Autres poissons

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  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Saumons : 1000
Autres poissons : 800
Souffrances
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1 800 poissons sauvages, des truites, blageons et chabots, vont être capturés et utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés vivants. Chaque individu est anesthésié, mesuré, pesé, puis incisé au ventre pour l'implantation manuelle d'un transpondeur, en restant hors de l'eau de trente secondes à une minute. L'objectif déclaré est d'évaluer si une passe à poissons aménagée sur un cours d'eau alpin laisse remonter ces espèces vers leurs zones de reproduction. Le porteur affirme que l'étude comportementale in situ est "indispensable" et sans alternative, et prévoit une mortalité post-opératoire faible ainsi que des pertes de marqueurs.

Objectifs

L’objectif principal est d’évaluer la franchissabilité d’une passe à poissons (rampe à plots) aménagée pour rétablir la migration piscicole dans un cours d’eau alpin. La méthodologie proposée implique l’implantation de transpondeur passifs dans des poissons sauvages. Les espèces cibles sont la truite et deux espèces accompagnatrices (blageon et chabot). Le suivi sera réalisé sur deux années minimum pour prendre en compte la variabilité des conditions environnementales. Si le quota d’animaux marqué n’est pas atteint, le projet prévoit le report des marquages l’année suivante. Le projet doit permettre d’évaluer scientifiquement le fonctionnement de cet ouvrage piscicole.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en lumière la « transparence » de l’ouvrage à la migration des truites, et des petites espèces accompagnatrices (blageon et chabot), c’est à dire l’absence de sélectivité et de retard à la migration. Dans le cas de blocage avéré des individus, des aménagements seront envisagés pour restaurer encore davantage la migration piscicole et permettre à ces espèces de rejoindre des habitats piscicoles favorables à l’amont, notamment pour la reproduction.

Procédures

Après anesthésie générale pendant 3 à 5 minutes, les animaux seront mesurés puis pesés, puis une incision ventrale sera réalisée et un transpondeur PIT tag sera implanté manuellement sur 1800 poissons. Ces interventions nécessiteront de maintenir les poissons entre 30 secondes et une minute hors d’eau.

Impact sur les animaux

La capture, la stabulation et le marquage sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux. Des précautions seront prises à chaque étape pour limiter le stress et la douleur des animaux. La cicatrisation après implantation des PIT tags est généralement très bonne, tant sur des lots conservés en pisciculture qu'en milieu naturel.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement in situ.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. L'évaluation du franchissement des dispositifs de montaison/dévalaison doit obligatoirement être réalisée in situ en étudiant le comportement migratoire des espèces considérées, dans le cas présent la truite de rivière, le blageon et le chabot. Il est nécessaire de capturer des animaux sauvages en rivière, de les marquer individuellement et de les relâcher vivants à l’aval de l’ouvrage étudié. Ensuite, les déplacements sont évalués en utilisant des dispositifs de détection fixes. A noter également que peu de données existent quant aux comportements et capacité de montaison du blageon et du chabot. On ne peut donc pas se référer à la littérature ni avoir recours à des avis d’expert pour évaluer une franchissabilité théorique : une expérimentation in situ reste indispensable.

Réduction

Le projet est prévu sur une durée de 3 ans, avec captures et marquages les deux premières années (maximum 5 ans si reports des marquages en cas de conditions environnementales défavorables). Les effectifs prévus par espèce sont un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire des « patterns » comportementaux, et évaluer in fine la franchissabilité et la sélectivité de l’ouvrage aménagé. Il est adapté au gabarit du cours d’eau et à la densité de population en place. Chez la truite, il peut être attendu un taux de montaison de 10 à 30%, taux moyen constaté dans les différentes études réalisées. Pour le blageon et le chabot, il est difficile de préciser un taux de montaison, ces espèces étant encore trop rarement étudiées. Cet effectif théorique attendu doit être nuancé par plusieurs facteurs : - L’implantation des PIT tags ne génère en principe pas (ou très peu,

Raffinement

Le raffinement des procédures sera pris en compte de la capture des animaux jusqu’au relâcher dans leur milieu naturel. Le maintien des conditions thermiques et d’oxygénation optimales sera assuré. Les animaux capturés seront soit stockés dans un vivier placé dans la rivière, soit dans un bac de 50L oxygéné et refroidi. Ainsi, la teneur en oxygène et la température seront constantes. Le bac d'anesthésie sera renouvelé toutes les 20 minutes en moyennes ou plus souvent si le temps d’anesthésie augmente, ceci pour éviter que la température ne varie de plus de 2°C et soit toujours 120 mm à l’aide de tags de 23 mm par exemple). Un chiffon humide sera placé au niveau de la tête de l’animal et la règle de biométrie sera humidifiée en permanence pour éviter d’ôter le mucus. Seuls les individus jugés en bon état sanitaire (absence de blessure, de parasites, d’infections visibles) seront marqués, les autres seront relâchés sans marquage, après stabulation. Aucun antibiotique ne sera utilisé, par contre une pommade iodée antiseptique sera appliquée au niveau de l’incision. Le réveil sera contrôlé dans un bac oxygéné et refroidi, avant transfert dans un vivier placé dans la rivière.

Choix des espèces

Les espèces cibles sont la truite commune (Salmo trutta), le blageon (Telestes souffia) et le chabot (Cottus gobio). La truite est l’espèce caractéristique de la rivière étudiée et à fort enjeu halieutique est la plus susceptible de migrer sur des longues distances notamment en période de pré-reproduction, et donc d'être le plus fortement impactée par les obstacles à la migration. Le blageon et le chabot sont des espèces accompagnatrices de la truite, régulièrement capturées en pêche de sondage au niveau du site d’étude. Ces espèces sont moins bonnes nageuses que la truite et leur étude permet de nuancer l’évaluation de l’efficacité de la rampe à plots. Autrement dit, le franchissement du seuil par ces espèces confirmera le bon fonctionnement du dispositif de franchissement. Pour les truites, seuls les individus d’un an et plus dont la longueur totale excédera 120 mm seront marqués, à l’aide de PIT tags 23 mm. Cette taille minimale assure un ratio « poids du l’émetteur / poids du poisson » inférieur à 2%, ce qui est en adéquation avec les préconisations tirées de la littérature scientifique. Les individus plus petits que les tailles minimales indiquées seront relâchés sans être marqués, après une phase de réveil dans un vivier placé dans la rivière. Pour les blageons et les chabots, les individus seront marqués avec des tags de 13 mm, la taille minimum de marquage étant alors calée à 80 mm. Pour ces espèces, cette taille correspond à des animaux de 2 ans et plus, considérés comme adultes et reproducteurs. Tout comme la truite, les individus plus petits que les tailles minimales indiquées seront relâchés sans être marqués, après une phase de réveil dans un vivier placé dans la rivière.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Autres poissons : 720
Souffrances
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720 killifishs (classés en autres poissons) vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Hébergés individuellement, ils subissent des tests de locomotion spontanée, d'anxiété et de cognition, un protocole d'exercice forcé de trois heures par jour et des séances de locomotion forcée, pour étudier un vieillissement accéléré. Le porteur décrit un amaigrissement et des changements comportementaux d'anxiété ou de résignation liés au vieillissement rapide de l'espèce. Il justifie le choix du killifish par sa rapidité et son coût moindre par rapport au rongeur et le présente comme un modèle "unique et indispensable".

Objectifs

Une problématique importante inhérente à la recherche sur les maladies associées au vieillissement est le temps nécessaire pour laisser les animaux développer naturellement certains phénotypes symptomatiques du vieillissement. En effet, les animaux modèles vertébrés utilisés couramment dans la recherche biomédicale comme la souris ou le poisson-zèbre ont des durées de vie pouvant dépasser les 3 ans. Ce temps incompressible ralentit énormément, les avancées de la recherche visant à diminuer les effets négatifs associés à l’âge. Afin de bénéficier de modèles de vieillissement accélérés permettant d’augmenter considérablement l’efficacité de la recherche, nous proposons d'utiliser le modèle de vieillissement accéléré, l'African Turquoise Killifish, et d'étudier l'efficacité (i) de modulations nutritionnelles, (ii) de traitements chroniques avec des substances naturelles ou synthétiques, (iii) des protocoles d'exercice chronique ou (iv) l'impact d'une manipulation génétique

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires en jeu au cours de l'âge. Nous pourrons évaluer quels événements biologiques sont à l'origine de la diminution de la locomotion, du déclin cognitif. Ceci permettra de désigner de nouvelles approches thérapeutiques comme les modulations nutrionnelles ou certains types d'exercice physique afin de mieux prendre en charge les pathologies liées à l'âge.

Procédures

Interventions: 1/génotypage: ne concerne que les animaux GMO, 1 intervention de deux minutes (sous anesthésie) 2/Locomotion spontanée: 3 interventions/poisson pour une durée de 90 minutes 3/Anxiété/cognition: deux interventions/poisson pour une durée de 60 minutes 4/Exercice chronique: 1 intervention/poisson 3heures/jours, 3 jours par semaine pendant 4 semaines 5/ Locomotion forcée: 2 interventions /poisson 120 minutes

Impact sur les animaux

Globalement pour l'ensemble de ces interventions, les nuisances où effets indésirables chez le poisson concernent principalement les conséquences du vieillissement naturellement rapide chez l'African Turquoise Killifish. Les individus peuvent présenter une perte de poids, ou émaciation, accompagnées de changements comportementaux de type anixiété ou résignation avec notamment une diminution de la prise alimentaire ou une position dans la colonne d'eau qu'il sera facile à identifier (navigation exclusivement à la surface ou prostration au fond de l'aquarium).

Devenir

L'ensemble des poissons utilisés dans cette étude seront euthanasiés puisqu'il nous est nécessaire de prélever principalement le cerveau, le foie, l'intestin, ou le muscle squelettique (et d'autres tissus) pour étudier/évaluer les composantes moléculaires (attrition des télomères, cassures du double brin d'ADN, sénescence, séquençage ARN etc) qui nécessitent de prélever le tissu musculaire et donc l'euthanasie préalable des poissons.

Remplacement

Dans le cadre de ce protocole nous comptons générer 3 lignées génétiquement modifiées. Ces manipulations génétiques combinées à la puissance exploratoire du modèle killifish font de ces poissons un modèle unique et indispensable à l'échelle de l'organisme entier pour étudier de manière intégrée le rôle de nos cibles d'intérêts dans la progression du vieillissement (principe de remplacement).

Réduction

Compte tenu de la variabilité des paramètres biologiques généralement observée au sein d’un groupe homogène et de la durée des protocoles, des groupes de 10 animaux par condition seront formés afin de pouvoir mettre en évidence des différences statistiques (principe de réduction) (tests non paramétriques, e.g t-tests, test de Mann&Whitney, One or two-Way ANOVA).

Raffinement

Les animaux soumis inclus dans les procédures sont hébergés individuellement dans un bac de 3 litres dans l'eau osmosée dont les paramètres biologiques sont trés controlés avec notamment une temperature de 28°C, un pH de 7, 5 et une salinité de 1000uS. Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal, sous anesthésie* lorsque nécessaire pour limiter la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, et en respectant des points limites définis par le comportement des animaux, que ce soit leur comportement alimentaire, leur locomotion (position dans la colonne d'eau: nage en surface ou prostration au fond du bac) ou leur fonction respiratoire (mouvement operculaire). L'altération d'un ou plusieurs de ces paramètres conduira à une perte de poids significative qui lorsqu'elle sera supérieure à 20% conduira à l'arrêt du protocole expérimental (principe de raffinement). * :La procédure d'anesthesie se fait en plongeant le poisson dans un volume de 200mL d'eau osmosée où l'anesthésique est administrée par voie balnéatoire. L'anesthésie est jugée satisfaisante, lorsque le poisson est ventre en l'air avec mouvement operculaire lent.

Choix des espèces

L'African Turquoise Killifish ou Nothobranchius furzeri est génétiquement modifiable et permet des études de grandes envergures de la même portée tout en étant plus rapides et beaucoup moins couteuses, que celles menées chez le rongeur. De plus, un nombre quasi indéfini d’événements biologiques est quantifiable par des approches non invasives et quantitatives. Actuellement, un nombre croissant de lignées transgéniques ont été générées et sont disponibles dans la communauté scientifique, et permettent de répondre à de vraies questions biomédicales. En tant que laboratoire académique nous pouvons facilement avoir accès à un grand nombre de lignées transgéniques (peu onéreuses). Pour toutes ces raisons, le Turquoise killifish est à l’heure actuelle un modèle très pertinent utilisé dans de nombreux laboratoires académiques pour modéliser et étudier les pathologies liées à l'âge.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 740
Souffrances
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Devenir
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740 poissons, anguilles et flets, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la majorité des anguilles étant relâchée après mesures et 140 individus tués. Capturés en rivière et en estuaire, ils sont anesthésiés pour une biométrie, puis 70 anguilles et 70 flets sont tués afin d'analyser leurs otolithes et leurs parasites, pour évaluer les effets de l'arasement de deux barrages sur ces poissons migrateurs. Le porteur indique que la capture et la manipulation stressent les poissons et que l'anesthésie peut perturber leur comportement. Il affirme qu'aucune modélisation ne peut prédire ces réponses et que le prélèvement en milieu naturel est "indispensable", alors que l'anguille européenne est classée en danger critique d'extinction.

Objectifs

L’objectif du projet est de caractériser les réponses biologiques des poissons migrateurs aux modifications des conditions environnementales suite à l’arasement de deux barrages majeurs sur un bassin versant côtier. Les poissons migrateurs amphihalins, qui réalisent une migration entre milieux marins et milieux continentaux à des stades précis et sensibles de leurs stades de vie, sont particulièrement vulnérables à la présence de barrages qui empêchent la migration. L’Anguille d’Europe (Anguilla anguilla) et le Flet (Platichthys flesus) sont deux espèces amphihalines (reproduction en mer, croissance en eau douce), avec des répartitions spatiales différentes en rivière. Ces deux espèces apportent donc des informations complémentaires en permettant de caractériser les effets du démantèlement des barrages sur l’ensemble du bassin versant (cas de l’Anguille) et sur les zones en aval des ouvrages (cas du Flet). L’effacement des barrages est une occasion unique d’explorer les effets sur la variabilité des traits biologiques des individus (âge, taux de croissance, habitats utilisés, position trophique, parasitisme…). La caractérisation de ces évolutions au cours du processus de recolonisation est un enjeu important pour constituer un retour d’expérience solide permettant d’anticiper les conséquences de futures actions d’arasement de barrages. Les objectifs opérationnels de 2019 à 2022 étaient de finaliser l’état de référence pré-arasement. Les travaux d’arasement (finalisés en 2022) facilitent désormais le déplacement des espèces aquatiques migratrices en l’absence de ces ouvrages. Il s’agit donc d’obtenir des données post-arasement sur ces deux espèces piscicoles en suivant les mêmes protocoles que précédemment. L’euthanasie de certains des poissons est nécessaire à l’étude des traits biologique des anguilles et des flets.

Bénéfices attendus

Ce projet scientifique, conduit depuis 2012, a pour objectif de fournir un retour d’expérience sur l’effacement des barrages de rivières côtières. Afin de suivre les effets de cette opération de restauration, un suivi environnemental sur le long terme a été mis en place avant, pendant et après le démantèlement. L’objectif est de caractériser la démographie et l’expansion des populations des poissons migrateurs et la modification de leurs traits biologiques. La présente demande vise à poursuivre ces suivis sur la période post-effacement (phase de restauration de la vallée) au cours de laquelle de nombreux changements biologiques sont attendus. L’arasement des barrages devrait fortement modifier la répartition des anguilles et diminuer la compétition intra-spécifique, avec des effets sur la croissance, l’âge et la taille des anguilles en migration qui rejoignent la mer pour se reproduire. De plus, il est probable que la diminution de la densité à l’aval du barrage et l’accès aux zones amont induise une évolution du sexe ratio des géniteurs et une modification des caractères biologiques (ex. taux de croissance, âge de migration). La modification des écoulements de la rivière devait également modifier les habitats de la zone estuarienne avec des conséquences probables sur la croissance et la survie des juvéniles de flets. Cette étude fournit donc des informations précieuses pour la gestion des poissons migrateurs, notamment des anguilles dont la population est actuellement classée en danger critique d’extinction.

Procédures

Les anguilles seront capturées en rivière, puis anesthésiées pour être placées dans une gouttière spéciale où le poisson est maintenu sur le dos afin de réaliser des mesures (taille, poids) et de décrire l’état sanitaire externe (présence de lésions, parasites…). Cette opération prend environ une minute. L’individu est ensuite placé dans un vivier de réveil avant d’être remis à l’eau au maximum 60 minutes après le début des manipulations. Durant l’ensemble du projet, un maximum de 600 anguilles seront anesthésiées, puis relâchées en milieu naturel sur le site de capture. Les flets seront capturés dans la partie estuarienne de la rivière. Ils seront capturés au nombre de 35 individus par an, soit 70 au total durant le projet. Ces individus seront anesthésiés, puis euthanasiés. Au total, un sous-échantillon de 70 anguilles et de 70 flets seront euthanasiés afin de caractériser les caractères biologiques des individus (âge, taux de croissance, habitats utilisés, position trophique, parasitisme…). L’euthanasie de ces individus est indispensable pour estimer l’âge à partir des otolithes (pièce calcifiée de l’oreille interne des poissons) et décrire la présence de parasites internes.

Impact sur les animaux

La capture, la rétention et la manipulation pour effectuer la biométrie des individus pourra occasionner du stress pour les poissons. L’anesthésie peut vraisemblablement créer des perturbations du comportement de certains individus. Afin de limiter ce stress, le nombre de poissons dans le bain d’anesthésiant ne dépassera 5 individus de manière simultanée, voire moins dans le cas de gros individus afin de ne pas dépasser 5% du volume. Si les individus ne sont pas endormis après 10 minutes de balnéation, la solution d’anesthésiant est renouvelée afin de palier le phénomène de dilution et d’utilisation par les individus. La transition milieu aquatique/air libre éclairé (lampe à lumière blanche) le temps de réaliser la biométrie peut également être source de perturbations pour les anguilles. En conséquence, les manipulations seront réduites au strict minimum (généralement moins d’une minute) et la tête des poissons sera recouverte par un linge humide afin de limiter l’exposition à la lumière. Durant la pêche effective, une trop grande densité d’anguilles piégées pourrait entrainer des lésions des individus dans le piège. En conséquence, le piège sera relevé toutes les deux heures et la fréquence des relèves sera augmentée (toute les heures) si le nombre de captures excède 30 individus lors d’une relève afin de limiter les surdensités d’individus.

Devenir

La majorité des anguilles capturées seront gardés en vie et relâchés dans le milieu naturel après avoir réalisé des mesures biométriques (N = 600 maximum). Un total de 70 anguilles et de 70 flets seront euthanasiés afin de caractériser les traits de vie sur deux années.

Remplacement

Cette étude vise à comprendre l’impact de l’arasement des barrages sur le fonctionnement des populations de migrateurs amphihalins. Il n’existe actuellement aucune donnée sur la modification des traits de vie de l’anguille et du flet en réponse à ce type d’action de restauration. De plus, il n‘existe aucune méthode substitutive, notamment en modélisation, car il est impossible de prédire les réponses individuelles. Les processus étudiés ne peuvent pas être simulés en laboratoire, avec des organismes de substitutions (tels que des invertébrés), en raison de la complexité du cycle de vie (migration mer-rivière à large échelle spatiale). Il est donc indispensable de prélever ces poissons dans le milieu naturel.

Réduction

Le protocole mis en place pour la pêche des anguilles en migration n’a pas pour objectif d’être exhaustif et le nombre d’individus migrants capturés ne peut être connu à l’avance. Toutefois, les deux précédentes campagnes (pré-arasement) ont permis de capturer entre 90 et 200 individus. En conséquence, le nombre d’individus anesthésiés pour réaliser les mesures biométriques devrait être compris entre 100 et 300 anguilles. Les mâles et les femelles seront capturés afin de caractériser la variabilité liée au sexe ratio dans le bassin versant. La caractérisation des traits de vie et de leurs réponses à l’arasement des barrages nécessite le sacrifice d’un nombre d’individus statistiquement suffisant des deux espèces cibles présentes dans la zone d’étude, et qui permette la comparaison avec les échantillons déjà collectés avant l’arasement du barrage. Le nombre d’individus doit être suffisant pour réaliser des analyses statistiques robustes visant à décrire la variabilité des traits observés en fonction des années et des histoires de vie (i.e. habitats utilisés). Au cours du projet, un sous-échantillon de 70 anguilles argentées sera euthanasié (de manière aléatoire et sans distinction du sexe) afin de caractériser les traits de vie sur deux années (35 individus par année). Pour les flets, l’effort d’échantillonnage sera adapté jusqu’à l’obtention du nombre requis d’individus (pas d’individus capturés en surplus). Les flets seront capturés au nombre de 35 individus par an et au stade juvénile, essentiellement né durant l’année, afin d’estimer le taux de croissance des juvéniles dans la partie aval du bassin versant. Durant l’ensemble du projet, un maximum de 600 anguilles seront anesthésiées, puis relâchées en milieu naturel sur le site de capture. Un sous-échantillon de 70 anguilles et 70 flets sera euthanasié (de manière aléatoire et sans distinction du sexe) afin de caractériser les traits de vie. Au total : 35 spécimens euthanasiés x 2 années x 2 espèces = 140 individus euthanasiés + 300 anesthésiés x 2 années (anguille seulement) = 600 individus anesthésiés

Raffinement

La capture des anguilles sera réalisée grâce à un dispositif de piégeage installé sur la rivière et relevé toutes les deux heures durant la nuit de pêche afin d’éviter des risques de mortalité, de limiter le stress et la dépense énergétique des anguilles. Si le nombre de captures excède 30 individus lors d’une relève, la fréquence des relèves sera augmentée à une heure afin de limiter les surdensités d’individus dans le piège. Les anguilles capturées seront placées en stabulation dans des bacs contenant de l’eau de la rivière oxygénée, avec utilisation de bulleurs si nécessaire (suivant la température de l’eau). Puis elles seront anesthésiées afin de réaliser les mesures biométriques convenablement (taille, poids, état sanitaire, …). La manipulation d’un individu se fera avec épuisettes et gants, sur des appareils de mesures humidifiés et sera limité au strict nécessaire du protocole (généralement moins d’une minute de manipulation). Après la biométrie, les individus non euthanasiés seront mis dans un vivier de réveil contenant de l’eau de la rivière oxygénée pour leur permettre de se réveiller tranquillement. Les poissons seront ensuite relâchés sur le site de capture (60 minutes maximum après le début de leurs manipulations) dès que tous les signes de l’anesthésie auront disparus : reprise de l’équilibre, des réflexes médullaires et d’une activité de nage volontaire. Afin de réduire au minimum le temps entre la capture et l’euthanasie des flets, les individus seront manipulés avec des gants et placés dans la solution anesthésiante, puis euthanasiés au fur et à mesure des captures.

Choix des espèces

L’utilisation d’espèces amphihalines est indispensable car il s’agit d’un des objectifs du projet de restauration de la continuité écologique. En effet, les poissons migrateurs amphihalins, qui réalisent une migration entre milieux marins et milieux continentaux, sont particulièrement vulnérables à la présence de barrages qui empêchent la migration. L’arasement des barrages apparait aujourd’hui comme une solution efficace et durable pour rétablir la continuité écologique, mais les retours d’expérience sont encore très parcellaires et nécessitent d’être documentés. L’anguille et le flet apportent des informations complémentaires et essentielles permettant de caractériser les effets du démantèlement des barrages sur l’ensemble du bassin versant (cas de l’Anguille européenne) et sur les zones en aval des ouvrages, au niveau de la zone estuarienne (cas du Flet). Les anguilles capturées pour caractériser les traits de vie seront essentiellement au stade « argenté » qui caractérise la phase de migration vers les zones de pontes (océan). Ce stade est privilégié pour l’étude car il permet de qualifier les traits et la qualité des individus produits par le bassin versant. La capture d’individus non migrants au stade « jaune » en phase sédentaire peut avoir lieu accessoirement. Ces individus au stade « jaune » seront anesthésiés et mesurés, mais aucun ne sera prélevé (euthanasié). Les flets seront capturés au stade juvénile, essentiellement nés durant l’année, afin de qualifier la fonction de nourricerie de la partie aval du bassin versant.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Autres poissons : 66
Souffrances
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66 roussettes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ces petits requins pêchés en mer sont soumis à des changements de salinité et de température pendant 24 heures avec quatre prélèvements sanguins, avant d'être tués pour disséquer leur moelle épinière et caractériser des cellules nerveuses, afin d'étudier l'adaptation des requins aux variations de leur milieu. Le porteur affirme que ces variations restent dans la gamme naturelle et n'attend de stress que lors des manipulations et des prises de sang. Il indique qu'aucune culture de ces cellules n'est possible faute de connaissances, et qu'il n'existe donc "pas d'alternative" in vitro.

Objectifs

Chez les poissons, comme chez les autres vertébrés, l’organisme adapte sa physiologie aux variations de son environnement grâce à la perception des fluctuations environnementales comme par exemple les variations de températures ou de lumière par son système nerveux central qui contrôle alors les sécrétions hormonales, notamment au niveau de l’hypophyse, qui régulent différentes fonctions biologiques. En plus du cerveau, il existe chez les poissons un système nerveux supplémentaire situé à l'extrémité caudale de la moelle épinière, appelé système neurosécréteur caudal. Ce système neurosécréteur caudal jouerait un rôle dans la coordination de différents processus physiologiques de l’organisme en réponse à des variations de salinité ou de température, comme montré récemment dans la littérature chez le flétan. Chez les requins, le système neurosécréteur caudal est constitué de neurones géants appelés cellule de Dahlgren. Bien qu’identifiées depuis longtemps, aucune étude récente n'a porté sur la caractérisation plus poussée de ces cellules. L'objectif du présent projet est d’analyser et de comparer les sécrétions hormonales des cellules de Dhalgren isolées à partir de roussettes adultes mâles qui auront été soumises à des changements de température et de salinités sur un temps court et dans le respect du principe des 3R.

Bénéfices attendus

L’analyse de la réponse hormonale des cellules de Dahlgren chez des animaux soumis à des variations de température et de salinité nous permettra d’établir ou non si ces cellules peuvent jouer un rôle essentiel dans l’adaptation des requins aux contraintes environnementales liées au changement climatique. A plus long terme, les bénéfices susceptibles de découler de cette étude chez une espèce de requin largement abondante sont de différents niveaux : (1) apporter des connaissances sur un modèle de requin qui seront bénéfiques à la compréhension des capacités d’adaptation d’autres espèces de requins dont les populations sont en danger ; (2) comparer les résultats obtenus sous un angle de l’évolution des espèces et d’identifier ainsi des processus fondamentaux conservés ; (3) disposer de marqueurs hormonaux en tant qu’outil pour caractériser les capacités d’adaptation d’une espèce donné en fonction de son environnement et ainsi adapter cet environnement pour un meilleur bien-être dans le cadre de programmes de préservation d’espèces aquatiques ou d’élevages. L’absence de variations hormonales des cellules de Dahlgren posera la question d’un autre rôle de ces cellules et c’est pourquoi nous prélèverons, en fin d’expérimentation, un maximum de tissus biologiques chez un même animal pour explorer différentes fonctions physiologiques.

Procédures

Des roussettes mâles adultes seront pêchées puis acclimatées dans des bacs de grande dimension alimentés avec de l'eau de mer naturelle à 15°C et sous un cycle de lumière artificielle 8L:16D correspondant aux conditions optimales décrites dans la littérature. Trois procédures dont les paramètres seront dans la gamme des conditions naturelles pour les requins, seront mises en place : (1) Test de salinité de 24h effectué sur 3 lots : 1 lot de 6 animaux transférés d’une eau de mer non diluée (100%) vers une eau de mer 100% (lot contrôle) ; 1 lot de 6 animaux transférés d’une eau de mer diluée (eau de mer à 80%) vers une eau de mer 100% ; 1 lot de 6 animaux transférés d’une eau de mer 100% vers une eau à 80%. (2) Test thermique de 24h effectué sur 3 lots : 1 lot de 6 animaux transférés de 15°C vers 15°C (contrôle) ; 1 lot de 6 animaux transférés de 15°C vers 10°C ; 1 lot de 6 animaux transférés de 15°C vers 20°C. (3) Test combinant les changements de température et de salinité et qui portera sur 5 lots, chacun de 6 animaux, sur une durée de 24h : eau de mer 100% vers 100% à 15°C; eau de mer 80% vers100% à 10°C; eau de mer de 80% vers 100% à 20°C; eau de mer 100% vers80% à 10°C; eau de mer de 100% vers 80% à 20°C. Pour l’ensemble des animaux, une série de 4 prélèvements sanguins à 0h, 6h, 12h et 24h après les transferts, de moins de 1mL et n’excédant pas, au total, 10% du volume sanguin de l’animal sera effectuée pour des analyses biochimiques. A la fin des expérimentations, les animaux seront mis à mort pour récupérer un grand nombre de tissus biologiques dont les moelles épinières pour la caractérisation des cellules de Dahlgren. Ces dernières seront analysées par des approches techniques hautement résolutives afin d’obtenir des résultats significatifs à partir d’un minimum de cellules, et donc d’animaux, collectées.

Impact sur les animaux

Les variations de température et/ou de salinité qui seront appliquées sont dans des gammes physiologiques et naturellement rencontrées par les requins, dont la roussette ; il n’y a donc pas de nuisance ou d’effet indésirable attendu sur la base de ces variations. Par contre, un stress et inconfort est attendu lors de la prise (manipulation) des animaux lors des transferts d’une condition à l’autre ainsi que lors des prélèvements sanguins. Ces derniers correspondent à un degré de sévérité de classe légère. Une acclimatation et une sédation sont envisagées.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement des cellules de Dahlgren en vue de leur caractérisation moléculaire et le prélèvement de différents organes pour analyser l’impact des variations de température et/ou de salinité sur différentes fonctions biologiques. Du fait de leurs localisations dans la moelle épinière, les cellules de Dahlgren ne peuvent être prélevées qu’après dissection.

Remplacement

L’impact des variations environnementales sur la physiologie de ce requin sera abordé en ciblant les cellules de Dahlgren mais également en prélevant un nombre maximum de tissus biologiques chez un même animal afin d’avoir une analyse plus large et plus intégrée. L'accès à la veine caudale, dans laquelle les hormones des cellules de Dahlgren sont libérées, est facilement accessible et permettra une analyse des sécrétions dans le temps et évitera ainsi d’utiliser des animaux supplémentaires. L’utilisation de culture de cellules de Dahlgren n’est actuellement pas possible du fait, justement, de l’absence de connaissances sur ces cellules spécifiques et il n’y a donc pas d’alternative in vitro disponible. Cependant, les hormones identifiées au niveau des cellules de Dahlgren au cours de ce projet seront, par ailleurs, testées in vitro sur des lignées cellulaires pour étudier leur mode d’action.

Réduction

L’expérimentation in vivo est réduite à 6 animaux par condition expérimentale pour permettre une analyse statistique appropriée pour les faibles effectifs. Les variations testées de température et de salinité, la durée de l’expérimentation ainsi que les temps de prélèvement des échantillons sanguins ont été définis et réduits au minimum sur la base des données bibliographiques. Ces données ont notamment montré qu’une exposition de la petite roussette, ou d’une autre espèce de requin, dans un milieu de salinité différente provoquait une variation significative des paramètres plasmatiques à 6h et que la réponse de tissus biologiques impliqués dans l’osmorégulation était observée entre 12h et 24h après le changement de milieu. Les températures choisies correspondent à celle qui impacte (20°C) ou non (10°C) la spermatogenèse et à celle qui impacte (20°C) ou non (15°C) la croissance embryonnaire de la roussette. Ces températures correspondent également à une augmentation de 5°C des température moyennes de surface des océans dans les scénarios de changement climatique. Ces données bibliographiques nous ont donc permis de bien cerner les conditions à tester et d’éviter l’utilisation d’un nombre plus important d’animaux. De plus, l’utilisation de technologies performantes à haute résolution permet d'obtenir des données statistiquement analysables à partir de faibles quantités d’échantillons, ce qui permet de limiter le nombre de cellules de Dahlgren à prélever, et donc d’animaux. Un maximum d’organes sera prélevé sur un même animal pour des études ultérieures liées au projet et pour leurs utilisations dans des projets différents réalisés par d’autres chercheurs s’intéressant à cette espèce.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés pendant au minimum 4 semaines avant les expériences dans des systèmes à flux ouvert avec de l'eau de mer naturelle à 15°C, sous un cycle de lumière artificielle 8L:16D et ils seront en groupe à raison d’une densité de 5 animaux / 100L (environ 35kg/m3). Cette période de 4 semaines est justifiée par une préconisation généralement admise de 2 semaines de délai entre le transport des animaux et leur inclusion expérimentale auxquelles sont rajoutés 2 semaines minimum qui permettront une manipulation des animaux (caresses du museau, caresses ventrales, prise en main dans les bacs, tests d’immobilité tonique). Au cours de cette période, les animaux seront nourris de poissons ou de mollusques ad libitum à une fréquence d'une fois par semaine, ce qui est en accord avec le mode d'alimentation des requins. Les animaux seront également pesés et mesurés puis identifiés par un marquage externe (fil de couleur placé autour du corps devant la nageoire dorsale). Lors des tests, les animaux seront transférés dans un bac de 100L (hauteur de 60 cm) permettant une nage sans contrainte et ainsi assurer une bonne irrigation des branchies et, selon les conditions, permettant également aux animaux de boire. Lors de ces tests une observation de comportements de stress (nage rapide et comportement de fuite hors du bassin, rougeurs de la peau) entrainera aussitôt l’exclusion des animaux. Pour les prélèvements sanguins les animaux seront transférés dans un bac de petite dimension (1m x 0.30m) pour permettre leur sédation et la mise en place d’une pompe buccale non invasive pour assurer l’irrigation des branchies. En fin de procédure, les animaux seront mis à mort pour procéder aux prélèvements des tissus biologiques.

Choix des espèces

L’espèce utilisée, Scyliorhinus canicula est un requin Carcharhiniforme non classé comme vulnérable (Least Concern) sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Du fait de son abondance et de la disponibilité de données scientifiques, dont génomiques, cette espèce est considérée comme une espèce modèle pour l’étude des requins. Ces derniers appartiennent au groupe des poissons cartilagineux (Chondrichtyens) qui regroupe également les holocéphales (ou chimères) et les raies. Au cours de l’évolution, les poissons cartilagineux ont divergé des vertébrés osseux il y a environ 420 millions d’années. Ils constituent donc un taxon d’intérêt pour les études phylogénétiques. De plus, les études en physiologie des poissons s’intéressent très peu à celle des requins et des raies alors qu’ils constituent un groupe très différent des poissons osseux et qu’ils sont de plus en plus menacés dans nos écosystèmes marins. Seuls des animaux adultes de sexe mâle seront utilisés. Les roussettes mâles atteignent une maturité sexuelle à 6,6 ans pour une taille de 54 cm. Afin d’utiliser des lots homogènes, nous identifierons les animaux au préalable dans une gamme de taille de 60±3 cm et de poids de 680±30g. L’utilisation d’adultes est justifiée par le fait de prélever des animaux en milieu naturel qui aient eu des cycles de reproduction, donc moins impactant pour la ressource, et de disposer d’animaux de taille suffisante pour le prélèvement des échantillons biologiques.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 200
Souffrances
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Devenir
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200 petites roussettes, une espèce de requin, vont être utilisées dès le stade œuf dans des procédures classées en gravité légère, avec l'objectif de les relâcher en mer sous réserve de l'accord d'un vétérinaire. Elles sont marquées, mesurées chaque mois et exposées pendant un an à des champs électromagnétiques reproduisant ceux des câbles de parcs éoliens, avec des tests de respirométrie de 24 heures et des enregistrements vidéo de leur comportement. Le porteur reconnaît que la littérature manque de points limites pour l'expérimentation sur les poissons et que l'exposition prolongée pourrait altérer leur santé, auquel cas les individus seraient tués. Il présente le projet comme un appui à la fois à la conservation et à l'"exploitation durable" des espèces marines, dans le contexte du développement des énergies marines.

Objectifs

Dans le contexte de changement climatique, la production d’énergie constitue l’un des défis socio-économiques et environnementaux majeurs des décennies à venir et soulève d’importants enjeux stratégiques, économiques et financier. Les énergies marines renouvelables (EMR), basées sur le vent, les marées et les courants marins font des océans et des mers une source inépuisable d’énergie permettant de produire de l’électricité. Parmi elles, les parcs éoliens offshores (OWF) sont aujourd’hui en plein essor notamment en Europe. Les OWF peuvent induire du bruit, des vibrations, l’interruption de continuité écologique et des perturbations liées aux champs électromagnétiques qui peuvent avoir des impacts potentiellement négatifs sur les espèces marines. En transportant l’énergie produite, les câbles électriques sous-marins au sein des OWF génèrent des champs électromagnétiques (CEM) qui peuvent affecter le comportement d’espèces électro- et magnéto-sensibles , qui utilisent les champs électromagnétiques pour se déplacer et se nourrir. La forte croissance de l’éolien offshore risque d’amplifier ces effets mais les informations existantes sur leurs conséquences sur les communautés ichtyologiques restent aujourd’hui encore insuffisantes. Les études réalisées sont limitées à quelques espèces d’intérêt commercial et sur une durée relativement courte. Ce projet vise à répondre à cette lacune et à identifier et évaluer les effets des parcs éoliens en mer et leur raccordement sur les requins, espèces élétro-sensibles. L’état de santé des individus sera évalué à travers un panel d’indicateurs : survie, mesures taille/poids (i.e. biométrie) et suivi de la croissance, développement, métabolisme énergétique (i.e. indicateur de stress évalué via des mesures de consommation d’oxygène au repos et à l’effort)

Bénéfices attendus

L’implantation d’un parc éolien offshore entraine une modification de l’habitat. Au vu de la forte croissance de ces projets de développement, il est nécessaire de mieux connaitre les effets de ces structures sur les écosystèmes marins. Il existe très peu de connaissances à ce sujet les requins. Ces connaissances relatives à la biologie de ces espèces d’intérêt serviront de cas concrets pour la mise en place de suivi pérennes des populations aux sein des OWF afin d’atteindre le double objectif de conservation et d'exploitation durable des espèces marines en général. Les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément comment les requins réagissent aux champs électromagnétiques. Ils permettront d’améliorer les connaissances des impacts des EMR sur les espèces marines et ainsi apporteront les informations essentielles aux gestionnaires et décideurs pour répondre aux enjeux de développement des EMR sans nuire au maintien de la biodiversité marine.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure de marquage sous cutané juste apres l'éclosion. Ce marquage durera une minute environ par individu. Cette marque permettra d'identifier chaque individu durant la phase expérimentale juvenile. Il y aura une procédure par individu qui durera 12 mois. Biométrie : une fois par mois les individus seront pesés et mesurés pour assurer un suivi de leur croissance et de leur bonne condition (indice de fulton) Mesures de respirométrie : chaque mois, chaque individu sera testé en respirométrie afin d’évaluer sa capacité métabolique aérobie. Ce test durera 24 h et 12 juvéniles par condition (i.e. contrôle, 3 différents champs électromagnétiques) seront testés soit 6 poissons par bassin. Tests comportementaux : les tests comportementaux auront lieu 1 fois par mois au stade juvenile soit pour 6 fois sur 6 mois. Une camera placée au dessus de chacun des bassins permettra d'enregistrer leur comportement à différents temps de la journée. L'experimentateur n'interviendra pas dans le bassin ni sur les animaux mais enclanchera les enregsitrement à des temps donné (1fois 2h le matin, 1 fois 2h l'apres midi, 1 nuit).

Impact sur les animaux

La littérature récente souligne le manque de connaissances s'agissant des points limites (objectifs et quantitatifs) applicables pour l'expérimentation sur les poissons, les réponses à la douleur étant par ailleurs très variables entre les espèces. L’ensemble des manipulations (mise en bassin, anesthésie, mesures taille poids, réveil, chasse avec un stick, respirométrie) seront réalisées sur une période de temps optimisée afin de minimiser un maximum ce stress. La condition des poissons (indice de condition, état général) sera évaluée au niveau individuel durant toute l’expérimentation. Le manque de connaissances sur l’impact des champs électromagnétiques sur les requins de manière générale ne permet pas de déterminer la sévérité de ce type d’exposition en amont. L’exposition aux champs électromagnétiques pourrait avoir des effets indésirables sur l’espèce étudiée. Li’solement sensoriel des individus dans les respiromètres pourrait engendrer un léger stress.

Devenir

Les individus seront relâchés dans l’environnement après accord d’un vétérinaire. Le cas échéant les individus seront euthanasiés. En effet les individus vont etre exposés de manière prologée à des champs électromagéntiques. SI cette expostion altere le développement ou a santé des individus ils ne pourront etre relachés dans l'environnement. Les individus marqués sont maintenus en vie et utilisés durant toute l’expérimentation

Remplacement

Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser l’impact des champs électromagnétiques sur les requins, aucune méthode alternative à l’utilisation d’animaux vivants ne peut être envisagée puisqu’aucune méthode de remplacement ne saurait reproduire le développement et le comportement de cette espèce. Nous ne pouvons pas imiter la complexité d’un organisme en entier subissant des conditions particulières impactant sa biologie et son comportement en milieu naturel Aussi, pour atteindre le double objectif de conservation et d'exploitation durable des espèces marines, l’évaluation de l’état écologique de l’écosystème marins doit pouvoir s'appuyer sur des connaissances relatives à l'écologie et la biologie des espèces vivants dans l’habitat impacté.

Réduction

Le nombre d’individus a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique L’exposition se fera au stade œuf de 4 semaines jusqu’au stade juvénile. En prenant en compte l’incertitude de la fécondation des œufs, du bon développement des embryons et la littérature existante, un nombre total de 25 individus par bassin est conseillé afin d’intégrer une variabilité naturelle représentative et ainsi garantir la robustesse des analyses statistiques et des résultats pouvant être extrapolé à l’échelle de la population.

Raffinement

Dans le cadre des procédures, plusieurs mesures ont été mises en place afin de limiter la souffrance et le stress des individus lors de l’élevage, de mesures biologiques telles que le poids et la taille, des tests comportementaux et l’évaluation de l’état de santé de l’organisme via des indicateurs de stress Une surveillance de routine sera effectuée quotidiennement dans les bassins d’élevage. Une bonne oxygénation du milieu et une température de 16°C seront maintenus tout au long de l’expérience, un cycle jour/nuit de 13h/11h. Les bassins seront enrichis de tubes PVC permettant de mettre à disposition des cachettes pour les individus. Lors de leur manipulation, en plus de l’utilisation d’anesthésiant, les individus seront placés en immobilité tonique afin de limiter le stress et la douleur. Les individus seront retirés de la procédure dès qu’un point limite sera atteint. Les points limites sont identifiables à travers le comportement des poissons (activité de nage anormale) ou des signes extérieurs de stress (e.g. couleur de peau, plaies). Une fois éclos, les juvéniles seront surveillés quotidiennement afin de s’assurer du bon état de santé des individus et bon état des installations. Des suivis plus poussés, notamment des tests comportementaux (e.g. prise alimentaire, locomotion) et écophysiologiques (métabolismes aérobie, indice de condition, croissance) , seront assurés par les agents une à deux fois par mois. Au bout d’un an, un point d’étape sera réalisé sur les travaux effectués sous la forme d’un rapport intermédiaire et d’une réunion dédiée. A l’issue de ces expérimentations, si les résultats le permettent, les données seront analysées et valorisées sous forme d’article(s) scientifique(s).

Choix des espèces

Les requins sont des espèces électrosensibles susceptible être impactées par les champs électro- magnétiques générés par les OWF. L’ensemble de ces espèces sont présentes sur les différents sites d’étude avec un degré de mobilité plus ou moins importants. La petite roussette (classée « préoccupation mineure » par l’IUCN) présente globalement une sédentarité au site avec des déplacements relativement limités. L'étude débutera au stade embryonnaire (oeuf de 3-4 semaines) jusqu'au stade juvénile de 6 mois. Les oeufs sont fixés par les femelles sur le lieu de ponte qui peut être par consequent un parc éolien. Ensuite, les juvéniles sont très peu mobiles à la naissance et vont rester sur la zone de ponte quelques mois. Afin d' évaluer l'impact des champs électromagnétiques sur le développement il est donc nécessaire d'exposer les individus à partir du stade embryonnaire. Le stade de 3-4 semaines permet de s'assurer de l'a viabilité et de la fécondation des oeufs avec un embryon qui commence à être visible. Cela permet de ne pas exposer d'oeufs dits "clairs" et non fécondés.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 4500
Souffrances
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▲ 4500
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Devenir
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 4475
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4 500 poissons sauvages au maximum vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la quasi-totalité relâchée après capture et une mortalité annoncée sous 0,5 %. Ils sont capturés par pêche électrique ou au filet, anesthésiés pour la mesure et un prélèvement de nageoire, afin d'évaluer l'effet des centrales photovoltaïques flottantes sur les peuplements de poissons. Le porteur indique que la capture peut altérer le mucus et les écailles et qu'un piégeage prolongé peut être fatal. Le projet répond au développement rapide de ces installations dont les impacts écologiques restent mal connus.

Objectifs

Les centrales photovoltaïques flottantes constituent une nouvelle alternative aux centrales photovoltaïques terrestres pour la production d’énergie, en vue de la transition énergétique. Les prédictions de croissance de ces installations sont exponentielles, ces dernières représenteront d’ici 2030 une part importante de la production d’énergie photovoltaïque. Ainsi, ces installations et projets d’installations sur les plans d’eau connaissent un fort développement sur le territoire national, sans que les impacts écologiques potentiels, négatifs ou positifs, sur la biodiversité aquatique et le fonctionnement des écosystèmes lacustres ne soit connus. En particulier, les plans d’eau de gravière, écosystèmes artificiels, sont spécifiquement utilisés par les développeurs de ces technologies. Or, à ce jour, il n’existe aucune étude scientifique qui quantifie les effets écologiques de ces installations sur les écosystèmes aquatiques ni sur les plans d’eau de gravière en particulier. Le projet vise donc à combler ce manque de connaissances et de répondre aux attentes des différents services de l’état sur cette question. Le projet a pour objectif d’évaluer les effets des centrales photovoltaïques flottantes sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes lacustres. En particulier, il s’agit de quantifier ces effets sur le peuplement de poissons. Les observations porteront sur l’abondance, la structure en classe de taille, et la biomasse. L’analyse des isotopes stables des tissus des différentes espèces de poissons sera effectuée pour reconstituer le réseau trophique de chaque lac.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances essentielles sur les effets des panneaux solaires flottants sur la structure des peuplements de poissons et la structure du réseau trophique. Les connaissances aquises auront des répercussions opérationnelles sur la configuration et le déploiement de nouvelles centrales. Elles permettront de répondre, par des données scientifiques, aux questionnements des services de l’Etat en vue du déploiement de cette technologie.

Procédures

L'objectif est d'évaluer l'identité, la densité, et le régime alimentaire des poissons de lacs équipés de centrales photovoltaïques flottantes et des lacs contrôle. Des pêches scientifiques (pêche à l'électricité ou pêche au filet) seront effectuées dans 10 lacs chaque année. Les filets seront posés une fois pendant 1h30 au lever du jour. Dans chaque lac, 15 individus maximum par espèce (maximum de 5 individus pour chacune des 3 classes de taille - juvénile de l'année, juvénile et adulte ) seront mesurés et feront l'objet d'un prélèvement d'un fragment de nageoire (pelvienne). Ces poissons seront anesthésiés pour effectuer la mesure de taille et le prélèvement. Chaque lac contient en moyenne 6 espèces de poissons différentes et la pêche ne garantie pas de pouvoir collecter systématiquement toutes les classes de taille et 5 individus par classe de taille et espèce. Un maximum de 900 poissons sera soumis à la procédure chaque année, soit un maximum de 4500 poissons.

Impact sur les animaux

La capture des poissons par pêche électrique et filets maillants, malgré des poses très courtes, peut induire des altérations du mucus et des écailles. Le piégeage du poisson dans un filet peut entrainer sa mort. Lors de la stabulation, le maintien du poisson en vie peut être compromis si l'eau est chaude et peu oxygénée. Le renouvellement de l’eau très régulier (entre chaque point de pêche électrique et entre chaque filet) dans les seaux permet cependant de limiter très fortement les risques de mortalité. La mesure de la taille des poissons implique un stress léger dû à la manipulation des animaux. Le prélèvement d’un petit fragment de nageoire pelvienne (‘fin clipping’) implique une douleur de sévérité moyenne.

Devenir

Seuls les poissons n'ayant pas subi de dommages au cours des opérations de capture seront utilisés pour l'expérimentation. Les poissons seront remis à l'eau à l'issue de la procédure. Nous pouvons prévoir une faible mortalité consécutive à cette procédure (largement inférieure à 0,5%) représentant moins de 5 poissons pour 10 lacs (0,5% x 900) et donc moins de 25 poissons au cours des 5 ans du projet sur les 4500 poissons utilisés au maximum.

Remplacement

Le projet a pour but de comprendre comment l’installation des panneaux solaires modifie la structure des communautés de poissons présents dans les plans d’eau de gravière. Les réponses observées sont susceptibles de différer selon l’espèce de poisson et sa classe de taille. Il s’agit aussi d’évaluer les conséquences des installations de panneaux sur la niche trophique occupée par les poissons et sur l’ensemble du réseau trophique. Toutes les espèces présentes dans l’écosystème doivent être caractérisées, aucune espèce n’est donc remplaçable ni substituable, car nous en intégrons l’ensemble de la diversité piscicole.

Réduction

Il existe une forte variabilité trophique intraspécifique chez les poissons, en partie associée à des changements ontogéniques. Notre projet repose sur une approche à l’échelle des communautés de poissons tout en prenant en compte la variabilité trophique, notamment ontogénique, au sein des populations. L’objectif d’un nombre de 5 individus par classe de taille et donc de 15 individus par espèce permettra de disposer d’un effectif de qualité pour prendre en compte cette variabilité interindividuelle, tout en limitant le nombre d’animaux concernés par le prélèvement pour l’analyse des isotopes stables. Ce nombre de 15 individus est un compromis optimal qui permettra, si besoin, de mesurer la taille de la niche trophique des populations à l’aide d’approches bayésiennes (SEAb), et sera très robuste au niveau de la communauté. L’analyse du peuplement de poissons dans chaque lac (c’est-à-dire la richesse spécifique et l’abondance) sera effectuée en identifiant et comptabilisant l’ensemble des poissons capturés lors de la pêche. Entre 3 et 11 espèces de poissons sont présentes dans les 20 lacs étudiés, avec une moyenne de 6 espèces par lac. Un maximum de 900 individus sera donc échantillonné annuellement (10 lacs) x (6 espèces) x (3 classes de taille) x (5 individus) parmi environ 7500 poissons capturés annuellement (750 poissons échantillonnés par pêche scientifique par lac). En particulier, les 15 individus seront prélevés pour les espèces les plus abondantes du lac. 20 lacs seront suivis dans ce projet en suivant une approche Before-After-Control-Impact (BACI) qui est particulièrement robuste pour modifier les conséquences des changements environnementaux. Nous utiliserons 9 sites avec centrales (Impact) et 11 sites sans centrales (Control). Chaque lac sera échantillonné une fois tous les 2 ans, limitant ainsi l’impact potentiel de la capture et des prélèvements sur la communauté d’un lac.

Raffinement

Notre groupe de recherche possède une très forte expérience de plus de 10 ans de suivis dans ces plans d’eau et de leurs communautés de poissons. Lors des suivis des plans d’eau, nous réalisons pour chaque plan des mesures de multiples paramètres physico-chimiques (température, pH, conductivité, oxygène…). Par expérience, nous savons que lors de ces échantillonnages, le taux de saturation en oxygène dissous est élevé dans les plans d’eau. Les conditions physico-chimique seront contrôlées régulièrement dans les bacs (Sonde YSI proDSS) et l’eau renouvelée dès qu’elles dévieront des valeurs observées dans le plan d’eau au moment de l’échantillonnage. Aussi, lorsque la température sera trop élevée, nous annulerons nos échantillonnage (e.g. vague de chaleur). Néanmoins, ces conditions météorologiques seront ont évitées en travaillant sur la période allant de mi-septembre à mi-octobre. Les poissons seront anesthésiés (densité inférieure à 20 individus par bac) dans des bacs de 50 L. Une fois une dizaine d’individus capturés (sauf dans le cas de gros spécimens dépassant 800 g (extrêmement rares) qui seront anesthésiés et mesurés individuellement), les animaux seront anesthésiés avant la mesure de taille et le prélèvement du fragment de nageoire pelvienne pour limiter le stress et la douleur liés à la manipulation et au prélèvement avant d’être réveillés dans un bac de 50 L puis relâchés. L’exondation (mesure et prélèvement) est particulièrement courte et dure, en générale, moins de 30 secondes. Le niveau de cicatrisation n’est pas connu précisément en milieu naturel mais lors de la recapture de poissons, nous constatons que le recouvrement de la plaie par du mucus permet une cicatrisation des nageoires pelviennes au bout d’une saison en milieu naturelle. Sur une durée de deux ans, les nageoires pelviennes prélevées repoussent totalement et il n’est pas possible de reconnaitre un individu prélevé deux ans plus tôt. La probabilité de recapture est excessivement faible mais, si elle arrive, elle n’a pas de conséquence ni sur le poisson ni sur les résultats.

Choix des espèces

Le projet vise à analyser la réponse des poissons à l’échelle de la communauté dans son ensemble et vise à prendre en compte la variabilité trophique au sein des espèces de poissons. Ainsi, i) toutes les espèces de poissons présentes dans chaque plan d’eau seront prises en compte pour évaluer la structure de la communauté et du réseau trophique et ii) des individus aux différents stades de vie (juvénile à adulte) seront inclus dans les analyses car ils sont susceptibles de présenter des réponses différentes selon les espèces.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 4260
Souffrances
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▲ 4260
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Devenir
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 4260

4 260 médakas et cichlidés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Ils sont élevés pour fournir des œufs et des animaux dans le cadre de "prestations" à des laboratoires, les femelles voyant leur abdomen gratté pour récolter les œufs, et une partie est soumise à des tests de conditionnement opérant pendant une vingtaine de jours avant une étude neuroanatomique après leur mise à mort. Le porteur veut montrer que ces poissons disposent d'une mémoire de travail et de fonctions cognitives comparables à celles des mammifères et des oiseaux. Il affirme que les comportements observés "ne peuvent être remplacés" et nécessitent une approche sur l'animal vivant.

Objectifs

Ce projet a pour but de maintenir des élevages de médakas et de cichlidés dans le but 1/ de la fourniture d’oeufs et d’animaux dans le cadre de prestations à des laboratoires privés ou publiques, 2/ d’études comportementales. Les fonctions exécutives représentent les capacités cognitives nécessaires pour organiser une séquence d’actions vers un but (comportements dirigés par un but). Cela implique une mémoire de travail, de l’attention et un contrôle inhibiteur (capacité à ne pas être distrait par des stimuli non pertinents), qui sont les composantes de base de tâches telles que la planification, la prise de décision, le raisonnement ou la résolution de problèmes. L’observation comportementale des poissons téléostéens suggère que les fonctions cognitives d’ordre supérieur ne sont pas limitées aux mammifères et aux oiseaux. Certains poissons téléostéens comme les Labres et les Cichlidés présentent des comportements semblables à ceux de l’utilisation des outils, l’utilisation du miroir (reconnaissance de soi), la pensée logique telle l'inférence transitive (la reconnaissance d'un lien entre deux objets), la reconnaissance individuelle, et une communication multimodale complexe. Notre projet consiste donc à étudier le comportement de cichlidés (Neolamprologus Brichardi, Amatitlania nigrofasciata) et de médaka (Oryzias latipes) lors de taches de conditionnement opérant afin d'évaluer la mémoire de travail.

Bénéfices attendus

Ces tests comportementaux ont déjà donné de bons résultats sur une autre espèce de poisson. L'idée de ce projet est de pouvoir montrer que ces tests sont applicables sur différentes espèces de poissons mais aussi de montrer que les poissons ont une mémoire de travail fonctionnelle. Par la suite, en combinant des approches anatomiques, comportementales et pharmacologiques, il serait possible d’identifier les zones de cerveau impliquées dans les fonctions exécutives chez les poissons.

Procédures

Lors de l'elevage de médaka, la récolte des œufs s’effectue le matin, en grattant l’abdomen des femelles. Nous veillons à ce que le geste soit rapide et que la femelle soit maintenue dans l’eau afin de limiter le stress de l’animal. Les animaux seront soumis à des tests comportementaux de type conditionnement opérant basé sur un système d'apprentissage par récompense. Il y a aura 4 tâches comportementales différentes mais chaque animal ne sera soumis qu'à une seule de ces tâches. Les tâches comportementales sont répétées pendant 20 jours maximum à raison d'une quinzaine de minutes par jour.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de l’élevage des animaux, aucune nuisance ne devrait être détectée sur les animaux. Si un quelconque effet délétère est observé (mal-être, maladie, blessure), une grille de point limite déterminera la marche à suivre concernant le devenir du poisson (ajout d’enrichissement, isolement, soin, ou euthanasie).

Devenir

Tous les animaux utilisés seront euthanasiés à la fin du projet afin de pouvoir procéder à une étude neuroanatomique après les tests comportementaux.

Remplacement

Dans le cas de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées. Les comportements observés sur les animaux aquatiques sont non prévisibles ou reproductibles. Notre projet nécessite donc une approche in vivo sur l’animal. Les études comportementales se font directement sur l’animal vivant et sont réalisées dans des conditions optimales de bien être pour l’animal. De plus les études comportementales peuvent apporter des informations fondamentales en relation avec de grandes questions biologiques.

Réduction

Une attention particulière sera portée à la gestion du cheptel, notamment via le logiciel Anibio, afin de ne produire que le nombre d’individus nécessaires au maintien du cheptel et aux prestations de services. Pour le comportement, nous limiterons le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses et nous privilégierons des tests statistiques non-paramétriques (Mann Whitney U test, test de Kruskal Wallis, test de Wilcoxon). Par ailleurs, lors d’analyses comportementales l’animal pourra être son propre témoin ou encore être utilisé lors de plusieurs procédures expérimentales diminuant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Il est à noter que les animaux pour l’étude du comportement seront issus de l’élevage dédié à la production d'œufs.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera particulièrement observé. Si les animaux montrent des signes de mal-être, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Le médaka est une espèce grégaire, il est donc placé en groupe dans les aquariums d'élevage. Les cichlidés étant des poissons territoriaux, nous avons mis en place des cachettes sous forme de tuyau pvc afin de réduire les comportements agressifs. Les paramètres de la qualité de l ‘eau seront surveillés, ainsi que le bien être et la santé de nos poissons. Nous n'attendons pas de souffrance lors de nos tests mais dans chaque cas, nous suivrons les signes visibles d’un animal souffrant et procéderons si nécessaire à une interruption de l’expérience ou à une euthanasie. Pour cela nous utilisons une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, rétraction des pigments.

Choix des espèces

Les poissons téléostéens ont été récemment cooptés au rang d’animaux modèles pour les analyses comportementales, aussi bien pour des comportements « innés » (fonctions motrices et sensorielles) que pour des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage).Ces comportements ont déjà été observé chez plusieurs espèces de cichlidés. De plus la croissance rapide du médaka, son développement externe dans un œuf avec tous les stades de développement directement accessibles et sa facilité de modification génétique en font un modèle de choix. Nos tests de comportement font appel à l'apprentissage ce qui nécessite la maturité du système nerveux ; celle-ci est atteinte à partir de 3 mois chez le médaka ce qui correspond à la maturité sexuelle. Pour avoir des individus de bonne taille, les tests sont donc généralement réalisés sur des individus âgés de six mois à un an chez le médaka. Les cichlidés n'ayant pas la même croissance les tests peuvent être réalisé à partir de 6 mois.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Poissons zèbres : 636
Autres poissons : 636
Souffrances
▲ 624
▲ -
▲ 72
▲ 576
Devenir
 -
 -
 352
 920

636 poissons zèbres et 636 autres poissons vont être utilisés, une partie tuée et une partie remise en élevage, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant jusqu'à sévère. Ils sont plongés dans un bain de substances provoquant douleur ou anxiété, puis isolés pour un test comportemental d'une heure, avant de recevoir un analgésique ou d'être tués. Le porteur reconnaît que la douleur est attendue et inévitable, l'objectif étant de bâtir une grille d'évaluation de la douleur chez le poisson. Il affirme que les comportements observés ne sont ni prévisibles ni reproductibles autrement que sur l'animal vivant.

Objectifs

L’objectif de ce projet consiste à mettre au point une grille de score de la douleur chez le poisson. En effet, chez l’Homme ou chez les autres modèles animaux, on utilise des grilles de score basées notamment sur les expressions faciales, afin d’évaluer la douleur ; une telle grille n’existe actuellement pas chez les poissons, bien qu’ils soient de plus en plus étudiés en recherche. L’objectif de ce projet est donc de trouver d’autres critères afin de pouvoir créer une grille de score de la douleur chez le poisson, facilement utilisable par tous. Afin d’établir une grille de score qui soit représentative des différents niveaux de douleur et comportements associés, nous réaliserons ces tests sur 2 espèces de poissons modèles : le poisson zèbre (Danio rerio) et le médaka (Oryzias latipes). Dans un premier temps, nous souhaiterions comparer l’effet de la phéromone d’alarme fraiche (Schreckstoff) et de son substituant chimique sur les comportements associés au stress des poissons. Des études préliminaires nous ont permis de voir que le substituant chimique de la phéromone d'alarme ne permettrait pas d’obtenir un panel complet des comportements observés lors des situations de stress ou de douleur. Il est donc important de pouvoir terminer cette étude préliminaire afin de comparer les deux molécules et de caractériser tous les comportements à inclure dans la grille de score. En effet, le stress a un impact important sur le comportement et la physiologie des poissons et est une composante à part entière de la douleur, il est donc difficile de les différencier. C’est pourquoi le stress doit donc être pris en compte dans la création de cette grille de score de la douleur afin de discriminer les deux états. Lors de la phase 1, nous déterminerons par des tests la molécule la plus pertinente pour mesurer le stress. Puis, lors de la phase 2, nous établirons la grille de score en applicant sur les poissons les différentes combinaisons de molécules (dont celle déterminée en phase 1), connues pour induire ou réduire le stress ou la douleur, et en analysant leur comportement à travers différents tests.

Bénéfices attendus

La création d’une grille de score de la douleur est un atout pour la bonne utilisation du modèle poisson à des fins d’utilisation scientifique. Celle-ci permettra de mieux évaluer la douleur du poisson aussi bien lors des pratiques utilisées en conditions d’élevage que lors de la réalisation des projets scientifiques. Une meilleure compréhension de la douleur chez le poisson permettrait d’améliorer le raffinement des procédures.

Procédures

Les poissons serons soumis à un bain contenant un principe actif provoquant ou stoppant la douleur ou l’anxiété pendant maximum 5min. Ils seront ensuite transférés dans un aquarium de test afin de réaliser un test comportemental dont la durée maximale sera d’une heure. Lors de ce test il est isolé de ces congénères. A la suite de ce test, le poisson recevra une dose d’analgésique ou sera euthanasié.

Impact sur les animaux

Cette étude vise à évaluer les différents signes de douleurs aussi bien comportementales que physiologiques. Une douleur est donc attendue et inévitable dans ces procédures. Nous veillerons à ce que celle-ci soit la plus courte possible et les poissons seront sous surveillance constante pendant la procédure. A la fin de la procédure la douleur sera stoppée à l’aide d’analgésique ou par la mise à mort de l’animal.

Devenir

A l’issu de chaque procédure et en fonction de l’avis vétérinaire les animaux seront soit récupérés et remis en élevage, soit mis à mort.

Remplacement

Dans le cas de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées par des méthodes alternatives. Les comportements observés sur les animaux aquatiques sont non prévisibles ou reproductibles. Notre projet nécessite donc une approche in vivo sur l’animal. Les études comportementales se font directement sur l’animal vivant. De plus elles peuvent apporter des informations fondamentales en relation avec de grandes questions biologiques.

Réduction

Nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux utilisés pour chacune des procédures. Pour cela nous avons limité précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses . De plus des expériences précédentes nous ont permis de valider ce nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats. Le groupe contrôle de la phase 1 sera soumis à tous les tests comportementaux afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Le bien-être des animaux sera particulièrement observé lors de l’élevage. Si les animaux montrent des signes de mal-être lors de l’élevage, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Pour vérifier le bien-être lors de l’élevage nous utilisons une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, rétraction des pigments. Afin de prévenir le stress dû à l'isolement de l'animal en plus de celui du nouvel environnement, l'animal aura accès à l'espace de test. Des tests préliminaires ont montré qu'une habituation à l'isolement s'effectue au bout d'une semaine. La surveillance des animaux sera réalisée visuellement par du personnel compétent et de façon constante lors des traitements et des tests de comportements jusqu’à ce que la douleur ou le stress soit supprimé par l’application de médicaments.

Choix des espèces

Les poissons téléostéens ont été cooptés au rang d’animaux modèles pour les analyses comportementales, aussi bien pour des comportements « innés » (fonctions motrices et sensorielles) que pour des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage). Ces comportements ont été observé chez plusieurs espèces de poissons. De plus la croissance rapide du poisson-zèbre et du médaka, son développement externe dans un oeuf avec tous les stades de développement directement accessibles et sa facilité de modification génétique en font des modèles de choix. Ces modèles étant de plus en plus utilisés, il est alors important de pouvoir établir une grille de score de la douleur. Les poissons seront étudiés au stade adulte, soit à partir de 6 mois qui correspond à la maturité sexuelle et jusqu’à deux ans qui correspond au maximum de ses capacités de reproduction. Ces stades de développement nous permettent d’effectuer les différents tests de comportement pour évaluer les critères de la douleur.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Autres poissons : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 180

180 truites arc-en-ciel juvéniles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nourries douze semaines avec cinq aliments différents, la moitié reçoit ensuite une injection simulant une infection bactérienne qui déclenche une réponse inflammatoire et un comportement de fièvre. Huit heures plus tard, toutes sont anesthésiées puis tuées pour prélever foie, intestin, rate et sang. Le projet cherche à valider des aliments aquacoles entièrement végétaux, le porteur indiquant avoir réduit les conditions par des tests in vitro préalables mais jugeant l'étape sur poisson vivant nécessaire pour la filière.

Objectifs

Les farines et les huiles de poisson sont des ingrédients traditionnels utilisés dans les aliments aquacoles pour nourrir les espèces de poissons carnivores comme les salmonidés. Issus principalement de la pêche, les volumes de production de ces matières premières marines sont stables depuis les années 80 et la mise en place des quotas de pêche. Aussi, la disponibilité en farine et l’huile de poissons devient de plus en plus limitante vis-à-vis de la demande croissante émanant de l’aquaculture. Pour assurer le développement durable de l’aquaculture, la farine et l’huile de poissons doivent faire l’objet d’un remplacement par des sources végétales abordables, adaptées aux besoins nutritionnels des poissons et respectueuses de l’environnement. Cependant, l’utilisation de régimes à base de plantes dépourvus de farine et d’huile de poisson ne favorise pas une croissance optimale de la truite arc-en-ciel. En nutrition animale, les extraits de levures sont souvent utilisés pour améliorer la santé des animaux et leur croissance. Après avoir démontré les effets anti-inflammatoires de certains extraits de levures en utilisant des cultures de cellules d’intestin de truite, nous souhaitons maintenant confirmer ces effets chez de jeunes truites arc-en-ciel en tant que complément alimentaire. Des jeunes truites arc-en-ciel seront donc nourries avec des aliments 100% végétaux contenant des levures. Après 12 semaines d’alimentation, nous évaluerons si l’utilisation des levures dans l’alimentation favorise la croissance et augmente la résistance du poisson en cas d’inflammation.

Bénéfices attendus

Cette expérience permettra d’améliorer l’efficience des aliments végétaux destinés aux jeunes truites arc-en-ciel. La filière pourra ainsi bénéficier d’aliments aquacoles 100% végétaux tout aussi performants que ceux contenant actuellement des huiles et farines de poissons et d’un moyen d’améliorer la robustesse des poissons.

Procédures

Dans cette expérimentation, 180 jeunes truites arc-en-ciel seront maintenues dans des conditions classiques d’élevage pendant 12 semaines et nourries avec 5 aliments différents répondant aux besoins alimentaires des poissons. A l’issue des 12 semaines, une moitié des poissons sera soumise à une injection de produit simulant une infection bactérienne (groupe traité) et l’autre moitié sera soumise à une injection de solution saline (groupe contrôle). La durée de l'injection dure en moyenne une dizaine de secondes. Huit heures après injection, les poissons seront anesthésiés puis euthanasiés et différents tissus (sang, foie, intestin et rate) seront prélevés sur ces animaux morts. Ce délai de huit heures a été démontré dans des études précédentes, comme nécessaire et suffisant pour observer une réponse inflammatoire. Les poissons seront également mesurés et pesés afin d’évaluer un potentiel effet des différents régimes alimentaires sur la croissance des poissons.

Impact sur les animaux

L'élevage ne créera aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux car c'est un protocole classique d'élevage avec des aliments qui répondent entièrement aux besoins nutritionnels des poissons. Les effets connus de l’injection que nous allons appliquer sont une augmentation de la réponse immunitaire ainsi qu’un comportement de fièvre chez la truite arc-en-ciel. Ces injections ne sont pas létales mais nous ne sous-estimons pas l’impact de cette inflammation déclenchée chez le poisson. Ainsi nous avons sélectionné la plus petite dose ainsi que le temps le plus court possible afin d’observer une réponse inflammatoire. Afin de réduire le stress potentiel engendré par la manipulation puis l’injection, chaque poisson sera capturé avec une épuisette puis placé sous anesthésie générale afin de procéder à l’injection. Les manipulations des truites arc-en-ciel seront effectuées par des personnes expérimentées et familiarisées avec l'espèce.

Devenir

Huit heures après l’injection, la totalité des poissons seront anesthésiés puis euthanasiés afin de prélever des échantillons de foie, d’intestin, de rate et de sang.

Remplacement

Cette étude se propose d’étudier la robustesse de la truite arc-en-ciel nourrie avec des régimes 100% végétaux supplémentés avec des extraits de levures. En amont de cette expérience, nous avons réalisé des études in vitro sur des cellules d’intestin de truite afin de définir les doses d’extrait de levures potentiellement les plus efficaces pour induire une résistance à une inflammation cellulaire. Cette première étape in vitro nous a permis de réduire le nombre de conditions expérimentales à tester in vivo. Cependant, afin de valider les observations faites in vitro et envisager l’utilisation de ces produits en aquaculture, nous ne pouvons pas exclure cette étape d’expérimentation animale.

Réduction

Le nombre de poissons à utiliser pour cette expérience a été minimisé, en considérant les différences de réactions que chaque poisson peut avoir face à ce type d’injection. Pour ces calculs, nous avons utilisé un logiciel qui permet de s’assurer que le nombre de poissons sera tout de même suffisant pour que les résultats soient fiables.

Raffinement

Afin de limiter les nuisances sur les animaux utilisés au cours de l’expérience les différents points seront assurés : le volume d'eau adapté avec renouvellement en continu, le rythme jour/nuit naturel, et le nombre de poissons par bassin pour exprimer un répertoire comportemental riche. Du début de l’élevage et jusqu’au grossissement des poissons la taille des bassins sera adaptée de façon à respecter une densité d’élevage appropriée à la truite arc-en-ciel. Tout au long de la croissance, le comportement et les mortalités seront contrôlés quotidiennement, lors de chaque repas. Ce suivi quotidien du bien-être animal sera évalué à l’aide d’une fiche d’évaluation quantitative du point limite. Cette évaluation est basée sur deux grands critères : comportemental et physique. Dans les critères comportementaux, il sera évalué (scores allant de 1 à 3 suivant la sévérité) : la prostration et l’isolement prolongé de l’animal, la nage anormale, la prise alimentaire perturbée et la position inhabituelle dans la colonne d’eau. Concernant les critères physiques, il sera évalué le changement du volume anormal (ex : maigreur observé par la tête plus grosse que le corps), les lésions comportementales dues aux blessures ou maladies, l’apparition de malformations (scoliose, exophtalmie, tumeur) ainsi que l’aspect général de la peau et des nageoires. Si une note de 3, qui correspond au point limite ultime, est scorée sur un des points à évaluer, l’animal sera euthanasié aussitôt via les procédures réglementaires. La manipulation des truites-arc-en-ciel sera effectuée par des personnes expérimentées et familiarisées avec cette espèce. Les injections seront réalisées sous anesthésie générale et ne dureront qu’une dizaine de secondes par poisson. Le stress au réveil sera évalué selon les comportements décrits ci-dessus.

Choix des espèces

La truite arc en ciel est choisie en raison de son importance agronomique et commerciale. L’expérimentation sera réalisée sur des truites arc-en-ciel de 10 à 15g. Cette taille de poissons permet la collecte d’échantillons tissulaires dont les tailles sont compatibles avec la réalisation de plusieurs analyses.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Autres poissons : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 120
 -

120 poissons, des sandres et des tanches, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous maintenus en vie et remis dans leur bassin. Chaque mois pendant quatre mois, ils sont capturés et anesthésiés pour un contrôle de croissance, trois sandres par bassin subissant en plus une prise de sang. Le porteur indique avoir choisi des méthodes non létales pour éviter de tuer les animaux, les prises de sang restant une nuisance limitée par l'anesthésie. Il vise à améliorer les techniques d'élevage aquacole du sandre en circuit fermé, et précise qu'à la fin les poissons seront gardés au laboratoire ou donnés à des pisciculteurs.

Objectifs

L'objectif du projet est démontrer les effets de la tanche sur le bien-être du sandre et de la polyculture de poissons sur les communautés microbiennes des bassins d'élevage aquacole. Un travail préliminaire mené dans des conditions de production a montré que des communautés microbiennes différentes étaient présentes dans les systèmes d'élevage et que la diversité des communautés microbiennes semblait corrélée à la diversité des espèces de poisson présentes dans les compartiments aquacoles. Toutefois l'effet le plus important semblait être celui du système d'élevage lui-même, chaque système ayant des caractéristiques propres (volume d'eau, débit hydraulique, histoire ...). Le contrôle de l'environnement microbien est un enjeu majeur pour les élevages piscicoles en circuit fermé.

Bénéfices attendus

Il s'agira de démontrer qu'un pilotage de la diversité des espèces de poisson (polyculture) dans un système d'élevage jusqu'à ce jour uniquement utilisé en monoculture constitue une approche scientifique pertinente pour améliorer la durabilité des élevages en circuit fermé. De manière plus ciblée, cette étude permettra d'améliorer les techniques d'élevage du sandre et de sécuriser sa production en France et en Europe (estimée à 2000 tonnes actuellement). Pour la première fois, à notre connaissance, les relations entre les communautés de poisson et microbiennes dans ces systèmes seront étudiées, or le compartiment microbien joue un rôle majeur dans le fonctionnement de ces systèmes de production. A ce niveau une attention particulière sera portée sur les risques de pathologies bactériennes pour les poissons et d'antibiorésistance.

Procédures

Mensuellement sur une durée de 4 mois, des animaux seront capturés, anesthésiés et soumis à un contrôle de croissance individuel. Aux mêmes dates, juste avant les contrôles de croissance, 3 sandres par bassin (uniquement dans les bassins où des sandres seront présents) seront captutés et anesthésiés, puis feront l'objet d'un prélèvement de sang.

Impact sur les animaux

Les manipulations lors des contrôles de croissance des poissons et les prélèvements biologiques constituent des nuisances pour les animaux. Pour réduire leur impact, nous pratiquerons des anesthésies pour éviter la douleur. Pour limiter les risques d'infection, nous utiliserons des petits matériels stériles ou désinfectés. Nous aurons une attention particulière (observation des poissons) les jours qui suivront ces opérations.

Devenir

Tous les animaux seront maintenus en vie, y compris ceux qui feront l'objet d'un prélèvement sanguin, et remis dans leur bassin d'origine. A l'issue de l'étude, les animaux seront soit gardés au laboratoire pour d'autres études soit donnés à des pisciculteurs locaux partenaires du laboratoire, après avis du vétérinaire référent.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer cette expérimentation car aucune étude de ce genre n'existe dans la litérature scientifique. Notre approche est innovante et en rupture avec les pratiques d'élevage actuelles des élevages aquacoles en circuit fermé.

Réduction

Pour que notre étude soit crédible et les résultats transférables aux professionnels de l'aquaculture, il nous faut mener une telle étude avec des densités et effectifs d'élevage qui s'approchent le plus des conditions d'élevage rencontrées dans les systèmes de production, une charge initiale de 20 kg de poisson par bassin restant une charge faible.

Raffinement

Pour limiter les nuisances aux animaux, nous avons volontairement recherché des méthodologies non létales pour ne pas avoir à euthanasier des animaux. Une recherche bibliographique fouillée a été menée en amont dans le but d'identifier les méthodologies adaptées. Puis nous avons réduit au maximum le nombre de poissons qui feront l'objet de prélèvements biologiques (uniquement 3 poissons par bac par temps). Les poissons seront anesthésiés pour les prélèvements biologiques, puis mis dans un bain de reveil pour récupérer progressivement de leur anesthésie.

Choix des espèces

Le choix du sandre est directement dicté par le fait qu'il s'agit de l'espèce cible dont on veut améliorer les performances d'élevage et le bien-être en condition d'élevage, c'est une espèce d'intérêt aquacole majeur pour les élevages en circuit fermé en Europe. La tanche est une espèce compatible avec l'élevage du sandre, elle fréquente les mêmes habitats en milieu naturel et en conséquence a les mêmes préférendum écologiques. Toutefois, l'intérêt pour la tanche réside principalement dans le fait qu'elle produit un mucus abondant avec des propriétés antibactériennes avérées et qu'elle occupe préférentiellement un autre partie de la colonne d'eau , le fond. La tanche est de longue date considérée comme un poisson "docteur", les anciens ouvrages de pisciculture d'Europe de l'Est mentionnent sa consommation d'ectoparasites et les pouvoirs de son mucus. A un poids moyen de 130-150 g, les sandres et les tanches seront au stage juvénile. Un des objectifs étant d'évaluer les effets sur la croissance, l'utilisation d'animaux au stade juvénile est judicieux puisque les animaux auront un potentiel de croissance élevé non affecté par l'acquisition de la maturité sexuelle.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 160
 -
 -

160 anguilles européennes vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avant d'être relâchées dans le milieu naturel. Chaque individu est capturé, anesthésié, puis équipé par chirurgie d'un émetteur acoustique et d'une marque RFID implantés sous la peau avec un à trois points de suture, pour suivre en télémétrie la migration de dévalaison en lagune. Le porteur indique que le stress de la capture et du marquage peut retarder la migration, et écarte les individus déjà blessés ou en mauvais état sanitaire. Il affirme qu'il est "indispensable" d'étudier des anguilles sauvages capturées dans le milieu, l'espèce étant présentée comme menacée d'extinction.

Objectifs

Ce projet a pour objectif (i) de mieux connaître la dynamique de dévalaison à l'intérieur d'un système lagunaire, (ii) d'étudier la diversité des comportements migratoires et (iii) d'évaluer le succès de deux projets de restauration de la continuité hydrobiologique.

Bénéfices attendus

L'analyse des détections enregistrées par les stations d'écoute fixes et mobiles permettront de : i) S'assurer du bon déroulé de l'opération de marquage et de la survie des individus, -ii) Etudier le comportement des individus relâchés après l'opération de marquage : sont-ils immédiatement mobiles ou non ? - iii) Etudier comportements migratoires des individus : est-ce qu'ils dévalent tous ou certains remontent-ils au contraire le cours d'eau ? -iv) Connaître à quel moment les individus prennent la direction de la mer -v) Evaluer combien d'individus parmi ceux qui ont été détectés partis des bassins amont parviennent jusqu'aux portes de la mer - vi) Estimer la durée nécessaire pour les individus de parcourir la distance entre l'embouchure des bassins et les portes de la mer -vii) Evaluer si les voies de connexion restaurées sont utilisées par les anguilles pour rejoindre la mer -ix) Mieux connaître la diversité des comportements de dévalaison. Les résultats obtenus pourront éventuellement permettre de formuler des préconisations pour la gestion des ouvrages de connexion, afin d'optimiser le retour en mer des anguilles.

Procédures

Capture dans un vereux (nasse) : relève toutes les 24h approximativement. Facultatif : Si trop de captures, mise en couve jusqu'à 3 jours maximum. Stabulation dans un bac obscur et aéré : de 5 min à 4h Bain anesthésiant: 5 à 15 min Injection analgésique : 2 s Marquage avec une fermeture de la plaie à l'aide de 1 à 3 points de suture : 2 à 5 min Phase de réveil sous surveillance : de 10 à 30 min Stabulation avant relâcher : de 5 min à 2h

Impact sur les animaux

Le stress de la capture et du marquage est susceptible de retarder la migration des individus.

Devenir

L’ensemble des animaux sera remis en liberté à la suite de leur marquage, ce qui est primordial pour répondre à l’objectif de l’étude.

Remplacement

L’étude portant sur le comportement de poissons en milieu naturel, l’expérimentation doit être réalisée avec des individus capturés dans le milieu, et ne peut donc s’affranchir de l’emploi de poissons sauvages.

Réduction

Le milieu étudié présentant des densités d'anguilles élevées, il est nécessaire de suivre un maximum d'individus afin de pouvoir obtenir des résultats robustes et représentatifs de l'ensemble des deux sous-populations ciblées. De plus, au niveau des embouchures des bassins ciblés, des individus peuvent se faire éventuellement prédater par des silures. Et entre l'embouchure des bassins ciblés et les portes de la mer, les anguilles peuvent être prélevées par les pêcheurs professionnels ou la prédation aviaire. Par conséquent, un nombre suffisamment élevé d'individus doivent être marqués pour optimiser les probabilités d'avoir suffisamment d'individus qui parviennent jusqu'aux sorties de l'hydrosystème du Vaccarès. Dans le cadre de cette étude pilote, un total de 40 individus par bassin et par saison de dévalaison (octobre à mai), soit un total de 80 pour une année de suivi, et 160 si deux années de suivi sont réalisées, seront marqués. Le choix de ce nombre est un compromis entre avoir suffisamment d'individus pour obtenir des résultats robustes (n>>30 par bassin et par saison de suivi) et avoir suffisamment de moyens financiers pour y parvenir (coût des marques acoustiques relativement élevées >400€). Si les retours d'expérience sont favorables, un déploiement à plus grande échelle sera éventuellement envisagé.

Raffinement

Un individu qui présente des marques externes de blessures prononcées (souvent d'origine de prédateurs aviaires) ou d'autres signes d'état sanitaire dégradé (kystes, parasites, opacité des yeux, etc.) ne sera pas utilisé dans le cadre de cette procédure. Le marquage des individus s'effectue sous anesthésie et analgésie pour limiter au maximum la douleur. Un individu qui présente un comportement anormal lors de son anesthésie: des signaux d'hyperventilation ou de tremblements sera immédiatement placé dans le bac de réveil et ne sera donc pas traité. Les bacs de stabulation seront noirs, de manière à favoriser l'obscurité et diminuer le stress des individus pendant les phases de stabulation (avant leur traitement et pendant la phase de réveil). La densité des individus par bac sera limitée à 40kg/L. Et les bacs seront brassés par des aérateurs pour favoriser le brassage et l'oxygénation de l'eau. Les bacs seront placés à l'ombre pour éviter que l'eau se réchauffe excessivement. Une fois un individu marqué, il pourra être détecté en continu à plusieurs points de passage, aux points de sorties des bassins ciblées ainsi qu'aux portes de la mer, de manière continue. Ces suivis télémétriques (RFID et acoustique) constituent un moyen de raffiner le suivi en capture-marquage-recapture, puisqu'il permet de suivre à distance le déplacement d'individus marqués (de recapturer leur signalement) sans avoir à les manipuler à nouveau.

Choix des espèces

L’anguille européenne est une espèce migratrice amphihaline catadrome qui présente un cycle de vie unique, et qui est actuellement menacée d'extinction. Afin de mieux comprendre ses déplacements et en particulier de mettre en place des dispositions pour optimiser son retour en mer, il est indispensable d’étudier des individus de cette espèce. Dans le cadre de cette étude, uniquement des anguilles femelles argentées de plus de 50 cm, ayant un poids suffisamment important (>400g) pour supporter l’implantation de transpondeurs sans affecter leurs constantes vitales, seront utilisées. L'implantation de transpondeurs correspond à un lestage total de 5.1g dans l'air, avec une marque RFID de 23 mm de long qui pèse 0.6 g et un émetteur acoustique de 9mm de diamètre qui pèse 4.5g dans l'air (et 2.7g dans l'eau). L’impact des implants est négligeable lorsque leur masse est inférieure à 2.5% de celle du poisson, ce qui se vérifie ici.

  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 3600
Souffrances
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▲ 3600
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Devenir
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 3600

3 600 poissons juvéniles, sars et saupes, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont maintenus en cage un mois dans des zones portuaires, une partie déplacée d'un milieu peu pollué vers un milieu pollué, avant des prélèvements post-mortem d'otolithes, de foie, de muscle et de branchies. Le porteur reconnaît que l'encagement et l'exposition chimique peuvent induire un stress additionnel, qu'il estime non létal. L'objectif déclaré est de mieux cadrer les opérations de restauration écologique des ports.

Objectifs

L’urbanisation des zones côtières a entrainé des changements extrêmes et irréversibles sur les écosystèmes marins. La destruction des habitats naturels subtidaux est considérée comme une des plus grandes menaces pour la diversité des populations et des écosystèmes marins. C’est pourquoi de plus en plus d’opérations de restauration écologique visant à limiter l’impact des infrastructures «grises» sur les écosystèmes marins voient le jours dans les zones marines urbaines. A ce jour, les projets de restauration menés dans les ports visent à accroitre la complexité tridimensionnelle des ouvrages pour en augmenter la qualité en tant que nourriceries pour les juvéniles de poissons, contribuant ainsi au maintien des populations tout en assurant leurs fonctions. Si ces opérations montrent effectivement une recolonisation des ports par des juvéniles, elles ne prennent généralement pas en compte l’influence des processus denso-indépendants, comme la qualité du milieu environnant. Or, les activités anthropiques font des ports le réceptacle de contaminations microbiologiques et chimiques pouvant impacter les sédiments et la colonne d’eau et affectant négativement la physiologie, la santé, le comportement et la survie des organismes marins, en particulier des jeunes stades de poissons. Afin d’estimer si des opérations de restauration de nourriceries en zones marines urbaines peuvent atteindre leurs objectifs de maintien de la biomasse et de connectivité des populations, il est donc nécessaire d’évaluer au préalable l’impact de ce milieu particulier sur les juvéniles de poissons. L’objectif du projet est de qualifier l’état physiologique des poissons marins côtiers en zones marines urbaines restaurées par comparaison à des zones non urbaines, et de tester l’existence d’une acclimatation et/ou d’une adaptation à la pollution de la population générée par une phase juvénile en zone marine urbaine, au travers de la question : une exposition juvénile à des niveaux de pollution contrastés dans les nourriceries se traduit-elle par une réponse physiologique et écotoxicologique différente des individus?

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l’effet d’un séjour en nourriceries dans des zones fortements polluées, et permettra de mieux contrôler les conditions de succès des opérations de restauration écologique dans ces milieux.

Procédures

Pas d'interventions et de gestes techniques sur les poissons autres que l'encagement pour une durée d'un mois. Tous les prélèvements seront effectués post-mortem. Les tissus prélevés sont les otolithes, le foie, le muscle, la nageoire caudale et les branchies.

Impact sur les animaux

L’encagement pourrait être une source de stress pour les animaux. Les sars et saupes encagés pourront continuer à exprimer leurs comportements sociaux et alimentaires mais dans un rayon d’action limité par rapport au milieu naturel. Deux populations sur les trois utilisées lors de l’encagement dans les deux zones portuaires (soit au total 80 individus sur 120 par zone portuaire) seront introduites dans un milieu pollué alors qu’elles provenaient d’un milieu moins pollué. Cela pourrait induire un stress additionnel (chimique) sur ces individus, mais ce stress ne devrait pas être létal.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Il est impossible de substituer l’utilisation des animaux pour ce projet, car il a pour but d’étudier l’impact d’un milieu environnant sur la physiologie du poisson.

Réduction

En physiologie/écotoxicologie, étant donné la forte variabilité inter-individuelle attendue dans l’analyse des biomarqueurs, 25 (+ 5) individus correspond au nombre minimum d’animaux nécessaire. Ce nombre est comparable à ce qui est fait en routine dans le cadre des programmes de biomonitoring actif.

Raffinement

Lors de l’encagement, une surveillance accrue sera effectuée (1 plongée par jour) afin d'observer le comportement et le bien-être des poissons. Afin d’enrichir les cages par la colonisation d’algues épiphytes sur les grilles, celles-ci seront immergées 8 semaines avant l’hébergement des poissons. Outre le fait d’offrir un habitat le plus proche possible du milieu naturel, cet enrichissement naturel apportera une source additionnelle de nourriture pour les juvéniles de poissons. De plus, des roches seront ajoutées dans chaque cage afin de reproduire l’habitat naturel.

Choix des espèces

Le sar et la saupe sont des espèces côtières dont la phase juvénile se déroule dans des nourriceries. Les opérations de restauration écologique avec immersion de structures tridimentionnelles dans les ports ont montrés que les juvéniles de ces deux espèces étaient abondantes sur ces sites restorés. De plus, certaines ressources génétiques existent déjà pour ces espèces, ce qui facilitera l’analyse des résultats génétiques obtenus dans ce projet. Les espèces du genre Diplodus sp. et Sarpa salpa sont numériquement bien représentées dans le milieu naturel et l’échantillonnage réalisé ne mettra pas en péril la ressource.