Procédures sévères

3158 contenus, page 81 sur 264
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 6341
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1500
▲ 4841
Devenir
 -
 -
 -
 6341

Un score de douleur compris entre trois et huit déclenche des mesures correctives, en dessous de trois aucune mesure n'est prise. 6 341 souris vont être utilisées, dont 4 841 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une injection de cellules tumorales, par voie intraveineuse pour disséminer la tumeur dans tout l'organisme ou en sous-cutané, puis entre cinq et vingt injections de composés répétées tous les trois jours jusqu'au soixantième jour. Le porteur décrit un développement tumoral dans le foie et le cerveau pouvant provoquer une paralysie, l'objet du projet étant d'évaluer des immunothérapies censées réactiver des cellules tueuses naturelles devenues dysfonctionnelles.

Objectifs

Le cancer est un fléau mondial qui touche des dizaines de millions de personnes dans le monde chaque année et qui est l'une des principales causes de mortalité. Les immunothérapies ont considérablement amélioré la prise en charge des patients et leur espérance de vie. La compréhension du système immunitaire, portée par l'utilisation de différents modèles murins, est à l'origine du développement de ces immunothérapies et de leur application à l'Homme. Les principales immunothérapies ciblent des lymphocytes de l'immunité adaptative. Cependant, les taux de réponse observés chez les patients restent hétérogènes et des effets secondaires importants, pouvant entraîner la mort des patients, sont observés. Ainsi, la recherche se penche sur des stratégies alternatives. Certaines cellules tueuses naturelles, des lymphocytes de l'immunité innée sont spécialisées dans l'élimination des cellules tumorales. Récemment, de nouvelles immunothérapies ciblant ces cellules se sont montrées extrêmement prometteuses. Ces nouvelles molécules sont des structures favorisant l'interaction entre les cellules cellules tueuses naturelles et les cellules tumorales en créant un pont moléculaire. A l'aide d'un modèle murin de lymphome, nous avons montré que la stimulation chronique de ces cellules tueuses naturelles par les cellules tumorales entraîne leurs dysfonctions et que le contrôle des cellules tumorales était moins efficace dans des organes tels que le foie, la moelle ou encore les poumons. Les dysfonctions de ces cellules tueuses naturelles sont observées dans de nombreux cas de cancers chez l'Homme mais ne sont jamais prises en compte dans le développement et l'évaluation de l'efficacité des nouvelles immunothérapies. De plus, la dissémination des cellules tumorales dans l'organisme (métastases) est caractéristique d'un mauvais pronostic clinique. Il est donc important de déterminer si ces nouvelles immunothérapies peuvent engager les cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles et améliorer la prévention de la dissémination des cellules tumorales. Il s’agit de questions centrales dans la compréhension de l’efficacité de ces nouvelles immunothérapies. Cela permettra d’adapter l’utilisation thérapeutique de ces molécules en fonction de leur capacité ou non à favoriser le contrôle tumoral dans différents organes colonisés par des métastases ou dans le but de prévenir leur apparition qui corrèle avec un mauvais pronostic pour les patients.

Bénéfices attendus

Les immunothérapies ont révolutionné le traitement des cancers mais leur efficacité reste hétérogène et de nombreux patients (10 millions en 2022) meurent encore de cancers. Il est donc important d'améliorer l'efficacité et la compréhension des immunothérapies afin d'améliorer le taux de succès et donc d'impacter significativement l'espérance de vie des patients. Ce projet permettra d'obtenir à court terme une vue d'ensemble du panel d'action de ces nouvelles immunothérapies dans le contrôle tumoral médié par les cellules tueuses naturelles dans différents organes et leur capacité d’action sur ces cellules dysfonctionnelles. Ainsi, cela permettra à plus long terme 1/ d'adapter l'utilisation de ces immunothérapies en fonction de la localisation de la tumeur ciblée, 2/ d’utiliser ces molécules en combinaison avec des thérapies ciblant préférentiellement la tumeur primaire et 3/ d'améliorer la compréhension de l'efficacité des traitements à base de ces nouvelles immunothérapies pour une utilisation la plus efficace chez l'Homme.

Procédures

Les cellules tumorales seront injectées en intraveineuse sur souris vigile (1 injection) ou en sous-cutané sur souris anesthésiées (1 injection). Les composés thérapeutiques seront administrés par voie intraveineuse sur souris vigile (tous les 3 jours jusqu'à la fin de la procédure soit entre 1 et 20 injections maximales). Une population de cellules immunitaires sera éliminée se fera par injection intra-péritonéale (1 injection). Le prélèvement sanguin unique ou encore la mesure de la charge tumorale (tous les jours jusqu'à la fin de la procédure) se fera sur souris anesthésiées. L'ensemble de ces gestes seront réalisés par un personnel formé, compétent et expérimenté. Ainsi, chacun de ces gestes durera moins d'une minute.

Impact sur les animaux

L'injection des cellules tumorales par voie intraveineuse caudale, réalisée sur souris vigile peut être source de stress et de légère douleur. Lors de l'injection des cellules tumorales par voie sous-cutanée, les souris seront anesthésiées afin de réduire leur stress et douleur. L'injection des immunothérapies par voie intraveineuse réalisée sur animal vigile peut être source de stress et de légère douleur. Les animaux inclus dans cette étude subiront entre 5 injections intraveineuses (pour les molécules non efficaces) et 20 injections intraveineuses (Début à J1 et fin à J60, pour les molécules efficaces). La manipulation des souris pour les pesées, la répartition aléatoire des souris dans les groupes de traitements, ou encore la contention représentera un stress de courte durée pour les souris. Certains animaux subiront un prélèvement sanguin unique réalisé sous anesthésie gazeuse juste avant leur mise à mort. Le développement des tumeurs elles-mêmes peut entraîner des douleurs chez les animaux. En effet, l'injection par voie intraveineuse des cellules tumorales entraîne leur dissémination dans tous l'organisme ce qui favorise le développement tumoral dans des organes vitaux (foie, cerveau) pouvant entrainer une paralysie (atteinte moelle osseuse). D’après l’expérience et notre connaissance du modèle, nous pouvons anticiper des signes très précoces de souffrance grâce à un test simple d’agrippement et mettre fin à l’expérience avant l’atteinte des points limites. D'autres effets indésirables peuvent être observés tels qu'une perte de poids, une modification du comportement (prostration) dans les modèles sous-cutané et intraveineux ou encore une inflammation/irritation de la tumeur (tumeur en sous-cutanée). Enfin, d'après notre expérience, l'utilisation de ces immunothérapies n'entraîne pas d'effets indésirables importants mais peut entrainer une perte de poids ainsi qu'une modification comportementale transitoire.

Devenir

Les animaux seront mis à mort car chaque procédure implique des prélèvements d'organes ainsi qu'un développement tumoral entrainant l'atteinte de points limites justifiant leur euthanasie.

Remplacement

L'étude de l'efficacité d'un composé thérapeutique ciblant la réactivation des cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles implique de se placer dans un système biologique complexe tel que le microenvironnement tumoral. De plus, l'efficacité de ces molécules peut dépendre de leur métabolisation et de leur distribution dans l'organisme, il est donc nécessaire d'utiliser un modèle animal afin que l'ensemble de ces caractéristiques soient présentes. En effet, il n'est, dans l'état actuel des connaissances, pas possible de prendre en compte l’ensemble de ces paramètres dans des modèles vitro ou ex vivo. Cependant, l'ensemble des molécules auront été préalablement testées in vitro afin de vérifier leur fonctionnalité.

Réduction

Afin de limiter l'utilisation d'animaux, les molécules testées auront été préalablement testées in vitro. De par l'utilisation d'un modèle adapté à la génération de grandes quantités de cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles, nous pourrons réaliser la plupart des analyses à partir des mêmes échantillons et donc sur un même animal. Cela contribue à réduire l'utilisation inutile d'animaux supplémentaires. Au cours d’une procédure pilote, nous déterminerons l'efficacité de ces molécules in vivo, la dépendance des cellules tueuses naturelles ainsi que la concentration optimale d'utilisation dans ces modèles tumoraux, ce qui permettra de calibrer l'utilisation de ces molécules dans ce projet. Cela permettra de réduire la quantité d'animaux utilisés lors de l'ensemble de ce projet. En se basant sur les données de la littérature ainsi que sur notre expérience, des groupes de 5 animaux maximum seront requis par groupe pour les tumeurs injectées par voie intraveineuse (ou 3 pour des technologies de pointe à l’échelle de la cellule unique). Afin de prendre en compte la variabilité de pousse des tumeurs sous-cutanée, des groupes de 10 animaux maximum seront nécessaires. Si et seulement si les expérimentations tendent à montrer une différence biologique avec l'utilisation des immunothérapies , alors elles seront répétées 2 fois (pour un total de trois expérimentations) afin d'assurer la fiabilité, la robustesse et la significativité des résultats pour publication dans une revue scientifique. Les molécules ne montrant pas d’efficacité dans la procédure pilote seront éliminées dans le reste du projet, ce qui pourra contribuer à réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Afin de réduire le stress des animaux, un temps d'acclimatation minimum d'une semaine sera respecté après l'arrivée des animaux à l'animalerie avant le lancement de toute procédure expérimentale. Toutes les procédures expérimentales du projet seront réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des règlementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animal et le vétérinaire référant de notre établissement. Un suivi journalier des animaux sera effectué par les expérimentateurs puis une surveillance accrue, matin et soir, sera réalisée les 3 jours précédents la date de mise à mort des animaux dans le but d'anticiper le moindre signe de souffrance. La connaissance approfondie du modèle étudié que nous avons développé, nous permet de prédire les jours auxquels nous obtenons des cellules tueuses naturelles dysfonctionnelles tout en limitant au maximum la souffrance des animaux. Nous nous baserons sur un tableau de notation relatif à la douleur des animaux permettant de déterminer des points limites précis afin d'éviter toute dégradation sévère de l'état général des animaux. Pour cela nous suivrons des signes précoces tels que l'apparence, le comportement, l'aspect ou le volume de la tumeur, la perte de poids, des troubles locomoteurs (agrippement). Si le score cumulé est compris entre 0 et 3, aucune mesure ne sera prise témoignant de l’absence de souffrance. Si le score cumulé est compris entre 3 et 8 alors des mesures correctives seront prises. Ces mesures correctives seront adaptées à la situation et comprennent l’introduction d'enrichissements supplémentaires, une surveillance accrue, une mise à disposition de nourriture humidifiée ou gélifiée, une pulvérisation de spray cicatrisant et antiseptique sur les lésions cutanées ou une mise à mort précoce. Si l'un des paramètres observés atteints le plus haut degré d'évaluation ou que le score cumulé est supérieur à 9 alors les animaux seront mis à mort. Certains gestes seront réalisés sous anesthésie gazeuse pour limiter le stress et la douleur (injection sous-cutanée ou prélèvement sanguin). Les injections intraveineuses et intrapéritonéales réalisées sur animaux vigiles seront effectuées par du personnel compétent et expérimenté de réduire au maximum le stress et la douleur liés à ces gestes techniques.

Choix des espèces

Les cellules tueuses naturelles ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, les souris sont choisies comme modèle in vivo de par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l'Homme. Bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes réalisées chez la souris sont transposables à l'Homme. De plus, les outils et les structures disponibles pour la manipulation des souris, couplé au temps de gestation et de sevrage courts, en font un modèle de choix. Enfin, la richesse des souches murines génétiquement modifiées et des réactifs disponibles permet une compréhension approfondie des phénomènes mis en jeu et ce du niveau moléculaire au niveau de l'organisme entier. Les souris utilisées auront un âge compris entre 7 et 30 semaines lors de leur entrée dans l'étude, âge auquel le système immunitaire de l'animal est décrit comme mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 12000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 12000
Devenir
 -
 -
 -
 12000

Les souris qui montrent des "signes de douleur insupportable" sont tuées avant la fin du protocole. 12 000 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles développent un lupus, avec atteinte des reins, inflammation généralisée, douleurs articulaires et lésions cutanées, et reçoivent une puce sous la peau, des traitements jusqu'à deux fois par jour pendant plusieurs semaines, des prises de sang à la mâchoire toutes les deux semaines et des tests de sensibilité à un stimulus mécanique. Le chiffre de 12 000 couvre 130 études dont le porteur écrit qu'il ne peut pas fixer le nombre à l'avance, celui-ci dépendant "de nos partenaires et de nos molécules en développement".

Objectifs

Le lupus est une maladie auto-immune chronique et complexe caractérisée par la production d’auto-anticorps affectant plusieurs organes (reins, peau, articulations, sang…). Il s’agit d’une maladie du tissu conjonctif dont le symptôme caractéristique est une inflammation associée au système immunitaire. Il touche principalement les femmes (9 femmes pour 1 homme) en âge de procréer. C’est une maladie difficile à prendre en charge, car son évolution est imprévisible, les symptômes varient d’un patient à l’autre, et les traitements actuels, souvent lourds, ne permettent pas de guérir. Ils visent surtout à réduire les poussées inflammatoires et à prévenir les complications. Découvrir de nouvelles solutions thérapeutiques est crucial afin d’offrir des traitements plus efficaces, mieux tolérées et personnalisées améliorant la qualité de vie et réduisant la morbidité et la mortalité. Après une phase de sélection de molécules prometteuses, leur mode d’action sera étudié, et les plus pertinentes seront testées dans des modèles expérimentaux de lupus, qui reproduisent les grandes caractéristiques de la maladie humaine. Les molécules testées auront un potentiel anti-inflammatoire, immunomodulateur ou viseront des cibles biologiques impliquées dans le développement du lupus. Ces recherches, menées dans le cadre d’un programme de maturation préclinique, permettront d’évaluer la sécurité, la tolérance et l’efficacité de ces traitements potentiels avant toute phase clinique. L’objectif final est de proposer des solutions thérapeutiques innovantes qui amélioreront la qualité de vie des patients, tout en respectant les principes éthiques de la recherche.

Bénéfices attendus

Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet au sein du lupus érythémateux systémique. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver et de développer potentiellement de nouvelles thérapeutiques permettant de réduire la mortalité liée au lupus, de soulager les patients atteints de cette maladie, afin qu’ils aient une meilleure qualité de vie.

Procédures

Les animaux ne subiront pas de procédures chirurgicales. Tous les animaux recevront une injection en sous-cutanée pour l'implantation des puces d'identification RFID. Également, les animaux recevront des administrations de traitements. Plusieurs voies d'administrations sont envisagées en fonction du mode d'administration du composé testé. Le traitement sera administré une à sept fois par semaine, jusqu’à deux fois par jour, en fonction de la molécule étudiée et de la voie d’administration, pendant plusieurs semaines. Toutes les deux semaines maximum, les animaux pourront subir un prélèvement de sang au niveau mandibulaire. Ces prélèvements se feront sur animal anesthésié. Des tests de comportement pourront être effectués, jusqu'à 2 fois par semaine pendant la durée de l'étude, en mesurant la sensibilité à un stimulus mécanique (stimulation pendant 5 secondes, latence de 2 minutes entre chaque stimulation, soit un test durant 15 minutes en tout). Tous les animaux seront manipulés et observés plusieurs fois par semaine pour évaluer leur état général.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les souris utilisées vont développer des caractéristiques similaires à celles observées chez les personnes atteintes de lupus, une maladie causée par un déséquilibre du système immunitaire. Ces signes peuvent avoir un impact sur leur état général et leur espérance de vie. Par exemple, les souris peuvent développer des dysfonctionnements aux reins, une inflammation généralisée, des douleurs articulaires, des problèmes de peau et de multiples atteintes notamment aux organes sièges de l'immunité tels que la rate et les ganglions lymphatiques. Ces dommages peuvent entraîner une perte de poids et une diminution de l'activité. Ces symptômes peuvent varier en intensité selon les modèles utilisés. Tout au long de l'étude, ces différents paramètres seront surveillés en observant l'état de chaque animal. Leur comportement, leur consommation de nourriture et de boisson, ainsi que leur poids seront régulièrement contrôlés, entre 2 et 5 fois par semaine. Les traitements administrés sont prévus à des doses non toxiques, basées sur des études préliminaires ou la littérature et ne devraient pas entraîner d'effets secondaires importants, hormis une légère gêne transitoire liée aux injections. Les prélèvements sanguins seront réalisés sous anesthésie gazeuse afin de ne pas provoquer de douleur et en respectant les recommandations éthiques des volumes prélevés.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés. Certains organes seront récupérés et des prélèvements sanguins seront réalisés à l'issue de chaque procédure afin de pouvoir évaluer l’effet de notre molécule sur la maladie.

Remplacement

L’étude de l’efficacité de nouvelles molécules pouvant agir sur l’inflammation, sur l’auto-immunité et sur la douleur implique de disposer de modèles animaux mimant au mieux la pathologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce souris à travers nos différents modèles reproduit plusieurs aspects du lupus humain. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information. Pour évaluer et déterminer l’effet d’un traitement sur l’inflammation, la production d’auto- anticorps, la prolifération de lymphocytes, la douleur et sur l’aspect histologique des organes, il est essentiel d’examiner l’animal vivant entier.

Réduction

Pour les expérimentations, il a été prévu un nombre suffisant d’animaux en accord avec la littérature existante ou nos expériences précédentes pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité de la molécule candidate). Ce protocole ne sera mis en place qu’avec des molécules thérapeutiques qui auront montré une efficacité lors d’études précédentes afin de limiter l’utilisation des animaux. Pour ce projet nous prévoyons d’effectuer 130 études avec l’utilisation de 12000 animaux sur 5 ans. Toutefois, ce sont des estimations larges car le nombre d’études ne peut pas être déterminé à l’avance car il dépend de nos partenaires et de nos molécules en développement, de l’efficacité des molécules, du choix du modèle translationnel pour aller en clinique ainsi que les souches d’animaux choisies en fonction du modèle. En effet, dans le cadre de demande d’autorisation, il est nécessaire d'inclure toutes les souches animales potentielles qui pourraient être utilisées. Chaque souche citée doit être associée à un nombre précis d’animaux, même si, dans la pratique, certaines souches pourraient ne pas être sélectionnées en fonction des besoins des projets en cours et des pilotes. Par conséquent, il est prévu en total un nombre d'études plus élevé que le besoin exact anticipé pour éviter des interruptions administratives ou des retards en cas de changements dans les souches animales requises si nous ne prévoyons pas cette marge dès le début du projet.

Raffinement

Pour minimiser les impacts sur les animaux de laboratoire, des études pilotes seront menées sur un petit nombre d'animaux pour préparer une étude plus large. Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie gazeuse (implantation des puces d’identification, prélèvements sanguins) durant toute la procédure expérimentale afin de maîtriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. Les procédures d’implantation des puces d’identification et de prélèvements sanguins sont réalisées sous anesthésie gazeuse (un anesthésique volatile reconnu pour son induction et son réveil rapide, minimisant ainsi le stress et l’impact sur l’animal). L’implantation de la puce est une procédure rapide (quelques secondes) et bien que légèrement invasive, elle ne provoque qu’un inconfort transitoire. De même, les prélèvements sanguins sont effectués de manière à limiter le traumatisme local pour minimiser la douleur et l’inflammation post-procédure. Toutefois, les animaux seront surveillés attentivement après chaque intervention. Une grille de score pour évaluer la douleur sera mise en place incluant un arbre décisionnel avec critères d’arrêt de souffrance. Si des signes de douleur ou d’inconfort prolongés étaient observés (léthargie, prostration, diminution de l’alimentation), un analgésique sera administré toutes les toutes les 6 à 12 heures jusqu’à 48 heures. Les animaux seront sous surveillance rapprochée pendant toute la durée de l’étude pour détecter les signes de douleur insupportable et euthanasiés en fin d’expérimentation pour des analyses supplémentaires. Les souris seront regroupées par 5 à 6 par cage. Les procédures seront réalisées dans une pièce calme, différente de la pièce d’habitation. Pour limiter le stress, la peur et l’angoisse des animaux, ils seront manipulés avec délicatesse et sociabilisés (habitués à l’expérimentateur) avant le début de l’étude, leur environnement sera enrichi avec du matériel de nidification et de divertissement afin que les animaux puissent se cacher et ronger. Un tunnel sera utilisé pour limiter la contention des souris par la queue. Afin d’optimiser l'expérience, les animaux seront randomisés selon le poids des animaux et/ou un marqueur sanguin ou urinaire. L’objectif est de préserver le bien-être des animaux. La satisfaction de leurs besoins physiologiques et comportementaux permettra d’éviter tout biais sur les résultats des expérimentations.

Choix des espèces

En accord avec les recommandations et la littérature, la souris représente un modèle très développé pour étudier le lupus. En effet, chez la souris le lupus ressemble beaucoup au lupus chez l’homme, notamment en ce qui concerne les problèmes rénaux et la production d’autoanticorps. Les modèles murins de lupus se répartissent en deux catégories principales : spontanés et induits. Afin de pouvoir étudier la progression de la maladie, les souris seront âgées de 6 semaines minimum et pourront être étudiées tout au long de leur vie. Ce stade nous permettra de réaliser des études présymptomatiques, symptomatiques et d’étudier l’effet de traitements jusqu’à la fin de la vie des souris.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 2000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 2000
Devenir
 -
 -
 -
 2000

Un cathéter posé sous la peau, colonisé par un biofilm bactérien, puis jusqu'à deux administrations par jour : 2 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur décrit une posture courbée, un pelage hérissé, une respiration laborieuse, une prostration et une perte de réponse aux stimuli, la mise à mort étant déclenchée au-delà de 20 % de perte de poids après l'infection. Il écrit que le nombre d'études "varie en fonction de la demande client", chaque étude mobilisant de 20 à 100 souris sur cinq ans. Les survivantes ne sont pas gardées, leur système immunitaire ayant réagi à l'infection les rendant inutilisables pour un autre essai.

Objectifs

Nous avons pour objectif le développement de thérapies innovantes dans le domaine de l'infectiologie afin de répondre à un problème majeur qu’est la résistance aux antibiotiques.

Bénéfices attendus

Le nombre croissant d’antibiorésistances et d’infections nosocomiales sont clairement identifiés comme un besoin de santé public majeur. Il est indispensable de combattre la résistance aux antimicrobiens et de préserver la capacité de prévenir et traiter les maladies infectieuses à l’aide de nouveaux médicaments sûrs et efficaces. Ce nouveau modèle contribuera à la découverte de nouvelles thérapies anti-infectieuses.

Procédures

Voie d’administration : - Per os : 5 secondes, Sous cutané : 5 secondes , Intrapéritonéal : 5 secondes, Intramusculaire : 5 secondes, Intraveineuse : 5 secondes Pose du cathether en sous-cutané (procédure chirurgicale réalisée par une personne expérimentée détentrice d'une formation en chirurgie sur petits rongeurs) Le nombre d'interventions est spécifique de chaque étude et est dépendant du régime de traitement qui lui même est corrélé à la pharmacocinétique de chaque molécule en développement. Néanmoins les fréquences d'intervention (traitement uniquement) peuvent etre DIE : une fois par jour ou BID : deux fois par jour

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont une potentielle perte de poids (qui sera considérée comme un point limite si excédant 20% post infectiob). D'autres effets potentiels sont une apparition de signes cliniques : posture courbée, piloérection, respiration difficile, prostration ou perte d’activité, perte de réponse à un stimulus.

Devenir

Le sort prévu de tous les animaux à l'issue de chaque procédure est la mise à mort. Les animaux survivants ne peuvent resservir à d'autres expérimentations en raison du développement de défenses immunitaires au cours de l'établissement des pathologies infectieuses.

Remplacement

L’apparition de résistance aux traitements antibiotiques de référence rend urgente la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques innovantes. Des tests in vitro et cellulaires sont mis en oeuvre dans un un premier temps afin de collecter des information cruciales sur l'inocuité, l'efficacité et le mécanisme d'action des nouvelles molécules en développement. Le recours à l’animal de laboratoire s’inscrit dans une seconde étape de recherche. En effet l’efficacité in vivo d’un composé sur une infection résulte non seulement de l’effet de ce dernier sur les micro-organismes mais également de la réponse du système immunitaire de l’hôte sur ces agents pathogènes. Il n’existe aucun modèle in vitro mimant de façon précise ces interactions complexes. Afin d’évaluer l’activité thérapeutique de nouvelles substances, des modèles pharmacologiques in vivo mimant les pathologies sont utilisés. De plus les mécanismes de réaction de l’hôte peuvent être mis en évidence en utilisant ces modèles sur animaux immunocompétents versus immunodéprimés. Une veille scientifique est mise en oeuvre pour étudier toute méthode scientifique alternative à l’expérimentation animale dans le domaine.

Réduction

Le nombre estimé est entre 200 et 400 animaux / an sur 5 ans. Le nombre d'étude varie en fonction de la demande client. Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude peut varier de 20 à 100, en fonction du nombre de groupes différents à générer dans chaque étude (nombre de souches bactériennes différentes à tester, nombre de molécules antibactériennes à tester, doses différentes de la molécule antibactérienne). Des études in vitro sont réalisées si possible en amont afin de ne pas avoir à tester des produits potentiellement dangereux ou non efficaces sur des animaux. Des analyses statistiques visant à déterminer le nombre d’animaux optimal pour produire des résultats robustes sont effectués. Des études pilotes sont conduites afin de s'assurer de la fiabilité du modèle.

Raffinement

Le bien-être de l’animal sera en permanence au centre de nos préoccupations. Les souris sont hébergées dans des cages à 22 ± 2 °C et 50 ± 10% d’hygrométrie, en portoirs ventilés ou isolateurs, avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé chaque semaine. Les animaux ont une semaine d’acclimatation avant que les procédures ne débutent. Les conditions d’expérimentation font l’objet d’un suivi attentif du bien-être animal. Les animaux seront suivis quotidiennement par la structure en charge du bien-être animal. Des critères d’arrêt stricts sont mis en place. Les points limites utilisés sont: Le suivi du poids (le critère d'arret est une perte de plus de 20% post infection), L'accumulation de signes cliniques : posture courbée, pelage en piloérection, respiration laborieuse, prostration ou perte d’activité, perte de réponse à un stimulus. Pour le confort de l'animal la prévention du stress est intégrée au protocole expérimental par l'utilisation d'une anesthésie gazeuse au préalable de ceertains gestes (injection intraveineuse, injection intra-musculaire,...).

Choix des espèces

L'espèce utilisée est la souris (Mus musculus). Les modèles souris sont largement utilisés par les équipes de Recherche publique et privée dans le traitement des maladies infectieuses: Les souris se prêtent aux analyses immunologiques en raison d'un large panel d'outils d'analyses permettant de disséquer les mécanismes du développement de la physiopathologie Souris de 4 à 16 semaines selon le modèle expérimental

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 48
Devenir
 -
 -
 -
 48

Chez les souris SOD1-G93A, porteuses d'une mutation qui déclenche une forme murine de la maladie de Charcot, la perte de poids atteint 20 % pendant plus de 24 heures, puis vient la paralysie, et c'est alors qu'elles sont mises à mort. 48 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Pendant 98 jours, elles reçoivent chaque jour, éveillées, une administration nasale de placebo ou de CBT101, une molécule que le porteur présente comme un apport de créatine aux neurones, et passent 14 prises de sang sous anesthésie, un Neuroscore deux fois par semaine, trois tests de motricité et trois tests de tonus musculaire. Le porteur justifie leur mise à mort en une phrase : "Les animaux sont mis à mort car ils sont porteurs d'une maladie génétique qui va conduire à leur mort".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de rechercher si la molécule étudiée est efficace dans un modèle animal de Sclérose Latérale Amyotrophique, ou maladie de Charcot. La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative des neurones qui permettent aux muscles de fonctionner et qui malheureusement conduit, à terme, au décès du patient. A ce jour, malgré plusieurs médicaments disponibles sur le marché, aucun n’est réellement efficace pour, ne serait-ce que, ralentir la progression de la maladie. Un modèle de souris transgénique est disponible pour étudier la pathologie et tester de nouveaux médicaments. La molécule étudiée est administrée par la voie nasale et va cibler spécifiquement les neurones pour y délivrer une molécule endogène permettant de restaurant l’équilibre énergétique des neurones. L'administration par le nez permet une mise en contact direct avec les neurones (dans un premier temps ceux liés à l'odorat et à la sensibilité de la face puis par diffusion de proches en proches aux autres neurones du cerveau). Cette distribution a déjà été démontré chez la souris et le primate non-humain. De plus, son efficacité a été objectivée dans d’autres modèles précliniques de maladies neurologiques comme une maladie rare appelée le Déficit en Transporteur de la Créatine et la maladie de Parkinson. L’objectif du projet est donc de tester l’efficacité de cette nouvelle molécule donnée par la voie nasale pendant plusieurs semaines chez des souris transgéniques. L'efficacité sera mesurée par des tests de neuropharmacologie ainsi que par la mesure de biomarqueurs principalement dans le sang. Les atteintes neuronales des souris seront aussi étudiées. Cette étude permettra d'orienter les futures études de ce nouveau médicament chez les patients.

Bénéfices attendus

L’étude fait partie d’un projet plus large visant à développer une nouvelle molécule dans des maladies neurologiques. Cette molécule aide à réguler l'énergie des cellules en fournissant de la créatine aux neurones. Elle pourrait avoir de grands bénéfices pour les patients atteints de maladies neurologiques, notamment dégénératives, comme la maladie de Charcot ou SLA. A l’issue de la présente étude pré-clinique courant 2025, et en fonction des résultats, notamment de l'efficacité du produit à l’étude, une étude clinique pourrait être envisagée chez des patients atteints de SLA.

Procédures

Les interventions suivantes seront réalisées sur toutes les souris: - L’administration se fera par voie nasale quotidienne du médicament ou du placebo à toutes les souris de l’étude dans la cavité nasale. Ce geste sera réalisé sur animal vigile tous les jours pendant toute la durée de l’étude (soit 98 jours) et durera 1 minute. - La pesée quotidienne, réalisée sur animaux vigile, durera 2 minutes. - Le test neuromoteur Neuroscore sera réalisé 2 fois par semaine sur souris vigile et durera 4 minutes. - Le test motricité sera réalisé 3 fois au cours de l’étude sur animal vigile et durera 5 minutes. - Le test de tonus musculaire sera réalisé 3 fois au cours de l’étude sur animal vigile et durera 5 min. - Prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (soit 14 fois), sous anesthésie générale et durera une minute.

Impact sur les animaux

Les souris transgéniques utilisées sont des souris qui par nature ont un fond génétique qui va les conduire à développer une Sclérose Latérale Amyotrophique murine (Maladie de Charcot chez l’homme). Ainsi, elles verront l’apparition de symptômes neuromusculaires conduisant à la baisse de leur poids qui atteindra 20% de leur poids initial pendant plus de 24 h puis à une paralysie. L’euthanasie de l'animal sera alors réalisée. Un prélèvement sanguin sera réalisé 1 fois par semaine, en sous-mandibulaire, ce qui pourraient engendrer des nuisances, telles que des hématomes et une légère douleur au point de piqure. L'anesthésie, la contention, les tests comportementaux peuvent provoquer un stress léger.

Devenir

Les animaux sont mis à mort car ils sont porteurs d’une maladie génétique qui va conduire à leur mort.

Remplacement

La maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative extrêmement complexe des motoneurones (les neurones qui partent du cerveau pour régir les activités périphériques, comme la respiration, la déglutition ou la préhension). Les études in vitro ne sont pas représentatives de la complexité de la maladie. C’est d’ailleurs le cas des maladies neurodégénératives pour lesquelles seuls des modèles animaux sont capable d’apporter des informations utiles pour ensuite pouvoir se projeter chez le patient. Parmi les modèle animaux, les modèles de souris génétiquement modifiées sont les plus représentatives de la maladie. Il existe aussi des modèles de poisson zèbre, mais ils sont plus largement utilisés pour étudier la physiopathologie de la maladie. Ce modèle de poisson est moins représentatif pour étudier l’effet d’un médicament qui, comme le nôtre, agit sur la mitochondrie et l’énergie apportée dans les neurones. De plus l’administration nasale de la molécule étudiées est limitante pour utiliser ce modèle. Le choix des souris transgéniques est donc le plus rationnel et le plus efficace pour atteindre l’objectif de tester la molécule administrée par la voie nasale dans un modèle de la Sclérose latérale Amyotrophique.

Réduction

L’étude s’appuie sur la bibliographie déjà existante sur les effets de la créatine dans des modèles de cette maladie et de la distribution efficace de la molécule vers les neurones pour ne concevoir qu’une seule étude, là où il est souvent nécessaire d’en réaliser plusieurs ou alors de plus grande ampleur (avec plusieurs doses par exemple). Ainsi le nombre de bras a été réduit, puisque 1 seule dose sera testée. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum (16 par groupes avec 8 males et 8 femelles par groupe), considérant que les 2 sexes seront étudiés dans cette étude et que les tests neuromoteurs demandent statistiquement plus d’animaux que d’autres type de mesures (comme des études de pharmacocinétique, par exemple).

Raffinement

Les souris seront logées en groupes de quatre dans des cages respectant les normes réglementaires, avec un accès libre à l'eau et à la nourriture. Pour réduire au minimum les nuisances sur le bien-être animal, les souris seront manipulées quotidiennement par les mêmes expérimentateurs. Ces mêmes expérimentateurs feront les administrations de la molécule et les tests comportementaux tout au long du projet. Les expérimentateurs s’assureront quotidiennement du bien-être animal au moment de l’administration de la molécule par une surveillance et une pesée. Des points limites seront mis en place. Les mises à mort seront effectuées sous anesthésie profonde. Enfin, pour limiter le stress des animaux lors des tests comportementaux, des phases d’acclimatations dans les différentes enceintes font partie intégrante du protocole.

Choix des espèces

Les souris transgéniques utilisées sont le modèle de référence de la maladie de Charcot ou Sclérose Latérale Amyotrophique. Les souris devront commencer le traitement avant l’arrivée des premiers symptômes autour de 12-14 semaines. Elles arriveront au laboratoire à 6 semaines, après 2 semaines d'acclimatation et d'entrainement elles recevront le traitement à 8 semaines. Il existe un modèle de poisson Zebra Fish (oui poisson zèbre) de la maladie, mais la voie d’administration (voie nasale), la fréquence (quotidienne) et la durée du traitement (plusieurs semaines voire mois) avec la molécule étudiée ne permettent d’utiliser ce modèle. De plus, la recherche de biomarqueurs sanguins et cérébraux ne serait pas possible, limitant une transposition ultérieure chez le patient.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 865
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 865
Devenir
 -
 -
 -
 865

Les souris dont la perte de poids atteint 20 % pourront recevoir une médication, et la mortalité figure parmi les effets attendus du protocole. 865 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Elles sont immunodéprimées par une injection dans l'abdomen, infectées quatre jours par une bactérie résistante aux antibiotiques placée dans leur eau de boisson, traitées par antibiotique, puis saignées par ponction dans le cœur sous anesthésie le jour de leur mise à mort. Le porteur annonce des diarrhées et du sang dans les selles, et met en avant des bénéfices sanitaires, économiques et environnementaux d'une technologie qui reste à ce stade un concept.

Objectifs

La résistance aux antibiotiques est une menace sanitaire croissante considérée par les organismes internationaux comme l’une des principales priorités de santé mondiale. En 2019, elle a été attribuée à 1,27 million de décès dans le monde. Nous introduisons un nouveau concept pour lutter contre la résistance aux antibiotiques : la technologie des inducteurs de peptides antimicrobiens. Basée sur des molécules qui stimulent le système immunitaite, la technologie visera à booster sélectivement l’expression des gènes de défense de l’organisme produisant les peptides antimicrobiens (AMP). Cette technologie permettra d'introduire une nouvelle approche pour lutter efficacement contre la résistance aux antibiotiques et les maladies infectieuses : ainsi, plutôt que de cibler directement un pathogène avec des antimicrobiens exogènes avec le risque de développement de résistance, notre technologie favorisera une réponse naturelle du corps humain à travers ses propres défenses. Cela aura l'avantage de réduire la pression de sélection sur les bactéries et le risque de favoriser la résistance.

Bénéfices attendus

Les effets positifs de la technologie des inducteurs d’AMP pourraient être considérables pour notre économie, notre environnement et notre société, en ce qui concerne plusieurs aspects : Améliorer la santé publique, en aidant à contrôler la propagation de la résistance aux antibiotiques, ce qui pourrait réduire le nombre de maladies liées aux infections. Réduire la charge de morbidité due aux infections par des agents pathogènes résistants aux antibiotiques. Réduire les coûts de santé associés aux infections résistantes aux antibiotiques. Réduire la quantité d'antibiotiques utilisés, ce qui pourrait réduire la pollution, les impacts négatifs sur l'environnement,et aider à maintenir des écosystèmes sains

Procédures

Les animaux seront traités aux antibiotiques par voie intrapéritonéale (1 fois par jour (1 min par souris) pendant 4 jours) ou dans l'eau de boisson pendant 4 jours. L'infection sera réalisée par inoculation de la bactérie dans l'eau de boisson (pendant 4 jours). Immunossupression par administration intrapéritonéale ( 1 injection, 1 minute). Prélèvement de sang intracardiaque sous anesthésie 1 fois ( 5 minutes le jour de la mise à mort)

Impact sur les animaux

Perte de poids, présence de diarrhée et de sang dans les féces, mortalité

Devenir

Mise à mort de tous animaux afin de prélever les organes post mortem pour analyses

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale dans le cadre de cette étude se fait après de nombreuses études in vitro dans des modèles cellulaires et d'organoïdes humains, ceci afin de tester leur inocuité et leur mécanisme d'action. Le principe de remplacement n'est cependant pas applicable à ce projet car les études in vitro ne reproduisent pas l'ecosystème complexe au cours de l'infection et par conséquent ne permettent pas l'obtention de tous les résultats scientifiques exploitables et pertinents de la pathologie humaine.

Réduction

Les expériences sont organisées de manière à réduire au maximum le nombre d'animaux. De plus, les molécules à tester auront d'abord été validées in vitro afin de ne tester que des molécules ayant un potentiel thérapeutique et les durées et fréquences d'administrations auront également été optimisées grâce à cela, permettant de réduire le nombre d'animaux utilisés. Les rongeurs utilisés sont consanguins et de même âge réduisant la variabilité entre les animaux et donc le nombre nécessaire pour obtenir des résultats fiables. De plus un maximum de prélèvements et de résultats seront réalisés sur chaque animaux afin de réduire le nombre d'expérimentations et donc d'animaux nécessaires.

Raffinement

Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des igloos et des carrés de coton purs ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé tout les jours en plus de la surveillance quotidienne réalisée par les zootechnicien afin de contrôler le poids, la présence de diarrhée, la température des animaux. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur: • altérations des fonctions normales (impossibilité d’uriner, de s’alimenter…), • vocalisation, tremblements …, • une perte de poids élevé (mais

Choix des espèces

La souris est une espèce pertinente dans notre modèle: infection gastrointestinale suivi de sepsis. Les souris utilisées sont adultes, elles ont entre 8 et 12 semaines et ce, conformément aux modèles établis dans la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune subissant deux chirurgies de la moelle épinière, la pose d'électrodes dans le cerveau, neuf jours d'hébergement individuel, puis deux sessions de deux heures d'enregistrement, reliée à un câble. Le porteur décrit un risque d'infection, d'hémorragie, d'hypothermie et de défaillance cardiorespiratoire, et reconnaît que l'isolement stresse un animal grégaire. Toutes sont tuées pour prélever le cerveau et la moelle épinière, l'implant n'étant pas amovible. Les retombées annoncées pour les personnes atteintes de sclérose en plaques, limiter la progression du handicap, sont placées à plus long terme et présentées comme une possibilité.

Objectifs

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire, dégénérative du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et la première cause d’handicap neurologique non traumatique chez les jeunes adultes. Dans cette maladie, on observe des phases de démyélinisation (il s’agit d’une perte de la myéline, substance permettant de favoriser les influx nerveux et la protection des neurones) dans lesquelles l’organisation des neurones est altérée, conduisant à des déficits fonctionnels chez les patients. Un mécanisme de réparation existe, mais il est incomplet et très variable selon les patients. Les cellules immunitaires du cerveau et de la moelle épinière (microglie) sont activées précocement lors de la démyélinisation et participent à la réparation de la gaine de myéline. La microglie contacte par ailleurs les neurones et cette interaction peut influencer positivement la réparation post-démyélinisation. Nous avons mis en place une technique permettant de moduler l’activité neuronale lors de la phase de rémission dans un modèle murin de sclérose en plaques pour étudier l’impact de cette modulation sur les interactions entre les cellules immunitaires du cerveau et les neurones, afin de favoriser la réparation tissulaire et la récupération fonctionnelle. Le présent projet vise à mesurer par enregistrements électroencéphalographiques (EEG) les modulations d’activité nerveuse au niveau d’une zone d’intérêt du cerveau.

Bénéfices attendus

La sclérose en plaques touche plus de 100 000 personnes en France et se déclenche majoritairement chez le jeune adulte. La réparation de la myéline (remyélinisation) est essentielle dans cette pathologie, mais reste partielle, d’où une perte neuronale à long terme et des déficits irréversibles chez les patients. L’activité neuronale a été montrée comme favorisant la remyélinisation. Ce projet permettra de mieux comprendre comment nous modulons l’activité neuronale à l’aide de notre technique, et donc de mieux comprendre l’impact biologique obtenu avec cette méthode sur les interactions neurones-cellules immunitaires dans un modèle murin de sclérose en plaques. A plus long terme, la mise en évidence d’effets bénéfiques de l'activité neuronale sur la réparation via une modulation directe du dialogue neurones-cellules immunitaires pourrait permettre d'envisager des stratégies thérapeutiques visant à limiter la progression du handicap chez les patients.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à deux procédures chirurgicales sous anesthésie générale avec une prise en charge analgésique adaptée. La première permettra de réaliser une injection au niveau de la moelle épinière (durée 15 minutes). La deuxième permettra de réaliser une deuxième injection dans la moelle épinière pour la mise en place du modèle et la pose d’électrodes au niveau du cerveau (durée maximale 1h30) pour réaliser ensuite les enregistrements de l’activité du cerveau. Les animaux seront ensuite hébergés seuls pendant 9 jours. Tous les animaux recevront une injection intrapéritonéale (moins d’une minute) pour moduler ou non l’activité neuronale. L’activité électrique du cerveau de tous les animaux vigiles sera ensuite mesurée sur 2 sessions de 2 heures au cours de la même journée (1 session avant injection intrapéritonéale, et une après), pour cela ils seront connectés à un système d’enregistrement et pourront se déplacer librement pendant les mesures. Tous les animaux sont euthanasiés en fin d’étude par une méthode réglementaire pour réaliser différents prélèvements tissulaires.

Impact sur les animaux

Les chirurgies engendreront un inconfort temporaire lors du réveil après anesthésie (environ 30 min d’inconfort au réveil) et des douleurs post-opératoires. Il existe un risque rare de complications liées à la chirurgie : infections, hémorragie. L’anesthésie générale sera associée à une hypothermie, une sécheresse oculaire et un risque de défaillance cardiorespiratoire. Bien que la taille de l’implant soit réduite au maximum, son encombrement pourra provoquer une gêne chez l’animal. Les animaux sont hébergés seuls après la pose de l’implant EEG (pour une durée de 9 jours), s’agissant d’animaux grégaires cela pourra générer un stress. L’enregistrement de l’activité électrique du cerveau peut induire un stress car l’animal sera placé dans un nouvel environnement et relié à un câble au niveau des électrodes. La procédure d’injection par voie intrapéritonéale pour la mise en place du modèle peut générer un stress et une douleur localisée liée à la contention et l’injection. Le traitement peut occasionner un trouble locomoteur et une gêne dans les 3 heures maximum suivant l’injection.

Devenir

Des prélèvements tissulaires (cerveau et moelle épinière) sont réalisés post mortem, ce qui implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Dans un objectif de remplacement, nous travaillons en première approche avec des modèles in vitro et ex vivo qui nous permettent d’obtenir des données indispensables pour la poursuite de nos recherches. L’utilisation d’un modèle animal reste cependant nécessaire pour l’étude fondamentale de la sclérose en plaques, car il permet d'étudier la démyélinisation et la remyélinisation (destruction et réparation de la gaine de myéline) dans un organisme vivant entier, impliquant des interactions entre tissus nerveux, système immunitaire et circulation sanguine, qui sont des composantes importantes de cette pathologie

Réduction

Des approches statistiques permettront d’optimiser le nombre d’animaux utilisés après l’utilisation des premiers lots d’animaux afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires : ce nombre sera calculé pour chaque groupe d’expériences à l’aide d’un calcul statistique après utilisation initiale de 5 à 6 animaux par condition. Au maximum nous utiliserons 60 animaux pour ce projet. Des tests statistiques seront utilisés pour l’analyse des résultats obtenus, adaptées à chaque expérience et réalisées en partenariat avec des biostatisticiens.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe (sauf après la deuxième chirurgie). L’eau et la nourriture sont fournies à volonté. Les animaux sont observés quotidiennement. Un environnement enrichi est fourni aux animaux, comprenant nidification (carré de coton, kraft) et bâton à ronger. Les animaux sont manipulés uniquement par un personnel qualifié et sensibilisé au bien-être animal. Nous mettons en place des points-limites, ainsi qu’un suivi par l’équipe de recherche pour éviter la souffrance de l’animal. Les animaux soumis aux procédures chirurgicales sont placés sous anesthésie générale (durée maximale de 1h30), avec une prise en charge analgésique adaptée. Nous nous assurerons du maintien de la température des animaux durant toute la durée de l’anesthésie. Un gel de protection oculaire sera appliqué sur leurs yeux. En post-chirurgie immédiate, ils auront un accès facilité à la nourriture et à l’eau pour faciliter leur récupération. Nous mettrons ensuite en place une surveillance renforcée pendant 5 jours post-chirurgie. Après la chirurgie de mise en place des électrodes au niveau du cerveau, les animaux sont hébergés individuellement pendant 9 jours (les contacts visuels, olfactifs et auditifs avec les congénères étant maintenus). Pour limiter le stress lié à cet hébergement, ils seront placés dans un environnement à l’enrichissement augmenté. Avant les enregistrements de l’activité électrique du cerveau les souris bénéficieront d’un temps d’acclimatation dans la pièce pour réduire leur stress. Les animaux seront sédatés avant l’euthanasie médicamenteuse.

Choix des espèces

La souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et sa génétique sont bien connues et sont relativement proches de l'Homme. L’âge adulte est requis pour pouvoir faire les actes chirurgicaux et les mesures d’activité neuronale envisagées dans ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 874
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 192
▲ 682
Devenir
 -
 -
 -
 874

874 souris vont être utilisées, 682 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 192 un niveau modéré, chacune opérée trente minutes pour recevoir un fragment de tumeur du côlon dans l'intestin, la rate ou le foie. Un premier groupe reçoit ensuite un traitement pendant vingt-huit jours, jusqu'à trois injections quotidiennes. Un second passe quarante minutes sous anesthésie par séance, le temps qu'on lui injecte des particules aimantées, qu'on glisse un aimant sous la peau du flanc et qu'on applique des ultrasons, l'opération étant répétée pendant quatre semaines, avec une imagerie hebdomadaire pouvant courir sur deux mois. Toutes sont tuées pour analyses post-mortem, alors que le bénéfice avancé, un essai clinique de phase I chez des patients atteints d'un cancer du côlon, reste suspendu au succès de l'étude.

Objectifs

Le cancer du côlon présente l'un des taux de mortalité les plus élevés au monde. Une de raisons principales est la haute probabilité de progression métastatique de la maladie, le processus par lequel les cellules cancéreuses se déplacent de la tumeur d’origine à d’autres organes ou tissus pour former de nouvelles tumeurs. La deuxième raison principale de ces taux de mortalité élevés est sa résistance aux traitements. Ces deux raisons partagent une origine commune : l’existence de cellules souches cancéreuses (CSC), qui sont les cellules mères de toute cellule cancéreuse. En effet, au cours de la croissance de la tumeur, la masse tumorale provoque la compression du milieu cellulaire environnant (ensemble des tissus sains qui entourent la tumeur), ce qui entraîne une augmentation localisée de la pression intracellulaire. Ce changement de pression intracellulaire déclenche l’activation d’un capteur sensible aux contraintes mécaniques induisant la production de CSC, connues pour être extrêmement virulentes, métastatiques et résistantes aux traitements. Ce qui met en évidence l’existence d’un rôle de la mécanique dans les processus de progression tumorale primaire et métastatique et la résistance aux chimiothérapies. Ainsi, nous proposons d'inhiber pharmacologiquement ce capteur mécanosensible pour stopper la progression tumorale en se focalisant sur la progression métastatique dans le foie qui est l’organe dans lequel les métastases du cancer du côlon se développent le plus souvent. En effet, le cancer de côlon peut se propager dans le foie, les poumons ou les ganglions lymphatiques mais les métastases le plus fréquents sont dans le foie L’objectif du projet est d'évaluer, à l’aide d’un modèle chez la souris de greffe de tumeurs colorectales récapitulant la pathologie humaine, l'efficacité thérapeutique d’un traitement basé sur l’inhibition du signal mécanique inducteur de CSC. De plus, nous chercherons à délivrer ce traitement uniquement au niveau des tumeurs afin de limiter les effets secondaires. Ces données ont pour but d’aider à la lutte contre le développement de tumeurs métastatiques hépatiques humaines (le plus fréquents dans les cas de cancer de côlon diagnostiqués) et leur résistance aux traitements actuels.

Bénéfices attendus

Cette nouvelle approche basée sur le mécanisme d’action pharmacologique, associée à la modification du moment d'administration du médicament, a pour but de supprimer l'activation des cellules souches cancéreuses et d'inhiber la signalisation du capteur sensible aux contraintes mécaniques dans les échantillons de tumeurs colorectales humaines. Ainsi, en cas de succès, les données obtenues dans le cadre de cette étude formeront la base d'un essai clinique de phase I chez l’humain dans l'espoir de réduire la mortalité des patients atteints de cancer du côlon. De plus, les gains potentiels du traitement loco-régional seront l’élimination des effets secondaires toxiques de la chimiothérapie mais aussi une meilleure efficacité du traitement plus concentré dans les tumeurs cibles. A long terme, ce type de traitement des tumeurs pourrait avoir un impact positif dans le traitement tumoral dans nombre d’autres types de tumeurs métastatiques chez l’Homme.

Procédures

Toutes les souris de ce projet seront, dans un premier temps, anesthésiées en vue d’être opérées pour implanter un fragment de tumeur directement dans l’intestin ou injecter dans la paroi de l’intestin si on utilise des lignées cellulaires (1 fois au cours de l’expérience, durée du geste 30min max) ou pour injecter des cellules tumorales directement dans la rate ou le foie (1 fois au cours de l’expérience, durée du geste 30min max). Ces souris seront ensuite divisées en 2 lots. Dans un premier lot, les souris suivront un traitement par voie orale (une fois par jour) ou par injection (3 injections par jour) sur animaux vigiles pendant 28 jours. Dans un deuxième lot, les souris seront anesthésiées et injectées avec une solution de particules aimantées avec ou sans le médicament en intraveineux. Un petit aimant sera inséré sous la peau du flanc et retiré 30min après. Les souris toujours anesthésiées seront soumises aux ultrasons avec une sonde échographique pendant 2 minutes avant de retirer l’aimant. (durée totale de l’anesthésie environ 40min). Cette procédure sera répétée pendant 4 semaines avec une périodicité prédéterminée en fonction de résultats obtenus d’un projet en cours Pour surveiller la croissance tumorale, les souris seront anesthésiées et un produit sera injecté permettant la visualisation de la tumeur (une fois par semaine pendant au maximum 2 mois, durée du geste 20min). Les souris anesthésiées seront également soumises aux ultrasons avec une sonde échographique (une fois par semaine pendant au maximum 2 mois, durée du geste 10min).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables liés à la chirurgie sont un risque d’infection et des douleurs d’intensité moyenne qui peuvent durer plusieurs jours. Les animaux développeront des tumeurs qui auront pour effet potentiel une perte de poids, des saignements, de la diarrhée ou des douleurs d’intensité moyenne qui peuvent induire des changements de comportement (échelle des grimaces de souris) et peuvent apparaître tout au long de la procédure (temps maximum 2 mois). L’administration de médicaments sera réalisée par gavage orale avec seulement un petit inconfort pour l’animal lors de la manipulation pendant quelques secondes ou par injection avec une douleur légère associée à la piqûre. Les effets secondaires courants des traitements classiques utilisés en systémique comprennent un risque accru d'infection (dû à la réduction du nombre de globules blancs), la diarrhée, la perte d'appétit et l'hypothermie qui peuvent apparaitre pendant la durée du traitement (1 mois). Il n’est pas attendu de d’effet secondaire suite à l’administration du traitement loco-régional. La douleur provoquée dans cette partie expérimentale du projet est associée à l'injection elle-même (douleur légère de courte durée)).

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Les questions soulevées dans le projet préclinique ne peuvent être étudiées à l'aide de modèles cellulaires in vitro et nécessitent une complexité tissulaire et multisystémique (impliquant plusieurs organes différents du corps comme le foie, le système vasculaire, etc.) qui ne peut être trouvée que dans des modèles in vivo. En effet, l’étude s’intéresse à un traitement de métastases, qui ne peuvent être de ce fait reproduits aujourd’hui in vitro.

Réduction

1. Le nombre de souris prévu dans ce projet a été donné comme un nombre maximum mais peut être réduit en fonction des résultats et des analyses obtenues à chaque étape. En effet, nous allons procéder de manière séquentielle avec les différentes approches pour obtenir le modèle tumoral métastatique. Dès que le modèle est établi avec une des approches, nous passerons directement aux traitements. Également, des techniques d'imagerie in vivo seront utilisées tout au long de ce projet afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Nous affinerons constamment notre technique chirurgicale et nos routines de soins postopératoires afin de garantir que seul le nombre minimum de souris sera utilisé. Les effectifs seront déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. 2. Compte tenu de la nature des modèles PDX et des protocoles de traitement analysés, nous prévoyons d'utiliser 12 souris par condition de traitement par modèle de patient. Divers tests statistiques seront utilisés tout au long de cette étude.

Raffinement

Toutes les souris seront surveillées quotidiennement et les expériences seront menées de manière à minimiser et à prévenir la douleur. Des soins seront prodigués aux souris pendant et après toutes les opérations chirurgicales afin de surveiller le processus de guérison. En outre, un suivi clinique des souris sera réalisé à minima 3 fois par semaine tout au long de l'expansion de la tumeur, de l'implantation de la xénogreffe colique et de la croissance de la tumeur, et quotidiennement tout au long de la phase de traitement (week-end inclus), afin de s'assurer du bon état clinique des animaux et, le cas échéant, de mettre en place des soins support adaptés à la situation. Une grille de score sera appliquée pour contrôler le bien-être des animaux à toutes les étapes (greffe et traitement) du projet proposé. Toutes les souris recevront les anesthésiques, les analgésiques, les anti-inflammatoires et les soins pré et post-opératoires appropriés.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences de recherche en thérapeutique du cancer. Il n'existe actuellement aucun modèle de laboratoire de remplacement qui imite avec précision la croissance des tumeurs primaires et la formation de métastases secondaires in vivo, à part les modèles de souris. Les lignées cellulaires ne sont plus suffisantes pour produire les résultats requis pour faire progresser cette étude préclinique au-delà d'un cadre de laboratoire in vitro. Pour améliorer nos connaissances sur l'efficacité thérapeutique de l'administration d’un anti-cancéreux, seul ou en combinaison, sur des échantillons de tumeurs de patients, il est nécessaire de tenir compte de la complexité des interactions de médicaments entre eux à l’intérieur du corps, de combien sont réellement absorbés par le corps pour agir et de la dose à respecter pour que le médicament soit efficace.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 240
Devenir
 -
 -
 -
 240

240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à la fin pour prélèvement d'organes. Elles reçoivent quatre injections sous anesthésie, deux sur les flancs et deux par voie intraveineuse, qui déclenchent une inflammation du cerveau et une paralysie progressive partant de la queue et des pattes arrière. Des nodules et des lésions cutanées peuvent apparaître aux points d'injection. Le porteur prévoit six répétitions de l'expérience parce que, lors d'une étude antérieure, seules 60 % des souris avaient développé la maladie, ce qui porte à 240 le nombre d'animaux pour tester deux récepteurs.

Objectifs

La sclérose en plaques est une maladie du jeune adulte, (la SEP est souvent diagnostiquée entre 25 et 35 ans). La SEP touche aujourd'hui 120 000 personnes en France, dont 700 enfants. Trois mille nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. La sclérose en plaques est une maladie du système nerveux central, résultant d’une attaque incontrôlée du système immunitaire contre la gaine de myéline qui entoure les fibres nerveuses. Cette gaine, essentielle à la transmission des signaux nerveux est détruite, provoquant l'apparition de symptômes tels que des troubles moteurs, des perturbations visuelles, une faiblesse musculaire ou des engourdissements. Les traitements disponibles permettent de réduire la fréquence des poussées, mais restent incapables de ralentir l'évolution de la maladie. Les causes exactes de cette pathologie demeurent mal comprises, et ses mécanismes restent encore largement à élucider. Toutefois, un processus inflammatoire joue un rôle central, caractérisé par l’infiltration et l’accumulation de cellules inflammatoires qui contribuent activement à la démyélinisation. Notre projet se concentre sur l’étude de deux récepteurs impliqués dans le processus inflammatoire de la maladie. Nous prévoyons de développer un modèle de sclérose en plaques chez des souris dépourvues de l’un de ces deux récepteurs. L’objectif est d’évaluer un éventuel effet bénéfique de leur blocage dans le traitement de la sclérose en plaque, en ouvrant la voie à des approches thérapeutiques innovantes ciblant ces mécanismes inflammatoires.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'évaluer le rôle de deux récepteurs en tant que cibles thérapeutiques potentielles pour moduler l’inflammation liée à l’infiltration et l’accumulation de cellules inflammatoires dans la sclérose en plaque. Ce projet pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour traiter cette maladie.

Procédures

Les animaux subiront 4 injections au total : 1administration sur chacun des flancs de l’animal et 2 injections intraveineuses. Toutes les injections ne dépassent pas une minute par animal et sont effectuées sous anesthésie générale gazeuse.

Impact sur les animaux

L’induction de la sclérose en plaque provoque une inflammation cérébrale caractéristique des maladies inflammatoires démyélinisantes du système nerveux central. Les nuisances attendues incluent une paralysie progressive, débutant par la queue et les pattes arrière, entrainant une diminution des déplacements. Les animaux peuvent développer des nodules visibles au niveau des sites de l’injection sur les flancs. Ces zones peuvent également présenter des lésions cutanées, conséquence possible des injections. L’injection intra-veineuse peut entrainer un léger saignement et éventuellement un hématome. L'anesthésie générale gazeuse peut entrainer une hypothermie ainsi qu’un arrêt cardio-respiratoire.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure expérimentale. Différents organes seront prélevés après l’euthanasie pour des études biologiques et histologiques complémentaires.

Remplacement

Les études in vitro ne permettent ni d’observer les signes cliniques de la sclérose en plaque, ni de reproduire les mécanismes immunitaires et neurologiques impliqués dans cette pathologie. Par ailleurs, les cultures cellulaires, en raison de leur connectivité limitée, ne peuvent restituer toutes les propriétés complexes du système nerveux central. Il est aussi impossible à l’heure actuelle de suivre les conséquences physiques de la sclérose en plaques sur des modèles in vitro.

Réduction

Nous utiliserons dans ce projet le nombre minimum d’animaux permettant de garantir utilisés tout en garantissant des résultats scientifiquement et des données statistiquement fiables. Le nombre d’animaux nécessaire a été estimé sur la base de nos précédentes expériences. Ainsi, un effectif de 10 animaux par groupe expérimental est requis pour atteindre les objectifs scientifiques définis dans ce projet. En raison de la variabilité importante dans le développement de la pathologie (avec des niveaux d’inflammation différents au sein d’un même lot), les expériences devront etre conduites 6 fois. Lors d’une étude antérieure portant sur la sclérose en plaque, seuls 60 pourcents des animaux ont développé la maladie, ce qui nous a conduits à planifier six répétitions. Cependant, si un nombre de répétitions inférieur permet d’obtenir des résultats statistiquement significatifs, nous n’effectuerons pas l’ensemble des six répétitions prévues. Au total 240 souris seront utilisées dans cette étude.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des cages ventilées avec enrichissement. Le nombre de souris par cage est limité à 5 individus adultes. Les animaux seront examinés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie et seront hébergés dans les conditions conformes à la règlementation. Une signalétique particulière des animaux en expérimentation est utilisée. Elle permettra une surveillance adaptée des animaux en fonction des points limites définis à chaque procédure afin de s’assurer de leur bien-etre. La gravité des symptômes observés sera évaluée à l’aide d’une grille d’évaluation clinique adaptée. Dans le cadre de ce projet, une surveillance quotidienne stricte est mise en place afin de garantir le bien-etre des animaux. Les animaux bénéficieront d'une anesthésie générale gazeuse pour les injections intraveineuses et sous-cutanées. En cas de mobilité réduite des animaux suite au développement de la maladie induite, nous mettons à disposition un gel hydratant et nutritif dans les cages pour aider à l’alimentation.

Choix des espèces

Les études in vitro ne permettent pas l’étude des signes cliniques de la pathologie. Les souris sont utilisées pour ces expériences car elles constituent un modèle bien établi pour la sclérose en plaque. De plus, il existe des souris génétiquement modifiées pour les récepteurs étudiés dans ce projet, qui sont impliqués dans le processus inflammatoire de la maladie. Nous utiliserons des souris âgées entre 2 et 4 mois. Cet âge correspond à une phase où le système immunitaire et vasculaire des souris est pleinement mature, ce qui les rend aptes à développer la pathologie.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 360
Souffrances
▲ 72
▲ -
▲ 144
▲ 144
Devenir
 -
 -
 -
 360

Une partie des souris est importée puis utilisée dès l'âge de trois semaines, sans les périodes d'acclimatation et d'habituation prévues pour les autres. 360 souris vont être utilisées et toutes tuées, 144 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 144 un niveau modéré, 72 opérées sous anesthésie sans réveil. Elles subissent des chirurgies de une heure à une heure trente pour provoquer une thrombose de stent, une thrombose des microvaisseaux ou un infarctus du myocarde, sous ventilation mécanique pour le dernier modèle, avec gavages, injections et un prélèvement de sang de trente minutes sept jours plus tard. Le porteur écrit que l'induction d'une thrombose ne permet pas de maintenir l'animal en vie, et que les modèles in vitro dont il dispose ne sont "pas assez sophistiqués" pour reproduire la complexité du phénomène.

Objectifs

Les plaquettes sanguines ont un rôle primordial dans l’arrêt des saignements. Elles sont aussi impliquées dans les phénomènes de formation d’un caillot, appelé thrombose, qui apparaissent dans une artère malade. Ce phénomène est retrouvé dans plusieurs pathologies telles que l’accident vasculaire cérébral (AVC) ou l’infarctus du myocarde. Lors d’un AVC, le thrombus responsable de l’occlusion peut venir de la carotide qui présente un dépôt de substances graisseuses, appelé plaque d’athérosclérose. Dans ce cas, la pose d’un stent pour stabiliser la plaque, maintenir le vaisseau ouvert et éviter une récidive de l’AVC est utilisée en clinique. L’une des complications de cette pose est la formation d’un nouveau thrombus au niveau du stent (thrombose de stent). Nous avons généré un agent qui bloque un récepteur présent à la surface des plaquettes. Il a montré une inhibition de la formation de thrombi dans un modèle in vitro de perfusion de sang humain et de souris sur une surface induisant la formation de thrombi. Nous avons également validé son effet antithrombotique dans différents modèles de thrombose. Dans ce projet, nous souhaitons étudier l’effet antithrombotique de ce traitement antiplaquettaire dans d’autres modèles de thromboses plus spécifiques : la thrombose dans les microvaisseaux, la thrombose de stent, et l’infarctus du myocarde. Nous allons également comparer l’agent aux molécules ou combinaisons de molécules actuellement utilisées en clinique dans ces pathologies afin de déterminer s’il pourrait avoir un avantage par rapport aux traitements actuels.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont l’observation d’un effet anti thrombotique du traitement dans des modèles spécifiques de thrombose de stent et de thrombose des microvaisseaux. Un agent efficace dans ces conditions pourrait mener au développement d’un traitement de ces pathologies. La mise en évidence d’un effet positif sur l’infarctus du myocarde permettrait d’envisager le développement d’un traitement antiplaquettaire plus efficace dans cette pathologie. Si un effet est observé dans cette étude, cela pourrait conduire à une meilleure prise en charge des patients atteints de ces pathologies à long terme.

Procédures

Pour le premier modèle, les animaux anesthésiés sont soumis à 2 injections et à une chirurgie (1h). Dans le second modèle, certains groupes d’animaux vigiles subiront un gavage. Les animaux anesthésiés subiront 2 injections puis une chirurgie (durée 1h20). Dans le troisième modèle, certains animaux vigiles subiront un gavage. Les animaux anesthésiés seront placés sous ventilation mécanique puis subiront une chirurgie et 2 injections. La procédure durera 1h30. 7 jours plus tard les animaux sont à nouveaux anesthésiés et un prélèvement de sang est réalisé (30 minutes).

Impact sur les animaux

Une des nuisances attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée). On pourra également observer une douleur localisée après le gavage, les injections ainsi que d’éventuels saignements dus à la nature antiplaquettaire des molécules injectées. Pour l’infarctus du myocarde, la procédure de chirurgie pourra entrainer des douleurs au site d’incision dans les jours suivants. On peut également s’attendre à des douleurs thoraciques dues à l’infarctus du myocarde et à des difficultés respiratoires.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux sont mis à mort car l’induction d’une thrombose chez l’animal ne permet pas son maintien en vie après la procédure. De même, le prélèvement d’une grande quantité de sang (prélèvement terminal) n’est pas en adéquation avec un maintien en vie de l’animal après la procédure.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact de l’agent antiplaquettaire sur des modèles particuliers de thrombose artérielle. Ce processus étant particulièrement complexe et faisant intervenir plusieurs types cellulaires (plaquettes, globules rouges, globules blancs, cellules endothéliales) ainsi que la circulation sanguine (vaisseau, pression artérielle, flux sanguin), les modèles in vitro ne sont pas assez sophistiqués pour en reproduire toute la complexité. Nous disposons néanmoins de modèles in vitro qui nous ont permis de préalablement valider la réduction de la thrombose induite par notre agent. Nous avons également validé cet effet dans des modèles in vivo de thrombose plus simple. Les modèles que nous envisageons dans ce projet nous permettront de réaliser cette évaluation dans des situations cliniques pour lesquelles notre agent pourrait être utilisé.

Réduction

Le projet se fera par étapes. Le nombre de souris par groupe est réduit au minimum pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs ont été déterminés en amont par une approche statistique. Le critère recherché est la comparaison de moyennes des aires du thrombus dans les 2 modèles de thrombose et des aires de la zone ischémiée dans le modèle d’infarctus du myocarde.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 2 semaines entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Une habituation à la manipulation est prévue 5 jours avant le début des expérimentations. Ce point ne concernera pas les animaux importés pour la première procédure car leur utilisation à 3 semaines ne permet pas de respecter ces périodes d’acclimatation et d’habituation après leur arrivée dans notre animalerie. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum : • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux au moins 7 jours avant l’expérimentation. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux. • Par une anesthésie avant et pendant la durée des procédures. • Par l’injection sous cutanée d’analgésiant aux sites d’incisions lors des procédures. • Par l’application de gel ophtalmique afin de protéger les yeux • Par l’application d’un anesthésique local après les injections lorsque l’animal est réveillé à posteriori • Contre la déshydratation, une injection sous-cutanée de sérum physiologique chaud est réalisée avant la procédure. • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée afin de lutter contre l’hypothermie pendant les procédures. • Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’études in vivo sont largement maitrisés et caractérisés, notamment les modèles de thrombose. Les techniques de mutation génétique ont permis de générer des souris exprimant le récepteur dans sa version humaine, permettant d’étudier l’effet d’une molécule dirigée contre ce récepteur sur l’arrêt du saignement. Pour la première procédure, les souris sont utilisées à l’âge de 3 semaines. Cet âge précoce permet l’absence de graisses qui rendraient le déclenchement du model impossible. Pour les procédures 2 et 3, les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement, permettant d’obtenir des résultats le plus reproductibles possible.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1400
Rats : 600
Souffrances
▲ -
▲ 400
▲ -
▲ 1600
Devenir
 -
 -
 -
 2000

Chaque animal peut recevoir jusqu'à quatre mois de traitement, deux injections par jour, et un inducteur d'inflammation dans l'eau de boisson une semaine sur deux, jusqu'à quatre fois. 1 600 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 400 autres dans des procédures légères, tous tués à l'issue. Ils développent une inflammation intestinale reproduisant la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, avec perte de poids, douleurs abdominales et diarrhée. Le mode d'administration, la fréquence et la durée des candidats médicaments dépendent de "la demande du sponsor", ces molécules étant celles de clients du laboratoire.

Objectifs

Plus de 3 millions de personnes sont atteintes d'une maladie inflammatoire chronique intestinale en Europe, rendant toujours nécessaire le développement de médicaments plus efficaces et mieux tolérées. Lors des poussées inflammatoires, ces maladies se caractérisent le plus souvent par des douleurs abdominales, des diarrhées fréquentes, parfois sanglantes, ou encore une atteinte de la région anale (fissure, abcès). Ces symptômes font peser sur la maladie un certain tabou, rendant la vie des patients qui en souffrent particulièrement difficile. L’objectif du projet est donc de faire la preuve de concept pharmacologique de candidats médicaments sur un modèle d’inflammation intestinale induite chez le rongeur. Ces composés chimiques vont induire une inflammation de la paroi intestinale et reproduire les symptômes rencontrés chez des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Bénéfices attendus

Le modèle animal utilisé dans cette étude, largement décrit dans la littérature, est pertinent pour évaluer de nouveaux candidats médicaments dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques intestinales. Plusieurs voies d’administration des molécules seront employées afin de couvrir au mieux les possibilités d’amélioration des symptômes inflammatoires du modèle. Le bénéfice global de ce projet réside dans l'objectif d’optimisation de la formulation et de l’efficacité de médicaments candidats pour à terme mieux prendre en charge les patients et les traiter de façon durable.

Procédures

1) Dans le cadre de ce projet, la maladie sera induite soit par prise hydrique avec un inducteur d'inflammation intestinale pendant une période de 7 jours au maximum pour le modèle aigu ou en alternance de périodes où les animaux reçoivent l'inducteur pendant la première semaine puis de l’eau la seconde et ceci jusqu’à quatre fois pour le modèle chronique. Soit par délivrance dans le rectum (environ 20 secondes hors temps d'anesthésie) pour le modèle avec le 2ème inducteur. 2) Les animaux seront soumis aux candidats médicaments à tester dont le mode d’administration, la fréquence et la durée dépendent de la demande du sponsor ((intrapéritonéales : environ 2 fois 10 secondes par jour maximum, sous-cutanées environ 2 fois 10 secondes par jour maximum, gavage environ 1 fois 10 secondes par jour maximum, intradermiques environ une fois 3 min par jour maximum, intravasculaires environ une fois 2min par jour maximum) pour une durée totale de traitement de 4 mois maximum). 3) Tout au long de l'étude, les animaux seront attentivement suivis à l’aide d'une pesée quotidienne et d’un score clinique. 4) La perméabilité intestinale pourra être évaluée une fois au cours de l'étude. Pour cela, après 2 heures de mise à jeun, les animaux recevront un composé fluorescent par gavage (30 secondes). 4 heures après l'administration du composé, un prélèvement de sang sera effectué (durée : 1 min maximum), puis les animaux auront de nouveau accès à la nourriture. 5) D'autres prélèvements de sang pourront être effectués tout au long de la procédure (5 prélèvements maximum sur toute la durée du protocle avec 1minute maximum pour chacun chacun et en respectant un teps de récupération nécessaire entre 2 prélèvements).

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables attendus sur ce modèle animal sont une perte de poids, des douleurs abdominales associées à de la diarrhée, l’administration répétée des molécules- clients à tester. Les modes d’administration considérés comme nuisibles incluent tous les types d’injections (intrapéritonéales : environ 2 fois 10 secondes par jour maximum, sous-cutanées environ 2 fois 10 secondes par jour maximum, gavage environ 1 fois 10 secondes par jour maximum, intradermiques environ une fois 3 min par jour maximum, intravasculaires environ une fois 2min par jour maximum) et peuvent engendrer un stress de même que la mise à jeun (2h). Pour pallier à cela, les cages seront enrichies et les animaux seront habitués à être manipulés par les expérimentateurs. Les aiguilles et les sondes de gavage seront adaptés au poids des animaux et au mode d’administration employé.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort dans le but d'étudier l'effet du composé testé sur l'inflammation et la résolution de l'inflammation.

Remplacement

Les modifications physiopathologiques nécessaires au développement des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin sont très complexes et nécessitent la mobilisation d'effecteurs moléculaires et cellulaires nombreux. Il n'est pas envisageable d'explorer l'ensemble de ces événements par une approche substitutive de culture cellulaire. Il est donc important de pouvoir disposer de modèles animaux pertinents pour permettre une recherche fondamentale et appliquée sur l’inflammation tout en évaluant l'efficacité de nouvelles molécules à visée thérapeutique, avant de passer aux essais cliniques chez l'Homme. L'utilisation des rats et des souris semble pertinent de par leur proximité avec l'Homme (mammifères). En effet, l'homologie entre les rongeurs et l'Homme facilite considérablement les procédés de modélisation des pathologies humaines et par conséquent, les interprétations qui en découlent.

Réduction

Le nombre de rats et de souris nécessaires a été défini ainsi pour pallier la diminution de la robustesse statistique lors de comparaisons multiples. Nous avons également estimé cette nécessité sur la base d’estimations statistiques. Lorsque cela est possible, les composés de nos clients seront screenés sur culture cellulaire ou organe isolé en complément des tests sur les animaux. Aucune étude pilote ne sera effectuée de part la robustesse du modèle utilisé.

Raffinement

Les expérimentateurs et les animaliers sont formés aux différentes manipulations garantissant le bien-être animal. Le suivi des compétences est reporté de manière individuelle sur un livret de compétence mis à jour régulièrement. Le projet étant classé à un grade sévère, la Structure en charge du Bien-Etre Animal sera impliquée et ce projet fera l'objet d'une évaluation rétrospective. Les rongeurs seront hébergés selon les conditions de la réglementation 2010/63, en unités ventilées: Tous les animaux bénéficient d’un logement, d’un environnement, d’une alimentation, d’un apport en eau et de soins appropriés à leur santé et à leur bien-être. Les conditions d’environnement et les paramètres d’ambiance dans lesquels les animaux sont utilisés font l’objet de vérifications quotidiennes. Un cycle jour/nuit de 12h/24h est assuré de façon automatique et la température est maintenue constante à 22°C. Tous les animaux disposeront d’un espace suffisant présentant une complexité adéquate pour leur permettre d’exprimer un large répertoire de comportements normaux. Les normes d'hébergement appliquées prenent en compte le nombre, le poids des animaux et la dimension de la cage. Leur environnement sera enrichi (igloo, petite buchette, neslet pour les souris et tunnel, grande buchette, neslet pour les rats) afin d'éveiller leurs sens, leur curiosité, leur activité physique. Il n'est pas prévu d'administrer de molécule autre que celle du client. Il n'y a donc pas de possibilité́ de réaliser un traitement anti-inflammatoire ou anti-douloureux sans compromettre les résultats de l'étude car le but du modèle est d'étudier l'effet de nouveaux composés sur le développement des maladies intestinales inflammatoires dont l'inflammation est une composante majeure. Ainsi, un traitement anti-inflammatoire ou analgésique pourrait interférer avec le composé testé et biaiser le score établi pour caractériser la maladie ainsi que les paramètres mesurés (masure de la production de cytokines inflammatoires, recrutement de cellules immunitaires…). En effet, ces composés utilisent les mêmes voies de signalisation que celles des composés clients à tester. Les animaux seront tout de même pesés et leur aspect général sera suivi quotidiennement après l'induction de la maladie et jusqu'à l'euthanasie par les expérimentateurs ayant connaissance du modèle (grilles de score spéifiques permettant de définir les points limites).

Choix des espèces

D'une part, l’utilisation de modèles animaux dans l’étude des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin est très largement documentée dans la littérature scientifique. D'autre part, l'utilisation de rats et de souris se justifie par leur proximité avec l'Homme (mammifères). En effet, l'homologie entre les rongeurs et l'Homme facilite considérablement les procédés de modélisation des pathologies humaines et par conséquent, les interprétations qui en découlent. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 7 semaines), lorsque toutes leurs fonctions biologiques sont matures, afin d’obtenir des paramètres d’induction de la maladie reproductibles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 92
Souffrances
▲ 5
▲ -
▲ -
▲ 87
Devenir
 -
 -
 -
 92

92 souris immunodéficientes vont être utilisées et toutes tuées, 87 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, cinq opérées sous anesthésie sans jamais se réveiller. 77 subissent une greffe de cellules tumorales prostatiques dans l'appareil génital, 58 une injection de moelle osseuse dans le sinus derrière l'œil suivie un mois plus tard d'un prélèvement de sang sous la mâchoire, 24 une exposition à un cocktail antigène-adjuvant par la même voie oculaire. Le porteur décrit des douleurs possibles au site d'implantation en fin de protocole, des métastases osseuses, pulmonaires et intestinales d'intensité variable, et une infection opportuniste qui tuerait l'animal en quelques jours. L'objectif immédiat reste de mettre au point un modèle, l'espoir d'expliquer la résistance des tumeurs de prostate à l'immunothérapie venant après.

Objectifs

L'immunothérapie présente des résultats très mitigés dans le cadre du cancer de la prostate. Mieux comprendre pourquoi les tumeurs de prostates sont aussi résistantes à cet axe thérapeutique représente un enjeu important. Ainsi, le premier objectif de ce projet vise à développer un modèle permettant de mieux comprendre les interactions entre la tumeur et l'infiltrat immunitaire. Dans ce modèle, les cellules prostatiques et immunitaires seront isolées à partir d'un même individu et manipuler en culture de cellule. Ceci permettra l’amplification des cellules et réaliser l'édition du génome sans avoir recours à des animaux supplémentaires. Les cellules, une fois obtenues, seront greffées de manière séquentielle sur une souris réceptrice immunodéficiente. Le second objectif, une fois le modèle en place, correspond à l'analyse de la réponse anti-tumorale par le conditionnement immunitaire via l’exposition de ce dernier à des « néo-antigènes » tumoraux (protéines ayant subi des modifications par suite de multiples mutations présentes dans la tumeur permettant de les distinguer des protéines « naturelles » de l’hôte). Ce projet a pour ambition de mieux comprendre la réponse immunitaire à l'exposition à ces « néo-antigènes » tumoraux et identifier des mécanismes permettant de contourner les mécanismes mise en place par les tumeurs pour échapper à l'immunosurveillance.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise au point d'un nouveau modèle d'étude du micro-environnement immunitaire des tumeurs prostatiques. Ce modèle permettra à terme de s'affranchir de l'utilisation de modèles transgéniques qui nécessite de nombreux croisements pour obtenir les génotypes d'intérêt et par conséquent des colonies d'animaux importante. Grâce à ce modèle, pratiquement toutes les souris implantées serviront de modèles d'étude. Quelques souris seront utilisées pour permettre l'amplification des cellules de moelle. Au final, ce projet devrait permettre d'établir un modèle pertinent pour comprendre pourquoi les tumeurs de prostate répondent mal à l'immunothérapie et trouver des stratégies alternatives pour contourner cette résistance.

Procédures

77 animaux seront soumis à une intervention chirurgicale visant à réaliser la greffe orthotopique des cellules d'intérêt qui dure environ 15 minutes (procédure de mise en anesthésie + geste opératoire + réveil). 58 animaux seront soumis à une implantation de moelle qui sera réalisée, sous anesthésie gazeuse, par voie intraveineuse dans le sinus retro-orbitaire d'une durée de 3 minutes. Un mois post implantation, ces mêmes animaux subiront un prélèvement sanguin par voie sous mandibulaire d'une durée de 1 minute pour l'analyse des cellules circulantes et assurer la prise de la greffe. 24 animaux seront exposés à un cocktail antigène/adjuvant, sous anesthésie gazeuse, par voie intraveineuse dans le sinus retro-orbitaire d'une durée de 3 minutes.

Impact sur les animaux

L'implantation de cellules tumorales au long court sur une souris porte-greffe peut entrainer, de manière occasionnelle, certaines douleurs: 1) au niveau du tractus génital (site d'implantation), douleurs qui peuvent être chroniques ou passagères mais de basse intensité et uniquement lorsque le volume de la tumeur atteint une taille critique en fin de protocole 2) formation de métastases au niveau d'organes distants (os, poumons, intestin) ces douleurs ont une intensité variable et très dépendant de l'état de dissémination, également apparition sur la fin du protocole. 3) altération du statut sanitaire de l'animal par une infection opportuniste, c'est un évènement extrêmement rare compte tenu des conditions d'hébergement. Conduit à la mort de l'animal en quelques jours. 4) possible inflammation de la zone de chirurgie ou grattage au cours de la cicatrisation.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement d'échantillons pour les analyses histologiques et moléculaires.

Remplacement

Une étude sur les propriétés des cellules tumorales prostatiques sera réalisé, en amont, pour déterminer les paramètres "agressif" et "invasif" de chaque modèles cellulaires. Ces analyses seront complétées par des co-cultures de cellules immunitaires et cellules tumorales en système en 3 dimensions permettant d'appréhender les modalités d'interaction entre chaque type cellulaire. L'ensemble de ces travaux ont pour but de limiter le recours au modèle animal pour répondre à des questions biologiques ciblées (croissance tumorale, vitesse de prolifération, activité immuno-suppresive etc.). Néanmoins, ces modèles cellulaires possèdent certaines limites qui ne permettent pas de reproduire dans son intégralité la complexité du développement d'une tumeur dans un organisme mammifère, ce qui justifie donc de compléter cette étude par les expérimentations conduites in vivo proposées dans ce projet.

Réduction

Cette même étude pourrait-être conduite sur des modèles de souris transgéniques, en lieu et place de greffes sur un modèle receveur. Dans cette hypothèse le nombre d'animaux générés nécessiterait des colonies de souris conséquentes pour l'obtention des invidus d'intérêt (environ 5 à 10% seulement des souris produites seraient utilisées pour l'étude). Grâce à ce modèle, un animal généré correspondra à un animal utilisé pour les analyses. Par ailleurs, les effectifs proposés de 12 animaux par lot pour les études quantitatives sont nécessaire pour assurer une analyse statistique optimale. Le nombre d'animaux a été calibré pour tester de manière séquentielle 2 clones cellulaires, 2 cinétiques d'implantation des moëlles osseuses et 2 adjuvants pour les test d'exposition aux antigènes tumoraux. Ce déroulé du projet par étape permet sélectionner chacun de ces critères l'un après l'autre et donc limite le nombre d'animaux qui pourrait être utiliser pour chaque combinaison possible.

Raffinement

Le développement tumoral et/ou la dissémination de cellules tumorales peut conduire à l’apparition de lésions douloureuse pour l’animal. Un suivi régulier tout au long du protocole sera mis en place pour évaluer l’apparition de signe de douleur et une prise en charge par traitements antalgiques mis en place le cas échéant quand cela sera possible. Les points limites d’expérimentation seront particulièrement adaptés à ce risque. Un enrichissement important de la cage est prévu dans le but d’optimiser le bien-être animal, à savoir, un tube cartonné, un pad fibre pour le nesting, des buchettes de peuplier pour les activités d'exploration. Les animaux seront, autant que possible, placé plusieurs par cage pour favoriser les interactions sociales. Les animaux seront manipulés en condition low-stress par des prises en main en coupelle et une manipulation fréquentielle sera mise en place en amont des procédures pour un renforcement positif des animaux permettant de limiter le stress au moment des manipulations de chirurgie et de prévèlements. Les animaux utilisés étant porteur d'une immunodéficience, afin d’éviter toute contamination, les animaux seront hébergés en portoirs ventilés dans un secteur spécifique pour les animaux fragiles, en animalerie exemptes d’organismes opportunistes et pathogènes spécifiques. Des contrôles sanitaires réguliers seront réalisés. Sur ce plateau technique, l'eau est autoclavée, la nourriture est irradiée, l’air est filtré, les salles sont en surpression, nous réalisons un change de tenue et protections individuelles. Les animaux sont surveillés tous les jours pour vérifier l’absence de points limites.

Choix des espèces

Le modèle murin immunodeficient correspond au standard pour la greffe de cellules tumorales humaines et l’étude de la dissémination métastatique chez les mammifères. En effet, le modèle souris vient en complément des modèles d’étude in vitro d’invasion et de mobilité cellulaire notamment permettant d’apprécier le tropisme tissulaire des cellules tumorales. Le recours a des modèles comme le rat ou le cochon entrainerait un surcout économique et ne serait pas justifié d'un point de vue scientifique. La complexité biologique de modèles alternatifs tel que des organoïdes n'est pas possible car ne permet pas la recomposition du répertoire immunitaire comme observé in vivo et la complexité de la réponse immune attendu dans un organisme entier. Nous utiliserons des individus de 2 à 4 mois. Les cellules utilisées étant des cellules prostatiques nous devons utiliser des animaux en période post-pubertaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 2000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1000
▲ 1000
Devenir
 -
 -
 400
 1600

Quatre cents souris de ce projet passeront ensuite dans un projet de formation interne aux gestes techniques, à condition que la maladie ne leur ait pas été induite. Au total 2 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, la moitié classée sévère, les autres mises à mort en fin d'étude ou à l'atteinte des points limites. Elles subissent des injections intra-rectales de composés dilués dans l'éthanol, des endoscopies pouvant léser ou perforer l'intestin, des prélèvements sanguins et des jeûnes allant jusqu'à douze heures par semaine. Le porteur indique qu'aucun calcul statistique n'a servi à fixer l'effectif, établi d'après le nombre d'études des années passées et une croissance anticipée "en accord avec le plan commercial".

Objectifs

La maladie inflammatoire chronique des intestins (MICI) est une pathologie invalidante caractérisées par une inflammation de la paroi du tube digestif entraînant une dégradation significative de la qualité de vie des patients. Les MICI les plus courantes sont la colite ulcéreuse (ou rectocolite hémorragique) et la maladie de Crohn. A l’heure actuelle, les mécanismes d’apparition de cette pathologie sont peu connus et aucun traitement curatif n’est disponible sur le marché. L’objectif de ce projet est de développer un modèle d’étude fiable des MICI pour permettre d’en accroitre la compréhension et d’évaluer les propriétés immunitaires, thérapeutiques et toxicologiques de candidats médicaments issus de laboratoires académiques, biotechnologiques et pharmaceutiques.

Bénéfices attendus

Les MICI sont des maladies inflammatoires. En basant notre modèle sur des souris ayant un système immunitaire humanisé, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle permettant d'étudier les MICI et des potentiels traitements avec davantage de spécificité pour l’espèce cible de ces recherches : l’Homme.

Procédures

Administration vigile ou sous anesthésie générale : durée de l'intervention 4 à 5 minutes. Le nombre est défini selon le protocole d’étude et dépendra de la fréquence. Ceci sera évalué par le vétérinaire. Administration des composés à visées thérapeutiques : durées de 10 à 15 secondes chacune. Le nombre est défini selon le protocole d’étude et dépendra de la fréquence. Ceci sera évalué par le vétérinaire. Prélèvements sanguins pour le suivi de la pathologie et des effets des traitements : chaque prélèvement aura une durée d’environ 15 à 30 secondes. Le nombre est défini selon le protocole d’étude et dépendra de la fréquence. Ceci sera évalué par le vétérinaire. Des volumes maximaux sont prédéfinis selon le poids des souris. Insertion de sonde caméra (endoscopie) : sous anesthésie pour analyse des intestins, 3 à 4 minutes par analyse. La fréquence est définie par le protocole d’étude et est généralement de 1 par cycle. Un jeûne de nourriture pourra être effectué sans dépasser 12 heures par semaine avec un maximum de 6h consécutives. L’eau ne sera jamais retirée des cages.

Impact sur les animaux

Les MICI se caractérisent par une diarrhée pouvant être sévère et entrainer une perte de poids, une déshydratation, des coliques ou une anémie. Des nuisances peuvent également être induites par l'injection intra-rectale de traitement solubilisé dans l'éthanol (douleur) ainsi que par les prélèvements sanguins (hématome, douleur), l'administration des composés de recherche et les effets potentiellement toxiques de ces composés à visées thérapeutiques dans un contexte préclinique ainsi que par l'endoscopie (lésion de la muqueuse digestive, perforation). Ces nuisances et effets indésirables peuvent se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer, une perforation de l'intestin. L’injections intraveineuse de plasmides peut engendrer des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, les minutes suivants l’injection.

Devenir

Tous les animaux en fin d'étude, ayant atteints les point limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasié. Des souris issues de ce projet pourront être réutilisées dans le projet de formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris, sous réserve d’un avis vétérinaire favorable si la pathologie n'a pas été induite sur les souris. Cette réutilisation permet de ne pas commander des souris spécifiquement pour la Formation mais d’utiliser nos souris déjà présentes.

Remplacement

Il n’est à l’heure actuelle pas possible de recréer in vitro un modèle étudiant les interactions complexes qui peuvent exister entre le système immunitaire et un système digestif fonctionnel qui permettrait de reproduire les MICI tout en objectivant les effets thérapeutiques et toxicologiques de composés médicamenteux destinés à leurs traitements. Les modèles murins constituent donc une approche scientifiquement valide, robuste et indispensable au développement et à la mise à disposition de thérapies innovantes pour les patients.

Réduction

Un total de 2000 souris seront utilisées, couvrant une période de 5 ans et permettant de réaliser environ 40 études précliniques de 50 souris. Ce nombre a été déterminé sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Aucune approche statistique n'a été réalisée, l’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum

Raffinement

En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées préférentiellement par groupes sociaux stables composés de 5 individus maximum. Un jeûne de nourriture pourra être effectué sans dépasser 12 heures par semaine avec un maximum de 6h consécutives. L’eau ne sera jamais retirée des cages. Des compléments alimentaires (diet gel) pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. Les souris seront hébergées dans une atmosphère disposant d’un cycle lumière-obscurité, d’une température et d’une hygrométrie contrôlés en permanence. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour gérer la douleur, la souffrance et l’angoisse, nous évaluerons l’état de santé par une échelle de scores appliquée dès que nécessaire (par exemple en cas d’altération de l’état général d’une souris notée lors de l’observation quotidienne). Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal pour raison éthique ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur s’il/elle le juge nécessaire. Concernant les prélèvements sanguins des volume maximaux sont définis, au-delà il s’agira d’un prélèvement terminal sous anesthésie gazeuse. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Les administrations intra-rectales (hors endoscopie) seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse et un volume maximal d'injection est défini. L’endoscopie sera réalisée sous anesthésie générale avec un volume d’injection maximal défini.

Choix des espèces

Les modèles décrits dans ce projet ont été validés chez la souris, de plus, dans le cadre des études conduites par l’entreprise, celle-ci met à disposition des souris humanisées qui peuvent être utilisées dans le cadre de ces projets. Elles permettent d’étudier les interactions entre système immunitaire, pathologie, traitement et aspect toxicologique tout en réduisant la barrière d’espèce homme-animal. Pour obtenir des données scientifiquement valides, il est important d’assurer une comparabilité des résultats entre souches humanisées et non-humanisées, et donc que les études soient réalisées sur souris. Pour les souris non humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 4 semaines, ces souris pouvant être utilisées dès leur sevrage. Pour les souris humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines, première apparition des cellules immunitaires humaines dans le sang.