Lapins

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 210
Souffrances
▲ -
▲ 15
▲ 195
▲ -
Devenir
 5
 -
 10
 195

Les deux yeux de chaque lapin sont infectés par une bactérie après scarification de la conjonctive sous anesthésie, puis reçoivent jusqu'à soixante-dix administrations de collyre en deux semaines, avec des prélèvements par coton-tige et un examen oculaire chaque jour. 210 lapins subissent ces procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, avec conjonctivite attendue, œdème des paupières et inflammation de l'iris, et sont hébergés seuls dès l'infection. Le projet teste cinq à dix candidats médicaments pour un donneur d'ordre, en vue d'une mise sur le marché. 195 lapins sont tués, leur infection rendant selon le porteur toute réutilisation impossible, tandis que dix lapins de réserve non infectés seront réutilisés pour la formation du personnel et cinq proposés à l'adoption.

Objectifs

Les infections oculaires (conjonctivites, kératites et uvéites) sont un motif fréquent de consultation en ophtalmologie. Elles peuvent entrainer une gêne et des douleurs significatives mais également des complications sévères, jusqu’à la perte de la vision, si elles ne sont pas traitées correctement. Il est donc primordial de traiter rapidement et efficacement ces infections afin d’éviter des complications pouvant conduire à des interventions médicales ou chirurgicales. La multiplication des résistances aux antibiotiques nécessite constamment le développement de nouveaux médicaments offrant des traitements plus efficaces et mieux tolérés. L’objectif du projet est d’évaluer l’innocuité, la tolérance locale et l’efficacité de différents candidats médicaments (tel que des collyres) dans un modèle d’infection bactérienne oculaire chez le lapin. Entre 5 et 10 traitements à des posologies différentes pourront être testés au cours de ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera aux développements et éventuellement à la mise sur le marché de nouveaux produits ophtalmiques offrant des traitements plus efficaces et mieux tolérés contre les infections bactériennes oculaires.

Procédures

Les animaux subiront une intervention afin de réaliser l’infection des 2 yeux sous anesthésie et analgésie. La procédure d’infection durera en moyenne 30 minutes (anesthésie comprise). Les animaux vigiles recevront dans les 2 yeux les produits tests, références ou contrôles. Ces produits seront administrés entre 1 et 5 fois par jour. L’administration des traitements commencera le lendemain de l’infection et se poursuivra jusqu’à 7 ou 14 jours post-infection (en fonction de la durée de l’étude). Les animaux recevront donc au maximum 70 administrations oculaires. Ces administrations dureront environ 5 minutes. Des examens spécifiques oculaires des 2 yeux seront réalisés quotidiennement de l’infection jusqu’à la fin de l’étude (soit 8 ou 15 examens en fonction de la durée de l’étude post-infection). Ces examens dureront environ 10 minutes. Des prélèvements oculaires à l’aide d’un coton-tige seront réalisés sous anesthésie locale au niveau des 2 yeux avant l’infection (baseline), environ 12h après l’infection puis à 1, 2, 3, 4, 5, 7, 9, 11 et 14 jours après l’infection (soit 8 ou 11 prélèvements en fonction de la durée de l’étude post-infection : 7 ou 14 jours). Ces prélèvements dureront environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce modèle d’infection oculaire, une conjonctivite est attendue chez les animaux ce qui entrainera l’apparition de différents signes cliniques tels qu’une hyperémie palpébrale et bulbaire (accumulation de sang au niveau des paupières ou du bulbe oculaire), exsudation, chémosis (gonflement de la conjonctive), œdème des paupières, blépharite (inflammation de la paupière), iritis (inflammation de l’iris). La sévérité et la durée de ces signes pourront varier entre les animaux traités et non traités. Les animaux seront manipulés régulièrement (jusqu’à 5 fois / jour) pour différents actes susceptibles d’induire un stress : examen oculaire, examen clinique, pesée, administration des traitements, réalisation des prélèvements oculaires.

Devenir

Les animaux inclus dans les études seront euthanasiés à la fin du protocole car ils seront entrés dans une procédure infectieuse rendant leur réutilisation impossible. De plus, des prélèvements des yeux pourront être réalisés pour analyse histologique. Dans la mesure du possible, les animaux réserves qui n’auront finalement pas été inclus dans les études pourront être réutilisés pour de la formation continue du personnel ou adoptés selon la procédure d’adoption de l’EU.

Remplacement

Afin de répondre aux objectifs de ce projet ainsi qu'à des exigences réglementaires, le recours à l'expérimentation animale est nécessaire car il n'existe pas à l'heure actuelle de méthode alternative in vitro ou in silico permettant de modéliser la réponse d’un organisme entier vivant à une infection bactérienne locale (modélisation d’une situation clinique). En effet, cette réponse dépend d’un très grand nombre de facteurs impliquant notamment l’ensemble du système immunitaire. Une sélection in vitro des candidats les plus prometteurs pourra être réalisée en amont des études précliniques par le donneur d'ordre.

Réduction

Dans un premier temps, des études sur un nombre restreint d’animaux (3 animaux par conditions expérimentales) pourront être réalisées afin de valider l’établissement d’un modèle de conjonctivite et/ou d'ajuster différents paramètres tels que la concentration et la fréquence d’administration des traitements. Une fois les conditions optimales définies et afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant de conclure sur l’innocuité, la tolérance locale et l’efficacité des produits testés, des études avec des groupes d’au moins 6 animaux seront réalisées. Un groupe contrôle traité avec le placebo/véhicule sera systématiquement inclus dans les études.

Raffinement

Une période d’acclimatation de minimum 8 jours sera respectée pour les lapins. Les animaux seront hébergés avec les enrichissements appropriés (plateforme et cachette, bâtonnet de bois à ronger, balles (jeux) et galet de foin, autant que possible en groupe sociaux en parcs ou en cages durant la période d’acclimatation puis en individuel après l’infection afin d’éviter tout risque de bagarre pouvant engendrer des blessures au niveau des yeux ne permettant plus de répondre à l’objectif de l’étude (innocuité et tolérance locale). Les animaux seront observés quotidiennement, à l’aide d’une grille de scoring permettant d’observer à la fois leur état général et leur mobilité, afin de déceler précocement tout signe clinique anormal et mettre en place des mesures de prise en charge aussi rapidement que possible (mesures de soutien de type désinfection de plaies, hydratation, isolement etc. ou bien mise à mort en cas d'état de santé considérablement dégradé et irréversible). Des pesées seront réalisées quotidiennement. De plus, un vétérinaire ophtalmologue spécialisé réalisera quotidiennement un suivi clinique oculaire. Lors de l’anesthésie, une attention particulière sera portée pour éviter l'hypothermie : mise en place de tapis chauffant et/ou réveil des animaux sous lampe chauffante. Un gel oculaire sera appliqué sur les yeux de l’animal pendant l’anesthésie pour éviter le dessèchement cornéen. Un protocole analgésique sera mis en place avant et aprés la scarification de la conjonctive et un anesthésique local sera appliqué avant la scarification de la conjonctive et avant chaque prélèvement oculaire permettant la quantification de la charge bactérienne. Les lapins seront habitués à entrer dans la boite à contention. Pour cela, il seront placés plusieurs fois dans la boite en amont de l’étude sans réalisation de geste technique. Une récompense alimentaire (boulette croquante au fruit) leur sera alors donnée à ce moment-là.

Choix des espèces

Le lapin est l’espèce privilégiée dans les modèles d’infection oculaire. Sa taille permet une observation confortable des signes cliniques oculaires. De plus, cette espèce est très bien caractérisée et présente des similarités anatomiques avec l’homme permettant une transposition des résultats. Les lapins seront utilisés entre 10 et 12 semaines afin d’avoir des animaux d’environ 2-3 kg au moment de l’infection. Les animaux seront donc réceptionnés à partir de 8/9 semaines (pour prendre en compte la période d’acclimatation de minimum 8 jours). Il n’y a pas de contraintes spécifiques liés à l’âge pour ce type d’étude, cependant des animaux de 2-3 kg permettent une manipulation facile et le système immunitaire du lapin aura atteint une maturité fonctionnelle complète à partir de 8 semaines.

  • Formation professionnelle
Souris : 325
Rats : 325
Lapins : 50
Chiens : 35
Souffrances
▲ -
▲ 735
▲ -
▲ -
Devenir
 30
 -
 705
 -

705 des 735 souris, rats, lapins et chiens vont être réutilisés dans d'autres procédures, et 30 lapins et chiens proposés à l'adoption. Ils sont soumis à des prélèvements de sang, vigiles ou sous anesthésie, et à des injections de sérum physiologique qui peuvent durer dix minutes, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le porteur reconnaît que ces gestes sont exécutés par du personnel qui ne maîtrise pas encore les bons gestes, ce qui peut induire une douleur ou un stress anormal. La finalité est d'entraîner les opérateurs d'un établissement de toxicologie réglementaire, et pour les animaux ayant déjà servi ailleurs le porteur privilégie la réutilisation dans des procédures sans réveil.

Objectifs

L’établissement utilisateur est spécialisé dans la recherche pré-clinique et effectue des études de toxicologie et pharmacologies réglementaires (Bonnes Pratiques de Laboratoire) indispensables à la mise sur le marché de médicaments, vaccins, dispositifs médicaux, thérapies, etc. Ce type d’études requièrent une qualification au poste et aux gestes techniques réalisés, afin de garantir la qualité des résultats et la validité des études, un objectif synergique des exigences 3Rs. Pour que ces études soient menées par du personnel qualifié, la formation initiale et continue du personnel est primordiale. Ce projet a pour objectif de définir l’utilisation des animaux utilisés à des fins de formation afin de garantir la réalisation et la maitrise des gestes techniques dans les études. L’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de permettre au personnel : - de se former sur les gestes techniques (cas de la formation initiale ou du maintien des compétences), - de s’exercer/s’entrainer à la réalisation de nouveaux gestes pour l’établissement d’un nouveau modèle.

Bénéfices attendus

Ce projet assure la formation pratique du personnel concepteur et/ou réalisateur de procédures expérimentales afin de garantir la maitrise des gestes techniques nécessaires à la qualité des données expérimentales (précision, reproductibilité) et les respects des exigences 3Rs de réduction (liées à la qualité des études) et de raffinement (impact minimum des gestes techniques sur le bien-être des animaux : en particulier stress, anxiété, douleur).

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang vigile et anesthésié dont le nombre et la fréquence suivent les recommandations EFPIA (European Federation of Pharmaceutical Industries Associations), ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods), et de l’International Consortium for Innovation and Quality in Pharmaceutical Development. Ils seront aussi soumis à des administrations de liquides inertes type sérum physiologique, dans des limites recommandées par, entre autres, les lignes directrices citées ci-dessus. Chaque administration dure de quelques secondes (pour la plupart) à 10 minutes pour des injections intraveineuses dites lentes.

Impact sur les animaux

Les animaux étant utilisés à une fin de formation, leur manipulation ainsi que les actes réalisés sont réalisées par du personnel qui ne maitrise pas encore les bons gestes. Ceci sera susceptible d’induire un niveau de douleur ou un stress anormal aux animaux, lié à la contention ou à l’acte technique, même si celui-ci est considéré a priori comme peu invasif et n'entraine a prirori pas de nuissances. Il n'est pas attendu que ces nuissances persistent plus de quelques heures étant donnés la nature des gestes techniques ainsi que les méthodes de raffinement et d'encadrements mises en place.

Devenir

Les procédures de ce projet sont des procédures légères au cours de laquelle il n’est pas attendu d’effets indésirables particuliers chez les animaux. Ainsi, si un vétérinaire rend un avis favorable, la plupart des animaux de ce projet pourront être réutilisés dans un autre projet autorisé, y compris celui-ci. Le vétérinaire prendra en compte l’effet cumulatif pour chaque animal (ou lot d’animaux pour les rongeurs) dans sa décision. Pour les animaux naïfs avant de commencer ce projet, il sera possible de les réutiliser dans des procédures légères ou modérées. Pour les animaux non naïfs au début de ce projet (c’est-à-dire ayant déjà été inclus dans au moins une autre procédure expérimentale), il sera privilégié la réutilisation dans des procédures sans réveil, bien qu’une utilisation dans des procédures légères ou modérées soient aussi possible.

Remplacement

Le recours à l’utilisation d’animaux de formation est nécessaire afin de maitriser les bons gestes in-vivo avant la manipulation et la réalisation d’actes sur des animaux d’étude. Cela permet également de suivre l’état clinique de l’animal a posteriori de la formation, indiquant la bonne réalisation du geste ou non. De plus, le manque actuel de modèle mimant de manière satisfaisante l'anatomie des animaux implique le recours à l’animal. Pour des gestes techniques impliquant une chirurgie ou techniquement difficiles (ex : injection intratéchale), l’utilisation d’animaux euthanasiées dans le cadre d’autres procédures ou une procédure sans réveil sont privilégiées avant le passage à l’animal vivant.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux à commander spécifiquement en vue d’être utilisé pour de la formation, les animaux non euthanasiés ou non utilisés en fin d’étude et les animaux sentinelles pourront être réutilisés en tant qu’animaux de formation. La commande d’animaux naïfs dans le cadre de ce projet doit répondre à un besoin précis, comme la formation à un nouveau geste, ou l’arrivée de nouveaux collaborateurs nécessitant un besoin d’animaux non couvert par les situations ci-dessus. De plus, afin d’optimiser l’utilisation de chaque animal et de réduire le nombre d’animaux de formation, chaque animal pourra être réutilisé en fonction des actes qu’il a déjà subis, et en cas de procédures terminales, plusieurs actes peuvent être fait sur l’animal anesthésié avant euthanasie afin de ne pas avoir à les effectuer sur plusieurs animaux.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours minimum est respectée pour les rats, souris, hamsters, de 7 jours minimum pour les lapins et cobayes, et de 15 jours pour les chiens. En cas de réutilisation, une période de repos de 7 jours minimum est respectée pour l’ensemble des espèces après la fin de la précédente procédure. Elle peut être allongée sur décision vétérinaire lors de la validation de la réutilisation. Cette validation est faite après un examen clinique individuel pour les chiens et par lot pour les rongeurs ou les lapins. Les animaux sont hébergés collectivement durant toute leur durée de vie (sauf exception en cas de bagarre, blessure, auquel cas un suivi vétérinaire et de la structure en charge du bien-être animal est mis en place), avec des enrichissements appropriés aux besoins physiologiques de chaque espèce (abris, matériel de nidation, plateformes, bois à ronger pour les rongeurs ; copeaux, plateformes, jouets de différentes matières et formes, récompenses alimentaires et périodes de jeux et d’interaction avec le personnel pour les chiens). En cas d’hébergement individuel (bagarre, blessure), les hébergements sont organisés de manière à permettre a minima un contact visuel avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire validé par la structure en charge du bien-être animal est apporté. Les animaux sont observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien (désinfection de plaies, isolement, réchauffement, etc…), traitements thérapeutiques (antibiothérapie, antidouleur, etc) ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera mesuré a minima 1 fois par semaine. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. En cas de besoins, un traitement approprié sera mis en place (injection de fluides, analgésiques, anti-inflammatoires, etc…) sous prescription et/ou avis vétérinaire. Pour la réalisation des actes techniques, les animaux pourront être anesthésiés et un temps de repos avant réutilisation (entre chaque session de formation) a également été défini.

Choix des espèces

Les études pré-cliniques sont des études réglementaires in vivo qui nécessitent l’utilisation d’au moins deux espèces différentes. Les rongeurs, les lapins et les chiens sont trois types d’espèces fréquemment utilisées, il est donc important que le personnel soit formé sur ce type d’espèces. De plus, l’apprentissage de gestes techniques sur ces espèces permet ensuite de transposer les compétences acquises à d’autres espèces comme les primates non humains qui sont essentiels dans la recherche biomédicale mais dont l’utilisation dans un cadre de formation uniquement n’est pas règlementaire. L’âge des animaux utilisés dans la formation sera proche de l’âge des animaux lors des études. Pour les Rongeurs et Lapins, à partir de 8 semaines, et pour les chiens à partir de 6 mois et jusqu’à 5 ans.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Lapins : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 15
 -
 -
 5

Pour entretenir un élevage de tiques au laboratoire, 20 lapines adultes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, à raison d'une lapine par repas sanguin, trois à quatre fois par an pendant cinq ans. Chacune est tondue sur un quart de la surface du dos, porte deux capsules collées à la peau et un gilet vétérinaire, puis reste douze jours seule en cage pendant que les tiques la piquent par intermittence. Le porteur décrit un stress thermique le temps que les poils repoussent, une gêne de trois jours due aux capsules, un prurit de cinq à sept jours et un stress d'isolement sur toute la durée. 15 lapines seront proposées à l'adoption et 5 tuées pour prélèvement d'organes, le porteur indiquant qu'un gorgeur artificiel existe mais n'obtient que 25 % de repas réussis, ce qui rend selon lui le recours au lapin "encore nécessaire".

Objectifs

L’objectif de ce projet est l’utilisation de lapins pour entretenir et maintenir un élevage de tiques en laboratoire. Les tiques serviront par la suite à réaliser diverses expériences nécessitant l’utilisation de cet acarien hématophage (qui se nourrit exclusivement de sang). Nous utiliserons les tiques pour réaliser des infections expérimentales avec divers agents pathogènes afin d’analyser leur transmission et comprendre la relation entre l’hôte vecteur et le pathogène, pour développer de nouveaux protocoles d’identification de tiques par biologie moléculaire ou encore pour tester des molécules acaricides ou répulsives. Nous collecterons également du sang sur 5 lapins pour étudier le système immunitaire de ces animaux après un cycle de gorgement des tiques.

Bénéfices attendus

Les lapins qui serviront dans la procédure de ce projet, permettront d’entretenir un élevage de tiques dans le laboratoire. Les tiques sont de très importants vecteurs de micro-organismes pathogènes à la fois pour les animaux et pour l’être humain. Pour lutter contre les tiques il est indispensable de connaitre leur biologie et leur physiologie, ce qui ne peut se faire que grâce à un élevage maintenu en laboratoire. Outre l’acquisition de connaissances, cet élevage permettra aussi de tester de nouvelles molécules acaricides dites « naturelles » pour en évaluer l’efficacité. Enfin, nous utiliserons ces tiques pour mettre en place de nouveaux protocoles d’identification moléculaire des différentes espèces. Du sang sera collecté sur des lapins ayant eu une procédure de gorgement pour étudier l’immunité « anti-tique » développée chez ces lapins.

Procédures

Tonte de 5 minutes pratiquée avec une tondeuse électrique vétérinaire. Pose de deux capsules et d’un gilet (quelques minutes) sur la peau des lapins. Dépôt des tiques sur la peau du lapin, piqures par les tiques (12 jours de contact, piqure par intermittence). Prise de sang (quelques minutes).

Impact sur les animaux

Lors de la procédure expérimentale le lapin pourrait ressentir un stress physique de 5 minutes environ pendant la tonte qui doit être pratiquée avec une tondeuse électrique vétérinaire. Le lapin rasé au niveau du dos (25% de sa surface) pourrait ressentir un stress thermique le temps que les poils repoussent soit environ une douzaine de jours. Les deux capsules, où sont placées les tiques pendant la procédure, collées avec une colle latex non toxique, pourront gêner le lapin pendant environ 3 jours, le temps que l’animal s’habitue. Pour limiter l’accès du lapin aux capsules, il porte pendant la durée de la procédure un gilet vétérinaire qui peut occasionner un stress physique pendant 24 à 48h. Lors du dépôt des tiques sur la peau du lapin, un stress physique de quelques minutes pourra être ressentie. Un prurit pourrait apparaitre lors du repas sanguin des tiques soit environ 5 à 7 jours maximum. Les lapins seront hébergés individuellement le temps de la procédure de repas sanguin qui dure 12 jours, cela pourrait induire un stress d’isolement pendant la durée de cette période. Un stress physique d’environ 5 minutes sera ressenti pendant la prise de sang ainsi qu’une douleur de piqure de sévérité légère de courte durée (3 secondes).

Devenir

15 des 20 lapins seront proposés à l’adoption. 5 lapins seront mis à mort à la fin de la procédure pour récupérer des organes.

Remplacement

Les tiques sont des animaux hématophages stricts : le repas sanguin sur un animal vertébré est donc obligatoire pour leur métamorphose et donc les maintenir en élevage. Un système de repas sanguin artificiel sera utilisé dès que possible afin de ne pas utiliser de lapin. A l’heure actuelle, ce n’est pas un système totalement optimal (on obtient une efficacité de repas sanguin de 25% en moyenne pour les tiques déposées sur le gorgeur artificiel) ce qui ne permet pas d’obtenir suffisamment de tiques pour maintenir une colonie ou lors d’un besoin ponctuel de nombreux individus. Le recours à un lapin est donc encore nécessaire. En revanche le repas sanguin sur ce système artificiel sera utilisé pour les larves (disponible en très grand nombre) et pour les infections expérimentales.

Réduction

Les tiques sont des acariens hématophages pour qui le repas sanguin est obligatoire pour leur métamorphose et donc pour entretenir un élevage Ces repas sanguins sont réalisés au laboratoire tous les 3 - 4 mois sur des lapins. Nous réaliserons donc entre trois et quatre procédures de repas sanguin par an pendant toute la durée de ce projet. Chaque procédure sera réalisée avec 1 lapin. Nous utiliserons donc au maximum pendant les 5 années du projet 20 lapins. Le nombre d’animaux que nous estimons nécessaire repose sur notre expérience de la conception d’études de ce type. Un système de repas sanguin artificiel permet de réduire le nombre de lapin dans ce projet. Pour ce dispositif les tiques sont placées dans un flacon de culture cellulaire percé sur sa face supérieure pour y adapter un gorgeur en verre. Ce gorgeur est fermé à sa base avec une peau de lapin pour que les tiques puissent se fixer et il est rempli de sang de mouton défibriné maintenu à 37°C qui sera changé deux fois par jour, pour que les tiques puissent se nourrir. Nous l’utiliserons pour le nourrissage des larves de tiques et lors des expériences d’infection expérimentales des tiques.

Raffinement

Nous veillerons à ce que la réalisation de ce projet soit conforme aux exigences de raffinement liées à l’expérimentation animale. L’absence d’effets indésirables sera contrôlée au cours de l’expérience et des points limites spécifiques sont mis en place, au-delà desquels les animaux seront temporairement ou définitivement sortis de la procédure. La présence d’un prurit important, une déshydratation, un comportement anormal des lapins seront surveillés comme des indicateurs d’effets indésirables. Si l’un de ces indicateurs est atteint, le lapin sortira de la procédure et le protocole de repas sanguin sera arrêté. La consultation du vétérinaire référent permettra de mettre en place un traitement correctif pour cet animal. Les lapins seront maintenus dans des portoirs conventionnels (le milieu est enrichi avec des jouets et des balles autoclavables, hébergement en cage collective pour éviter les stress d'isolement) permettant ainsi l’interaction entre les individus. Lorsque les lapins arrivent de chez le fournisseur, ils resteront 7 jours minimum dans la pièce d’hébergement avant d’entrer dans la phase d’habituation à la procédure. Le lapin en expérimentation sera séparé du groupe, afin d’éviter que les individus non appareillés viennent défaire le gilet et abîmer les capsules du lapin en expérimentation. Même individualisé, les lapins auront un contact auditif et olfactif avec les autres lapins. Les lapins seront habitués à la manipulation une semaine en amont du repas sanguin pour l’habituer à l’opérateur et à la procédure. Nous ferons fonctionner la tondeuse quelques minutes à proximité du lapin la semaine avant le repas sanguin pour l’habituer au bruit. Nous enfilerons le gilet au lapin 3 ou 4 fois la semaine précédant l’expérimentation. Le lapin le gardera quelques minutes à chaque fois. Nous placerons les animaux qui subiront une prise de sang dans un sac de contention plusieurs fois et pendant 5 minutes la semaine précédant l’expérimentation. Pendant le repas sanguin, nous surveillerons l’apparition d’une réaction allergique ou un des effets indésirables cité au début de ce paragraphe. Une crème anti-démangeaison pourra être appliquée sur recommandation du vétérinaire référent si on constate la présence d’un prurit ou d’une allergie à la piqure des tiques. On limitera le nombre de tiques par lapin au strict minimum pour éviter toute spoliation sanguine des lapins.

Choix des espèces

Nous utiliserons des lapins car les tiques présentent des spécificités d'hôtes relativement strictes et ne peuvent se gorger que sur certains animaux vertébrés. Afin de maintenir un élevage de tiques au laboratoire, il est nécessaire d’obtenir un grand nombre de tiques gorgées pour chaque stade et le lapin permet de nourrir simultanément plusieurs tiques sans lui nuire. L’utilisation de lapins permet d’éviter l’apparition d’anémie compte tenu de la sa taille lors de la procédure expérimentale. Les lapins que nous utiliserons seront des femelles adultes d’environ 6 mois. Ce stade permet de gorger un nombre suffisant de tiques pour maintenir la pérennité de l’élevage de tiques. D’autre part, ce stade relativement jeune, permettra un replacement des animaux après l’expérimentation.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 1620
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ 1500
Devenir
 -
 -
 60
 1560

1 620 lapins vont être utilisés, dont 1 500 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 1 560 tués et 60 réutilisés dans un autre projet après accord du vétérinaire. Après une nuit de jeûne, chacun reçoit le médicament à tester puis reste cinq à six heures dans une boîte de contention avec une sonde rectale, deux fois par semaine. D'autres subissent une chirurgie de vingt minutes sous morphine pour l'implantation d'un capteur abdominal, avec une reprise possible. Le test recherche une élévation de température de un à deux degrés sur environ 180 médicaments en deux ans, et le porteur situe lui-même ce test hors de la pharmacopée européenne depuis 2024 tout en indiquant qu'il reste exigé par de nombreux pays hors Union européenne.

Objectifs

Ce projet est principalement réalisé dans le cadre de la libération de lots de médicaments avant distribution aux centres de soins (approximativement 180 molécules à tester sur 2 ans). Il peut également s'inscrire, dans de plus rares cas, dans le processus de mise sur le marché de nouveaux médicaments. Ce projet a pour but d'évaluer l'impact de ces médicaments sur la température corporelle des lagomorphes. Pour cela, la température de chaque animal sera mesurée pendant plusieurs heures, avant et après l'administration du médicament. Cette mesure de température sera réalisée soit en rectal (insertion d'une sonde pendant quelques heures), soit en abdominal (après implantation d'une petit dispositif par chirurgie).

Bénéfices attendus

La stérilité d'un médicament n'implique pas qu'il soit forcément exempt de molécules pouvant provoquer une hyperthermie. Par conséquent, avant utilisation, il est très important de vérifier que l'administration d'un médicament ne provoque pas une élévation de température corporelle chez l'animal, pour éviter que des réactions fébriles ne se produisent ensuite chez les patients. Les bénéfices de ce projet sont donc la libération de lot de médicaments (qualité du produit) ou la mise sur le marché de nouveaux médicaments n'induisant pas de fièvre après leur administration (sécurité du patient).

Procédures

Les animaux de ce projet subiront une contrainte liée à la privation de nourriture avant l'administration du médicament (généralement 1 nuit de mise à jeun, maximum 2 fois par semaine, avec une récupération d'une semaine entre chaque expérience) et une douleur équivalente à la piqûre d’une aiguille lors de l'administration du médicament (injection généralement en moins de 5 min). Certains animaux subiront une contrainte liée au positionnement dans des boites et à la mesure de température en rectale pendant plusieurs heures (environ 5-6h, 2 fois par semaine). D’autres subiront une chirurgie afin d’implanter un dispositif permettant l’enregistrement automatique de la température (durée de la chirurgie : 20min). Cette chirurgie préalable sera réalisée sous anesthésie générale avec une analgésie morphinique (1 implantation dans leur vie et 1 reprise maximum) suivant les bonnes pratiques vétérinaires. Après la chirurgie, une semaine de récupération, au minimum, sera prévue avec un isolement des animaux pour optimiser la cicatrisation. Pour ces animaux implantés, la mesure de température (avant et après administration du médicament) se fera ensuite chez un animal libre de ses mouvements dans sa cage d'hébergement pendant plusieurs heures ou jours (technique de télémétrie). Dans de rares cas, des prélèvements sanguins pourront être effectués durant les phases expérimentales sur animal vigile ou anesthésié (durée de chaque prélèvement : moins de 3min).

Impact sur les animaux

Les animaux seront mis à jeun avant l'administration du médicament. Cette période de jeun durera généralement une nuit et maximum 24h. La mise à jeun engendre un stress physiologique et psychologique d'intensité modérée mais de courte durée. La contention des animaux dans les boites (pour les mesures de température rectale) pourra induire un stress qui sera réduit par une préalable habituation à cet environnement restreint. La chirurgie d'implantation du petit dispositif (pour mesure de température à distance) pourra induire des douleurs post-chirurgicales qui seront réduites au maximum grâce à une anesthésie, analgésie et un protocole de soins post-opératoire. Un effet attendu dans ce projet est l'élévation de la température corporelle de l'animal, de l'ordre de 1à 2 degrés, pendant 2-3 heures, si le médicament testé se révèle avoir un effet.

Devenir

Tous les animaux de la procédure 1 seront mis à mort (procédure de degré de gravité sévère). Seront aussi euthanasiés les animaux pour lesquels des prélèvements d’organes sont prévus en fin d'expérience. Certains animaux de la procédure 2 pourront être réutilisés dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré après accord du vétérinaire si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée.

Remplacement

A ce jour le lagomorphe est l'espèce animale qui est la plus adaptée à ce type de modèle d'étude (vérifier l'absence d'effet d'un médicament sur la température corporelle). Ce projet ne peut pas toujours être remplacé par d'autres méthodes expérimentales telles que le test d'activation des monocytes (ou MAT pour Monocyte Activation Test). En effet certains médicaments, comme les protéines humaines extraites du sang, provoquent une coagulation du milieu réactionnel. Il est donc totalement impossible de prélever le surnageant pour réaliser les dosages de marqueurs inflammatoires in vitro. De plus, même si ce test a été retiré de la pharmacopée européenne en 2024, il est encore exigé par de nombreux pays hors Union Européenne pour autoriser l'importation de médicaments, vaccins ou dispositifs médicaux.

Réduction

Un nombre minimal et suffisant d'animaux par groupe (généralement 3 mais pouvant aller jusqu'à 12) est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Une réutilisation des animaux au sein d'une même procédure (pour tester plusieurs médicaments) est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.

Raffinement

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives ou les moins contraignantes possibles (mesure de température par télémétrie= animaux libres de leurs mouvements pendant les enregistrements), • Le suivi d’éventuels signes cliniques, • La détermination des points limites, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux (si applicable), • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales (avant le début de l'étude, habituation à plusieurs reprises, et sur de courtes durées, aux boites utilisées pour les mesures de température rectale afin de réduire au maximum le stress des animaux),• Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire.

Choix des espèces

Le lagomorphe est l'espère animale la plus pertinente et la plus couramment utilisée pour évaluer les effets d'un médicament sur la température corporelle, de par la grande sensibilité de son système immunitaire. Ce projet sera réalisé sur des animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles urogénitaux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 90
Souffrances
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▲ 90
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Devenir
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 90

Avant qu'un implant vasculaire ou un implant libérant un médicament ne soit mis sur le marché, la réglementation impose d'en tester la tolérance sur des animaux non-humains. 90 lapins vont être utilisés pour cela, tous tués à l'issue du suivi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit sous anesthésie générale, en une intervention d'une trentaine de minutes, plusieurs injections de biomatériau dans la peau et dans les muscles, en différents sites, puis jusqu'à huit prélèvements sanguins de 2 mL en vingt-quatre heures sur animal vigile. Le porteur reconnaît des démangeaisons et des douleurs au site d'implantation dues à une inflammation ou à une nécrose locale, et présente le cumul des implants sur un même lapin comme une mesure de réduction.

Objectifs

Les biomatériaux sont des matériaux conçus pour interagir avec les systèmes biologiques, qui participent à la constitution d'un dispositif à visée diagnostique, d’assistance fonctionnelle ou thérapeutique. Ils peuvent être de différente nature (métaux, céramiques, polymères) et remplir des fonctions très variées : valves cardiaques, stents, implants dentaires, lentilles, prothèses, sutures, organes artificiels, etc. Tous doivent répondre à des exigences de biocompatibilité et de performances en lien avec leur utilisation. Dans le cadre de ce projet, on s’intéresse plus particulièrement à de nouveaux biomatériaux polymériques synthétiques ou naturels. Ces matériaux se présentent sous la forme de particules solides ayant une taille de quelques dizaines de microns à quelques millimètres, ou sous forme de gel liquide. Deux utilisations sont à l’étude : agent d’occlusion vasculaire, pour dévasculariser des tumeurs ou des saignements par voie endovasculaire, et vecteur de principe actif pour libérer une substance active sur une période contrôlée (anticancéreux, anti-inflammatoire, analgésique). L’implantation de ces biomatériaux chez l’homme et chez l’animal est réglementairement précédée d’une phase au cours de laquelle ces biomatériaux sont évalués en termes de sécurité pour la personne ou l’animal qui les recevra. Le projet a pour objet l’évaluation de la biocompatibilité et de la libération de principes actifs de ces biomatériaux

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont d’ordre scientifique et technologique. Les études menées doivent permettre de vérifier la bonne tolérance de futurs produits de santé destinés à une utilisation chez l’homme ou chez les animaux, tels que des implants vasculaires ou des implants libérant de façon prolongée des molécules actives telles que des anti-douleurs. Elles correspondent à une obligation réglementaire pour le développement et la mise sur le marché de dispositifs implantables et produits combinant un agent pharmacologique.

Procédures

Les animaux subissent une intervention chirurgicale unique correspondant à l’injection du matériau sous forme de suspension en différents sites (ex. intradermique, intramusculaire). La procédure est réalisée sous anesthésie générale et dure environ 30 min. Des prélèvements sanguins peuvent ensuite être effectués pour doser une molécule libérée par le matériau ou doser un marqueur de l’état de l’animal (maximum 8 prélèvements de 2 mL sur 24h, puis repos sur une semaine). Ces prélèvements sanguins sont réalisés sur l’animal vigile et durent moins de 5 min.

Impact sur les animaux

Outre le stress engendré par la contention et la manipulation des animaux, il est possible que l’implantation des biomatériaux, la réaction de l’organisme à ces matériaux ou les doses de médicament libérées par le matériau engendre des effets indésirables sur les animaux, tels que des démangeaisons et des douleurs au site d’implantation dues à une inflammation ou une nécrose locale (événement très rare). D’une façon générale et moins sévère, l’appétit des animaux peut être diminué pendant les premières 24 à 48 h suivant la procédure d’implantation.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l’issue de la période de suivi et des échantillons sont collectés pour analyse microscopique de l’implant et des tissus environnants;

Remplacement

Des études de cytotoxicité sur cultures cellulaires in vitro sont réalisées au préalable dans les étapes précoces du développement du biomatériau. Des essais de libération de principes actifs dans différentes conditions sont également effectués pour les implants chargés. Cependant, les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexité de la réponse d’un organisme entier face à l’administration d’un implant ou d’une molécule thérapeutique. La réaction immunitaire, la pharmacocinétique d’un médicament ne peuvent être reproduites dans des modèles in silico ni dans des modèles in vitro. Ces modèles sont aussi insuffisants pour envisager des essais cliniques chez l’Homme. Le recours à des essais sur animaux vivants apporte des données à la fois supplémentaires et indispensables sur le comportement des biomatériaux dans les tissus vivants;

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est déterminé d’après les recommandations des normes applicables (ex ISO10993-6 préconisant 3 animaux et 10 échantillons d’essais pour une implantation sous-cutanée) afin de pouvoir effectuer des analyses statistiques comparatives. On inclut parmi les implants des biomatériaux contrôle (matériaux référence ou produits commerciaux) dont les effets locaux sont connus. Le nombre total d’animaux est réduit d’une part en posant sur le même animal plusieurs types d’implants, en implantant le même biomatériau au même animal plusieurs fois en différents sites, et en effectuant plusieurs prélèvements sur le même implant au moment de l’analyse histologique.

Raffinement

L’ensemble des procédures sera réalisé sous anesthésie générale. Un protocole de suivi des animaux et de prise en charge de la douleur et des traitements analgésiques systématiques et symptomatiques sont mis en place. Des points-limites avec évaluation des paramètres de suivi sont utilisés afin de réduire au maximum la douleur animale. Une visite de minimum une fois par jour est effectuée pour évaluer ces paramètres. Les animaux sont hébergés et suivis dans des conditions qui respectent leur bien-être : température et hygrométrie de l’environnement contrôlés, espace suffisant, présence systématique d’enrichissement du milieu (bâtons de bois à ronger, jouets, plateformes) et alimentaire (foin, persil, carottes), nourriture et eau à volonté

Choix des espèces

• La taille et l’anatomie du lapin permettent d’utiliser le même matériel que dans les plupart des procédures cliniques sur espèces cibles. • La procédure d’implantation est simple et rapide. • Plusieurs biomatériaux et plusieurs sites d’implantation peuvent être étudiés sur le même animal • Les prélèvements sanguins peuvent être répétés sans sacrifice de l’animal, ce qui permet d’obtenir une cinétique plasmatique sur un animal et de réduire le nombre total d’animaux utilisés par rapport à des espèces plus petites. • L’espèce est couramment utilisée et référencée pour ce type de tests, qu’il s’agisse de médicaments ou dispositifs médicaux. Animaux jeunes adultes, âgé de 4 à 12 mois, de 3.5 kg ou plus. Les animaux devront avoir plus de 4 mois pour avoir atteint un poids qui permet d’injecter une plus grande quantité de matériaux que chez des animaux plus jeunes et ainsi diminuer le nombre total d’animaux utilisés. On évite également les animaux plus jeunes car les tissus sont encore en croissance. On limite l’âge maximum à 12 mois car les animaux plus âgés ne sont généralement pas disponibles chez les fournisseurs, ou bien ponctuellement avec des écarts d’âge importants ou des historiques différents, introduisant une hétérogénéité au sein du lot et un risque de biais des résultats. Tous les animaux inclus dans un protocole donné devront être du même âge à +/- 1 mois et du même poids à +/- 500g pour avoir un groupe homogène.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Lapins : 29
Souffrances
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▲ 29
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Devenir
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 29
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Vingt-quatre heures d'isolement dans un lieu inconnu, avec diffusion d'odeurs et de bruits de prédateurs pour imiter un cabinet vétérinaire : 29 lapins subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis restent en vie pour être réutilisés dans d'autres projets. S'y ajoutent un transport de 20 minutes en voiture, trois prises de sang sur animal vigile, un examen vétérinaire de 30 minutes et quatre rencontres de 15 minutes avec des lapins inconnus, susceptibles de provoquer des blessures. Il s'agit de tester un gel de phéromone apaisante de lapine destiné aux lapins de compagnie, en plaçant les lapins dans les situations mêmes dont le produit doit atténuer le stress. Le porteur retient des adultes déjà présents dans l'animalerie après de précédents projets, dont des mâles castrés, ce qui autorise un hébergement en groupe sans reproduction.

Objectifs

De par sa nature d’animal de proie, le lapin peut montrer des réactions de stress voir de panique à de nombreuses situations qu'il est amené à rencontrer au cours de sa vie d'animal de compagnie. Or, cette exposition au stress peut avoir des effets délétères sur sa santé et son comportement. Les phéromones maternelles apaisantes sont sécrétées par les mères au cours de la mise bas et de l’allaitement, leur efficacité à promouvoir un état de calme et une meilleure adaptabilité à des situations nouvelles a été mise en évidence sur de nombreuses espèces (chat, cheval, porc, ..). Chez le lapin, une première forme galénique (forme galénique = mode d'administration du produit, par exemple spray, crème, ..) sous la forme d’un bloc a été étudiée sur le lapin de production est a mis en évidence une amélioration des paramètres zootechniques (fertilité, viabilité des jeunes) mais aussi des animaux plus calmes sous traitement phéromonal. Nous souhaitons dans ce projet tester une autre forme galénique qui est un gel à déposer au niveau de la nuque de chaque individu, permettant que chaque lapin soit cible du traitement mais également diffuseur du traitement pour les individus avec lesquels il interagit. Notre objectif actuel et de tester cette formulation sur 2 situations : 1) une visite vétérinaire suivie d’une hospitalisation de 24H; 2) une rencontre entre 2 lapins inconnus, répliquant les premières phases de cohabitation lors de l’achat d’un second lapin. Nos hypothèses sont que sous traitement avec la phéromone, les lapins montreront une meilleure adaptabilité à ces 2 situations potentiellement anxiogènes. Cela se caractérisant par une manipulation plus facile des animaux, un comportement plus calme pendant l’hospitalisation et une diminution de l’agressivité au cours des rencontres.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet de pouvoir proposer une solution naturelle et sans danger pour les lapins leur permettant d’affronter plus sereinement les situations potentiellement stressantes que les lapins domestiques peuvent rencontrer au cours de leur vie. Ainsi, au cours d’une visite vétérinaire et d’une hospitalisation, des réactions de peur comme de stress pourraient être délétères au pronostic de l’animal, dégradant la qualité des soins, la qualité de l’anesthésie mais aussi la récupération de l’individu. Il serait très utile pour les propriétaires de lapins comme pour le vétérinaire de pouvoir offrir une solution sans danger permettant le limiter ces réactions chez les lapins. Les premières rencontres entre lapins inconnus sont également une situation stressante pour le lapin qui est un animal territorial. Nous espérons que le traitement à base d’analogue de phéromone apaisante de lapine puisse aider les lapins à mieux vivre cette première rencontre, gage d’une cohabitation plus sereine. Si nos résultats sont positifs, cela nous permettra de préconiser l’usage de ce traitement afin d’apaiser les rencontres faisant suite à une adoption d’un nouveau lapin pour le propriétaire ayant déjà un lapin à domicile. En effet le lapin est un animal social, qu’il est important de faire vivre en groupe mais les problèmes de cohabitation peuvent être un frein poussant les propriétaires à n’adopter qu’un seul lapin. Si le produit est efficace, il pourra être une aide importante pour les propriétaires lors d’une adoption, permettant ainsi de favoriser le respect du comportement naturel du lapin et ainsi leur bien-être.

Procédures

Le projet prévoit la réalisation de 3 prises de sang par lapin avec un délai minimal d'une semaine entre 2 prélèvements. Toutes les prises de sang seront faites sur animal vigile et dureront environ 5 min de la préhension de l'animal à la fin du prélèvement. Les animaux seront soumis à un transport de 20 minutes en voiture ainsi qu'à un examen vétérinaire de 30 minutes et à un l'isolement social dans un environnement inconnu pendant 24H. Les rencontres entre lapins inconnus seront d'une durée de 15 minutes par rencontre et répétées 4 fois par lapin, elles pourront être à l'origine de stress mais aussi de potentielles blessures si les lapins montrent un comportement agressif. Une période minimale de 10 jours sera observée entre 2 rencontres pour un même lapin.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont, au cours de la procédure « hospitalisation », le stress associé au transport en voiture, la contention nécessaire aux prélèvements sanguins, le prélèvement sur animal vigile avec le risque de création d’un hématome au site de prélèvement, l’hébergement individuel pendant 24H afin de mimer une hospitalisation en cabinet vétérinaire, la diffusion d’odeurs et de bruits de prédateurs afin de modéliser un cabinet vétérinaire classique. Lors de la seconde procédure, les nuisances attendues sont de possibles blessures associées à des comportements agressifs lors des rencontres entre lapins inconnus, ainsi que le stress associé à la contention nécessaire aux prélèvements sanguins, le prélèvement sur animal vigile et le risque de création d’un hématome au site de prélèvement.

Devenir

A la fin de ce projet, l'ensemble des individus est conservé en vie afin d'être réutilisés pour de futurs projets de recherche.

Remplacement

L’objectif de cette étude étant de caractériser l’effet potentiel de la phéromone apaisante de lapine lors de l’exposition de lapins à des situations stressantes tant au niveau physiologique que comportemental, il est nécessaire de réaliser ce projet sur des animaux vivants.

Réduction

Nous avons choisis d'inclure dans cette étude 29 lapins, ces lapins sont des lapins déjà présent dans notre animalerie suite à de précédents projets (réutilisatiion), la possibilité de travailler avec uniquement ces animaux nous permet d'éviter l'utilisation de nouveaux animaux (reduction). Afin de vérifier qu'un tel effectif serait suffisant pour obtenir des résultats statistiques robustes, nous nous sommes basés sur des resultats obtenus dans notre instiitut sur l'effet de la phéromone appaisante de lapin dans d'autre types de situations, nous avons pu calculer que selon le paramètre mesuré, un effectif variant entre 22 et 36 lapins serait suffisant pour obtenir une puissance statistique de 80%. Nous avons décidé de rester sur cet effectif qui était cohérent avec les évaluations statistiques réalisées. Cela nous permet donc de réutiliser ces animaux et d'éviter l'implication de nouveaux individus dans ces procédures expérimentales. L'analyse statistique comparera les réponses comportementales et physiologiques des animaux à l'aide des tests adéquats et pour limiter les biais expérimentaux, l'ensemble de la procédure sera réalisée en aveugle.

Raffinement

Tout au long du projet, à l’exception de la période de 24h d’hospitalisation, les lapins seront hébergés dans des enclos au sol, en groupe sociaux de 3 lapins (1 mâle stérilisé et 2 femelles). Le sol des enclos sont tapis de litière, chaque enclos contiendra des abris pouvant également servir de plateformes, ainsi que des enrichissement (2 à haute valeur (alimentaire), 2 à basse valeur (rongeable) et 1 enrichissement destructible). La seule exception à l’hébergement en groupe concernera les 2 mâles qui selon les recommandations du NC3R (association dont la mission est de développer et promouvoir les 3R dans la recherche) seront hébergés seuls. L'enclos de chaque mâle entier sera mitoyen d’un enclos contenant 3 autres lapins avec une séparation permettant un contact visuel, auditif et olfactif entre les individus mais limitant les risques d’agression. Cela permettant d’éviter un isolement strict limitant ainsi le risque de trouble comportemental chez nos males entiers. Au cours des rencontres entre lapins inconnus, l’arène de test sera équipée de manière à limiter les agressions (grande arène, cachettes à 4 sorties, foin dans toute l’arène, plusieurs points d’eau) et 2 opérateurs resteront à proximité immédiate de l’arène afin de pouvoir intervenir au plus vite dès le point limite atteint (combat d'une durée supérieure à 3 secondes). Lors des expérimentations mais aussi entre ces dernières, des recommandations seront faites aux personnels étant en contact avec les animaux dans l’objectif de limiter les réactions de peurs, ainsi il est demandé à chaque personne entrant dans les salles d’hébergement de toquer 3 fois afin d’annoncer sa présence. Les prélèvements sanguins seront réalisés par un vétérinaire qui utilisera une serviette pour sécuriser l’animal au cours de la contention. Afin de minimiser leur nombre, la première prise de sang servira de base de comparaison à la fois pour la procédure « hospitalisation » et la procédure « rencontres sociales »

Choix des espèces

L’objectif étant de tester un analogue de la phéromone apaisante de lapine sur la physiologie et le comportement de lapins soumis à des situations stressantes vécues par les lapins de compagnie, il est crucial de tester le produit sur l’espèce cible. L'ensemble des individus impliqués dans cette étude seront adultes car c'est ce qui est le plus réprésentatif de la population de lapin domestique. Par ailleurs celà nous permet de travailler en partie avec des lapins mâles castrés, permettant ainsi un hebergement en groupe sans risque de reproduction et avec un risque plus modéré de conflits entre les individus.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
Lapins : 40
Souffrances
▲ -
▲ 40
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Devenir
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 40
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Réutilisés ensuite pour la formation continue de vétérinaires ophtalmologues, 40 lapins adultes subissent une ponction de l'humeur aqueuse d'un œil sous anesthésie locale, dans des procédures déclarées de niveau léger. Chacun est emmailloté dans une serviette et contenu à la main le temps du geste, qui dure moins d'une minute et que le porteur qualifie d'indolore. L'excipient testé est destiné au chien, au cheval et à l'humain, le lapin n'étant retenu que parce que des animaux étaient déjà prévus pour la formation. Le porteur présente d'ailleurs cette disponibilité comme sa mesure de réduction, écrivant vouloir éviter de commander des lapins pour le seul projet.

Objectifs

Une première étude chez le chien a démontré de façon statistiquement significative que la dilatation pupillaire induite par un mydriatique (produit permettant la dilatation de la pupille) était plus importante quand ce mydriatique était administré conjointement à un nouvel excipient que quand il est administré seul. Ces résultats préliminaires très encourageants amènent donc à penser que l'excipient pourrait faciliter le passage intraoculaire d'une molécule d'intérêt ophtalmologique administrée sous forme de collyre. Pour en apporter la preuve formelle, il est nécessaire de mesurer chez l'animal, à différents temps, la concentration dans la chambre antérieure de l'oeil d'une molécule d'intérêt lors de son administration conjointement ou non à ce nouvel excipient.

Bénéfices attendus

Si les premiers résultats obtenus chez le chien sont bien confirmés par les dosages de la molécule d'intérêt dans l'humeur aqueuse, nous confirmerons que le nouvel excipient permet une meilleure pénétration intraoculaire de molécules d'intérêt ophtalmologiques dans un modèle lapin. Cela présente un intérêt clinique pour réduire signifiativement l'inflammation présente lors de chirurgies de l'oeil chez l'Homme comme en médecine vétérinaire.

Procédures

Une ponction de l'humeur aqueuse d'un oeil sous anesthésie locale : 1 à 2 min pour installation de l'anesthésie, maximum 1 min pour réalisation de la ponction.

Impact sur les animaux

La ponction de l'humeur aqueuse est un geste indolore pratiqué couramment en ophtalmologie sous anesthésie locale. Les animaux seront contenus manuellement, emmaillotés dans une serviette, ce qui peut engendrer un stress de courte durée. Il peut également y avoir exceptionnellement une micro-hémorragie se résorbant en quelques heures sans aucune conséquence par la suite sur le bien-être des animaux.

Devenir

Afin de réduire le nombre d'animaux, les lapins utilisés dans ce projet seront réutilisés pour des activités de formation.

Remplacement

Il n'est pas possible de se passer d'animaux pour ce projet car le devenir d'un médicament dans l'organisme (pharmacocinétique) n'est pas prévisible par des études in vitro compte-tenu de la complexité des mécanismes (absorption de la molécule, diffusion dans l'humeur aqueuse, élimination de la molécule). Cependant, nous avons remplacé l'utilisation de chiens ou de chevaux (qui sont deux espèces cibles de l'excipient testé) par une étude sur lapins, ces lapins étant utilisés par ailleurs dans le cadre d'une formation.

Réduction

Afin de ne pas commander des lapins uniquement pour ce projet, les lapins utilisés seront ceux prévus intialement pour la formation continue des vétérinaires ophtalmologues (cette formation aura lieu après ce projet). Le nombre d'animaux nécessaires a été déterminé par un test de puissance statistique à partir de données bibliographiques sur différentes formulations contenant la molécule d'intérêt ophtalmologique testées chez l'Homme.

Raffinement

Les lapins seront hébergés en groupe. Ils auront à leur disposition des balles remplies de foin qu'ils peuvent faire rouler, des bois à ronger et seront nourris à volonté avec des granulés. Afin de ne pas multiplier les ponctions sur chaque lapin et réduire les risques d'impact de ces ponctions sur les animaux, nous réaliserons une seule ponction sur un seul des deux yeux de chaque lapin. Cette ponction sera réalisée sous anesthésie locale. C'est un acte indolore qui sera réalisé par des vétérinaires ophtalmologues qui pratiquent cet acte au quotidien. Cependant, des points limites ont été fixés dans le cas exceptionnel de l'apparition d'une micro-hémorragie qui ne se résorberait pas en quelques heures.

Choix des espèces

L'excipient vise à être développé d'une part pour une utilisation en médecine humaine, et d'autre part pour une utilisation en médecine vétérinaire majoritairement chez le chien et le cheval. Cependant, il pourra être utilisé également chez les Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC) comme le lapin. De plus, le dosage de la molécule d'intérêt ophtalmologique utilisée dans ce projet a été décrite chez le lapin. Enfin, l'utilisation de lapins permet d'utiliser des animaux déjà prévus par ailleurs pour une utilisation dans le cadre d'activités de formation. Animaux adultes. Les animaux trop vieux (>4-5 ans) seront écartés car ils peuvent présenter des pathologies occulaires impactant les résultats de l'étude. Les animaux non complétement matures (

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Lapins : 100
Chèvres : 25
Moutons : 25
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 150
Devenir
 -
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 -
 150

Le nombre d'animaux dépend directement du nombre d'études signées avec les donneurs d'ordre sur cinq ans. 100 lapins, 25 chèvres et 25 moutons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité sévère. Un dispositif médical à stimulation électrique leur est implanté dans l'os au cours d'une chirurgie d'une heure à deux heures trente, parfois suivie d'une seconde opération pour le retirer, avec une à trois séances de scanner ou d'IRM en cours d'étude. Le porteur annonce un risque infectieux "modéré à sévère", des hématomes ou œdèmes pouvant provoquer un déficit moteur des membres postérieurs, et justifie l'ensemble par une réglementation qui exige ces essais avant la mise sur le marché.

Objectifs

Ce projet vise à ameliorer la tolerance (ou la sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en orthopedie à stimulation éléctrique (ex: produits de fusion vertebrale). Ces produits destinés à être mis en contact avec le corps humain doivent être préalablement testés pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir leur efficacité lors de l'utilisation clinique. La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir des données de performance et de tolérance des produits de santé en orthopédie, à stimulation éléctrique. Ainsi, il est possible d’étudier ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, élargissant l’offre et améliorant ainsi les chances de guérison et/ou le confort des patients.

Procédures

Pour cette procedure, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h00 et 2h30). Cette intervention a toujours lieu sous anesthésie générale (chimique et gazeuse), analgésie et antibiothérapie . Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 00h30 et 2h30). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent être réalisés en cours d'étude. Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner, IRM ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie légère, dans des EU partenaires (scanner ou IRM) ou sur le site d'essai (radiographies). En général, en fonction de la durée de l'étude (plusieurs années possibles), 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisagées en cours d'étude.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : Nuisances liées à la chirurgie: douleur et stress liés à la chirurgie (nuisance modérée) - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie et/ou de la chirurgie, pendant quelques jours (nuisance légère) - risque infectieux lié à la chirurgie (nuisance moderée à sévère) - hématome ou oedème au niveau du site opératoire, pouvant entrainer une gêne locomotrice en plus de la douleur (exemple : déficit sensitif et/ou moteur des membres postérieurs) (nuisance légère à modérée). Si nécessaire, les animaux pourront être hébergés individuellement pendant la période post-opératoire. Ceci peut engendrer un stress léger à modéré pour les animaux. Nuisances liées au transport: stress de l’animal occasioné par le transport (nuisance modérée).

Devenir

Pour répondre aux objectifs de la procedure du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induit par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : exaluation de la regeneration osseuse suite stimulation éléctrique). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.

Remplacement

L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation. A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé en orthopédie, à stimulation éléctrique.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu) pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Les études de screening permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêts à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes", sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d’animaux est arbitré à partir du nombre de sites requis en analyse. Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. De cette façon, le nombre d’animaux précisé ci-dessus constitue une estimation basée sur l’historique des essais conduits durant ces dernières années. De plus les normes requierent un nombre minimal d'animaux par produit analysé et par délai d'analyse, et le type de dispositif implanté ne permet pas toujours la réalisation d'un grand nombre de sites par animal. Le nombre d’études sur 5 ans est donc estimé à 6 études reglementaires et maximum 20 études pilote (1 à 5 études par an ; pour 25 ovins ; 25 caprins ; 100 lapins).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : - Le stress des animaux : Avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire, pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements sont présents dans l’environnement des animaux (en fonction de l'espèce : jouets, plateforme de repos…), et ces mesures sont renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…). - La douleur des animaux : En phase post-opératoire, les suivis sont renforcés et completée par des scores de suivi de la douleur. La présence d'un vétérinaire sur site permet également la réalisation de soins post-opératoires spécifiques et adaptés. Les signes cliniques servant de points limites (listés dans la section 4.2.1) sont utilisé pour la prise de décision des mesures à mettre en place pour limiter les souffrances. Si une stimulation électrique est réalisée et bien qu’aucune douleur associée ne soit attendue, si l'animal présente des signes de gêne, la même approche sera conduite. En cas de transport des animaux, des mesures sont mise en place pour diminuer le risque de blessures et pour minimiser le stress des animax lors du transport : - mise en place de conditions de transport adaptées à l’animal concerné (espace de taille adéquate, sans élément pouvant blesser les animaux, en cage de taille adaptée pour les lapins et en camion adapté et sur litière (paille) pour le transport des ovins ou caprins). Un examen clinique des animaux sera réalisé avant départ par un vétérinaire pour s’assurer qu’aucune contre-indication au transport n’est observée. Une observation supplémentaire des animaux sera faite au départ et là l’arrivée pour s’assurer du bon état clinique des animaux. Enfin, les temps de trajets seront optimisés (sélection d’établissements utilisateurs secondaires proches de l’établissement principal).

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est définie dans les textes de référence. Les produits de petite taille/miniaturisés seront testés préférentiellement chez le lapin. Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez les ovins/caprins. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (le long terme: espèces à longue durée de vie). Le choix repose aussi sur les similarités avec l’homme : caractéristiques anatomiques (structure de l'os...), poids, propriétés mécaniques et régénération osseuse. La litterature scientifique reporte l’utilisation du lapin comme un modèle de choix dans l’évaluation préliminaire des dispositifs médicaux à stimulation éléctrique ayant comme but la regeneration osseuse. Le choix des animaux peut se faire pour des raisons économiques et éthiques (exemple : réalisation d’études de faisabilités via la réutilisation d’animaux d’études précédentes ). Dans le cas des études fonctionelles, le choix se portera sur les ovins/caprins par rapport à leur taille osseuse et la charge mécanique plus proche des humains. Les critères pris en considération dans le choix du stade de développement sont les suivants : 1.Suivi des recommandations des textes de référence Le stade de développement est exprimé en âge ou en poids. Dans la plupart des cas, l’utilisation d’animaux adultes est recommandée. 2. Propriétés intrinsèques du produit à tester En l’absence de recommandation particulière dans le(s) texte(s) de référence et si la nature du produit le requière (ex : évaluation d’un implant osseux sur un animal dont l’ossature est mâture), le stade de développement est pertinemment sélectionné. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée.

Production d’anticorps chez le lapin

(NTS-FR-217858v1 – 28/01/2025)
  • Production de routine
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
Lapins : 1050
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1050
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1050

La quantité d'anticorps commandée par le client détermine le nombre de lapins engagés dans chaque expérimentation, à raison de deux lapins par immunogène. 1 050 lapins vont être utilisés sur la durée du projet, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour développer environ 500 anticorps destinés à la recherche. Chaque animal peut subir jusqu'à vingt-cinq injections intraveineuses, quinze injections intramusculaires, huit injections sous-cutanées, trois injections intradermiques d'une vingtaine de points chacune et dix prélèvements sanguins. Le porteur reconnaît l'existence de méthodes sans animaux comme le phage display, affirme qu'elles "n'apportent pas la même qualité d'anticorps", et indique tuer les lapins en fin de projet pour obtenir "le maximum de sérum".

Objectifs

Le but de chaque expérimentation est le développement et la production d’anticorps polyclonaux et/ou monoclonaux. Les anticorps seront utilisés principalement dans la recherche académique. Environ 500 nouveaux anti-corps seront développés.

Bénéfices attendus

Le but de chaque expérimentation est le développement et la production d’anticorps polyclonaux et/ou monoclonaux. Nous développons depuis plusieurs dizaines d’années des anticorps pour la recherche. Les résultats obtenu grâces aux anticorps générés par notre entreprise ont participé à l’avancée des connaissances scientifiques à travers plusieurs centaines de publications de nos partenaires. Ce projet s’inscrit dans cette continuité pour poursuivre la génération d’outils biologiques pour la recherche et le développement.

Procédures

- Prélèvements sanguins sur animaux vigiles, environ 5 min, maximum 10 prélèvements. - Injection intraveineuse sur animaux vigile, environ 1 min, maximum 25 injections. - Injection en intradermique (une vingtaine de points environs par inejction), environ 3 minutes, maximum 3 injections. - Injection en sous cutané, environ 1 minutes, maximum 8 injections. - Injection en intramusculaire, environ 1 minutes, maximum 15 injections. - Injection en intraveineuse dans la veine marginale, environ 1 min, maximum 25 injections. -

Impact sur les animaux

La contention lors des prélèvements et des injections peut causer un léger stress. Une inflammation au niveau des sites d’injections peut être observée. Il peut y avoir une légère douleur à l’injection. De par notre expérience Nous ne nous attendons pas à d’autres nuisances, mais nous resterons vigilants à tous effets imprévus

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de projet afin d’obtenir le maximum de sérum et de pouvoir prélever des organes.

Remplacement

Le remplacement du modèle in-vivo ne peut être envisagé car la réponse immunitaire est un phénomène complexe impliquant la coopération entre de multiples types cellulaires, pour lequel il n’existe pas d’équivalent in-vitro. Bien que des méthodes alternatives émergent (type phage display), ces approchent n’apportent pas la même qualité d’anticorps. La qualité de la banque naïve utilisée et la méthode de screening de cette banque de phages display ne permet pas d’obtenir de anticorps d’affinité suffisante. Pour palier partiellement à ce défaut, cela nécessite d’utiliser des banques dites « immunes » qui nécessitent d’immuniser le lapin et n’apporte aucun bénéfice en termes de remplacement. De plus ces technologies de développement d’anticorps monoclonaux chez le lapin ou la souris, ne sont pas encore complètement matures. Ils nécessitent un matériel particulier et des réactifs adaptés. Les chances de succès sont limitées comme le démonter le nombre d’anticorps en clinque issue de phage display qui reste marginal. Enfin l’obtention d’anticorps polyclonaux ne peux pas être remplacée par un mélange d’anticorps monoclonaux. Cette approche des anticorps multi clonaux ne permets pas non plus d’obtenir la même efficacité.

Réduction

Le nombre de lapins utilisé pour chaque expérimentation est réduit au minimum, mais est déterminé par la quantité d’anticorps attendue par le client. Nous obtenons environ 50 à 60ml de sérum au minimum par lapin, la majorité des projets nécessite plus 100ml. En effet, l’immuno purification par chromatographie d’affinité de ces sérums requiert un volume suffisamment pour obtenir quelques milligrammes d’anticorps c’est pourquoi nous utiliserons 2 lapins par immunogènes.

Raffinement

Les animaux ont un enrichissement dans les cages sous forme de tablette et de palet dans les cages. Les animaux sont habitués au personnel pour réduire le stress. De plus les animaux sont manipulés et caressés régulièrement (2 fois par semaines). Le personnel est formé et sensibilisé à une manipulation douce des lapins pour limiter le stress au maximum. Si l’animal présente une souffrance qui ne diminue pas avec l’arrêt des injections et les soins apportés, et que les points limites sont atteints alors, l’animal sera mis à mort pour éviter des souffrances.

Choix des espèces

Le lapin est l’animal de laboratoire bien adapté au développement d’anticorps pour la recherche. Il montre en effet une très bonne réponse immunitaire humorale. Par ailleurs il permet de récolter une quantité de sérum conséquente suffisante pour les applications en recherche. Nous utilisons des jeunes adultes (lapins âgés de 12 semaines minimum) car c’est chez les jeunes adultes que la réponse immunitaire est la meilleure et par là même la génération d’anticorps.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Lapins : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

Fournir des anticorps à des équipes de recherche publiques ou privées, à raison d'environ 2 milligrammes par animal : 200 lapins New Zealand White sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit quatre injections d'une information génétique codant l'antigène visé, par voie intradermique, intramusculaire ou sous-cutanée, puis subit trois prélèvements sanguins de 25 à 40 minutes après administration orale d'un tranquillisant. Le porteur signale de la fièvre, un inconfort modéré et l'apparition de petites boules au point d'injection, et compte deux lapins par protocole. Tous sont tués en fin de protocole parce que chaque immunisation est spécifique d'un antigène, ce qui interdit de les réutiliser ailleurs.

Objectifs

L’objectif du projet est de générer par une approche d’immunisation génique des anticorps de lapin contre des antigènes d’intérêt pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L’immunisation correspond à un processus d’éducation et d’activation du système immunitaire contre un antigène spécifique. Parmi les différentes approches d’immunisation existantes, l’immunisation génique sera utilisée. Cette approche émergente vise à faire produire transitoirement un antigène en administrant une information génétique codant in situ pour un antigène spécifique, initiant ainsi une réponse immunitaire. Les anticorps obtenus seront utilisés dans des approches allant de la recherche au diagnostic. Le nombre de lapins prévus par protocole permettra d’obtenir une quantité suffisante d’anticorps (environ 2 milligrammes par lapin) pour une utilisation sur plusieurs années.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voire thérapeutiques. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

4 injections en intradermique, en intramusculaire ou en sous-cutanée de l’information génétique codant pour l’antigène d’intérêt (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les prélèvements de sang n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor. Les prélèvements seront réalisés après administration par voie orale d’un tranquillisant à effet vasodilatateur, permettant de prélever le lapin dans de bonnes conditions pour le lapin et l'expérimentateur. L'injection couplée à un agent de transfection peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-agent de transfection). Les manipulations des lapins étant source de stress, une habituation sera mise en œuvre, afin de mettre en place une relation de confiance entre le lapin et les expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant notamment dans la caractérisation de molécules thérapeutiques, a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en œuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d’une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Formation professionnelle
Souris : 300
Rats : 150
Cochons d'Inde : 10
Hamsters dorés : 5
Hamsters de Chine : 5
Lapins : 20
Souffrances
▲ -
▲ 426
▲ 33
▲ 31
Devenir
 -
 -
 -
 490

Former une dizaine de personnes par an aux gestes techniques : 490 animaux non-humains vont être utilisés puis tués, 300 souris, 150 rats, 20 lapins, 10 cobayes et 10 hamsters, dont 31 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les stagiaires leur administrent du sérum physiologique par huit voies différentes, sur animal vigile ou anesthésié, puis pratiquent une chirurgie par animal, injection de sérum dans le cerveau ou au contact du cœur, pose d'un cathéter dans l'intestin grêle ou dans la jugulaire, retrait d'un fragment d'os lombaire ou fémoral, lésion de la cornée, lésion cutanée, extraction dentaire. Le porteur indique que ces actes peuvent laisser des boiteries, des troubles neurologiques, intestinaux ou cardiaques "à plus ou moins long terme", et que les animaux dont l'état ne s'améliore pas au bout de deux semaines sont tués. Il justifie l'ensemble par la formation du personnel avant les études de toxicité et d'efficacité menées dans l'entreprise, sans préciser le nombre d'animaux affecté à chaque geste.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de décrire tous les gestes réalisés à des fins de formation du personnel. Une dizaine de personnes seront formées par année.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de pouvoir avoir un personnel formé à tous les gestes qu’il est susceptible de réaliser, afin de limiter le stress et le mal-être chez les animaux manipulés.

Procédures

Les animaux sont utilisés dans le cadre de formation, le personnel formé interviendra ensuite dans différentes études de toxicité et d’efficacité. Les animaux reçoivent des administrations de solution saline par différentes voies (intrapéritonéales, intramusculaires, intraveineux, intradermiques, intravaginales, intranasales, sous-cutanés et voie orales), ces administrations peuvent être réalisées sur animaux vigiles ou anesthésiés si l'animal présente un stress et/ou que le geste ne peut être réalisé sur animaux vigiles. Ces administrations peuvent être quotidiennes mais ne peuvent excéder certains volumes définis. Les animaux ne recevront qu'une seule administration par jour, par une seule voie. Les animaux ont, à minima, un jour de repos entre chaque administration. Dans le cadre de formation de chirurgie, les animaux sont analgésiés puis anesthésiés avant le début de la chirurgie. Pour les modèles de chirurgie intracérébrale, les animaux reçoivent une solution saline dans le cerveau. Pour le modèle de pose de cathéter intraduodénal, un cathéter est posé dans la partie initiale de l'intestin grêle pour administrer en direct une solution saline. Pour le modèle de chirurgie cardiaque, les animaux reçoivent une solution saline au contact du coeur, ou dans le coeur. Pour le modèle de retrait d’une partie de l’os, une petite partie de l’os au niveau des lombaires ou du fémur est retirée. Pour le modèle de plaie cornéenne, une lésion de la cornée est réalisée. Pour le modèle de plaie cutanée, une lésion au niveau de la peau est réalisée. Pour le modèle de chirurgie dentaire, une ou plusieurs dents sont retirées à l'animal. Pour le modèle de cathétérisation jugulaire, un dispositif vasculaire est mis en place au niveau du cou permettant l’injection de solution saline. Une seule chirurgie sera réalisée par animal, les animaux sont gardés en vie à la suite des chirurgies. La durée maximale de tous les actes chirurgicaux énoncés est de 2h30. La durée maximales des administrations de solutions saline est de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les modèles de délétion osseuse peuvent générer de la douleur et des boiteries modérées à plus ou moins long terme. Le modèle de plaie cornéenne peut générer une douleur modérée et une sensibilité ophtalmique jusqu’à cicatrisation. Le modèle de plaie cutanée peut générer une douleur modérée, une sensibilité dermique et une réaction inflammatoire jusqu’à cicatrisation. Le modèle de chirurgie dentaire peut générer une douleur modérée, une réaction inflammatoire, des difficultés à s’alimenter et se toilleter jusqu’à cicatrisation. Le modèle de cathétérisation jugulaire peut générer une douleur modérée et de l'incofort lié au dispositif pendant toute la durée de la formation. Les modèles d’injections intracérébrales peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles neurologiques à plus ou moins long terme. Le modèle d’administration intraduodénale peut générer de la douleur et potentiellement des troubles intestinaux à plus ou moins long terme. Les modèles de chirurgies cardiaques peuvent générer de la douleur et potentiellement des troubles cardiaques à plus ou moins long terme. Ces effets peuvent aboutir à une baisse d’activité ainsi qu’un changement de comportement (baisse de la prise alimentaire, agressivité, auto-mutilation, …). Ces effets sont limités dans le temps et ne dépassent pas deux semaines. Si les effets indésirables provenant de la chirurgie s’étendent au-delà de deux semaines sans aucun signe d’amélioration, alors les animaux seront mis à mort. Les administrations par voie orales, intradermiques, intravaginales, intrapéritonéales, intramusculaires, sous-cutanée peuvent générer une légère douleur et un léger stress qui ne dure pas dans le temps.

Devenir

A l'issu de chaque procédure, les animaux sont mis à mort. Des organes peuvent être récupérés pour des analyses vitro et ex-vivo.

Remplacement

Afin d’utiliser des animaux à des fins scientifiques dans les conditions idéales, le personnel technique a besoin d’être formé aux différents gestes techniques réalisés dans l’entreprise par des formateurs habilités. Ces gestes techniques ne peuvent pas être remplacés par des tests in vitro et nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement préclinique et ces gestes doivent être maîtrisés par le personnel pour mener à bien et dans de bonnes conditions éthiques les études réalisées dans l'entreprise.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum tout en permettant d’effectuer le nombre de sessions de formations nécessaires à la validation du geste. La quantité d’animaux peut varier en fonction de la nature du geste et/ou du nombre de personnes à former. Pour des gestes invasifs ou très invasifs, il n’y a qu’une session de formation afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Le tout en limitant au maximum le stress, l’angoisse et la douleur provoquée aux animaux.

Raffinement

Pour les rongeurs, de l’enrichissement comme des batonnêts à ronger, des huttes/tunnels et du papier kraft sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. Pour les lapins, une plateforme, des bâtonnets à ronger et/ou du foin sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés par un ou deux, entre animaux socialement compatibles. Pour la chirurgie, une anesthésie générale, adaptée en fonction des espèces, sera réalisée. Elle peut être fixe ou gazeuse. Une couverture analgésique adaptée sera appliquée. L'analgésie est adaptée en fonction des observations quotidiennes des animaux. L'analgésie pré-opératoire peut être complétée par un traitement local. Des points limites spécifiques sont développés pour chacune des procédures décrites.

Choix des espèces

Ces animaux (rat, souris, cobaye, hamster, lapin) sont choisis en fonction de la procédure expérimentale qui sera suivie dans les études réalisées dans l’entreprise. Cobayes, rats, hamsters, lapins : Animaux adultes car nécessité d’avoir les systèmes immunitaires et autres organes vitaux fonctionnels. Souris : animaux adultes et nouveau-nés : ces derniers sont utilisés pour la formation du personnel dans le cadre d’études réglementaires de la Pharmacopée Européenne pour l’évaluation de contaminants viraux dans des thérapies cellulaires.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Lapins : 4
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4

Immunisés à l'adjuvant de Freund par quatre à sept injections transdermiques, quatre lapins subissent aussi quatre à six prises de sang sur animal vigile, puis une anesthésie de quinze minutes suivie d'une ponction fémorale. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ce que le projet produit est un réactif de laboratoire, des anticorps polyclonaux dirigés contre deux protéines de Pseudomonas aeruginosa, qui serviront à purifier ces protéines dans des extraits bactériens. L'adjuvant peut provoquer des douleurs articulaires et une forte inflammation aux points d'injection, et le lapin est retenu parce que sa taille moyenne donne beaucoup de sérum en consommant peu de protéine.

Objectifs

La résistance aux antibiotiques est devenue l'une des plus grandes menaces pour la santé mondiale. De plus en plus de bactéries sont résistantes, rendant ainsi ces molécules moins efficaces voire totalement inefficaces pour traiter les infections bactériennes. Pseudomonas aeruginosa est une bactérie pathogène opportuniste responsable d'infections nosocomiales touchant principalement les patients immunodéprimés, les brûlés, ou encore les patients sous ventilation mécanique. Aujourd’hui, la lutte contre les souches de P. aeruginosa multi-résistantes aux antibiotiques, représente un enjeu sanitaire et médical important, enjeu souligné par l’Organisation Mondiale de la Santé. Les modifications post-traductionnelles (PTM) constituent une piste de recherche innovante. Ce sont des ajouts de groupements chimiques qui s’effectuent notamment sur les protéines. Elles impactent alors les interactions, les structures et donc la fonction de ces protéines. Leur importance est clairement établie chez les eucaryotes puisqu’elles sont la cible de traitements contre certains cancers ou maladies neurodégénératives. En revanche chez les bactéries, leur mise en évidence est relativement récente et leur rôle reste encore à être déterminé. Si de nombreuses études ont été menées pour identifier les résidus modifiés, très peu d’entre elles, malheureusement, se focalisent sur leur rôle. Pourtant leur rôle, lors de la formation de biofilm, la résistance, la virulence ou la persistance bactérienne, semble important. Notre hypothèse est que cibler les PTMs bactériennes impliquées dans la pathogénèse, pourrait être utilisée comme une stratégie de lutte contre les infections causées par les pathogènes. Nous avons d’ores et déjà identifié de nombreux facteurs de virulence sécrétés par P. aeruginosa qui sont modifiés, parmi eux deux proteine B et D sont deux facteurs majeurs. Notre étude consiste donc à évaluer l’implication des différentes modifications dans l’acquisition de résistances aux antibiotiques, dans l’augmentation de la virulence et dans la formation de biofilms chez P. aeruginosa. La production d’anticorps polyclonaux chez le lapin pour chacune de ces protéines nous permettra d’isoler et de purifier B et D sous toutes leurs formes dans chacune de nos différentes souches cliniques de P. aeruginosa et ainsi de trouver le relationnel entre les modifications post-traductionnelles et l’augmentation de la pathogénicité chez cette bactérie.

Bénéfices attendus

L’obtention de ces anticorps polyclonaux ciblant B et D permettra de capturer et purifier ces deux protéines dans des lysas bactériens issus de différentes souches cliniques. Chaque souche ayant des particularités différentes de virulence de résistance aux antibiotiques ou de « culture » (planctonique ou en biofilm) nous effectuerons une cartographie des modifications post-traductionnelles de chaque protéine en corrélation avec son activité clinique. Le but final étant de cibler la ou les modifications pour développer un anticorps thérapeutique ou une stratégie antibactérienne sans utilisation d’antibiotique.

Procédures

4 à 6 prélèvements sanguins sur animaux vigiles (5 minutes chacun)et 4 à 7 injections transdermiques (5minutes chacune). Une anesthésie générale de 15 minutes puis une ponction fémorale de 5 minutes.

Impact sur les animaux

L’utilisation de l’adjuvent de Freund peut induire des douleurs articulaires et provoque une forte inflammation au niveau des points d’injection. La réaction immunitaire peut aussi induire une hausse de la température.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Des méthode de production d'anticorps recombinant existent mais ils ne permettent en aucun cas d'obtenir une polyclonalité aussi élevé que chez l'animal. Un système immunitaire mature et actif est indispensable pour la production de cet outil biologique fondamental dans nos travaux de recherche

Réduction

Nous avons utilisé les données de la littérature pour calculer de façon théorique les capacités moyennes de production d'anticorps pour chaque lapin. Nous avons donc pu déterminer que 2 lapins par protéine seraient nécessaires pour obtenir la quantité d'anticorps indispensable à nos études. Pour chaque protéine cible, deux lapins seront immunisés avec 15 jours de décalage ceci permettra d’évaluer la toxicité intrinsèque de la protéine recombinante et de ne pas immuniser le second lapin si la protéine était mal supportée par le premier lapin.

Raffinement

Afin de diminuer au maximum toute douleur articulaire et toute douleur due à l’inflammation des sites d’injection, les animaux recevront un patch transcutané de d'analgésique. Ce patch sera changé toutes les 72 heures. Le suivi sérologique de l’immunisation nous permettra de limiter au strict minimum les rappels d’immunisation et de mettre fin à la procédure au plus vite. L’observation des animaux au quotidien basée sur le score grimace scale permet d’établir un point limite précoce qui mettrait fin immédiatement à la procédure. Afin de limiter au maximum le stress des animaux pendant les manipulations, ils seront légèrement anesthésiés au masque.

Choix des espèces

Le lapin est l’espèce de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. Sa taille moyenne permet d’obtenir une bonne quantité de sérum riche en anticorps tout en utilisant peu de protéine pour l’immunisation. La longueur des CDRs des IgG de lapin leur confère une excellente affinité, de plus ces IgG sont facilement purifiable. Les animaux seront des jeunes adultes de 1,5 à 2 kg (30 à 45 jours) car ils possèdent un taux maximum d’anticorps circulant et un système immunitaire mature.