Lapins

362 contenus, page 13 sur 31
  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles musculosquelettiques
Lapins : 12
Chiens : 12
Cochons : 12
Moutons : 12
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ -
▲ -
Devenir
 4
 -
 44
 -

Amenés depuis un autre établissement le matin et ramenés le soir même, 12 chiens, 12 porcs et 12 brebis sont anesthésiés le temps d'une séance de scanner, à laquelle s'ajoutent 12 lapins hébergés sur place. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger et aucun des 48 animaux n'est tué dans le cadre de ce projet. Les lapins peuvent recevoir une anesthésie par jour pendant sept jours, pour un maximum de cinq scanners corps entier ou dix scanners ciblés, avec injection possible d'un produit de contraste. L'étude sert à préparer d'autres projets, ceux qui évalueront des candidats médicaments, et à l'issue les chiens, porcs et brebis repartent vers de nouvelles procédures expérimentales, quatre lapins seulement étant proposés à l'adoption.

Objectifs

L’objectif du projet est d’évaluer la faisabilité, la plus-value et les bénéfices scientifiques et/ou éthiques (réduction du nombre d’animaux nécessaire) de l’imagerie scanner dans différents projets relatifs à des aires thérapeutiques différentes : cardio-vasculaire, maladie de l’os et du cartilage, implants, … Ainsi, ce projet servira d’étude pilote afin de tester la faisabilité de l’imagerie (répondre à la question est-il possible de visualiser et/ou quantifier l’organe/tissu cible ?) et tester différents protocoles d’imagerie (injection ou non de produit de contraste, temps d’acquisition, paramètres scanner…) permettant d’obtenir des acquisitions optimales nécessaire pour répondre à l’objectif scientifique des études principales. La réalisation de scanner pourra être réalisé sur 4 espèces en fonction des besoins scientifiques des études principales : chez le lapin, la brebis, le porc ou le chien. Les résultats obtenus permettront d’intégrer de l’imagerie scanner ultérieurement dans le cadre d’étude précliniques d’évaluation de candidats médicaments. Les études principales cités ci-dessus feront l’objet de demande d’autorisation de projet spécifique pour chacune d’entre elles. Les animaux seront fournis par un second EU. Il s'agit donc d'un projet multisite qui se déroule sur 2 EU différents.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à évaluer si l’utilisation de l’imagerie scanner dans des études d’efficacité de nouveaux médicaments / d’implants, de tolérance locale, … peut-être avantageuse afin de répondre à des objectifs précis sans avoir recours à l’euthanasie des animaux à chaque délai et donc en réduisant ainsi le nombre d’animaux inclus dans ces études. Ce projet permettra également de valider l’utilisation de l’imagerie scanner en tant que méthode d’analyse précise et robuste dans les études principales d’efficacité.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 session d’imagerie scanner pour les porcs, brebis et chiens et au maximum 1 session d’acquisition scanner sera réalisé par jour pendant 7 jours pour les lapins (1 session d’imagerie correspond à une anesthésie mais pouvant servir à la réalisation de plusieurs acquisitions scanner dans la foulée pour tester différents paramètres). Au maximum, durant toute l’étude, 5 scanners corps entier pourront être réalisés ou 10 scanners ciblés sur une région afin de minimiser la dose d’irradiation reçue. Une session d’imagerie (anesthésie comprise) durera en moyenne entre 20 et 45 minutes (maximum 1 heure).

Impact sur les animaux

Les brebis, porcs et chiens seront transportés vigiles entre leur EU d’origine et notre EU. L’aller-retour se fera dans la même journée. Ces transports peuvent être une source de stress. Les brebis, porcs et chiens seront mis à jeun avant l’examen scanner. Les animaux recevront une anesthésie en fixe (chien, porc et brebis) ou gazeuse (lapin) afin de réaliser l’imagerie scanner pouvant induire un stress. Lors de cette même anesthésie, un produit de contraste pourra être injecté grâce à un cathéter en intraveineux. Une légère perte de poids (non systématique) pourrait être observé dans les quelques jours suivant l’anesthésie.

Devenir

Les animaux ayant simplement été utilisés pour des actes d’imagerie non invasives (n’étant pas infectés ou traités avec un traitement pouvant causer des effets secondaires à long terme), les animaux pourront être, après une période de réhabilitation, réintégrés dans une nouvelle procédures expérimentales. Pour les lapins, certains d'entre eux pourront être proposés à l'adoption.

Remplacement

Au cours de ce projet, l'objectif sera de tester la faisabilité de l’imagerie (répondre à la question est-il possible de visualiser et/ou quantifier l’organe/tissu cible ?) chez le lapin, la brebis, le porc ou le chien. Il n'existe donc pas actuellement de méthodes alternatives permettant de modéliser un corps entier ou certains organes/tissues en imagerie scanner afin de tester différents paramètres d'imagerie (paramètres scanner, injection ou non de produit de contraste, ...). L'utilisation d'animaux dans cette procédure expérimentale est donc nécessaire.

Réduction

Le recours à l’imagerie médicale par scanner (CT) permet de suivre, au cours du temps, les mêmes animaux sans avoir à les euthanasier pour réaliser des analyses histologiques par exemple. Ce projet permettra donc à terme, grâce au recours au scanner, de diminuer le nombre d’animaux inclus dans les études d’efficacité finales. L’objectif de ce projet, étant de mettre au point et de tester des protocoles expérimentaux permettant d’obtenir des images scanner exploitables pour répondre à des objectifs scientifiques d’autres projets, entre 1 et 3 animaux par étude seront utilisés (au maximum 12 lapins, 12 brebis, 12 porcs et 12 chiens). Sauf en cas d’atteintes des points limites, les animaux ne seront pas euthanasiés à l’issu de ces actes d’imagerie et seront retournés dans leur établissement d’origine pour les porcs, brebis et chiens. Pour les lapins, ils seront, autant que possible, inclus dans d’autres protocoles expérimentaux ou utilisés dans le cadre de la formation du personnel et/ou adoptés selon la procédure mise en place au sein de notre EU.

Raffinement

Pour les lapins, une période d’acclimatation de 7 jours à minima sera respectée. Ces animaux seront hébergés en groupes, en parc, pendant toute la durée de l’étude (sauf exception : bagarre ou blessure justifiant un isolement de l’animal sur recommandation du vétérinaire) avec des enrichissements appropriés tels que des bâtonnets de bois à ronger, du foin, des balles, une plateforme et cachette. Ils seront suivis quotidiennement afin de détecter précocement tout signe clinique anormal et ainsi mettre en place rapidement des mesures de soutien (désinfection de plaies, isolement, réhydratation …) ou mise à mort en cas d’état clinique irréversible. Les lapins seront pesés une fois par semaine afin de suivre l’évolution de leur poids. La fréquence des pesées pourra être augmentée suivant l’état clinique des animaux et le nombre d’actes d’imagerie réalisé par animal. Une évaluation clinique des animaux sera basée sur différents critères adaptés à l’espèce. Pour les espèces: brebis, porcs et chiens, un transport sera organisé dans le respect du bien-être animal et de la réglementation en vigueur entre les deux EU. Des tapis anti-dérapants seront mis en place. Un contrôle clinique de chaque animal sera réalisé par du personnel qualifié (vétérinaire, technicien ou zootechnicien) au départ et à l’arrivée. Afin de limiter le stress des animaux, une période de repos de minimum 1h sera respectée entre la réception des animaux et l’anesthésie pour les acquisitions scanner, et entre le réveil des animaux et le transport retour. Du gel oculaire de type vaseline ou Ocrygel sera appliquée au niveau de la cornée lors des anesthésies des animaux afin d’éviter tout assèchement oculaire. Une attention particulière sera portée à la lutte contre l’hypothermie : température de la salle, l’animal est placé sur le sol équipé d’un isolant avec des couvertures si besoin. Des lampes chauffantes seront rajoutées si nécessaire. En cas de doute, une mesure de la température rectale sera réalisée.

Choix des espèces

Les espèces (lapins, brebis, porcs et chiens) seront utilisés au stade adulte (à partir de 10 semaines pour les lapins, 4 mois pour les porcs et 12 mis pour les brebis et chiens). Les espèce et les stades de développement ont été choisies en fonction des espèces et des stades de développement qui seront utilisées à la suite de ce projet pour évaluer l’efficacité de nouveaux candidats médicaments. L’adéquation entre les espèces et leur stade de développement de l’étude de mise au point et les études principales d’efficacité ultérieures est indispensable pour éviter tous biais expérimentaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 5000
Rats : 200
Cochons d'Inde : 200
Hamsters dorés : 200
Lapins : 200
Furets : 200
Cochons : 100
Souffrances
▲ -
▲ 3245
▲ 1505
▲ 1350
Devenir
 -
 -
 -
 6100

Inoculés avec un agent infectieux bactérien ou viral après avoir reçu un candidat vaccin, 5 000 souris, 200 furets, 200 lapins, 200 rats, 200 cochons d'Inde, 200 hamsters dorés et 100 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger pour 3 245 d'entre eux, modéré pour 1 505 et sévère pour 1 350, avec poils hérissés, hyperthermie, signes neurologiques et troubles respiratoires attendus selon les protocoles. Le porteur écarte l'analgésie au motif que les antalgiques modifieraient la réponse immunitaire étudiée, et indique que les animaux atteignant un score clinique critique sont mis à mort avant la fin de l'étude. Ni les pathogènes testés ni les candidats vaccins ne sont nommés, l'établissement se bornant à mentionner des agents de classe 2 ou 3 et un maximum de six doses infectieuses évaluées.

Objectifs

Le projet consiste à évaluer, sur l’animal, l’effet protecteur ou thérapeutique d’un candidat vaccin ou d’un traitement anti-infectieux contre une infection. Pour se faire, dans un premier temps des études de développement seront réalisées pour établir les modèles animaux dit infectieux afin de représenter la maladie d’intérêt. Ces études permettront de définir entre autres les doses infectieuses du pathogène cible, bactérien ou viral, qui sera inoculé chez l’animal. À la suite de cela, des études d’efficacité (ou d’épreuve) seront réalisées dans ces modèles infectieux. Les animaux recevront le candidat (vaccin ou traitement) dont l’efficacité sera mesurée par le degré de protection induit contre l’inoculation du pathogène.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus pour ce projet sont la mise sur le marché ou éventuellement l’utilisation en essai clinique, de différentes préparations vaccinales ou de traitements anti-infectieux, d’évaluer les nouvelles voies d’administration ou les nouvelles formes pharmaceutiques qui permettent d’améliorer la performance du vaccin ou du traitement anti-infectieux. Enfin, ce projet peut permettre de comprendre les mécanismes d’action, la caractérisation de la réponse immunitaire et d’identifier des corrélats de protection. La découverte de nouveaux candidats permettra de lutter contre des maladies et de sauver des vies humaines dans le monde.

Procédures

Les études de protection et d’efficacité thérapeutique consistent à administrer des antigènes, anticorps, sérums dont la dose peut être unique ou multiple sous différentes voies d’immunisation en vue de protéger contre une épreuve par un agent infectieux. L'infection est unique, plus rarement répétée. Plusieurs voies d'épreuve peuvent être utilisées. Ces différents types d’injection durent moins d’une minute.

Impact sur les animaux

L’administration des candidats vaccins, ou thérapeutiques génère des signes cliniques légers (réactogénicité locale avec principalement de l’érythème voire parfois un gonflement et une induration des tissus, rarement des poils hérissés et une perte de poids transitoire de moins de 10%). Dans le cas de l’infection par le pathogène, en fonction du protocole appliqué les effets indésirables sont légers à sévères (poils hérissés, baisse d’activité, hyperthermie, signes neurologiques et troubles respiratoires et une perte de poids transitoire de moins de 15%).

Devenir

Aucun des animaux infectés ne peut être réutilisé pour des raisons sanitaires. Les animaux sont euthanasiés après épreuve par l’agent infectieux. L’euthanasie pourra être pratiquée plus précocement en fonction du type de test, de l’évolution des signes cliniques et de l’expérience du technicien animalier ou de recherche pour abréger la souffrance.

Remplacement

Dans le cadre du développement de candidats vaccins ou d’anticorps la réponse immunitaire ainsi que la protection induite par de nouveaux antigènes et des candidats vaccins doivent être évaluées sur un organisme entier. Ainsi à ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives in vitro pour évaluer les capacités d’un vaccin ou d’un anticorps à induire une protection contre une infection à un pathogène ou pour évaluer les réponses immunitaires post-infection, ou encore reproduire la complexité des réponses cellulaires et humorales impliquées dans la mise en place d’une immunité contre un agent infectieux. Le recours à l'animal de laboratoire s'avère donc nécessaire.

Réduction

Chaque étude est évaluée au plus juste et est revue par les biostatisticiens afin de définir le nombre minimum et suffisant d'animaux requis permettant une analyse statistique des résultats. 1. Interventions/Procédure 1= Etudes de développement pour établir les modèles animaux infectieux. Ces études permettront de définir entre autres les doses infectieuses du pathogène cible, qui sera inoculé chez l’animal. Quelques soient les espèces, les scientifiques après revue bibliographique sur la maladie d’intérêt définissent plusieurs doses infectieuses dont un maximum de 6 (le maximum 6 doses est le plus souvent utilisé pour la souris) qui seront évaluées selon un plan de l’étude établie par les biostatisticiens. Les biostatisticiens recommandent de reproduire ces études trois fois, dans les mêmes conditions expérimentales pour définir des doses robustes. Cependant les pas de dilution entre les doses seront resserrés afin d'affiner les doses d'infection et réduire le nombre d’étude et ainsi le nombre d’animaux. 2. Interventions/Procédures 2 et 3 : Etudes d’efficacité d’un candidat vaccin ou d’un traitement anti-infectieux contre une infection. Quelques soient les espèces, les scientifiques après revue bibliographique sur la maladie d’intérêt et en fonction du nombre de lots à tester élabore le plan de l’étude. Afin de réduire le nombre de lots, ceux-ci sont d’abord présélectionnés en amont sur des modèles vitro existants. Le plan d’étude est revu par l’équipe de recherche qui comprend d’autres scientifiques ainsi que des biostatisticiens afin de revoir les groupes et le nombre d’animaux afin de le réduire à un nombre suffisant pour que l’étude soit robuste.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Pour chaque étude, une période d’acclimatation est prévue et permet de diminuer le stress des animaux avant les épreuves. L’ensemble des contentions et des gestes techniques sont réalisés par du personnel qualifié. En fonction des pathogènes, une grille d'évaluation des signes cliniques post-infection sera mise en place entre le responsable d'étude, les biostatisticiens et les vétérinaires cliniciens. Cette grille permet d’évaluer le niveau de souffrance des animaux selon des critères cliniques spécifiques du pathogène, par un personnel spécifiquement formé. Dès que le score atteint un seuil jugé critique, les animaux sont euthanasiés avant la fin de l'étude pour abréger leur souffrance. Les autres options de traitement des points limites sont malheureusement exclues car les analgésiques modifient la réponse immune étudiée et les animaux infectés sortis d’étude ne peuvent être ni placés ni réutilisés. Les animaux qui rentrent dans ce projet sont utilisés pour évaluer l’efficacité de vaccins ou traitement thérapeutique contre des épreuves bactériennes ou virales de classes 2 ou 3. Pour des raisons sanitaires et de biosécurité, tous les animaux sont euthanasiés à la fin des procédures expérimentales.

Choix des espèces

Le modèle animal utilisé est sélectionné en fonction des pathogènes infectieux, des antigènes évalués, de la réponse immune analysée et des données de la littérature ou des connaissances scientifiques. Plusieurs critères entrent en ligne de compte pour le choix de l’espèce, voire de la souche : - développant une maladie et/ou une réponse immunitaire similaire à l’homme - sensible à l’infection - type d’antigènes : protéines, polysaccharides, pathogènes (vivants, atténués, non réplicatifs ou inactivés), acides nucléiques, anticorps en présence d’adjuvant ou non. D’autres aspects techniques sont aussi à prendre en compte : âge et taille des animaux (voie ou volume administrés, volume de prélèvement…), disponibilité des outils immunologiques adaptés à l’espèce (cytokines, marqueurs cellulaires…). Les souris transgéniques constituent une opportunité unique pour étudier les mécanismes d’actions et les voies associées à la réponse immunitaire et à la protection. Elles seront à phénotype non dommageable et ne nécessiteront pas de génotypage. Dans la plupart des protocoles, les rongeurs et les lapins sont tous utilisés après sevrage au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature. Pour des projets R&D particuliers, des animaux âgés seront utilisés pour étudier les phénomènes d’immunosénescence et l’évaluation de candidats vaccins pour les personnes âgées. De même, pour l’évaluation de candidats vaccins pédiatriques des modèles d’animaux juvéniles avec des systèmes immunitaires non matures, (souriceaux, raton ; etc…) seront utilisés.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 500
Lapins : 500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Tués pour analyse des tissus dans les études d'efficacité, ou réutilisés après retrait des points de suture pour la moitié des animaux utilisés dans la formation du personnel, 500 lapins et 500 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. La paupière d'un œil leur est cousue sous anesthésie générale pendant une vingtaine de minutes, opération qui peut irriter la cornée, déformer ou faire saillir la membrane nictitante, et dont les points peuvent s'arracher au grattage, les griffes étant coupées pour l'éviter. L'objet déclaré est d'améliorer l'absorption de traitements oculaires en empêchant le clignement, une partie des animaux ne servant qu'à entraîner du personnel à ce geste. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne permet de mimer l'œil dans sa globalité fonctionnelle.

Objectifs

La blépharorraphie est une intervention chirurgicale courante en ophtalmologie vétérinaire pour des multiples indications thérapeutiques, notamment : le soin des ulcères de la cornée ou de plaies/érosions cornéennes, le soin des œdèmes cornéens, le soin des kératites. Le but de projet sera donc celui d'effectuer cette pratique chirurgicale dans le cas où cela améliorerait l'absorption de certains traitements oculaires.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'optimiser l'efficacité de certains traitements en utilisant la blépharorraphie, qui permettra une meilleure libération de certains principes actifs en contrant le clignement des yeux.

Procédures

La seule intervention effectuée sera la suture de la paupière (blépharorraphie) d'un seul œil (sauf dans le cas particulier d’études pharmacocinétiques à temps courts si les animaux restent endormis) effectuée sous anesthésie générale avec administration d’anti-douleurs. L'intervention aura lieu une seule fois dans chaque étude et dure environ une vingtaine de minutes. Des prélèvements de sang pourront être effectuée en cours d'étude sur animaux vigiles, en suivant les recommandations scientifiques qui détaillent le volume maximum prélevable selon le poids de l'animal suivant un temps de repos adapté.

Impact sur les animaux

La blépharorraphie est une pratique chirurgicale couramment utilisée en ophtalmologie vétérinaire et humaine, sans difficultés techniques majeures et avec d'excellents résultats. Mis à part les manipulations lors des pesées des animaux et la contention des animaux pour les observations journalières ainsi que la piqûre pour l'injection des produits anesthésiants, cette technique pourrait induire : -irritation de la cornée par contact avec les fils de suture -déformation du cartilage de la membrane nictitante -protrusion de la membrane nictitante (souvent réversible) - infection à la suite de la chirurgie (risque très faible mais présent avec tout acte chirurgical). Ces phénomènes restent rares, réversibles et indolores. La douleur de l'acte chirurgical sera soulagée par injection d'un analgésique en plus de l'anesthésie. De l’anesthésie jusqu’au réveil, une baisse de la température corporelle pouvant induire un stress est attendue, elle sera minimisée par l’utilisation de tapis chauffant (lapin) ou d'armoires chauffantes (rats) selon les espèces. Les points de suture peuvent s’enlever (grattage de l’animal, par exemple) au bout de quelques jours, mais il sera possible de les refaire sous anesthésie et sans douleur. Afin d’éviter que les animaux s’arrachent des points de suture lors d’un éventuel grattage, une coupe des griffes sera effectuée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour analyse des tissus dans le cas des études d'efficacité des traitements. Pour la formation du personnel, la moitié des animaux seront euthanasiés pour analyse des tissus en histologie et l'autre moitié sera reutilisée une fois le retrait des points de suture effectué.

Remplacement

A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans son environnement et dans sa globalité fonctionnelle. En effet, l’œil est composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen, cornéen, humeur aqueuse …) de physiologie différente et soumis aux variations environnementales, aux interactions des tissus et organes voisins. Compte tenu de la complexité de l’organe et en l’absence de modèle alternatif, le projet nécessitera donc d’avoir recours à des animaux.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à l'aide des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques suivant la distribution des données, avec possibilité d'effectuer des comparaisons multiples suivant le choix du test (paramétrique ou non paramétrique). Chaque groupe traité sera comparé à celui du groupe témoin. Afin d’avoir une puissance aux tests au moins égale à 0,80, un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien- être. Les animaux auront des enrichissements adaptés. Aucun examen invasif ne sera réalisée sur les animaux à la suite de la suture des paupières. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Des enricchissements supplémentaires (une balle de cellulose en plus, par exemple) sont prévus dans le cas des lapins qui seront hebergés individuellement.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie a une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, cette pratique chirurgicale est largement connue en médecine vétérinaire et s'effectue très bien chez le lapin et chez le rat. Les animaux utilisés seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie. Les lapins inclus dans ce projet auront 8 à 15 semaines et les rongeurs 6 à 12 semaines conformément aux publications de référence qui servent de base aux modèles et qui correspond à la maturité visuelle chez ces animaux.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Hamsters dorés : 150
Lapins : 75
Furets : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Avant une étude de toxicité, il s'agit de vérifier que des hamsters dorés, des lapins et des furets réagissent à des candidats vaccins contre la grippe et d'autres infections respiratoires. 300 animaux non-humains, 150 hamsters dorés, 75 lapins et 75 furets, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués sous anesthésie générale à la fin des études. Chacun reçoit une à quatre injections intramusculaires de vaccin, espacées d'une semaine à un mois, et des prises de sang en cours d'étude, puis la mise à mort permet de prélever la rate, des nœuds lymphatiques et "une grande quantité de sang". Le porteur précise que ces études d'immunogénicité sont "exigées par les autorités". Il affirme que les trois espèces retenues sont "les plus appropriées" pour réagir correctement aux vaccins, sans dire ce qui justifie chacune.

Objectifs

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la grippe représente une menace sérieuse pour la santé publique, surtout dans les pays à faible revenu. Les infections respiratoires aiguës, dont l'influenza, sont parmi les principales causes de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées ou ayant des maladies chroniques. La vaccination est essentielle pour protéger les populations vulnérables contre ces maladies. Plusieurs vaccins saisonniers sont disponibles, mais leur efficacité peut varier d'une année à l'autre en raison des mutations virales. Chaque année, les virus de la grippe subissent des changements, ce qui nécessite souvent l'ajustement des formulations vaccinales. L'objectif de la recherche est de développer des vaccins plus stables qui pourraient offrir une protection durable, réduisant ainsi la nécessité de modifier fréquemment les vaccins. La recherche se concentre également sur le développement de vaccins contre d'autres agents pathogènes respiratoires. Ce processus nécessite la sélection d'antigènes capables de déclencher une réponse immunitaire efficace, souvent renforcée par des adjuvants. Après des phases préliminaires in silico (par ordinateur) et in vitro (tests sur des cellulaires), il est important de tester les candidats vaccins sur des modèles animaux, car la complexité du système immunitaire ne peut être entièrement reproduite en laboratoire. Notre projet a donc pour objectif d'utiliser des animaux pour évaluer l'immunogénicité de candidats vaccins contre l'influenza, afin d'améliorer la protection des populations à risque.

Bénéfices attendus

Le projet vise à évaluer l'immunogénicité et la tolérance de candidats vaccins, ainsi il permet de sélectionner des molécules qui seront ensuite étudieées plus en détail en vue de leur mise sur le marché. En développant des vaccins plus stables et durables, nous espérons réduire la morbidité et la mortalité liées aux infections respiratoires. De plus, les résultats contribueront à la recherche sur d'autres maladies respiratoires, enrichissant notre compréhension des réponses immunitaires et renforçant l'importance de la vaccination dans la prévention des maladies infectieuses. D’autre part, il est encore possible d’améliorer le confort, la tolérance et l’efficacité des vaccins déjà existants.

Procédures

Les animaux seront soumis à un ensemble d'administration et de prélèvements :(1) Administration du vaccin par voie intramusculaire (2) Prélèvements sanguins en cours et fin d'étude sous anesthésie (3) Prélèvements d'organes après l'euthanasie en fin d'étude. Le nombre d’immunisation (administration du vaccin) et les volumes d’administration respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale, de la voie d’administration et du poids de l’animal. Cependant, il sera compris entre 1 à 4 immunisations selon le plan d’administration avec 1 semaine à 1 mois entre deux immunisations. Le volume et la fréquence des prélèvements sanguins respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale et du poids de l’animal. La durée pour les administrations et les prélèvements seront de quelques secondes. En fonction de l'espèce et de la voie de prélèvement, les animaux seront préalablement anesthésiés (anesthésie gazeuse réversible en quelques minutes ou anesthésie chimiques d'environ 20min).

Impact sur les animaux

La principale nuisance attendue chez les animaux est liée aux injections de vaccin ainsi qu’aux prélèvements sanguins, ce qui est susceptible d’apporter un inconfort et/ou de générer du stress chez l’animal. Le nombre d’immunisations et les volumes administrés respecteront les recommandations éthiques : ils dépendront de l’espèce animale, de la voie d’administration et du poids de l’animal. Les prélèvements sanguins et les volumes de prélèvement respecteront également les recommandations éthiques : ils varieront en fonction de l’espèce animale et de son poids. Un temps de repos nécessaire sera observé entre deux prélèvements, en fonction du volume prélevé. De plus, comme tout produit de santé, un vaccin peut entraîner des effets indésirables. Ces derniers surviennent généralement dans les deux semaines suivant la vaccination, ou plus rarement deux mois après. Dans l’immense majorité des cas, ces effets sont légers à modérés. Il s’agit principalement de réactions inflammatoires naturelles dues à la mobilisation du système immunitaire après l’injection du vaccin. Cette inflammation peut provoquer des symptômes tels que fièvre, douleur et rougeur au site d’injection. Plus rarement, des réactions allergiques à l’un des composants du vaccin peuvent survenir.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés sous anesthésie générale. Pour les besoins des études, certains organes sont prélevés après l'euthanasié (exemple : rate, noeuds lymphatiques), ainsi qu’une grande quantité de sang.

Remplacement

Les premières phases de sélection des antigènes se déroulent in vitro. Cependant, étant donné que le vaccin à développer a une visée clinique, il est essentiel d’obtenir des données dans des conditions réelles d’utilisation. L’utilisation d’un organisme complet et vivant devient donc indispensable, notamment pour le suivi post-immunisation. Par ailleurs, le fonctionnement du système immunitaire est très complexe et implique des mécanismes qu’il est impossible de reproduire autrement. De plus, des études d’immunogénicité sont exigées par les autorités dans le cadre du développement des vaccins.

Réduction

Le nombre d’animaux doit permettre d’identifier une différence significative entre les produits testés, sur la base de la comparaison quantitative et qualitative des immunisations obtenues (taux d’anticorps, affinité, spécificité, etc.). Les premières études sont réalisées avec des nombres reduits d'animaux, par exemple 3 lapins par groupe. En fonction des résultats obtenus, ce nombre peut être affiné s’il est possible de mettre en évidence des différences significatives avec moins d’animaux. Les effectifs et les tests statistiques seront définis en fonction du nombre de série d’observation, la dépendance ou indépendance de ces séries d’observation, la nature des variables (quantitative ou qualitative), et la nature du test (test paramétrique ou non paramétrique).

Raffinement

Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une durée propre à chaque espèce animale. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les animaux seront hébergés en groupe sociaux et recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (rotation des jouets par exemple). Des évaluations cliniques sont mises en place (observation quotidienne de l’état général, du comportement, etc.). Les actes douloureux ou provoquant un stress élevé, seront réalisés sous anesthésie, avec analgésie adaptée. Tout au long des études les animaux sont manipulés/observés par un personnel formé et habilité à travailler chez les espèces en question. Les voies et volumes de prélèvement et d’administration suivront les recommandations des publications. De plus, des points limites suffisamment prédictifs sont mis en place pour suivre l'état de l'animal.

Choix des espèces

Le but de cette manipulation, qui précède une étude de toxicité, est de s'assurer que l’espèce est adaptée aux vaccins que nous allons tester. Il est important de choisir un modèle qui réagit correctement au vaccin, et pour cela, trois espèces sont les plus appropriées. Les animaux seront de jeunes adultes (car croissance terminée, paramètres physiologiques stables, réponse immunologique optimale) mais pourront également être des animaux jeunes, dont le système immunitaire ne serait pas mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Lapins : 56
Souffrances
▲ 56
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 56

Anesthésiés, munis de cathéters, puis soumis pendant deux heures à un clampage des deux pédicules rénaux pour simuler une défaillance des reins, 56 lapins subissent une procédure de quatre heures. Chacun reçoit en perfusion les émulsions lipidiques à tester et fournit treize prélèvements de sang, soit 19 mL. L'objet est de doper l'élimination des toxines urémiques pendant une séance d'hémodialyse, méthode déjà brevetée et testée chez le porc, avant un essai clinique déjà budgété et financé. Tous les lapins sont tués avant tout réveil, le porteur indiquant que l'insuffisance rénale aiguë provoquée par le clampage ne pourrait pas être prise en charge et menacerait leur survie.

Objectifs

L’insuffisance rénale chronique terminale concerne en France plus de 90 000 patients et nécessite pour assurer leur survie le recours à la dialyse ou à la transplantation. Les toxines urémiques sont des composés qui n’étant plus éliminés par les reins s’accumulent chez les patients insuffisants rénaux. L'insuffisance rénale terminale est donc associée à l'accumulation d'un très grand nombre de ces toxines responsables d’effets délétères sur l’organisme. Certaines toxines sont très mal éliminées par les techniques courantes de dialyse. Ces toxines que l’on ne sait pas bien épurer contribuent par leur toxicité aux complications et à la mortalité associées à l’insuffisance rénale terminale. Nous avons développé une nouvelle stratégie d’hémodialyse permettant de mieux éliminer ces composés en testant des composés qui en potentialisent l’élimination. Nous avons récemment démontré chez le porc hémodialysé que la perfusion de certains lipides permettait de « doper » l’efficacité de la séance d’hémodialyse en améliorant l’élimination des toxines urémiques. Les lipides utilisés présentent toutefois l’inconvénient d’être très rapidement métabolisés. Nous souhaitons tester des formulations différentes pour l’administration des lipides (lipides complexes) afin de limiter leur dégradation et de maximiser leur efficacité. Nous souhaitons en outre évaluer la meilleure voie d'administration des lipides (par voie intraveineuse ou par voie orale). Le lapin constitue un modèle de choix car sa taille et donc son volume nous permettront de réaliser tous les prélèvements de sang nécessaires à notre étude. Le lapin présente également l’avantage d’avoir un métabolisme lipidique très proche de celui de l’homme.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons développer une nouvelle méthode d’hémodialyse qui permettent de mieux éliminer certaines toxines urémiques en perfusant des lipides pendant la dialyse. Cette étude vise donc à tester la meilleure formulation et la meilleure voie d’administration des lipides pour améliorer l'élimination de ces toxines urémiques lors d'une séance d'hémodialyse. Cette méthode a été breveté et nous avons démontré l’efficacité de son efficacité dans une étude préclinique chez le porc. La présente étude nous permettra de démontrer l’efficacité et d’évaluer la sécurité et la bonne tolérance de notre protocole avant d’entreprendre l’étude clinique qui a d'ores et déjà été budgétée et financée.

Procédures

La procédure nécessite une opération chirurgicale pour induire l’insuffisance rénale chez les lapins. La procédure dure environ 4h00 pour chaque animal (30 min de préparation (pré-anesthésie -induction de l’anesthésie), 1h15 de chirurgie, 2h de prélèvement). L'animal sera anesthésié et une analgésie préventive sera mise en place par perfusion d'un morphinique. Durant cette anesthésie, le lapin recevra en perfusion des solutés à tester pendant deux heures et plusieurs prélèvements de sang seront réalisés (représentant au total moins de 11% du volume sanguin total de l'animal). L’animal sera euthanasié par injection létale a l’issue de l’expérimentation sans que ce dernier ne soit réveillé afin d’éviter toute détresse ou toute douleur. Chaque animal ne subira qu'une et une seule procédure expérimentale.

Impact sur les animaux

Les principales complications envisagées sont de possibles hypotensions et la formation de thromboses dans les cathéters. Ces complications ne sont pas létales pour l’animal et ne sont pas génératrices de souffrance mais susceptibles d’être à l’origine d’un arrêt prématuré de la procédure pour l’animal considéré. La tension artérielle étant monitorée en continue, les hypotensions pourront être traité en séance par mise en place d’une perfusion de sérum physiologique. La formation de thromboses dans les lignes d’hémodialyse peut survenir mais sera systématiquement prévenue par une administration systématique d’un anticoagulant (l’héparine) en début de protocole au besoin complétée par l’administration de doses supplémentaires.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort sans réveil à l’issue du dernier prélèvement afin d'éviter toute douleur ou toute détresse. A l’issue de l’expérimentation, le lapin sera euthanasié sous anesthésie générale. Outre les abords chirurgicaux susceptibles d'être à l'origine de douleurs post-opératoires, les animaux auront subi pendant 2h un clampage bilatéral des pédicules rénaux (pour simuler une défaillance rénale) et ils développeraient une insuffisance rénale aigue s'ils étaient maintenus en vie. Cette insuffisance rénale aigue ne pourrait pas être prise en charge et menacerait leur survie. Il est donc plus éthique d'euthanasier les animaux avant leur réveil.

Remplacement

L’évaluation et les preuves de concept ont été réalisées in vitro sans nécessiter l’utilisation d’animaux. En effet, les premiers essais ont été réalisés sur de larges volume de sang de boeuf (collectés dans un abattoir) en utilisant des générateurs d’hémodialyse et du matériel utilisés en clinique. Nous avons ainsi pu démontrer la grande efficacité de notre système mais la limite de ces expériences in vitro est que nous travaillions sur un modèle simplifié qui ne reproduit qu’imparfaitement la distribution des toxines dans l’organisme. II nous est en outre impossible in vitro d’en vérifier la sécurité d’emploi et la bonne tolérance de notre procédure et de mesurer la métabolisation des composés testés.

Réduction

Les données préliminaires dont nous disposons nous ont permis de calculer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour garantir une bonne puissance statistique. Le calcul d'effectif a été réalisé sous G*Power prenant une taille d’effet de 0,6, la comparaison de 7 groupes, un risque alpha de 0.05 et une puissance de 0.8. Avec ces donnée l’effectif total calculé est de 56 animaux soit 8 animaux par groupes. Il sera en outre possible de collecter certains tissus du lapin post mortem pour permettre à d’autres laboratoires ou établissements de réaliser des tests (ex: foie pour le dosage de l'activité d'enzyme mitochondriales en TP à l'université) . La possibilité de collecter des tissus de lapin post mortem sera systématiquement proposée sur la mailing-list des SBEA locales afin de promouvoir la réutilisation de tissus.

Raffinement

Les animaux seront hébergés, par groupe de 8 pour satisfaire leur instinct grégaire. Un enrichissement (ballons, jouets, cartons, batônnets à ronger…) sera systématiquement proposé. Nous avons choisi de réaliser la procédure entièrement sous anesthésie générale et d’euthanasier les animaux sans les réveiller à l’issue de la procédure. Le protocole anesthésique et analgésique a été optimisé avec une anesthésie gazeuse complétée par une infusion continue d’un morphinique afin de prévenir toute douleur. Trois points limites ont été identifiés : Hypotension sévère et incontrôlable, Coagulation massive et irrécupérable dans les cathéters empêchant toute perfusion et/ou tout prélèvement sans possibilité d’un autre cathéter. Hyperthermie maligne. Si l’un de ces point limite est rencontré et ne peut être contrôlé, la procédure sera interrompue et l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Le présent protocole implique pour la réalisation de cinétique des prélèvements sanguins répétés sur le même animal (13 prélèvements de sang soit un volume de 19 mL) . Cette procédure n’est donc possible que sur un animal disposant d’un volume sanguin suffisamment grand. Le lapin constitue un modèle de choix car son volume sanguin nous permettra de réaliser les 13 prélèvements de sang sans induire une diminution trop importante du volume sanguin (

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Lapins : 5
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5
▲ -
Devenir
 2
 -
 -
 3

5 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour prélever dans leur sang des anticorps destinés à la recherche. Chacun reçoit huit injections d'antigène réparties sur cinq mois et subit dix-sept prélèvements sanguins à l'oreille entre le deuxième et le cinquième mois, sur animal vigile. Le porteur qualifie ces anticorps d'outils "indispensables" pour étudier la maturation des ovocytes de xénope, et indique vouloir tester leur production par culture cellulaire. Deux lapins sont proposés à l'adoption après évaluation de leur état, les autres sont tués si la procédure a altéré leur état général.

Objectifs

Notre laboratoire étudie les mécanismes moléculaires régulant les deux divisions cellulaires qui définissent la maturation des ovocytes de xénope. Nous nous intéressons en particulier aux protéines qui contrôlent le bon déroulement de la méiose et à leurs modifications. Pour une étude en profondeur de ces mécanismes, des outils comme des anticorps spécifiques de ces régulateurs sont indispensables. Notre modèle d’étude est tel que nous ne disposons pas dans le commerce d’une large gamme d’anticorps spécifiques de protéines en général et de nos protéines d’intérêt en particulier. Ce projet se déroulera sur 5 ans et nous permettra d’obtenir des anticorps dirigés contre les régulateurs protéiques de la méiose. L’objectif in fine sera de répondre aux questions qui restent en suspens sur le déroulement de la méiose avec des outils biologiques adaptés.

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes gouvernant la maturation des ovocytes est un enjeu majeur de la recherche fondamentale. De plus, le modèle de xénope palie l’absence de connaissances quasi totales en recherche sur nos thématiques à partir d’ovocyte humain. Les résultats obtenus grâce à ces outils-anticorps devraient permettre à court terme d’avoir une vision plus précise du fonctionnement de ces acteurs protéiques, des voies de signalisation qu’ils contrôlent et des régulations qui en résultent. A plus long terme, ils pourraient contribuer au développement de connaissances des mécanismes qui régissent la maturation des ovocytes humains.

Procédures

Le projet comporte deux interventions permettant l’obtention d’anticorps présents dans le sang de l’animal. Ces interventions se dérouleront sur animaux vigiles qui pourront recevoir un analgésique. Il y a l’administration de l’antigène qui compte 8 injections réparties sur 5 mois. La seconde intervention consiste en des prélèvements sanguins qui seront au nombre de 17 répartis du 2ème au 5ème mois de procédure. La phase d'administration de l'antigène dure environ 10 minutes (immobilisation de l'individu, injection de l'antigène et soin). La phase de prélèvement s'effectue aussi en 10 minutes (immobilisation de l'individu, prélèvement sanguin et soin).

Impact sur les animaux

Les nuisances pour injection d'antigènes peuvent être la peur et le stress. Il peut aussi exister une douleur au point d'injection qui peut persister si une infection survenait. En ce qui concerne le prélèvement sanguin à l'oreille, il peut y avoir une légère douleur au point de prélèvement et un stress si l'animal a eu mal lors des prélèvement précédents.

Devenir

Les lapins hébergés dans l'animalerie et ayant suivi un protocole expérimental seront soit mis à mort si leur état général s'avère altéré par la procédure expérimentale soit proposé à l'adoption. Dans ce dernier cas, l'analyse des paramètres comportementaux et biologiques seront effectués pour connaitre l'état de santé de l'individu avant l'adoption.

Remplacement

Les anticorps polyclonaux obtenus après injection d’un antigène sont des outils indispensables pour effectuer notre recherche et pour répondre aux questions que nous nous posons et pour lesquelles nous avons obtenu un financement. En travaillant sur le modèle des ovocytes de xénope, il n’existe que très peu d’anticorps disponibles dans le commerce qui détectent les protéines endogènes présentes dans ces ovocytes. Toutefois, nous souhaitons trouver un moyen de remplacer l'animal pour obtenir ces anticoprs. Pour cela, la préparation d'anticorps via la culture cellulaire est une alternative intéressante que nous souhaitons tester et mettre en place.

Réduction

Ce projet a été conçu pour utiliser un nombre minimum d’animaux tout en garantissant l’obtention d’anticorps suffisants pour la réalisant des projets de recherche développés par l’équipe. Ainsi, les besoins des utilisateurs en anticorps seront soigneusement étudiés pour limiter le nombre d’animaux en expérimentation. Notre protocole propose d’utiliser un seul lapin par antigène contrairement à la plupart des fournisseurs privés qui, pour augmenter la possibilité de succès engagent 2 lapins par antigène. Nous pensons, par expérience, que le taux de succès provient de la qualité et/ou des propriétés antigéniques de la protéine que l’on injecte, ce qui justifie le rapport un lapin par antigène. Aucune approche statistique ne sera réalisée car inutile ici pour ce projet qui utilise un anticorps dirigé contre une protéine spécifique. .

Raffinement

Toutes les mesures de raffinement appropriées seront prises pour favoriser le bien-être des animaux dans le cadre de ce projet. Les lapins sont élevés (maintenus) dans une animalerie agréée où ils bénéficieront d’un environnement social et physique enrichi en étant regroupés par deux dans une animalerie hébergeant plusieurs individus visibles les uns des autres. Cet agencement favorise une surveillance individuelle de chaque animal tout en préservant leur tranquillité. Une phase de training (2/3 semaines) à la contention/manipulation sera effectuée avant le démarrage des procédures. Lors de la phase d’injection des antigènes, l’animal est pris dans les bras et tranquillisé. Il est ensuite disposé dans une cage à contention pour lui éviter tout risque de blessure. L’injection est réalisée en sous cutané (SC). Une surveillance quotidienne sera effectuée afin de vérifier l’évolution de la réaction au niveau du point d’injection. Il en sera de même pour suivre l’état général de l’animal qui sera comparé avec son comportement avant son entrée en expérimentation. Lors de cette phase expérimentale, la manipulation des animaux est minimale et tout sera fait pour leur permettre une phase post injection sans stress. Lors de la phase de prélèvement sanguin à l’oreille, l’animal sera à nouveau disposé dans une cage à contention. Les prélèvements seront réalisés par alternance sur l’une des deux oreilles afin d’éviter une répétition trop rapprochée entre deux prélèvements. Nous disposerons 2 individus par cage. Une attention particulière sera effectuée afin de vérifier la compatibilité et la bonne entente entre eux. Si ce n'était pas le cas, nous ferons constater la situation par notre vétérinaire référent afin de valider un isolement. Une augmentation des enrichissements dans la cage dans ce cas mise en place (Balles, blocs à ronger..)

Choix des espèces

Le lapin est connu pour être un modèle de choix pour l’obtention d’anticorps polyclonaux dans des quantités optimales pour les projets de recherche. En d’autres termes, l’obtention de sérum, plusieurs dizaines de millilitres, est à comparer avec quelques millilitres pour la souris et le rat. Pour pouvoir réaliser l’injection d’antigènes et le prélèvement de sang, les lapins seront âgés de 3 mois et plus pour un poids de 2,5-3Kgs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 8
Souffrances
▲ 3
▲ -
▲ 5
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 8

Évaluer la sécurité du laser d'une startup française avant qu'elle puisse envisager un essai clinique et monter ses dossiers réglementaires : 8 lapins néo-zélandais blancs sont utilisés pour cela, trois opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, cinq dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le laser vaporise le stroma de la cornée de l'œil droit, plan par plan, en quinze minutes, l'œil gauche servant de témoin, et le gaz produit est évacué par une incision. Chaque animal subit ensuite jusqu'à quatre séances d'imagerie oculaire et de mesure de la pression intraoculaire, environ quarante-cinq minutes à chaque fois, sous anesthésie générale et locale. Tous seront tués pour l'examen histologique des tissus oculaires, d'autres équipes récupérant leurs os et leur cochlée.

Objectifs

Actuellement, des lasers femtoseconde sont déjà utilisés en chirurgie réfractive pour remodeler la cornée. Ils sont employés dans deux techniques principales : 1) LASIK (Laser in Situ Keratomileusis) : le laser découpe un volet de la cornée, qui est ensuite soulevé manuellement par le chirurgien pour permettre à un laser excimer de remodeler le stroma cornéen. 2) LALEX (Laser Assisted Lenticule Extraction) : le laser découpe un lenticule, que le chirurgien retire à travers une incision dans la cornée. Une startup française développe une nouvelle technique, le RELAKS (Refractive Laser Assisted KeratoSublimation), où le stroma n'est pas simplement coupé mais vaporisé. Un plan est découpé dans la profondeur de la cornée, cette opération étant répétée plusieurs fois. Cela génère un volume de gaz qui est ensuite évacué via une incision réalisée au laser. L'objectif principal de cette étude est d'évaluer la sécurité de ce traitement, effectué avec ce système laser innovant, pour la sublimation du tissu intrastromal de la cornée chez le lapin. L'étude vise également à évaluer les performances du laser dans des conditions simulant celles observées en clinique.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer la sécurité de cette nouvelle technologie laser en tant qu'outil pour la chirurgie réfractive. Si les résultats de l'étude ne révèlent pas d'effets indésirables, l'entreprise qui développe ce dispositif pourra envisager une étude clinique. Cela constituera ensuite une étape vers la rédaction des dossiers réglementaires nécessaires pour obtenir les autorisations des instances de santé.

Procédures

Les animaux subiront une procédure chirurgicale par laser d'une durée de 15 minutes. Une imagerie ophtalmologique sans contact sera réalisée à 4 reprises maximum et 1 fois par semaine. Cette imagerie sera similaire à celle utilisée en clinique, et sera complétée par une mesure de la pression intraoculaire à l'aide d'un tonomètre à rebond vétérinaire. L'ensemble des mesures de suivi durera environ 45 minutes. Pendant toutes ces interventions, les animaux seront sous anesthésie générale, complétée par une anesthésie locale.

Impact sur les animaux

Ce type de chirurgie a déjà été réalisé dans notre laboratoire sur des lapins, mais avec une technologie laser femtoseconde différente, sans qu'aucun effet indésirable ne soit observé. Néanmoins, il est théoriquement possible que la technologie employée dans cette étude génère des résidus issus de l'interaction laser-matière, pouvant entraîner une inflammation temporaire de la cornée. Le dispositif, nécessitant un contact direct avec la cornée, pourrait également provoquer des lésions épithéliales similaires à celles observées en clinique. Ces lésions sont temporaires et devraient disparaître dans les 48 heures suivant l'intervention.

Devenir

En fin de procédure les animaux seront mis à mort pour étude histologique des tissus oculaires. D'autres équipes de recherche récupéreront les os et la cochlée des animaux.

Remplacement

Aucun dispositif ex vivo ou in silico ne peut reproduire la complexité de l'organisation de l'œil et de ses composants, ni la réponse inflammatoire à l'interaction du laser avec la cornée. L'effet cataractogène, par exemple, peut apparaître 1 à 2 semaines après l'exposition au laser. Après les nombreuses études ex vivo menées par la startup conceptrice du laser, cette étape est à la fois logique et indispensable pour progresser vers des études cliniques, et ultimement, une mise sur le marché.

Réduction

L'entreprise ayant développé ce dispositif a réalisé de nombreux tests ex vivo, dont les résultats ont été satisfaisants, permettant ainsi de réduire au maximum le nombre de lapins par groupe. Nous effectuons les manipulations uniquement sur l'œil droit, l'œil gauche servant de contrôle, ce qui diminue de moitié le nombre d'animaux nécessaires. De plus, en tenant compte de la variabilité interindividuelle observée lors de nos études précédentes au laboratoire, ainsi que de notre objectif de comparer, à l'aide de suivis cliniques et d'analyses histologiques post-mortem, l'état des tissus oculaires des yeux contrôles et des yeux traités pour chaque animal, nous utiliserons des échelles de graduation semi-quantitatives. Pour garantir un échantillonnage suffisant en vue d'une analyse statistique avec des tests de rangs non paramétriques (Oeil Gauche vs Oeil Droit), nous avons estimé qu'un minimum de 3 animaux pour le groupe 1 et de 5 pour le groupe 2 est nécessaire..

Raffinement

Les animaux arriveront au moins une semaine (7 jours) avant toute manipulation. Tout est mis en œuvre pour limiter au maximum le stress et la douleur des animaux, notamment par l'utilisation de la sédation lors des observations. Chaque animal bénéficie de soins de qualité prodigués par du personnel qualifié, aussi bien pendant les interventions qu'en dehors, afin de garantir un bien-être optimal tout au long de l'étude. La douleur et l'inflammation sont rigoureusement contrôlées grâce à des critères d'évaluation prédéfinis et sont prises en charge à l'aide de moyens pharmacologiques adaptés (analgésiques/anesthésiques et anti-inflammatoires). Les lapins sont hébergés dans des cages conformes aux réglementations, interconnectées pour encourager l'interaction sociale, et dans un environnement enrichi (jouets Kong et autres jeux). L'eau et la nourriture (granulés et foin) sont fournies à volonté ("ad libitum") et de la musique est diffusée dans la salle d'hébergement pour réduire le stress et atténuer les bruits environnants. Nous avons déjà mené avec succès ce type de chirurgie au laboratoire et maîtrisons les paramètres environnementaux à contrôler. De plus, grâce aux nombreuses études ex vivo réalisées, l'entreprise connaît parfaitement son dispositif, ce qui garantit la rapidité et le succès des interventions chirurgicales. Pour diminuer le risque inflammatoire et le risque infectieux, des gouttes d'un antiinflammatoire seront instillées deux fois par jour pendant sept jours. En cas d'inflammation persistante, une injection sous-conjonctivale ou une instillation de gouttes oculaires d'immunosuppresseur sera effectuée deux fois par jour aussi longtemps que nécessaire. Durant la première semaine après l'opération, une personne qualifiée et familiarisée avec le modèle de lapin effectuera des visites quotidiennes pour observer les animaux et vérifier s'ils montrent des signes de souffrance. De plus, pour la gestion de la douleur nous ajouterons du metacam dans l’eau de boisson sur la première semaine (qui sera rallongé si des signes d’inflammations et de douleurs sont visible à J7).

Choix des espèces

D'un point de vue éthique et pratique, les lapins sont les animaux couramment utilisés en expérimentation animale pour les études ophtalmologiques en raison de leur anatomie oculaire qui est proche de celle de l'homme. Pour que l'observation soit représentative de ce qui pourrait se produire chez l'homme à l'avenir, il est important que la chambre antérieure de l'œil de l'animal ne soit pas trop petite. C'est pourquoi nous choisissons des lapins âgés d'environ 3 mois (12 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Lapins : 28
Souffrances
▲ -
▲ 14
▲ 14
▲ -
Devenir
 -
 -
 12
 16

La demande vient d'un fabricant qui veut une formulation prête à l'emploi de son agent de contraste échographique, la version autorisée en Asie imposant une reconstitution avant injection et une lyophilisation très polluante. 28 lapins vont être utilisés pour comparer trois formulations candidates, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. La moitié reçoit deux ou trois fragments de tumeur implantés dans le foie par une incision abdominale de 3 cm, chaque animal étant anesthésié jusqu'à quatre fois, pour des durées de une à deux heures trente. Les 16 lapins porteurs de tumeurs hépatiques sont tués, les 12 autres devant être réutilisés dans un autre projet ou confiés à une association de replacement, et le porteur affirme que l'animal entier est "essentiel" pour suivre la diffusion du produit, une modélisation restant hors d'atteinte faute de données publiées.

Objectifs

Les agents de contraste sont des produits injectés par voie veineuse lors d’un examen échographique afin d’améliorer le contraste entre les différents tissus. Le principe est basé sur la présence de microbulles gazeuses à l’intérieur du produit qui vont augmenter le contraste échographique lors de leur passage. Un agent de contraste autorisé surtout en Asie présente un taux de détection des tumeurs du foie très important. Cependant, il n’est pas autorisé en Europe car il doit être préparé avant injection (ajout d’un liquide dans les bulles déshydratées). Ce processus est contraignant en clinique et une fois reconstitué, le produit ne reste stable que 2 heures maximum et doit donc être utilisé rapidement. Enfin, le process de fabrication implique une étape de lyophilisation qui est extrêmement polluante (émission d’un gaz à effet de serre). C’est pourquoi le fabricant souhaite à présent développer une nouvelle formulation du produit qui soit prête à l’emploi, sans passer par une étape de lyophilisation. Trois formulations potentielles sont disponibles et doivent à présent être testées dans un organisme vivant afin de finaliser la validation du produit prêt à l’emploi. L’objectif de cette étude est 1) de sélectionner parmi les 3 candidats celui qui a le meilleur potentiel et 2) de comparer ce candidat final au produit de référence afin de valider qu’il présente bien les mêmes caractéristiques biologiques.

Bénéfices attendus

Ce produit de contraste est très reconnu dans les pays où il est autorisé dans le cadre du diagnostic des tumeurs hépatiques. Cependant, le fait qu’il soit à reconstituer et que sa production génère un gaz à effet de serre est un frein à sa mise sur le marché en Europe notamment. Si une des formulations prêtes à l’emploi s’avère être aussi performante que la formulation d’origine, il sera un outil supplémentaire en diagnostic des tumeurs hépatiques.

Procédures

La moitié des animaux subiront une petite incision de 3 cm en haut de l’abdomen pour placer 2 ou 3 fragments de tumeurs dans le foie puis l’ouverture sera suturée (muscle puis peau). Cette intervention durera environ 20 min. Les animaux seront anesthésiés 4 fois maximum (une contention de 10 secondes et une injection dans les muscles du dos). Les anesthésies dureront entre 1h et 2h30. Les animaux seront pesées 2 fois par semaines.

Impact sur les animaux

Les nuisances/effets indésirables sur l’animal sont principalement marqués par : * Stress lors des contentions pour les prémédications avec douleur lors de l’injection * nuisances liées à la chirurgie : - douleur possible au niveau de la zone chirurgicale * nuisances liées au suivi : - pesée et examen clinique deux fois par semaine (stress).

Devenir

12 animaux seront réutilisés dans un autre projet si un autre projet nécessite des lapins au même moment ou ils seront replacés par l’association White Rabbit. Les 16 autres animaux seront mis à mort car ils auront des tumeurs dans le foie.

Remplacement

Une phase de mise au point a été réalisée sur cadavre issu d’un autre projet. L’évaluation du produit de contraste passant par le temps de diffusion, l’animal en entier est essentiel pour voir le comportement du produit à travers l’organe cible après avoir circulé dans la circulation générale. Une modélisation pourrait être créée mais il n’existe pas suffisamment de données à l’heure actuelle (une seule publication trouvée avec la même méthode de mesure).

Réduction

Le fait que le lapin soit son propre contrôle (il recevra toutes les formulations) permet de réduire de moitié le nombre d’animaux. Les mesures seront répétées 2 ou 3 fois par animal et ces données seront moyennées ce qui permettra de réduire l’effet de la variabilité intra individuelle (fréquence cardiaque, température centrale...). Une méthode statistique a permis de calculer le nombre d’animaux nécessaire.

Raffinement

Les animaux seront réchauffés et monitorés pendant les anesthésies. Les animaux seront hébergés par deux ou trois. Si les animaux sont incompatibles, ils bénéficieront de temps dans un espace de « jeux » plus grand que leur cage comportant cabane, tunnel, hamac... Ces temps de 30 min maximum, permettent aux animaux d’exprimer leur comportement de curiosité. Les animaux sont habitués aux techniciens par des temps d’échanges et distribution de friandises. L’état des animaux est évalué par un score basé sur la position des oreilles, l’aspect du poil et l’alimentation. 12 animaux seront replacés s’ils ne peuvent pas être réutilisés sur le champ dans un autre projet.

Choix des espèces

Le lapin est l’animal le plus petit permettant d’utiliser le matériel d’échographie humaine. De plus le lapin est le seul gros animal pour lequel on dispose d’un modèle tumoral permettant de tester les formulations dans le contexte dans lequel elles seront utilisées. L’ expertise sur la pousse tumorale est sur le lapin jeune adulte, c’est pourquoi ce stade de développement est choisi.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 210
Cochons d'Inde : 120
Lapins : 540
Chiens : 240
Chèvres : 330
Moutons : 660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 870
▲ 1230
Devenir
 -
 -
 -
 2100

Le nombre de moutons, chèvres, chiens, lapins, rats et cobayes opérés dépend des études signées avec des donneurs d'ordre, pour tester des dispositifs médicaux orthopédiques avant leur mise sur le marché. 2 100 animaux non-humains vont être utilisés, 660 moutons, 330 chèvres, 240 chiens, 540 lapins, 210 rats et 120 cobayes, tous tués à l'issue pour examiner les tissus autour du dispositif, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré ou sévère. Chacun subit une chirurgie de trente minutes à trois heures pour recevoir l'implant, certains une seconde pour le retirer, avec des prises de sang et jusqu'à trois séances d'imagerie sur des études qui peuvent durer plusieurs années, et le porteur cite parmi les risques une infection et un déficit moteur des membres postérieurs. Il affirme que leur utilisation "est requise dans la réglementation", et indique que lapins, cobayes et rats sont aussi choisis "pour des raisons économiques et éthiques", par exemple pour des études de faisabilité menées sur des individus venus d'études précédentes.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en orthopédie . Ces produits destinés à être mis en contact avec le corps humain doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux des données de performance et de tolérance des produits de santé en orthopédie. Ainsi, il est possible d’étudier ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, élargissant l’offre et améliorant ainsi les chances de guérison et le confort des patients humains traités.

Procédures

Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 0h30 et 3h00). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), analgésie et antibiothérapie . Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 00h30 et 3h00). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent être réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère (en général, en fonction de la durée de l'étude (plusieurs années possibles), 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : - douleur et stress liés à la chirurgie (nuisance modérée). - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours (nuisance légère)- risque infectieux lié à la chirurgie (nuisance modérée à sévère)- hématome ou oedème au niveau du site opératoire, pouvant entrainer une gêne locomotrice en plus de la douleur (exemple : déficit sensitif et/ou moteur des membres postérieurs) (Nuisance légère à modérée).

Devenir

Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : tests mécaniques sur des vertèbres pour évaluer la fusion dans le cadre de la procédure de stabilisation de la colonne vertébrale ). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation. A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé en orthopédie.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu) pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Les études de screening précédemment citées permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêts à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes", sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d’animaux est arbitré à partir du nombre de sites requis en analyse. Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. De cette façon, le nombre d’animaux précisé ci-dessus constitue une estimation basée sur l’historique des essais conduits durant ces dernières années. De plus les normes requierent un nombre minimal d'animaux par produit analysé et par délai d'analyse, et le type de dispositif implanté ne permet pas toujours la réalisation d'un grand nombre de sites par animal. Le nombre d’études sur 5 ans est donc estimé à 36 (3 x 12 procédures expérimentales ; pour 660 ovins ; 330 caprins ; 240 chiens ; 540 lapins ; 210 Rats ; 120 cobayes).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : - Le stress des animaux : Avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire, pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (en fonction de l'espèce : jouets, plateforme de repos…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…). - La douleur des animaux : En phase post-opératoire, les suivis sont renforcés et completée par des scores de suivi de la douleur. La présence d'un vétérinaire sur site permet également la réalisation de soins post-opératoires spécifiques et adaptés. Les signes cliniques servant de points limites sont listés dans le document joint en annexe, pour la prise de décision des mesures à mettre en place pour limiter les souffrances.

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Les produits de petite taille/miniaturisés seront testés préférentiellement chez les rongeurs ou le lapin. Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le chien ou les ovins/caprins. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (pour une étude sur le long terme, utilisation d’espèces à longue durée de vie). Le choix entre les grands modèles repose aussi sur les similarités avec l’Homme : - Caractéristiques anatomiques (structure des os, épaisseur du cartilage...), poids, propriétés mécaniques et régénération osseuse des ovins/caprins et des chiens - Caractéristiques anatomiques et mécaniques des lapins, des cobayes et des rats. Ces espèces sont souvent utilisées également pour des raisons économiques et éthiques (exemple : réalisation d’études de faisabilités via la réutilisation d’animaux d’études précédentes ) - Colonne vertébrale uniforme et régulière simplifiant les procédures chirurgicales, structure et biomécanique de la colonne lombaire et thoracique similaires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Lapins : 70
Souffrances
▲ 70
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 70

Choisis parce que leur peau brûle d'une façon jugée transposable à celle de l'être humain, contrairement à celle du cochon ou de la brebis, 70 lapins adultes sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chacun subit des tirs d'ultrasons focalisés en plusieurs points du foie et de la face interne des cuisses, jusqu'à six emplacements par animal, sous une anesthésie qui peut durer six heures. L'objet réel du projet est de fixer les seuils de puissance au-delà desquels la peau des patients brûlerait, pour raccourcir la durée des traitements par ultrasons et lever un frein à leur adoption. Le porteur justifie la mise à mort par la nature des prélèvements à effectuer, sans en préciser davantage.

Objectifs

La technologie des ultrasons focalisés, connue par l’acronyme HIFU, permet de détruire des tissus pathologiques sans incision. La focalisation permet de n’atteindre des températures dommageables que pour les cellules au voisinage immédiat du point focal. Toutefois, la peau doit être refroidie en continu car, même si l’énergie y est moins concentrée, cette couche est particulièrement absorbante. Cette modalité pâtit généralement toutefois d’un temps de traitement plus long, qui freine son adoption. Dans ce contexte, le but de cette étude est d’améliorer la compréhension de l’accumulation de chaleur au niveau de la peau dû à l’énergie acoustique incidente. Ceci permettra de définir les paramètres d'adminitration des ultrasons garantissant la sécurité de la peau, en évitant une accumulation de chaleur excessive qui induirait une brûlure de peau. L’objectif est également de mieux comprendre le phénomène de chauffe de la peau seule, dans un modèle utilisant le lapin, en injectant un liquide sous-cutané afin d’isoler le derme des tissus sous-jacents. L'intérêt du liquide est de créer une zone d’absorption nulle aux ultrasons en créant ainsi une séparation thermique quasi-parfaite entre la peau et les tissus plus profonds (foie ou muscle).

Bénéfices attendus

Le bénéfice pour les êtres humains serait à long terme de proposer un traitement non invasif et ciblé des tumeurs dans différents tissus.

Procédures

Les lapins sont soumis à l'administration d'ultrasons (pulse) par voie externe en 2 sites (région du foie, région interne de la cuisse) sous anesthésie générale. Cette intervention est réalisée sous anesthésie générale qui dure maximum 6h.

Impact sur les animaux

Les procédures sont réalisées sous anesthésie générales En dehors des très rares complications possibles à l'induction de l'anesthéise (allergie, décompensation cardio-respiratoire), sont attendus des manifestations de stress lié à la contention, la manipulation des animaux et à l'induction de l'annesthésie par injection intra-musculaire. Aucune douleur n'est attendue durant la phase sous anesthésie générale.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude en raison de la nature des prélèvements à effectuer pour analyse.

Remplacement

La définition des limites de sécurité en termes de puissance maximale et de fréquence de répétition des tirs repose sur des phénomènes complexes faisant entrer en ligne de compte des paramètres biologiques liés la dynamique du flux sanguin, et notamment une vasoconstriction locale, ainsi que l’architecture des couches de la peau, pour lesquelles les paramètres acoustiques, d’absorption notamment, ne sont pas documentés avec une précision suffisante. Une première estimation peut être réalisée in silico, mais elle est très imprécise. La définition de formules de sécurité différenciée en fonction des organes-cibles requiert l’emploi d’un modèle in vivo.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, les lapins seront allongés en hyperextension, afin que le foie soit bien dégagé. Cela permet de disposer de deux emplacements à cet endroit au lieu d’un, car l’air présent dans les viscères induirait une réflexion des ultrasons dès le début du pulse. D’autre part, les faces médiales et latérales des pattes postérieures pourront également fournir un emplacement de tir chacune, pour un maximum de 6 emplacements par animal, en fonction de la pilosité. Six individus seront utilisés pour chacun des 10 couples configuration/profondeur, pour un total de soixante individus. Ces données obtenues dans des configurations précises seront extrapolées numériquement à l’ensemble des configurations cliniques possibles. Un lot de validation de 10 individus sera ensuite utilisé pour valider que lors de l’implémentation d’un traitement en conditions réelles, avec une profondeur variable, les valeurs limites d’intensité à la peau définies précédemment permettent d’assurer sa sécurité, i.e. la procédure de traitement par ultrasons n’engendre pas de brûlures de peau.

Raffinement

Les lapins sont hébergés dans les conditions répondant aux standards de l'espèce. Les enrichissements distribués consistent en des blocs de foin compactés, des bûches de bois à ronger et des jouets (balles, haltères en plastiques). Les cages disposent de plateforme permettant de se poser en hauteur ou de se cacher. Les lapins sont anesthésiés durant l'ensemble de la procédure et entouré de bouilottes d'eau chaude. Les paramètres de l'anesthésie sont surveillés pendant toute l'anesthésie. En cas de signe de douleur, un analgésique sera administré.

Choix des espèces

Le lapin est le meilleur modèle pré-clinique pour l’étude de l’échauffement cutané et les données collectées par le passé pour définir la procédure de traitement actuellement utilisée en clinique se sont révélées fiables pour le passage à l’homme. Par comparaison, le type de brûlures qui peuvent être observées sur cochon ou sur brebis correspondent à des dommages de couches plus profondes et modélisent mal ce qui se passe sur l’homme. Nous utiliserons des animaux adultes pour disposer de zones de tir les plus grandes possibles et de la latitude nécessaire à l’étude des profondeurs de traitement (au moins 2 cm de profondeur sous la peau, pour les tirs les plus profonds).

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 434
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 434
▲ -
Devenir
 -
 -
 232
 202

Obtenir l'autorisation de mise sur le marché de dispositifs médicaux, prothèses, pansements, ovules ou gels lubrifiants : 434 lapins vont être utilisés dans des tests d'irritation cutanée, oculaire, vaginale, rectale et intradermique, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les réactions attendues vont de l'érythème à l'escarre, avec destruction de l'épiderme et du derme, œdème, et pour l'œil larmoiement, œdème de la cornée et atteinte de l'iris, effets pouvant persister jusqu'à la fin de l'étude, soit vingt et un jours. Les lapins sont hébergés seuls jusqu'à sept semaines et maintenus dix à vingt minutes sur un portoir de contention pour les traitements vaginaux quotidiens. Le porteur précise que les antalgiques ne sont administrés que dans les tests oculaires, "puisque ce sont les exigences de la norme utilisée", et que cette même norme impose l'espèce, 232 lapins peu ou pas irrités étant réutilisés dans un autre test et les autres tués.

Objectifs

Les professionnels de santé utilisent aujourd’hui des dispositifs médicaux (prothèses, pansements, ovule, gel lubrifiant...) que nous appelons « DM ». Le but du projet est d’évaluer la biocompatibilité de ces dispositifs. Autrement dit nous devons déterminer si les dispositifs, qui vont avoir un contact direct avec les tissus et fluides interne, sont compatibles avec le corps humain. Parmi les paramètres à étudier pour évaluer la biocompatibilité d’un DM, il faut évaluer sa tolérance locale, autrement dit sa capacité à ne pas induire de réactions d’irritation. Afin de répondre aux obligations règlementaires avant mise sur le marché de produit, nous réaliserons sur le modèle du lapin des tests d’irritation cutanée, oculaire, vaginale, rectale, et intradermique. Cette évaluation est imposée par les instances règlementaire européennes.

Bénéfices attendus

Le projet permet d’obtenir des données expérimentales utilisées pour conclure sur la sécurité biologique d’un DM, autrement dit sa biocompatibilité. Ce projet fait partie intégrante de l’évaluation biologique des DM, une exigence essentielle en matière de sécurité requise par le Règlement Europpéen et exigée par les organismes notifiés afin d’accorder ou non la mise sur le marché. Le but est d’obtenir une autorisation de mise sur le marché de DM sans risque pour la santé de l’homme.

Procédures

* Tolérance cutannée : Un traitement local (maximum 24h) sur 3 animaux vigiles. En fonction du projet le traitement peut être répétés, la durée peut varier. Deux pesées. Observations macroscopiques tous les jours jusqu’à la fin de l’étude. Euthanasie (1minute). *Tolérance intradermique : Un traitement (5minutes) sur 3 animaux vigiles. Deux pesées. Observations macroscopiques tous les jours. Euthanasie (1minute). *Tolérance oculaire : Analgésie (30 sec) au début de l'étude et si besoin pendant le déroulé du projet. Un traitement local dans le sac conjonctival sur 3 animaux vigiles (1minute). Deux Pesées. Observations macroscopiques tous les jours, nécessitant un colorant (2minutes). Euthanasie (1minute). * Tolérance sur muqueuse vaginale et anale : Traitements vaginaux quotidien (espacés de 24h) sur 6 (traitement d’un produit pur) ou 12 (traitement par extrait) animaux vigiles. Les animaux restent sur le portoir de contention entre 10 et 20 minutes selon le nombre d’animaux à traiter. Deuxpesées. Observations macroscopiques tous les jours. La durée de l’étude et le nombre de traitement peut varier en fonction du projet. Euthanasie (1minute). Autopsie et prélèvement des organes.

Impact sur les animaux

*Tolérance cutanée : les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Il peut y avoir une sécheresse cutanée, une perte de souplesse de la peau, un érythème pouvant aller jusqu’à la formation d’escarre et/ou de croûte, une destruction de l’épidermes et du derme, et de l’œdème. Les effets observés peuvent restés jusqu’à la fin de l’étude, soit 14 jours. *Tolérance oculaire : les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Il peut y avoir du larmoiment, de l’œdème, des conjonctives, de l’érythème, une atteinte cornéenne (opacitée, néovascularisation, œdème cornéen), une atteinte de l’iris. Les effets observés peuvent restés jusqu’à la fin de l’étude, soit 21 jours. * Tolérance intradermique : les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Il peut y avoir un érythème pouvant aller jusqu’à la formation d’escarre et/ou de croûte et de l’œdème. Les effets observés peuvent restés jusqu’à la fin de l’étude, soit 3 jours. * Tolérance sur muqueuse vaginale et anale : les réactions attendues sont locales, limitées à la zone de traitement. Il peut y avoir un érythème, de l’œdème et des écoulements. Les effets observés peuvent restés jusqu’à la fin de l’étude, durée du traitement varie en fonction du projet. L'ensemble des procédures sont classées en modérées. Les animaux étant hébergés individuellement, ils ont un contact limité avec leurs congénères ce qui limite également l’expression de comportements grégaires (durée d'hébergement maximal: 7 semaines).

Devenir

Concernant les tests de tolérance cutannée et oculaire, les lapins n’ayant pas présenté de signes d’irritation ou des signes très légers et uniquement sur les trois premiers jours d’observation peuvent être récupérés pour être réutilisés dans une autre procédure utilisant une voie d’administration différente. Ceci dans un souci d’éthique animale et de réduction des animaux utilisés. Si les signes d’irritation observés sont plus importants, alors les animaux ne pourront être réutilisés car ils auront été traités avec une substance d’essai classée à minima irritante pour la peau. Dans ce cas là les animaux seront euthanasiés. Pour les tests de tolérance intradermiques, les animaux sont euthanasiés à la fin de l’étude. Les tests de tolérance sur muqueuse vaginale ou anale conduisent également à l’euthanasie des animaux puisque des analyses histopathologiques sont nécessaire à la conclusion de l’étude.

Remplacement

Pour l’ensemble des études de tolérance locale, tout matériau connu pour être irritant pour la peau, les yeux ou les muqueuses ou ayant un pH ≤ 2.0 ou ≥ 11.5 ne doit pas être testé. Dans des cas exceptionnels où une caractérisation/évaluation des risques est nécessaire malgré cela, ces cas doivent être justifiés et documentés. Par ailleurs, les tests d’irritation ne doivent être envisagés que si les données de sécurité ne peuvent pas être obtenues par d’autres moyens. A l’heure actuel un test in vitro est aujourd’hui accepté par les autorités règlementaires et peut être utilisé pour remplacer certains tests in vivo. Ce test est également régi par la norme 10993-23 (+ adaptation de l’OCDE 439). Il permet d’évaluer la tolérance locale pour les extraits des DM en contact avec une peau saine et lésée. Néanmoins lorsque le dispositif est un mélange, un implantable long terme, permet une communication interne externe ou qu’il est en contact avec les muqueuses les tests in vivo seront toujours recommandés. Le test in vitro repose sur la mesure de la viabilité cellulaire à travers l’utilisation d’épiderme reconstruit. Ces épidermes sont constitués de plusieurs couches de cellules épidermiques et d’une couche cornée enfin de créer une véritable barrière cutanée qui pourrait donc s’apparenter à la peau. Pour mesurer cette viabilité nous utilisons un produit chimique qui va pénétrer dans les cellules vivantes et sera réduit par les mitochondries en sel bleu de formazan et donc donnera une couleur violette. La lecture de la viabilité se fait ensuite par mesure de densité optique. Aujourd’hui, aucun test in vitro n’est accepté par les autorités règlementaires pour évaluer l’effet irritant d’un dispositif médical sur les yeux (norme ISO 10993-23). Une veille technologique et scientifique est effectué régulièrement par le groupe afin de rester attentif à des avancés scientifique et parution de nouvelles normes qui permettrait d'utiliser des méthodes in vitro à la place de methode in vivo.

Réduction

Tolérance locale : Les animaux utilisés dans ces études peuvent être issus d’autres études de tolérance locale où ils ont été traités avec une autre voie d’administration. Cela n'est possible que lorsque aucun effet ou des effets très légers ont été observés. Les animaux utilisés dans ces études sont de sexe indifférent à l’exception de l’irritation vaginale qui est réalisée sur des femelles. Pour l’ensemble des projets lapins, nous ne faisons pas de témoins positifs afin de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les études précédentes présentant des scores nous servent de témoins. Le nombre d'animaux par étude est exigé par la norme ISO et le nombre de test annuel est basé sur une estimation au vue du nombre de test effectué les années précédentes. Aucun test statistique n'est utilisé dans ces projets.

Raffinement

A leur arrivée, les animaux sont mis en cage par l’animalier qui effectue un premier contrôle de leur état de santé. En vue de leur acclimatation aux conditions du laboratoire, les animaux sont gardés pendant au minimum 5 jours avant le début des procédures, dans des cages individuelles. La taille des cages est adaptée aux critères de bien être animal, elles sont équipées de plateformes, de cloisons transparentes, d’un fond perforé en noryl et un enrichissement par briquettes de bois est mis à leur disposition. S’il y a atteinte des points limites alors l’animal sera euthanasié pour raison éthique avant la fin de l’étude. Les points limites sont définis pour chacun des tests afin d’éviter toutes souffrance inutile aux animaux. Concernant le projet d’irritation oculaire, des analgésiques sont utilisés avant, pendant et après le traitement. L'analgésie continuera aussi longtemps que nécessaire. Les antalgiques ne sont possibles que pour les tests oculaires puisque ce sont les exigences de la norme utilisée.

Choix des espèces

L’espèce et le stade de développement des animaux à utilisé est imposé par la normes ISO 10993-23. Le choix d’une autre espèce doit être justifié. Pour la totalité des projets présentés, nous utilisons des lapins jeunes adultes de 9 à 15 semaines. Si des femelles sont utilisées elles doivent être nullipares et non gravides.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 21
Souffrances
▲ -
▲ 7
▲ 14
▲ -
Devenir
 -
 -
 7
 14

21 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour sept d'entre eux et modéré pour les quatorze autres. Ces quatorze reçoivent trois injections d'un candidat vaccin contre Klebsiella pneumoniae et jusqu'à six prises de sang, maintenus éveillés cinq minutes par prélèvement dans une cage de contention. Le porteur attend de la nouvelle formulation une production d'anticorps supérieure, l'objectif à terme étant de vacciner des populations à risque faute d'antibiotiques efficaces. Les quatorze sont tués au bout de soixante-dix jours, la mise à mort étant justifiée par le volume de sang à prélever, tandis que les sept lapins écartés après la phase de sélection restent disponibles pour d'autres études.

Objectifs

S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae et Acinetobacter baumannii, responsables de septicémie. Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables d’infections sanguines sont également résistantes à ces antibiotiques de dernière ligne. Des alternative aux antibiotiques, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Un candidat vaccin à usage humain, basé sur des cellules d’Acinetobacter baumannii inactivées (bactéries inoffensives dont tous les facteurs de virulence ont été retirés) et génétiquement modifiées pour exprimer des protéines de surface de Klebsiella pneumoniae, a déjà montré une protection significative dans un modèle d’infection à Klebsiella pneumoniae chez la souris. Une précédente étude a également testé la production d’anticorps chez le lapin en réponse à différente fréquences d’administration de ce candidat vaccin associé à un adjuvant (produit utilisé pour améliorer l’efficacité des vaccins). L’objectif est de poursuivre l’étude de ce vaccin chez le lapin en étudiant cette fois une nouvelle formulation (proportions de vaccin et d’adjuvant différentes des études précédentes) dans le but de déterminer quelle formulation est capable d’entrainer la plus grande production d’anticorps spécifiques.

Bénéfices attendus

La nouvelle formulation du vaccin devrait entrainer une meilleur réponse immunitaire. A terme, l’idée est de pouvoir favoriser la vaccination de populations à risque, en l’absence de traitement antibiotiques efficaces.

Procédures

Les animaux vont être soumis à différentes interventions : - 3 injections sur animal vigile 3 secondes par injection - 1 à 6 prélèvements sanguins sur animal vigile 5 minutes de maintien en cage de contention par prélèvement - 1 anesthésie générale suivie d’un prélèvement sanguin terminal (2 minutes) qui se terminera par une injection d’un euthanasiant (3 secondes) pour assurer la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur légère : - 3 injections Le candidat vaccin a déjà été testés chez la souris et le lapin et n’a montré aucun signe de toxicité. Nous n’attendons donc aucune toxicité lors de l’administration de cette nouvelle formulation. - 1 à 6 prélèvements sanguins sur animal vigile en cage de contention Les animaux seront familiarisés à la cage de contention au cours de 3 séances d’habituation réalisées avant le début de l’expérience. - 1 anesthésie générale suivie d’un prélèvement sanguin terminal qui se terminera par une injection d’un euthanasiant pour assurer la mise à mort. Le prélèvement sanguin terminal étant réalisée sous anesthésie générale, il ne sera associé à aucune douleur particulière.

Devenir

A l’issue de la phase 1 (sélection) , 7 animaux sur 21 seront exclus de l’étude. Ils n’auront subit qu’un prélèvement d’1 à 2 mL de sang à l’oreille (douleur légère) et pourront donc être réutilisés pour des études ultérieures. Les 14 animaux de la phase 2 (immunisation) seront mis à mort à l’issue des 70 jours d’expérience ou plus précocement s’ils montrent des signes de souffrance. Leur mise à mort est justifiée par la nécessité de récupérer suffisamment d’anticorps pour les analyses complémentaires ce qui implique le prélèvement d’une grande quantité de sang.

Remplacement

La production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La première étape indispensable à cette production est l’immunisation chez l’animal. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour l’étude de la production d’anticorps suite à une vaccination.

Réduction

Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. La sélection des animaux durant la première phase du projet permettra de réduire le nombre d’animaux qui participeront à la phase d’immunisation. Ainsi un tiers des animaux du projet subiront uniquement un prélèvement sanguin.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la phase d’immunisation. Un suivi accru sera réalisé durant les 6h suivant les administrations des traitements et la fréquence de surveillance sera augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux. L’administration des traitements n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude, supportés par une grille de score de douleur, ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance. Les injections et prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles et ne nécessiteront pas d’anesthésie ou d’analgésie particulière (comme chez l’homme). Seul le prélèvement terminal nécessitant un grand volume de sang sera réalisé sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Le lapin est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Également, l’efficacité du candidat vaccin sera ultérieurement testé dans un modèle d’infection chez le lapin. Des lapins mâles et femelles de 3-4 mois seront utilisés de façon à avoir une maturité immunitaire suffisante.