Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3168
Souffrances
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Devenir
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 3168

Nerf sciatique exposé et ligaturé sous anesthésie, puis semaines de tests de sensibilité mécanique et thermique, puis splash test, labyrinthe en croix surélevé et enfin test de nage forcée la veille de la mise à mort : 3 168 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. 2 112 d'entre elles subissent la chirurgie, les 1 056 autres une injection dans le coussinet plantaire. La douleur chronique ainsi installée ne sera compensée par aucun antalgique ni anti-inflammatoire, le porteur indiquant que le sujet même de l'étude l'interdit, et certains groupes seront maintenus deux mois pour observer l'anxiété qui accompagne la douleur. Toutes sont tuées dès la fin de leur procédure, leurs tissus alimentant une banque destinée à des analyses ultérieures.

Objectifs

La perception de la douleur, ou nociception, est une expérience multidimensionnelle qui affecte les capacités sensorielles, émotionnelles, motivationnelles et les fonctions cognitives. L’ATP est une molécule de signalisation présente dans le système nerveux central (SNC) qui module l’activité nerveuse via l'activation de protéines particulières (appelées récepteurs P2X4) exprimées dans les neurones mais aussi des cellules avoisinantes soutenant le fonctionnement des neurones, les cellules gliales. Les récepteurs P2X4 est impliqués dans des pathologies du système nerveux central comme les douleurs chroniques et les maladies neurodégénératives durant lesquelles son expression est augmentée. En revanche, l’effet distinct sur les 2 types cellulaires du SNC (neurones et cellules gliales) n’est pas connu et est le sujet principal de notre étude. De même il a été précédemment démontré chez l’humain que le développement de douleurs chroniques est associé avec l’apparition de symptômes d’anxiété et de dépression. Le but de notre projet est de déterminer le rôle respectif des récepteurs P2X4 neuronaux et de ceux présents dans les cellules gliales dans les douleurs chroniques mais aussi leur implication dans le développement de l’anxiété chez les souris des deux sexes, en combinant des approches cellulaires, électrophysiologiques et comportementales.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront de mieux comprendre la fonction de la signalisation médiée par l’ATP dans les neurones et les celules gliales dans la moelle épinière et le cerveau dans le développement et le maintien des douleurs chroniques et de l’anxiété associée. Ce projet pourrait déboucher sur l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques afin de mieux lutter contre les douleurs chroniques. Ce projet est financé par l’ANR.

Procédures

L’ensemble de ces 3168 animaux effectueront des tests comportementaux évaluant leurs sensibilités mécaniques et thermiques d’environ 10 à 30 minutes chacun sur une période d’une semaine. Parmi ces 3168 animaux : 1) 2112 animaux seront soumis à 1 chirurgie d’exposition du nerf sciatique avec ligature pour la moitié d’entre eux et sans ligature pour le reste des animaux d’une durée de 10 à 30 minutes sous anesthésie générale précédée de 2 injections sous-cutanées d’antalgique général et local de 10 à 30 secondes chacune. Sur ces 2112 animaux, 1056 animaux (528 animaux groupe SHAM et 528 animaux groupe SNI) participeront à ces tests comportementaux aléatoirement sur 2 périodes d’une semaine parmi 3 possibles : J14+J30 ; J14+J60 ou J30+J60 pour effectuer un suivi au cours du temps tout en limitant le stress induit par ces tests. Ces mêmes animaux effectueront également des tests pour évaluer leur anxiété et dépression lié à la chronicité de la douleur. Ces tests ne seront effectués aléatoirement sur 2 des 3 périodes par ordre croissant d'impact sur l’anxiété et la dépression de l’animal soit dans l’ordre : le splash test, puis le labyrinthe en croix surélevé et enfin le test de nage forcée. Ces trois tests durent chacun 5 minutes (avec 15 min d'adaptation pour le labyrinthe) et seront séparer d’une journée minimum chacun afin de ne pas cumuler l’anxiété lié à ces tests. Le test de nage forcée ne sera effectué qu’une fois en fin de procédure le jour précédant la mise à mort étant très impactant pour l’animal 2) 1056 animaux seront soumis à une injection intra-plantaire dans la patte arrière d’une durée de 30 secondes. »

Impact sur les animaux

Les effets attendus sur les animaux sont une augmentation des seuils de douleur mécanique et thermique provoquée par nos modèles de douleusr chroniques. Cette augmentation ne pourra pas être compensée par une prise d’antalgique ou d’anti-inflammatoire étant donné le sujet de notre étude. Nous limiterons donc au maximum la durée de maintien de ces animaux avec le plus d’enrichissement possible afin de limiter les souffrances. Nous maintiendrons certains groupes 2 mois afin de pouvoir voir l’impact à long terme sur les comorbidités associées à la douleur telle que l’anxiété des animaux.

Devenir

Les animaux seront utilisés dans le cadre de la compréhension des mécanismes mis en jeu dans les douleurs chroniques, à ce titre les animaux subissent des procédures classées sévères. C’est pourquoi ces animaux seront mis à mort dès la fin de la procédure à laquelle ils seront rattachés afin de ne pas engendrer de stress et de souffrance au-delà de la période nécessaire à l’étude. C’est également dans cet optique de bien-être animal que la mise à mort peut intervenir en cas d’atteinte des points limites décrits précédemment. De plus la mise à mort des animaux permettra le prélèvement de tissus pour intégrées une banque de tissus permettant d’effectuer des études anatomiques, immunohistologiques et biomoléculaires dans des conditions physio-pathologiques.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas de méthode alternative permettant de remplacer l’utilisation de souris car ce projet repose sur la modification de l’expression de récepteurs dans des types cellulaires précis tout en étudiant les évolutions comportementales et fonctionnelles in vivo des circuits du système nerveux. L’étude de la douleur demandant l’étude à la fois de la composante sensoriellle (=nociception) et de la composante émotionnelle le recours au modèle animal est indispensable car ce projet demande une évaluation comportementale et aucun modèle in vitro (cellules ou tissus) ne peut reproduire les conditions des pathologies.

Réduction

L’ensemble de ce projet nécessite l’utlisation de 3168 souris mâles et femelles, réparties en 12 lignées transgéniques différentes dont l’étude sera répartie sur les 5 années du projet. Afin de limiter le nombre d’animaux, chaque animal porteur d’un génotype d’intérêt sera utilisé pour les études comportementales et/ou électrophysiologiques mais aussi pour de nombreuses approches in vitro à partir de prélèvements effectués post-mortem. Cela nous permettra de réduire au maximum le nombre de souris utilisées tout en conservant une significativité scientifique statistique (hétérogénéité interindividuelle). Ainsi, le nombre de souris utilisées dans chacun des groupes expérimentaux sera compris entre 10 et 12 animaux. Nous savons sur la base de nos travaux antérieurs sur la douleur que des groupes de 10 animaux sont suffisants pour assurer une bonne puissance statistique aussi bien pour les approches comportementales qu’histologiques mais qu’un minimum de 12 animaux sont nécessaires pour les approches électrophysiologiques in vivo et obtenir un nombre suffisant de neurones enregistrés. L’analyse de la normalité des données sera réalisée afin de choisir les tests. Les données seront analysées par analyse de variance suivie, si elle est significative, par un test post-hoc de comparaison entre groupes.

Raffinement

A chaque étape du projet, le bienêtre de nos animaux sera au cœur de nos préoccupations. Nos animaux naitront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventiles, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimenter a une forte expérience pour toutes les procédures proposes. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée.

Choix des espèces

La souris est le seul modèle pour lequel on dispose de nombreux modèles permettant de modifier le fonctionnement de gênes précis permettant des modifications spécifiques d’un type de cellule, d’une protéine, d’une région particulière de l’animal permettant d’analyser les mécanismes cellulaires jusqu’aux comportements complexes. Cela permet de créer des modèles de souris uniques permettant de répondre précisément aux questions posées. Cette grande adaptabilité n’existe que chez la souris. Le système de reproduction des souris permet d'avoir régulièrement des animaux dans un espace relativement réduit. Nous utiliserons ce modèle à l’âge adulte de 8 jusqu’à 26 semaines pour évaluer l’impact des douleurs chroniques sur un système bien développé et permettant un suivi au cours du temps

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 894
Souffrances
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▲ 894
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Devenir
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 894

Des constricteurs posés autour des carotides pour réduire peu à peu le débit sanguin du cerveau, une pompe implantée sous la peau pour élever la pression artérielle : 894 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souriceaux sont génotypés à dix jours par tatouage des phalanges, et les adultes passent cinq jours d'apprentissage d'une tâche avant une injection rétro-orbitaire de traceur et un prélèvement de liquide céphalo-rachidien. Le porteur qualifie l'hypertension et la baisse de flux sanguin qu'il provoque de pathologies "asymptomatiques", tout en listant comme complications possibles des accidents cérébro-vasculaires reconnaissables au déplacement en cercle et des infarctus cardiaques laissant l'animal prostré. Toutes sont tuées à la fin des trois procédures pour prélever leurs organes.

Objectifs

La découverte de barrières biologiques, telles que la barrière hémato-encéphalique (BHE), la barrière hémato-encéphalique (BCSFB) a montré comment le cerveau est séparé et protégé du reste du corps. La première barrière, BHE, est une structure spécialisée formée de cellules endothéliales microvasculaires cérébrales, qui tapissent les capillaires cérébraux. Cette barrière est cruciale pour maintenir le microenvironnement cérébral en contrôlant l’entrée et la sortie de diverses substances. Le plexus choroïde est une autre structure critique du système vasculaire du cerveau, responsable de la formation de la barrière hémato-céphalorachidienne (BCSFB). Le plexus choroïde est constitué d'une couche de cellules épithéliales qui tapissent les ventricules du cerveau et produisent le liquide céphalo-rachidien (LCR). Elle se retrouve à l’interface entre le liquide cérébro-spinal et le cerveau. Ces barrières sont des composants essentiels des mécanismes de protection du cerveau, assurant un environnement contrôlé pour la fonction neuronale et protégeant contre les agressions toxiques. Lorsque cette intégrité est altérée, la fonction de barrière est compromise, ce qui peut initier des problèmes de dégénérescence neuronale. On parle alors de démence vasculaire. Ainsi, il est important de comprendre les mécanismes cellulaires régulant les fonctions physiologiques de la barrière hémato-encéphalique. Ce projet utilisera des modèles murins de souris mutées génétiquement pour des cibles régulant la fonction de la barrière hémato-encéphalique. Nous analyserons l’impact de cette délétion sur la formation postnatale de ces plexus, en physiologie et en pathologie (modèle de rétinopathie induite). Chez l’adulte, nous développerons des modèles pathologiques chez la souris créant soit (1) une hypertension modérée par une diffusion continue d'un vasoconstricteur puissant soit (2) une hypoperfusion graduelle du cerveau.

Bénéfices attendus

La prévalence des maladies neurodégenératives présentant des démences vasculaires augmente constamment avec le vieillissement de la population. La combinaison de modèles murins génétiques et de modèles pathologiques permet d’accroître cette connaissance. Ce projet élucidera les mécanismes moléculaires par lesquels le gène Mcc régule les voies de signalisation Wnt dépendante dans les cellules endothéliales et maintient l'intégrité de la barrière sang-cerveaux. Comprendre ces processus est crucial pour développer des thérapies ciblées contre les troubles neurologiques impliquant un dysfonctionnement de la barrière.

Procédures

Nous analyserons le développement des plexus vasculaires chez le souriceaux chez des animaux modifiés génétiquement et nous développerons 2 modèles pathologiques chez la souris adulte afin de créer (1) un stress d’hypertension systémique (2) un stress d’hypo perfusion cérébrale. Nous analyserons les conséquences sur les troubles de comportement (en analysant la mémoire et les fonctions exécutives à l'aide de test de déplacement), et l’apparition des marqueurs de dégénérescences neuronales et vasculaires. Le modèle de développement néonatal : Nombre d’animaux : 384. Modèle d’hypertension artérielle systémique et trouble cognitif : Nombre d’animaux : 240. Les animaux auront une implantation en sous cutanée de pompe diffusant un agent hypertenseur sous anesthésie gaseuse (durée 10 min) puis 3 semaines après lils seront évalués pour chaque jour pour l’apprentissage d’une tache pendant 5 jours (durée 37,5 min répartie sur 5 jours). Puis 1 semaine après une analyse de la permeabilité cérébrale sera faite sous anesthésie avant de traceur moléculaire en retroorbitaire (1 min) et/ou le prélèvement de liquide céphalo rachidien (5 minutes) sous anesthésie gaseuse avec euthanasie des animaux. Modèle d’hypo perfusion cérébrale : Nombre d’animaux : 270. Les souris adultes (2 mois) auront une implantation de constricteurs autour des carotides sous anesthésie gazeuse (durée 10 min) puis 3 semaines après ils seront analysés chaque jour pour l’apprentissage d’une tache pendant 5 jours (durée 37,5 min répartie sur 5 jours). Puis 1 semaine après une analyse de la permeabilité cérébrale sera faite sous anesthésie avant de traceur moléculaire en retro orbitaire (1 min) et/ou le prélèvement de liquide céphalo rachidien (5 minutes) sous anesthésie gazeuse . Tous les animaux inclus ont été génotypés à 10 jours après la naissance par une méthode de tatouage sur les phalanges.

Impact sur les animaux

Le modèle post natal : nos données préliminaires montrent que la délétion précoce du gène Mcc dans le lit vasculaire n’induit pas de retard de croissance. Mais les altérations du comportement pourront apparaître entrainant un arrêt de l’expérience : immobilité, arrêt de l’allaitement, exclusion du nid par la mère. Chez l'adulte, les pathologies d'hypertension artérielle générée et de baisse de flux sanguin sont des pathologies asymptomatiques. Les complications aigûes pourront être des accidents cérébro vasculaires (l'animal montre des changements de mobilité, souvent déplacement en cercle) ou des infarctus cardiaques (animal reste prostré peu vigile). Les manifestation aigues du comportement pourront apparaître entrainant un arrêt de l’expérience. Le génotypage par tatouage induit une douleur légère de courte durée.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des 3 procédures dans le but de prélever leurs organes sur lesquels nous ferons des analyses post mortem.

Remplacement

Ce projet sera réalisé en utilisant des modèles murins qui reproduisent des lésions neuropathologiques avec atteintes des barrières vasculaires du cerveau décrites dans les maladies neurovasculaires, ainsi que les signes cliniques associés à ces maladies, comme les déficits d’apprentissage et de mémoire. L'intégrité vasculaire dépend d'interactions multiples entre différents types cellulaires. Il est encore très difficile d'appréhender in vitro les interactions entre le tissu environnant et les réseaux tridimentionnels des vaisseaux et les altérations du phénotype vasculaire sur la fonction d'un organe (notamment le cerveau). L'expérimentation in vivo en association avec l'utilisation de souris transgéniques délétées spécifiquement dans certain tissu (endothélium...) permet de différencier l'action spécifique de chaque type cellulaire dans le tissu et fournit des informations de mécanismes physiopathologiques impossible à obtenir in vitro. Le recours à un être vivant, mammifère, présentant des caractéristiques partagées avec l'homme est donc nécessaire et les rongeurs représentent un modèle de choix pour réaliser des modèles transgéniques de knockout de gènes d'intérêt. Pour réduire le nombre des animaux sacrifiés, aucune expérience déjà publiée n'est reproduite et lorsque cela est possible les études conceptuelles sont réalisées in vitro sur des cellules en culture avant d'être testé in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé à partir des expériences préliminaires qui ont permis d’identifier le nombre minimum d’animaux à utiliser par groupe pour permettre une analyse des résultats statistiquement significative. Pour réduire le nombre d'animaux, les animaux seront inclus dans plusieurs protocoles expérimentaux (tests de comportement, puis analyse de la permeabilite puis euthanasie pour analyse histologique).

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions limitant au maximum le stress et la douleur. Ils sont élevés en groupe dans des cages ventilées maintenant une atmosphère saine avec libre accès à l’eau et à la nourriture. Des jouets/ tubes en carton sont mis à disposition des animaux dans leur cage pour enrichir leur environnement, leur permettre de ronger et de se cacher. Les litières sont dépoussiérées et additionnés de cubes de coton leur permettant de construire des nids. Les opérations chirurgicales (implantation de pompe, ajout de constricteurs, injection en retro orbital de traceurs) sont réalisées sous anesthésie gazeuse et en présence d’un antalgique. Les animaux sont surveillés par la visite quotidienne du zootechnicien. En cas de problème de santé des animaux, l'expérimentateur est immédiatement alerté.

Choix des espèces

La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont le système vasculaire est très similaire à celui de l'homme. C'est actuellement la seule espèce de mammifère dont le génome peut être modifié en routine pour créer des modèles de maladies humaines. Des modèles d'hypertension artérielle et de modification du flux sanguin ont été développés et validés chez la souris, montrant leur utilité pour étudier les altérations cognitives et neuronales. Nous prévoyons d'utiliser : Des souriceaux, car la formation des nouveaux vaisseaux se produit dans les organes jusqu'à environ 4 semaines après la naissance. Des souris adultes, âgées de 6 à 8 semaines et pesant entre 24 et 29 grammes, car leur réseau vasculaire est complètement développé, notamment dans le cerveau.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 900
Souffrances
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▲ 300
▲ 600
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Devenir
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Injectés par voie intraveineuse, sous-cutanée, intratrachéale, intranasale, intravitréenne ou intra-articulaire, des rats passent jusqu'à dix acquisitions d'imagerie le premier jour, puis trois par jour pendant trois jours. 900 rats vont être utilisés, 600 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 300 un niveau léger, pour caractériser la distribution de produits en vue de leur mise sur le marché. Le porteur indique que l'injection dans le coussinet du pied peut gêner la locomotion et l'accès à l'eau, et que l'injection dans l'œil peut provoquer un glaucome ou la perte de la vision de l'œil traité. 835 rats sont tués pour prélever leurs organes, 15 sont gardés en vie pour l'entraînement du personnel et 50 sont proposés à l'adoption.

Objectifs

L’autorisation de mise sur le marché d’un produit ou d’un médicament nécessite au préalable de caractériser sa pharmacocinétique et sa pharmacodynamique. La pharmacocinétique permet d’améliorer les dosages et la posologie du produit ou du médicament. Elle permet également de déterminer les voies d’administrations optimales. La pharmacodynamique consiste quant à elle à évaluer les effets du produit sur l’organisme. Ce projet a pour objectif de caractériser la pharmacocinétique et la pharmacodynamique après administration de produits chez le rat. Les produits impliqués dans ces projets auront déjà été testés in-vivo et aucune toxicité de ces produits n’est connu (en cas contraire, les produits devront faire l’objet d’une demande d’autorisation de projet spécifique). Le recours à l’imagerie médicale (imagerie à rayons X ou imagerie optique) dans ce projet permettra de suivre au cours du temps la distribution de produits radio-opaques, rendus fluorescents ou bioluminescents. Cette méthode d’analyse présente l’avantage d’être non-invasive, nécessitant seulement une anesthésie générale. Elle permet également de suivre un même animal au cours du temps et de réduire le nombre d’animaux nécessaire. Il n’existe pas de méthode alternative à l’heure actuelle permettant de déterminer les dosages, la posologie, la voie d’administration et les effets sur l’organisme d’un produit ou d’un médicament dans un organisme vivant. Le recours à l’expérimentation animale est donc nécessaire à l’objectif de ce projet.

Bénéfices attendus

Ce projet contribuera à la mise sur le marché de nouveaux produits.

Procédures

Les animaux recevront une injection unique ou répétée (selon la voie) du produit test par voie intravasculaire (intraveineuse) ou extravasculaire (sous-cutanée, intramusculaire, intrapéritonéale, intratrachéale, intranasale, pers os, intravitréenne ou intra-articulaire) en respectant les volumes d’injections recommandés. Lors d’injections répétées, un effort sera fait pour ne pas excéder 5 injections maximum par animal. Sur animaux vigiles, les injections sont réalisées en quelques secondes (temps inférieur à 1 minute), en comptant l’anesthésie la durée est d’environ 5 minutes. Des examens micro-scanner ou d’imagerie optique pourront également être réalisés sous anesthésie générale. Un examen micro-scanner peut aller jusqu’à 20 minutes, celui de fluorescence est d’en moyenne 5 minutes, la fréquence des examens sera de : - maximum 10 acquisition par jour le premier jour puis, - maximum 3 acquisitions par jour pendant les 3 jours suivants puis, - maximum 1 acquisitions par jour jusqu’au 10ème jour puis, - maximum 3 acquisitions par semaine jusqu'au 30e jour, puis maximum 2 acquisitions par semaine jusqu’à la fin de l’étude pour la procédure n°1. Pour les examens de bioluminescence, la durée est d’en moyenne 5 minutes, les fréquences seront de : - maximum 2 acquisitions par jour les 3 premiers jours puis, - maximum 3 acquisitions par semaine jusqu’au 30e jour, puis maximum 2 acquisitions par semaine la fin de l’étude pour la procédure n°2. Une injection de luciférine sera faite avant chaque acquisition de bioluminescence. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés sur animaux anesthésiés au maximum 1 fois par semaine jusqu’à la fin de l’étude en respectant les volumes éthiques. Un prélèvement s’effectue en moyenne en 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront présenter des réactions différentes selon les produits testés et selon les voies d’administration, pouvant entrainer l’apparition de signes cliniques (risque de déshydratation et pertes de poids liées aux éventuelles anesthésies répétées, inflammation des sites d’injection). Certaines voies d’administration sont plus inconfortables que d’autres et nécessitent une prise en charge analgésique pré et post injection : sous-cutanée dans le coussinet du pied qui peut gêner la locomotion de l’animal et donc l’accès à l’eau et à la nourriture et les injections intravitréennes pouvant altérer la vision (glaucome ou perte de vision de l’œil injecté). Dans tous les cas, des mesures adaptées sont mises en place.

Devenir

Les animaux dont un prélèvement d’organe est nécessaire seront euthanasiés. Il sera possible de réaliser une quantification des produits ex vivo par organe grâce à de l’imagerie optique ex vivo ou par d’autres techniques in vitro. Les rats dont les organes ne doivent pas être prélevés pourront soit être gardés en vie et réutilisés pour la formation du personnel ou bien, être proposés à l’adoption.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale est nécessaire afin de pouvoir caractériser la pharmacocinétique et notamment la biodistribution d’un produit dans un organisme entier vivant (modélisation d’une situation clinique). Actuellement, il n’existe pas de méthode alternative permettant de modéliser de manière fiable la biodistribution d’un produit dans un organisme vivant.

Réduction

L’avantage de l’imagerie médicale est de suivre les mêmes animaux au cours du temps et donc de diminuer le nombre d’animaux utiles au projet. Afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables permettant d’étudier la biodistribution d’u produit testé, des groupes d’au moins 5 animaux seront constitués. Si nécessaire, des études pilotes pourront être réalisés sur un nombre limité d’animaux (3 par groupe minimum) afin de confirmer la visualisation d’un produit marqué en in-vivo par exemple.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 5 jours minimum sera respectée ou 7 jours si les animaux sont transportés par avion ou s’il y a un changement du cycle circadien ou si l’objectif est d’étudier l’activité enzymatique, la pression artérielle ou le rythme cardiaque. Les animaux seront hébergés en cage de manière collective durant toute la période d’acclimatation puis pendant toute la durée de l’étude (sauf dans certain cas si l'animal BKG est seul). En cas d’hébergement individuel, les cages seront organisées de manière à permettre un contact visuel et olfactif avec les animaux adjacents et un enrichissement supplémentaire sera apporté. Ce type d’hébergement présente l’avantage de mieux vérifier la prise alimentaire et l’abreuvement de chaque animal, et vérifier leur état général. Les animaux seront observés quotidiennement afin de détecter tout signe clinique anormal et ainsi prendre le plus rapidement possible, les mesures nécessaires : mesure de soutien ou la mise à mort des animaux ayant un état clinique jugé moribond. Le poids des animaux sera mesuré régulièrement et pourra être complété par un scoring des signes cliniques généraux comportement général de l’animal, réponse à la stimulation, état de son pelage, présence d’écoulement nasaux et occulaires, difficultés respiratoires) ou en lien avec la voie d’administration pour les injections dans les coussinets (inflammation, lésion, nécrose du site d’injection, difficulté dans la locomotion et le déplacement pour atteindre l’eau et la nourriture) et intravitréenne (inflammation, lésion au site d’injection, gêne à l’oeil injecté : oeil-mi-clos, fermé ou glaucome). Des examens cliniques approfondis pourront également être réalisés. Toute anomalie clinique sera rapportée au vétérinaire responsable du suivi. Les signes cliniques observés seront pris en charge (injection de fluides, analgésiques, antibiotiques, etc…) dans la mesure où les actions n’interfèrent pas avec les produits injectés (en fonction des connaissances des produits).

Choix des espèces

Le modèle rat a été choisi : - Car il s’agit d’une espèce couramment utilisée pour étudier la pharmacocinétique et pharmacodynamique en expérimentation animale et permettant de travailler sur des lots homogènes (âge et sexe fixés). - Pour leur gabarit permettant d’observer une taille d’articulation relativement grosse (par rapport à la souris) Des rats seront utilisés au stade jeune adulte (environ 6 à 8 semaines) afin de s’affranchir de la période de forte croissance de l’animal.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 3992
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 2792
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Devenir
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 3992

Des souris subissent une chirurgie qui leur installe une douleur chronique, puis trois tests de douleur de vingt minutes jusqu'à trois fois par semaine et, à partir de la huitième semaine, six tests d'anxiété et de dépression. 3 992 souris vont être utilisées, 2 792 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 200 un niveau léger, toutes tuées pour des analyses post-mortem. Le porteur écrit que la douleur et le phénotype anxio-dépressif sont "inévitables" et ne peuvent pas être soulagés, puisqu'ils sont l'objet même de l'étude. Ni les trois tests de douleur ni les six tests comportementaux ne sont nommés.

Objectifs

La douleur neuropathique est fortement associée aux troubles émotionnels et constitue la cause la plus fréquente d’invalidité affectant fortement la qualité de vie des patients. Elle représente un fardeau économique majeur sur la société, estimé à plus de 800 millions d’euros en Europe. Le taux de prévalence des troubles anxio-dépressifs est de l'ordre de 30 % chez les patients neuropathiques. Il est donc nécessaire de comprendre les mécanismes qui sous-tendent cette comorbidité. L’objectif de cette étude est de déceler les réseaux neuronaux et génétiques impliqués dans la chronicisation de la douleur et le développement des troubles d’anxiété et de dépression par une approche multidimensionnelle chez la souris.

Bénéfices attendus

A l'issue de ce projet, nous serons dans la possibilité d’identifier les réseaux neuronaux et les marqueurs moléculaires impliqués dans la chronicisation de la douleur neuropathique et le développement des troubles anxio-dépressifs. Cette avancée permettra de mieux comprendre les mécanismes sous-tendant cette comorbidité et sans doute la mise en place de stratégies thérapeutiques pour soulager et prévenir la chronicisation de la douleur neuropathique et le développement des troubles émotionnels.

Procédures

- Les animaux sont soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. - Les animaux subissent une injection unique pour administrer des composés pharmacologiques, induisant une légère douleur transitoire. - Les chirurgies se déroulent sous anesthésie générale avec une administration d’anesthésie locale et d’un anti-inflammatoire en post-chirurgie. - Les animaux subissent 3 tests évaluant la douleur de 20 minutes maximum par jour, 1à 3 fois par semaine selon les procédures. - A partir de 8 semaines post-induction de la douleur, les animaux seront évalués avec 6 tests anxio-dépressifs d'une durée de 5 à 10 min selon le test (avec 24h minimum entre chaque test). - A la fin de chaque procédure, un prélèvement de tissu est effectué pour des analyses post-mortem.

Impact sur les animaux

Nous étudions les réseaux neuronaux et génétiques impliqués dans la douleur chronique et les troubles émotionnels. La présence de la douleur et l’apparition du phénotype anxio-dépressif chez le modèle animal sont donc inévitables et ne peuvent pas être soulagées car c'est l'objet de l'étude. La douleur post-chirurgicale est aigue, transitoire et inflammatoire. Une caudectomie de moins d'1mm chez des souriceaux pour génotypage induit une douleur légère et transitoire.

Devenir

A la fin de toutes les procédures, les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem en biochimie et moléculaire

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, l’étude de la douleur et de la comorbidité anxio-dépressive nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez un animal vivant et vigile.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’information scientifique par test. Le nombre d'animaux a été déterminé pour obtenir des résultats statistiquement valides tout en se basant sur des données de la littérature, de notre expérience et de la variabilité phénotypique interindividuelle.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cohorte de 2 à 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Avant le début des procédures et sur une période de 2 semaines, les animaux sont manipulés quotidiennement par l’expérimentateur et acclimatés à l'environement où les tests se dérouleront afin de réduire l'état de stress et d'angoisse chez l'animal. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies, des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Un suivi post-chirurgical rapproché sera réalisé. Des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA de l’institut pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Ce projet sera réalisé sur le modèle animal - Souris adulte (à partir de l'âge de 8 semaines post-naissance). Il nous est indispensable de travailler sur un modèle animal, social, entier avec un système neurobiologique mature afin d’être dans les conditions les plus proches de la complexité humaine. Le modèle murin adulte présente une forte homologie structurale du cerveau avec l’Homme le rendant incontournable dans la recherche en neurosciences.

Gestion de lignées de rongeurs immudéficients

(NTS-FR-373981v1 – 13/11/2024)
  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 450000
Souffrances
▲ -
▲ 450000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450000

450 000 souris privées de système immunitaire vont être élevées dans des enceintes filtrées, chacune pouvant subir au maximum deux biopsies de l'oreille. Le niveau de souffrance déclaré est léger, et le RNT indique qu'à la fin de la procédure les animaux sont soit expédiés, soit tués. Le porteur reconnaît que l'absence de défenses immunitaires se traduit par des infections en cas de défaut du système d'hébergement, et que la biopsie provoque douleur et stress. L'effectif n'est justifié que par le "besoin de la communauté scientifique", réévalué en continu.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’élever des lignées de rongeurs modifiés génétiquement leur supprimant leur système immunitaire et donc leur capacité de se défendre face aux maladies infectieuses. Afin de les protéger contre les maladies, ces animaux seront élevés dans des systèmes d’hébergement les isolant du milieu extérieur afin que tout ce qui est en contact avec eux (air, aliment, litière) ait été filtré ou stérilisé au préalable. Ces animaux sont très importants pour la communauté scientifique notamment dans des domaines comme la cancérologie ou l’immunologie où l’absence d’un système immunitaire permet de mieux comprendre certains mécanismes ou de tester l’efficacité d’un médicament.

Bénéfices attendus

Les animaux élevés dans le cadre de ce projet seront par la suite partie prenante de projets de recherche dans des domaines comme la cancérologie ou l’immunologie afin de mieux comprendre ces maladies ou de tester l’efficacité d’un médicament.

Procédures

Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis au maximum 2 biopsies (à l’oreille), acte d’une durée maximale d’une minute. Les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées seront de phénotype dommageable mais l’expression de leur phénotype sera maîtrisée par un système d’hébergement permettant l’absence d’agent pathogène ou opportuniste.

Impact sur les animaux

Expression d’un phénotype dommageable d’absence de système immunitaire et des signes cliniques associés (infections) en cas de défaut du système d’hébergement. Douleur et stress associés à une biopsie par méthode invasive (2 biopsies maximum, oreille).

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort.

Remplacement

Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux sans système immunitaire par modification génétique. Cela permet d’étudier toutes les conséquences de cette déficience ou d’utiliser cette déficience pour étudier des phénomènes cancéreux ou autres domaines de recherche nécessitant un modèle animal sans système immunitaire. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux est dépendant du besoin de la communauté scientifique. Ces besoins sont réévalués constamment afin d’être au plus près du nombre attendu. La maîtrise d’un système d’élevage dans des hébergements protégeant du milieu extérieur par nos équipes permet également d’utiliser le moins d’animaux possibles pour répondre à ce besoin.

Raffinement

Les observations par le personnel technique permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en faisant appel au besoin au vétérinaire désigné. Si un point d’intervention est atteint, le technicien met en place un enrichissement adapté et un suivi particulier. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement non médicamenteux, ce traitement est mis en place. Dans le cas contraire, l’animal est mis à mort pour réduire toute douleur ou souffrance.

Choix des espèces

Les souris sont une des espèces pour lesquelles les manipulations génétiques permettant une absence du système immunitaire sont les plus développées, maitrisées et avec des nombreuses données scientifiques. Les animaux de ce projet seront hébergés et élevés de la naissance jusqu’à leur expédition selon les besoins des scientifiques, le phénotype d’immunodéficience étant acquis par une modification génétique et susceptible de s’exprimer tout au long de la vie de l’animal.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 2400
Souffrances
▲ -
▲ 520
▲ 1680
▲ 200
Devenir
 -
 -
 -
 2400

Six prises de sang en quarante-huit heures, des injections dans le sinus rétro-orbital sous anesthésie, jusqu'à sept injections intrapéritonéales par semaine et un traitement oral quotidien: 2 400 souris subissent ce protocole après qu'on leur a déclenché une maladie auto-immune. 200 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 1 680 un niveau modéré et 520 un niveau léger, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Le porteur décrit un grattage excessif avec apparition de plaies, une mobilité réduite ou des douleurs articulaires, l'épaisseur de l'oreille et le gonflement des pattes étant mesurés au pied à coulisse. Des cultures de cellules sont en développement pour tester ces molécules, mais il écrit qu'elles ne remplacent pas encore un "organisme entier".

Objectifs

Les traitements actuellement administrés aux patients développant des maladies auto-immunes permettent de réduire les symptômes mais ne permettent pas de guérison. Il est donc nécessaire de développer de nouveaux médicaments. Une molécule est intéressante et a déjà montré des résultats encourageants. L’efficacité thérapeutique de cette molécule est en cours d’évaluation dans plusieurs maladies auto-immunes. Afin d’optimiser son potentiel, différentes modifications ont été proposées. Ce projet a pour but de tester l’efficacité de ces nouvelles molécules dans différents modèles de souris chez lesquelles seront développées des maladies auto-immunes similaires à celles que l’on connait chez l’homme.

Bénéfices attendus

Plusieurs bénéfices peuvent découler de notre projet. Si ces nouvelles molécules permettent une diminution des symptômes dans les différentes maladies auto-immunes chez la souris, des essais cliniques chez l’homme pourront débuter. Et ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes qui participent au développement de ces maladies.

Procédures

Les injections au niveau du sinus rétro-orbital seront réalisés sous anesthésie. Tous les gestes suivants ont une durée de 30 secondes par souris. Injection des molécules par voie rétro-orbitale : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Prélèvements sanguins, la durée totale du geste est de 1 minute par souris. Ce geste sera réalisé 6 fois par souris (0min, 30min, 1h, 6h, 24h, 48h). Injection des vaccins en sous-cutanée : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Injection dans la peau de l’oreille : sur animal endormi, 1 fois par expérience. Injection intradermique : sur animal endormi, 1 fois par expérience pour les souris procédure 3 et 4 fois par expérience pour les souris en procédure 4. Injection intrapéritonéale : sur animal vigile, 1 fois par expérience. Injection par voie intrapéritonéale des traitements sur animal vigile entre 2 à 7 fois par semaine selon les traitements. Administration de traitements par voie orale : sur animal vigile, tous les jours. Mesure de l’épaisseur de l’oreille et du gonflement des pattes avec pied à coulisse, sur animal vigile, tout au long de l’expérience. Mesure de la force musculaire : sur animal vigile, 1 mesure/souris. Chaque souris sera pesée 5 à 10 fois au cours des expériences.

Impact sur les animaux

La manipulation régulière voire quotidienne des souris, en particulier lors des traitements (par voie intrapéritonéale et/ou par voie orale) peut engendrer un stress sur les animaux. Les maladies qui se développeront pourront induire soit un grattage excessif et l’apparition de plaies, soit une mobilité réduite des souris, soit des douleurs aux articulations.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Des tissus seront prélevés post-mortem pour analyse de la structure des différents organes ainsi que des cellules immunitaires défenseuses et qui modèrent le système immunitaire.

Remplacement

Afin de remplacer et de limiter l’utilisation des souris des cultures de cellules sont en développement pour tester l’efficacité des nouvelles molécules. Cependant, ces modèles ne permettent pas encore de remplacer un organisme entier. De plus, les maladies auto-immunes touchent un grand nombre d’organes et il n’existe actuellement pas de système autre qu’un animal vivant comme la souris pour analyser l’effet des nouvelles molécules testées.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, les molécules testées ont été au préalable évaluées sur des cultures en laboratoire afin d’en sélectionner un nombre réduit. Le nombre d'animaux minimal et nécessaire à chaque expérience a été évalué statistiquement avec un logiciel dédié.

Raffinement

Les souris bénéficieront dans leurs cages de bâtonnets de coton et/ou maison en carton. Enfin, pour les injections nécessitant une anesthésie, la cage sera sur un tapis chauffant pour leur réveil. La mise à mort anticipée des souris sera effectuée lorsqu’un point limite énoncé dans la grille de score relative à chaque expérience est atteint. Les injections potentiellement douloureuses seront réalisées sous anesthésie.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les expériences menées dans le domaine de l’auto-immunité car la physiologie de la souris est proche de celle de l'Homme, en particulier sur la similitude du système immunitaire à celui de l’Homme, mais également en raison de la connaissance complète du génome murin. Les souris que nous utiliserons seront âgées de 6-14 semaines afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 47400
Souffrances
▲ -
▲ 47400
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 500
 46900

Élever et sélectionner des souris privées de défenses immunitaires, pour les faire entrer ensuite dans d'autres projets, doit conduire à en utiliser jusqu'à 47 400, réparties sur 37 lignées. Le niveau de souffrance déclaré est léger, chaque animal étant tatoué aux phalanges et soumis à une biopsie de l'oreille. Le porteur affirme que l'immunodéficience "ne se déclare pas" dans ces conditions d'hébergement, et que cet élevage est "indispensable" pour obtenir les souris utilisées ensuite dans les projets de recherche. Les reproducteurs sont tués après six mois, les hétérozygotes excédentaires le sont après génotypage, une partie servant à l'entraînement du personnel aux gestes techniques ou à des mises au point hors protocole, et 500 animaux sont réutilisés.

Objectifs

L'immunité innée est l'ensemble des mécanismes de première ligne qui permet de se défendre contre les infections. Pourtant, nous comprenons encore mal l'immunité innée dans les infections, les maladies autoinflammatoires (dans lesquelles le système immunitaire innée attaque l'organisme humain) et des maladies complexes dans lequel cette immunité innée peut jouer un rôle (par exemple le diabète). L'étude de l'immunité innée dans les modèles murins nécessite de générer diverses souris qui sont immunodéficientes (et donc plus sensibles aux infections). L'objectif de ce projet est de générer ces animaux qui seront ensuite utilisés dans des projets de recherche portant sur l'immunité innée dans les maladies à composante inflammatoire et les infections bactériennes. Ce projet ne concerne que la gestion (élevage, reproduction et sélection) des différentes lignées de souris, l'ensemble des projets expérimentaux menés sur ces animaux est validé en parallèle. Ce projet couvre la production d'animaux à phénotype dommageable de 37 lignées et nécessite l'utilisation de 47400 souris au maximum.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra à court terme de générer les animaux qui rentreront ensuite dans différents projets de recherche ayant pour objectifs de mieux comprendre les voies de l'immunité innée dans les maladies à composante inflammatoire et dans les infections bactériennes. A moyen terme, cela pourrait déboucher sur de nouveaux traitements.

Procédures

Les souris seront tatouées au niveau des phalanges et soumises à une biopsie sur l'oreille. Une seule intervention de chaque type d'une durée de moins de 5 secondes sera réalisée par animal.

Impact sur les animaux

Les souris ont un phénotype dommageable (immunodéficience) mais qui ne se déclarera pas dans les conditions d'hébergement et de reproduction décrites.

Devenir

Les reproducteurs seront mis à mort à la fin de la période de reproduction (6 mois de reproduction). Les animaux de géntoype non pertinents (hétérozygotes) seront mis à mort suite au génotypage à l'exception des animaux qui seront prélevés pour renouveler l'élevage tous les 6 mois. Les animaux hétérozygotes seront très largement excédentaires par rapport aux animaux KO et WT et n'étant pas d'un génotype intéressant ne pourront pas être réutilisés. Les animaux de géntoype pertinents (sauvage ou muté) seront réutilisés dans les protocoles validés par le ministère sur ces lignées. Certains des animaux de génotype non désiré (la plupart des hétérozygotes) sont utilisés pour l'entraînement des utilisateurs aux gestes techniques sur animaux (dans le cadre d'une DAP portée par notre animalerie et validée par le ministère). Certains animaux de génotype non désiré sont utilisés hors protocole pour des prélèvements post-mortem permettant la mise au point et l'optimisation des expériences (par exemple, mise au point des immuno-marquages multiparamétriques sur des suspensions cellulaires de rate).

Remplacement

L'élevage de ces souris est indispensable pour générer les souris qui seront utilisées dans les projets de recherche.

Réduction

Des calculs d'effectifs ont permis d'établir le nombre minimal d'animaux à phénotype dommageable par lignée nécessaire pour permettre de réaliser les différents projets de cette thématique. La dimension de l'élevage sera dynamiquement évaluée pour prendre en compte l'objectif de réduction et s'adapter aux besoins des projets (notamment une réduction de l'élevage dans les phases de diminution des besoins des projets).

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cagées à portoirs ventilés et manipulés par un personel expérimenté en conditions stériles. Le phénotype dommageable (immunodéficience) ne se déclare pas lorsque les souris sont élevées dans ces conditions. Le phénotype dommageable (immunodéficience) ne se déclare pas lorsque les souris sont élevées dans ces conditions. La plupart de ces souris est hébergée dans notre animalerie depuis plus de 5 ans avec une observation quotidienne, nous avons donc le recul nécessaire pour affirmer que le phénotype d'immunodéficience sur les gènes de l'immunité innée considérés n'est pas dommageable en condition d'élevage classiques (c'est à dire sans pathogènes) mais requiert des conditions d'infections controlées pour s'exprimer expérimentalement.

Choix des espèces

Du fait de leur similarité avec l'homme en terme de génétique, d'anatomie et de physiologie, la souris représente un modèle expérimental privilégié pour l'étude des réponses immunitaires et des réponses inflammatoires observées lors des maladies à composantes inflammatoires et des infections bactériennes. Des souris âgées de plus de 6 semaines et de moins de 12 mois seront utilisées pour la reproduction du fait de leur maturité sexuelle et avant la décroissance de la fertilité.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 3300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3300

Comprendre pourquoi les cancers du sein hormonodépendants résistent aux anti-œstrogènes passe ici par des souris génétiquement modifiées que l'on fait allaiter pour déclencher un oncogène. 3 300 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles développent des tumeurs mammaires en vieillissant, subissent une ablation des ovaires de vingt minutes, la pose puis le retrait d'un implant sous-cutané, ou jusqu'à seize injections en huit semaines. L'effectif se déduit d'un empilement de conditions, 420 souris pour suivre la cinétique tumorale et 2 880 pour croiser six traitements, deux génotypes et quatre points de prélèvement.

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez la femme dans le monde. Ce cancer se caractérise par une forte hétérogénéité. En effet, il possède de nombreux sous-types moléculaires dont le sous type luminal (sous type le plus récurrent) caractérisé par l’expression du récepteur aux estrogènes et le récepteur aux progestérones. Ce dernier est traité par hormonothérapie à l’aide d’anti-œstrogènes. Cependant il existe peu de modèles murins de cancer du sein qui récapitulent ce sous type moléculaire. Ainsi nous avons créé un modèle qui se base sur l’expression d’un oncogène spécifiquement dans les glandes mammaires après la lactation. Cet oncogène est le plus fréquemment altéré dans les cancers. Ce modèle nous permet d’étudier les résistances aux traitements anti œstrogènes car en effet malgré l’efficacité de ce traitement, les patients développent des résistances à ce traitement au cours du temps. L’objectif est donc de caractériser ce modèle pour trouver de potentielles autres cibles thérapeutiques et étudier l’effet des anti-œstrogènes sur la progression tumorale afin de mieux comprendre les résistances à ce traitement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'effectuer l'analyse des nouvelles cibles thérapeutiques sur un modèle du cancer du sein hormonaux dépendants et d’étudier les mécanismes de résistance des traitements anti oestrogéniques.

Procédures

Nous utiliserons des souris génétiquement modifiées dont les mutations seront induites expérimentalement par la lactation. Ainsi nos souris seront mises en accouplement puis seront laissées en vieillissement où elles développeront des cancers du sein. Pour étudier l’impact du traitement anti oestrogénique dans notre modèle, les animaux recevront également un traitement anti-oestrogénique en sous cutanée jusqu'à 2 fois par semaines pendant 8 semaines (3 minutes pour chaque injection soit 3*2*8 = 48minutes) ou par un implant sous cutanée jusqu'à 90 jours (10 minutes pour l'insertion et 10 minutes pour le retrait de l'implant) et une ablation des ovaires (20 minutes). L'ablation des ovaires et la mise en place de l'implant sera réalisée en même temps sous sédation totale.

Impact sur les animaux

La mutation du gène oncogène induit la croissance tumorale dans les glandes mammaires de l’animal. Les injections par voie sous cutanée induisent une douleur de classe légère. Les implants ont été déjà utilisé dans de nombreuses publications chez la souris sans observation d'effets secondaires et la castration est réalisée en routine au laboratoire ce qui se rapporche de l'ovariectomie et ne pose pas de problèmes de majeur. Ces procédures seront réalisées par des personnes agrémentées et aguerries. Les effets secondaires post chirurgicaux sont principalement des douleurs mineures facilement prévenues par une antalgie post-opératoire systématique. Une infection post-opératoire peut survenir dans de très rares cas. En cas de mauvaise ligature des artères, une hémorragie peut avoir lieu. Cette complication est très rare et facilement visible du fait du gonflement important de la zone et d'effets secondaires généraux sur l'animal. Une réouverture des points est également possible en cas d'arrachement des points par la souris.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure. Notre but est de mener des analyses sur plusieurs tissus (tumeurs et organes distants) prélevés après la mise à mort de chaque animal.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire récapitule la cinétique, la complexité cellulaire et l’hétérogénéité impliquées dans la formation de tumeurs. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre ce phénomène et identifier d'éventuelles cibles thérapeutiques.

Réduction

Plusieurs types d’analyses seront menées. Afin d'avoir un nombre suffisant d'animaux pour effectuer des analyses statistiques, nous aurons besoin de : -10 souris par groupe pour les analyses moléculaires. -10 souris par groupe pour les études histologiques . - 10 souris par groupe pour les analyses des populations cellulaires. Ainsi, 30 souris seront utilisées pour chaque groupe, chaque traitement et chaque temps étudié. Pour étudier l'évolution des tumeurs mammaires dans notre modèle, nous aurons besoin de 420 souris : 2 génotypes ( avec ou sans tumeurs), 7 points de cinétique (7 phases différentes de la tumeur); et pour l'analyse des traitements anti oestrogéniques dans notre modèle murin, nous aurons besoin de 2880 souris : 2 génotypes( avec ou sans tumeurs), 6 traitements (différents types d'anti-oesotrègéniques et leur contrôles) , 2 point de cinétique du début du traitement (avant et au moment de l'apparition des tumeurs) et 2 points de cinétique de sacrifice post traitement (court terme et long terme) et 2 chirurgies (avec ou sans ovariectomie).

Raffinement

Durant la durée de l'étude, les souris seront hébergées en groupes sociaux dans des cages agrémentées disposant d’un enrichissement adapté (carrés de coton pour la fabrication des nids ainsi que des tunnels ou maisonnette et des bâtons de bois à ronger). Après injection en sous cutanée, une attention particulière sera accordée au niveau de la zone d’injection pour éliminer tout risque d’infection (rougeur ou présence de pus au site d’injection). On procèdera à l'anesthésie gazeuse des souris, et après l'induction, une analgésie en injection intrapéritonéale sera faite. En post-opératoire, un anti inflammatoire systématique par injection sous cutanée sera faite. Une attention particulière sera accordée au niveau de la zone d'incision avec surveillance des points de suture, palpation abdominale et inspection à la recherche de signe d'infection locale. En cas de signe de douleur, de l'analgésie supplémentaire sera administrée jusqu'à 3 fois par jour. Si un point limite est atteint, l'animal sera mis à mort. Pour le bien-être social des animaux, les groupes seront respectés et les animaux seront remis en cage avec leurs partenaires préalables. Aucun animal ne sera laissé isolé dans sa cage. Par ailleurs, les animaux ovariectomisés et les animaux sham seront séparés: une cage sham versus une cage ovariectomisé par exemple pour éviter tout risque de domination. En cas de signe de douleur (dos voute, un pelage hérissé ou inactivité après stimulation, l'animal sera retiré de l'étude et pourra bénéficier de soins après l'avis du vétérinaire. Dans le cas d’induction de tumeurs l'inconfort sera évalué en fonction du niveau de douleur observé (score de 0 à 3) et sera géré si besoin en prenant les mesures appropriées. Spécifiquement, si posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif (score 2), l’animal sera retiré de l'étude et mis à mort. Les animaux seront pesés 2 fois par semaine dès l’apparition de tumeurs afin de suivre son évolution. Si une perte de poids supérieure à 20% est observée sur une période d’une semaine l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Ce modèle récapitule de manière fidèle le cancer du sein hormono-dépendant chez la femme qui est un sous type très fréquent de cancer du sein chez la femme. Etant donné que le but de l'étude est d'évaluer l'impact du traitement anti-oestrogénique sur ces tumeurs, nous allons étudier l'effet systémique de ces traitements sur la souris femelle ce qui est impossible en utilisant les systèmes in vitro.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 208
Souffrances
▲ -
▲ 208
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 208

Le bout de la queue est coupé chaque semaine pour prélever du sang, environ vingt fois sur cinq mois, chez 208 rats. Ils vont tous être tués pour prélever les tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. 192 d'entre eux reçoivent trois injections par semaine pendant quatre semaines d'un inhibiteur candidat contre le diabète de type 2, et 48 subissent un test métabolique de deux heures avec cinq prises de sang supplémentaires. Le porteur retient un rat rendu obèse par un régime riche en graisse et un rat GK spontanément diabétique, qu'il présente comme proches de la maladie humaine, l'inconfort lié à l'obésité étant qualifié de léger.

Objectifs

Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par un taux de glucose élevé dans le sang du à une diminution du nombre de cellules qui sécrètent l'insuline (les cellules bêta du pancréas) et à une diminution de l'action de l'insuline sur ses tissus cibles (foie, tissus adipeux et muscle). La prolifération des cellules bêta du pancréas est modulée par une enzyme et les inhibiteurs de cette enzyme se présentent comme des candidats médicament prometteurs pour le traitement du diabète. Ce projet se situe dans la continuité des travaux en cours dans notre équipe sur un nouvel inhibiteur sélectif. Nos résultats de cette première étude montrent que le traitement à l'inhibiteur entraine une augmentation de la prolifération et donc du nombre de cellules bêta et une réduction des taux de glucose sanguin chez le rat diabétique. Nous proposons à présent d'étudier les effets de cet inhibiteur sur les tissus cibles de l'insuline afin d'établir si le traitement améliore l'action de l'insuline. Nous analyserons les effets de l'inhibiteur dans deux modèles : un modèle de diabète de type 2 spontané, le rat GK (Goto-Kakizaki), caractérisé par une légère diminution de la sensibilité à l'insuline sans obésité associée, et un modèle d'obésité avec une réduction importante de la sensibilité à l'insuline induit par un régime riche en graisse (HFD, High Fat Diet). Ces différents modèles sont nécessaires en raison de leur complémentarité (diminution de la sensibilité à l'insuline, obésité ...) pour disséquer au mieux les effets de l'inhibiteur sur ces maladies métaboliques présentes chez l'humain. De plus, cette étude sera effectuée à la fois chez le mâle et la femelle car il est important de déterminer si le traitement pharmacologique à l'inhibiteur peut améliorer l'action de l'insuline sur ses tissus cibles dans les deux sexes. Nous utiliserons le rat sain Wistar (mâle et femelle) comme contrôle de ces deux modèles.

Bénéfices attendus

Le bénéfice majeur de cette étude sera d'identifier l'inhibiteur de DYRK1A comme candidat potentiel pour une pharmacothérapie ciblée chez les patients diabétiques de type 2. Les résultats positifs de notre projet en cours sur la croissance des cellules bêta pancréatiques implémentés par cette nouvelle étude sur la résistance à l'insuline nous permettront de proposer une stratégie thérapeutique "curative" plus complète, capable de limiter la progression du diabète grâce à la restauration d'une masse cellulaire bêta fonctionnelle et une amélioration de la sensibilité à l'insuline de ces tissus cibles chez le patient diabétique de type 2.

Procédures

Tous les animaux (208 rats) subiront plusieurs prélevements d'un très petit volume sanguin pour mesurer leur glycémie 1 fois par semaine pendant toute la durée du projet (environ 20 prélèvements sur 5 mois). Ce prélèvement dure quelques secondes et engendre une douleur légère. 144 animaux subiront 2 prélèvements de sang pour les dosages d'insuline: - un prélèvement avant et un prélèvement à la fin du regime. Ce prélèvement dure moins d'une minute. 192 animaux subiront des injections répétées de traitement pouvant engendrer une douleur légère (3 injections par semaine pendant 4 semaines). Durant les tests métaboliques d'une durée de 2 heures, 48 rats subiront une injection et 5 prélevements d'un petit volume sanguin pour le dosage de l'insuline plasmatique et la mesure de glycémie (prélèvement de la durée de moins d'une minute).

Impact sur les animaux

Contrairement aux inhibiteurs "classiques" qui provoquent bradycardie et tachycardie, la nouvelle génération d'inhibiteur utilisée dans ce projet, n'induit pas de toxicité ni de neurotoxicicté du fait qu'il ne traverse pas la barrière hématoencéphalique. Les légers effets indésirables pour l'animal seront liés à la piqure lors de l'injection du traitement mais également à la piqure lors de l'injection du glucose et de l'insuline pendant les tests métaboliques, ainsi qu'a la coupe de l'extrémité de la queue lors des prélèvements de sang. De plus, l'obésité générée par le régime riche en graisse peut induire un léger inconfort pour les animaux. L'étude sur la signalisation de l'insuline n'entraine pas de nuisance car les prélèvements sont effectués post mortem.

Devenir

A l'issue de la procédure tous les animaux seront mis à mort pour permettre les prélèvements des tissus d’intérêt.

Remplacement

Cette étude sur la signalisation insulinique nécessite de travailler sur un organisme vivant dans son intégralité. Des approches in vitro, notamment sur des lignées de cellules immortalisées, ou ex vivo, sur des îlots de Langerhans isolés permettent uniquement de mettre en évidence des mécanismes spécifiques, mais pas d’étudier la réponse physiologique globale de l’organisme aux traitements. Ainsi pour atteindre notre objectif spécifique, l’utilisation d’animaux vivants est indispensable. Le choix du rat Wistar HFD et du rat diabétique GK pour cette étude réside dans le fait qu'ils présentent de grandes similitudes dans leur physiologie et leur physiopathologie avec la maladie chez l'humain.

Réduction

La stratégie expérimentale visera à étudier l’implication de DYRK1A sur les voies de signalisation de l'insuline. Dans ce sens nous constituerons des groupes expérimentaux comportant un nombre d'animaux réduit au maximum, mais permettant de prendre en compte la variabilité individuelle de la réponse à l’inhibiteur et de valider statistiquement les différences détectées entre les groupes. En référence à nos études précédentes et en accord avec les tests statistiques, nous utiliserons des groupes de 8 animaux. L'impact environnemental de cette étude n'est pas source d'angoisse et de souffrance particulière.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe de deux par cage pour respecter leur comportement social naturel. Les animaux diabétique auront une litière adaptée et renouvelée 2 fois par semaine pour éviter l'inconfort des animaux. Les biberons seront renouvelés 3 fois par semaine. Les cages comprendont des batonnets de bois afin que les animaux puissent satisfaire leur besoin naturel de rongueur. Les rats seront surveillés quotidiennement afin de détecter des signes de souffrance portant sur l'apparence physique, le comportement et les modifications de poids selon un grille de score établie préalablement avec l'utilisation de points limites et de critères d'arrêt de souffrance adaptés.

Choix des espèces

Nous développerons notre projet en utilisant le rats Wistar et le modèle de rat Goto Kakizaki (GK). Le modèle Wistar est connu depuis longtemps pour être un bon modèle d’étude de l’obésité et des comorbidités associées telles que le diabète. Le modèle des rats GK est dérivé du rat Wistar et présente spontanément un diabète de type 2 au stade adulte. Les animaux non vertébrés n'ont pas de pancréas organisé comme l'humain et les rongeurs. De ce fait, le choix du rat pour cette étude réside dans les grande similitudes que cette espèces présente dans sa physiologie et physiopathologie avec celle de l'humain. La génération de notre modèle nécessite l'utilisation de jeunes rats âgés de 6 semaines. Le développement de l'obésité et de la résistance à l'insuline chez ces rats nécessite au moins trois mois. De ce fait, le traitement pharmacologique ne pourra débuter que vers l'age de 4-5 mois. Les tests métaboliques et le test de signalisation insulinique seront effectués après 4 semaines de traitement pharmacologique, et donc les rats seront âgés entre 5 et 6 mois.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 3552
Souffrances
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Devenir
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3 552 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un carcinogène par injection puis trois cycles d'une molécule dans l'eau de boisson pour déclencher des tumeurs de l'intestin et du colon, six injections d'anticorps, un gavage de glucose suivi de cinq prises de sang en deux heures, et pour une partie d'entre elles seize semaines de régime gras. Le porteur écrit que la compréhension de ces mécanismes "pourrait conduire" à de nouvelles approches thérapeutiques, alors que les tumeurs poussent sans pouvoir être mesurées du vivant de l'animal. Une perte de plus de 20 % du poids initial déclenche la mise à mort, et le volume des tumeurs n'est mesuré qu'après.

Objectifs

La lutte contre les cancers gastro-intestinaux est un enjeu majeur de santé publique. Malgré certaines améliorations en matière de dépistage et thérapie, l'incidence, la prévalence et la mortalité des cancers du colon restent élevées dans les pays développés. En particulier, le pronostic des patients atteints de cancer colorectal (CCR) métastatique reste mauvais, avec un taux de survie de 10 pourcents à 5 ans, en raison de l'inefficacité des traitements actuels. Il est donc urgent de développer des traitements plus efficaces pour les patients atteints de cette maladie. Dans le CCR, un rôle clé des réponses immunitaires a été démontré dans la croissance de la tumeur et ce rôle est notamment influencée par les macrophages, des cellules immunitaires innées. Ce projet propose de s’appuyer sur l’étude de tumeurs colorectales murines afin (1) de caractériser les différentes populations de macrophages présentes dans la tumeur et en périphérie, (2) de déterminer le rôle fonctionnel de ces macrophages dans la réponse anti-tumorale et (3) d’étudier l’impact de différents traitements et conditions sur cette réponse. Notamment, nous nous intéresserons à l’influence de l’obésité (induite à l’aide de régimes alimentaires spéciaux) et l’influence d'un traitement sur la réponse innée dans le CCR. L’obésité est connue comme étant un facteur de risque de développement du CCR et reprogramme les macrophages intestinaux vers un phénotype pro-tumoral. Nous chercherons donc à caractériser l’impact de l’obésité sur l’efficacité d'un traitement via l’action des macrophages. Ce projet permettra d’apporter de nouvelles connaissances sur l’implication des cellules myéloïdes dans les cancers primaires de l’intestin pour ainsi contribuer à long terme à améliorer la prise en charge et/ou le diagnostic des patients en clinique.

Bénéfices attendus

En 2023, en France métropolitaine, l'incidence du cancer colorectal était de plus de 47 000 nouveaux cas par an. Même si la mortalité (taux standardisé) par cancer colorectal est en baisse depuis les années 1990, celui-ci demeure la deuxième cause de décès par cancer tous sexes confondus. Nous proposons ici de caractériser au niveau moléculaire et cellulaire le mécanisme de surveillance immunitaire des cellules myéloïdes dans un modèle tumoral de cancer colorectal ainsi que de déterminer l’influence de l'obésité et d'un traitement sur cette réponse immunitaire innée. Ainsi, nous obtiendrons une compréhension intégrée du système immunitaire intestinal et colonique dans des conditions normales et pathologiques. La compréhension des mécanismes qui régulent les premières phases de l'immunité innée lors de la progression tumorale pourrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques pour prévenir ou améliorer l'espérance de vie des patients.

Procédures

Les souris seront soumises à : 1. un régime alimentaire riche en gras (animal vigil, tous les jours pendant 16 semaines), 2. un traitement pour induire des tumeurs intestinales et colorectales consistant en une injection intra-péritonéale (une fois par animal vigil, durée de quelques secondes) suivi de 3 cycles d’une semaine d’administration de traitement dans l’eau de boisson (chaque cycle est suivi d'au moins une semaine de repos sans traitement), 3. des traitements par injection d’anticorps en intra-péritonéal (6 fois par animal vigil, durée de quelques secondes), 4. un gavage oral de glucose (une fois par animal vigil, durée de quelques secondes) accompagné de prélèvements sanguins sur animal vigil (5 petits prélèvements successifs sur une période de 2 heures, durée de quelques secondes par prélèvement) afin d’évaluer la capacité à réguler la glycémie après 4 semaines de régime gras, 5. des injections intrapéritonéales de molécule permettant l’induction des modèles génétiquement modifiés (animal vigil, durée de quelques secondes par injection, 2-3 injections par semaine pendant un maximum de 16 semaines), 6. un gavage oral d'un agent permettant l’induction des modèles génétiquement modifiés (5 fois par animal vigil, durée de quelques secondes), 7. une euthanasie par une méthode réglementaire (durée de quelques secondes). Tous les prélèvements tissulaires se feront suite à l’euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Notre projet propose d’étudier les cellules myéloïdes infiltrant la tumeur et nécessite donc d’induire le développement de tumeurs chez les souris via des modèles induits chimiquement (par deux molécules de traitement) ou via l’utilisation du modèle murin génétique. La première molécule est un carcinogène connu et son administration promeut le développement de tumeurs. L’administration de la seconde molécule peut lui entraîner une perte de poids. La localisation des tumeurs pourrait impacter la mobilité des animaux, leur alimentation, leur pelage et leur comportement. Dans le phénotype du modèle murin génétique, les effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont majoritairement liés à l'apparition spontanée de tumeurs intestinales. Les animaux vont alors subir le développement d'une ou plusieurs tumeurs pouvant amener à la dégradation de la condition physique, du stress, des douleurs. Les injections de molécules par voie intra-péritonéale pourront induire une douleur de courte durée aux animaux. Les gavages pourront induire une irritation de courte durée de l'œsophage. Les manipulations des animaux pourront également induire un stress de courte durée. Par ailleurs, dans le cadre de ce projet, certaines souris seront soumises à un régime enrichi en graisses. Ce régime entraîne une prise de poids qui sera étroitement surveillée tout au long de l’étude pouvant altérer la mobilité. Pour les explorations métaboliques, certaines procédures telles que la mise à jeun des animaux pendant quelques heures, le gavage de glucose et les prélèvements sanguins peuvent entraîner des périodes de stress et d’inconfort temporaires pour les animaux.

Devenir

Afin de répondre aux questions et enjeux scientifiques soulevés au cours de notre projet expérimental, des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et impliquent donc l'euthanasie de l'ensemble des animaux.

Remplacement

Actuellement, il n’existe pas de substitut non animal capable de reproduire avec précision les mécanismes complexes impliqués dans la genèse du cancer colorectal (CCR) et les réponses immunitaires associées. Parmi les différentes espèces, la souris s’avère être la plus appropriée pour étudier cette pathologie. De plus, l’utilisation du modèle murin est nécessaire pour explorer la pathologie au sein d’un organisme complet, ce qui ne peut être fidèlement reproduit en se basant uniquement sur des cultures de cellules isolées.

Réduction

En prenant en considération les publications antérieures, notre expérience dans le domaine et en utilisant une méthodologie de calcul de la taille des échantillons basée sur un test de puissance, notre estimation est de 12 souris par groupe. Le nombre de souris nécessaires à l’expérimentation a été déterminé en tenant compte d’une réduction maximale du nombre d’individus tout en garantissant une significativité statistique des résultats. Lorsque cela sera possible et afin de limiter le nombre total de souris utilisées, nous essaierons de mettre en commun des souris contrôles pour l’étude de différents modèles murins. Le nombre total d’animaux prévu est de 3552 souris.

Raffinement

Le bien-être animal sera une priorité constante tout au long du projet afin de minimiser la douleur et le stress. Les animaux seront hébergés dans des cages ventilées et de taille réglementaire contenant des éléments d’enrichissement (lanières de papier kraft et bâton en bois). La température et l’hygrométrie seront contrôlées et monitorées, le cycle jour-nuit sera réglé de manière automatique. Le change de la litière et de la nourriture se fera une fois par semaine minimum. Une période d’acclimatation d’une semaine précédera les expérimentations. L’accès à l’eau et à la nourriture sera mis à disposition ad libitum. Une vérification visuelle quotidienne de l’état général des souris est effectuée par le personnel animalier. Tout signe d’inconfort, de détresse ou de comportement anormal (agressivité subite, inactivité, vocalisation, mutilation, isolement, diminution de l’appétit) ainsi que toute modification physique (pelage ébouriffé, dos courbé, perte excessive de poils) sera étroitement surveillée et entraînera un isolement si nécessaire. Les critères absolus d’inconfort (état de choc, léthargie, inconscience, immobilité, forte hypothermie, difficultés respiratoires), qui ne sont pas censés être déclenchés par la procédure utilisée, mèneront à l’euthanasie immédiate de l’animal conformément aux directives éthiques. Une grille de suivi sera mise en place avec une pesée hebdomadaire des animaux et deux pesées lors de chaque de cycle de traitement. Une perte de poids de plus de 20 pourcents du poids initial à l’initiation du traitement des animaux sera considérée comme point limite. Dans le cadre de la tumorigenèse intestinale, la tumeur ne pourra pas être mesurée au cours de l’expérimentation mais le volume tumoral sera mesuré après l'euthanasie afin de contrôler la pousse tumorale.

Choix des espèces

L'objectif de ce projet est d'explorer le rôle des macrophages dans la pathogénèse et l’évolution du cancer colorectal (CCR) ainsi que d’identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents. La souris a été sélectionnée comme modèle expérimental en raison de sa capacité à reproduire de manière précise les mécanismes impliqués dans le développement du CCR. Plus particulièrement, elle est capable d’intégrer les réponses immunitaires observées chez les êtres humains. En outre, la souris est un modèle bien établi pour l’étude du CCR et permet également d’utiliser un certain nombre de lignées transgéniques générées au préalable. Nous utiliserons des animaux âgés de 8 à 12 semaines à leur entrée dans les procédures. Nos études requièrent que les animaux aient un métabolisme et un système immunitaire matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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 160

Mesurer si des lymphocytes régulateurs atténuent la douleur passe ici par la stimulation répétée des pattes de souris au chaud, au froid et à la pression. 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Cinq tests comportementaux sont menés à une heure d'intervalle, avant puis sept jours après l'administration de tamoxifène par injections quotidiennes ou par gavage, avec contention de quelques secondes pour le test d'immersion de la patte. Le retrait de la patte est décrit comme le signe d'une douleur modérée, et les animaux sont tués pour prélever leur cerveau et leurs nerfs, d'autres organes étant stockés pour des études ultérieures.

Objectifs

Il a récemment été montré que les lymphocytes T régulateurs (ou Treg) étaient impliqués dans la modulation de la douleur en particulier inflammatoire, sans pour autant en décrire complètement le mécanisme. Or il a également été montré que ces Treg expriment le gène de production de la pro-enképhaline (Penk). Cette molécule étant un précurseur du peptide opioïde, l’enképhaline, l’effet antinociceptif médié par les Treg pourrait donc provenir de cette voie opioïdergique. Ainsi l’objectif du projet est de tester différentes modalités douloureuses (chaud, froid, mécanique) ou non douloureuses (touché et proprioception) chez la souris exprimant ou non la pro-enképhaline dans les lymphocytes T régulateurs. Cela permettra ainsi de démontrer un potentiel effet antalgique directement médié par les lymphocytes Treg et donc le système immunitaire.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le potentiel effet antalgique des lymphocytes T régulateurs via la voie des pro-enképhalines. A moyen terme, ces manipulations permettront de comprendre si cela est modifié dans différentes pathologies ce qui pourrait expliquer certains types de douleur. Enfin cela permettrait à long terme, si les résultats sont concluants, de développer de nouvelles stratégies pour réactiver cette voie opioïdergique médié par le système immunitaire afin que les patients puissent ne pas développer de douleur chronique.

Procédures

Une mesure de la sensibilité nociceptive et non nociceptive cutanée au niveau de la patte (mécanique et thermique) sera faite chez tous les animaux, après une période d'acclimatation de 7 jours. 5 tests comportementaux seront réalisés avec un intervalle d’au moins une heure entre les tests. Ces stimulations durent au maximum 3 secondes pour les mécaniques et 20 secondes pour les thermiques. Ces tests comportementaux seront réalisés pendant une journée avant, puis 7 jours après, injection de tamoxifen. Administration de tamoxifen : 5 injections intrapéritonéales avec 1 injection par jour ou administration unique par gavage oral. A la fin des tests comportementaux, tous les animaux seront euthanasiés et perfusés et leurs tissus nerveux périphérique et central sera collecté pour analyse histologique et électrophysiologique.

Impact sur les animaux

Les stimulations mécaniques et thermique induisent un retrait de la patte signe d’une douleur modérée. L’animal peut échapper à cette stimulation puisqu’il n’est pas en contention à l’exception du test d’immersion de la patte où la contention est très temporaire (quelques secondes). La piqure d'aiguille ou le gavage pour l’injection de tamoxifen entraîne une douleur légère de courte durée.

Devenir

La procédure ne permet pas de réutiliser les animaux. En effet, elle se termine par des études immunohistochimiques qui nécessitent de prélever le cerveau ainsi que d'autres organes pouvant servir à d'autres études : les animaux seront donc mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. En effet il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique simultanément. Cette étude ne peut se faire que chez des souris permettant de supprimer génétiquement l'expression de la Penk spécifiquement dans les Treg.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au maximum. Dix animaux par groupe est le nombre d'animaux nécessaire pour permettre de mettre en évidence une différence statistique entre eux. Par ailleurs pour rendre compte des mécanismes (quantité de Treg sexe-dépendant) sans doute différents chez l'homme et la femme (hormones différentes), nous avons besoin de réaliser l'étude à la fois chez les mâles et les femelles. Une fois les animaux euthanasiés, un maximum d'organes sera prélevé et stocké afin d'être utilisés pour ce projet ou pour d'autres études. Cela évitera d'euthanasier de nouveaux animaux pour ces autres études.

Raffinement

Les animaux seront reproduits au sein de notre animalerie. Dans ce but, le laboratoire est titulaire d'un agrément d'utilisation d'organismes génétiquement modifiés en milieu confiné à des fins de recherche, de développement et d'enseignement. Les animaux sont stabulés dans des cages individuelles contenant un groupe de males ou de femelles et situés dans des portoirs ventilés, thermorégulés avec hygrométrie contrôlée ; accès à la nourriture et à l’eau ad libitum ; changement de litière gégulier. Nous utiliserons une pièce réservée pour la stabulation de souris transgéniques avec un cycle de lumière inversé. Les animaux seront hébergés en milieu enrichi (social et environnemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress. Les cages seront enrichies au minimum à l'aide coton et de tunnels. L'enrichissement pourra être supplémenté par des plateformes ou des roues d'exercice si des comportements agressifs sont observés. Les tests comportementaux à la douleur seront réduits au minimum (fréquence et intensité des tests) et réalisés selon des protocoles expérimentaux établis et acceptés par la communauté scientifique de la Recherche sur la douleur. Les expérimentations seront réalisées au sein du laboratoire ayant une expérience reconnu dans les approches décrites dans ce projet. Aucun des procédures décrites dans ce projet n'induit de déficit locomoteur sévère pouvant influer sur les besoins physiologiques de l'animal. Les animaux seront suivis quotidiennement par les membres utilisateurs du projet.

Choix des espèces

La souche C57BL6 est couramment utilisée au sein du laboratoire depuis de nombreuses années et dans les études précédentes sur le sujet dans d’autres laboratoires. C’est par ailleurs un des modèles les plus utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Le choix de développer ce modèle chez la souris permettra d'utiliser des animaux génétiquement modifiés pour des cibles impliqués dans le projet, ce qui peut être plus difficilement réalisé chez une autre espèce. Les animaux seront âgés de 8-10 semaines afin que les souris soient considérées comme adultes et ayant atteint leur maturité cérébrale et un système sensoriel et locomoteur mature, en cohérence avec les données rapportées dans nos précédentes publications et d’une manière générale dans la littérature chez la souris dans ce domaine des neurosciences.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 197
Souffrances
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▲ 197
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Devenir
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 197

Opérées du cerveau pendant quatre heures au plus pour une injection, et pour 110 d'entre elles l'implantation de dispositifs d'enregistrement et de stimulation, des souris sont ensuite tuées sous anesthésie au cours d'une seconde chirurgie, sans réveil. 197 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour vérifier la position des implants et analyser leur cerveau. Isolées en cage individuelle pendant environ quatre mois pour protéger leurs implants, les souris implantées passent jusqu'à trois mois de tests quotidiens de deux heures, à chercher des miettes de céréales au chocolat pendant que des zones de leur cerveau sont stimulées par la lumière. Ces tests ne sont pas décrits plus avant. L'objectif est de décrire les connexions entre cervelet et hippocampe impliquées dans l'orientation spatiale. Le porteur parle d'une "légère restriction alimentaire", destinée à leur faire ressentir la faim, et décrit ailleurs une ration réduite "à quelques grammes afin de provoquer une légère perte de poids".

Objectifs

Le cervelet a été classiquement considéré comme une structure impliquée dans le contrôle, la synchronisation et l'apprentissage des habiletés motrices. Cependant, un ensemble de preuves récentes ont également mis en évidence son rôle dans les processus cognitifs par ses interconnexions avec les régions du cerveau impliquées dans la cognition, notamment l'hippocampe. L'hippocampe est consideré comme le siége de la navigation, une fonction fondamentale qui permet aux individus de se repérer dans l'environnement et de la mémoire spatiale, la composante de la mémoire responsable de l'enregistrement des informations sur notre environnement et notre orientation. Des études menées sur des souris ont révélé que le cervelet est crucial pour l'activité neuronale de l'hippocampe et l'efficacité des comportements de navigation. Cependant, les voies reliant le cervelet à l'hippocampe et les mécanismes sous-jacents restent inconnues. Notre projet vise à caractériser les projections cérébelleuses vers l'hippocampe, tant sur le plan anatomique que physiologique, chez des souris au comportement libre.

Bénéfices attendus

Les fonctions cognitives, telles que la navigation et la mémoire spatiale, sont des processus complexes qui impliquent l'intégration d'informations provenant de différentes régions du cerveau. L'étude des connexions entre ces régions permet d’appréhender non seulement les bases neuronales de ces processus, mais contribue également aux domaines plus vastes des neurosciences et de la psychologie cognitive. Elle fournit une base pour développer et tester des théories sur la façon dont le cerveau traite les informations et décide du comportement. La navigation et la mémoire spatiale sont souvent altérées dans divers troubles neurologiques et psychologiques, tels que la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et la schizophrénie. Comprendre les circuits neuronaux en conditions normales, peut aider à détecter et à comprendre les altérations et les dysfonctionnements cérébraux qui surviennent dans ces conditions pathologiques. En étudiant les interactions entre le cervelet et l’hippocampe, ce projet permettra donc de mieux comprendre le réseau cérébral qui soutient la navigation et la mémoire spatiale en conditions normales, avec des applications potentielles dans les pathologies associées.

Procédures

Dans cette étude, deux groupes d'animaux suivront des interventions spécifiques - Premier groupe (87 animaux) : Ces animaux subiront une chirurgie au niveau du cerveau, avec une injection de solution, sous anesthésie et analgésie. La procédure durera au maximum 4 heures. Après un délai d’un mois maximum, ces animaux seront de nouveau anesthésiés et euthanasiés lors d'une chirurgie, sans être réveillés. Cette méthode permet d’éviter toute souffrance en fin d’expérience. - Deuxième groupe (110 animaux) : Ces animaux passeront également par une chirurgie au niveau du cerveau, avec une injection de solution et l’implantation de dispositifs, sous anesthésie et analgésie. Cette intervention durera au maximum 4 heures. Après une semaine de récupération, ils participeront à des séances d’exploration comportementale dans une arène, à l’état éveillé, pendant 60 minutes maximum par jour pendant deux semaines. Ensuite, des tests comportementaux seront réalisés pendant 120 minutes maximum par jour, sur une période de 3 mois. Ces tests incluront l'observation de leur comportement et l’enregistrement de l’activité cérébrale, combinés à l’utilisation d’une technique appelée optogénétique (qui permet de stimuler des zones précises du cerveau grâce à la lumière). Pour motiver les animaux à explorer leur environnement (dans lequel sont éparpillées des céréales au chocolat), une légère restriction alimentaire sera appliquée certains jours de test. À la fin de l'étude, ils seront euthanasiés de la même manière que le premier groupe, sous anesthésie, lors d'une chirurgie, sans être réveillés.

Impact sur les animaux

Dans cette étude, certains effets indésirables peuvent survenir pour les animaux à différents moments du processus : Premièrement, les effets liés aux chirurgies : Les interventions chirurgicales, comme celles réalisées au niveau du cerveau, peuvent provoquer des effets indésirables tels que la perte de poids, une baisse de la température corporelle, de la déshydratation, ainsi que des douleurs ou un inconfort. Deuxièmement, le stress dû à l'hébergement en cage individuelle : Après les chirurgies, les animaux seront hébergés dans des cages individuelles pour protéger les implants fragiles placés lors des chirurgies. Bien que ces cages permettent des contacts visuels, auditifs et olfactifs entre eux, les souris sont des animaux qui vivent habituellement en groupe. Cette séparation peut donc provoquer un certain stress ou de l'angoisse, car elles se retrouvent privées de la compagnie de leurs congénères. Troisièmement les effets liés aux tests comportementaux : Pendant les tests comportementaux, les animaux seront récompensés avec de la nourriture. Afin d'augmenter leur motivation à réaliser ces tests, une légère restriction alimentaire sera mise en place avant les séances, afin qu'ils ressentent une sensation de faim. Bien que cette restriction soit légère, elle peut causer une forme de stress temporaire chez les animaux.

Devenir

L'euthanasie de l'ensemble des animaux est requise. Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem afin d'identifier les projections cérébrales d'intérêts, de valider l'emplacement exact de fibre optique d’optrode, et d’éléctrode dans le cerveau de l'animal, ainsi que de réaliser des tests immunologiques.

Remplacement

L’étude des bases neurales qui sous-tendent les capacités de navigation requiert de manière indispensable l’utilisation d’animaux capables de telles performances de manière à en étudier les mécanismes sous-jacents. Étant donné que les études in vitro et les animaux invertébrés ne permettent pas l'investigation de comportements complexes, le rongeur demeure donc l'espèce la plus appropriée. La souris est un animal explorateur, ce qui se prête parfaitement à notre sujet de recherche. Ainsi, des travaux précédents de l’équipe ont montré la validité de ce modele animal dans l’étude de la navigation spatiale.

Réduction

Le projet impliquera un total de 197 animaux. Ce nombre est inspiré du nombre d’animaux utilisé dans des travaux précédents de l’équipe et réduit au maximum pour nous permettre de générer des données statistiques solides. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Ce projet utilisera des implants permettant des enregistrements électrophysiologiques simultanés d'une grande population de neurones localisés dans différentes structures cérébrales, permettant de collecter des données en plus grande quantité par souris, réduisant ainsi le nombre total d'animaux requis. L’analyse des données électrophysiologiques et comportementales s’effectuera avec des tests statistiques en ajustant des modèles à effets mixtes généralisés avec des effets aléatoires imbriqués pour tenir compte de la variabilité entre les souris ou les sessions au sein des souris.

Raffinement

À leur arrivée dans l’animalerie les animaux ont une periode d’adaptation d’au moins 5 jours. Ils sont ensuite manipulés et surveillés quotidiennement par les mêmes experimentateurs et les procédures nécessaires seront mises en place pour garantir leur bien-être (Grille de scoring). Les souris subissant une chirurgie seront anesthésiées par inhalation d’un gaz anesthesiant et receveront une injection d'analgésique et d'un anesthésique local au lieu de l’incision chirurgicale. De plus, un anesthésique local sous forme de créme est appliqué au niveau des oreilles où les barres sont fixées. Les souris sont placées sur un tapis chauffant et une solution physiologique est injectée au debut et à la fin de l’intervention afin d’éviter une hypothermie et une déshydratation. Afin d’éliminer tout risque d’inflammation et de douleur post opératoire, les souris recevront à la fin de la chirurgie et pendant 48 heures une injection d’anti-inflammatoire non stéroïdien. Pour éviter tout risque de déterioration de l'implant des souris par leurs congénères après la chirurgie les animaux seront isolés pendant environ 4 mois. Néanmoins pendant cette période un nid végétal ainsi qu’un jouet d'exploration (cube, tunnel ou abri) est placé dans chacune des cages de manière à offrir aux animaux plus d’enrichissement. De plus, les cages utilisées sont transparentes, fermées par une grille et placées les unes à côté des autres dans la pièce de stabulation. Ainsi les informations visuelles, auditives et les odeurs peuvent circuler entre les souris. Pour obtenir un comportement optimal, nous régulons la quantité de nourriture disponible pour les animaux durant les jours d’enregistrement (environ 3 mois) afin qu’ils soient plus motivés pour trouver les miettes de céréales au chocolat qui sont disposées aléatoirement dans l’environnement. Nous diminuons donc la quantité de nourriture d’ad libitum à quelques grammes afin de provoquer une légère perte de poids. Les souris sont pesées chaque jour et nous surveillons que leur perte de poids ne soit pas excessive. Pendant le weekend les souris ont de la nourriture ad libitum ce qui leur permet de retrouver leur poids de référence.

Choix des espèces

La souris est le modèle traditionnellement utilisé au laboratoire. Nous disposons donc de tout le matériel réglementaire et nécessaire à son hébergement. Il s’agit d’un mammifère explorateur, qui est le plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants en termes de performance de navigation qui est notre sujet de recherche. L'équipe a développé de nombreux tests de comportement pour cet animal au cours de travaux antérieurs, parmi lesquels ceux qui servent de fondement à nos hypothèses de travail. Le projet porte sur l'étude des réseaux neuronaux à l'âge adulte. Comme les procédures d'enregistrement électrophysiologique combinées à l'optogénétique prennent plusieurs semaines, elles ne peuvent être effectuées que sur un cerveau dont le développement est stable. Nous utiliserons des souris âgées de 3 à 8 mois maximum.