Procédures sévères

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  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 216
Souffrances
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Devenir
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 216

216 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune subissant huit contentions, quatre anesthésies, quatre injections, une chirurgie et un transport routier. La chirurgie qui provoque la thrombose dure jusqu'à une heure quarante-cinq, et le porteur classe la douleur qui suit comme sévère pendant 24 heures. Le transport entre les deux établissements, jusqu'à cinq heures, est lui aussi déclaré comme une nuisance sévère. Le gain attendu est diagnostique, distinguer un caillot récent d'une séquelle pour ajuster les anticoagulants, quand la douleur des souris, elle, est décrite comme certaine et immédiate.

Objectifs

La maladie veineuse thromboembolique (MVTE) est la conséquence de la formation d'un caillot de sang (thrombus), obstruant partiellement ou totalement une veine. Les deux principales présentations cliniques de la MVTE sont l’embolie pulmonaire et la thrombose veineuse profonde ou phlébite. La fréquence et la gravité de la MVTE n'ont pas changé au cours des 20 dernières années, malgré les progrès majeurs au niveau thérapeutique. La MVTE est une pathologie grave et fréquente qui peut devenir chronique. Pour améliorer la prise en charge et le diagnostic, il est important de faire la différence entre un nouvel évènement de thrombose et une récidive qui se distinguent par une composition différente du thrombus. Cependant avec les modalités d’imagerie médicale actuellement disponibles, il est seulement possible de déterminer s’il y a un thrombus ou non sans aucune information sur sa composition. Notre projet propose de réaliser deux modèles de thrombose veineuse chez la souris mâle induit par la chirurgie qui permettront de tester de nouveaux radiopharmaceutiques pour l’analyse du thrombus veineux en utilisant la technologie de tomographie par émission de positons (TEP). Le projet se déroulera dans deux EU.

Bénéfices attendus

Le traitement de la maladie veineuse thromboembolique repose sur les anticoagulants qui présentent un risque hémorragique important et que les patients doivent le plus souvent prendre à vie. Dans le contexte de MVTE, l'imagerie moléculaire permet un ciblage direct et non invasif des différents constituants du thrombus veineux avec une sensibilité et une spécificité élevée, et un potentiel d'imagerie corps entier. Les modalités d’imagerie actuelles ne permettent pas de caractériser les composants du thrombus. Par conséquent, il est impossible de déterminer s’il s’agit d’un thrombus récent qui nécessitera un traitement anticoagulant ou d’un thrombus résiduel, voire d’une séquelle vasculaire pour laquelle un traitement n’est pas obligatoire. Cette distinction est cruciale pour mieux adapter les traitements et réduire le risque d’hémorragies associées aux traitements anticoagulants. L'objectif de ce projet est de développer de nouveaux radiopharmaceutiques pour le diagnostic de la MVTE à l’aide de la technologie en tomographie par émission de positons (TEP) ayant une sensibilité plus élevée et une meilleure résolution spatiale que la tomographie par émission monophotonique (TEMP). Nous avons choisi des dérivés de traceurs déjà évalués chez l'homme avec la technologie TEMP, et de les tester sur des modèles précliniques de thrombose. Une meilleure caractérisation du thrombus veineux par l’imagerie médicale permettant une meilleure adaptation des traitements et donc un bénéfice pour la prise en charge des patients.

Procédures

Dans l'EU 1, afin d’induire une thrombose veineuse, les animaux subiront une chirurgie sous anesthésie (durée 1h30 à 1h45). Le suivi de la formation du thrombus sera assuré par une échographie sous anesthésie (durée 15 minutes). Dans l'EU 2, l’injection du radiopharmaceutique en intra-veineuse pour la biodistribution n’est pas douloureuse (durée 5 min). Enfin la procédure d’imagerie TEP sous anesthésie gazeuse et lit chauffant est sans douleur (Durée 10 minutes). Le prélèvement sanguin terminal est fait sur souris endormies et analgésiées avant leur mise à mort.

Impact sur les animaux

Les actes que subissent les 216 animaux : 8 contentions, 4 injections, 1 chirurgie 4 anesthésies, 1 transport et une imagerie TEP. Les nuisances suivantes sont anticipées : - Le stress lié à la contention et à la douleur liée à l’injection de l’analgésique : La nuisance subie est légère et d’une durée de 1 minute maximum. - Dans l'EU1, le stress lié à l’entrée des animaux dans la boîte à induction de l’anesthésie gazeuse avant la chirurgie et l’échographie-doppler : durée 4 minutes maximum, d’intensité légère. - La douleur générée par la chirurgie : (1) Douleur, durcissement de la zone de chirurgie, sensation de chaleur au niveau de la veine cave inférieure, (2) Occlusion intestinale, (3) Douleur au niveau de la zone suturée. Durée 24 h en post-chirurgie d’intensité sévère. - Le stress et l’angoisse générés par le transport des animaux entre les 2 EU : La nuisance subie est sévère et d’une durée de 5h maximum. - Dans l'EU 2, Le stress lié à la contention et à la douleur liée à l’injection du radiopharmaceutique : durée 5 minutes, intensité légère. - Le stress et l’angoisse générés l’imagerie TEP est léger et d’une durée de 10 minutes.

Devenir

A l'issue de la procédure, nous devrons prélèver du sang et des organes sur tous les animaux, pour cela ils seront tous mis à mort.

Remplacement

Concernant le remplacement, nous avons eu recours à des expériences in vitro (formation de caillot de sang ou de plasma) pour valider la spécificité des 3 radiopharmaceutiques que nous souhaitons tester. Toutefois ces études ont des limites. En effet la maladie veineuse thromboembolique est une maladie multifactorielle impliquant le système vasculaire, les cellules circulantes (plaquettes, globules rouges et globules blancs) et les organes lymphoïdes secondaires (ganglions, rate). Les modèles in vitro ou ceux de modélisation informatique sont encore incomplets et ne permettent pas de prendre en compte la complexité de cette pathologie.

Réduction

Les animaux seront réceptionnés sur plusieurs commandes dans l'EU 1, nous ajusterons ces commandes en fonction de nos besoins. Nos précédents projets ont montré que des groupes de 10-12 animaux au minimum sont nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement robustes. Pour information, le nombre d'animaux a été réduit au maximum pour assurer une robustesse statistique des résultats. Quand nous aurons inclus 8 animaux par groupe, nous ferons un point sur les données obtenues à l’aide de tests statistiques adaptés. L’utilisation de l’échographie doppler nous permettra d’identifier les animaux qui ont thrombosés et qui pourront être envoyés dans l'EU 2.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, nous avons mis en place des mesures de raffinement adaptées à notre modèle expérimental. Au cours de la chirurgie, nous préviendrons : - La survenue d’une infection (travail en condition aseptique) - La douleur (analgésie et anesthésie) - L’hypothermie (tapis chauffant) - La déshydratation (administration de sérum physiologique) - Le desséchement oculaire (gel ophtalmique). En post-opératoire, nous utiliserons de façon systématique un gel d’hydratation qui sera supplémenté en analgésique la nuit suivant la chirurgie. Le bien-être et la douleur seront évalués à l’aide d’une grille de score , 4-6h après la chirurgie, à J1 (avant et après le transport), à J2 et à J3. Chaque animal ayant atteint les points limites sera pris en charge immédiatement par les responsables du projet. Au cours de l’imagerie TEP, nous préviendrons : - L’hypothermie (tapis chauffant) - Le desséchement oculaire (gel ophtalmique). Le trajet entre les 2 EU se fait par transporteurs agréés. Au fond des cages sera disposé 5ml/souris d'un gel nourrissant (MedigelSucralose, Clear H2O) contenant 10µg de buprénorphine.

Choix des espèces

Le modèle de thrombose veineuse chez la souris que nous souhaitons utiliser est un modèle de référence pour l’étude de la maladie veineuse thromboembolique. Il est très bien caractérisé dans la littérature, fiable, reproductible et reconnu par nos pairs. La maladie thromboembolique veineuse touche les adultes, tous les animaux que nous utiliserons serons âgés de 7 à 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
Rats : 180
Souffrances
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Devenir
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 180

Une chirurgie d'une heure pour implanter une canule, une immunisation sous-cutanée et deux injections dans l'abdomen : 180 rats Lewis vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 140 d'entre eux en gravité sévère. Les rats développent une faiblesse musculaire et des difficultés à se mouvoir, le protocole cherchant à reproduire une neuropathie inflammatoire humaine. Le porteur écrit ne pas s'attendre à des signes de douleur, au motif que les patients n'en présentent pas, alors que la gravité déclarée est sévère pour la grande majorité des animaux. Un rat qui devient hémiplégique est mis à mort.

Objectifs

La neuropathie inflammatoire est une maladie rare affectant les nerfs périphériques et pouvant entraîner des paralysies importantes. Au cours des dernières années, nous avons identifié chez certains patients la présence d'autoanticorps (anticorps ciblant le soi). Ces autoanticorps sont associés à des formes très sévères de la maladie pouvant nécessiter un séjour en unité de réanimation. A l'aide de modèles animaux, nous avons montré au cours des cinq dernières années que certains anticorps sont responsables de la pathologie. Ces modèles ont été très importants et ont permis de motiver l'utilisation de traitements spécifiques qui se sont avérés très efficaces chez les patients. Les mécanismes par lesquels ces anticorps entraînent les paralysies n'ont pas encore été identifiés. L'objectif de ce projet sera d’utiliser des modèles animaux afin d’élucider comment ces anticorps agissent et trouver des traitements ciblés. Un deuxième objectif sera de tester une nouvelle stratégie thérapeutique.

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes responsables des paralysies chez les patients est indispensable pour permettre la sélection des traitements chez les patients. Aujourd’hui de nombreux médicaments sont disponibles, par contre il est difficile de savoir quel médicament est le plus efficace pour un type de pathologie. Nos travaux auront pour but de montrer comment les autoanticorps agissent et d’identifier les thérapies ciblant ces mécanismes d’action. Ensemble, ces données feront avancer les connaissances sur les maladies rares invalidantes et permettront de faire émerger de nouvelles thérapies.

Procédures

Tous les prélèvements seront réalisés post-mortem. Les animaux recevront trois types différents d'intervention. 1) Deux injections intrapéritonéales espacées de trois jours et qui dureront moins de trente secondes. 2) Une immunisation réalisée grâce à une injection sous-cutanée. La procédure dure 15 minutes et est réalisée une fois sous anesthésie. 3) Une procédure chirurgicale qui consistera à permettre des injections journalières d'anticorps sans douleur. La procédure dure 1 heure et n'est réalisée qu'une seule fois. Elle n'entraîne pas de gênes par la suite.

Impact sur les animaux

Les modèles que nous développerons sont censés mimer une maladie neuromusculaire invalidante. Les patients ne présentent pas de signes de douleur, et les anticorps utilisés n'entraînent pas d'inflammation. Donc nous ne nous attendons pas à voir des signes de douleur chez les animaux. Par contre, les animaux devraient développer une faiblesse musculaire et donc des difficultés à se mouvoir. Pendant cette période, l'environnement sera adapté à l'état de l'animal et les nuisances seront prises en charge. Les animaux seront observés et manipulés tous les jours afin d'éviter un stress ou une détresse des animaux lors des procédures. Pour la procédure 2, les nuisances seront légères. Les procédures entraîneront une douleur lors de la piqûre et un stress lié à cette procédure, mais de courte durée. Pour la procédure 1, la procédure chirurgicale va entraîner une nuisance modérée pouvant durer deux jours après l'opération. Pendant cette période, les animaux peuvent présenter des gênes qui seront prises en charge avec des anti-douleurs et une adaptation de l'environnement à l'état de l'animal.

Devenir

Les animaux impliqués dans les procédures seront tous euthanasiés à l'issue de chaque procédure, car notre étude porte sur les nerfs périphériques.

Remplacement

Malheureusement, il n'existe pas d'autres stratégies permettant de remplacer ce modèle. Il n'existe que des modèles animaux pour cette pathologie soit chez la souris soit chez le rat. Ces modèles de pathologies neuroimmunes sont trop complexes pour pouvoir être recréés in vitro.

Réduction

Nous avons déjà mis en place une étude semblable dans le passé. Grâce à nos études précédentes, nous connaissons la taille des effets attendus et nous pouvons estimer la taille minimale de la cohorte d'animaux dont nous aurons besoin. La taille des cohortes a également été déterminée par une approche statistique. La neuropathie inflammatoire est une pathologie hétérogène, il faut au moins des groupes de 20 animaux pour pouvoir déterminer avec certitude si les résultats sont significatifs ou non. L’étude de groupe de 10 animaux n’est pas suffisante et peut engendrer des conclusions erronées. De plus, il nous faut pouvoir réaliser toutes les études morphométriques, électrophysiologiques et biochimiques.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera suivi de façon journalière afin de nous assurer de leur état réel de bien-être et nous avons établi un score pour évaluer les nuisances. Les animaux seront placés dans un environnement enrichi et seront manipulés tous les jours. Les observations journalières ont pour but de suivre les atteintes locomotrices, mais permettront également l'application des points limites. Si un animal présente une hémiplégie, il sera euthanasié. La douleur sera prise en charge en per-opératoire et post-opératoire. Pour éviter que les procédures entraînent un stress, tous nos animaux seront manipulés à la main plusieurs fois par semaine avant les procédures afin qu'ils soient accoutumés aux manipulations. Les animaux seront élevés dans un environnement calme et propice à l’expression des comportements naturels. Si les animaux ont des difficultés temporaires à se nourrir ou boire, nous introduirons de la nourriture sous forme de gel dans les cages. Lors de la procédure chirurgicale, l'anesthésie sera induite et maintenue grâce à un anesthésique gazeux, l'isoflurane, et une injection sous-cutanée de lidocaïne sera réalisée au niveau du site opératoire afin de diminuer la douleur. Pour éviter les problèmes de déshydratation lors des procédures chirurgicales, les animaux recevront une ou des injections sous-cutanées de solution saline.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur des rats Lewis, car les neuropathies ne peuvent être induites que dans cette souche de rats. De plus, cette lignée est moins agressive. Nous utilisons des animaux adultes uniquement (de 2 à 4 mois) pour trois raisons : 1) La neuropathie inflammatoire est plus difficile à déclencher chez des animaux trop âgés (>6 mois) et trop variables chez des animaux trop jeunes. On préfère donc de jeunes adultes de 2 à 4 mois. 2) Nous nous intéressons à des atteintes des nerfs, il nous faut donc des animaux chez lesquels les nerfs sont bien développés (plus de 2 mois). 3) Pour l’implantation des canules d'injection, il faut des animaux de plus de 2 mois, car les implantations peuvent générer des traumatismes chez des animaux trop jeunes.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 720
Souffrances
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▲ 240
▲ 384
▲ 96
Devenir
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 720

Huit minutes d'irradiation quasi totale sous anesthésie, puis une injection de moelle osseuse derrière l'œil : 720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 96 d'entre elles en gravité sévère. Les souriceaux donneurs, âgés de 7 à 10 jours, ont le bout de la queue coupé pour le génotypage, un geste que le porteur décrit comme peu ou pas douloureux à cet âge. Les receveuses reçoivent ensuite du tamoxifène par sonde gastrique, des injections dans l'abdomen alors qu'elles sont conscientes, et un prélèvement de sang sous la mâchoire. L'effectif a été fixé "en utilisant un calculateur en ligne", sans autre précision.

Objectifs

La candidose est une infection fréquente de la langue causée par un champignon naturellement présent dans notre corps. Ce champignon, habituellement inoffensif, peut devenir problématique dans certaines situations, comme chez les bébés, les personnes âgées ou celles dont le système immunitaire est affaibli.Nos recherches montrent qu’un type de cellules immunitaires présentes dans la langue, appelées cellules protectrices, joue un rôle essentiel pour lutter contre cette infection. Ces cellules ont besoin d’une molécule spécifique pour survivre et rester dans les tissus. Dans un modèle de souris où cette molécule est absente, ces cellules immunitaires disparaissent presque complètement.Cependant, après une infection par ce champignon, nous avons observé que le nombre de champignons dans la langue augmente dans un premier temps, avant de diminuer. Cette baisse coïncide avec l’apparition de nouvelles cellules protectrices, même sans la molécule habituellement nécessaire à leur survie. Nous ne savons pas encore d’où proviennent ces nouvelles cellules ni quelle autre molécule pourrait les aider à rester actives dans le tissu. Nous avons également observé qu’en présence de cette molécule, les cellules protectrices sont plus nombreuses après une infection. Cela soulève des questions sur les mécanismes à l’œuvre en fonction de la présence ou non de cette molécule. Ce projet vise à : Identifier la molécule et les cellules responsables de la production ou du maintien des cellules protectrices dans les tissus infectés. Comprendre d’où proviennent les nouvelles cellules protectrices recrutées après l’infection.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche cherche à mieux comprendre comment le corps produit certaines cellules immunitaires, essentielles pour se défendre contre les infections. En étudiant l'origine des cellules protectrices après une infection causée par un champignon normalement inoffensif, les chercheurs espèrent découvrir comment ces cellules se régénèrent dans les tissus. Le projet vise également à comprendre comment, même en l’absence d’une molécule clé, l’organisme parvient à réduire la quantité de champignons. Ces découvertes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches pour lutter contre les infections fongiques, particulièrement chez les personnes ayant un système immunitaire affaibli. Enfin, en approfondissant nos connaissances sur le rôle des cellules immunitaires dans la protection et la santé des tissus, ce projet pourrait contribuer au développement de traitements pour des maladies auto-immunes ou inflammatoires..

Procédures

Les souris donneuses subiront un prélèvement de la partie terminale de la queue (appelé prélèvement caudal) pour permettre le génotypage. Cette intervention, qui dure environ 1 minute, sera réalisée sur des souriceaux âgés de 7 à 10 jours. Les souris receveuses subiront, sous anesthésie chimique, une irradiation quasi-totale pendant 8 minutes afin d'éliminer leur moelle osseuse. Ensuite, elles recevront une injection de moelle osseuse provenant des souris donneuses. Cette injection, d’une durée d’environ 1 minute, sera effectuée par voie oculaire, c'est-à-dire via une injection dans la zone située derrière l'œil, ce qui permet un accès rapide au système sanguin. L'anesthésie chimique sera administrée par injection intrapéritonéale, ce qui signifie que la substance anesthésique sera injectée directement dans la cavité abdominale des souris conscientes. Cette injection prend environ 1 minute par souris. Certaines souris receveuses seront traitées avec du tamoxifène, une molécule qui permet de moduler l'expression génétique. Ce traitement sera administré par nourriture forcée (c'est-à-dire directement dans l'estomac à l'aide d'une sonde) en moins de 10 secondes par intervention, réalisée deux fois à 7 jours d'intervalle. D'autres souris recevront une injection intrapéritonéale, d'une durée d’environ 1 minute, également sur animaux conscients, pour l’administration d'une molécule permettant de mesurer les cellules en prolifération avant leur euthanasie. Enfin, toutes les souris receveuses subiront un prélèvement sanguin de courte durée (environ 1 minute par souris) au niveau du sinus submandibulaire, une zone située sous la mâchoire, qui permet un accès rapide et efficace aux vaisseaux sanguins pour effectuer la collecte de sang.

Impact sur les animaux

- Prélèvement de la queue : Une petite partie de la queue sera coupée sur les souris 10 jours après leur naissance. À cet âge, la douleur ressentie est très faible ou inexistante car les nerfs de la queue ne sont pas encore complètement développés. - Nourriture forcée : une molécule sera administré par voie orale à l'aide d'une petite seringue, ce qui peut causer un léger inconfort et stress pendant environ 10 secondes. - Anesthésie : Les souris seront endormies avant l'irradiation pour pouvoir protéger leur tête avec un bouclier en plomb. - Irradiation : Les souris recevront une irradiation partielle de leur corps, sauf la tête, pour affaiblir leur système immunitaire sans endommager certaines cellules spécifiques de la langue. Cela peut causer plusieurs effets secondaires chez les souris. Elle provoque une suppression immunitaire, rendant les animaux vulnérables aux infections. Cette procédure peut également entrainer une réduction des globules rouges et des plaquettes. Les souris sont plus sensibles aux infections opportunistes en raison de leur système immunitaire affaibli. - Transplantation de moelle osseuse : Les souris recevront une greffe de moelle osseuse par une injection dans une veine située derrière l'œil.

Devenir

À la fin des procédures, les animaux sont mis à mort et les organes prélevés post mortem pour analyse .

Remplacement

L'utilisation du modèle animal est indispensable ici, car il n'est pas possible de reproduire la complexité des interactions entre les différents types de cellules immunitaires, telles que les cellules qui protègent l'organisme contre les infections, et notre champignon naturellement présent dans le corps (appelé commensal), au niveau de la langue, dans des modèles en laboratoire. Par ailleurs, les modèles expérimentaux permettant de répondre aux questions posées reposent exclusivement sur l'utilisation de souris génétiquement modifiées.

Réduction

Nous avons déterminé le nombre d'animaux nécessaires pour notre étude en utilisant un calculateur en ligne, en prenant en compte des critères scientifiques importants comme la précision des résultats, le niveau de confiance et la différence attendue entre les groupes étudiés. Pour analyser les données, nous utiliserons des tests statistiques adaptés qui ne supposent pas que les données suivent une distribution particulière.

Raffinement

Notre animalerie suit des normes strictes pour minimiser les risques d'infection et assurer le bien-être des animaux. Les souris sont logées dans des cages conformes aux directives européennes, avec suffisamment d'espace pour se déplacer et exprimer leurs comportements naturels. Chaque cage contient des matériaux pour que les souris puissent construire des nids, et les conditions de température, d'humidité et de lumière sont soigneusement contrôlées. Lors de certaines procédures, les souris sont anesthésiées pour éviter toute douleur, et nous prenons plusieurs précautions pour leur confort, comme l'utilisation de coussins chauffants et de gel pour les yeux. Nous utilisons une souche de champignons qui ne cause pas d’infections graves aux souris, et nous surveillons de près leur état de santé pour intervenir rapidement si nécessaire. Pour minimiser le stress, les injections sont faites par des professionnels expérimentés. En cas de faiblesse immunitaire temporaire due aux traitements, un antibiotique est ajouté à l'eau de boisson des souris pour les protéger. Nous nous engageons à respecter le bien-être animal tout au long de l'étude.

Choix des espèces

La souris constitue un modèle idéal pour notre étude. Le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, l’état actuel des connaissances, les outils et structures disponibles pour sa manipulation, et un temps de génération court font de la souris le modèle idéal pour l’étude du système immunitaire. De plus, le modèle murin est un modèle de choix grâce à l'existence de souris génétiquement modifiées. Tous les animaux seront utilisés à l’âge adulte, soit à partir de 6 semaines, car c'est à ce stade que leur système immunitaire est pleinement mature et fonctionnel. Cela garantit des résultats pertinents et reproductibles pour les études portant sur les réponses immunitaires, qui pourraient différer chez des animaux en cours de développement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 100
Souffrances
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▲ 40
▲ 60
Devenir
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 100

Rendues stéatosiques par un régime carencé en méthionine et en choline, 100 souris avalent chaque jour pendant deux semaines une gelée de confiture contenant le traitement à tester, isolées le temps de la prise. Elles passent plusieurs séances d'imagerie isotopique de 45 minutes sous anesthésie générale. Le dernier jour, elles subissent une heure et demie de chirurgie pour interrompre puis rétablir le flux sanguin du foie, procédure classée sévère pour 60 d'entre elles. Toutes sont tuées ensuite, le foie explanté pour les analyses histologiques qui concluent l'étude.

Objectifs

En transplantation hépatique, le principal problème est la pénurie de greffon en raison du faible pool de donneurs. Afin d'augmenter le nombre de donneurs, les greffons sont issus de donneurs de plus en plus âgés, dits "à critères élargis" et présentant des lésions de stéatose hépatique. La stéatose hépatique correspond à l’accumulation de graisses dans le foie et représente un facteur de mauvais pronostic des greffons hépatiques avec une diminution de la survie du greffon et du receveur et une augmentation des dysfonctions précoces du greffon après transplantation hépatique. L'ischémie-reperfusion (IR) hépatique est une succession de phénomènes associant des lésions tissulaires liées à une interruption du flux sanguin de l'organe cible (ischémie) et à la restauration de ce flux sanguin (reperfusion ou ré-oxygénation). Le maintien d'une oxygénation tissulaire adéquate est essentiel au fonctionnement physiologique des différents organes. L'IR peut survenir dans de multiples situations cliniques comme lors de traumatismes, au cours de la chirurgie hépatique et plus particulièrement en transplantation. Il n'existe aucun traitement préventif ou curatif des lésions d'IR. Une protéine a été identifiée comme impliquée dans ces phénomènes. Dans la mesure où l’IR est un véritable problème dans le cadre de la chirurgie du foie et sa transplantation, il semble donc important d’étudier le rôle de cette protéine, et d’étudier l’effet d’un traitement. Notre hypothèse est que l’utilisation d’un inhibiteur de cette protéine permettrait d’obtenir une diminution des lésions d’IR hépatiques.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension du rôle d'une protéine spécifique dans la stéatose hépatique et les phénomènes de lésions d'ischémie-reperfusion. L'évaluation d'un potentiel traitement des lésions d'ischémie-reperfusion. A terme, pouvoir proposer le premier traitement préventif des lésions d'ischémie reperfusion hépatiques.

Procédures

Plusieurs sessions d'imagerie médicale sous anesthésie générale (durée de 45 minutes). Les animaux seront surveillés tous les jours et pesés 3 fois par semaine après leur entrée dans le protocole. Ils auront des petites gelées à la confiture de framboise contenant un traitement à manger quotidiennement (1 petite gelée par jour pendant 2 semaines). Les animaux auront une procédure chirurgicale lors de la dernière journée du protocole (d'une durée de 1h30). A la fin, un prélèvement sanguin sera effectué.

Impact sur les animaux

Injection de l'anesthésie qui peut causer un stress (contention) et une douleur. Une perte de poids dûe au régime alimentaire Méthionine-choline déficient. L'anesthésie générale (pour la chirurgie et les sessions d'imagerie isotopique SPECT) pourraient induire du stress, une hypothermie et une déshydratation. La chirurgie peut induire une douleur et une déshydratation de l'animal. L'isolement des animaux pour la prise du traitement pourrait induire un stress.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à la fin de la procédure. L'explantation des foies à la fin de l'étude est nécessaire afin d'effectuer des analyses histologiques et immunohistochimiques des zones d'intéret et caractériser les résultats obtenus en imagerie.

Remplacement

L’évaluation de l’effet d’un traitement préventif des lésions d’IR hépatiques nécessite l’accès à un modèle in vivo. En effet, la mise en place d'un modèle de stéatose et d'ischémie-reperfusion hépatique (conditions comparables à la transplantation hépatique en médecine humaine) de peut pas être menée sur un modèle in vitro ou ex vivo.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires a été déterminé en limitant au maximum le nombre d'effectifs par groupe tout en ayant suffisamment d'individus pour pouvoir effectuer des tests statistiques avec les valeurs obtenues.

Raffinement

Une période d'acclimatation de 5 jours minimum sera respectée à l'arrivée des animaux dans l'animalerie. Les animaux seront hébergés par 5 dans des cages ventilées par air filtré, avec enrichissements (copeaux, nids, buchettes à macher, billes de peuplier naturel, tunnels). Les sessions d'imagerie seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Lors des chirurgies, les animaux seront installés, sous anesthésie générale, sur un tapis chauffant pour maintenir leur température corporelle; une compresse humide et du gel oculaire seront appliqués sur les yeux pour protéger les cornées de l’animal. Plutôt que d'utiliser le gavage pour l'administration du traitement, ce qui peut être source de stress, nous avons opté pour la fabrication de petit pellets de gelée de confiture de framboise. Les souris en raffolent ce qui permet d'administrer le traitement de façon sereine, et reproductible. Les animaux feront l’objet de visites et contrôles au minimum quotidiens par du personnel formé et qualifié, et l’absence d’atteinte de point limite sera surveillée.

Choix des espèces

L’évaluation de l’effet d’un traitement préventif des lésions d’ischémie-reperfusion du foie nécessite l’accès à un modèle in vivo. Le modèle murin est un modèle validé à la fois de stéatose hépatique, par un régime alimentaire spécifique, et également, d’Ischémie-reperfusion du foie. De plus, ces modèles sont assez simples à mettre en œuvre et reproductibles, nous avons donc choisi de travailler sur le modèle murin. Les animaux seront âgés de 5 semaines à la reception afin que le protocole puisse commencer à leur 6ème semaine. L'expérience nécessite des animaux adultes.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 20
Souffrances
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▲ 20
Devenir
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 20

20 cochons de 40 kilos vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Chacun subit le prélèvement de son rein gauche, une auto-transplantation de trois heures avec ablation du rein droit, puis huit jours en cage métabolique individuelle avec prise de sang quotidienne. Le projet évalue une solution de conservation d'organes enrichie en polyéthylène glycol, dont les données doivent servir aux premiers protocoles humains. Le porteur écrit qu'il n'existe "pas de remplacement possible" pour ces expériences, et présente le fait de faire du même cochon le donneur et le receveur comme une mesure de réduction.

Objectifs

La transplantation rénale est le traitement de référence pour les patients atteints d'insuffisance rénale terminale. La période de préservation des organes entre le prélèvement et la transplantation est d'une importance cruciale pour limiter les lésions d'ischémie (période pendant laquelle l'organe n'est pas approvisionné en sang)-reperfusion et ainsi optimiser la qualité des transplants. Des solutions de préservation dédiées à la préservation d’organe se sont ainsi développées pour lutter contre ces phénomènes. L’emploi de macromolécules imperméabilisantes permet d’augmenter la pression oncotique intravasculaire et ainsi de lutter contre l’œdème cellulaire. De plus, en recouvrant la surface des cellules endothéliales, ces macromolécules semblent posséder un pouvoir d’immuno-masquage limitant la reconnaissance immunitaire et les phénomènes de rejet de greffe. L’objectif de notre étude est de réaliser une première évaluation d’un liquide de préservation enrichi en macromolécules dans un modèle in vivo d’auto-transplantation rénale après préservation de l’organe selon différentes conditions de préservation hypothermique sur modèle porcin.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont d’apporter des données de sécurité et d’efficacité de la solution de préservation à l’étude. Les évaluations de biopsies visent à évaluer l’absence de lésion histologique. La surveillance clinique vise à assurer la reprise de fonction des transplants après transport. Ces données permettront la mise en place des premiers protocoles de préservation des transplants rénaux en clinique humaine avec la solution de préservation à l’étude.

Procédures

- Procédure chirurgicale de prélèvement rein gauche (1h30). - Procédure chirurgicale d’auto-transplantation et prélèvement rein droite (3h). - Suivi des animaux pendant 8 jours avec une surveillance clinique et prises de sang quotidiennes sur cathéter central (15 min/jour).

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux pourraient inclure : • Anesthésie profonde et prolongée des animaux (2 anesthésie générale) • Effets secondaires systémiques liés à l'anesthésie générale et ou aux médicaments administrés pendant les procédures chirurgicales et pour la gestion de la douleur post-opératoire. • Douleur en lien avec la laparotomie médiane. • Risques de complications chirurgicales telles que l'infection des plaies ou les saignements. • Risque d’insuffisance rénale aigüe avec complications associées • Hébergement individuel des animaux dans des cages métaboliques pour surveiller de la reprise de fonction rénale jusqu’à reprise franche de production d'urine.

Devenir

En fin d'expérimentation les porcs seront mis à mort sous procédure complète d’anesthésie générale, pour prélèvement et analyse histologique du greffon explanté.

Remplacement

L'étude de la fonction d’un organe dans sa complexité, ne peut se concevoir que dans un modèle animal pré-clinique (donneur), il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Réduction

Après une analyse statistique tenant compte de divers facteurs tels que la puissance statistique, la variabilité attendue des résultats et les objectifs spécifiques de l'étude, nous avons déterminé que des groupes de 5 porcs seraient suffisants pour obtenir des résultats significatifs et fiables tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés. De façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au raffinement dans l’hébergement individuel et dans la prise en compte des souffrances de l’animal. La température de la pièce d'hébergement est identique à celle fixée chez l’éleveur. Une alimentation humidifiée sera apportée aux animaux en post-opératoire pour faciliter la prise alimentaire. Un pansement gastrique sera apporté une fois par jour aux porcs pour diminuer le risque d’ulcère gastrique (ulcère de stress post-opératoire, prise spontanée par l’alimentation). Les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant les opérations, les porcs seront installés sur des tapis chauffants. Un gilet avec une perfusion sera installé sur chacun des animaux pour faciliter l’administration des antalgiques, faciliter l’hydratation des sujets et enfin faciliter le prélèvement de sang sur animaux vigiles. Cela permettra de diminuer les anesthésies itératives potentiellement associés et de diminuer l’inconfort. Un suivi des points limites généraux de l’espèce et spécifiques du protocole sera réalisé 3 fois par jour. L’observation de 3 signes cliniques notables ou 1 signe clinique sévère donnera lieu à une prise de décision selon l’arbre décisionnel : mise mort de l’animal dans le cas où les symptômes seraient irréversibles.

Choix des espèces

Le modèle porcin est le modèle de référence en transplantation rénale car la physiologie rénale est proche de celle humaine. Effectivement l’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle pré-clinique pour l’analyse des transplants rénaux. Jeunes mâles, 40Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles urogénitaux
Cochons : 5
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 5
Devenir
 -
 -
 -
 5

Cinq cochons de 60 kilos subissent le prélèvement de leur rein gauche en une heure et demie, puis une auto-transplantation de trois heures assortie de l'ablation du rein droit, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils sont ensuite hébergés seuls en cage métabolique pendant sept jours, avec prise de sang quotidienne, sous risque déclaré d'insuffisance rénale aiguë, de saignements et d'infection des plaies. Faire du même animal son propre donneur et son propre receveur est présenté comme une mesure de réduction, alors que cela cumule deux chirurgies lourdes et la perte des deux reins sur chaque individu. Tous sont tués en fin de protocole pour l'analyse histologique du greffon.

Objectifs

En transplantation rénale, le manque de greffons s’aggrave, allongeant les délais d’attente et augmentant la mortalité des patients. Optimiser l’utilisation des greffons prélevés est donc crucial. Après attribution, un greffon peut ne pas être transplanté pour deux raisons principales : 1. Immunologique : une incompatibilité détectée après l’arrivée du greffon prolonge l’ischémie froide, parfois au-delà de 24 heures. 2. Chirurgicale : des difficultés techniques ou un réseau vasculaire inadéquat empêchent la transplantation. Si la durée d’ischémie froide (temps pendant lequel l'organe, non approvisionné en sang, est refroidi) le permet, ces greffons sont réattribués en urgence. Sinon, ils sont définitivement rejetés. La perfusion hypothermique oxygénée semble prometteuse en prolongeant la préservation des greffons grâce à un apport continu en oxygène. Notre recherche évalue la faisabilité d’une préservation jusqu’à 72 heures par cette technique afin de limiter les rejets dus à une ischémie froide excessive.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont d’apporter des données de faisabilité d’une préservation prolongée de 72 heures par perfusion hypothermique oxygénée. Les évaluations par biopsies post préservation et en fin d'expérimentation visent à évaluer l’absence de lésion histologique. La surveillance clinique vise à assurer la reprise de fonction des transplants après transport.

Procédures

Procédure chirurgicale de prélèvement rein gauche (1h30). Procédure chirurgicale d'auto-transplantation rénale puis ablation du rein droit (3 heures). Suivi des animaux pendant 7 jours avec une surveillance clinique, une surveillance de la reprise de fonction du rein et prises de sang quotidiennes sur cathéter central (15 min/jour).

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux pourraient inclure : • Anesthésie profonde et prolongée des animaux (2 anesthésies générales) • Effets secondaires systémiques liés à l'anesthésie générale et ou aux médicaments administrés pendant les procédures chirurgicales et pour la gestion de la douleur post-opératoire. • Douleur en lien avec la laparotomie médiane. • Risques de complications chirurgicales telles que l'infection des plaies ou les saignements. • Risque d’insuffisance rénale aigüe avec complications associées. • Hébergement individuel des animaux dans des cages métaboliques pour surveiller la reprise de la fonction rénale jusqu’à reprise franche de la production d'urine.

Devenir

En fin de protocole, les porcs seront mis à mort sous procédure complète d’anesthésie générale, pour prélèvement et analyse histologique du greffon explanté.

Remplacement

L'étude de la fonction d’un organe dans sa complexité, ne peut se concevoir que dans un modèle animal pré-clinique (donneur), il n’existe pas de remplacement possible pour ces expérimentations qui répondent cependant aux exigences de réduction et de raffinement. Cependant, de façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Réduction

Après une analyse statistique tenant compte de divers facteurs tels que la puissance statistique, la variabilité attendue des résultats et les objectifs spécifiques de l'étude , nous avons déterminé qu'un groupe de 5 porcs serait suffisant pour obtenir des résultats significatifs et fiables tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés. De façon à réduire le nombre d’animaux utilisés, les modèles porcins seront à la fois leur donneur et leur receveur pour diminuer le nombre de sujet nécessaire.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au raffinement dans l’hébergement individuel et dans la prise en compte des souffrances de l’animal. La température de la pièce d'hébergement est identique à celle fixée chez l’éleveur. Une alimentation humidifiée sera apportée aux animaux en post-opératoire pour faciliter la prise alimentaire. Un pansement gastrique par Keal sera apporté une fois par jour aux porcs pour diminuer le risque d’ulcère gastrique (ulcère de stress post-opératoire, prise spontanée par l’alimentation). Les procédures chirurgicales se dérouleront sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Durant les opérations, les porcs seront installés sur des tapis chauffants. Un gilet avec une voie veineuse centrale sera installé sur chacun des animaux pour faciliter l’administration des antalgiques, faciliter l’hydratation des sujets et enfin faciliter le prélèvement des biologies sanguines sur animaux vigiles. Cela permettra de diminuer les anesthésies itératives potentiellement associés et de diminuer l’inconfort. Un suivi des points limites généraux de l’espèce et spécifiques du protocole sera réalisé 3 fois par jour. L’observation de 3 signes cliniques notables ou 1 signe clinique sévère donnera lieu à une prise de décision selon l’arbre décisionnel : mise mort de l’animal dans le cas où les symptômes seraient irréversibles.

Choix des espèces

Le modèle porcin est le modèle de référence en transplantation rénale car la physiologie rénale est proche de celle humaine. L’anatomie abdominale ainsi que la physiologie du porc sont proches de celles de l’homme adulte et font donc de cette espèce un excellent modèle pré-clinique pour l’analyse des transplants rénaux. Jeunes mâles, 60Kg, similitude anatomique et physiologique avec un homme adulte au niveau abdominal. Modèle de référence pour l’analyse des transplants rénaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 9072
Souffrances
▲ -
▲ 4516
▲ 4286
▲ 270
Devenir
 -
 -
 -
 9072

Tuées pour analyse des tissus pour celles qui entrent en expérimentation, maintenues en élevage pour perpétuer les lignées pour les autres, 9 072 souris vont être utilisées dans des procédures allant d'un niveau de souffrance léger à sévère. Toutes suivent un régime pro-athérogène pendant douze semaines. Selon les groupes, elles subissent une biopsie d'oreille au sevrage, une irradiation de 9 Gy pendant treize minutes, des injections intrapéritonéales quotidiennes ou trihebdomadaires, et des gavages cinq jours sur sept pendant trois mois dont le porteur écrit qu'ils occasionnent "un stress et douleurs sévères en raison de leur caractère répétitif". L'effectif de 9 072 animaux tient en une phrase, qui renvoie à des tests statistiques adaptés sans autre précision.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde, avec une incidence en augmentation. L’athérosclérose est une maladie inflammatoire chronique mettant en jeu les cellules immunitaires innées et adaptatives. Le rôle de l’inflammation endothéliale sur le développement de l’athérosclérose est peu connu. En utilisant des modèles de souris mimant la pathologie humaine, ce projet a pour but de caractériser les conséquences de l’inflammation endothéliale sur le développement de l’athérosclérose expérimentale et d’en identifier les mécanismes physiopathologiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'améliorer la compréhension des mécanismes immuno-inflammatoires rencontrés dans le développement de l'athérosclérose, et devrait permettre de développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant l'inflammation des cellules endothéliales dans les maladies cardiovasculaires chez l'homme

Procédures

Ce projet comporte une partie d'élevage de souris déficientes pour certains gènes d'intérêt. Lors du sevrage, ces animaux subiront une biopsie à l'oreille (sur souris vigile) pour génotypage (1 seconde/souris). Toutes les souris vont subir un régime pro-athérogène pendant une durée maximale de 12 semaines. Certaines souris vont subir une à deux injections intraveineuses (30 secondes/souris) sous anesthésie gazeuse en plus de subir une irradiation de 9 Gy pendant 13 minutes. Une autre partie des souris va subir des prélèvements de sang (4 prélèvements, 30 secondes/prélèvement/souris), sur souris vigile. Toutes les souris vont subir d’autres prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse et anesthésie locale (30 secondes/prélèvement/souris). Certaines vont subir 1 injection intrapéritonéale quotidienne pendant 5 jours (30 secondes/injection), d'autres vont subir des injections intrapéritonéales 3 fois par semaine pendant 4 semaines (30 secondes/injection), sur souris vigile. Certaines souris vont subir un gavage de différents traitements 5 jours sur 7 (durée du gavage 30 secondes/gavage) pendant une durée maximale de 3 mois sous anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Un stress et douleur légers peuvent être occasionnés lors des injections intraveineuses. Les gavages occasionnent un stress et douleurs sévères en raison de leur caractère répétitif. Le stress et les douleurs occasionnés par les prélèvements sanguins et les injections intra-péritonéales sont légers. Le stress induit par l'irradiation est léger. Le régime pro-athérogène n'induit pas de stress, de douleur ou de prise de poids excessive.

Devenir

Les animaux d'élevage vont servir soit pour le maintien de l’élevage des lignées de souris d’intérêts, soit pour constituer les groupes expérimentaux. Toutes les souris d'expérimentation seront mises à mort pour prélèvement et analyse des tissus.

Remplacement

Ces modèles animaux sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours du développement de l’athérosclérose. En effet, ces événements sont des phénomènes complexes, que des modèles in vitro ne pourraient pas permettre de recréer. L'objectif est de comprendre in vivo les différentes interactions cellulaires, mais également tissulaires qui sont mises en jeu lors d'une inflammation endothéliale dans l'athérosclérose. Tout ce travail sera fait dans le cadre de l’exigence des 3R. Un modèle de pré-exposition et ré-exposition au cholestérol sur des cellules endothéliales en culture sera effectué pour comprendre les interactions cellulaires et voies de signalisation.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été déterminé pour permettre l'analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures.

Choix des espèces

La souris Mus Musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier les lésions d’athérosclérose. En effet de nombreuses voies de régulations sont conservées entre souris et homme. Ainsi, placées sous un régime riche en matière grasse les souris peuvent développer et récapituler toutes les étapes de la maladie, que l’on observe similairement chez l’homme. Les souris seront âgées de 6-7 semaines, car il est nécessaire que les systèmes cardio-vasculaire et immunitaire soient matures pour étudier le développement de l’athérosclérose.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 1080
Souffrances
▲ -
▲ 360
▲ 360
▲ 360
Devenir
 -
 -
 -
 1080

Les souris utilisées sont génétiquement modifiées, génotypées par un prélèvement à l'oreille entre sept et dix jours de vie, et sevrées avec séparation maternelle. 1 080 souris vont être utilisées, dont 360 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un choc septique leur est provoqué par une chirurgie de quinze minutes sous anesthésie générale, suivie vingt heures plus tard d'une seconde chirurgie de quatre heures pour installer des éléments de réanimation, avec fièvre, chute de la tension artérielle, palpitations et quasi-arrêt de la production d'urine. Toutes sont tuées en fin de protocole, le porteur précisant chercher à obtenir d'une même souris le maximum de prélèvements, foie, cœur, reins, poumons, vaisseaux et sang.

Objectifs

Le choc septique est l’une des formes les plus graves d’une inflammation, il s’agit d’un motif fréquent d’admission à l’hôpital avec un taux élevé de mortalité (30 à 40%), sans traitement spécifique. Lorsque le choc septique se complique de CIVD (coagulation intravasculaire disséminée), la mortalité est de 70% malgré une prise en charge optimale. A l’heure actuelle, il n’existe en effet aucun traitement spécifique de la CIVD. Notre projet vise à valider un nouveau modèle murin de choc septique avec CIVD permettant de se rapprocher au mieux de la pathologie chez l’Homme. Une fois validé, ce modèle nous permettra d’évaluer de nouvelles cibles thérapeutiques de la CIVD du choc septique afin d’améliorer le pronostic des patients.

Bénéfices attendus

Notre projet de recherche consiste d’abord à valider un modèle murin de CIVD au cours du choc septique afin de pouvoir réaliser des études pré-cliniques. L’utilisation de ce modèle nous permettra d’étudier précisément cette maladie afin de mieux la comprendre, et d’évaluer des options thérapeutiques afin de mieux la traiter et d’améliorer le pronostic des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à un prélèvement à l’oreille pour génotypage entre 7 et 10 jours de vie sur animal vigile et sous anesthésie jusqu’à 4 semaines, durée du geste 1 minute. Ils subiront également une chirurgie, sous anesthésie générale, de 15 minutes, pour l’induction d’un choc septique ou une perfusion de plasma sous anesthésie générale d’une durée de 15minutes, suivie 20 heures après, par une seconde chirurgie, sous anesthésie générale, pendant 4 heures pour la mise en place des éléments de réanimation et le suivi des paramètres physiologique de l’animal comme chez l’homme. Pour certains groupes d’animaux, la première chirurgie sera remplacée par une perfusion de plasma sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à une douleur transitoire, liée au prélèvement à l’oreille réalisé entre 7 à 10 jours, pour le génotypage. Ils subiront également un stress lié au sevrage avec séparation maternelle. Les animaux subiront une douleur modérée liée à la chirurgie et les symptômes du choc septique, à savoir fièvre, stress, tension arétrielle basse, palpitations et oligoanurie.

Devenir

A la fin du projet, les souris seront mises à mort afin de réaliser divers prélèvements complémentaires.

Remplacement

Le remplacement du modèle animal par un autre modèle n’est pas possible car le choc septique est une maladie systémique. Aucun autre modèle ne peut approcher la complexité de cette pathologie. Cependant, l’identification préalable des mécanismes moléculaires probablement impliqués ont été faits à l’aide de méthodes alternatives (modèle de cultures cellulaires stimulées par une endotoxine).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum afin d’obtenir des données statistiquement significatives, avec des tests statistiques adaptés selon les questions posées. De plus, de manière à réduire au minimum les expériences, le maximum de prélèvements sera réalisé sur une même souris (organes : foie, cœur, reins, poumons, vaisseaux, liquides broncho-alvéolaires et sang).

Raffinement

Afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés, les expériences sont raffinées : - les phases douloureuses seront réalisées sur des animaux anesthésiés - les animaux sont alors replacés dans leur cage d’origine avec des congénères qui ont subi la même opération. La nourriture standard sera déposée au fond pour faciliter la prise de nutriments et l’hydratation, ainsi que du coton pour permettre aux animaux de se maintenir au chaud. - des traitements contre la douleur seront administrés - les expériences auront une durée limitée dans le temps et réduite au minimum nécessaire. Des points limites ont été établis permettant de limiter la souffrance et la douleur de l’animal. Une période d’habituation d’au moins 2 semaines sera respectée avant la chirurgie.

Choix des espèces

Le modèle de choc septique chez la souris est beaucoup utilisé dans la recherche sur le choc septique. Ils permettent de reproduire la plupart des observations faites chez les individus en choc septique. Ce modèle génétiquement modifié est le plus adapté afin d’étudier la CIVD (troubles de la coagulation) induite par le choc septique. Les animaux seront utilisés au stade jeune adulte (entre 8 et 12 semaines) car les systèmes vasculaires et immunitaires sont matures.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1728
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1728
Devenir
 -
 -
 -
 1728

1 728 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune suivie de la naissance jusqu'à l'âge de vingt-quatre mois, avec un prélèvement de sang à la joue chaque mois sur animal éveillé à partir de six semaines. Elles portent des mutations combinées de gènes de la voie Fanconi, et certaines développent des cancers ou une défaillance de la production des cellules sanguines par la moelle osseuse, que le porteur cite comme sources de douleur. Toutes sont tuées au plus tard à vingt-quatre mois pour l'analyse des organes. Le projet ne teste aucun traitement : il crée et caractérise les lignées, l'évaluation de thérapies étant renvoyée à un "second temps".

Objectifs

L’anémie de Fanconi est une maladie héréditaire rare, caractérisée par des malformations dès la naissance, et un défaut de la production de cellules sanguines par la moelle osseuse, menant à une quantité réduite de globules rouges, globules blancs et plaquettes dans le sang. Par ailleurs tous les patients ont une tendance très importante à développer des cancers du sang et des cancers solides tels que ceux de la tête et du cou. Cette maladie est causée par des mutations des gènes participant à la réparation de l’ADN en cas d’altération. À ce jour, 23 gènes participant à la voie de signalisation Fanconi sont connus dans cette pathologie. La mutation d’un de ces 23 gènes de la voie Fanconi provoque les symptômes de la maladie anémie de Fanconi. Il est important de travailler avec différentes mutations de la voie Fanconi afin de mieux comprendre la maladie et l’évolution vers des cancers du sang. Pour ce projet nous utiliserons des modèles de souris associant plusieurs gènes impliqués dans la maladie et retrouvés mutés chez les patients Fanconi, notamment dans les cas les plus graves. Ces modèles de souris nous permettront également de mimer des états précédant l’apparition des cancers du sang. L’objectif de ce projet est de créer et caractériser des lignées de souris transgéniques reproduisant les altérations retrouvées chez les patients Fanconi.

Bénéfices attendus

Les gènes associés à l’anémie de Fanconi sont similaires entre la souris et l’homme. Nous pouvons ainsi modéliser les mutations de ces gènes retrouvés chez les patients chez la souris. À court terme, ce projet nous permettra de créer des modèles de souris de l’anémie de Fanconi et d’étudier l’évolution naturelle de la maladie. Dans un second temps, nous utiliserons ces nouvelles lignées génétiquement modifiées pour tester des thérapies ciblant l’anémie de Fanconi.

Procédures

Pour mener à bien ce projet, nous générerons de nouvelles lignées de souris génétiquement modifiées par croisement. Les animaux ainsi obtenus seront suivis de la naissance jusqu'à l'âge de 24 mois afin de détecter tout effet sur l'apparition de cancer. Nous mesurerons également plusieurs paramètres sanguins à partir de prélèvements de sang obtenus au niveau de la joue (sur souris éveillée, d'une durée de 30 secondes environ). Ces prélèvements seront mensuels à partir de l’âge de 6 semaines et jusqu’à l’âge de 24 mois.

Impact sur les animaux

Une douleur liée au prélèvement de sang réalisé au niveau de la veine de la joue peut être constatée. Certaines souris peuvent développer des cancers ou un défaut de la production des cellules sanguines par la moelle osseuse ce qui peut être une source de douleur ressentie par l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés au plus tard à 24 mois pour l’analyse des organes post-mortem.

Remplacement

Notre projet a pour but de décrire les caractéristiques des souris avec des mutations de gènes associés à l’anémie de Fanconi, notamment les valeurs de référence pour les paramètres sanguins (hémoglobine, globules rouges, globules blancs, plaquettes) et leur évolution en fonction du vieillissement des souris, en cherchant une réduction progressive des paramètres sanguins avec le temps. Le modèle souris ne peut pas être remplacé par un modèle cellulaire car nous avons besoin de l’organisme entier et vivant pour évaluer l’impact de la perte d’un gène Fanconi sur la production des cellules du sang par la moelle osseuse.

Réduction

Afin de caractériser les nouveaux modèles de souris que nous allons créer, nous avons besoin d’un nombre minimal d’animaux de chaque groupe, défini à l’aide d’une analyse statistique. Nous prévoyons une analyse intermédiaire ce qui permettra de déterminer si les animaux créés présenteront une altération de leur bien-être. Si l’analyse intermédiaire permet de détecter une différence significative entre les groupes génétiquement altérés, l’expérience sera arrêtée.

Raffinement

Une surveillance quotidienne sera réalisée par l’expérimentateur ou l’animalier. Nous serons attentifs en veillant à ce que tous les animaux soient maintenus autant que possible en groupe et que l’enrichissement du milieu soit adapté, notamment pour les animaux qui se retrouveraient isolés en cours d’expérience. Toutes les cages auront un enrichissement (papier kraft, tunnel, buchette de bois). Une surveillance clinique hebdomadaire de l’apparence (poids, pelage, sécrétions, présence de masse tumorale) et du comportement (interactions sociales, posture, mobilité, respiration) sera effectuée dès la naissance et jusqu’à la fin de la procédure (24 mois). Le suivi se fera en suivant une grille de points limites définis, suffisamment précoces et prédictifs. Pour les nouveaux nés jusqu’au sevrage, nous surveillerons également la présence de malformations et de retard de développement éventuel. La surveillance biologique mensuelle par numération des comptes globulaires sanguins à partir de 6 semaines de vie nous permettra également de détecter des anomalies très précoces de la numération sanguine. Si des animaux présentent des signes d’inconfort, ils bénéficieront d'une analgésie. Toute souris présentant des signes de souffrance pendant la durée de l’expérience (poil hérissé, prostration, perte de poids, tumeur palpable) sera euthanasiée sans attendre et analysée.

Choix des espèces

Les gènes Fanconi sont similaires entre la souris et l’homme. Nous pouvons ainsi modéliser les mutations de ces gènes retrouvées chez les patients Fanconi chez la souris. L’utilisation du modèle souris permet à la fois de modéliser le défaut de réparation de l’ADN de l’anémie de Fanconi et d’analyser l’évolution naturelle de cette pathologie. Pour la caractérisation des modèles, les souris seront suivies dès la naissance afin de détecter l’apparition d’une tumeur. Le premier prélèvement sanguin aura lieu à l’âge de 6 semaines, afin de ne pas manquer des anomalies très précoces de la numération sanguine et jusqu’à l’âge de 24 mois, afin d’évaluer le vieillissement des souris et son retentissement sur les paramètres sanguins, ainsi que le développement de possibles cancers. Cette surveillance est basée sur la littérature scientifique existante.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 1834
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ -
▲ 1738
Devenir
 -
 -
 -
 1834

Une grille de score quotidienne et un arbre décisionnel peuvent conduire à la mise à mort avant terme, cas que le porteur estime à moins de 2 % des animaux. 1 834 rats vont être utilisés, dont 1 738 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Après un diabète déclenché chimiquement, ils développent pendant toute la durée de l'étude une allodynie et une hyperalgésie déclarées sévères, une soif et des urines abondantes également sévères, une fonte musculaire modérée, et subissent entre neuf et onze injections ainsi que des tests de sensibilité répétés toutes les trente minutes pendant trois heures. La raison de la mise à mort tient en une ligne du RNT, l'état douloureux chronique de l'animal, état que le protocole a lui-même installé pour évaluer des antalgiques.

Objectifs

La neuropathie diabétique est une des complications les plus fréquentes du diabète de type 1 (DT1, insulino-dépendant) et de type 2 (DT2, insulino résistant) touchant jusqu’à 50% des patients diabétiques et responsable de neuropathie douloureuse pour 50% d’entre eux. Ses principaux symptômes associent des douleurs évoquées (hyperalgie, allodynie), spontanées (décharges électriques, sensation d’étau, …), une perte de la sensibilité thermique. Les neuropathies douloureuses sont difficiles à traiter et, en raison de leur chronicité, elles sont fréquemment associées à des comorbidités anxieuses, dépressives et cognitives. Ces co-morbidités peuvent interférer avec les actes de la vie courante et avoir un impact important sur la qualité de vie des patients. A l’heure actuelle, trois classes pharmacologiques sont recommandées en 1ère intention dans cette indication : les antidépresseurs tricycliques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline et les anti-épileptiques ligands des canaux calciques voltage-dépendants. Néanmoins, ils ont une efficacité limitée d'où un besoin urgent d’innovation thérapeutique. Sur la base de ce constat clinique, la modélisation de la neuropathie diabétique douloureuse est une nécessité. Le modèle de neuropathie diabétique chimiquement induite reproduit les mécanismes lésionnels métaboliques du DT1 associés aux symptômes de d'hypersensibilité et aux co-morbidités cognitives. Nous proposons d’étudier dans ce modèle animal à haute valeur translationnelle, l’implication de récepteurs de la sérotonine, dans les mécanismes physiopathologiques de la douleur neuropathique afin de proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques permettant d’améliorer la prise en charge des douleurs neuropathiques. Les données précédemment acquises indiquent que cet objectif, pourrait être atteint en modulant l’activité de récepteurs de la sérotonine. Ce projet, qui mettra en œuvre des approches comportementales, pharmacologiques et moléculaires a pour but d’identifier les mécanismes spinaux sous-tendant les effets bénéfiques des modulateurs testés sur la douleur neuropathique diabétique.

Bénéfices attendus

Si l’administration des agents pharmacologiques permet de soulager les symptômes douloureux et les co-morbidités associées, alors on peut espérer i) soit le repositionnement de certains de ces agents déjà introduits dans des essais cliniques pour une autre indication (troubles cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer), ii) soit le développement de nouveaux agents. Au vu du nombre croissant de patients atteints de diabète dans le monde, de la sévérité des douleurs neuropathiques, de l'efficacité très limitée et des nombreux effets indésirables des traitements disponibles, le développement de thérapeutiques médicamenteuses efficaces dans le traitement des douleurs neuropathiques est fortement attendu.

Procédures

Les animaux vigiles sont soumis à des tests comportementaux de sensibilité 21 jours après l'induction du diabète puis, après l'administration de l'agent pharmacologique ou du véhicule, 1 fois toutes les 30 min pendant 3 h maximum (au total entre 5 et 7 mesures). Le test de cognition est réalisé une seule fois, 21 jours après l'induction du diabète, il dure 10 minutes. Les animaux rentrant dans deux procédures ne subissent qu'un seul test de sensibilité et le test cognitif. Entre leur arrivée et leur mise à mort, les animaux subissent: entre 9 et 11 injections. La durée totale de chaque injection (qui comprend l'immobilisation du rat dans la main de l'opérateur et l'injection) est de 10 secondes. Pour mesurer la glycémie, une goutte de sang est recueillie par piqûre de l'extremité de la queue du rat, une ou deux fois pendant toute la durée de l'étude (piqûres espacées de 7 jours). La piqûre et le recueil de la goutte de sang durent 5 secondes.

Impact sur les animaux

Chez les rats diabétiques, un arrêt de la croissance pondérale (sans perte de poids par rapport au poids initial), une polydypsie (sévère), une polyurie (sévère), une perte de la masse musculaire (modérée), une apparition d’une allodynie et/ou d'une hyperalgésie (sévère) persistant pendant toute la durée de l’étude sont attendus. Injections réalisées sur animal vigile : stress (modéré) lié à l’immobilisation du rat dans la main de l’opérateur et douleur (légère) liée à la piqure. Tests comportementaux réalisés sur animal vigile : stress (modéré) dû au changement de salle (salle de stabulation vers salle d’expérimentation). Stress (modéré) lors des tests de sensibilité dû à l’immobilisation du rat entre les mains de l’opérateur (durée 15 sec). Aucun effet indésirable majeur n’est attendu après administration des agents pharmacologiques.

Devenir

Mise à mort en raison de l'état douloureux chronique de l'animal.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole : ces études, menées chez l’animal vigile, sont nécessaires pour appréhender des mécanismes intégrés et pour évaluer la pertinence de traitements antalgiques potentiels sur la douleur et les co-morbidités associées. Le modèle de diabète induit chimiquement fait référence dans la communauté scientifique. Sa répétition est nécessaire afin d’évaluer l’effet de nouveaux composés pharmacologiques sur les symptômes douloureux de la neuropathie et les co-morbidités cognitives associées.

Réduction

n= 8 rats/condition (traitement); la taille de l’échantillon a été définie selon la variabilité (10%) des paramètres étudiés (hyperalgie, allodynie ; troubles cognitifs) grâce à une approche statistique. Les rats diabétiques ayant reçu le véhicule lors du test de stimulation thermique seront introduits dans le test de cognition. Ainsi, 160 rats (80 mâles et 80 femelles) seront concernés sans pour autant augmenter la durée de vie de l'animal. Les rats ne développant pas d'hyperglycémie sont systématiquement réinjectés 7 jours plus tard avec la même dose de l'agent inducteur. S'ils demeurent résistants alors ils seront écartés de l'étude pharmacologique. Ceci permet de limiter à 10% la proportion de rats non diabétiques.

Raffinement

Le protocole mettant en jeu un modèle de douleur chronique, une attention particulière est portée aux animaux, aux conditions de stabulation et aux soins post-induction du diabète. Les rats sont observés tous les jours et évalués à l’aide d'une grille de score spécifique au modèle; des points limites adaptés au modèle et un arbre décisionnel sont mis en place , pouvant conduire à la mise à mort de l'animal (très rare < 2%). En raison de polydipsie et de polyphagie développées après l'induction du diabète, les personnels veillent à ce qu’il y ait un apport en eau suffisant et permanent (2 biberons de capacité double/cage) ainsi qu’en granulés dans la mangeoire. Les rats diabétiques sont stabulés à raison de 3 rats/cage maximum, le milieu des cages est enrichi par des tunnels en matière plastique, des morceaux de bois à ronger, du coton pour construire un nid et les litières sont partiellement changées quotidiennement en enlevant une partie de la sciure souillée et en apportant de la sciure fraiche afin de conserver l'environnement olfactif du rat.

Choix des espèces

Le choix du rat est justifié par i) sa pertinence physiologique (nombreuses similarités structurelles et fonctionnelles de son système nerveux avec l’humain) pour permettre des extrapolations ; ii) la richesse de ses comportements facilement observables et mesurables, reproductibles, pour l’étude des fonctions cognitives et de la douleur ; iii) sa facilité de manipulation et sa docilité, iv) son cycle de vie court (permettant d’étudier en quelques semaines les effets d’une pathologie chronique qui évolue sur plusieurs mois chez l’homme) ; v) la possibilité de développer des modèles de maladies humaines, dont le diabète de type 1, permettant de tester de nouvelles thérapies potentielles avant de passer aux essais cliniques chez l’humain. Rats jeunes adultes (âgés de 7-8 semaines): des jeunes adultes sont préférés car le taux de létalité est plus bas (3 % chez les 6-11 semaines et 220-400 g) que chez des rats plus âgés (83 % chez les rats de 12-17 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 88
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 8
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 88

88 souris vont être utilisées, dont 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour un prélèvement sanguin terminal et le prélèvement d'organes. Elles reçoivent sous anesthésie une injection de nouvelles capsules lipidiques destinées à transporter des acides nucléiques, et le porteur indique qu'une toxicité d'intensité sévère peut apparaître dans les minutes qui suivent, puis d'intensité modérée pendant les vingt-quatre premières heures, avec des effets sur le comportement, l'alimentation, la mobilité et l'apparence. L'intérêt annoncé tient à la fabrication de ces composés à partir de déchets de l'industrie, donc à leur faible coût et à leur disponibilité à grande échelle. Le porteur décrit une phase in vitro de sélection des composés, affirme ensuite que ces essais ne permettent pas d'appréhender la complexité physiologique d'un être vivant, et rattache l'effectif de 88 souris aux conditions de réalisation des tests réglementaires de toxicité.

Objectifs

La recherche et le développement de nouvelles capsules pour la délivrance de médicaments est devenu un axe de recherche majeur depuis l'apparition récente des vaccins à ARN messager contre la COVID19. L'utilisation de molécules de type lipide s'est mise en place afin de proposer de nouvelles approches. Le rôle de ces molécules est de servir de transporteurs dans le domaine de la cancérologie ou la vaccination. Si les molécules formées permettent d'encapsuler des petites protéines et les acides nucléiques (ADN, ARN), leur efficacité reste insuffisante pour plusieurs applications médicales. Le projet consiste à développer une nouvelle génération de transporteurs ayant une meilleure stabilité, rigidité et également la possibilité de cibler spécifiquement certains organes.

Bénéfices attendus

L'intérêt de ce projet est de pouvoir évaluer une potentielle toxicité de nouvelles molécules permettant le transport des acides nucléiques. Si ces nouvelles molécules ne présentent pas de toxicité, elles auraient un intérêt pour le développement de vaccins à ARN messager ou bien pour le transport de petites protéines. De plus, ces nouveaux composés synthétisés sont issus de déchets de l'industrie ce qui pourrait permettre une disponibilité à grande échelle avec un coût très faible.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés/analgésiés deux fois pour réaliser l'injection des molécules durant une dizaine de minutes et lors du prélèvement de sang terminal avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Un stress léger de quelques secondes pourra être induit lors du déplacement de l'animal de sa cage pour le mettre dans la cage sous la lumière chauffante puis dans la boite d'induction de l'anesthésie. Une douleur légère pourra être induite lors de l'injection pour l'administration du composé testé ainsi que pour l'administration de l'anesthésie/analgésie, cette douleur sera d'une durée maximale de 30 secondes. Une toxicité pourrait être induite suite à l'injection du composé avec une possibilité d'intensité sévère sur une période de plusieurs minutes. Si une toxicité apparait cela peut affecter l'animal de plusieurs manières que ce soit au niveau du comportement, de l'alimentation, la mobilité dans la cage et son apparence. Cette toxicité est d'une intensité modérée sur les premières 24h de la procédure.

Devenir

À l'issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir faire un prélèvement sanguin d'un volume important. Ce prélèvement de sang permettra de réaliser des analyses de sang. De plus, certains organes seront prélevés afin d'évaluer la toxicité au niveau de ces derniers.

Remplacement

Des études in vitro, sur des cellules en culture, seront menés en amont du projet. L'objectif de ces études est de déterminer le meilleur rapport entre l'agent de transfection et l'ARN et d'évaluer ensuite la toxicité et l'efficacité de transfection. Cette première série de tests va permettre de réduire le nombre de composés à tester. Le choix est fait selon le composé ayant obtenu le plus fort signal avec la plus faible toxicité. Cependant, ces études in vitro ne permettent d'appréhender toute la complexité physiologique d'un être vivant, c'est pourquoi il est nécessaire de réaliser ces études chez l'animal également.

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimum pour réaliser cette étude. Cela correspond à 88 animaux répartis en 11 lots de 8 souris. Ce nombre d'animaux est le minimum pour réaliser des tests statistiques. Chaque lot correspond à un type de composé ou au contrôle. Bien qu'il s'agit d'un projet justifié d'un point de vue scientifique, le nombre d'animaux a été déterminé sur la base d'une directive européenne qui définit les conditions de réalisation des tests de toxicités réglementaires.

Raffinement

Lors de la phase d'acclimatation, l'expérimentateur restera auprès des animaux afin que ces derniers puissent s'habituer à l'odeur et à leur pesée pour diminuer le stress lors de la procédure. L'injection des composés se fera sous anesthésie à 37°C. Les animaux seront surveillés tout le long de la procédure mais une vigilance accrue sera réalisée durant la première heure post-injection en suivant les critères définis dans notre grille de score. Si un ou des points limites apparaissent des mesures retenues comme la mise en place d'analgésie seront appliquées.

Choix des espèces

Les animaux utilisés dans cette étude sont des souris. Il s'agit d'une espèce utilisée antérieurement au sein du laboratoire pour ce type de procédure. Les animaux seront utilisés à des stades entre 6 et 12 semaines. Cela correspond au stade jeune adulte pour ces animaux. Il s'agit de la tranche préconisée dans la directive 417 de l'OCDE.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
Souris : 346
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ 316
Devenir
 -
 -
 -
 346

Perte de poids au-delà d'un seuil, score de douleur trop élevé, animal horripilé et recroquevillé, respiration abdominale : la liste des motifs de mise à mort anticipée occupe l'essentiel de la rubrique consacrée au raffinement. 346 souris vont être utilisées, dont 316 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une injection unique sous anesthésie profonde déclenche une colite, avec diarrhée, saignements rectaux, perte de poids et un inconfort qui peut durer plusieurs jours, avant la pose d'un cathéter et une trentaine de minutes d'imagerie par particules magnétiques. Le porteur présente cette imagerie comme une alternative à l'endoscopie, qu'il décrit chez les patients comme longue, coûteuse et inconfortable, quand la mise au point de cette alternative passe par 316 souris en souffrance sévère.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de démontrer la faisabilité d'une imagerie de l'inflammation muqueuse digestive par une technique non invasive, quantitative et d'approche "corps entier". L'imagerie moléculaire de l'inflammation est un domaine de recherche prometteur, avec un potentiel certain de translation à l'homme. Le développement d'une stratégie d'imagerie non invasive de l'inflammation digestive en utilisant des particules magnétiques dirigées spécifiquement contre une molécule exprimée à la surface des vaisseaux sanguins digestifs (appelée MAdCAM-1), qui est surexprimée en cas d'inflammation digestive, apparaît particulièrement prometteur. La faisabilité d'une telle approche a déjà pu être démontrée par IRM. Cette approche permettait davantage de précision qu'une approche d'imagerie traditionnelle. Néanmoins, cette approche utilisait l'IRM qui est une technique ciblée sur une zone d'intérêt, au contraire de l'IPM (une nouvelle modalité d'imagerie) qui permet quant à elle l'obtention d'un signal "corps entier". L'utilisation de l'IPM apparaît donc pertinent. Il est souhaitable donc de valider cette approche d'imagerie moléculaire de l'inflammation en utilisant des particules couplées à un anticorps dirigé spécifiquement contre MAdCAM-1 dans des modèles précliniques d'inflammation muqueuse digestive en utilisant une imagerie "corps entier".

Bénéfices attendus

Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI) sont un problème de santé publique majeur puisqu'il s'agit actuellement des secondes pathologies inflammatoires les plus représentées au niveau mondial, avec un nombre de patients atteints en augmentation. Actuellement, la technique de référence pour le diagnostic et le suivi de ces pathologies est représentée par l'endoscopie avec prélèvement tissulaire pour analyse de la muqueuse digestive. Cette procédure diagnostique est relativement longue, coûteuse, inconfortable et invasive, pouvant engendrer des complications sévères comme des perforations digestives. De plus, l'analyse tissulaire comprend de nombreuses limites puisqu'elle ne permet pas une analyse complète du tractus digestif et n'offre donc qu'une vision partielle de l'organe étudié, avec un risque de faux négatif tant pour le diagnostic que pour le suivi thérapeutique. Il existe donc aujourd'hui un besoin de développer une technique non invasive, sensible et spécifique, permettant le diagnostic et le suivi des MICI. Cette étude permettra de démontrer la possibilité d'utiliser l'imagerie moléculaire couplée à une technique d'imagerie novatrice, quantitative, corps entier et non invasive.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : induction d'une colite inflammatoire par une injection unique d'un produit induisant l'inflammation sous anesthésie profonde (durée environ 10 minutes) ; pesées quotidiennes (durée inférieure à 5 minutes) ; pose d'un cathéter pour l'administration de l'agent de contraste sous anesthésie profonde (durée environ 15 minutes) ; réalisation d'examen d'imagerie avec injection d'agent de contraste (durée environ 30 minutes)

Impact sur les animaux

Les modèles de colite utilisés sont susceptibles d'occasionner des effets indésirables chez les animaux. Compte-tenu de notre expérience dans l'utilisation de ces modèles et des données de la littérature, le modèle de colite est susceptible de produire une diarrhée et des rectorragies. Il est susceptible d'entraîner une perte de poids chez les animaux, un inconfort physique et une souffrance de durée possiblement prolongée (quelques jours).

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer.

Remplacement

Des tests in vitro ont été réalisés pour évaluer la capacité de l'agent de contraste à cibler efficacement MAdCAM-1 sur des cultures de cellules vasculaires mises en conditions inflammatoires. Néanmoins, il reste nécessaire d'étudier l'affinité de l'agent de contraste pour sa cible moléculaire à l'échelle de l'organisme, d'étudier le rapport signal/bruit à l'échelle de l'organisme, de comparer les données obtenues avec celles d'une imagerie sans produit de contraste spécifique. Les procédures expérimentales sont donc nécessaires afin de pouvoir valider la faisabilité de notre approche à l'échelle d'un organisme complexe, avant de pouvoir envisager une translation à l'homme. D'autres méthodologies expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne permettraient pas l'obtention du même niveau d'information.

Réduction

Le nombre d'animaux à utiliser dans ce projet a été évalué au regard de nos données antérieures et d'un test statistique de nombre de sujets nécessaires.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d'un temps d'acclimation d'une semaine afin de permettre une réduction du stress. Les animaux seront hébergés par groupe de 5 afin de conserver les interactions sociales. Le milieu sera enrichi par l'utilisation de matériel type boîte à oeufs, tunnel PVC ou igloo PVC, et coton. Dès l'initiation de la procédure, le suivi des animaux sera assuré deux fois par jour afin de rechercher l'apparition de signes de souffrance et de les prendre en charge. La douleur sera évaluée par utilisation d'une échelle validée. Les animaux seront pesés quotidiennement. Les animaux des groupes interventionnels bénéficieront d'une coupelle de croquettes humidifiées pour permettre une hydratation et une alimentation facilitée. Tous les animaux bénéficieront d'eau et de nourriture sans limite. Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de ne pas laisser une éventuelle souffrance méconnue perdurer. Les animaux seront mis à mort en cas de : perte de poids supérieure au seuil défini ; score moyen de douleur supérieur au seuil défini ; l'animal est horripilé et recroquevillé ; l'animal est agité et/ou non alerte ; l'animal présente une respiration abdominale ; la provocation de l'applicateur n'entraîne pas ou peu de changement comportemental ; pendant la pose du cathéter, l'injection des particules ou la perfusion intracardiaque, un problème d'anesthésie survient, l'animal présente des saignement abondant, ou un arrêt respiratoire. Durant les différentes procédures expérimentales, les animaux bénéficieront d'antalgie adaptée, d'anesthésie générale, d'anesthésie locale avant les incisions. Les animaux montrant des signes de souffrance sans atteinte des points limites pourront bénéficier d'une antalgie supplémentaire.

Choix des espèces

La souris est l'espèce animale qui a le plus été étudiée dans le domaine des pathologies inflammatoires chronique de l'intestin. L'anatomie et la physiologie sont, dans ces pathologies, globalement transposables à l'homme. L'ensemble des connaissances acquises au laboratoire et dans la littérature rendent cette espèce particulièrement intéressante pour l'étude des maladies inflammatoires de l'intestin. Nous utiliserons des souris adultes (6-12 semaines) en rapport avec l'âge des animaux utilisés dans les études précédentes et en concordance avec le fait que les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin représentent des maladies de l'adulte jeune chez l'espèce humaine. Le modèle de colite est de plus particulièrement pertinent et bien décrit chez des souris entre 6 et 12 semaines.