthésiés. Les autres interventions se font sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Injection intra-péritonéale = douleur légère, de courte durée et localisée. Injection sous-cutanée = douleur légère, de courte durée et localisée. Injection intra-veineuse = douleur légère, de courte durée et localisée. Contention dans un tube adapté à la taille de la souris pouvant induire un léger stress de manière transitoire. Gavage = contention soutenue, introduction de la sonde dans l’œsophage et jusqu’à l’estomac pouvant induire un léger stress de manière transitoire. Prélèvement sanguin = douleur légère, de courte durée et localisée. Biopsie caudale = douleur modérée, de courte durée et localisée. Identification = douleur légère, de courte durée et localisée. Nuisance liée au modèle EAE=paralysie partielle et transitoire.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement des tissus d'intérêt.

Remplacement

Ce projet vise à caractériser l’effet de lymphocytes B dans deux modèles de sclérose en plaques. Les réponses immunitaires se développent dans les organes lymphoïdes secondaires, et impliquent des processus d’interactions entre différents types cellulaires et de migrations cellulaires entre différents organes qui ne sont pas modélisables in vitro actuellement. Les maladies auto-immunes du systèmes nerveux central impliquent également la migration des cellules du système immunitaire dans le système nerveux central, puis l’interaction de ces cellules avec des cellules résidentes du système nerveux central. Ces processus ne sont actuellement pas étudiables in vitro. Il n’y a donc pas d’alternative au fait de conduire les investigations décrites chez l'animal.

Réduction

Le protocole d'induction du modèle expérimental de sclérose en plaques a été optimisé de manière à ce que la maladie se développe de manière homogène chez les souris identiques génétiquement, ce qui permet de réduire le nombre de souris utilisées tout en permettant d'obtenir des résultats statistiquement valides. Le nombre de souris utilisées est réduit au minimum pour avoir des résultats statistiquement interprétables. Ces estimations sont basées sur notre expérience, et les estimations obtenues avec un programme d'analyse de puissance statistique. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Une veille bibliographique sera effectuée dans ce contexte scientifique afin d'éviter la duplication inutile de travaux.

Raffinement

Le protocole d'induction du modèle expérimental de sclérose en plaques a été raffiné de manière à ce que les souris entrent en rémission après un court épisode de paralysie afin de réduire la souffrance des animaux. Nous avons établi pour chaque procédure des points limites adaptés qui permettent d'éviter toute souffrance indésirable et inutile des souris. Les animaux sont suivis de manière quotidienne par le personnel de l'animalerie formé au bien-être animal ainsi que par le/les expérimentateur(s). Le score clinique et le poids sont mesurés quotidiennement. les animaux sont hébergés par groupes sociaux et dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

Le modèle expérimental de sclérose en plaques chez la souris a été utilisé pour le développement de thérapies aujourd’hui utilisées chez les patients. Il s'agit donc d'un modèle pertinent pour le développement et la compréhension de nouvelles pistes thérapeutiques pour cette pathologie humaine. Utilisation de souris à partir de l’âge de 7 jours pour effectuer les gestes d'identification ainsi que le prélèvement pour la biopsie. Utilisation des souris à partir de 4 semaines pour effectuer un prélèvement pour génotypage ou pour effectuer un gavage. Cet âge est requis afin de s’assurer que les souris aient une taille appropriée et suffisante pour effectuer les gestes susmentionnés sans porter atteinte à leur intégrité physique. A partir de 6 semaines d’âge et jusqu'à 16 semaines d’âge, les souris pourront être immunisées pour induire l'encéphalomyélite autoimmune expérimentale parce que cela correspond à l'âge pendant lequel la maturité du système immunitaire est adaptée pour étudier la pathogenèse de la maladie.

MeCP2_Cortex_KO

(NTS-FR-044006v1 – 19/05/2025)
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 240
Devenir
 -
 -
 -
 240

Une prostration, une difficulté respiratoire majeure ou une perte de poids supérieure à 20 % déclenchent la mise à mort par dislocation cervicale. 240 souris mâles privées de la protéine MeCP2 dans le cerveau vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélever leur cortex à la naissance puis à deux, quatre, six et huit semaines. Le porteur indique que le déficit neurologique apparaît vers la cinquième semaine, avec ataxie, tremblements, nervosité et respiration difficile, et que la moitié de ces souris meurent d'elles-mêmes à six semaines, 90 % à huit semaines. Le projet vise à valider une hypothèse sur l'organisation de l'ADN dans les neurones, un traitement pour les filles atteintes du syndrome de Rett restant, lui, une perspective.

Objectifs

L'ADN, qui contient l’ensemble des informations nécessaires au fonctionnement de nos cellules, est organisé sous une forme compacte appelée chromatine. Cette structure doit être souple et adaptable pour permettre aux cellules de fonctionner correctement. Lorsque cet équilibre est perturbé, cela peut entraîner des maladies, notamment des maladies dites « épigénétiques », qui affectent l’expression des gènes sans modifier directement l’ADN. Le syndrome de Rett est un exemple de maladie épigénétique rare qui touche presque exclusivement les filles. Il se manifeste par des troubles du développement neurologique entraînant un polyhandicap sévère, incluant une déficience intellectuelle, des troubles du spectre autistique et des complications respiratoires et cardiovasculaires pouvant réduire l’espérance de vie. Cette maladie est liée, dans la majorité des cas, à une mutation du gène MeCP2, situé sur le chromosome X. Les recherches sur le syndrome de Rett reposent en grande partie sur des modèles de souris génétiquement modifiées, permettant d’étudier la fonction de MeCP2 dans le cerveau. Il a ainsi été démontré que cette protéine joue un rôle clé dans le développement du système nerveux. Nos travaux récents suggèrent que le syndrome de Rett pourrait être une maladie de la chromatine : la mutation de MeCP2 empêcherait son rôle essentiel dans l’organisation de la chromatine des neurones, en perturbant son interaction avec certaines séquences répétées d’ADN. Pour mieux comprendre cette hypothèse, nous étudierons la fonction de MeCP2 dans le développement du cortex chez un modèle murin du syndrome de Rett.

Bénéfices attendus

Ce projet associera différentes approches fonctionnelles à l'échelle du génome novatrices et complémentaires. Il permettra une meilleure compréhension de la fonction neuronale de MeCP2, et clarifia l'étiologie moléculaire du syndrome de Rett. Les données obtenues pourraient conduire au développement de nouvelles thérapies pour cette maladie neuro-développementale sévère et incurable. De plus, nos travaux contribuent à la compréhension du rôle des courtes séquences d'ADN répétées sur l'organisation tridimentionnelle du génome et l’expression des gènes au cours du développement du cerveau, et peuvent avoir un impact plus large, notamment sur l'identification des mécanismes moléculaires impliqués dans les troubles du spectre autistique et dans les maladies neurodégénératives.

Procédures

Nous envisageons d'effectuer nos expériences sur des cortex prélévés sur des souris agées de 0, 2, 4, 6 et 8 semaines. Mais le déficit neurologique des mâles dépourvus en MeCP2 débute entre 4 et 5 semaines, entrainant une létalité de 50% à 6 semaines et de 90% à 8 semaines. Les souris agées de 6 ou 8 semaines seront donc probablement difficile à obtenir. Pour éviter d’avoir comme point limite la mort de l’animal pour ces souris, nous avons choisi une application stricte de point limite dès les premiers signes de souffrance (diminution importante de l’activité motrice ou prostration, difficulté respiratoire majeure ou perte de poids supérieure à 20% au poids attendu). Les souris seront observées quotidiennement, l'une de ces observations suffira à mettre en œuvre le point limite et les animaux seront mis à mort.

Impact sur les animaux

Les troubles neurologiques décris chez les souris où MeCP2 a été inactivée spécifiquement dans le cerveau à un stade embryonnaire précoce sont bien décris. Ils apparaisent vers la 5ème semaine et associent de l'ataxie, une hypoactivité, des tremblements, de la nervosité, une respiration diffcile et une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement post-mortem du cortex.

Remplacement

En associant des données biochimiques, structurales obtenues in vitro à des données génomiques obtenues à partir de cellules en culture, nous avons accumulé beaucoup de résultats préliminaires qui suggèrent que MeCP2 puisse agir comme un facteur de transcription pionnier dans les neurones, capable d'envahir la chromatine en se liant aux répétitions CA. Le syndrome de Rett pourrait ainsi être considéré comme une "maladie de la chromatine" provenant de l'incapacité qu’a MeCP2, lorsqu’elle est mutée, à moduler l'organisation de la chromatine. Nous souhaitons dans ce projet valider définitivement notre hypothèse de travail par des expériences effectuées sur l'animal, étape indispensable pour le développement d’approches thérapeutiques.

Réduction

Nous ne travaillerons que sur des souris mâles pour lesquelles l'expression de MeCP2 aura été supprimée dans le cerveau, car les femelles équivalentes ne sont pas viables. L’objectif est ensuite de minimiser le nombre d'animaux utilisé tout en assurant une puissance statistique suffisante pour détecter des différences biologiquement significatives des données issues des analyses par séquençage haut-débit et atteindre l'objectif scientifique du projet. Nous estimons que de 3 à 5 réplicats biologiques seront nécessaires par expérience et par âge, soit un total de 240 souris en tenant compte de leur mortalité précoce.

Raffinement

Les mâles KO pour MeCP2 présentent une régression neurologique importante conduisant à une mort prématurée typiquement entre 6 et 8 semaines. Pour éviter d’avoir comme point limite la mort de l’animal, nous avons choisi une application stricte de point limite. Les souris seront observées quotidiennement et notées selon une grille de scoring de la douleur appliquée à l’animalerie qui repose sur l'aspect général (poids corporel, apparence physique, signes cliniques mesurables) et le comportement (modifications du comportement non provoqué, et après stimulation) : -Un score de niveau zéro n’entrainera aucune intervention particulière. -Un score de niveau 1 entrainera des soins spécifiques comme l’utilisation d’aliments gélifiés à même la litière afin de faciliter l’accès à la nourriture des animaux présentant une hypoactivité ou de l’ataxie, l’utilisation de tunnels de transfert pour la manipulation des souris présentant un phénotype de nervosité, l’utilisation d’analgésiques complémentaires, un contrôle biquotidien, une pesée régulière, une consultation éventuelle avec la Structure du Bien-Etre Animal et le vétérinaire. -Un score de niveau 2 sera le point limite et nécessitera une décision de mise à mort par la méthode de dislocation cervicale.

Choix des espèces

La lignée de souris crée est le modèle murin idoine puisqu'il développe des symptômes cliniques similaires au syndrome de Rett, avec un déficit neurologique sévère qui apparait vers la 5ème semaine et une létalité de 50% à 6 semaines. Pour ces raisons, nos expériences seront limitées aux 8 premières semaines de vie mais à différentes étapes du développement du cortex : 0, 2, 4, 6 et 8 semaines. La multiplication des points de cinétique est essentielle à notre étude puisqu'elle permettra de vérifier si la fonction chromatinienne de MeCP2 lors du développement post-natal, est concommitante à l'apparition des troubles neurologiques dans les neurones en maturation dépourvus de MeCP2.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 188
Souffrances
▲ 44
▲ -
▲ -
▲ 144
Devenir
 -
 -
 -
 188

188 souris vont être utilisées, dont 144 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 44 opérées sous anesthésie puis tuées avant tout réveil. L'artère pulmonaire droite leur est ligaturée, par ouverture du sternum ou par ouverture du thorax entre les côtes, avec un risque d'hémorragie, d'arrêt cardiorespiratoire et de pneumothorax, et une partie d'entre elles se réveille pour vivre quatre semaines avec cette artère fermée. L'objet du projet est de fabriquer chez la souris un modèle de maladie déjà obtenu chez le rat et le cochon, afin de disposer des outils génétiques propres à cette espèce. Le porteur qualifie l'hypertension ainsi provoquée d'asymptomatique et sans effet indésirable, en s'appuyant sur ses résultats chez le rat, et écrit que le recours aux animaux est "indispensable".

Objectifs

L’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique (HTP-TEC) est une maladie cardio-pulmonaire sévère. Elle est caractérisée par une augmentation anormale de la pression artérielle pulmonaire moyenne (PAPm) au-dessus de 25 mmHg au repos. Cette élévation de la PAP aboutie à une hypertrophie cardiaque droite puis à une insuffisance cardiaque. L’HTP-TEC est due à une obstruction des grosses artères pulmonaires suite à la mauvaise résolution d'un caillot de sang (embolie pulmonaire). L’embolie pulmonaire est une maladie fréquente. En France, au moins 35,000 cas sont traités chaque année. Chez 1 à 3% des survivants, la persistance d’une obstruction artérielle pulmonaire cicatricielle associée à des anomalies des petits vaisseaux pulmonaires peut conduire à une HTP-TEC. La plupart du temps, l'HTP-TEC se soigne bien, avec un acte chirurgical qui vise à retirer le matériel qui obstrue les vaisseaux bouchées (thromboendarectomie). Cependant, dans certain cas, l'augmentation du flux sanguin dans les territoires non obstrués conduit à une altération des petits vaisseaux pulmonaires distaux (inférieurs à 500µm de diamètre) non "débouchables" par la chirurgie. Le modèle le plus pertinent d'HTP-TEC actuel est un modèle d'embolisation pulmonaire par de la colle biologique chez le cochon. Ce modèle de gros animal est difficilement reproductible par des équipes non expertes et ne permet pas de tester à grandes échelles les traitements qui sont excessivement onéreux. Un nouveau modèle chez la souris permettra de mieux comprendre comment se mettent en place les lésions distales d'HTP-TEC et comment soigner cette pathologie. En effet, les patients deviennent symptomatiques (essoufflement à l'effort) et ne sont diagnostiqués que dans les stades terminaux de la maladie. ll n'est donc pas possible de disséquer l'histoire naturelle du développement des lésions pulmonaires chez l'homme. C'est pour cette raison que nous travaillerons avec un modèle animal de cette maladie finalement assez fréquente mais mal comprise et mal traitée en dehors du traitement chirurgical. Développer un modèle d'HTP-TEC chez la souris est donc un enjeu majeur pour augmenter la survie des malades.

Bénéfices attendus

L’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique (HTP-TEC) représente un défi majeur de santé publique, entraînant un handicap significatif, une insuffisance cardiaque et un risque accru de mortalité en l'absence de traitement. Cette forme grave de maladie vasculaire pulmonaire est souvent méconnue, ce qui entraîne des retards dans le diagnostic et expose les patients à un risque élevé de décès prématuré. À court terme, notre projet vise à établir un modèle expérimental d'HTP-TEC chez une espèce animale pour laquelle une panoplie d'outils génétiques et scientifiques ont déjà été développés et validés. À long terme, l'objectif principal de ce projet est d'améliorer la prise en charge des patients atteints d'HTP-TEC. En développant un modèle animal pertinent de cette maladie, nous espérons mieux comprendre ses mécanismes sous-jacents et identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques. Ce faisant, nous visons à réduire la morbidité et la mortalité associées à l'HTP-TEC et à améliorer la qualité de vie des patients affectés.

Procédures

Pour une partie des animaux, une hypertension pulmonaire sera induite par ligature de l’artère pulmonaire droite (chirurgie thoracique avec sternotomie, durée de l’acte chirurgical : 40 minutes maximum) sous anesthésie et analgésie. Pour une seconde partie des animaux, une ligature de l’artère pulmonaire droite est réalisée via une thoracotomie (20 minutes), puis les animaux sont réveillés. Ils sont soumis à un examen échocardiographique non invasif 28 jours post-ligature (10-20 minutes sous anesthésie gazeuse) puis sont soumis à une chirurgie terminale via sternotomie sous anesthésie et analgésie (20minutes) sans réveil avec mise à mort subséquente.

Impact sur les animaux

Dans les expériences que nous avons réalisées chez le rat, l’hypertension pulmonaire qui se développe chez nos animaux est cliniquement asymptomatique (hypertension pulmonaire modérée au niveau hémodynamique, sans insuffisance cardiaque), n’entraînant pas de surmortalité, ni d’effets indésirables sur les animaux sur la période considérée (aiguë ou 4 semaines). Les souris sont soumises à une chirurgie (sous anesthésie) qui est un acte douloureux et seront prises en charge par ailleurs. Cette intervention peut engendrer des complications telles qu’hémorragies, arrêt cardiorespiratoire ou pneumothorax. Ces risques restent rares dans notre expérience grâce à l’expertise chirurgicale de l’équipe. L’augmentation du nombre d’animaux demandée dans cet avenant correspond à l’ajout d’un groupe expérimental (ajout de la lignée C57BL/6J), et non à une anticipation de pertes liées à ces complications. Une partie des animaux sera soumise à une échocardiographie sous anesthésie, qui est une procédure non invasive et non douloureuse.

Devenir

Les animaux sont mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre l’analyse (moléculaire, cellulaire et histologique) du cœur et des poumons (nécessité de prélever les organes).

Remplacement

L'objectif de recherche est d'étudier et comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de l’hypertension pulmonaire. Le recours à des animaux est indispensable et se justifie par la nécessité d'étudier la fonction ventriculaire droite, la réactivité vasculaire, l'histologie pulmonaire dans un contexte physiologique et pathologique. Ce projet se justifie également par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place d'une hypertension pulmonaire puis d'une altération cardiaque droite chez l'humain qui est un processus multifactoriel complexe.

Réduction

En fin d’expérimentation, les tissus prélevés (cœur et poumons) seront stockés pour une utilisation directe mais aussi ultérieure, pour des études mécanistiques plus poussées. Des expériences de biochimie et biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées. Des calculs de puissance ont permis de déterminer les effectifs minimums nécessaires à l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Le nombre total de souris utilisés sera de [modification du 17/02/2025 : 188] sur l'ensemble de l'étude en combinant plusieurs approches expérimentales par différents expérimentateurs sur le même animal.

Raffinement

Toutes les procédures seront pratiquées sous anesthésie générale et couverture analgésique adaptées aux actes pratiqués. Des points limites spécifiques ont également été mis en place. De la nourriture et de l’eau sous forme gélifiée seront disposés sur la litière de la cage pour permettre un accès facilité à la nourriture et à la boisson.

Choix des espèces

Nous avons développé chez le rat ce modèle qui mime les conditions hémodynamiques et les lésions vasculaires pulmonaires rencontrées dans la pathologie humaine. Pour aller plus loin dans l’étude de la pathologie (mécanistique), les modèles transgéniques constituent un outil puissant, car ils peuvent être utilisés efficacement pour tester des interventions conçues contre des voies et des processus moléculaires particuliers impliqués dans la maladie. Or la majorité de ces outils ne sont disponibles que chez la souris. C’est pourquoi, nous voulons transposer ce nouveau modèle chez cette espèce. Nous utiliserons des souris adultes (8-20 semaines) pour reproduire les caractéristiques démographiques de la pathologie étudiée et faciliter l’approche chirurgicale (en comparaison aux souris juvéniles).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3032
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1148
▲ 1884
Devenir
 -
 -
 -
 3032

Une fibre optique implantée sur le cerveau et laissée en place quatre semaines, jusqu'à la mise à mort : 3 032 souris vont être utilisées, 1 148 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 884 un niveau sévère, toutes tuées à l'issue. La douleur chronique leur est provoquée soit par l'injection d'un agent inflammatoire entre les coussinets d'une patte sur animal vigile, soit par la pose d'un manchon de plastique autour du nerf sciatique, ce qui entraîne une hypersensibilité mécanique et thermique et des comportements d'anxiété. Quatre tests comportementaux suivent, chacun réalisé une seule fois, l'animal étant isolé. Le porteur retient la souris pour la conservation du système sensoriel entre cette espèce et l'humain, pour la variété des outils de modification génétique disponibles, et parce qu'un poids de 25 à 30 grammes rend l'implantation dans le crâne plus précise.

Objectifs

L’objectif de ce projet est scientifique et médical. Il s’agit d’explorer et comprendre les mécanismes impliqués dans les symptômes associés aux neuropathies et aux neuro-inflammations et d’identifier des pistes thérapeutiques. Ces pathologies peuvent être causées par diverses conditions médicales, telles que l'arthrite ou la fibromyalgie et affectent le bien-être physique, la santé mentale et la vie sociale des personnes touchées. Malheureusement, avec les médicaments actuels, seule la moitié des patients est soulagée de manière adéquate, démontrant leur efficacité limitée aggravée par la présence d’effets secondaires indésirables. Il est donc essentiel de mieux comprendre les circuits et mécanismes nerveux impliqués pour identifier de nouvelles cibles alternatives, susceptibles de déboucher sur des médicaments plus efficaces. L’objectif de ce projet est d’évaluer le rôle des mécanismes de neuromodulation dans des modèles d’inflammation ou de neuropathie. Cette étude pourrait permettre de trouver de nouvelles approches thérapeutiques, cela dans le but d’ouvrir la voie à de meilleurs traitements pour améliorer la santé et la qualité de vie des personnes atteintes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes biologiques et neurologiques qui sous-tendent la neuropathie et la neuro-inflammation . A court terme, cette approche pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans leur régulation, leur développement et leur maintien. Ce projet devrait permettre de trouver de nouvelles approches thérapeutiques, dans le but à plus long terme, d’ouvrir la voie à des traitements plus efficaces et ciblés afin d’améliorer la qualité de vie des patients.

Procédures

Procédures chirurgicales : Une fibre optique sera implantée sur le cerveau de l’animal afin de délivrer de la lumière dans une zone précise du cerveau. Ce geste sera réalisé une fois sous anesthésie générale de 60 minute. La pose de la fibre optique durera maximum 25 minutes. La fibre optique sera implantée sur la tête de l’animal jusqu’à sa mise à mort (4 semaines après). Induction des deux modèles : Le modèle murin d’inflammation chronique sera induit par une seule injection d’un agent inflammatoire dans l'une des pattes de l'animal vigile entre les deux coussinets les plus volumineux. Le modèle de neuropathie périphérique sera provoqué par la pose d’un manchon en plastique autour du nerf sciatique sous anesthésie générale pendant environ 45 minutes. La chirurgie durera au maximum 20 minutes. Tests comportementaux : chaque animal sera sujet à divers tests de comportement visant à évaluer leur sensibilité sensorielle et les signes d’anxiété. Chaque test ne sera effectué qu’une seule fois par souris, les tests seront au nombre de quatre et seront répartis sur une semaine.

Impact sur les animaux

Concernant les procédures chirurgicales, l’implantation de fibres optiques dans le crâne peut éventuellement engendrer la survenue de douleurs post-opératoires, un risque d’infection ainsi qu’un stress post- opératoire. L’induction d’une inflammation chronique ou d’une neuropathie peuvent induire une altération des comportements des animaux : diminution des comportements exploratoires et augmentation des comportements stéréotypés qui sont des signes d’anxiété. Cela entraine également le développement d’une sensibilité mécanique et thermique plus élevée. Lors des tests comportementaux, les animaux seront isolés, ce qui peut engendrer un léger stress.

Devenir

Après les études comportementales, les animaux seront euthanasiés dans le but de récupérer les cerveaux des souris et d’effectuer des analyses d’imagerie ou de biochimie.

Remplacement

Nous réalisons ici des expérimentations sur des modèles murins de neuroinflammation et de neuropathie. A ce jour, il n’existe pas de modèle d’étude in vitro qui reproduise la complexité du système nerveux et sensoriel. De plus la souris que nous allons utiliser est un mammifère qui possède une physiologie semblable à l’homme et possède un réseau nerveux relativement similaire. Ces études chez l’animal vigile sont nécessaires pour appréhender des mécanismes intégrés et pour évaluer la pertinence de traitements potentiels. L’activité des ligands testés sur la souris a été évaluée au préalable sur des modèles in vitro afin de définir leur puissance, efficacité et sélectivité sur les mécanismes ciblés.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre d’animaux minimum pour obtenir des résultats statistiquement pertinents, défini grâce à un logiciel de calculs statistiques et sur la base d’expériences comparables dans la littérature. L’analyse se fera au fur et à mesure des expériences qui cesseront dès que les résultats seront statistiquement significatifs, permettant de réduire le nombre d’animaux au strict nécessaire. De plus, les expérimentations seront effectuées sur des mâles et des femelles séparément dans un premier temps, puis si aucune différence intersexe n’est observée les animaux des 2 sexes seront combinés, ce qui diminuera de moitié le nombre de souris nécessaires initialement prévues. Les composés seront testés à 3 doses différentes dans un premier temps, afin de définir la dose optimale qui sera utilisée pour les expériences suivantes, permettant également de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

L’inconfort et le stress potentiel subit par les animaux seront pris en charge tout au long du protocole expérimental tout en permettant l'obtention de résultats scientifiques. Avant le début de l'expérimentation, les souris seront accoutumées à la présence humaine et manipulées quotidiennement pendant au moins une semaine afin de réduire leur stress. Pendant la chirurgie, la température des souris préalablement anesthésiées sera maintenue à l’aide d’un tapis chauffant. Après l’étape de chirurgie, les souris auront un accès libre à de l’eau sucrée et du gel alimentaire, qui seront directement placés au sol de la cage afin de favoriser une bonne réhydratation et alimentation. Une semaine de récupération sera effectuée avant la suite des expérimentations. Une surveillance accrue des animaux sera effectuée durant tout le protocole expérimental, de plus une grille de score avec des points limites a été établie afin de limiter au maximum la souffrance, l’angoisse et la douleur des animaux. Les souris seront sujettes au maximum à une expérimentation par jour. Les tests comportementaux choisis seront non invasifs et de courte durée (tests mesurant les comportements naturels de la souris tels qu’exploration de nouveaux environnements, réflexes et toilettage).

Choix des espèces

Le système sensoriel est hautement conservé entre la souris et l’Homme. Des résultats préliminaires ont permis de montrer qu’il était possible de mettre en place des modèles de neuro-inflammation et de neuropathie murins montrant les mêmes composantes sensorielles et anxio-dépressives retrouvées chez les patients souffrant de neuroinflammation. C’est donc un modèle pertinent afin de pouvoir étudier les mécanismes endogènes responsables des symptômes associés à ces maladies. La variété des techniques de modifications génétiques chez la souris permet également de visualiser ou de cibler spécifiquement des mécanismes cellulaires ou des protéines. De plus Il n’existe pas à ce jour un modèle in vitro alternatif capable de reproduire la complexité du système sensoriel d’un être vivant. Le recours à la souris est donc guidé par des considérations scientifiques et techniques. Les animaux seront utilisés lorsqu’ils auront atteint l’âge choisi de 8 à 12 semaines. Il correspond à celui d’un jeune adulte, couramment utilisé pour ces tests. De plus, l’utilisation d’implantation intracérébrale de canules par stéréotaxie sur les souris requiert un poids compris entre 25-30g pour une précision optimale.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 963
Souffrances
▲ -
▲ 375
▲ 150
▲ 438
Devenir
 -
 -
 -
 963

Jusqu'à quarante prises de sang sous anesthésie générale par animal, toutes les deux à trois semaines pendant douze mois : 963 souris vont être utilisées ainsi, 438 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour l'analyse de leur moelle osseuse, de leur rate et de leur foie. Une partie est irradiée puis greffée avec de la moelle osseuse ou des cellules souches humaines, ce qui les laisse immunodéprimées pendant le mois suivant. Le porteur décrit des surproductions de cellules sanguines, des anémies, des pertes de poids, une fatigue, un gonflement de la rate et du foie et des troubles cardiovasculaires aux stades avancés. Il indique que les cellules de moelle d'un seul animal donneur permettent de créer jusqu'à trente animaux receveurs, et présente cette multiplication comme une réduction.

Objectifs

Ce projet étudie des maladies rares du sang appelées néoplasmes myéloprolifératifs. Elles sont causées par des mutations, c’est-à-dire des modifications dans l’ADN, qui apparaissent dans les cellules souches de la moelle osseuse – ces cellules sont à l’origine de toutes les cellules sanguines. Ces mutations provoquent une production excessive de globules rouges, de plaquettes ou d'autres cellules du sang. Cela peut entraîner des complications graves, comme des caillots, des saignements, ou parfois une transformation en leucémie, une forme plus grave de cancer du sang. Ces mutations peuvent être présentes longtemps avant que les premiers signes cliniques n’apparaissent. C’est pourquoi mieux comprendre ces maladies pourrait permettre de les diagnostiquer plus tôt et d’agir avant que des complications surviennent. Ces maladies peuvent être regroupées dans certaines familles où plusieurs personnes sont touchées, ce qui suggère qu’il existe une prédisposition génétique. Nous avons identifié une anomalie dans l’ADN d’une famille et le projet cherche à comprendre comment cette anomalie augmente le risque de développer ces maladies. Pour cela, nous avons construit des modèles chez la souris afin d’étudier comment cette mutation agit sur les cellules souches de la moelle osseuse et par quels mécanismes elle entraine le développement de ces maladies caractérisées par un dérèglement de la production des cellules du sang. À terme, cette recherche pourrait permettre de mieux repérer les personnes à risque, d’intervenir plus tôt dans l’évolution de la maladie.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche vise à mieux comprendre l’origine de certaines maladies rares du sang, appelées néoplasmes myéloprolifératifs. Ces maladies apparaissent lorsque les cellules souches de la moelle osseuse – qui produisent toutes les cellules du sang – subissent des modifications et commencent à fonctionner de manière anormale. Cela entraîne une production excessive de certaines cellules sanguines, ce qui peut provoquer des complications comme des caillots, des saignements, ou même une évolution vers une forme de cancer du sang plus grave comme la leucémie. Nous nous intéressons ici à une anomalie génétique, transmise dans une famille, qui pourrait jouer un rôle important dans le développement de ces maladies. En l’étudiant, nous espérons mieux comprendre comment la maladie débute, pourquoi elle évolue différemment d’un patient à l’autre, et pourquoi certains cas sont plus graves que d’autres. L’un des bénéfices majeurs attendus de ce projet est la possibilité d’identifier plus tôt les personnes à risque, notamment chez les jeunes adultes, afin d’assurer un suivi médical adapté avant que la maladie ne progresse. Cela pourrait permettre de prévenir des complications graves et de proposer des traitements plus personnalisés, en fonction du profil génétique de chaque patient. Ces recherches pourraient aussi ouvrir la voie à de nouveaux outils de dépistage, basés sur des marqueurs génétiques, et à de nouvelles pistes thérapeutiques, en s’attaquant directement aux mécanismes qui déclenchent la maladie. En résumé, ce projet a pour but de faire progresser la médecine vers des diagnostics plus précoces, des traitements plus ciblés, et une meilleure qualité de vie pour les patients touchés par ces maladies du sang.

Procédures

Nous allons utiliser deux types de modèles de souris : des souris d’élevage et des souris greffées. Les greffes seront réalisées par une injection unique de cellules de moelle osseuse ou des cellules souches humaines dans des souris receveuses préalablement irradiées (durée 1 minute, anesthésie locale). Le suivi des souris se fera pendant plusieurs mois, avec des prises de sang régulières toutes les 2 à 3 semaines afin d’analyser l’évolution de la maladie (nombre maximal = 40, durée 1 minute, anesthésie générale).

Impact sur les animaux

Certains modèles de souris développent des troubles sanguins similaires à ceux observés chez les patients atteints de maladies du sang. Cela peut inclure une surproduction de certaines cellules sanguines, une anémie (manque de globules rouges), ou un dérèglement de la moelle osseuse. Ces atteintes peuvent entraîner une perte de poids, une diminution de l’activité, une fatigue, voire des troubles cardiovasculaires dans les cas les plus avancés. Les animaux peuvent également présenter une gêne liée au développement progressif de la maladie, comme une augmentation du volume de certains organes (rate, foie) ou un état général affaibli. Les prises de sang répétées peuvent provoquer un stress léger, ainsi qu'une fatigue modérée et temporaire, en particulier chez les animaux déjà fragilisés par la maladie.Les greffes seront réalisées par une injection unique de cellules de moelle osseuse ou de cellules souches humaines dans des souris receveuses préalablement irradiées. Cette irradiation peut entraîner un inconfort transitoire, etune immunodépression pendant le mois suivant la greffe.

Devenir

Les différents lots de souris étudiées dans les différentes procédures seront euthanasiés afin d’étudier et d'analyser les organes hématopoïétiques (moelle osseuse, rate et foie).

Remplacement

Les modèles animaux sont indispensables pour cette étude car certaines mutations génétiques affectent des cellules particulières de la moelle osseuse et du sang. Ces mutations entraînent des changements dans le corps qui sont trop complexes pour être reproduits en laboratoire, en dehors de l'organisme vivant. Les cellules souches de la moelle osseuse, qui ont la capacité de se renouveler, jouent un rôle clé dans le développement de ces maladies. Elles ont besoin d'un environnement particulier dans la moelle osseuse (l'intérieur des os) pour rester fonctionnelles, un environnement que les tests en laboratoire ne peuvent pas recréer de façon réaliste. Les modèles de laboratoire comme les organoïdes (mini-organes cultivés) n'arrivent pas encore à imiter l'interaction complexe entre ces cellules et leur environnement, ni les phénomènes d'inflammation qui se produisent avec la maladie. De plus, l'évolution de ces maladies dans l'organisme vivant entraîne des changements spécifiques, comme le déplacement des cellules souches de la moelle osseuse vers d'autres organes (rate et foie). Enfin, même si des modèles informatiques peuvent nous donner des idées théoriques, ils ne suffisent pas à comprendre complètement les interactions entre les mutations génétiques, l'environnement du corps et le système immunitaire, qui sont trop complexes pour être modélisées de manière fiable sans utiliser des animaux vivants.

Réduction

Nous avons créé des animaux génétiquement modifiés pour étudier l'effet d’un variant familial et son interaction avec d'autres mutations génétiques. Le nombre d'animaux utilisé sera limité au strict nécessaire Nous collecterons des données sur la santé des animaux (comme les paramètres sanguins) sur une période prolongée. Certains animaux seront euthanasiés pour permettre des analyses approfondies, afin de maximiser les informations recueillies à partir de chaque animal. Pour les expériences de greffe, nous avons optimisé l’utilisation des animaux. En récupérant des cellules de moelle osseuse d’un seul animal donneur, nous pouvons isoler des cellules pour créer jusqu’à 30 animaux receveurs, tous dans le même état de santé. Cela nous permet de réduire le nombre d’animaux tout en garantissant des résultats scientifiques fiables.

Raffinement

Les souris seront logées dans des portoirs ventilés avec un enrichissement constant (comme des sizzlenests et des maisons en carton). Une surveillance quotidienne sera mise en place pendant toute la durée des expériences pour vérifier leur santé physique et comportementale. Si une souris présente une diminution de la prise alimentaire, des compléments nutritionnels seront ajoutés à sa cage pour maintenir son état général et l’aider à se rétablir. Toutes les interventions invasives, telles que les greffes ou les prélèvements sanguins, se feront sous anesthésie pour garantir le bien-être des animaux. Si nécessaire, un traitement antidouleur sera administré, en fonction de l'état de chaque animal. Les points limites précoces seront strictement appliqués.

Choix des espèces

Les modèles murins avec lesquels nous travaillons reproduisent fidèlement les maladies humaines du sang étudiées, ce qui les rend particulièrement adaptés à ce projet. Dans nos modèles de souris, nous pouvons exprimer certaines mutations dès la naissance, ce qui reflète bien ce qui se passe chez l’humain, où ces anomalies peuvent apparaître très tôt au cours de la vie, parfois même avant la naissance. Le variant familial étudié est naturellement présent dans toutes les cellules du corps, et sa forme est très similaire chez la souris et chez l’humain. Les souris seront suivies pendant plusieurs mois (jusqu’à 12 mois maximum) afin d’observer l’évolution des maladies au xours du temps, comme chez les patients.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 191
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 191
Devenir
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 -
 -
 191

Le thorax ouvert et une artère cardiaque obstruée pour provoquer un infarctus, 191 souris subissent cette chirurgie avec réveil, puis un transport vers un autre établissement utilisateur situé à un autre étage du bâtiment. Les procédures impliquent un niveau de souffrance sévère et toutes les souris sont tuées pour des analyses post-mortem de la réponse inflammatoire. Le porteur annonce une mortalité liée à la chirurgie de 20 %, qu'il situe dans la fourchette basse de la littérature. Il indique que les injections d'agent d'imagerie suivies d'anesthésies interviennent à différents temps entre le deuxième et le vingt-et-unième jour, sans préciser combien chaque souris en subit.

Objectifs

Les maladies du cœur et des vaisseaux restent en France, une des premières causes de décès. Parmi elles, l’infarctus du myocarde, mieux connue sous le nom de crise cardiaque, est la destruction d'une zone plus ou moins étendue du muscle cardiaque, induisant une réponse inflammatoire qui est nécessaire à la cicatrisation. Cette inflammation peut cependant parfois avoir un effet néfaste. Des thérapies visant à moduler la réponse inflammatoire, soit en la stimulant soit en l’inhibant selon le contexte et la fenêtre temporelle, sont donc à l’étude. Un agent d’imagerie permettant de visualiser de manière non invasive la réponse inflammatoire permettrait de mieux appréhender sa cinétique, et d’évaluer des thérapies ciblant celle-ci. L’agent d’imagerie de l’inflammation qui va être évalué dans ce contexte est en cours d’évaluation clinique dans une autre indication. Les objectifs ici sont donc de déterminer s’il est suffisamment spécifique et sensible pour permettre la visualisation de l’inflammation du muscle cardiaque après la survenue de l’infarctus, ainsi que d’évaluer avec précision sa distribution et notamment les types cellulaires qui sont impliqués dans le signal observé par imagerie. S’il est validé comme étant pertinent pour monitorer l’inflammation, il pourra être utilisé dans le cadre de la recherche ou de la pratique clinique pour évaluer cette inflammation et pour tester de nouvelles thérapies. Cela ouvrira également la voie à l’exploration d’autres maladies caractérisées par de l’inflammation du muscle cardiaque telles que le rejet de greffe. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs distincts, néanmoins situés au sein du même bâtiment, à des étages différents.

Bénéfices attendus

L’agent d’imagerie étudié a déjà fait ses preuves pour l’imagerie de lésions des artères et il fait actuellement l’objet d’un essai clinique pour cette application. La cible de cet agent d’imagerie est exprimée dans d’autres maladies caractérisées par des phénomènes inflammatoires. Evaluer le potentiel de cet agent d’imagerie après la survenue de l'infarctus du myocarde permettra donc potentiellement d’étendre son champ d’applications diagnostiques. Cela permettra également de disposer d’un outil de recherche pour tester de manière non invasive des traitements ciblant la réponse inflammatoire.

Procédures

Les animaux subiront une unique procédure incluant l’ouverture du thorax afin d’occlure une artère cardiaque (

Impact sur les animaux

Cette procédure a été classée en sévère car l’ouverture du thorax et l’induction d’une occlusion d’une artère cardiaque est une chirurgie avec réveil qui peut être une source de stress et de douleurs pour l’animal. Toutefois, le modèle est bien maitrisé par le laboratoire en charge de sa réalisation et la médication adaptée. Ainsi, la taille de l’infarctus est bien contrôlée, et le vide pleural correctement réalisé. De ce fait la mortalité associée à la procédure chirurgicale se trouve dans la fourchette basse de ce qui est classiquement reporté dans la littérature (20%).

Devenir

A l’issue de la procédure les animaux seront mis à mort. En effet, des analyses post-mortem seront nécessaires pour caractériser la réponse inflammatoire et la distribution de l’agent d’imagerie à une échelle cellulaire et tissulaire.

Remplacement

La réponse inflammatoire suite à un infarctus ne peut être évaluée qu’in vivo. Toutefois, l’agent d’imagerie a été préalablement entièrement caractérisé et validé in vitro sur protéine produite par modification génétique et sur cellules. Sa spécificité et sa sensibilité pour lier sa cible ont ainsi été préalablement démontrées in vitro.

Réduction

Une étude pilote a été réalisée au préalable pour d’assurer de la faisabilité. Le design de l’étude a été conçu de sorte à réduire le nombre d’animaux, et la consolidation du modèle chirurgical sera, au maximum, réalisée à partir d’animaux de réforme ou d’élevage. Ainsi, dans un premier temps un suivi longitudinal sera réalisé sur un petit nombre d’animaux afin de restreindre l’étude aux seuls temps pertinents.

Raffinement

La chirurgie sera réalisée par des personnes compétentes et expertes du domaine. La médication sera adaptée à la sévérité de la chirurgie, avec une analgésie en pré- et en post-opératoire. Des points limites adaptés au modèle permettront de réduire le stress et la souffrance. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie volatile. Lors du transport entre les deux établissements utilisateurs (

Choix des espèces

La souris constitue un modèle de référence, avec le rat, pour l’étude des événements se produisant suite à un infarctus chez le petit animal. L’agent d’imagerie évalué est un fragment d’anticorps reconnaissant la protéine de souris et la protéine humaine, mais pas la protéine de rat. De ce fait l’espèce retenue est la souris. Des souris adultes seront utilisées afin de se rapprocher du contexte clinique.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 1332
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ 1152
Devenir
 -
 -
 -
 1332

1 332 souris vont être utilisées, 1 152 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées après sept à vingt-huit jours de suivi ou dès l'atteinte d'un point limite. Elles subissent une chirurgie de dix minutes qui provoque une péritonite, puis une instillation de bactéries directement dans les poumons, avec douleurs sévères, difficultés respiratoires, difficultés à boire et à manger, perte de poids et déshydratation. Une perte de poids supérieure à 20 % déclenche la mise à mort. L'enjeu déclaré est de restaurer les défenses pulmonaires de patients fragilisés par une première infection, et le porteur conclut que l'utilisation d'animaux vivants est "nécessaire" pour évaluer ces thérapies.

Objectifs

Les infections bactériennes sévères représentent un problème croissant de santé publique et représentent une cause majeure de décès. Grâce aux progrès de la réanimation, la plupart des patients pris en charge pour des infections graves survivent à la phase initiale mais présentent ensuite une susceptibilité particulière aux infections nosocomiales (acquises à l'hôpital), et notamment des infections pulmonaires liées à des bactéries souvent multi-résistantes aux antibiotiques. L'objectif de ce projet est de restaurer les défenses contre les infections pulmonaires chez des animaux fragilisés par une première infection, sur la base de modèles de deux infections successives, d'abord extra-pulmonaire (péritonite) puis pulmonaire.

Bénéfices attendus

Les infections nosocomiales représentent un enjeu majeur de santé publique, notamment chez les patients fragilisés pris en charge en réanimation. Ces travaux expérimentaux visant à reproduire cette situation clinique particulière ont pour but d'investiguer les défenses pulmonaires des patients fragilisés, et identifier ainsi de nouvelles approches thérapeutiques applicables à l’homme.

Procédures

Injections intra-péritonéales d'antalgiques: 8 à 10 fois, durée 10 s par injection Injections intra-péritonéales de traitement ou de solution : 1 fois, durée 10 s par injection Intervention chirurgicale : 1 fois, durée 10 minutes, sous anesthésie générale médicamenteuse Instillation pulmonaire: 1 fois, durée 15 s, après anesthésie générale gazeuse de 5 min Injection intra-veineuse: 1 fois, durée 30 s, sous anesthésie générale gazeuse.

Impact sur les animaux

Injections intra-péritonéales (antalgiques, médicaments immunomodulateurs): stress, douleur légère Intervention chirurgicale: stress de l'anesthésie et de la chirurgie, douleurs sévères, difficultés à boire et manger, perte de poids, déshydratation Inoculation intra-trachéale: stress de l'anesthésie et de l'instillation, difficultés respiratoires, difficultés à boire et manger, perte de poids, déshydratation Injection intra-veineuse: stress de l'anesthésie et de la ponction.

Devenir

mise à mort après atteinte de points limites ou de manière programmée pour prélèvements d'organes et de tissus, ou à la fin de la période de suivi pour l'expérimentation (7 à 28 jours)

Remplacement

L’objectif global de ce projet de recherche est d’appréhender les conséquences et les mécanismes régulateurs des dysfonctions immunitaires induites par un sepsis sur les fonctions de défense pulmonaire. Le sepsis étant défini par une infection généralisée responsable de défaillances multi-organes, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire afin d’investiguer les conséquences de l’immunodépression induite par le sepsis sur une pneumonie bactérienne secondaire, et d'évaluer le potentiel immunomodulatuer de thérapies médicamenteuses ou cellulaires. Cependant, certaines expériences de modulation fonctionnelle peuvent être effectuées à l’aide de lignées cellulaires ou de cellules primaires manipulées ex vivo qui viennent compléter des résultats obtenus par l’expérimentation in vivo. Ainsi le T2AA a déjà fait l'objet d'évaluations fonctionnelles et mécanistiques in vitro sur des polynucléaires neutrophiles isolés.

Réduction

La procédure 1 a pour but d'optimiser les conditions d'administration intra-pulmonaire des cellules souches et ainsi réduire le nombre d'animaux utilisés dans la procédure 2. Les efforts de réduction impliquent la calibration de la sévérité des modèles en fonction des objectifs poursuivis, l’utilisation d’animaux de lignée, d’âge et de poids similaires, obtenus chez le même fournisseur. Dans la mesure du possible, les prélèvements d’organes et les investigations sont regroupées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Une technique d’inoculation est utilisée pour induire une pneumonie, très fiable pour contrôler la dose de bactéries effectivement instillées en intra-pulmonaire, et de fait réduit la variabilité du modèle. Des tests statistiques adaptés ont été utilisés pour calculer au mieux le nombre d'animaux nécessaires, en prenant en compte la variabilité inhérente à ce type de modèle.

Raffinement

L'induction d'une péritonite, ainsi que la chirurgie contrôle seront réalisées sous anesthésie générale suivie d'une analgésie et d'une réhydratation systématiques biquotidienne pendant 72h. La technique d’instillation pour induire une pneumonie est réalisée par les voies naturelles sous une brève mais profonde anesthésie générale gazeuse. Les animaux seront soumis à une surveillance rapprochée avec établissement de points-limites justifiant la mise à mort anticipée de l'animal. La chirurgie se fera sous analgésie et sous anesthésie générale. Les animaux seront maintenus en milieu enrichi. En collaboration avec le vétérinaire, des points-limites stricts et spécifiques au projet ont été introduits. Ces points limites sont simples et reproductibles sous la forme de la perte de poids (>20%) et d’un score de douleur et d’inconfort adapté à ces actes expérimentaux. En cas de perte de poids intermédiaire (10 à 20% du poids initial) un diet gel sera mis à disposition sur le sol de la cage pour assurer une hydratation et prise alimentaire.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en immunologie, car dotées d'un système immunitaire de mammifères proche du système immunitaire humain. Les modèles murins de péritonite polymicrobienne, de choc endotoxinique et de pneumonie bactérienne miment des infections communes observées chez l'Homme. Nous utiliserons des souris âgées de 8-16 semaines (souris adultes avec système immunitaire mature), afin d’obtenir un poids relativement homogène (17-23g).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2184
Souffrances
▲ -
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▲ -
▲ 2184
Devenir
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 -
 2184

Les souris utilisées sont immunodéficientes, dépourvues de presque tout système immunitaire, ce qui permet de leur greffer des tumeurs humaines sans rejet. 2 184 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de sarcome en intramusculaire ou en intraveineuse, subissent l'ablation de la tumeur primaire quand celle-ci atteint 1 000 mm3, puis des gavages ou injections de traitements et quatre semaines de radiothérapie à raison de cinq irradiations par semaine. Le porteur décrit des métastases pulmonaires provoquant des difficultés respiratoires, des œdèmes et des nécroses de la queue après injection intraveineuse, et prévoit de tuer chaque souris à la fin des traitements pour prélever ses organes métastasés.

Objectifs

Les sarcomes des tissus mous sont des tumeurs rares très complexes et hétérogènes (plus de 70 sous-types différents) qui touchent environ 4000 personnes par an en France. Malgré une chirurgie bien conduite suivie de traitements par chimiothérapies ou radiothérapies, plus de 40 pourcent des patients développent des métastases. A ce stade métastatique, peu de médicaments sont efficaces et les progrès depuis les 20 dernières années sont faibles avec une médiane de survie globale qui est passée de 12 à 18 mois seulement. Il existe donc dans cette pathologie un réel besoin de nouvelles thérapies permettant de cibler les processus metastatiques afin d’améliorer significativement les chances de survie des patients. Notre équipe est localisée dans un centre de référence dans le traitement de ce cancer rare, ce qui nous offre la possibilité d'obtenir des tumeurs de patients et ainsi de pouvoir développer des lignées cellulaires et des modèles de souris xénogreffées avec ces tumeurs. A partir de ces modèles, nous avons mis en place une plateforme préclinique qui nous permet d’étudier les effets biologiques et pharmacologiques de nouveaux médicaments en développement. Ces nouveaux composés sont dans un 1er temps testés in vitro sur des cellules en culture et dans la mesure où ils sont concluants, ils sont testés sur des souris de laboratoire préalablement implantées avec des tumeurs de patients quand cela est possible ou des cellules cancéreuses. Cependant, ces modèles sont limités par le fait qu’ils ne font pas de métastases dans la souris du fait de l’injection des cellules en sous-cutanée. Nous souhaiterions développer de nouveaux modèles afin d’optimiser l’apparition de métastases, soit en injectant les cellules directement dans la circulation sanguine, soit en les injectant dans leur organe d’origine pour bénéficier d’un microenvironnement propice. Une fois ces modèles établis, nous testerons l’efficacité de nouvelles molécules permettant d’inhiber ces processus métastatiques.

Bénéfices attendus

Les modèles de sarcomes des tissus mous métastatiques sont quasiment inexistants, or plus de 40% des patients développent des métastases. Il est donc primordial de trouver de nouveaux médicaments ciblant ces processus. Ce projet permettra d’avoir des modèles plus proches de la réalité du patient et de reproduire les processus métastatiques afin de trouver de nouvelles molécules les inhibant. Ces expérimentations s'inscrivent donc dans un projet de recherche translationnelle qui vise à élargir l'éventail thérapeutique dans le traitement des sarcomes des tissus mous.

Procédures

- greffes de cellules humaines en intramusculaire ou intraveineuse (une fois, durée 2min par souris) - Exerese de la tumeur primaire (une fois, durée 5min par souris) - Traitements medicamenteux par gavages / injections intrapéritonéales ou intraveineuses (durée et nombre de fois différents en fonction du traitement > une demande spécifique à chaque traitement sera soumise à la structure en charge du bien-etre animal) - Irradiations des metastases (radiothérapie) (durée 4 semaines à raison de 5 irradiations par semaine)

Impact sur les animaux

La procédure de xenogreffes en intramusculaire pourra provoquer un inconfort léger et diminuer la mobilité des souris. Lorsque que la tumeur primaire atteint une taille de 1000mm3, la souris sera opérée afin d’enlever la tumeur primaire et ainsi prolonger sa survie tout en permettant un suivi plus long de l’apparition des métastases. Cette chirurgie pourra provoquer une perte de poids ainsi qu'une perte de mobilité pendant 1 semaine environ. Dans le cas de métastases pulmonaires, des problèmes respiratoires peuvent survenir. En ce qui concerne l'administration des traitements, les gestes sont réalisés par du personnels expérimentés maitrisant ces injections. Ces gestes sont donc réalisés rapidement et n’entrainent que peu de stress chez l’animal. Cependant, pour les injections intraveineuses, des œdèmes éventuels et nécroses à la queue sont possible ; pour les gavages: cas de fausse route possible ; pour les injections intrapéritonéales: peu de stress

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin des traitements, quand les tumeurs primaires atteignent 1000mm3 ou lorsqu’un point limite est atteint. Les souris sont euthanasiées puis leurs organes métastasés sont prélevés pour analyses.

Remplacement

Ces expérimentations s'inscrivent dans un projet de recherche translationnelle qui vise à élargir l'éventail thérapeutique dans le traitement des sarcomes des tissus mous. Nous avons étudié les effets biologiques et pharmacologiques de nombreuses nouvelles molécules en développement sur des lignées de sarcomes in vitro. Nous souhaitons dorénavant étendre ces études à un modèle plus complet qu’est le petit animal. En effet, l’oncogenèse et plus particulièrement l’apparition de métastases sont des modèles intégrés qui font intervenir un grand nombre de mécanismes physiologiques et de tissus avoisinants qui ne peuvent être modélisés in vitro. Nous devons donc avoir recours à un modèle physiologique complet et fonctionnel avant de pouvoir réaliser les essais chez l'homme.

Réduction

Nous combinerons nos lots témoins dans le but de restreindre le nombre d'animaux. La croissance tumorale des cellules greffées sera suivie tout au long des expériences ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés, le but étant d'obtenir des données significatives d'efficacité du médicament. Nos effectifs seront déterminés et nos résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Toutes les expérimentations sont réalisées par du personnel qualifié. Le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leur naissance à leur mort, les animaux seront hébergés en groupe et l'enrichissement de leur milieu de vie sera systématique. Les animaux recevront une surveillance quotidienne et des soins adaptés (administration d’analgésiques et anesthésiques en pré et/ou postopératoire, utilisation de tapis chauffant et d'ocrygel, mesure hebdomadaire du poids des souris et du volume tumoral, définition de points limites suffisamment précoces et mise en place de critères d’arrêt).

Choix des espèces

Le but du projet étant de valider l’efficacité de nouvelles thérapies ciblées afin d'utiliser ces médicaments en clinique chez l'homme, il faut nécessairement un modèle de mammifères pour extrapoler les résultats. Nous avons donc choisi de réaliser nos expériences sur des souris immunodéficientes. Ce sont des modèles très immunodéprimés (ne possédant que très peu de système immunitaire) particulièrement adaptés à l'implantation de cellules tumorales. Animaux âgés de 8-12 semaines (jeunes adultes) pour qu’ils puissent supporter la greffe et le développement de la tumeur.