Autres poissons

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  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Loups de mer : 30
Autres poissons : 460
Souffrances
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Devenir
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Sept minutes au maximum entre l'anesthésie, l'ouverture de l'abdomen pour y glisser un émetteur, le prélèvement d'un fragment de nageoire et la remise à l'eau : 490 poissons, dont 30 loups de mer, sont capturés à l'hameçon puis opérés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous relâchés là où ils ont été pris. Le suivi de leurs déplacements doit servir à harmoniser la gestion des aires marines protégées entre la France et l'Espagne. Les espèces retenues le sont pour le volume et la valeur commerciale de leur exploitation, et aucune n'est ciblée précisément, la liste couvrant jusqu'à 28 espèces possibles. Le chiffre de 490 marques ne repose sur aucun calcul, le porteur indiquant qu'aucune approche statistique n'a été réalisée et retenant 20 individus par espèce d'après la littérature.

Objectifs

Le littoral pyrénéen abrite une grande diversité d’espèces et d’habitats à forte valeur économique et patrimoniale. Pour préserver cette biodiversité et ses services écosystémiques (pêche, tourisme, loisirs), des réserves marines et des réglementations ont été mises en place. Cependant, ces mesures restent insuffisantes, car elles ne considèrent pas la région comme une unité écologique, ce qui entraîne la surexploitation de certaines espèces. Grâce à la télémétrie acoustique (technologie composée d’émetteurs acoustiques implantés dans le ventre des poissons après un acte chirurgical sous anesthésie, et d’un réseau de récepteurs acoustiques permettant de suivre le déplacement de ces poissons), le projet vise à améliorer la conservation en intégrant les habitats essentiels et en suivant les déplacements des poissons. L’étude inclura de nouveaux habitats (canyons sous-marins, estuaires, récifs artificiels) et le suivi d’espèces emblématiques comme les requins et les raies. Un diagnostic de l’état de conservation des espèces commerciales sera établi, avec une attention particulière aux stades critiques de leur cycle de vie (reproduction, juvéniles). Les poissons marqués et relâchés au plus vite après l’implantation de l’émetteur acoustique permettront d’identifier leurs déplacements et les corridors écologiques qu’ils empruntent. Ces données seront essentielles pour adapter les réglementations et les mesures de gestion à l’échelle régionale et transfrontalière.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est d’améliorer les connaissances sur le déplacement, la biologie et le comportement des populations de poissons. A terme, les résultats de ce projet permettront de comprendre plus précisément l’écologie du mouvement des espèces suivies et de mettre en place une conservation et une gestion harmonisée entre les Aires Marines Protégées de deux pays frontaliers.

Procédures

Chaque animal sera soumis à : 1) une capture par des pêcheurs professionnels affrétés pour cette opération (capture à la palangre dérivante de surface, capture à la canne et au leurre artificiel) avec utilisation d'hameçons sans ardillon pour limiter au maximum tout stress et/ou traumatisme (durée de capture et blessure), 2) un acte chirurgical sous anesthésie pour insérer un émetteur dans la cavité abdominale ou sur le dos du poisson, et 3) un prélèvement d'un petit fragment de nageoire caudale ou pectorale. L'implantation de la marque et le prélèvement du petit fragment de nageoire ne se fait qu'une seule fois par animal ; le temps maximum pour l'anesthésie, l'acte chirurgical, le prélèvement de nageoire, le réveil et le relâcher est estimé à 7 mn maximum.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus concernent : 1) un stress dû à la capture, minimisé au maximum par l'utilisation d'hameçon sans ardillon, 2) une douleur modérée due à l’implantation d'une marque (acte chirurgical sous anesthésie) dans la cavité abdominale du poisson (à son réveil) ainsi que le prélèvement d'un petit fragment de nageoire caudale qui peut générer une très légère nuisance supplémentaire pour le poisson mais n’impacte en rien ses capacités natatoires.

Devenir

Les individus prélevés sont relâchés à l’endroit où ils ont été capturés afin de limiter les perturbations comportementales. Tous les individus seront relâchés directement après l’acte chirurgical une fois correctement réveillés.

Remplacement

Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser les mouvements individuels en milieu naturel, il n’est pas possible de faire appel à des méthodes de remplacement. L’apport de la télémétrie acoustique (détection de la présence de poissons marqués à proximité d’un récepteur) devrait permettre l’amélioration des connaissances sur les habitats occupés par les espèces et leurs mouvements, ce qui permettra à terme d’adapter leur gestion de manière cohérente entre la France et l’Espagne.

Réduction

Le nombre d’individus a été réduit au minimum et défini au seuil de la pertinence scientifique et statistique. En l’absence de connaissance sur le niveau de fréquentation spécifique du site ciblé par cette étude, le nombre de 20 individus par espèce a été choisi afin de capturer la majorité des comportements spatiaux à l’échelle d’une zone spécifique. Aucune approche statistique n’a été réalisée afin de définir le nombre d’individus marqués en raison de l’étendue de la zone d’étude (réseau régional à l’échelle de la façade Méditerranéenne France-Espagne) et de la forte mobilité spatiale des espèces concernées en zone hauturière. Mais, en se basant sur la biomasse de ces espèces pêchées en Méditerranée (plusieurs dizaines à centaines de tonnes débarquées par an), l’impact de ce projet sur les populations paraît extrêmement limité. Enfin, en prenant en compte les contraintes de la télémétrie acoustique (ex : probabilité de détection) et la littérature existante, un nombre minimum de 20 individus par espèce est conseillé afin d’intégrer une variabilité naturelle représentative et ainsi garantir la robustesse des analyses statistiques associées aux populations concernées.

Raffinement

Dans le cadre des procédures, plusieurs mesures ont été mises en place afin de limiter la souffrance et le stress des individus lors du marquage, incluant la capture (utilisation d’un engin sélectif en direct, l’hameçon sans ardillon, pour limiter au maximum toute blessure et le temps où l’animal est en phase « capture »), ainsi que des procédures d’anesthésie optimales quand c’est possible (sinon utilisation de l’immobilité tonique et anesthésiant local – voir plus bas) durant les phases pré-opératoire, opératoire et post opératoire. Les individus seront surveillés en permanence de manière régulière avec une attention particulière à la respiration branchiale afin de s’assurer de la bonne oxygénation des animaux. Les individus seront retirés de la procédure dès que les points limites seront atteints. Les points limites sont identifiables à travers le comportement des poissons (activité de nage anormale) ou des signes extérieurs de stress (e.g. couleur de peau, plaies).

Choix des espèces

Le nombre d’espèces capturables sur la zone d’étude étant extrêmement varié, il est proposé dans cette étude de ne pas cibler d’espèces particulières, mais de (1) fournir une liste d’espèces potentielles, (2) limiter le nombre d’individus rentrant dans une procédure à N= 20 et (3) de limiter le nombre de marques déployées à N= 490, soit un équivalent de 28 espèces à N=20 ou N=10 individus par espèce si celle-ci est étudiée dans d’autres projets de télémétrie acoustique dans le Golfe du Lion. Les espèces de cette liste sont des espèces de premier plan en Méditerranée française, tant pour l'importance de leur exploitation (volume) que pour leur valeur commerciale (€). De nombreux aspects du cycle de vie de ces espèces restent inconnus, limitant la capacité des scientifiques à fournir un appui aux gestionnaires pour leur gestion. Pour la majorité de ces espèces, l’acquisition de connaissances sur leur dynamique spatiale est une première étape primordiale pour améliorer leur gestion. La maturité des poissons et des Élasmobranches marins (requins et raies) est très variable d’une espèce à l’autre et est déterminée généralement à partir de la taille. Afin de limiter l’impact sur la population et le choix du stade de développement (mature ou immature) de l’individu susceptible d’être choisi (nécessitant donc la capture, la mesure puis soit le relâcher, soit l’inclusion dans une procédure), des individus matures et immatures seront utilisés dans cette expérimentation. La taille de l’hameçon utilisé permettra juste de limiter la capture d’individus trop petits ou trop gros.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 68750
Autres poissons : 7500
Souffrances
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Devenir
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Élevés sur place pour alimenter les projets de neurobiologie de l'institut, 68 750 poissons zèbres et 7 500 Danionella cerebrum vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Les Danio rerio génotypés subissent une biopsie de la nageoire caudale à vif, un prélèvement par individu, qui peut provoquer un déséquilibre de nage dans les premières secondes. Une partie de ces poissons est tuée, une autre sert de reproducteurs dans les projets pour lesquels les lignées ont été créées. Le porteur reconnaît que les effets des mutations ne sont pas connus au moment où les lignées sont générées, estime à moins de 1 % la part de lignées qui développeront des caractéristiques dommageables, et fonde l'effectif de 76 250 poissons sur son expérience de l'élevage.

Objectifs

Les projets scientifiques des équipes de recherche de notre institut visent à comprendre l’organisation anatomique et fonctionnelle des circuits neuronaux et visuels ainsi que leurs mécanismes moléculaires sous-jacents. Danio rerio et Danionella cerebrum sont deux espèces de poisson adaptés à la modélisation de maladies humaines du système nerveux et visuel via des techniques de mutagénèse. La création, le maintien des lignées et l’étude des caractéristiques génétiques des lignées créées sont nécessaires à la réalisation des différents projets de recherche de l’Institut. Le Danio a environ trois-quarts de son génome en commun avec l’Homme, il est transparent durant les premiers jours de vie ce qui facilite les études par imagerie sur ces lignées. L’utilisation de l’espèce Danionella, permettra quant à elle, de réaliser des études in-vivo à long terme, en prenant avantage de la transparence de l’espèce tout au long de sa vie

Bénéfices attendus

Les lignées génétiquement modifiées crées dans le cadre de cette demande seront des outils précieux pour les différents projets de recherche du laboratoire. Elles permettront de mieux comprendre les mécanismes de développement et fonctionnement du système visuel et nerveux central du Danio et du Danionella. La forte homologie structurelle et fonctionnelle avec celui des mammifères, dont l’Homme, aidera à la compréhension des mécanismes fondamentaux impliqués dans le développement et permettra de mieux comprendre sa mise en place afin d’apporter des pistes de recherche pour certaines maladies humaines et ainsi faire progresser les traitements.

Procédures

La biopsie de la nageoire caudale est réalisée sur des animaux vigiles. Un seul prélèvement sera réalisé par individu et ce geste est pratiqué en moins d’une minute par du personnel habilité.

Impact sur les animaux

Les effets des mutations crées ne sont pas clairement connus au moment de la génération de la lignée. Certaines des lignées (moins de 1 pour cent) peuvent développer des caractéristiques ayant un impact négatif. La biopsie de la nageoire caudale peut provoquer un léger déséquilibre de nage lors des premières secondes

Devenir

Les animaux sont soit euthanasiés, soit utilisés comme reproducteurs dans des projets pour lesquels ils ont été générés.

Remplacement

Les projets scientifiques des équipes de recherche consistent à comprendre l’organisation anatomique et fonctionnelle des circuits neuronaux et visuel ainsi que leurs mécanismes moléculaires sous-jacents. Les techniques alternatives in-vitro, ne peuvent pas remplacer la complexité d’un organisme vivant avec ses interactions cellulaires. Dans les projets de recherche de nos équipes, l’utilisation de certaines espèces de poissons est particulièrement adaptée à leurs études du fait de leurs caractéristiques ( fécondation et développement externe, transparence des œufs et leur grande capacité proliférative).

Réduction

Au cours du projet, nous élèverons 76 250 animaux. Ce nombre d’individus élevé est basé sur notre expérience de l’élevage et de la création de nouvelles lignées chez les espèces utilisées. Nous élèverons le nombre minimum d’individus pour générer les lignées de poissons avec les caractéristiques génétiques voulues et nécessaires aux études des chercheurs afin d’obtenir des résultats significatifs et scientifiquement interprétables. Pour le zebrafish : Nous estimons à 20 le nombre de lignées qui seront nouvellement créées par année. Nous possédons également à l’heure actuelle 50 lignées, ce qui représente 68750 zebrafish au total. Pour le danionella : Nous estimons à 5 le nombre de lignées qui seront nouvellement créées par année pour cette espèce. Pour cette espèce nous élèverons 7500 animaux au cours du projet.

Raffinement

Les animaux concernés par les procédures décrites ici feront l’objet d’une surveillance accrue. En cas de signe de mal-être d’un poisson, des actions sont menés afin de réduire le stress ou la douleur des individus concernés soit par un hébergement individuel avec présence d’analgésiant temporaire, soit par l’euthanasie par surdose d’anesthésiant de ce dernier. Nous évaluons notamment les paramètres suivants : nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, modification de la pigmentation. Pour éviter la détérioration de l’eau lors du co hébergement, l’eau des aquariums, sera renouvelé toutes les 48 heures. Pour les nouvelles lignées, l’évaluation de l’apparition de caractéristiques avec un impact négatif sur l’individu sera réalisée sur la seconde génération au stade larvaire et à 12 mois. L’évaluation du bien-être des animaux sera réalisé avec la structure du bien-être animal de l’établissement.

Choix des espèces

Le génome du zebrafish présente soixante-dix pour cent d’homologie avec celui de l’Homme, et près des quatre-vingt-dix pour cent des gènes impliqués dans une maladie humaine y sont présents. L’espèce présente également l’avantage de se reproduire facilement avec une maturation sexuelle rapide. La fécondation, le développement externe et la transparence des œufs sont également des atouts majeurs de ce modèle pour l’étude de la neurobiologie par le développement et la création de lignées transgéniques Le Danionella cerebrum a de nombreux points communs avec le zebrafish. Leur proximité phylogénétique permet une transposition facile des techniques scientifiques. Il est moins prolifique mais à l’avantage d’être dépourvu de pigment tout au long de sa vie. Son crâne étant cartilagineux, permet un accès direct pour l’imagerie in-vivo chez l’adulte Le maintien des lignées génétiquement modifiées de zebrafish ou de danionella nécessite des animaux en âge de se reproduire soit entre 3 et 24 ou 36 mois. La création de lignées est réalisée au stade 1 cellule (entre 15 et 45 min après la ponte). La biopsie caudale nécessaire au génotypage sera réalisée dès que les animaux auront atteint une taille suffisante pour limiter l’impact de celle-ci sur la nage des poissons, soit entre 3 et 6 mois

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 110
Souffrances
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Devenir
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Prélevés un par un à l'épuisette dans leur bassin d'élevage, endormis, ouverts pour recevoir une marque acoustique dans la cavité abdominale, 110 jeunes esturgeons européens de moins d'un an subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'opération dure moins de cinq minutes sous anesthésie générale, l'animal couché sur le dos dans une gouttière humidifiée, avant cinq jours de récupération dans son bassin d'origine puis le lâcher dans l'un des deux fleuves étudiés. Tous sont gardés vivants et relâchés, les marques comportant un capteur qui signale l'ingestion du poisson par un prédateur. Le porteur retient 55 individus par fleuve en s'appuyant sur un taux de prédation qui pourrait atteindre 80 %, ce qui ne laisserait que douze juvéniles par fleuve pour décrire le comportement de dévalaison.

Objectifs

Il s’agit de renseigner la dynamique de dévalaison et le risque de prédation de juvéniles d’esturgeon européen dans le cadre du programme de repeuplement de l’espèce. Cette étude se déroulera dans 2 fleuves en parallèle et portera sur des juvéniles âgés de moins d’un an. Il s’agit de renseigner grâce à des suivis individuels par télémétrie la durée passée en eau douce, dans les zones sans et avec l’influence de la marée pour chaque fleuve et le moment de l’entrée dans l’estuaire salé. Les juvéniles seront équipés de marques acoustiques dotées d’un capteur spécifique permettant d’identifier l’ingestion par un prédateur afin de quantifier le risque de prédation au cours du trajet. Dans le cadre du programme de repeuplement, ces informations sont essentielles. Elles permettront de comparer les comportements et les risques entre les deux fleuves et d’adapter, si nécessaire, les stratégies de repeuplement. Le comportement de dévalaison pourra être comparé à des données acquises antérieurement avec des individus un peu plus grands et enrichis des informations sur la prédation. En effet, depuis ces quinze dernières années, les populations d’un prédateur potentiel, le silure glane, ont explosé dans les bassins versants concernés et plus largement en Europe de l’ouest, impactant plusieurs espèces ce qui pose la question de l’impact potentiel sur la survie des esturgeons relâchés. Par ailleurs, les juvéniles impliqués dans le projet actuel sont nés de parents nés en captivité alors que les études précédentes, datant de plus d’une dizaine d’années, avaient été menées avec des juvéniles nés en captivité mais issus de parents d’origine sauvage. Il est donc également possible que les comportements qu’ils développent en milieu naturel après lâcher soient influencés par leur origine.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer les connaissances sur le comportement de dévalaison d’une espèce en danger critique d’extinction et faisant l’objet d’un programme de repeuplement. La comparaison des comportements entre les fleuves n’a jamais été réalisée et on peut s’attendre à des différences liées aux caractéristiques des habitats au sens large (physique et physico-chimique) et au peuplement biologique (présence de prédateurs). Cette expérience permettra d’apporter des éléments qualitatifs et quantitatifs sur la durée de séjour dans les fleuves, la localisation des juvéniles, leur rythme jour/nuit, le taux de juvéniles qui atteignent l’estuaire salé et le taux de prédation piscivore dans les différents secteurs des fleuves. En fonction des résultats les pratiques de repeuplement pourront ainsi être adaptées.

Procédures

Les poissons (110 au total) prélevés dans leur bassin d’élevage, à l’épuisette et individuellement, seront placés dans un bac d’anesthésie qui sera rapidement transféré vers la salle chirurgicale à proximité. Pour chaque juvénile, nous procèderons ensuite à l’implantation d’une marque acoustique dans la cavité abdominale. Cette opération chirurgicale, qui dure moins de 5 min, sera réalisée sous anesthésie générale. Après avoir placé l’animal anesthésié sur le dos dans une gouttière de contention, une sédation (anesthésie plus légère) sera maintenue ainsi que l’humidification du corps pendant toute la durée de la chirurgie. Le réveil de l’animal en eau claire sera surveillé avant qu’il ne soit remis dans son bassin d’élevage d’origine afin qu’il récupère dans un environnement connu durant 5 jours avant le lâcher en fleuve.

Impact sur les animaux

Les individus peuvent subir un stress dû à la manipulation : transfert du bassin d’élevage au bassin d’anesthésie. La procédure de marquage étant réalisée sous anesthésie en respectant les bonnes pratiques, nous nous attendons à un stress et une douleur limités. De même, pendant le transport et la phase d’acclimatation au site de lâcher, les individus peuvent subir un stress dû à un changement d’environnement.

Devenir

Les juvéniles marqués seront relâchés en milieu naturel, le but étant de caractériser leur comportement de dévalaison et le risque de prédation.

Remplacement

Aucun remplacement ne peut être envisagé car l’expérience porte sur l’espèce considérée. Ces lâchers expérimentaux avec suivis par télémétrie dans le milieu doivent permettre de renseigner précisément la dynamique de dévalaison et le risque potentiel de prédation de ces juvéniles dans le cadre du programme de repeuplement de l’espèce.

Réduction

Nous avons estimé le nombre nécessaire de juvéniles pour l’expérimentation à 55 par fleuve soit 110 au total. A ce jour, aucune étude de ce type n’a été réalisée pour étudier le taux de prédation de juvéniles d’esturgeons dans le cadre de leur dévalaison. Si on se base sur des taux de prédation évalués dans le même bassin versant pour une autre espèce en phase de montaison (aucune étude sur des juvéniles en dévalaison) au printemps (lamproie marine), les taux de prédation étaient très élevés et estimés à 80%. Le taux de prédation correspond à un résultat mais il est d’important également d’avoir des informations sur le comportement de dévalaison de juvéniles non prédatés. Si on observe un taux de prédation aussi élevé, il resterait 12 juvéniles par fleuve pour étudier le comportement de dévalaison. C’est relativement peu mais cela permettra de savoir si les comportements sont similaires ou très variables. Une étude précédente dans un fleuve a permis de renseigner le comportement de dévalaion de juvéniles d’esturgeons européens plus grands (180g et 30cm en moyenne) que ceux ciblés par la présente étude. Environ 75% des juvéniles avaient atteint l’estuaire salé ce qui nous semblait un résultat satisfaisant dans le cadre des pratiques de repeuplements qui débutaient. Mais le risque de prédation il y a plus de 15 ans était beaucoup plus faible et nous ne disposons pas de données actualisées dans les deux fleuves ce qui nous amène à proposer le projet actuel. De plus, une de nos études précédentes, ciblée sur le comportement de dévalaison à l’automne de plus jeunes stades (10g et 14cm en moyenne) que la présente étude visait à comparer les comportements et les taux de détection en milieu naturel d’individus issus de modalités d’élevage différentes (environnement enrichi ou non). Les résultats ont mis en évidence un effet positif de l’enrichissement en captivité incitant à une amélioration des pratiques de repeuplement ; le taux moyen de poissons détectés en milieu naturel étant de 69% toutes conditions confondues (min. 50%, max. 90% selon les modalités d’élevage) avec 61 juvéniles lâchés initialement. Au vu des effectifs de ces deux précédentes études dont les résultats ont permis de répondre aux questions posées, la proposition ici d’un effectif similaire de 55 juvéniles par fleuve nous paraît pertinente.

Raffinement

Pendant l’élevage, les juvéniles disposent de conditions enrichies afin d’améliorer leur bien-être et les préparer à un lâcher en milieu naturel. Ainsi, dans leur bassin, il y a du courant, leur permettant un entrainement à la nage, des blocs disposés sur le fond du bassin, afin d’imiter de manière simplifiée la variabilité des fonds en milieu naturel et les bassins sont placés à l’extérieur afin de bénéficier d’une photopériode naturelle. Lors des opérations de chirurgie destinées à la pose des marques dans leur abdomen, les poissons seront anesthésiés profondément et surveillés jusqu’à leur réveil (surveillance des différentes étapes de l’endormissement, des battements operculaires, du comportement de nage au réveil). Tout au long de l’opération, ils seront placés sur le dos dans une gouttière en V humidifiée, une dose sédative d’anesthésique sera diffusée au travers des branchies et leur corps sera maintenu humide. Les manipulations seront effectuées par du personnel qui est habitué à travailler avec l’espèce et qui dispose des formations adaptées en matière d’expérimentation animale et de chirurgie sur poissons. Après l’intervention, les individus seront replacés dans leur bassin d’origine afin de leur laisser 5 jours de récupération avant leur lâcher dans les fleuves.

Choix des espèces

L’étude porte sur des esturgeons européens afin d’améliorer les connaissances sur leur écologie et de raffiner les pratiques de repeuplement actuelles de cette espèce. Les poissons impliqués sont des juvéniles de moins d’un an pesant au minimum 85g. A ce stade, les juvéniles sont en phase de dévalaison de l’eau douce vers l’estuaire salé. Ce projet vise à étudier ce comportement, ainsi que le taux de prédation encouru sur ce trajet. Le poids de chaque poisson correspond au poids à partir duquel l’implantation des marques choisies n’a aucun impact délétère notable sur les poissons d’après la littérature et notre expérience.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Autres poissons : 450
Souffrances
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Devenir
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Les poissons retenus pour ce projet le sont pour leurs capacités cognitives, utilisation d'outils, reconnaissance de soi dans un miroir, reconnaissance individuelle, et pour un cerveau assez volumineux pour supporter une chirurgie. 450 cichlidés de trois espèces vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour que leur cerveau soit prélevé et le site de la lésion localisé. Chacun subit une lésion du lobe inférieur par ultrasons, environ une heure sous anesthésie, avec un risque de troubles moteurs et de brûlure superficielle de la peau au point de contact de la sonde, puis vit seul dans son aquarium le temps des tests. Le porteur annonce cinq tests de comportement avant et après la lésion, jusqu'à deux séances d'une heure par jour pendant vingt jours, sans dire lesquels.

Objectifs

Certains poissons présentent des comportements comme l’utilisation des outils, l’utilisation du miroir (reconnaissance de soi), la reconnaissance individuelle, et une communication multimodale complexe. Notre projet consiste donc à étudier l'organisation du cerveau de ces poissons, qui présentent des origines géographiques, une taille et des comportements différents. Les cerveaux des poissons sont organisés de façon très différente par rapport aux cerveaux des mammifères, et leurs structures et leurs fonctions demeurent peu connus. En particulier, une structure de la partie ventrale du cerveau, le lobe inférieur, n'existe que chez ces poissons, et n’est pas retrouvée chez les mammifères ou les oiseaux. Les fonctions de cette structure demeurent inconnues, et nos travaux précédents suggèrent qu’elle pourrait être impliquée dans les fonctions cognitives remarquables citées précédemment. Mieux connaître la fonction du lobe inférieur chez les poissons permettra de mettre en lumière comment, au cours de l’évolution, des cerveaux aussi différents que ceux des poissons ont pu permettre l’émergence de comportements complexes. Cette étude permettra donc de mieux comprendre comment des cerveaux dont les morphologies diffèrent considérablement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires. Notre étude implique deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2) dont la demande d’autorisation de projet est soumise au CEEA pour chacun.

Bénéfices attendus

Certains poissons présentent des comportements assez complexes incluant certaines capacités cognitives dites de « haut niveau ». Cependant, les structures cérébrales impliquées demeurent méconnues. Afin d’expliquer comment les cerveaux des poissons produisent ces comportements, des études lésionnelles sont nécessaires. Nos études précédentes montrent que l'organisation globale du cerveau des poissons téléostéens est très différente de celle des mammifères, et que le lobe inférieur, une structure unique à ces poissons, pourrait être impliquée dans ces comportements complexes. Cette étude permettra donc de mieux comprendre comment des cerveaux dont les morphologies diffèrent considérablement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires.

Procédures

Les poissons seront soumis à 5 tests de comportement avant et après une lésion cérébrale pendant une durée maximale totale de 3 mois (durée des tests après la lésion : 3 à 20 jours, avec une à deux sessions d’une heure par jour). Les tests de comportement seront évalués sur animal vigile au sein de l’EU1. Les poissons seront soumis à la procédure de lésion cérébrale par ultrasons durant environ une heure sous anesthésie dans l’EU2.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées à: - La lésion par ultrasons, qui pourrait créer des problèmes moteurs, et provoquer une brûlure superficielle de la peau au point de contact avec la sonde ultrasons. - L’hébergement individuel et les tests comportementaux, qui nécessitent cet hébergement individuel des individus, et peuvent provoquer un stress pour l’animal. - La manipulation des animaux pour l’anesthésie (stress potentiel).

Devenir

L'euthanasie des individus est nécessaire au prélèvement de leur cerveau pour les études neuroanatomiques prévues dans notre projet, permettant de visualiser précisément le site de chaque lésion.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées. Notre étude nécessite un échantillonnage d'espèces qui ont un grand cerveau avec des capacités cognitives de haut niveau, et qui possèdent un lobe inférieur développé, ce qui est le cas des cichlidés. Les tests comportementaux prévus ne peuvent être réalisé que sur ces animaux. Les trois espèces que nous souhaitons utiliser, A. nigrofasciata, N. brichardi, P.zebra, ont des comportements très différents et des cerveaux organisés de façon différentes. De ce fait, il est pertinent et nécessaire d'utiliser ces trois espèces de cichlidés.

Réduction

Pour ces expérimentations, le nombre d’animaux utilisés sera limité aux besoins statistiques de nos analyses, et nous privilégierons des tests statistiques qui permettront de limiter le nombre d’individus nécessaires. Des études précédemment publiées chez les poissons nous permettent de déterminer le nombre d’individus nécessaires.

Raffinement

Dès la réception des animaux, leur bien-être sera particulièrement observé par des zootechniciens compétents. La température de l’eau est surveillée. Après la lésion cérébrale, le bien-être des animaux est plus attentivement surveillé par des expérimentateurs compétents jusqu'à la fin de l’expérimentation (20 jours maximum après la lésion). Aussi, une communication entre le personnel de zootechnie et les expérimentateurs permettra un suivi adéquat des animaux. Pour surveiller la santé des animaux, des points limites seront utilisés, prenant en compte des comportements ou signes visibles. Dans le cas où des animaux montreraient des signes de mal-être, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Selon la gravité de ces signes, les animaux pourront être soignés via une analgésie dans l’eau de nage, ou si ce n'est pas possible de soigner, ils seront euthanasiés dans les délais les plus brefs. L’analgésie par bain en post opératoire a été choisie pour réduire le stress de l’animal, puisqu’une injection demanderait la manipulation du poisson (sortie de son aquarium, anesthésie avec le MS222, puis injection), ce qui produirait un stress trop important. En cas de brûlure légère liée à la température de la sonde, un pansement antiseptique sera appliqué que la plaie jusqu’à cicatrisation. Des cachettes (tubes en PVC) seront ajoutées à l'hébergement pour fournir de l'enrichissement. Un contact visuel entre les poissons sera possible avant et après l’intervention puisque les aquariums seront placés les uns à côté des autres. Lors du transport des animaux, la température de l’eau sera maintenue par l’utilisation de chaufferettes dans la boîte de transport.

Choix des espèces

Les poissons ont été récemment cooptés au rang d’animaux modèles pour les analyses anatomiques étudiant les structures cérébrales qui sous-tendent les fonctions motrices et sensorielles, ainsi que des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage). Ces différents types de comportements ont déjà été observé chez certaines espèces, mais chaque espèce présente des comportements particuliers et qui lui sont propres. De plus, leurs cerveaux sont anatomiquement différents. Pour mettre en évidence quelles parties du cerveau de cichlidé sous-tendent ces remarquables capacités cognitives, une étude neuroanatomique de ces espèces est indispensable. De plus, la taille du cerveau des espèces de poissons traditionnellement utilisées en recherche ne permet pas de réaliser les chirurgies nécessaires à ce projet. L’utilisation de poissons de plus grande taille, dont la taille du cerveau permet une approche lésionnelle, semble donc toute indiquée. Nous travaillerons sur des jeunes adultes (taille du corps à partir de 3 cm) car il nous est nécessaire d’étudier un cerveau pleinement développé.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Autres poissons : 450
Souffrances
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Une brûlure superficielle de la peau au point de contact de la sonde, des troubles moteurs possibles, puis vingt jours d'hébergement individuel sans cachette: 450 poissons cichlidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués pour prélever leur cerveau. Chacun passe cinq tests de comportement avant et après une lésion cérébrale infligée par ultrasons sous anesthésie, sur trois mois au maximum. Il s'agit de savoir à quoi sert le lobe inférieur, une structure propre à ces poissons, chez des espèces qui utilisent des outils, se reconnaissent dans un miroir et identifient leurs congénères. Trois espèces ont été retenues parce que leur cerveau est assez gros pour l'imagerie, celui du poisson zèbre et du médaka ne l'étant pas.

Objectifs

Certains poissons présentent des comportements comme l’utilisation des outils, l’utilisation du miroir (reconnaissance de soi), la reconnaissance individuelle, et une communication multimodale complexe. Notre projet consiste donc à étudier l'organisation du cerveau de ces poissons, qui présentent des origines géographiques, une taille et des comportements différents. Les cerveaux des poissons sont organisés de façon très différente par rapport aux cerveaux des mammifères, et leurs structures et leurs fonctions demeurent peu connus. En particulier, une structure de la partie ventrale du cerveau, le lobe inférieur, n'existe que chez ces poissons, et n’est pas retrouvée chez les mammifères ou les oiseaux. Les fonctions de cette structure demeurent inconnues, et nos travaux précédents suggèrent qu’elle pourrait être impliquée dans les fonctions cognitives remarquables citées précédemment. Mieux connaître la fonction du lobe inférieur chez les poissons permettra de mettre en lumière comment, au cours de l’évolution, des cerveaux aussi différents que ceux des poissons ont pu permettre l’émergence de comportements complexes. Cette étude permettra donc de mieux comprendre comment des cerveaux dont les morphologies diffèrent considérablement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires. Ce projet se déroule dans deux établissements utilisateurs différents (EU 1/2 et EU 2/2).

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre comment les cerveaux de tétrapodes et de téléostéens, dont les morphologies diffèrent considérablement, peuvent posséder des capacités cognitives similaires. Ainsi, les bénéfices principaux de cette étude sont d’apporter une meilleure compréhension aux mécanismes biologiques fondamentaux d’évolution du cerveau et des comportements dits « intelligents ». L’étude de poissons permet en outre d’élargir le champ de la connaissance à ce groupe, dont l’anatomie du cerveau demeure peu connue.

Procédures

Les poissons seront soumis à 5 tests de comportement avant et après une lésion cérébrale pendant une durée maximale totale de 3 mois (durée des tests après la lésion : 3 à 20 jours, avec une à deux sessions d’une heure par jour). Les tests de comportement seront évalués sur animal vigile au sein de l’EU1/2. Les poissons seront soumis à la procédure de lésion cérébrale par ultrasons durant environ une heure sous anesthésie dans l’EU2/2.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées à: - La lésion par ultrasons, qui pourrait créer des problèmes moteurs, et provoquer une brûlure superficielle de la peau au point de contact avec la sonde ultrasons. - L’hébergement individuel et les tests comportementaux, qui nécessitent cet hébergement individuel des individus, et peuvent provoquer un stress pour l’animal. - La manipulation des animaux pour l’anesthésie (stress potentiel).

Devenir

L’euthanasie des individus est nécessaire au prélèvement de leur cerveau pour les études neuroanatomiques prévues dans notre projet, permettant de visualiser précisément le site de chaque lésion.

Remplacement

Dans le cadre de notre projet, les espèces animales utilisées ne peuvent être remplacées par des modèles in silico, puisque nous étudions des comportements complexes. Notre étude nécessite des espèces de poissons téléostéens, qui seuls possèdent la structure cérébrale d’intérêt, le lobe inférieur, et nous avons besoin d’espèces possédant un lobe inférieur développé, ce qui est le cas des cichlidés. Les tests comportementaux prévus ne peuvent être réalisés que sur ces animaux. Les trois espèces que nous souhaitons utiliser, A. nigrofasciata, N. brichardi, P.zebra, ont des comportements très différents et des cerveaux organisés de façon différentes. De ce fait, il est pertinent et nécessaire d'utiliser ces trois espèces de cichlidés. Pour comprendre le rôle du lobe inférieur dans ces comportements, l'étude des lésions permet d'évaluer les déficits qui en résultent et d'établir un lien entre structure et fonction..

Réduction

Pour ces expérimentations, le nombre d’animaux utilisés sera limité aux besoins statistiques de nos analyses. Des études IRM précédemment publiées chez les mammifères, oiseaux et amphibiens nous permettent de déterminer le nombre d’individus nécessaires.

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux sont pris en charge et leur bien-être est évalué régulièrement par des zootechniciens compétents. La température de la pièce est surveillée. Après la lésion cérébrale, le bien-être des animaux est plus attentivement surveillé jusqu'à euthanasie des animaux (20 jours maximum après la lésion). Aussi, la communication entre le personnel de zootechnie et les expérimentateurs est optimisée pour permettre un suivi adéquat des animaux. Des points limites tels que la nage anormale (sur le dos, sur le côté) ou la rétractation des pigments sont utilisés pour évaluer le bien-être ; ils prennent en compte des comportements ou signes visibles. Dans le cas où des animaux montreraient des signes de mal-être, des actions seront menées afin de réduire le stress ou la douleur. Selon la gravité de ces signes, les animaux pourront être soignés via une analgésie diluée dans l’eau de leur bassin , ou si ce n'est pas possible de soigner, ils seront euthanasiés dans les délais les plus brefs. L’analgésie par bain en post opératoire a été choisie pour réduire le stress de l’animal, puisqu’une injection demanderait la manipulation du poisson, ce qui produirait un stress trop important. En cas de brûlure légère liée à la température de la sonde, un pansement antiseptique sera appliqué que la plaie jusqu’à cicatrisation. Des cachettes (tubes en PVC) seront ajoutées à l'hébergement pour fournir de l'enrichissement, sauf dans les jours suivant la procédure de lésion (durée maximum : 20 jours). Un contact visuel entre les poissons sera possible avant et après l’intervention puisque les aquariums seront placés les uns à côté des autres. Lors du transport des animaux, la température de l’eau sera maintenue par l’utilisation de chaufferettes dans la boîte de transport.

Choix des espèces

Les poissons utilisés sont reconnus comme des animaux modèles pour les études anatomiques des structures cérébrales qui sous-tendent les fonctions motrices et sensorielles, ainsi que des comportements dits « de fonctions cérébrales supérieures » (émotions, motivation, apprentissage). Ces différents types de comportements ont déjà été observé chez 3 espèces qui ont des comportements propres et des cerveaux anatomiquement différents, mais chaque espèce présente des comportements qui lui sont propres. De plus, leurs cerveaux sont anatomiquement différents. Pour mettre en évidence quelles parties du cerveau de cichlidé sous-tendent ces remarquables capacités cognitives, une étude fonctionnelle de ces espèces est indispensable. De plus, la taille du cerveau des espèces de téléostéens traditionnellement utilisées (poisson zèbre, médaka), ne permet pas de réaliser l’imagerie nécessaire à ce projet avec une résolution suffisante. L’utilisation de cichlidés, et en particulier de ces trois espèces, dont la taille du cerveau permet l’imagerie, semble donc toute indiquée. Nous utilisons dans le cadre de ce projet des poissons adultes, puisqu’il est nécessaire que le cerveau soit mature.

  • Protection de l’environnement
Autres poissons : 500
Souffrances
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▲ 500
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Devenir
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500 anguilles jaunes de 60 à 250 millimètres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis remises à la rivière. Chacune est anesthésiée puis marquée sous la peau à l'élastomère en une à deux minutes, avec perte de mucus, dessiccation, éblouissement et saignement léger au point de piqûre. Celles qui ne retrouvent pas une nage normale au bout de trente minutes sont tuées par surdosage d'anesthésique. L'étude sert au maître d'ouvrage et aux services de l'État à vérifier une passe à anguilles dont l'association de pêche locale conteste la fonctionnalité, et pour toute rubrique remplacement le porteur écrit qu'il n'est "pas possible de remplacer l'espèce".

Objectifs

L'objectif du projet est d'évaluer la franchissabilité d'une passe à anguilles récemment aménagée sur le cours d'eau Urne par marquage d'un contingent d'anguilles.

Bénéfices attendus

La passe à anguilles a été construite au niveau d'un ouvrage de plusieurs mètres de hauteur qui constitue un verrou pour la colonisation d'un bassin versant. La conception et la réalisation de la passe ont mobilisé des moyens importants et la fonctionnalité de l'aménagement est remise en question par les services de l'état et l'association de pêche locale. Le maitre d'ouvrage et les services de l'état souhaitent verifier la fonctionnalité de l'aménagement et le cas echéant modifier les aménagements pour les rendre fonctionnels. L'observation d'anguilles marquées en amont permettra de confirmer la fonctionnalité des dispositifs. L'étude spécifiques des tailles des anguilles marquées recapturées permettra d'apprécier la sélectivité ou non de l'aménagement. Une passe à anguilles fonctionnelle est essentielle pour la colonisation du bassin versant.

Procédures

Anesthesie. Opération de marquage sous-cutannée à l'aide d'une seringue (une seule fois par poisson). La durée d'intervention est estimée entre 1 et 2 minutes maximum.

Impact sur les animaux

Nuisance induite par l’anesthésie : répulsion du produit. Nuisance induite par la biométrie : stress des individus, perte de mucus, dessication, éblouissement. Nuisances induites par le marquage : saignement léger lors de la piqûre, stress et douleur/gêne post-opératoire de courte durée

Devenir

Les anguilles sont remises dans la rivière pour la réalisation de l'étude.

Remplacement

L'espèce cible est l'anguille dans son milieu naturel avec ses capacités de franchissement propres. Il n'est pas possible de remplacer l'espèce.

Réduction

Afin d'optimiser le nombre de poissons marqués, nous nous sommes inspirés d'autres suivis réalisés par notre bureau d'études et par d'autres structures (structure de recherche, Association migrateurs). Il ressort ainsi qu'en fonction des suivis, 15 à 60% des anguilles marquées franchissent les dispositifs de montaison si ces derniers sont fonctionnels. 500 anguilles marquées semble donc un minimum pour la réalisation d'analyse des résultats.

Raffinement

Afin d'optimiser la méthodologie de marquage, nous avons choisi le marquage pas élastomère sous-cutanné permettant d'éviter un marquage intra-péritonéale. Concernant la phase d'anesthésie, nous avons optimisé notre atelier de biométrie/marquage/réveil afin de garantir que les poissons seront manipulés le moins de temps possible, afin qu'ils puissent rejoindre la rivière au plus vite. Nous utilisons également des dispositifs de viviers obscurcis avec couvercle, afin de limiter le stress des poissons au maximum. En cas de difficulté de reprise d’activité comportementale normale d’un poisson dans le vivier après marquage au-delà de 30 minutes (pas de reprise régulière d’activité operculaire, incapacité du poisson à retrouver un comportement de nage régulier, à se tenir droit sans basculement sur le flanc), une mise à mort par surdosage progressif d'anesthésiant sera mis en application.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce cible des aménagements (passe à anguilles) Il s'agit d'anguilles dîtes "jaunes", appartenant à la cohorte migratrice sur le bassin versant. Ces individus sont agés de 6 mois à 4-5 ans et présentent des tailles approximativement comprises entre 60 mm et 250 mm.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 6300
Souffrances
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▲ 6300
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Devenir
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 6300
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6 300 poissons sauvages de dix espèces vont être capturés, anesthésiés et incisés sur le ventre pour recevoir une puce électronique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu reste entre trente secondes et une minute hors de l'eau, le temps des mesures et de l'implantation du transpondeur. Tous sont ensuite remis à l'eau vivants, l'étude cherchant à savoir quelles espèces et quelles tailles franchissent un siphon de 190 mètres qui coupe une zone humide en deux. Le porteur écrit qu'il est "indispensable" de réaliser ce suivi pour "justifier de la nécessité" d'actions de restauration à proximité de l'ouvrage.

Objectifs

L’objectif principal est d’évaluer la franchissabilité par les poissons d’un siphon (tuyau de 190 m de long) présent dans une annexe alluviale d’un grand fleuve, et qui scinde cette vaste zone humide en deux. Cette annexe fait l’objet d’un projet global de restauration hydrologique au regard de son fort enjeu pour la biodiversité aquatique. Des observations locales tendent à montrer que ce siphon est ponctuellement franchissable par certains poissons mais de nombreuses questions concernent la diversité des espèces et des classes de taille capables de franchir cet aménagement, et les conditions de débit requises. Pour répondre à ces interrogations, et justifier les futurs programme de restauration écologique, une étude par marquage est envisagée. La méthodologie proposée implique l’implantation de puces électroniques, ci-après nommées « PIT tags », dans 10 espèces de poissons sauvage, regroupées en 4 groupes selon leur écologie. Des dispositifs de détection des puces seront installés à l’entrée et à la sortie du siphon. L’étude impliquera la réalisation de 3 campagnes de marquages pour un suivi qui s’étalera au maximum sur 5 ans, pour prendre en compte la variabilité des conditions environnementales. Si le quota d’animaux marqué dans chaque groupe d’espèces n’est pas atteint, le projet prévoit le report des marquages l’année suivante.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mettre en lumière l’effet bloquant du siphon au passage de certaines espèces / classes de tailles de poissons. Il est indispensable de réaliser ce type de suivi biologique en milieu naturel pour justifier de la nécessité de mettre en œuvre des actions de restauration à proximité de ce siphon.

Procédures

Après anesthésie générale pendant 3 à 5 minutes, les animaux seront mesurés puis pesés, puis une incision ventrale de 3 à 5 mm sera réalisée et un transpondeur PIT tag sera implanté manuellement sur 6300 poissons. Ces interventions nécessiteront de maintenir les poissons entre 30 secondes et une minute hors d’eau.

Impact sur les animaux

La capture, la transport, la stabulation et le marquage sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement in situ.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. L'évaluation du franchissement d’un aménagement (ici siphon) doit obligatoirement être réalisée in situ en étudiant le comportement migratoire des espèces considérées.

Réduction

Le projet est prévu sur une durée de 5 ans, avec captures et marquages les trois premières années (maximum 5 ans si reports des marquages en cas de conditions environnementales défavorables). L’effectif prévu est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire des tendances comportementales, et évaluer la franchissabilité et la sélectivité de l’ouvrage aménagé. Il est adapté au gabarit du milieu (annexe hydraulique d’un grand fleuve) et à la diversité spécifique et la densité de population. L’effectif tient compte de plusieurs facteurs, pour garantir un certain nombre de détections : - L’implantation des PIT tags ne génère en principe pas ou très peu de mortalité post-opératoire en respectant les préconisations de tailles minimales. Toutefois, certains individus peuvent perdre leur PIT tag dans les semaines suivant l'implantation. - Certaines femelles peuvent également expulser le PIT tag lors de la fraie. Il n'est pas prévu d'analyses statistiques dans le cadre de cette étude comportementale menée en milieu naturel, en-dehors des statistiques descriptives (taux de franchissement, durée moyenne de franchissement).

Raffinement

Le raffinement des procédures sera pris en compte de la capture des animaux jusqu’au relâcher dans leur milieu naturel. Le maintien des conditions thermiques et d’oxygénation optimales sera assuré. Les animaux capturés seront soit stockés dans un vivier placé dans la rivière, soit dans un bac oxygéné et refroidi. Ainsi, la teneur en oxygène et la température seront constantes. La solution d'anesthésie sera renouvelée régulièrement, pour éviter que la température du bain n’augmente et soit toujours suffisamment fraiche pour éviter le stress des poissons et l’altération de l’efficacité de l’anesthésiant. En outre, l’accent sera mis sur la rapidité d’exécution des mesures biométriques et du marquage pour réduire le temps d’anesthésie, sachant que les poissons seront maintenus hors d’eau pendant toute la durée de la prise des mesures biométriques et marquages. La taille des puces sera adaptée à la taille de l’animal. Un chiffon humide sera placé au niveau de la tête de l’animal et la règle de biométrie sera humidifiée en permanence pour éviter d’ôter le mucus. Seuls les individus jugés visuellement en bonne santé seront marqués, les autres seront relâchés sans marquage, après stabulation. Aucun antibiotique ne sera utilisé, par contre une pommade iodée antiseptique sera appliquée au niveau de l’incision. Le réveil sera contrôlé dans un vivier placé dans la rivière.

Choix des espèces

10 espèces cibles de poissons, présentes dans le milieu naturel et caractéristiques du milieu étudié, seront réparties en 4 groupes ayant une écologie similaire: - Anguille : espèce considérée à part état donné son écologie et son statut de protection - Cyprinidés d’eau courante : barbeau fluviatile, hotu, chevaine, goujon - Cyprinidés d’eau calme : brèmes, gardon, carpes - Carnassiers : Brochet, silure. 2 stades de développement sont retenus : juvéniles et subadultes-adultes. Au total, les juvéniles représentent environ 18% de l’effectif marqué (1110 individus sur 6300), le reste étant des subadultes et adultes, qui sont les stades préférentiellement ciblés. Les plus petits individus seront relâchés sans être marqués.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 480
Souffrances
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▲ 480
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Devenir
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 480
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Pour vérifier si une barrière lumineuse détourne les anguilles des turbines d'une usine hydroélectrique de la Garonne, 480 anguilles argentées de plus de 50 cm vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Capturées à l'épuisette par des pêcheurs professionnels, elles reçoivent sous anesthésie un émetteur radio glissé dans la cavité abdominale par une incision ventrale de 1,5 à 2 cm, restent hors de l'eau une trentaine de secondes à trois minutes le temps du marquage et de la biométrie, puis sont toutes relâchées vivantes dans le milieu naturel après réveil. La stabulation avant marquage reste sous les dix heures, le porteur indiquant qu'un séjour plus long favorise le stress et l'apparition de pathologies externes. L'espèce est classée en danger critique d'extinction, et le porteur indique que l'effectif de 160 individus par an sur trois ans repose sur le retour d'expérience d'autres études, "non nécessairement lié à un modèle statistique précis".

Objectifs

L’anguille européenne (Anguilla anguilla) est un poisson migrateur amphihalin (passage eau salé eau douce) classé en danger critique d’extinction. Pour sa sauvegarde, un plan de gestion national a été validé en 2010 à la suite de la mise en place d'un règlement européen du conseil du 18 septembre 2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d'anguilles européennes. L’objectif du Plan de gestion est de répondre au règlement européen en mettant en œuvre des mesures de gestion augmentant l’échappement en anguilles argentées des bassins versants. Sur celui de la Garonne, de nombreuses actions sont menées pour la protection de cette espèce. En effet, ce fleuve et ses affluents constituent un axe privilégié pour la colonisation de l'anguille qui est une espèce catadrome, c’est-à-dire une espèce qui vit et grandit en eau douce et se reproduit en mer. Elle effectue donc sa migration de dévalaison au stade adulte. Dans un premier temps l’impact des ouvrages hydroélectriques sur la mortalité des anguilles lors de la dévalaison a été évalué, afin de proposer des mesures de gestion adaptées. En effet, ces ouvrages ont un impact majeur sur la mortalité des populations d’anguilles lié au passage d’individus dans les turbines. Le projet vise à étudier le comportement de cette espèce lors de sa migration au droit d’un barrage hydroélectrique équipée d’une barrière lumineuse et de tester son efficacité pour dévier les individus se dirigeant vers les turbines vers le déversoir du barrage. Pour ce faire, nous suivrons le comportement des anguilles dans leur phase argentée, c’est-à-dire lorsqu’elles sont prêtes à retourner dans l’océan pour effectuer leur migration de reproduction.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter des connaissances sur le comportement des anguilles au droit de cette usine hydroélectrique lors de sa phase de dévalaison et tester l’efficacité d’une barrière lumineuse pour augmenter le taux d’échappement des individus aux turbines qui équipent le site. Ce système peut potentiellement s’avérer efficace sur cet ouvrage et, le cas échéant, permettre d’éviter d’autres solutions techniques (grilles fines) qui, tout en étant possible, seraient beaucoup plus difficile à mettre en place.

Procédures

480 anguilles seront capturées par des pêcheurs professionnels. Elles seront pêchées par épuisette dans les bassins d’hébergement (la capture dure moins de 30 secondes) puis marquées avec un émetteur radio (maximum 3 minutes) adapté à la taille des individus, sous anesthésie et analgésie. Les anguilles seront ensuite placées dans des bassins de réveil (le réveil se fera en quelques minutes) puis relâchées dans le milieu naturel à l’issue d’une dernière pêche par épuisette (la pêche va durer moins de 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’insertion des émetteurs radio et la réalisation des biométries induira une douleur modérée par l’acte chirurgical. Les poissons subiront également un stress engendré par la pêche dans les bassins de stabulation, l’anesthésie et un temps d'émersion d’environ 3 minutes pendant l’ensemble de ces opérations : marquage et biométrie. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

Tous les poissons marqués seront conservés vivants et relâchés dans le milieu naturel.

Remplacement

L’objectif étant de tester le comportement des anguilles dévalantes au droit de l’usine hydroélectrique et l’efficacité de la barrière lumineuse vis-à-vis de cette espèce, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles jaunes de plus de 50 cm et argentées) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

L'objectif du projet est d’enrichir les connaissances scientifiques sur le comportement de la migration de dévalaison des anguilles argentées. L’objectif de marquer 160 anguilles par an (480 au total sur les 3 années) pour rendre compte des variabilités intraspécifique et les paramètres environnementaux impliqués dans la phase de migration (saisonnalité, débit, température, blocages…). Ce nombre a été défini en fonction du retour d’expérience sur d’autres expérimentations, et non nécessairement lié à un modèle statistique précis.

Raffinement

Les anguilles sont transportées sur le site d’expérimentation par des pêcheurs professionnels après capture. Les camions, équipés de cuves remplies d’eau de rivière et alimentées en oxygène sont adaptés au transport d’animaux vivants, et le personnel formé au transport. Le contrôle de l’état des poissons et du taux d’oxygène se faire tout au long du transport. Un couvercle sera disposé sur les bacs pour limiter le stress des anguilles. L’anguille, étant une espèce qui se déplace surtout la nuit, est facilement stressée par la lumière du jour. L’observation des anguilles pendant la phase de réveil ou de stabulation se fait en soulevant le couvercle des bacs. La stabulation des individus a lieu pendant un temps réduit (moins de 10h) afin de réduire le stress et le développement de pathologie externe, qui peuvent intervenir dans des conditions de stress trop importantes. Des lots de 10 anguilles maximum sont ensuite prélevées à l’aide d’épuisette nylon de maille 1,5 mm pour ne pas abimer les anguilles, pour être placées dans un bac noir avec couvercle contenant l'anesthésiant. L’eau est claire et une vérification des différentes phases de l’anesthésie des individus est effectuée. Le stade d’anesthésie recherché est l’immobilisation. Une fois anesthésiée, les marques seront introduites dans la cavité abdominale par une incision, de 1.5 à 2 cm, réalisée sur la face ventrale de l’anguille, au niveau de la partie postérieure de l'intestin. L'antenne est ressortie à l'aide d'un trocart de petite taille (aiguille à insuline), introduite dans l'animal à quelques mm de l'incision. La plaie sera suturée par 2-3 points simples. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision. Ensuite les individus seront placés dans une cage de réveil placée dans l'eau, ils seront observés par observation visuelle directement depuis la surface. Les anguilles sont surveillées en vérifiant la ventilation et le retour rapide à un comportement normal et une reprise d’équilibre. La grille de suivi des signes cliniques est utilisée afin de noter toute observation sur les individus. Le marquage prend au maximum 3 mn par individu. Une vigilance des opérateurs sera apportée au raffinement dans toutes les étapes de la procédure : du marquage au réveil et lâcher aprés acclimatation.

Choix des espèces

L’objectif étant l’apport de connaissances sur les comportements migratoires et la cinétique de dévalaison des anguilles au droit d’un obstacle, il est indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles argentées). Nous utiliserons les anguilles argentées de plus de 50 cm afin d’analyser les cinétiques de migration de dévalaison et le comportement au droit d’un obstacle hydrauélectrique équipé d’une barrière lumineuse dont le but est d’éviter le passage dans les turbines des individus lors de la dévalaison.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 50
Souffrances
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▲ 50
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Devenir
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 50
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Capturées au début de leur migration en eau douce, anesthésiées puis opérées moins de cinq minutes pour recevoir un émetteur radio dans la cavité générale, des lamproies marines adultes restent en vivier jusqu'à retrouver équilibre, respiration régulière et nage active. 50 lamproies, des poissons d'une espèce classée en danger en France, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour savoir où elles se reproduisent et ce qui peut les bloquer en chemin. Le porteur table sur un taux de prédation de 80 % par le silure, d'après la littérature, si bien qu'une dizaine seulement pourraient atteindre les frayères. Toutes sont relâchées dans la rivière, et les émetteurs sont récupérés après leur mort, au plus tard à la mi-juillet 2025, l'espèce mourant après sa reproduction.

Objectifs

La lamproie marine est une espèce menacée en déclin en Europe et en particulier en France. Le manque de connaissance sur leur écologie limite les actions de gestion. On n’observe généralement plus (ou moins) de frayères en amont des bassins versants malgré la présence d’individus à l’aval, observés par comptages au niveau de stations de contrôle. Le premier objectif de ce projet est de déterminer s’il existe des sites de reproduction sur des sites inconnus, potentiellement en eau profonde où les prospections classiques à pied ou en embarcation ne sont pas possibles. Le second objectif est de vérifier si les individus dénombrés aux stations de contrôle parviennent sur des sites de reproduction et quels sont les points bloquants si des difficultés sont rencontrées.

Bénéfices attendus

Les populations de lamproie marine connaissent un fort déclin actuellement et les informations sur leur cycle de vie manquent pour prendre des mesures de conservation adaptées. Un des principaux bénéfices du projet est de connaître le devenir des individus en amont d’un bassin versant. A l’heure actuelle, les sites de reproduction des individus franchissant le barrage demeurent incertains, car on ne les observe plus ou très rarement sur les frayères historiques. Selon une première hypothèse, les individus pourraient se reproduire en milieu plus profond, en aval du bassin versant (secteurs impossible à prospecter à l’œil nu). Une autre hypothèse émise est que les individus ne parviennent plus aux sites de frai et meurent sans s’être reproduits. Des points de blocages pourraient ainsi être identifiés. La prédation par le silure a récemment été montrée. L’espèce étant largement présente sur le bassin étudié, il est vraisemblable que les lamproies soient également prédatées sur ce bassin. Mieux connaître la migration et les sites de reproduction permettra d’adapter au mieux les mesures de gestion de l’espèce.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule opération chirurgicale visant à l'introduction dans la cavité générale de matériel scientifique (radioémetteur). Cette opération durera moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

L’étude implique l’insertion par chirurgie de l’émetteur radio réalisée sous anesthésie. Les nuisances potentielles (douleurs, saignements, infection) sont limitées par l'utilisation de mesures prophylactiques et des traitements médicamenteux (antibiotique et antalgique) adaptés et définis avec la collaboration d'un vétérinaire spécialisé. Cette intervention est considérée comme "modérée". Les individus choisis auront un poids qui leur permettra de supporter l'insertion du matériel scientifique. Ce dernier ne dépassera pas 2% du poids de l'animal comme recommandé dans la littérature.

Devenir

L'observation s'effectue dans le milieu naturel : a l'issue de la procédure expérimentale (insertion d'un radioémetteur), les animaux sont relâchés dans le cours d'eau. Les lamproies meurent naturellement à l’issue de la reproduction (espèce sémelpare), soit au maximum à la mi-juillet 2025 pour les individus marqués. Les émetteurs seront récupérés après la mort.

Remplacement

L’objectif de l’étude est de connaître le comportement de migration et de reproduction de la lamproie marine en milieu naturel. Il n’est donc pas possible de remplacer l’espèce par un autre modèle d’étude ou par des alternatives non animales.

Réduction

L’effectif prévu est de 50 individus. Ce nombre est l’effectif minimal d’individus pour obtenir une vision représentative des différents comportements individuels sur les sites de reproduction et du taux de prédation par le silure sans toutefois impliquer une fraction importante de la population si l’on se base sur les effectifs comptés ces 3 dernières années. En tablant sur un taux de prédation de 80% sur les individus marqués, comme documenté dans la littérature, une dizaine d’individus pourraient atteindre les sites de reproduction. Une expérience sur un autre cours d’eau mettant en œuvre un protocole de marquage identique a montré que la mortalité liée au marquage est limitée. Les émetteurs seront récupérés après la mort des individus, pour récupérer les données enregistrées.

Raffinement

Les principales mesures de raffinement concernent la limitation des nuisances (angoisse et douleur) lors de la manipulation des animaux avant, pendant et après la chirurgie et la limitation des risques d'infection post-opératoire. La combinaison d'utilisation de produits anesthésiques de concentration adaptée (1- concentration pour l'anesthésie pré-opératoire et 2- pour le maintien de l'anesthésie pendant l'opération) et d'antalgiques limitent directement l'angoisse et la douleur pendant et après l'opération, et l'administration d'antibiotiques limite les risques d'infections liés à l'opération. Les mesures prophylactiques classiques (désinfection du matériel) limitent également les sources d'infection pouvant induire des nuisances post-opératoires. Les opérations de chirurgie seront effectuées par du personnel habilité et spécifiquement formé par un vétérinaire. Le protocole opératoire est co-construit avec un vétérinaire. Les conditions environnementales d'importance première pour les poissons (température et oxygénation de l'eau) seront contrôlées avant, pendant et après la capture et l'opération. Les individus seront placés dans un vivier et, après une période d’observation jusqu’à la reprise d’équilibre, d’un rythme de ventilation régulier et de nage active, ils seront relâchés dans la rivière.

Choix des espèces

L’espèce ciblée, la lamproie marine, est une espèce en classée en danger (EN) par l’UICN en France et dont les effectifs sont en constante diminution ces dernières années. Il est donc nécessaire d’acquérir des connaissances sur son comportement de reproduction et sur les menaces/contraintes que l’espèce est susceptible de rencontrer au cours de sa migration et de sa reproduction. Ces informations sont cruciales pour prendre les mesures de gestion et de conservation appropriées. Les individus utilisés seront des adultes capturés juste avant leur maturité (caractères sexuels secondaires encore non visibles), en début de période de migration en eau douce. C’est à ce stade que la migration de montaison a lieu, et durant laquelle les individus sont exposés à de multiples pressions qu’il est nécessaire de mieux caractériser (obstacles et prédation notamment).

  • Conservation des espèces
Autres poissons : 390
Souffrances
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Devenir
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Capturés par pêche électrique dans des cours d'eau, lors d'inventaires menés hors de ce projet, 390 juvéniles de lamproie sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis relâchés sur leur lieu de capture. Chacun subit une nage forcée dans un champ électrique, un séjour de dix à quarante minutes hors de son habitat, une anesthésie de quelques minutes et la découpe d'un morceau de nageoire aux ciseaux. Ce prélèvement doit permettre de distinguer génétiquement la lamproie fluviatile de la lamproie de Planer, que les critères visuels ne séparent pas au stade juvénile, pour cartographier la répartition de la première. Le porteur indique avoir écarté la recherche d'ADN dans l'eau, les derniers essais sur ces espèces n'ayant pas été concluants.

Objectifs

Sur le territoire étudié, les trois espèces de lamproies sont présentes : la lamproie de Planer, la lamproie marine et la lamproie fluviatile, les deux dernières étant des migratrices entre l'océan et la rivère. L’objectif du projet est d’identifier à l’espèce les juvéniles capturés au cours d’inventaires afin de cartographier la répartition de la lamproie fluviatile. Actuellement, il existe très peu de connaissance sur la répartition et la densité de cette espèce. Classée vulnérable sur la liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine, la gestion et la protection de cette espèce nécessitent d’acquérir ces données. Les inventaires annuels par pêche électrique mettent également en exergue la présence synchrone de juvéniles du genre Lampetra qui peuvent être soit des juvéniles de lamproie fluviatile, soit des juvéniles de lamproie de Planer. Lors de ces inventaires, le genre Petromyzon, correspondant aux lamproies marines, peut être distingué du genre Lampetra à l’aide de critères visuels. Ces critères ne permettent cependant pas de distinguer entre eux les juvéniles de lamproie fluviatile des juvéniles de lamproie de Planer. L'objectif est de distinguer les espèces afin de connaître la présence et la répartition de la lamproie fluviatile grâce à l’analyse génétique d’échantillons de nageoires prélevés lors des inventaires.

Bénéfices attendus

Actuellement, très peu de données existent sur la répartition de cette espèce. Les données des échantillonnages par pêche des années précédentes montrent des individus identifiés seulement au genre (Lampetra/Petromyzon). La connaissance de la répartition de la lamproie fluviatile est essentielle pour répondre aux besoins de connaissance et de gestion/protection de cette espèce. Les données acquises répondraient ainsi aux objectifs du plan de gestion des poissons migrateurs et permettraient d'améliorer la gestion de cette espèce : mesures de protection des secteurs où elle est présente, prise en compte de sa présence lors de travaux (aménagements routiers au niveau des cours d’eau par exemple). Les résultats obtenus (cartographie de la répartition) seront portés à la connaissance de l’ensemble des acteurs susceptibles d’intervenir dans le domaine : administrations, maîtres d’ouvrages, bureaux d’études, etc. A terme, la réalisation d’une base de données est prévue afin de compiler l’ensemble des observations.

Procédures

Les juvéniles de lamproies seront capturés par pêche électrique, à l’opportunité, dans le cadre d’inventaire extérieur à ce projet. Ils seront donc soumis à un champ électrique durant quelques secondes avant d’être retiré de l’eau à l’aide d’une épuisette et placé dans un seau de transfert. En fonction des protocoles d’inventaires et des secteurs, les temps de capture peuvent varier entre 10 et 30 minutes. Pour réaliser les prélèvements de nageoires, relatif à ce projet, les juvéniles de lamproies du genre Lampetra seront soumis à une anesthésie entrainant une perte de réactivité et de sensations (tissus anesthésiés), une perte d’équilibre et de tonus et de réflexe. Cette anesthésie durera quelques minutes de façon à obtenir le stade voulu. Les ammocètes seront sorties de l’eau pour être mesurées puis placées dans le creux de la main d’un opérateur pour réaliser la découpe d’un morceau de nageoire à l’aide d’un ciseau. Cette manipulation ne durera que quelques secondes. Les animaux seront ensuite réveillés dans un sceau d’eau oxygéné par un bulleur puis remis dans leur milieu naturel. Le temps total de la procédure est estimé à 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : la nage forcée de quelques secondes lors de la pêche électrique est d'intensité modérée, la pêche des animaux avec une épuisette constitue un stress de courte durée, le retrait des animaux de leurs habitats durant 10 à 40 minutes est considéré comme d'intensité légère. L'anesthésie de quelques minutes des ammocètes est considérée comme d'intensité légère et le prélèvement d’un morceau de nageoire, réalisé en quelques secondes, constitue une nuisance d'intensité modérée.

Devenir

Les juvéniles de lamproies qui feront l'objet de prélèvements d'échantillons de nageoires seront capturés dans le milieu naturel et relâchés dans leur milieu d'origine après prélèvements des échantillons.

Remplacement

Le projet visant l’étude de la répartition de la lamproie fluviatile, il est nécessaire d’appliquer la procédure aux juvéniles de lamproies vivant in situ. Par ailleurs, l’analyse génétique (marqueurs mitochondrial et nucléaire) de tissus de nageoire est la seule méthode existante actuellement pour différencier les deux espèces, les critères visuels ne le permettant pas. La méthode de l’ADN environnemental (recherche de l’ADN d’une espèce dans les prélèvements d’eau) n’est pas applicable non plus puisque les derniers essais effectués sur ces espèces n’ont pas été concluants.

Réduction

L’objectif est d’établir une carte de répartition de la lamproie fluviatile. Pour cela, les stations de captures choisies prennent en compte l’aire de répartition théorique de la Lamproie fluviatile ainsi que les données antérieures de captures. Les prélèvements seront limités aux individus d’une taille minimale de 110 mm, ce qui a pour effet également de réduire le nombre d’individus possibles à prélever. Enfin, un maximum de 6 individus par lieu de capture a été fixé afin de répartir les prélèvements sur l’ensemble des stations où seront capturés des juvéniles de Lampetra tout en réduisant le nombre de prélèvements. Le nombre maximum de prélèvements est fixé à 390. Selon les données de capture des années antérieures, le nombre de juvéniles du genre Lampetra était en moyenne de 4 sur un des réseaux de stations de captures et de 3.2 sur le second. Ceci représente 66 % du nombre maximal que nous nous fixons cette année ; par conséquent, il est possible que nous n’en prélevions pas davantage. La probabilité de capturer les juvéniles de lamproie fluviatile tout au long des cours d’eau étudiés est forte, ce qui permet de réduire les prélèvements par point de capture sans obérer l’objectif du projet. En effet, toutes les stations à échantillonner ont fait l’objet d’au moins 1 capture de lamproie au cours des échantillonnages d’anguille lors de chaque année d’étude du reseau anguille (2013, 2016, 2019), et sur la moitié d’entres elles, réparties sur l’axe Loire, entre 4 et 59 lamproies ont été capturées, ce qui suffit à confirmer l’espèce. L’objectif du projet est de dresser la carte de répartition de l’espèce et non d’obtenir des données quantitatives.

Raffinement

Lors de la capture, les individus sont immédiatement retirés du champ d’action après immobilisation à l’aide d’épuisettes puis transférés dans un seau. Les réglages de l’appareil de pêche sont maîtrisés par les opérateurs (formation pêche à l’électricité, habilitation électrique). Les lamproies sont ensuite anesthésiées à un stade entrainant une perte de réactivité et de sensations (tissus anesthésiés), une perte d’équilibre et de tonus et de réflexe. Il correspond au stade utilisé pour la chirurgie. Pour réaliser le prélèvement de tissus, la lamproie est placée dans le creux de la main désinfectée et humidifiée de l’opérateur. Les juvéniles anesthésiés sont facilement manipulables sans risque de blessure d’autant que le prélèvement est très rapide. La main est refermée délicatement autour de l’individu pour d’une part couvrir l’œil (si la lamproie est en cours de métamorphose) et ainsi limiter le stress, et d’autre part maintenir l’individu. Pour éviter un risque d’infection des lamproies (et toute contamination génétique des prélèvements), le matériel (ciseaux de dissection et pince) est désinfecté avant chaque prélèvement. Chaque individu prélevé est ensuite déposé dans un bac de réveil avec de l’eau de rivière jusqu’à ce qu’il retrouve ses capacités de nage et tonus musculaire. Les individus sont relâchés sur leur lieu de capture.

Choix des espèces

L’objectif est de connaître la répartition de la Lamproie fluviatile en distinguant les juvéniles de Lamproie fluviatile des juvéniles de Lamproie de Planer. Il est donc indispensable de réaliser l'étude sur les juvéniles de lamproies. Les animaux concernés sont des juvéniles de lamproies vivant à ce stade en cours d'eau. Leur âge est situé entre 3 et 5 ans.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 120
Souffrances
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Devenir
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Capturées par pêche à l'électricité ou par tamisage du substrat, 60 anguillettes et 60 larves de lamproie marine sont anesthésiées, marquées d'une injection d'élastomère sous la peau, puis placées en aquarium. Le niveau d'eau y baisse de deux centimètres par jour pendant dix-huit jours, jusqu'à assécher le fond : chaque individu fuit vers une nasse ou s'enfouit dans le substrat, d'où il est extrait en fin d'expérience. Vient ensuite la respirométrie, vingt heures d'immobilisation dans une enceinte d'un volume vingt fois celui du corps, pour mesurer la consommation d'oxygène de chacun. Les procédures sont d'un niveau de souffrance léger et tous les individus sont remis en rivière, avec une marque colorée dont le porteur reconnaît qu'elle peut augmenter le risque d'être repéré par un prédateur.

Objectifs

L'objectif du projet est de décrire la réaction de larves de lamproies et de jeunes anguilles lorsqu'un étiage conduit à un assèchement du lit des rivières. L'alternative est 1) la fuite lors de la baisse progressive du niveau d'eau, vers des zones refuges présentant une plus grande hauteur d'eau, ou 2) l'enfouissement temporaire dans le substrat humide, en attendant que l'eau revienne. En effet, des données préliminaires laissent penser que les larves de lamproies et les jeunes anguilles pourraient survivre plusieurs semaines enfouies dans le substrat humide en absence d'écoulement superficiel d'eau. En revanche, la proportion d'individus optant pour cette stratégie n'est pas quantifiée. Or, cette stratégie, peut-être adaptée pour des assèchements brefs et superficiels, peut éventuellement devenir un piège en cas d'assèchement prolongé ou profond. Pour évaluer la proportion d'individus optant pour chaque stratégie, nous placerons 60 jeunes anguilles et 60 larves de lamproie marine (chaque espèce séparément) dans un aquarium où le niveau d'eau sera progressivement abaissé (2 cm par jour pendant 18 jours) jusqu'à assècher progressivement une surface croissante de substrat. Durant l'abaissement du niveau d'eau, les poissons auront le choix de s'enfouir dans le substrat ou de nager vers des zones où l'eau superficielle subsistera. L'observation directe et l'enregistrement vidéo permettront d'identifier les individus ayant opté pour chaque stratégie. De plus, la stratégie d'enfouissement est censée être d'autant plus efficace que l'individu enfoui parvient à consommer peu d'oxygène pour ses besoins en énergie car il y a peu d'oxygène disponible quand l'eau ne se renouvelle pas. Nous supposons alors que les individus optant pour la stratégie d'enfouissement soient ceux dont le la consommation d'oxygène est la plus faible. Pour tester cette hypothèse, après le test de réaction à l'assèchement nous mesurerons la consommation d'oxygène de chaque individu afin de relier statistiquement la probabilité de chaque stratégie d'échappement de l'assèchement à la consommation individuelle d'oxygène.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet portent sur la réponse d'espèces patrimoniales (l'anguille européenne et la lamproie marine) aux étiages conduisant à des assèchements progressifs de rivière, et seront intégrés dans des modèles visant à prédire l'évolution des populations naturelles dans des environnements soumis au changement climatique. Les connaissances acquises pourront éclairer les stratégies de gestion visant à limiter l'impact du changement climatique sur les écosystèmes aquatiques.

Procédures

Les individus seront capturés en milieu naturel, par pêche à l'électricité pour les anguilles et par pêche à l'électricité ou tamisage de substrat pour les lamproies. Lors de la pêche à l'électricité, les anguilles seront exposées au champ électrique pendant quelques secondes puis placées en bac de stabulation. Le tamisage de substrat dure environ 5 minutes, après quoi les lamproies sont placées dans un bac de stabulation où elles peuvent à nouveau s'enfouir. Lors du test comportemental chaque individu sera exposé une fois à une baisse progressive du niveau d'eau jusqu'à l'assèchement partiel de l'aquarium. Chaque individu optant pour la fuite à la nage sera collecté dans un piège de type nasse contenant un abri, d'où il sera retiré dans les 12 heures pour être placé en stabulation. Les individus optant pour l'enfouissement seront tous collectés dans le substrat en fin d'expérience. Le test de respirométrie implique de maintenir pendant 20h chaque individu dans une enceinte ayant un volume d'environ 20 fois celui de son corps. Le marquage est effectué une seule fois sous anesthésie, et consiste à l'injection sous-cutanée d'un très petit volume d'élastomère. L'injection dure quelques secondes, et le délai entre le début de l'anesthésie et le réveil est d'environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables potentiels sont liés au stress impliqué par la capture en milieu naturel, l'anesthésie, l'assèchement partiel généré dans l'aquarium, la collecte des individus enfouis dans le substrat, et la contention dans les chambres respirométriques. Pour limiter l'accumulation de stress, les manipulations (capture et transfert d'un dispositif à l'autre, collecte dans le substrat, marquage) seront réalisées minutieusement et rapidement, et seront espacées par des phases d'acclimatation dans l'aquarium, les bacs de stabulation, les enceintes respirométriques. La présence de la marque colorée pourrait causer une gêne liée au volume injecté et augmenter le risque de détection visuelle par des prédateurs sur les individus, qui seront relâchés en milieu naturel après l'expérience. Ces effets indésirables seront limités par la minimisation du volume d'élastomère injecté, qui ne sera visible que par une inspection minutieuse à la loupe.

Devenir

Tous les individus utilisés seront relâchés en milieu naturel, pour limiter l'effet négatif de notre expérimentation sur les populations dont les individus sont issus.

Remplacement

Le projet porte sur le comportement de poissons face à un changement de conditions environnementales, et ne peut être mené qu'avec des individus vivants. Les espèces ont été choisies pour leur intérêt patrimonial et leur capacité à exprimer le comportement d'enfouissement donc il ne serait pas possible de les remplacer par des espèces modèles en recherche comme le poisson zèbre ou le medaka, qui ne présentent pas ce comportement.

Réduction

L'analyse statistique consistera à estimer la probabilité qu'un individu adopte la stratégie de fuite ou d'enfouissement, en fonction de son métabolisme de repos. Un effectif de 60 individus de chaque espèce (donc 120 au total) nous permettra de détecter significativement un lien statistique entre le comportement et le métabolisme.

Raffinement

Dès leur capture en milieu naturel, les individus seront placés dans des seaux contenant du substrat et des abris pour se cacher. Le test de respirométrie sera mené dans des conditions de faible luminosité et bruit pour limiter le stress, dont des signes pourront être détectés lors du test (agitation, consommation importante d'oxygène comparé aux données de la bibliographie). Le marquage par injection d'élastomère et la biométrie seront effectués sous anesthésie, par une équipe expérimentée, selon une procédure ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l'anesthésie et le réveil. Pour chaque espèce, les tests de respirométrie seront menés pendant environ une semaine ; avant et après leur test respirométrique les individus seront maintenus dans des bacs d'élevages alimentés en eau de rivière et aménagés avec du substrat (sable et gravier) et des abris (pierres, tuiles). Ils seront nourris (sauf dans les 24h précédant le test respirométrique) par distribution de vers de vase (anguillettes) ou par le dépôt de litière en décomposition (ammocètes). La qualité de l'eau (température, pH, sels nutritifs) sera contrôlée deux fois par jour. Le test comportemental consistant à simuler un assec sera effectué dans un aquarium contenant 30 individus pour 10m^2 de substrat, une densité comparable à certaines situations en milieu naturel. Aucun abri ne seras fourni, pour ne pas empêcher la visibilité des individus sur les vidéos, mais l'alimentation sera maintenue. La qualité de l'eau sera également contrôlée. Lors de la stabulation, et des tests comportementaux et respirométriques, les poissons seront observés directement par les expérimentateurs en journée. La nuit (avec un éclairage faible), les poissons seront surveillés grâce à des caméras haute sensibilité diffusant en streaming des vidéos consultables à distance.

Choix des espèces

Les espèces ont été choisies pour leur intérêt patrimonial, justifiant la compréhension de leurs mécanismes d'adaptation aux conditions écologiques défavorables accentuées par le changement global. Les stades utilisés sont le stade larvaire pour les lamproies (ammocètes) et le stade juvénile pour les anguilles (anguillettes). La bibliographie mentionne la capacité de ces stades à s'enfouir dans le substrat ou à se déplacer dans la rivière lorsqu'elles sont soumises à des étiages conduisant à un assèchement partiel des cours d'eau. Leurs style de vie est complémentaire : les ammocètes vivent normalement enfouies dans le substrat mais peuvent nager en eau libre pour s'enfuir, alors que les anguillettes vivent normalement en eau libre mais peuvent s'enfouir. Les résultats de ce projet alimenteront les stratégies de gestion de ces espèces.

  • Conservation des espèces
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 128
Souffrances
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▲ 128
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Devenir
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128 vairons vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, chacun jeûnant 44 heures et passant jusqu'à 24 heures seul dans une chambre métabolique. Ils sont exposés à des indices simulant la présence d'un prédateur, puis leur consommation, leur excrétion et leur comportement sont mesurés à deux températures. L'objet est écologique, savoir si la prédation limite l'impact des cyprinidés introduits dans les lacs d'altitude. Le porteur affirme que l'espèce n'est "ni remplaçable ni substituable", et annonce que les poissons seront réutilisés dans d'autres projets.

Objectifs

Les introductions de poissons dans les lacs constituent une menace écologique pouvant modifier le fonctionnement des écosystèmes. L’impact des espèces introduites comme les cyprinidae (petits poissons d'eau douces) pourrait être importants. Les cyprinidae peuvent atteindre de forte densité, ils sont particulièrement enclin à la consommation de petits insectes ou crustacés menant à un verdissement des lacs. En présence de prédateurs, les cyprinidae pourraient être contraints de changer d’habitats pour limiter le risque de prédation ce qui limiterait ainsi leur capacité à se nourrir et donc le verdissement des lacs. A l’inverse, en l’absence prédateurs, les cyprinidae pourrait exploiter librement le lac menant à une consommation accrue d' insectes ou de crustacés et ainsi une plus forte probabilité de verdissement des eaux. L’objectif de ce projet sera de simuler, en milieu controlé, l’effet de la prédation (en mimant la présence d'un prédateur) sur des caractéristiques importantes pour les écosystèmes (métabolisme, consommation, comportement, excrétion de nutriments).

Bénéfices attendus

Les cyprinidae causent de nombreux problèmes sur les ecosystèmes lacustres. Globalement, ce projet permettra d’approfondir nos connaissances sur les impacts de la prédations et de la température sur certaines caractéristiques des cyprinidae importante pour les ecosystèmes. Les résultats de ce projet permettront d'apporter de premiers indices quant aux potentielles effets de la temperature et de la predation sur les caractéristiques des cyprinidée importante pour les écosystèmes. De plus, les introductions piscicoles sont nombreuses, la compréhension des interactions entre plusieurs espèces permettra d’evaluer leurs effets sur ces ecosystèmes fragiles et patrimoniaux.

Procédures

Les procédures de ce projet n’impliquent qu'un léger stress dû à la manipulation des animaux. Les mesures de taux métabolique impliquent de laisser les poissons isolé pendant 20 à 24h (20min pour le comportement, 1h pour l’excrétion et pour le taux de consommation). Un léger stress pourra être ressenti dû à l’isolement des poissons. Enfin, un jeûn de 44h (24h de jeun + 20h de mesure) dû aux mesures métaboliques ne devrait pas impacter le développement des poissons (des jeûnes de 48h sont régulièrement appliqués en aquaculture, sans conséquences pour les poissons).

Impact sur les animaux

Les procédures de ce projet n’impliquent qu'un léger stress dû à la manipulation des animaux. L’induction de peur avec des indicateurs de prédation sera extrêmement limitée dans le temps (mesure ponctuel) et induit une peur naturelle que toute espèce connait dans son milieu. Les mesures de taux métabolique impliquent de laisser les poissons dans une chambre métabolique pendant 20 à 24h. Un léger stress pourra être ressenti dû à l’isolement des poissons, la contrainte physique sera limitée du fait de la petite taille des poissons étudiés. L’eau y sera renouvelée toutes les 10min pour s’assurer que la qualité de l’eau reste bonne durant le test.

Devenir

Les animaux ne subissant que peu de stress (aucun geste invasif ne sera effectué sur les individus) lors de cette experimentation pourront être réutilisé pour d'autres projet et ainsi réduire le nombre d'animaux utilisés.

Remplacement

Le projet global a pour but de comprendre les effets ecologiques des invasions piscicoles en lacs d’altitude. Spécifiquement cette étude vise à comprendre comment la température et la présence (ici simulée) de prédateur affecte les vairons. Le modèle poisson est pertinent pour cette étude car il répond a une problématique spécifique. De plus, chaque espèce répond différemment aux variations environnementales, ainsi il n’est pas remplaçable ni substituable.

Réduction

Cette expérimentation prévoit de mesurer les différences physiologique et comportementales entre quatre conditions (2 températures et 2 traitement d’indicateur de prédation). Plusieurs mesures seront effectués sur chaque individus afin de réduire le nombre d’animaux necessaires à l’étude. Une analyse statistique a permis d'évaluer le nombre d'animaux nécessaires: 32 individus par groupes (128 individus au total).

Raffinement

Des abris seront disposés dans les aquariums afin que les poissons puissent se cacher. Ces abris seront également disposés pour les tests comportementaux et de taux de consommation. Les poissons seront élevés en groupe afin qu’ils ne ressentent pas de stress du à l’isolement. Pendant la mesure de taux métabolique, bien que les individus soit seul dans la chambre metabolique, ils seront plongés ensemble dans un plus grand bassin et pourront donc voir et 'sentir' leurs congénères. Une semaine de repos sera laissé aux poissons après chaque test. De plus des points limites stricts et spécifique à l'étude seront mis en place dans le projet. Enfin, aucun geste invasif ne sera effectué sur les individus.

Choix des espèces

Les cyprinidae introduits dans les lacs causent potentiellement de nombreux impacts écologiques. Les lacs pouvant être sentinelles du changement climatique, ce projet apportera des connaissances essentielles au conséquences écologiques des introductions de vairons . Nous utiliserons des poissons au stade adultes. Cela correspond aux poissons ayant les plus fort impacts écologiques.