Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 15180
Souffrances
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Devenir
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 15180

15 180 souris vont être utilisées dans l'étude de la réponse immunitaire de la vessie, chacune pouvant recevoir quatre injections et deux administrations sous anesthésie, puis subir jusqu'à neuf prélèvements urinaires et trois prélèvements sanguins. Toutes relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes sont tuées pour que leurs tissus soient collectés. Le porteur décrit par ailleurs deux modèles sans animaux déjà développés dans son laboratoire, un organe sur puce à partir de cellules progénitrices humaines et un modèle ex vivo réutilisant des tissus issus d'autres projets. L'objectif du projet tient en une phrase, les nuisances attendues en deux lignes, et aucun calcul n'est produit pour justifier ces 15 180 animaux.

Objectifs

L’objectif est de comprendre la réponse immunitaire à l'infection et aux immunothérapies dans la vessie.

Bénéfices attendus

Nous comprendrons mieux le fonctionnement de la réponse immunitaire dans la vessie ce qui permettra d’identifier des cibles thérapeutiques afin de développer de nouvelles thérapie et ainsi améliorer la prise en charge et le traitement des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à : 4 injections, 2 administrations sous anesthésie, 9 prélèvements urinaires, 3 prélèvements sanguins maximum. Chaque intervention sera inférieure à 30 secondes par animal.

Impact sur les animaux

Les injections et administrations de composés ainsi que les prélèvements peuvent provoquer une légère douleur de courte durée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour collecter les tissus.

Remplacement

En complément de ce projet in vivo, nous avons développé deux modèles pour remplacer nos expériences sur les animaux. Le premier est un modèle d'organe sur puce utilisant des cellules progénitrices humaines. Ce modèle peut remplacer certains aspects du modèle d'infection in vivo, comme la mesure de l'attachement des bactéries aux tissus. Nous pouvons également tester le rôle du sexe biologique dans ce modèle en utilisant des cellules de femmes ou d’hommes ou de l'urine de femmes ou d’hommes. Le deuxième modèle est un modèle ex vivo permettant la réutilisation d'animaux ou de tissus provenant d'autres projets.

Réduction

Le nombre de groupe de souris (groupes témoins et groupes tests) a été optimisé pour utiliser le moins d'animaux possible. Dans la mesure du possible, sans compromettre l'intégrité de l'expérience, un seul groupe témoin sera utilisé pour plusieurs groupes tests afin de réduire le nombre total de souris nécessaires. L'utilisation de tissus provenant d'autres équipes qui mettent à mort des souris pour d'autres recherches (notre modèle ex vivo) contribuera également à réduire le nombre de souris dont nous avons besoin. Enfin, une veille bibliographique sera effectuée afin de ne pas répéter inutilement des connaissances bien établies.

Raffinement

Tout sera mis en œuvre pour réduire le stress et la douleur au cours de ces expériences. Les souris seront surveillées plusieurs fois par semaine pour vérifier leur bien-être. En cas de signes de douleur, des analgésiques seront administrés. Enfin, les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris car les infections urinaires chez les souris reflètent, à bien des égards, la maladie observée chez l'homme. La voie utilisée par les bactéries chez la souris est également utilisée chez l'homme, ce qui justifie l'utilisation de la souris comme modèle approprié pour l'infection des voies urinaires. Nous utiliserons des souris âgées de 6 à 48 semaines. Cet âge chez la souris est équivalent à l'âge adulte chez l'homme.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 1200
Souffrances
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Devenir
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 1200

Gavées jusqu'à soixante-douze fois sur six mois, dont trois cents d'entre elles piquées vingt fois de plus en un mois, 1 200 souris subissent aussi jusqu'à huit prélèvements de sang et de fèces avant une chirurgie terminale sous anesthésie. Cent vingt vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 780 un niveau modéré et 300 un niveau sévère, toutes tuées pour que leur cerveau soit analysé. Les lignées employées développent avec l'âge des troubles de l'apprentissage et de la mémoire, une anxiété accrue et une longévité raccourcie, ce que le porteur présente comme le modèle de référence des pathologies cognitives, pour tester des produits censés compléter les traitements de la maladie d'Alzheimer. Il annonce trois tests d'évaluation comportementale qu'il qualifie de non invasifs et non douloureux, sans préciser lesquels.

Objectifs

Cette demande d’autorisation de projet concerne l’évaluation chez la souris de produits potentiellement bénéfiques contre la maladie d’Alzheimer. L’objectif est de pouvoir proposer un complément aux traitements actuels. Nous utiliserons pour cela deux modèles in vivo complémentaires qui constituent tous les deux des modèles de référence dans l’étude de pathologies cognitives. Ce sont des modèles qui développent des pathologies avec l’âge. Nous les utiliserons dans des essais d’évaluation du comportement. Ces évaluations seront faites à différents âges et nous permettront d’observer l’évolution des symptômes avec le temps.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l’évaluation du potentiel des produits candidats à retarder ou amoindrir des symptômes typiques de la maladie d’Alzheimer. En cas de succès, ils pourraient venir compléter les traitements actuels. Par ailleurs, en établissant des comparaisons avec les essais in vitro, nous espérons pouvoir participer au développement de méthodes de substitution.

Procédures

Nous effectuerons des essais se terminant à différents temps (2, 4, 6 et 9 mois). Chaque mois, nous prélèverons du sang et des fèces. Le nombre de prélèvements variera selon l’âge maximal atteint par les animaux. Donc 1, 3, 5 ou 8 prélèvements de sang et de fèces. Chaque prélèvement de sang dure environ 1mn. Les prélèvements de fèces durent au maximum 10 minutes. Les animaux recevront les produits à tester 3 fois par semaine par voie orale (1 080 animaux). Ceux-ci recevront donc les produits pendant 1 mois (12 administrations), 3 mois (36 administrations) ou 6 mois (72 administrations). Chaque administrations par voie orale dure 10-15 secondes. Certains animaux (300 en tout) recevront en plus un traitement administré par piqûre : 20 piqûres pendant un mois (5 jours par semaine, pendant 4 semaines). Chaque piqûre dure 10-15 secondes. Les animaux effectuant les tests de comportement recevront par voie orale, une fois, un traceur fluorescent. Chaque administration dure 10-15 secondes. Nous soumettrons les animaux à trois tests d’évaluation comportementale (non invasifs et non douloureux) permettant de mesurer des performances en termes de mémoire et d’activité. Un système d’enregistrement video permettra de suivre avec précision les animaux durant des sessions de quelques minutes. Chaque animal n’effectuera ces tests qu’une ou deux fois. Chaque test dure environ 10 minutes. En fin de procédure, une chirurgie terminale sous anésthésie sans réveil sera réalisée.

Impact sur les animaux

Les administrations par voie orale et occasionnent une gêne et un stress passagers. Les produits que nous utiliserons sont à priori compatibles avec une consommation humaine et ont déjà été administrés pour certains à des souris. Cependant, nous effectuerons un suivi quotidien des animaux et nous serons en capacité de noter d'éventuels effets secondaires apparaissant en cours d'essai. Les piqûres génèrent une douleur et un stress passagers Les prélèvements de fèces occasionnent un léger stress passager. Les prélèvements de sang génèrent un stress et une douleur passagère. Les essais comportementaux peuvent générer un stress léger et passager. Si les animaux génétiquement altérés atteignent un âge trop avancé, ils peuvent développer des phénotypes dommageables de manière progressive tels que troubles de l’apprentissage et de la mémoire, développement d’anxiété accrue, système immunitaire perturbé, fonctionnement des neurotransmetteurs dégradé et longévité raccourcie.

Devenir

Nous effectuerons des observations et des dosages, notamment au niveau du cerveau. Ceci nécessite l’euthanasie des animaux.

Remplacement

Dans le cadre du projet, nous développons des organoïdes cérébraux associés à des organoïdes intestinaux pour sélectionner les meilleurs candidats potentiels qui feront ensuite l’objet des tests in vivo. Dans le domaine des maladies cognitives, il n’existe cependant pas de modèle in vitro qui permettent de récapituler de façon complète les interactions microbiote intestinal - cerveau. Nous aurons donc besoin d’utiliser des animaux pour confirmer les observations réalisées sur organoïdes. Nous espérons pouvoir valider la transposabilité des résultats organoïdes chez la souris dans le cadre de nos essais, ce qui contribuera au développement de méthodes de remplacement.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence biologiquement indicative et statistiquement significative, suite à une analyse de puissance statistique, pour les marqueurs retenus. Cette analyse a pris en compte l’amplitude d’effet des modèles (données de la littérature).

Raffinement

Nous incluons des enrichissements dans les cages pour améliorer le bien-être des animaux Les essais comportementaux et l’hébergement se feront en cycle inversé. Ceci devrait permettre de réduire le stress associé aux tests de comportements et autres manipulations puisque les animaux seront alors dans leur période d’activité nocturne. Les administrations par voie orale seront effectuées en utilisant les sondes les plus fines possibles. Les prélèvements terminaux seront effectués sous anesthésie sans réveil. Dans la mesure du possible, nous maintiendrons les fratries ensemble pour réduire les risques de bagarre. Pour les animaux âgés qui le nécessiterait, nous ajouterons de l’aliment directement dans la cage (et éventuellement sous forme de gel en cas de malocclusion dentaire) afin de réduire la contrainte de l’alimentation en hauteur. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués. Une grille de score sera utilisée et mènera à des actions permettant d’agir selon un arbre décisionnel adapté et prédéfini.

Choix des espèces

La souris est un modèle de référence dans les pathologies cognitives. Notamment l’existence de lignées récapitulant des symptômes précis de la maladie d’Alzheimer en font des outils de choix pour ce projet. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, à des âges où des symptômes sont susceptibles d’être détectés.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Rats : 22
Souffrances
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Devenir
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 22

Pour répondre à une question posée par l'Agence européenne du médicament au client d'un prestataire, 22 rats reçoivent des vésicules extracellulaires couplées à de l'iode 125, afin d'en suivre la persistance et la distribution dans les tissus. Deux d'entre eux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, les vingt autres un niveau modéré, et tous sont tués à l'issue. Ils subissent jusqu'à quatre administrations sous anesthésie, deux prélèvements de sang sur animal éveillé, des pesées quotidiennes pendant quatorze jours, puis un prélèvement sanguin terminal par ponction intracardiaque. Deux animaux sont réservés à une étude pilote destinée à former les opérateurs au mode d'administration, et le porteur affirme qu'il n'est pas possible de descendre sous quatre animaux par groupe, sans produire de calcul.

Objectifs

Plus de 1,9 millions de personnes à travers le monde sont atteints de la maladie de Crohn. Une des manifestations fortement handicapante et fréquente de cette pathologie (un tiers des patients après 20 ans d’évolution) est l’apparition de fistules périanales, fissure pénétrant dans la paroi intestinale avec une forte inflammation environnante. La prise en charge est multidisciplinaire (médicale et chirurgicale) avec des taux de récidive allant jusqu’à 40% à 5 ans. Notre client a pour objectif de proposer une alternative thérapeutique à base de particules naturellement libérées par les cellules appelées vésicules extracellulaires (VEs) qui ont été obtenus à partir de cellules souches issues du tissu adipeux. Ce traitement sera proposé quand les fistules des patients ont montré une réponse inadéquate à une thérapie conventionnelle. Ces VEs seront administrés de manière concomitante par voie sous cutanée le long de la paroi de la fistule et au niveau de son orifice, et en locale à l’intérieure de la fistule. Pour l’administration locale, les VEs seront mélangées à un polymère (Poloxamère 407), une grosse molécule formant un gel à la température du corps et permettant ainsi de retenir les EVs dans le site de la lésion dans des zones peu accessibles et de prolonger la libération du médicament. L’efficacité du traitement de VEs combinées à ce polymère a déjà été montrée dans plusieurs modèles préclinique de fistules digestives et intestinales chez le rat et le cochon. Ces VEs diluées dans une solution saline (pour l’injection sous cutanée) ou mélangées au Poloxamère 407 (pour l’administration locale) n’ont pas montré d’effets délétères. Notre projet vise aujourd’hui à répondre à une des questions posées par l’Agence Européenne du Médicament en vue de compléter le dossier réglementaire d’une future demande d’autorisation d’essais cliniques, à savoir quantifier la persistance des VEs après une administration unique et d’évaluer son élimination de la circulation sanguine ainsi que sa distribution dans les tissus. Les VEs étant difficilement traçables dans l’organisme, elles seront couplées à un élément radioactif (iode-125) afin de pouvoir les suivre et ainsi de répondre à ces questions.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à répondre aux questions scientifiques posées par l’Agence Européenne du Médicament notamment sur la persistance du produit de notre client au site d’intérêt, sur son élimination de la circulation sanguine et sa distribution dans les tissus ; et en cas de réponse positive de poursuivre le développement de ce médicament vers des études de toxicologie réglementaire. Le succès du développement de médicament permettrait une nouvelle solution thérapeutique pour les malades de la maladie de Crohn souffrant de fistules périanales récidivantes.

Procédures

Pesée (une fois par jour, maximum 14 jours, 20 secondes) ; administration de composé analgésique (maximum 1 fois, 15 secondes) ; prélèvement de sang (2 fois maximum, 3 minutes). Sur animal anesthésié : Prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutiques (maximum 4 fois, 10 minutes)s

Impact sur les animaux

Stress lié à l’anesthésie gazeuse ; stress et douleur légère liés aux administrations sous cutanées vigiles; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées ; stress et douleur légère liés aux prélèvements de sang vigiles

Devenir

Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : Prélèvement d’organes, atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal, fin de l’étude.

Remplacement

Evaluer la pharmacocinétique, la biodistribution tissulaire nécessite d’être en présence d’un système biologique complexe et est impossible à faire in vitro. De plus, dans le cadre du développement du médicament de notre client, l’Agence du Médicament Européen a demandé que ces études soient complétées chez l’animal. L’animal est donc incontournable dans le cadre de cette étude.

Réduction

Les 5 groupes utilisés sont composés uniquement de 4 animaux (2 mâles et 2 femelles), la méthode de quantification par mesure radioactive étant très précise et répétable. Il n’est néanmoins pas possible de descendre sous ce seuil. De plus, une étude pilote portant sur 2 animaux sera réalisée afin de se former sur le mode d'administration et de ne pas augmenter le nombre d'animaux par groupe pour l'étude principale.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux seront surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles seront mis en place. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 2 par cage dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériels utilisés, d’anesthésie et de préhension des animaux.

Choix des espèces

Le développement préclinique du traitement de notre client a été effectué dans cette espèce et cette espèce a été demandée par l’Agence Européenne du Médicament pour les études complémentaires. Les rats seront utilisés à un âge de 6-7 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est considéré comme mature..

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 980
Souffrances
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▲ 980
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Devenir
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 980

Infectées par gavage avec un parasite intestinal, 980 souris immunodéficientes passent jusqu'à douze jours hébergées sur grille en cage métabolique pour que leurs fèces soient récoltées. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes sont tuées à l'issue, l'agent en cause étant transmissible à l'humain. Le porteur décrit un ramollissement des fèces pendant plusieurs jours, une prostration possible et une légère perte de poids à partir du douzième jour après l'infection. La finalité est l'entretien d'un stock : Cryptosporidium parvum ne se congèle pas et perd son infectiosité au bout de quatre mois environ, ce qui impose plusieurs passages par animal chaque année, 900 souris étant prévues pour la seule multiplication des souches.

Objectifs

Cryptosporidium parvum est un parasite unicellulaire qui se multiplie dans l’intestin avant d’être excrété dans le milieu extérieur avec les selles. Il est responsable de la cryptosporidiose, une maladie conduisant à des diarrhées sévères chez les individus jeunes ou immunodéprimés, que ce soit chez les ruminants ou chez l’humain. Les moyens de contrôle vis-à-vis de la cryptosporidiose sont limités et de nouvelles cibles thérapeutiques doivent donc être identifiées. La possibilité de modifier génétiquement le parasite est un outil précieux pour nos recherches portant sur la réponse immunitaire de l’hôte face à l’infection et la mise en place de nouvelles stratégies de contrôle : suivi d’infection in vitro et in vivo, identification de facteurs de virulence, génération de mutants ou de vaccins, test d’efficacité de nouveaux traitements. De plus, nos projets de recherche requièrent des quantités importantes de parasites. Comme il n’existe pas de système in vitro permettant de générer ou de multiplier efficacement une souche transgénique, nous utilisons pour cela un modèle murin sensible à la cryptosporidiose. Par ailleurs, le parasite ne peut être congelé, il peut être conservé à 4 °C, mais au-delà de plusieurs mois (environ 4 mois) une diminution progressive de sa capacité à infecter les cellules est observée. Nos études exigent des parasites fraichement multipliés, aussi plusieurs multiplications par an sont nécessaires pour conserver chaque souche générée. Ce projet a pour but de générer puis de maintenir des souches transgéniques de Cryptosporidium parvum in vivo, puisque celles-ci ne peuvent être congelées ou stockées au réfrigérateur plus de 4 mois (perte de leur infectiosité).

Bénéfices attendus

De nouvelles cibles thérapeutiques doivent être identifiées pour lutter plus efficacement contre la cryptosporidiose, que ce soit en santé humaine ou animale. Le développement et l’utilisation de souches parasitaires transgéniques permettra d’accélérer les recherches conduisant à l’identification de nouvelles molécules. En effet, ces souches permettent de rendre diverses applications possibles (ex : génération de mutants ou de vaccins, identification et caractérisation de facteurs de virulence parasitaires par génétique inverse) et/ou plus aisées, robustes et rapides au laboratoire (ex : criblage et test d’efficacité de nouveaux traitements, suivi d’infection in vitro et in vivo). Des multiplications régulières sur animaux sont nécessaires pour conserver et maintenir l’infectiosité de chaque nouvelle souche transgénique générée, et ainsi permettre la continuité des études au laboratoire.

Procédures

Les souris adultes vigiles seront toutes soumises à une ou deux administration(s) orale(s) par gavage, sous contention. Ce geste dure quelques dizaines de secondes. Les animaux reçoivent deux administrations de ce type dans la transfection (au maximum 80 souris sur 5 ans) et une seule dans la multiplication (au maximum 900 souris sur 5 ans).

Impact sur les animaux

Les animaux vigiles seront soumis sous contention à une (inoculation de parasites) ou deux (inoculation de sodium bicarbonate puis parasites) administration(s) orale(s) selon la procédure considérée. Le gavage réalisé sur animal vigile génère un stress du fait de la contention et une gêne par l’introduction de la sonde par voie buccale. Il n’y a pas de souffrance liée au gavage oral. L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée si le gavage est effectué en douceur par du personnel expérimenté, ce qui est toujours le cas. Il est attendu que les animaux soient atteints par la maladie. Chez les rongeurs, on n’observe pas de diarrhée mais un ramollissement des fèces durant plusieurs jours et éventuellement une prostration des animaux et une légère perte de poids à partir d’une douzaine de jours après infection par le parasite. L’hébergement des animaux sur grille en cage métabolique durant une partie du protocole (12 jours maximum) est nécessaire pour la récolte des parasites qui constitue l’objectif du projet. Les déplacements ou postures statiques sur la grille peuvent engendrer de l’inconfort pour les animaux.

Devenir

Les animaux entrent dans un protocole expérimental en zone confinée et sont tous infectés avec un agent pathogène zoonotique de classe II (risque pour l'humain et pour l’environnement). Ils sont donc mis à mort en fin d’expérimentation selon les normes réglementaires et de sécurité biologique.

Remplacement

Pour l’obtention de nouveaux parasites infectieux, la complétion du cycle parasitaire incluant une phase de reproduction sexuée est requise (durée de 3-4 jours). Les cultures cellulaires conventionnelles, utilisées par le laboratoire, permettent de reproduire le début du cycle mais pas la fécondation ni la production de nouveaux parasites infectieux. La complétion du cycle parasitaire a été récemment obtenue par quelques laboratoires dans le monde, mais uniquement à l’aide d’approches impliquant un système de bio-ingénierie ou basées sur des structures cellulaires tridimensionnelles dérivées de cellules souches. Surtout, ces quelques approches in vitro non conventionnelles permettent l’obtention d’oocystes en très faible quantité. Ce faible rendement est très éloigné des quantités dont le laboratoire a besoin pour ses recherches, et qui ne peuvent être obtenues à l’heure actuelle qu’à partir d’un modèle in vivo.

Réduction

Les effectifs d’animaux utilisés pour ce projet ont été définis d’après la littérature et notre expérience sur les 8 dernières années. Ils permettent d’assurer l’obtention du nombre de parasites requis pour nos études, tout en utilisant le moins d’animaux possible.

Raffinement

Avant la phase de récolte des matières fécales, les animaux sont hébergés au maximum par 4 dans des cages sur litière et un enrichissement comprenant des feuilles de papier cellulose, bâtonnets de bois et abri en polycarbonate est ajouté. Durant la phase de récolte des matières fécales, les souris sont toujours hébergées au maximum par 4 sur grille dans des cages de récolte et durant 12 jours maximum. Ces cages de récolte sont enrichies de bâtonnet de bois, d’un abri en polycarbonate et d’une plateforme de repos ajoutée au centre de la cage, afin que les animaux puissent monter dessus pour se reposer et ne pas être continuellement sur cette grille. Les animaux reçoivent une récompense alimentaire (ex : graines de tournesol, popcorn…) après l’administration orale des parasites. Pour limiter l’impact de l’infection sur le poids des animaux et éviter une éventuelle déshydratation, un complément alimentaire riche en calories (DietGel® Boost, Clear H20) sera ajouté sur une plateforme dans chaque cage de récolte dès le début de l’excrétion parasitaire et cette supplémentation sera maintenue jusqu’à la fin du protocole. Des points limites gradés et précis seront définis dans une grille de suivi clinique (perte de poids, apparence, comportement de l’animal) et tout animal atteignant l’un de ces points limites sera pris en charge sans délai.

Choix des espèces

Les espèces pouvant être infectées par Cryptosporidium parvum sont nombreuses. En élevage, les ruminants sont les plus touchés par la cryptosporidiose. Les souris adultes immunodéficientes utilisées pour la totalité de ce projet représentent un bon modèle d’étude de cette maladie car il reproduit bien la sensibilité des patients immunodéprimés. Ce modèle permet également une multiplication du parasite sur animaux exempt d'agents pathogènes spécifiques et opportunistes, ce qui évite les contaminations par d’autres espèces ou souches de Cryptosporidium, ou par d’autres parasites ou agents pathogènes. Cette lignée murine est plus sensible aux infections (notamment par des parasites).

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Gerbilles de Mongolie : 504
Souffrances
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▲ 504
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Devenir
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 504

Opérées de la cochlée entre leur sixième et leur neuvième jour de vie pour y recevoir un vecteur viral, 504 gerbilles de Mongolie attendent au moins huit semaines avant une seconde intervention dont elles ne se réveillent pas. Pendant celle-ci, leurs potentiels évoqués auditifs sont enregistrés de quatre à douze heures sous anesthésie entretenue par réinjections. Le niveau de souffrance déclaré est modéré pour la totalité de l'effectif, et le porteur ne mentionne comme nuisances que la douleur suivant l'injection intracochléaire et le stress lié aux piqûres. Toutes sont tuées pour que leur oreille interne et leur cerveau soient examinés au microscope, l'objet étant de préparer un implant cochléaire fonctionnant à la lumière plutôt qu'à l'électricité.

Objectifs

En 2050, près de 2,5 milliards de personnes dans le monde auront des problèmes d’audition. Pour 700 millions d’entre elles, ces problèmes seront très graves. Aujourd’hui, la meilleure solution pour les personnes qui n’entendent presque plus, c’est l’implant cochléaire électrique. C’est un petit appareil placé dans l’oreille interne. Il capte les sons et les transforme en courants électriques pour faire travailler directement les nerfs de l’oreille. Mais il y a un souci : l’électricité stimule trop large. Elle excite beaucoup de nerfs en même temps, ce qui fait perdre la précision des sons. Par exemple, dans un restaurant bruyant ou dans une classe, c’est difficile de comprendre une conversation. Pour améliorer ça, nous travaillons sur une nouvelle idée : utiliser la lumière au lieu de l’électricité. Comment ? On rend les nerfs sensibles à la lumière grâce à des petites protéines spéciales. Ensuite, on envoie de la lumière avec des mini-lampes dans l’oreille. Cette lumière active les nerfs, mais de manière beaucoup plus précise, un peu comme un rayon laser au lieu d’un éclair. Grâce à ça, on espère que les personnes entendront beaucoup mieux et comprendront les voix même dans le bruit. Notre projet a deux buts : Trouver la meilleure manière de rendre les nerfs sensibles à la lumière. Savoir exactement quels nerfs réagissent à cette lumière.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, un million de personnes qui ne pouvaient plus entendre utilisent déjà des implants cochléaires électriques. Grâce à ces appareils, la plupart arrivent à comprendre la parole quand il n’y a pas de bruit, par exemple dans une pièce calme. Mais dès qu’il y a du bruit autour – dans la rue, un restaurant, une salle de classe ou un bureau – ça devient très difficile. Parfois, ils n’arrivent presque plus à comprendre ce qu’on leur dit. Et il y a un autre problème : ils ne peuvent pas vraiment profiter de la musique, car les sons sont trop simplifiés. Pour améliorer ça, nous développons un implant cochléaire qui utilise la lumière. Cette nouvelle technologie devrait permettre d’entendre plus clairement, même quand il y a du bruit, et peut-être aussi de mieux profiter des sons comme la musique. Pour y arriver, il faut deux étapes importantes : Trouver la meilleure façon de rendre les nerfs de l’oreille sensibles à la lumière. Comprendre comment ces nerfs réagissent à la lumière pour pouvoir les contrôler de manière très précise. Ces recherches sont essentielles pour amener un jour cette nouvelle technologie aux patients et leur rendre une audition la plus naturelle possible.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux procédures chirurgicales. La première procédure consiste à injecter un vecteur viral dans les cochlées des animaux entre le sixième et le neuvième jour de vie. Cette procédure permettra de photosensibiliser les neurones cochléaires. Cette procédure nécessitera environ 30 minutes par animal, en incluant l'induction de l'anesthésie et le réveil. La seconde procédure chirurgicale sera réalisée au moins 8 semaines après l’injection du vecteur viral, lors d’une procédure durant laquelle les animaux ne se réveilleront pas. Durant cette procédure, les potentiels évoqués auditifs seront enregistrés sur une durée de 4 à 12 heures. L'état de profonde anesthésie sera maintenu par reinjection régulière d'anesthésiant durant toute la procédure.

Impact sur les animaux

Les différentes nuisances ont été identifiées: - suite à l’injection intracochléaire à 6-9 jours de vie, douleur post-opératoire; - injection d’antalgiques et anesthétiques : stress

Devenir

À la fin de chaque étape, les animaux devront être euthanasiés (endormis définitivement sans douleur). C’est nécessaire car nous devons analyser leur oreille interne (cochlée) et leur cerveau pour vérifier si la thérapie génique a bien fonctionné. Pour cela, il faut prélever ces organes afin de les examiner au microscope.

Remplacement

Les travaux prévus nécessitent une organisation cellulaire extrêmement complexe, formant un réseau qui ne peut pas encore être reproduit en culture cellulaire ou dans les modèles in silico les plus sophistiqués. Une telle organisation cellulaire complexe ne peut être trouvée que chez d'autres mammifères, tels que les rongeurs. En outre, l'objectif du présent travail est de prédire les performances d'un implant cochléaire optique pour l'homme. Nous devons donc utiliser un modèle animal dont le système auditif est anatomiquement et physiologiquement aussi proche que possible de celui de l'homme. Nous avons donc choisi la gerbille de Mongolie. Les données générées seront partagées avec les scientifiques qui développent des modèles informatiques des voies auditives, ce qui permettra, nous l'espérons, d'utiliser des modèles in silico plutôt que des modèles animaux dans le cadre d'études futures.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été calculé avec soin grâce à un outil statistique. L’objectif est d’utiliser le moins d’animaux possible, tout en s’assurant que les résultats soient fiables. Pour cela, nous avons choisi des critères précis pour garantir que les expériences soient assez puissantes pour montrer un effet réel. Dans ce projet, les deux sexes (mâles et femelles) seront inclus sans faire de distinction.

Raffinement

Le bien-être des animaux est notre priorité pendant toute la durée du projet. Si un animal se retrouve seul, nous ferons en sorte qu’il ne reste pas isolé en le mettant avec d’autres animaux. Au début, un séparateur percé sera utilisé pour qu’ils puissent s’habituer les uns aux autres sans risque. Nous savons que manipuler les animaux peut être stressant pour eux. C’est pourquoi nous allons les habituer doucement à venir d’eux-mêmes sur la main des chercheurs, plutôt que d’être attrapés. Après l’injection (faite très tôt après la naissance), les animaux seront surveillés tous les jours et recevront des médicaments contre la douleur pendant deux jours. Ces médicaments seront donnés après une courte anesthésie (moins de 5 minutes) pour éviter tout stress. Si nous voyons qu’un petit n’est pas bien (par exemple, s’il n’est plus soigné par sa mère), il recevra des soins supplémentaires après avis d’un vétérinaire. Si malgré tout son état ne s’améliore pas, il sera endormi sans douleur. De même, si un animal montre des signes de souffrance plus tard, nous utiliserons une grille d’évaluation spéciale et, après avis du vétérinaire, il recevra des soins ou sera euthanasié.

Choix des espèces

Notre objectif est de savoir si l’implant cochléaire optique pourrait bien fonctionner chez l’être humain. Pour cela, nous devons faire des tests sur un animal qui a une oreille très semblable à celle de l’homme. Nous avons choisi la gerbille de Mongolie, un petit rongeur. Elle entend presque comme nous et sa grande oreille facilite l’accès à la cochlée pour y mettre un implant ou injecter le vecteur viral. Le vecteur viral (qui sert à rendre les nerfs sensibles à la lumière) sera injecté quand les petits ont entre 6 et 9 jours. Pourquoi ? Parce que le traitement marche beaucoup mieux à cet âge. Parce qu’à cet âge, l’os autour de l’oreille n’est pas encore formé, ce qui permet de faire l’injection sans opération lourde. Après 10 jours, cet os se durcit et il faudrait une chirurgie beaucoup plus invasive. Enfin, les mesures (tests) seront faites au moins 8 semaines plus tard, quand les animaux seront adultes et que leur système nerveux sera complètement développé.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 54
Souffrances
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Devenir
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Les souris utilisées sont porteuses d'une modification génétique qui leur fait produire une chaîne lourde d'immunoglobuline se déposant dans leurs reins. 54 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour l'examen anatomopathologique de leurs reins. Elles subissent deux séjours de quatre heures en cage métabolique, des prélèvements sanguins réguliers sous anesthésie, un gavage hebdomadaire pendant huit semaines et une injection intraveineuse. Le porteur qualifie le phénotype de non dommageable et affirme n'avoir constaté ni souffrance ni insuffisance rénale, tout en cherchant à croiser cette lignée avec une autre pour aggraver les dépôts et rapprocher le modèle de la maladie humaine.

Objectifs

Nous développons depuis de nombreuses années des modèles murins transgéniques permettant l'étude d'un groupe de pathologies, les maladies de dépôt d'immunoglobulines monoclonales, qui viennent gravement compliquer des maladies hématologiques tel que le myélome multiple. Le pronostic vital des patients est souvent engagé. Ces maladies se caractérisent par le dépôt dans divers organes de tout ou partie d'un anticorps qui est produit en excés lors d'une prolifération plasmocytaire monoclonale. Nous disposons depuis quelques années au laboratoire de 2 modèles murins reproduisant en partie l'une de ces maladies, la maladie de dépôt de chaînes lourdes d'immunoglobuline monoclonale. L'une de ces lignées a déjà fait l'objet d'une publication dans le journal de référence dans le domaine de l'hématologie. Ce modèle ne reproduit qu'en partie les lésions rénales de la maladie, nous avons notamment noté l'absence de glomérulosclérose nodulaire rénale qui est constante chez les patients, et l'absence d'insuffisance rénale. Dans le but d'obtenir un phénotype qui se rapproche d'avantage de la maladie humaine,nous désirons dans un premier temps croiser cette lignée avec une lignée déjà présente au laboratoire et exprimant un oncogène humain. Ce modèle présente un phénotype de prolifération plasmocytaire, ce qui nous permettrait d'augmenter le nombre de plasmocytes dans notre modèle et donc la quantité de chaîne lourde pathogène produite. Une fois ce premier objectif atteint, la finalité de cette partie du projet est de tester une molécule thérapeutique déjà utilisée en clinique humaine dans d'autres pathologies, et qui permettrait d'éliminer les dépôts d'immunoglobulines des reins de nos animaux. Nous avons créé un deuxième modèle afin de mieux comprendre les mécanismes de toxité des chaînes lourdes. Ce modèle a déjà fait l'objet d'une autorisation de projet qui c'est achevé en juin 2025, qui nous a permis de caractériser ce modèle sur le plan immunologique, mais pas au niveau rénal. Ce modèle nous permet de mimer les mécanismes précoces de la maladie et d'évaluer la toxité des chaînes lourdes d'immunoglobulines. Ce modèle est inductible, nous devons traiter les animaux avec du tamoxifène pour induire la maladie.

Bénéfices attendus

Aucun traitement éliminant spécifiquement les dépôts d'immunoglobulines n'est actuellement disponible pour les patients. Bien qu’imparfait, nos modèles sont les seuls permettant de reproduire les phases précoces de la maladie. D'une part, le premier modèle nous a déjà permis d’élucider une partie des mécanismes physiopathologiques de l’apparition de la maladie in vivo, et d’étudier la toxicité des chaînes lourdes sur le rein. Il nous a aussi permis de commencer à faire des tests thérapeutiques. Ces résultats ont obtenu un accueil très enthousiaste de la part de la communauté scientifique. Ce nouveau projet vise à la fois à à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de la maladie et à tester un potentiel nouveau traitement qui pourrait permettre l'amélioration rapide de la fonction rénale des patients. Les résultats de cette étude seront publiés et accessibles à la communauté scientifique et médicale.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements urinaires dans des cages dédiées sur une courte période (4H) pour analyser la fonction rénale (2 prélèvements, en début et en fin d'expérience), à des prélèvements de sang réguliers sous anesthésie pour suivre plusieurs paramètres biochimiques, à l'administration par gavage d'un médicament (1 fois par semaine pendant 8 semaines) sur animal vigile et enfin à l'injection par voie intra-veineuse d'un autre médicament.

Impact sur les animaux

En ce qui concerne la procédure 1, à ce jour, nous n’avons pas constaté d’insuffisance rénale symptomatique et/ou de souffrance et/ou de mortalité chez nos animaux en dépit des dépôts de chaîne lourde d'immunoglobuline, même sur des animaux âgés. La lignée Bcl2 conservée à l'animalerie ne développe pas de tumeurs, donc nous ne nous attendons pas à un phénotype dommageable chez nos animaux. Les injections intraveineuses, les prélèvements sanguins et les prélèvements urinaires en cage métabolique sont des interventions de classe légère qui seront réalisées par du personnel qualifié et expérimenté. Idem pour la procédure 2, les animaux possèdent un phénotype non dommageable et toutes les interventions (injections intrapéritonéales, prélèvements sanguins et prélèvements urinaires en cage métabolique), réalisées par du personnel expérimenté, sont des interventions de classe légère.

Devenir

Tous les animaux de chaque procédure seront euthanasiés en fin d'expérimentation afin de réaliser des analyses anatompathologiques sur les reins.

Remplacement

Les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathologie ces maladies de dépôts. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont pour objectif de cibler les dépôts, elles nécessitent de cette façon la totalité de l’organisme dans sa complexité pour pouvoir en étudier l’efficacité.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé en tenant compte de l'état actuel de nos connaissances, et d'autre part par la nécessité d'euthanasier certains animaux pour s'assurer de la présence de lésons rénales avant de poursuivre la procédure 1 (4 animaux, pour tenir compte de la variabilité inter-individu). La valeur statistique de nos résultats sera analysée avec le test non paramétrique de Wilcoxon-Mann-Whitney ce qui nous permet de travailler avec les faibles échantillonnages d'animaux que nous avons prévu dans ce projet (N=10 individus/lot selon la procédure) . Ce test a été utilisé dans nos études précédentes sur des échantillonages d'animaux identiques ce qui nous a permis de valider de façon robuste nos résultats.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être et la règlementation (contrôle de la température et de l’hygrométrie de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux (anesthésie et antalgique en cas de douleur). Les souris seront surveillées quotidiennement par du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluations et points limites) sera strictement respecté, et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie.

Choix des espèces

Ce type de pathologie, avec en particulier une atteinte rénale, a déjà été reproduit avec succés chez la souris. Les études in-vivo chez la souris permettent de mieux évaluer le potentiel thérapeutique des molécules, même si elles ne préfigurent pas des résultats qui seront obtenus chez l'humain. Les animaux seront utilisés à partir de 6 mois en fonction de la vitesse d'apparition des dépôts et des lésions associées qui sont des mécanismes relativement long.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 616
Souffrances
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Devenir
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 616

616 souris se répartissent en quatre groupes selon ce qu'elles subissent : 136 reçoivent deux injections d'air sous la peau, 208 sont infectées par voie orale après cinq jours d'antibiotiques, 160 sont infectées par inhalation sous anesthésie profonde, et 112 développent une inflammation intestinale provoquée par un produit ajouté à leur eau de boisson. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes sont tuées à l'issue, un prélèvement sanguin terminal précédant le retrait des poumons et des intestins. Le porteur décrit pour les dernières des selles molles ou sanglantes après cinq à sept jours de traitement, une perte de poids et une baisse d'activité. L'objet est de vérifier si une protéine identifiée in vitro joue le même rôle dans un organisme vivant, le porteur affirmant que le recours à un "organisme entier" reste "indispensable" pour cette question.

Objectifs

Le système immunitaire possède un premier niveau de défense, appelé immunité innée, qui réagit très rapidement lorsqu’un microbe entre dans le corps. Ce système reconnaît certains éléments typiques des microbes (comme ceux produits par les bactéries) et déclenche une réaction de protection, souvent sous forme d’inflammation, pour limiter l’infection. Certaines substances produites uniquement par les bactéries jouent un rôle important dans cette réaction. Pour qu’elles soient détectées par les cellules du corps, elles doivent d’abord entrer à l’intérieur de celles-ci. Notre équipe a récemment identifié une protéine qui pourrait agir comme une porte d’entrée, permettant à ces substances de pénétrer dans les cellules. Ce rôle a déjà été observé lors d’expériences en laboratoire. L’objectif de ce projet est maintenant de vérifier si cette « porte d’entrée » joue le même rôle dans un organisme entier, dans différents contextes d’inflammation. Pour cela, nous utiliserons d’abord un modèle d’inflammation localisée sous la peau, afin de mieux comprendre comment cette réponse se met en place. Nous étudierons ensuite la réaction inflammatoire dans les poumons, un organe souvent exposé aux bactéries, notamment dans des maladies comme la mucoviscidose. Enfin, nous nous intéresserons à l’intestin, un environnement naturellement riche en bactéries, pour voir si cette voie est impliquée dans des maladies intestinales chroniques, comme la maladie de Crohn. Là encore, des bactéries spécifiques seront utilisées pour déclencher une inflammation et tester le rôle de la protéine étudiée. En complément, un modèle d’inflammation intestinale chronique sera utilisé pour observer si l’absence de cette protéine aggrave ou au contraire limite l’inflammation intestinale, reproduisant des situations proches de maladies humaines.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines substances produites par des bactéries déclenchent une réaction inflammatoire dans le corps. En identifiant le rôle d’une protéine potentiellement responsable du passage de ces substances à l’intérieur des cellules, le projet permettra de mieux comprendre un mécanisme fondamental de la réponse immunitaire. Les bénéfices attendus sont à la fois scientifiques et médicaux. Sur le plan fondamental, ce travail permettra d’expliquer un processus mal connu, essentiel à la détection des bactéries par le système immunitaire. Sur le plan médical, ce projet pourrait aider à mieux comprendre certaines maladies inflammatoires chroniques (comme la maladie de Crohn) ou certaines infections respiratoires (comme celles observées dans la mucoviscidose), en identifiant de nouvelles cibles potentielles pour réguler l’inflammation. À terme, ces connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, visant à limiter une inflammation excessive sans affaiblir la capacité du corps à se défendre contre les microbes.

Procédures

136 animaux recevront deux injections d’air en sous-cutanées ainsi qu’une injection d’un traitement (qui dureront 1 minute) et également une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Toutes ces injections seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Au cours du suivi, les animaux seront pesés le lendemain de l’injection d’air et si une diminution de poids de plus de 10% est visible, elles seront pesées quotidiennement pendant la fin de l’expérience (la pesée dure environ 30 secondes). 208 souris seront traitées avec un mélange d’antibiotiques pendant 5 jours. Puis les souris recevront une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Le lendemain, elles seront infectées par voie orale avec une suspension bactérienne (30 secondes). Au cours du suivi, les animaux seront pesés quotidiennement (la pesée dure environ 30 secondes) pendant la durée de l’expérience. 160 souris recevront une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Puis le lendemain, elles recevront une injection afin d’avoir une anesthésie profonde (30 secondes), puis les souris seront infectées par inhalation sous anesthésie (1 minute). Finalement, une inflammation intestinale sera provoquée chez 112 souris en leur administrant un traitement dans l’eau de boisson. Toutes les souris auront un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les gestes réalisés dans ce projet peuvent provoquer un stress temporaire ou une douleur légère au point d'injection. Certains traitements peuvent entraîner une réaction du corps qui se manifeste par une fièvre ou une sensation de mal-être. Pendant les infections bactériennes, les souris pourront ressentir certains effets liés à l’infection, comme de la fièvre quelques heures après l’exposition, et un état de fatigue ou d’inconfort. Selon la zone touchée, les animaux pourront présenter une irritation dans la gorge et de l’inconfort digestif ou des voies respiratoires. Cela peut entraîner une baisse de l’appétit, une perte de poids et une déshydratation. Lorsque l’inflammation touche l’intestin, les animaux peuvent ressentir de la douleur ou un inconfort digestif, ce qui peut provoquer du stress. On peut alors observer des selles plus molles ou des traces de sang, généralement après 5 à 7 jours de traitement. Cela s’accompagne souvent d’une perte de poids et d’une réduction de l’activité.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet afin de prélever des organes indispensables à l'analyse (poumons, intestins). Cette étape est nécessaire pour obtenir des données biologiques impossibles à collecter in vivo.

Remplacement

Des tests réalisés en laboratoire ont déjà été réalisés et ont permis de confirmer le rôle de la protéine d’intérêt au niveau cellulaire. Cependant, les analyses en dehors d’un organisme ne permettent pas de reproduire la complexité du système immunitaire. L’utilisation d’un organisme entier reste indispensable pour comprendre le rôle de cette protéine.

Réduction

De nombreux paramètres seront étudiés sur chaque animal inclus dans le projet afin de limiter au maximum le nombre de répétitions tout en garantissant la robustesse des résultats. De plus, l’effectif annoncé est le maximal (révisable à la baisse en fonction des premiers résultats), avec des « essais pilotes » déterminants. Le nombre d'animaux est calculé au minimum en fonction des résultats attendus et des tests statistiques qui seront appliqués.

Raffinement

Nous prévoyons les points de raffinement suivants : 1) Habituation des souris à la contention (i.e. la manipulation de souris) (une fois par jour, une semaine avant le début de l’expérience) pour minimiser l'angoisse des souris lors de l'expérience . 2) Anesthésie gazeuse pour chaque acte potentiellement douloureux pour la souris 3) Minimisation de la fréquence de manipulation. 4) Les souris seront surveillées quotidiennement (quand cela est necessaire) et individuellement pendant la durée de l’expérimentation. Leur poids et leur état général sera suivi. Toute souris arrivant à un point limite sera immédiatement retirée de l’étude, anesthésiée sous anesthésie générale gazeuse et euthanasiée. Les doses de traitement et la fréquence d’administration des molécules résultent de plusieurs retours d’expériences bibliographiques.

Choix des espèces

Il est nécessaire d’étudier un système intégré (in vivo, vertébré Mammifère) avec un fonctionnement immunitaire et hormonal reposant sur les mêmes types d’acteurs cellulaires et moléculaires que l’humain. La souris en est un modèle idéal pour l’étude des délétions de gènes comme utilisé dans ce projet. La souris est un modèle très utilisé pour étudier les maladies inflammatoires, que ce soit pulmonaires ou intestinales. Elle présente de nombreux avantages : les chercheurs disposent de nombreux outils adaptés à cette espèce pour mesurer l’inflammation et des modèles expérimentaux déjà bien connus, comme celui de l’inflammation intestinale. De plus, la souris réagit de manière similaire à l’humain pour ce qui concerne certaines réponses immunitaires. Tout cela en fait un modèle particulièrement adapté à ce projet. Les expériences débuteront à l’âge de 6 semaines ce qui correspond à des souris avec un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 80
Souffrances
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Devenir
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 80

Soumis à un clampage de l'aorte au-dessus des artères rénales, 80 rats subissent une intervention de soixante à soixante-douze minutes destinée à provoquer une ischémie puis une reperfusion des reins. Tous sont tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester une molécule bloquant l'héparanase et un préconditionnement ischémique. Parmi les nuisances attendues, le porteur cite la contention au moment de l'injection des anesthésiques, avant les douleurs abdominales dès le réveil et la réduction de la mobilité. L'apparition de signes cliniques de souffrance, respiration difficile, poils hérissés, prostration, constitue le seuil à partir duquel un rat est retiré de l'étude et mis à mort.

Objectifs

Le traitement chirurgical ouvert des anévrismes de l’aorte peut nécessiter de bloquer temporairement la circulation du sang vers les reins (clampage des artères rénales). Cette interruption de la circulation provoque un manque d’oxygène suivi d’une reperfusion, ce qui peut endommager les reins et entraîner une insuffisance rénale aiguë (AKI). Cette atteinte rénale est le plus souvent réversible, mais elle augmente le risque de développer plus tard une insuffisance rénale chronique et des maladies cardiovasculaires. Après une chirurgie d’anévrisme juxta-rénal, environ un quart des patients (24 %) présentent une AKI, et ce chiffre peut atteindre 30 % pour les anévrismes situés plus haut (sus- ou pararénaux). Dans 8 à 10 % des cas, une dialyse est nécessaire après l’opération. Nous faisons l’hypothèse qu’une structure appelée glycocalyx endothélial, qui recouvre la surface interne des vaisseaux sanguins, joue un rôle important dans ces lésions rénales. Lorsqu’il est dégradé, notamment sous l’effet d’une enzyme appelée héparanase, il favorise des réactions inflammatoires et des lésions durables du rein. Le but de notre projet est d’étudier, sur un modèle animal, le rôle de cette enzyme héparanase dans les lésions rénales liées au clampage aortique sus-rénal, et de tester deux approches pour limiter ces dommages : 1. L’utilisation d’une molécule qui bloque l’action de l’héparanase. 2. L’application d’un préconditionnement ischémique (une technique visant à préparer le rein à mieux supporter le manque d’oxygène).

Bénéfices attendus

Nous comptons évaluer et caractériser les effets protecteurs de l'utilisation d'une anti-héparanase et du préconditionnement ischémique dans un modèle d'ischémie-reperfusion viscérale reproduisant la cure chirurgicale d'un anévrisme de l'aorte abdominale supra-rénale. Ce projet s'inscrit dans une thématique de recherche sur l'intêret des méthodes de protection lors des chirurgies aortiques. En effet le précondionnement constitue une voie de recherche déjà étudiée chez l'Homme. L'utilisation d'une antihéparanase pourrait aussi constituer une approche thérapeutique interessante et innovante en préservant la fonction endothéliale.

Procédures

La procédure expérimentale concerne l’ensemble des 80 rats inclus dans l’étude. Pour tous les groupes, l’intervention chirurgicale durera entre 60 et 72 minutes. La mise à mort nécessitera une nouvelle induction anesthésique, afin de permettre le prélèvement des organes et du sang, et aura une durée d’environ 10 minutes par rat.

Impact sur les animaux

La nuisance sera la contention de l'animal qui peut le stresser lors de l'injection des anesthésique et analgésique . Des douleurs attendues seront d'ordre abdominal dès le réveil pendant la période de reperfusion et en postopératoire, nous nous attendons également à une réduction de la mobilité du rat.

Devenir

Tous les rats inclus dans ce protocole seront mis à mort à la fin de l’étude afin de permettre la récupération des organes pour des analyses fonctionnelles, moléculaires et structurelles. Cette démarche vise également à prévenir toute éventuelle souffrance.

Remplacement

Actuellement, il n'existe pas encore chez l'Homme de biomarqueurs permettant de diagnostiquer ou d'étudier la dysfonction endothéliale dans l'ischémie-reperfusion viscérale ou rénale. Afin d'étudier les phénomènes physiopathologiques qui entourent une ischémie-reperfusion viscérale et rénale, des modèles ont été créés chez le petit animal tel que le rat. Ce modèle permet de reproduire les conditions réelles chez l'Homme d'une chirurgie aortique nécessitant un clampage au dessus des artères rénales. Ainsi, l'étude de ce modèle animal peut nous permettre de caractériser l'impact du clampage supra-viscéral sur la dysfonction endothéliale, la degradation du glycocalyx et de pouvoir étudier les bénéfices d'une molécule anti-héparanase, novatrice, du pré-conditionnement ischémique. L’utilisation des animaux est rendue nécessaire car il n’existe pas à ce jour de modèle in vitro reproduisant pleinement une chirurgie aortique. De plus, le lien entre dysfonction endothéliale et glycocalyx a été largement étudié et confirmé in vitro sur des cellules en culture. Le recours isolé au préconditionnement ischémique a déjà fait l'objet de plusieurs études chez l'animal. La combinaison de ces deux approches n'a pas été réalisée à l'heure actuelle. Ainsi, la validation de l'effet protecteur de ces deux approches isolées ou combinées ne peut que passer par l'utilisation d'un modèle animal.

Réduction

Nous avons opté pour des études sur des espèces animales élevées à des fins scientifiques, caractérisées par une faible variation génétique entre individus. Cette homogénéité réduit la variabilité des réponses biologiques, permettant ainsi de limiter le nombre d'animaux nécessaires. Le nombre d'animaux requis a été estimé à partir des études antérieures sur la dysfonction endothéliale menées au sein de notre unité. De plus, nous avons mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses ex vivo lors de la mise à mort. Ce nombre d’animaux garanti un effectif suffisant pour réaliser les analyses histologiques, ELISA et étudier la vasoréactivité à l’aide du myographe de Mulvany. En l’absence de données sur les effets potentiels des anti-héparanases et du préconditonnement ischémique dans un modèle d’ischémie-reperfusion viscérale sur l'atteinte systémique et rénale nous avons estimé qu’il faudrait au moins 20 rats par groupe pour détecter une différence d’au moins 40 % sur la vasoréactivité de l’artère rénale entre les groupes,. Le nombre d'animaux à été determiné avec les analyses statistiques .

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur, avec un environnement enrichi pour favoriser leur bien-être. Une attention particulière sera portée à la qualité de l’anesthésie et de l’analgésie afin d’éviter toute douleur ou stress pendant et après les interventions. L’anesthésie générale sera assurée par inhalation d’un gaz anesthésiant, et complétée par des traitements antalgiques avant et après la chirurgie. Les animaux respireront spontanément sans intubation. À la fin de l’intervention, un anesthésique local sera appliqué au niveau de la cicatrice pour renforcer le confort post-opératoire. Pour réduire le stress, les interventions auront lieu une à deux semaines après l’arrivée des animaux à l’animalerie, afin qu’ils puissent s’adapter à leur nouvel environnement. Les chirurgies et prélèvements seront réalisés dans une pièce calme et isolée, avec un seul expérimentateur, pour limiter les sources de bruit et de distraction. Tout au long de l’expérimentation, les signes cliniques de souffrance (respiration difficile, poils hérissés, posture anormale, prostration, perte d’activité, etc.) seront surveillés. L’apparition de tels signes constituera un point d’arrêt anticipé : l’animal sera alors retiré de l’étude et euthanasié pour éviter toute souffrance. Une grille d’évaluation permettra de suivre leur état général et de définir précisément ces points limites. Les animaux seront manipulés régulièrement par les mêmes expérimentateurs pour favoriser leur habituation. Ils auront accès à la nourriture et à l’eau sans restriction et seront hébergés par petits groupes, avec des aménagements dans les cages pour stimuler leur comportement naturel. Après l’anesthésie, le réveil se fera dans des cages individuelles pendant quelques heures afin d’assurer leur sécurité.

Choix des espèces

Les premiers modèles ont été développés chez le rat, en particulier chez le rat Wistar. Les études antérieures menées au laboratoire sur la dysfonction endothéliale chez le rat ont permis d’identifier et de valider des marqueurs spécifiques de cette pathologie. Par ailleurs, notre animalerie dispose d’une infrastructure adaptée, garantissant des conditions optimales d’hébergement et de bien-être pour les animaux. Les animaux utilisés pour l’étude seront des rats Wistar âgés de 8 semaines et qui pèseront entre 300 et 400 g. Ceci correspond à la plupart des études publiées sur le préconditionnement ischémique sus-rénal chez le rat.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 16000
Souffrances
▲ -
▲ 12000
▲ 4000
▲ -
Devenir
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 16000

Toutes mises à mort pour prélèvement de tissus, 16 000 souris vont être utilisées dans l'étude des noyaux cérébelleux, 12 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 4 000 un niveau modéré. Les nouveau-nés subissent une biopsie de queue sans anesthésie avant leur huitième jour de vie. Les autres reçoivent une ou deux chirurgies crâniennes, jusqu'à quatre-vingt-dix minutes avec implantation d'une plaque de tête et d'une fibre optique, puis des sessions comportementales pouvant durer trois heures et se répéter pendant un à cinq mois, avec des restrictions d'eau ou de nourriture allant jusqu'à trois semaines consécutives, renouvelables cinq fois. Le porteur attribue à ces sessions un stress léger à modéré, sans jamais préciser en quoi consistent les tests, et n'avance aucun calcul pour justifier les 16 000 animaux.

Objectifs

Le cervelet joue un rôle essentiel dans notre capacité à bouger de manière coordonnée et à apprendre des mouvements nouveaux, mais beaucoup reste à découvrir. En particulier, nous cherchons à mieux comprendre une partie centrale du cervelet, les Noyaux Cérébelleux (CN), qui sont cruciaux pour ajuster nos mouvements et planifier nos actions. Notre objectif est de percer le mystère de ces noyaux en étudiant comment ils traitent et intègrent les informations venant de différentes parties du cerveau. Notre recherche se penche sur la manière dont ces informations sont traitées par les noyaux cérébelleux, en observant comment ces zones fonctionnent lors de diverses activités. Nous pensons que les CN jouent un rôle majeur dans la coordination précise de nos mouvements. Notre approche combine ces techniques de pointe avec des méthodes d'imagerie innovantes pour observer en détail l'activité des noyaux cérébelleux pendant que les animaux effectuent divers mouvements. Cette recherche nous permettra de mieux comprendre le rôle vital des noyaux cérébelleux dans la coordination de nos actions.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif d'enrichir notre connaissance des mécanismes qui régissent les mouvements et le fonctionnement cérébral, mettant l'accent sur le cervelet, une composante essentielle de notre cerveau que nous partageons avec de nombreux êtres vivants. Il explore également l'interaction de cette structure avec certaines zones du cortex. À court terme, cette recherche élargira notre compréhension des rôles du cervelet dans la coordination des mouvements et l'apprentissage de nouvelles habiletés motrices. Les découvertes issues de ce travail pourraient avoir des retombées significatives à long terme, tant pour les humains que pour les animaux. Les maladies touchant le cervelet, comme les troubles du mouvement et certaines conditions plus complexes telles que l'autisme ou la schizophrénie, pourraient être mieux comprises et, à terme, mieux traitées grâce aux connaissances acquises. Cette recherche pourrait ainsi ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour ces pathologies. Au-delà de son impact en médecine, ce projet a également un potentiel considérable dans le domaine de la technologie. Le cervelet est souvent étudié comme un modèle pour l'intelligence artificielle et la robotique, ce qui signifie que nos découvertes pourraient inspirer de nouvelles avancées dans ces domaines, menant à la création de technologies plus intuitives et plus adaptatives. Enfin, les succès de cette recherche pourraient permettre d'explorer plus profondément d'autres structures clés du cerveau, comme l'hippocampe et l'amygdale, offrant des outils et des méthodes précieux pour la communauté scientifique internationale et contribuant à une meilleure compréhension du cerveau dans son ensemble.

Procédures

La biopsie de queue sera réalisée sur nouveaux nés vigiles une seule fois. Les animaux subiront une ou occasionnellement deux chirurgies d'une durée d'environ 30 minutes chacune sur animal anesthésié. Si deux chirurgies, une période de récupération de 10 jours a lieu entre les deux. Les souris vigiles seront soumises à des tests comportementaux d'une durée maximale de 3 heures par session. La fréquence maximale des sessions dépend de leur durée, avec des temps de repos plus long après des sessions plus longues. Les sessions 2h sont suivies de 48h de repos. Les sessions peuvent être répétées pendant 1 à 5 mois, mais avec un repos d’une semaine toutes les 3 semaines. Les souris pourront être soumises à une restriction alimentaire ou hydrique avant chaque session comportementale avec une durée maximale de 3 semaines pour une session, répétable jusqu’à 5 fois, après récupération totale de l’animal, Les animaux subiront une chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement.

Impact sur les animaux

Les chirurgies (60 minutes selon le nombre d'injections, jusqu'à 90 minutes avec implantation de headplate/fibre optique) entraînent des douleurs transitoires (24-72h), des inflammations (3-7 jours) et une perte de poids temporaire (récupération en 7-10 jours). La biopsie de queue (réalisée une seule fois avant P8, durée

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour prélèvement de tissus et analyse

Remplacement

La coordination des mouvements est régie par des processus extrêmement sophistiqués. Ils impliquent une multitude de connexions qui interagissent en temps réel et répondent constamment à de nouvelles informations venues de notre environnement. Actuellement, aucun modèle en laboratoire ou ordinateur ne peut reproduire cette complexité avec la fidélité nécessaire pour nos recherches. Ceci nous amène à utiliser un modèle in vivo. Le cervelet, la région du cerveau que nous examinons, est remarquablement similaire chez tous les mammifères, y compris les humains. Cela signifie que les découvertes faites chez les souris peuvent souvent nous éclairer sur le fonctionnement du cerveau humain. Des modèles évolutivement plus éloignés ne sont en revanche pas utilisables pour cette étude (invertébrés, amphibiens…) Nous utilisons des techniques qui nous permettent d'étudier le cerveau de manière très précise et réversible, réduisant ainsi au minimum le nombre d'animaux nécessaires. Ces techniques ne sont possibles qu'avec des organismes vivants pour lesquels nous avons déjà développé des lignées génétiques spécifiques. Si possible, nous aurons recours à des modèles informatiques si certains aspects peuvent être adressés de cette façon, mais l’accès aux données expérimentales reste nécessaire pour tout validation de modèle.

Réduction

Notre initiative adopte des technologies innovantes qui permettent d'ajuster de manière précise et réversible l'activité des cellules nerveuses, contrairement à des méthodes plus classiques nécessitant des lésions et donc des changements irréversibles. Ces techniques avancées offrent la possibilité de réaliser des études répétées sur un seul et même animal, permettant ainsi des analyses plus fines et plus fiables. Cela réduit considérablement le nombre d'animaux nécessaires, en harmonie avec notre engagement envers des pratiques responsables et éthiques. Nous employons des outils analytiques pour déterminer le nombre exact d'animaux nécessaires pour nos études, garantissant que chaque animal contribue de manière significative à nos découvertes. Nous analysons les données au fur et à mesure des ne pas utiliser plus d’animaux que nécessaire. Nous mettrons en places des stratégies d’élevage pour réduire autant que possible les animaux surnuméraires. De plus, nous valorisons fortement la collaboration et le partage de données au sein de la communauté scientifique. En mutualisant nos ressources et nos découvertes avec d'autres groupes de recherche, nous maximisons l'impact de chaque animal impliqué dans nos études, évitant ainsi des expériences redondantes.

Raffinement

Les animaux résident dans un environnement spécialement adapté à leur confort, où les interactions sociales sont encouragées pour leur bien-être psychologique. De plus, un environnement enrichi leur est fourni, comprenant des matériaux pour nidifier et des éléments pour stimuler leur activité naturelle. Les interventions chirurgicales sont réalisées sous anesthésie et analgésie adaptées. Les protocoles post-opératoires sont conçus pour assurer une récupération rapide et confortable, avec des évaluations régulières pour adapter les soins en fonction des besoins individuels de chaque animal. Ces interventions restent relativement modérées, et un délai adapté permettant une récupération totale est prévu après chaque procédure. Des points limites ont été établis de façon à soustraire l’animal à la souffrance. Dans les situations où les protocoles nécessitent des adaptations particulières, comme les lors des sessions d'enregistrement, une attention particulière est portée à l'habituation progressive des animaux. Cela permet de réduire leur stress et d’optimiser leurs performances. Les sessions sont minutieusement surveillées pour détecter tout signe d'inconfort, avec des pauses ou des arrêts si nécessaire.

Choix des espèces

Pour ce projet explorant les fonctions motrices et d'apprentissage du cervelet, le modèle murin est optimal pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le cervelet est une structure très conservée chez les mammifères, ce qui permet une transposition pertinente des découvertes vers l'humain. Ensuite, la souris est un modèle de choix pour les études génétiques, avec de nombreuses lignées transgéniques disponibles, essentielles pour nos approches optogénétiques. Concernant les stades de développement, nous travaillons principalement avec des souris adultes jeunes (entre 1 et 2 mois) car les circuits cérébelleux sont alors matures et stables, permettant une étude fiable des fonctions motrices. En effet, avant 3 semaines, ces circuits sont encore en développement. Cependant, pour certaines questions spécifiques nous serons amenés à utiliser des jeunes âgés de 3-16 jours afin de cibler des zones difficilement accessibles chez l'adulte. Cette approche permet d'étudier des circuits spécifiques tout en travaillant sur un cervelet mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 1277
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1277
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1277

Pour déterminer le rôle de l'inflammation dans l'installation de l'obésité, 1 277 souris vont être utilisées, toutes dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La moitié reçoit un régime riche en graisse pendant vingt semaines, puis subit des jeûnes de quinze heures avant les tests de tolérance au glucose, sept micro-prélèvements de sang à la queue par test, un faisceau infrarouge appliqué sur la patte et des séjours en cage individuelle de quatre jours renouvelés une fois. Certaines sont opérées sous anesthésie pour l'implantation d'une pompe sous la peau, d'autres au niveau du crâne, geste pour lequel le porteur attend une douleur modérée. Toutes sont mises à mort à la fin de la procédure pour prélever leurs tissus, que le porteur prévoit de constituer en "bibliothèque d'échantillons" pour de futures analyses.

Objectifs

Ce projet s'intègre dans le cadre général de l'étude des mécanismes cérébraux du contrôle de la prise alimentaire. Plus précisément, le but de ce projet est de déterminer l'importance des réponses inflammatoires dans la mise en place de l'obésité. Les mécanismes neurologiques et immunitaires impliqués dans les troubles de la prise alimentaire sont encore mal connus. Les études les plus récentes indiquent l'existence d'une inflammation dans le tissu gras, mais aussi dans le cerveau chez des animaux obèses. Cette inflammation, dite "de bas grade" serait essentielle à la mise en place et au maintien du surpoids. Les troubles de la prise alimentaire seraient associés à une modification de l’expression de molécules favorisant l’inflammation pouvant agir au niveau cérébral en perturbant le fonctionnement des neurones impliqués dans le contrôle de la prise alimentaire. Nous émettons l’hypothèse que ces neurones seraient directement ou indirectement la cible de ces molécules.

Bénéfices attendus

Les résultats de ces études devraient permettre des avancées dans la recherche fondamentale et biomédicale : i) participation à l’identification de voies cérébrales clés et caractérisation des mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le métabolisme et la prise alimentaire; ii) sur la base de modèles animaux et d'études humaines passées et en cours, nous devrions pouvoir proposer de nouvelles cibles moléculaires pour le développement d'approches pharmacologiques innovantes pour le traitement de l'obésité et du diabète.

Procédures

La moitié des animaux est soumise à un régime riche en graisse pendant une durée maximum de 20 semaines. L’analyse du métabolisme nécessite que les animaux soient placés pour un maximum de 4 jours (x2) dans des cages individuelles afin de mesurer leurs paramètres physiologiques. Pour la détermination de la composition corporelle des animaux, les animaux sont placés pour une très courte durée (

Impact sur les animaux

Les animaux soumis à un régime riche en graisse développent une prise de poids et des symptômes pouvant ressembler au diabète. L’analyse du métabolisme énergétique recquiert que les animaux soient hébergés individuellement pour une durée maximum de 4 jours (renouvelé 1X), pouvant générer un stress. Le placement de l’animal dans le tube de l’appareil d’analyse corporelle peut créer un stress. Une douleur légère de courte durée associée aux micro-prélèvements de sang au cours des tests de tolérance au glucose est attendue. Une douleur légère et une gêne de courte durée est attendue chez les animaux implantés avec une pompe délivrant un traitement en continu. Une douleur modérée est attendue chez les animaux ayant subi une chirurgie au niveau du crane.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de collecter des tissus pour analyses biologiques.

Remplacement

L’étude de l’obésité nécessite un système affectant simultanément plusieurs tissus (foie, tissus adipeux, pancréas et cerveau). Le développement de l’obésité, et plus généralement la régulation du poids corporel, faisant appel à plusieurs organes, il est par conséquent pour le moment impossible de pouvoir réaliser notre étude sur la réponse inflammatoire autrement que chez l’animal.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Pour estimer le nombre d'animaux utilisés, nous avons utilisé un logiciel de calcul de taille d'échantillon. Chaque fois que cela est possible nous utiliserons un groupe de souris contrôles commun à plusieurs séries d'études. Nous optimiserons également la collecte de tissus post-mortem à l’issue de chaque procédure afin de créer une « bibliothèque d’échantillons » pouvant être utilisés pour de futures analyses.

Raffinement

Avant l’expérimentation, les souris sont transférées dans une pièce à lumière inversée (jour/nuit inversés) afin que les tests soient réalisés durant leur phase active qui est la nuit. Elles sont aussi habituées progressivement à être manipulées par les expérimentateurs pour limiter leur stress par la suite. La température des pièces est maintenue à 26°C, proche de la zone de confort thermique pour les souris. Les animaux sont mis au calme 1h avant d’être soumis aux tests métaboliques, et en cas d'hypoglycémie sévère pendant un test, du glucose leur est injecté. Les cages utilisées pour analyser le métabolisme et l’activité permettent aux animaux de conserver un contact visuel et olfactif et sont équipées de façon à fournir des occasions accrues d’interaction avec l’environnement afin de compenser le fait que les animaux doivent être hébergés seuls pendant ce laps de temps. Les prélèvements de sang et de tissus réalisés à la fin de l’étude sont effectués sous anesthésie. Des injections d’anti-inflammatoires sont effectuées pour gérer la douleur post-opératoire des chirurgies. Un anesthésique local est administré avant les incisions. Une analgésie supplémentaire est prévue pour la chirurgie sur le crâne. Durant la procédure, les animaux sont placés sur un tapis chauffant afin d’éviter la perte de température. Nous prévoyons d’utiliser le modèle de pompe osmotique (implantée sous la peau) le plus petit disponible afin de limiter au maximum la gêne pour les animaux. Des points limites ont été définis et seront appliqués afin de limiter la douleur et l’angoisse des animaux au minimum.

Choix des espèces

La souris est un modèle de référence dans les études métaboliques, nous pouvons donc bénéficier d’un grand nombre de ressources et de données préliminaires existantes. Par ailleurs, grâce à la proximité entre le patrimoine génétique de la souris et celui de l’Homme nous espérons pouvoir extrapoler les conclusions de notre étude à l’Homme. Nous réaliserons nos expériences sur des animaux adultes. A l’issue du sevrage, nous souhaitons laisser aux animaux le temps de s’acclimater aux conditions des salles d’hébergement et d’expérimentation avant de démarrer l’exposition aux différents régimes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 3600
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ 3400
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3600

Inoculées avec le VIH ou les virus des hépatites B, C et D, 3 600 souris subissent des injections de plasmides, des prélèvements sanguins répétés et des prélèvements vaginaux quotidiens pendant au moins cinq jours, parfois plusieurs semaines. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 200 d'entre elles et modéré pour les 3 400 autres. Les animaux sont des souris immunodéficientes greffées de cellules humaines, dont certaines portent un foie humanisé, que le porteur met à disposition des laboratoires pharmaceutiques et biotechnologiques pour tester leurs candidats médicaments. Sur l'effectif, il indique qu'aucune approche statistique n'a été réalisée et que l'estimation repose sur les études des années antérieures, en anticipant une croissance annuelle "en accord avec le plan commercial".

Objectifs

Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est une cause majeure de mortalité dans le monde, et aucun traitement curatif n’est actuellement disponible pour les patients. Par ce projet, nous souhaitons mettre à disposition des laboratoires académiques, biotechnologiques et pharmaceutiques un modèle d’étude spécifique de l’espèce humaine permettant d’étudier l’impact du virus et des traitements sur le système immunitaire humain, et ainsi d’améliorer la connaissance de ce pathogène, d’évaluer l’efficacité prophylactique (vaccinale ou non) et thérapeutique de candidats médicaments et d’analyser les phénomènes de résistance aux traitements. Bien qu’un vaccin et des traitements anti-viraux existent contre le virus de l’hépatite B (VHB) et de l’hépatite C (VHC), plus de 250 millions de personnes dans le monde vivent avec une infection chronique, ce qui les exposent à un risque grave de cirrhose voire de cancer. La recherche de nouveaux traitements pour ces maladies est donc essentielle. Par ce projet, nous souhaitons développer un modèle d'étude de l'hépatite B et de l’hépatite C ainsi que de la co-infection avec les virus de l’hépatite B et D, en inoculant le virus à des souris, en particulier des souches possédant un foie humanisé. Ce modèle sera utilisé, non seulement pour la compréhension de cette pathologie, mais aussi pour le développement de candidats médicaments. Dans ces projets, nous utiliserons des souris immunodéficientes, immunocompétentes ou avec un système immunitaire et/ou un foie humanisé. Ces modèles permettront non seulement d’évaluer l’effet du candidat thérapeutique mais également d’analyser sa toxicité.

Bénéfices attendus

Les lymphocytes T humains constitue un atout pour suivre les mécanismes d’infection, de persistance virale et de destruction progressive des cellules immunitaires. Cela permet d’analyser les étapes précoces de l’infection, l’établissement du réservoir viral et la dynamique de la réponse immunitaire humaine. L’utilisation de souris au foie humanisé ouvre des perspectives comparables pour l’étude des infections chroniques par les virus de l’hépatite B et C. Ces modèles reproduisent fidèlement les principales caractéristiques physiopathologiques d’une infection hépatique humaine grâce à la présence d’hépatocytes humains infectés, constituant une plateforme adaptée à l’évaluation des réponses antivirales et des mécanismes de pathogénicité. Ils fournissent un outil indispensable pour mieux comprendre les mécanismes de persistance virale, l’inflammation chronique et la progression vers des complications graves telles que la cirrhose ou le carcinome hépatocellulaire. Ce projet met à disposition une gamme de modèles précliniques de haute valeur translationnelle offrant la possibilité d’étudier l’impact des virus sur les populations immunitaires humaines et de tester dans des conditions proches de la clinique l’efficacité et la tolérance de candidats médicaments. Cela permet de réduire le fossé entre les résultats obtenus en laboratoire et leur transposition à l’homme, en apportant des données prédictives plus robustes pour guider le développement clinique. L’intérêt est d’ouvrir la voie à la validation accélérée de nouvelles stratégies thérapeutiques, qu’il s’agisse d’antiviraux innovants, de combinaisons thérapeutiques visant à éliminer les réservoirs viraux, ou d’approches vaccinales de nouvelle génération. Ils constituent un outil précieux pour identifier et comprendre les mécanismes d’échappement immunitaire, facilitant le développement de traitements capables d’améliorer durablement la prise en charge des patients. Le VIH et les hépatites virales chroniques sont responsables de millions de cas et de décès chaque année, et représentent un fardeau économique et social. En fournissant des modèles précliniques fiables et transposables, il contribue à accélérer l’arrivée de nouvelles solutions thérapeutiques et préventives pour réduire la morbi-mortalité associée à ces infections et améliorer la qualité de vie des patients à l’échelle internationale.

Procédures

L’administration de composés de recherche destinés au traitement des pathologies pourra être réalisée selon différentes voies. Une anesthésie gazeuse sera appliquée en fonction de la voie choisie. Les volumes administrés seront proportionnels au poids de l’animal avec un maximum défini. La durée sera généralement de 10-15 secondes. Le nombre est défini selon le protocole d’étude et dépendra de la fréquence. Ceci sera évalué par le vétérinaire. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur souris avec ou sans anesthésie en fonction de la voie choisie. Les volumes maximaux de prélèvements seront proportionnels au poids de l’animal avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Une réhydratation avec du sérum physiologique sera réalisée si nécessaire. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole de l’étude et sera contrôlée par un vétérinaire. Chaque prélèvement durera quelques secondes. Pour les analyses nécessitant un volume plus important, un prélèvement terminal, sans réveil de l’animal, sous anesthésie gazeuse sera réalisé. Des prélèvements vaginaux pourront aussi être pratiqués quotidiennement pendant au moins cinq jours, voire plusieurs semaines pour caractériser le cycle œstral. Des prélèvements d’urines et de fèces pourront être pratiqués par contention et massage du ventre. Les animaux recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, pour favoriser le développement de populations immunitaires humaines d’intérêt, une ou deux fois selon la durée de l’étude. Ces injections, administrées uniquement aux souris de plus de 18 g, dureront entre 10 et 15 secondes. Les injections pourront être répétées selon le protocole et dureront quelques secondes. Les administrations effectuées pour induire les modèles infectieux seront réalisées par injections qui pourront être répétées selon le protocole et dureront quelques secondes. À l’issue des études, les animaux devant être euthanasiés le seront selon les méthodes réglementaires. Toutes les interventions seront réalisées sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux. Un jeûne de nourriture pourra être effectué sans dépasser 12 heures par semaine avec un maximum de 6h consécutives. L’eau ne sera jamais retirée des cages.

Impact sur les animaux

-Identification par puce électronique classique ou thermopuce : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection. - Injection(s) de solution saline isotonique contenant des plasmides : hématome, troubles cardio-respiratoires, altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. -Prise de température rectale : stress transitoire, inconfort ou légère douleur à l’insertion du thermomètre, risque minimal de blessure rectale. - Prélèvements vaginaux : irritation locale, inflammation ou stress temporaire. - Administration de traitements ou de composés : effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées). - Infection par le VIH ou les virus des hépatites B, C et D : peuvent induire une perte de poids et une détérioration de l’état général. - Prélèvements sanguins : hématome, anémie, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). - Anesthésie : risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire. - Prélèvement d’urine et de fèces : stress, gêne. Des nuisances peuvent également être induites par le stress dû aux contentions. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux en fin de projet, ayant atteints les point limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasiés. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général.

Remplacement

Les tests in vitro seront envisagés si ceux-ci sont appropriés. Néanmoins, il n'est actuellement pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire, et de mimer son interaction avec les virus, tout en objectivant les effets que pourra avoir un traitement sur un patient humain. Les études précliniques reposant sur des souris humanisées (qu’il s’agisse de modèles à système immunitaire humanisé, de modèles à foie humanisé ou de modèles double humanisés combinant foie et système immunitaire humains) constituent une approche scientifiquement robuste et indispensable pour le développement de thérapies innovantes contre les virus tels que le VIH, le VHB, le VHD et le VHC.

Réduction

Un total de 3600 souris seront utilisées, couvrant une période de 5 ans et permettant de réaliser 72 études précliniques de 5 à 10 souris par groupe avec l’utilisation d’un groupe contrôle positif et contrôle négatif et au moins 3 doses du candidat médicament testé. Aucune approche statistique n'a été réalisée pour le nombre total d’études ou pour le nombre total d’animaux dans le projet. L’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum par des analyses rétrospectives systématiques.

Raffinement

En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées par groupes sociaux, préférentiellement stables, de 2 à 5 individus. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Les souris pourront recevoir des puces électroniques permettant de mesure la température corporelle afin d’éviter une prise rectale plus impactante. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Des traitements antalgiques préventifs et curatifs seront mis en œuvre dès que nécessaire, sous avis vétérinaire, administrée avant toute procédure potentiellement douloureuse (par exemple : intervention chirurgicale, implantation de certains dispositifs ou cathéters, manipulations invasives des tissus, injection répétées). Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur. Concernant les prélèvements sanguins, le volume maximal est défini pour un prélèvement unique, au-delà il s’agira d’un prélèvement terminal sous anesthésie. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Les points limites déclenchant l’euthanasie incluent : atteinte sévère de l’état général, douleur non contrôlée ou tout score clinique dépassant les seuils définis, perte de poids dépassant les seuils définis.

Choix des espèces

Les souches immunodéficientes, hautement permissives à la greffe de cellules humaines, permettent la reconstitution d’un système immunitaire fonctionnel ou d’un tissu hépatique humain, selon le type de modèle développé. Elles offrent la possibilité de mettre en place des modèles prédictifs adaptés à l’étude des infections virales humaines, qu’elles ciblent le système immunitaire (VIH) ou le foie (VHB, VHC, VHD). Concernant le VIH, la souris humanisée représente une alternative éthique et scientifiquement pertinente à l’utilisation de primates non humains, qui ne peuvent être infectés que par le VIS. Pour le VHB, les modèles de souris à foie humanisé se sont révélés efficaces pour évaluer l’activité thérapeutique de candidats médicaments. Ces approches garantissent une transposition plus fiable des résultats précliniques vers l’homme et soutiennent le développement de traitements innovants. Selon les besoins des études, des animaux immunocompétents pourront être utilisés, historiquement utilisés dans ces modèles infectieux. Pour les souris non humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 6 semaines, animaux matures d’un point de vue physiologique. Pour les souris humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 78
Souffrances
▲ -
▲ 48
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 78

78 souris déficientes en dysferline vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour analyses histologiques et moléculaires de leurs organes. Sous anesthésie d'une dizaine de minutes, chacune reçoit deux injections, dont une en rétro-orbitaire, avant application d'ultrasons focalisés destinés à ouvrir les membranes des fibres musculaires par cavitation de microbulles de gaz. Le porteur prévoit d'arrêter avant l'apparition des signes cliniques de la myopathie, qui ne se déclarent qu'après treize mois, et reconnaît que les souris pourront souffrir des injections malgré l'anesthésie. Sur les 78 souris comptées, 30 seulement entrent dans les groupes expérimentaux, les 48 autres relevant de l'élevage de la lignée, et le porteur conclut que l'approche "ne peut éviter un essai sur un modèle in vivo".

Objectifs

Les dysferlinopathies sont un groupe de maladies musculaires rares et héréditaires caractérisées par des mutations dans un gène impliqué dans la réparation des fibres musculaires, ce qui entraîne une altération de cette fonction. Les atteintes cliniques dans les dysferlinopathies incluent généralement une faiblesse musculaire progressive qui affecte principalement les muscles des membres ; en particulier les épaules, les hanches et les cuisses. Les patients présentent aussi avec l’évolution de la maladie une perte de la force et de la fonction musculaire ce qui entraîne des difficultés à effectuer des activités quotidiennes telles que monter les escaliers, se lever d'une chaise, ou porter des objets lourds. Ces atteintes cliniques peuvent varier en gravité d'un individu à l'autre. Les souris ayant une mutation dans ce gène présentent une atteinte musculaire très progressive avec un impact clinique pour l'animal au-delà de 13 mois. Notre objectif est donc de délivrer le gène entier dans le muscle squelettique des souris. Ce gène étant trop grand pour passer les membranes, nous allons utiliser la technique de FUS (ultrasons focalisés) pour permettre à l'ADN de rentrer dans les cellules musculaires murines. En effet, des microbulles de gaz seront injectées dans la circulation sanguine et grâce aux ultrasons focalisés, ces microbulles vont s’agiter et provoquer un effet de cavitation qui va permettre l’ouverture des barrières biologiques. Au cours de tests préliminaires, nous avons démontré l’efficacité des ultrasons focalisés pour le passage de molécules à travers les membranes des fibres musculaires. Ce nouveau projet a pour objectif de tester l'efficacité de délivrance de notre gène à l’aide du FUS dans un modèle de souris déficient ; le but final étant de développer une thérapie génique efficace et sûre.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce travail seront principalement pour les patients atteints de ce type de myopathie. En effet si notre hypothèse s’avère valide, la thérapie par remplacement de gène entier va pouvoir éviter la dégénérescence des fibres musculaires et réduire l’inflammation observée chez les patients ainsi que d’améliorer potentiellement d’autres phénotypes métaboliques sans utiliser de vecteur viral.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie d’environ 10 minutes afin de procéder aux deux injections et à l'application des ultrasons focalisés.

Impact sur les animaux

Les animaux utilisés au cours de ce projet vont développer une atteinte musculaire progressive ayant surtout un impact histologique puisqu'aucun animal ne sera gardé au-delà de l'âge auquel la myopathie clinique se déclare. Malgré l'anesthésie gazeuse, les souris pourraient ressentir des douleurs suite à la procédure comprenant deux injections.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures afin de récupérer les organes qui seront analysés d'un point de vue histologique et moléculaire.

Remplacement

Les techniques in vitro ne peuvent être utilisées qu’afin de voir un effet à l’échelle cellulaire de l’administration de la dysferline entière. L’efficacité de transduction de la dysferline entière dans le muscle squelettique grâce à la technique des ultrasons focalisés ne peut être explorée que sur des modèles vivants. Les premières étapes de notre projet ont démontré que cette approche était fonctionnelle ; nous devons maintenant étendre cette étude à des injections dans le muscle. Malheureusement, l’approche envisagée ne peut éviter un essai sur un modèle in vivo.

Réduction

Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utilisons une approche statistique qui nous permet de conclure qu'au moins 4 souris par groupe sont nécessaires. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15% ; nous arrivons donc à un total de 5 souris par groupe, soit au total 30 souris (15 pour la première phase et 15 pour la deuxième). En prenant en compte les souris pour l’élevage (procédure 1), ce nombre atteint 78 souris.

Raffinement

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Les animaux seront hébergés par groupe de 3 à 5 avant d’entrer en procédure. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft, de dômes en carton et/ou de buchettes de bois. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention low stress. Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d’un point de vue phénotypique et connaissant l’âge d’apparition des signes de souffrance ou de détresse qui est très tardif, nous étudierons les animaux avant l’apparition des phénotypes dommageables. Pendant la procédure qui se fera sous anesthésie gazeuse, nous appliquerons un anesthésique local en collyre avant l'injection retro-orbitale. Les points limites nous permettront de limiter au strict minimum l’apparition de souffrance.

Choix des espèces

L’anatomie et la fonction des muscles squelettiques sont proches des muscles humains. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes du système neuromusculaire, de leurs physiopathologies et de leurs causes génétiques. Afin d'étudier l'évolution naturelle de la pathologie, les animaux seront étudiés de l'âge de 1 mois jusqu'à l'âge de 4 mois (3 mois post-injections).