Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 288
Souffrances
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Injection dans le muscle, électrodes placées sous la peau pour mesurer l'activité des nerfs, puis mesure de la contractilité suivie de la mise à mort : 288 souris, dont 144 rendues myotoniques, subissent cette série d'actes. Le projet cherche à comprendre le rôle d'une protéine embryonnaire dans la dystrophie myotonique de type 1, maladie sans traitement. Le porteur affirme que le modèle murin est "indispensable" parce que les cultures cellulaires ne reproduisent pas le défaut de relaxation musculaire. Les trois actes se font sous anesthésie et l'ensemble reste rangé sous le seul niveau de souffrance légère.

Objectifs

Le maintien de l’intégrité musculaire a été décrit depuis longtemps comme étant dépendant de l’innervation et de l’exercice. Des études ont montré qu’une altération de l’activité électrique provoque une modification de l’expression de gènes impliqués dans l’homéostasie musculaire. Une précédente étude a permis de montrer que certaines protéines impliquées dans la contraction musculaire jouaient un rôle très important dans le maintien de la masse musculaire. Une protéine en particulier qui présente une forme embryonnaire semble réguler des facteurs importants dans le muscle squelettique sain et dans un contexte pathologique de dystrophie myotonie de type 1 (DM1). Cette maladie se caractérise par des défauts moléculaires qui ont été associés à des symptômes cliniques comme une myotonie (défaut de relaxation après une contraction) et une faiblesse musculaire. Dans ce projet, nous envisageons d’étudier les conséquences de la modulation de l’expression de cette protéine indispensable pour le maintien de la masse musculaire squelettique.

Bénéfices attendus

Comme la protéine d’intérêt est impliquée dans le maintien de la masse musculaire, nous attendons comme bénéfice à court terme, dans un muscle atteint de dystrophie myotonie de type 1 (DM1), un effet protecteur sur la physiopathologie du muscle en limitant l’atrophie musculaire notamment. A long terme, cette étude permettra d’apporter des connaissances supplémentaires sur les mécanismes moléculaires mis en jeu dans la DM1. Une meilleure compréhension de cette pathologie pourrait permettre le développement de nouvelles stratégies et pistes thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs types d'interventions telles que : 1/ Une injection intramusculaire (10 minutes) effectuée sous anesthésie et analgésie, 2/ Une mesure ayant pour but de mesurer l'activité électrique des nerfs et des muscles effectuée sous anesthésie et analgésique (30 minutes), 3/ Une mesure de la contractilité musculaire sous anesthésie et analgésie (25 minutes) après laquelle les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses.

Impact sur les animaux

Pour plusieurs actes, les animaux seront anesthésiés et pourront subir un stress lors de l’induction de l’anesthésie gazeuse mais aussi un stress thermique ou dans de rares cas les risques liés aux anesthésies (détresse respiratoire, arrêt cardio-respiratoire, etc.). Suite à l’injection intramusculaire, une gêne et/ou une anomalie au niveau du site d’injection pourrait éventuellement apparaître. Lors des analyses fonctionnelles, des électrodes sont placées en sous-cutané dans le muscle d’intérêt, ce qui peut induire une gêne au réveil de l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques, et moléculaires nécessaires.

Remplacement

Le but de notre projet est d’apporter une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires inhérents à la pathologie DM1, dont l’une des caractéristiques cliniques principale est la myotonie. L’utilisation d’un modèle murin de la DM1 est indispensable car les modèles in vitro ne peuvent pas rendent compte du défaut de relaxation musculaire caractéristique de cette pathologie. La souris myotonique est un modèle de choix, bien caractérisé, avec un phénotype connu et avec beaucoup de littérature à l'appui. Cette étude ne peut se faire que sur un modèle animal, néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

Les processus expérimentaux seront conçus de façon à utiliser un nombre de souris limité. Pour tous les groupes expérimentaux et toutes les méthodes d'analyse, 5 à 10 animaux sont nécessaires pour obtenir une analyse statistique fiable et pour éviter que la variabilité des paramètres de mesures in vivo puisse empêcher la bonne exploitation des résultats. Les protocoles seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que l’expérience soit interprétable et pour éviter de les répéter. De plus, tous les muscles et une majorité des organes de la souris seront prélevés. Au total, nous prévoyons d'utiliser 288 souris : 144 souris contrôles, 144 souris myotoniques. La taille des effectifs sera été établie grâce à un calcul de puissance et nous procéderons à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Nous respecterons une période d'acclimatation de deux semaines après leur arrivée dans notre animalerie. Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement régulier, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de laine de bois afin que les souris puissent faire un nid ainsi que de lanières de papier Kraft et des tunnels en carton. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage. Pour limiter la souffrance et l'angoisse, les procédures qui le nécessiteront seront réalisées sous anesthésie et sous analgésiques. Au cours des différentes procédures, la température des souris est maintenue constante à l’aide d’une plate-forme chauffante (37 degrés) ou sous lampe radiante. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum. Nous procèderons à l’euthanasie compassionnelle de l'animal avant qu'il ne souffre. Le suivi des animaux sera conduit par un personnel autorisé et compétent pour reconnaître, quantifier et atténuer ou supprimer les signes de douleur ressentis chez les animaux.

Choix des espèces

Le modèle souris permet de travailler avec des cohortes de taille suffisante pour obtenir des résultats ayant une réelle validité statistique. De plus, la souris permet de combiner facilement les études moléculaires et fonctionnelles du muscle squelettique. De plus, le projet portant sur l’étude de la pathologie Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1), l’usage d’un modèle de souris génétiquement modifié, bien documenté de cette pathologie est un vrai bénéfice pour le projet. Nous utiliserons des animaux âgés de 8 semaines en début de procédure et de 17 semaines en fin de procédure. L’intérêt est de traiter les animaux adultes pour ne pas observer de biais dus à la croissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1921
Souffrances
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 1921

De l'alcool est injecté sous la peau de souris gestantes, neuf fois entre le douzième et le vingtième jour de gestation, pour reproduire une alcoolisation fœtale. 1 921 souris, mères et petits confondus, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur note que les souris vacillent après l'injection, l'alcoolémie étant mesurée trente minutes plus tard, et affirme qu'elles ne montrent pas de signe de souffrance au moment de l'injection. Toutes sont tuées, les mères anesthésiées puis mises à mort pour prélever les embryons, les souriceaux pour prélever leur cervelet à neuf stades de développement.

Objectifs

Les Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale ou TCAF sont des troubles du neurodéveloppement liés à des consommations modérées ou discontinues d'alcool pendant la grossesse. Cette pathologie, dont la prévalence est évaluée à 1% des naissances, se traduit par l’apparition d’atteintes neurologiques chez l'enfant avec des répercussions fonctionnelles qui se révèlent progressivement avec l’âge. Dès lors, de nombreuses études visant à caractériser les anomalies du neurodéveloppement chez les enfants TCAF se sont portées sur des structures intégratives telles que le néocortex ou encore l’hippocampe. Celles-ci ont notamment révélées une tortuosité significative des vaisseaux sanguins induisant un mauvais positionnement des cellules nerveuses. Pour autant, plusieurs déficits observés chez ces enfants, tels que les troubles orthoptiques ou des défauts de motricité fine, suggèrent que le cervelet pourrait également participer aux déficits induits par une alcoolisation in utero. Les objectifs de ce projet seront donc (i) de caractériser la vascularisation et les interactions neurovasculaires au cours du développement du cervelet, puis ii) d’évaluer l’impact de l’alcoolisation in utero sur la mise en place vasculo-associée des cellules du cortex cérébelleux. A terme, nous pourrons ainsi déterminer si le cervelet participe aux déficits observés chez les enfants TCAF afin d'optimiser leur prise en charge.

Bénéfices attendus

Le présent projet permettra tout d'abord d’identifier pour la première fois le mécanisme de mise en place de la vascularisation dans le cervelet murin en développement. Ainsi, nous pourrons déterminer si une migration vasculo-associée participe à la mise en place du cervelet au cours de l'embryognenèse ou lors de la période postnatale et si celle-ci est altérée en condition d'alcoolisation foetale comme déjà démontré dans le cortex cérébral et la rétine. De plus, l’implication d'un service de pédiatrie néonatale dans ce projet nous permettra d’envisager une transposition de nos résultats immunohistochimiques à l’enfant. Dès lors, une corrélation entre les altérations histologiques du cervelet et les atteintes neurodéveloppementales observées chez les enfants atteints de TCAF pourra être envisagée et la prise en charge de ces enfants pourra alors prendre en compte les déficits neurologiques de manière plus intégrée, i) en orientant la thérapeutique vers la cible vasculaire et ii) en incluant la participation du cervelet lors des traitements symptomatiques.

Procédures

Afin de mimer une alcoolisation foetale, de l’alcool sera administré par voie sous cutanée à des souris gestantes du 12ème au 20ème jour embryonnaire soit 9 injections au total Avant la procédure d'injection, les souris gestantes seront préalablement légèrement anesthésiées afin de limiter le stress. La manipulation dure environ 1 minute pour chaque injection. Ce protocole d'alcoolisation répétée par injection est décrit dans des cas d’alcoolisation maternelle. Lors des prélèvements des embyrons, les mères seront soumises à une anesthésie dans une chambre d'induction avant leur euthanasie. Lors des prélèvements des cervelets chez les souriceaux postnataux, les animaux sont également anesthésiés avant l'euthanasie.

Impact sur les animaux

A la suite de l’injection d’alcool chez les mères gestantes, les souris vacillent reflétant l’alcoolémie mesurée après 30 minutes comme observé chez l’humain après alcoolisation. Au cours de l’injection, les souris ne montrent pas de signe de souffrance. Les études déjà réalisées sur ce modèle murin TCAF n'ont pas démontré d'augmentation de fausses couches ou de mortalité précoce chez les embryons/souriceaux.

Devenir

L'ensemble des animaux utilisés dans cette étude sera euthanasié à la fin de l'expérimentation soit du fait du prélèvement d'organes ou d'embryons, soit du fait qu'ils auront reçu des injections journalières pendant 9 jours (de NaCl 0.9% ou d'alcool) et qu'ils ne pourront donc pas être réutilisés pour d'autres expérimentations (mères gestantes).

Remplacement

Certains déficits observés chez les enfants TCAF, tels que les troubles cognitifs, orthoptiques ou des défauts de contrôle de la motricité fine laissent penser que le cervelet pourrait participer aux déficits induits par une alcoolisation foetale. A l'appui de cette hypothèse, les images d'IRM montrent que ces enfants présentent un volume cérébelleux plus faible. De plus, plusieurs études réalisées sur des modèles animaux ont montré que les populations nerveuses du cervelet présentent une sensibilité importante à l'alcool. Cependant, au regard de ces travaux, il reste difficile d'évaluer l'impact d'une exposition prénatale à l'alcool sur le développement du cervelet. En effet, les modèles utilisés jusqu'alors sont soit des cultures cellulaires, ce qui ne permet pas d'obtenir un système intégré, soit des souris entre le 4ème et le 10ème jour postnatal, ce qui correspond au 3ème trimestre de gestation chez l'Homme, alors que les différents types cellulaires sont déjà présents au sein du cervelet, et ce qui implique d'étudier les effets directs de l'alcool et non l'effet d'une alcoolisation de la mère sur le développement du petit. De plus, il n'existe que peu voire pas de données sur la mise en place de la vascularisation et sur l'existence d'une migration vasculo-associée au cours du développement embryonnaire du cervelet, et, par voie de conséquence, l'impact de l'alcoolisation foetale sur ces événements précoces n'a jamais été étudié. Notre étude vise donc tout d'abord à décrire la vascularisation du cervelet chez des embryons de souris à différents âges pour déterminer si les cellules cérébelleuses utilisent les vaisseaux sanguins en tant que support de migration au cours de l'embyrogenèse. Puis, en utilisant un modèle animal TCAF, nous pourrons identifier les mécanismes impactés par une alcoolisation foetale afin de mieux appréhender la participation du cervelet aux déficits TCAF et d'adapter la prise en charge thérapeutique.

Réduction

Le nombre d’animaux sera limité au minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet et obtenir des résultats statistiquement interprétables à l'aide du test non paramétrique Mann-Whitney. 1. Pour la caractérisation de la vascularisation et de la migration vasculo-associée dans le cervelet au cours du développement, les âges d’intérêt ont été identifiés en s’appuyant sur la littérature afin qu'ils soient en corrélation avec les étapes clefs du neurodéveloppement cérébelleux humain. Ainsi 4 stades embryonnaires et 5 stades postnataux seront étudiés à raison de 4 animaux par stade pour obtenir une moyenne statistiquement interprétable des paramètres vasculaires et vasculo-associés. Ces 4 animaux devront être de portées différentes pour prendre en compte la variabilité inter-portée dans l'interprétation des résultats. Pour les marquages immunohistochimiques, 10 anticorps différents sont requis pour identifier l'ensemble des vaisseaux sanguins et des populations cellulaires cérébelleuses. En transparisation, les marquages immunohistochimiques sont obligatoirement réalisés sur des embryons ou cervelets postnataux entiers, ce qui nécessitera 4 animaux de portée différente par stade et par marquage. En revanche, pour l'immunohistochimie sur coupe, la taille du cervelet permettra de réaliser plusieurs marquages différents sur le même échantillon, permettant de réduire le nombre d'animaux. 2. Pour étudier l'impact d'une alcoolisation foetale sur la vascularisation et la migration vasculo-associée, il sera nécessaire de réitérer l'ensemble des marquages précédents sur des embryons « contrôle sham » dont la mère a reçu des injections de NaCl pour confronter les résultats obtenus avec les animaux « alcoolisés in utero » et éviter les biais expérimentaux liés à l'injection en elle-même. Pour les études de PCR et western blot, la taille du cervelet nécessitera un animal par condition et par technique jusqu'à l'âge de la naissance inclus. En revanche, pour les stades plus tardifs, ces 2 techniques pourront être réalisées en parallèle sur un même animal en divisant le cervelet en deux au moment du prélèvement. Enfin, pour la zymographie, un animal par condition sera nécessaire du fait de la préparation de l'échantillon.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions conformes à la réglementation. Ils seront maintenus dans un environnement stabilisé (température 21 ± 1 °C, hygrométrie 55%, luminosité 100 lux avec photopériode régulée (cycle jour/nuit 12h/12h)). Ils auront libre accès à l’eau et à la nourriture, et un enrichissement sera mis en place (tunnel en carton, demi-sphère de cellulose et lanières de papier kraft). Ils seront examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et leur bien-être sera surveillé après les injections d’alcool/NaCl. En cas de dépassement des points limites identifiés (signe de douleurs extérieurs indexés sur Mouse Grimace Scale, manifestations de signe de détresse ou d’infection) ou de défauts significatifs de développement, les animaux seront mis à mort comme décrit précédemment. Lors de la procédure d'alcoolisation foetale, les mères seront conservées dans leur cage d’hébergement et amenées dans la pièce d’expérimentation 1h avant les injections pour limiter tout stress de l’animal. Cette pièce est calme et isolée d'autres animaux. Les mères ayant reçu l'injection seront surveillées en temps réel pendant 45 min avant leur retour dans leur hébergement. Lors des prélèvements, les animaux en attente de l'euthanasie sont placés à l'écart de la table d'expérimentation pour éviter tout stress environnant.

Choix des espèces

La Souris est un modèle de choix pour l’étude de nombreux systèmes physiologiques complexes dont les mécanismes sont similaires aux mammifères. C'est le cas du développement cérébral par exemple. Or le cervelet suit les mêmes étapes de développement que le reste du cerveau avec des séquences de prolifération, migraion, différenciation et apoptose. L'utilisation de ce modèle est donc tout à fait pertinent dans cette étude. De plus, la majorité des publications antérieures relatives aux TCAF a été réalisée chez la souris. Par souci de cohérence et de vision intégrée de l'effet de l'alcoolisation foetale sur le développement nerveux, il est donc nécessaire de poursuivre avec ce modèle murin avant la transposition clinique. Les stades de développement d’intérêt ont été déterminés sur la base des événements clefs de la neurogenèse du cervelet qui sont également bien identifiés chez l'Homme. Ainsi les stades embryonnaires choisis correspondent respectivement à la naissance des cellules de Purkinje, à l’émergence des précurseurs des cellules en grains puis des cellules de Golgi, et enfin à la mise en place de la couche granulaire externe. Puis, pour les études postnatales, les trois premières semaines postnatales représentent successivement une phase de prolifération des cellules en grains dans la couche granulaire externe, le développement de l'arbre dendritique des cellules de Purkinje, la mise en place du circuit cortical cérébelleux et enfin la fin du développement du cervelet chez le jeune adulte. L'alcoolisation sera réalisée uniquement chez la mère gestante mais pas directement sur le souriceau postnatal.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 5370
Souffrances
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Des traitements administrés jusqu'à quatre fois par jour pendant six mois attendent 5 370 souris, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes tuées pour prélèvements post mortem. Elles sont infectées par la tuberculose au moyen d'une suspension bactérienne déposée dans les narines sous anesthésie, geste que le porteur décrit comme non invasif tout en signalant qu'il peut entraîner une détresse respiratoire. Les souris non traitées développent la maladie et peuvent perdre du poids, l'objectif affiché étant de raccourcir un traitement humain de six mois et de contourner les résistances aux antibiotiques. Trois lignées sont utilisées, dont des souris nude, immunodéficientes, choisies pour mimer la co-infection par le VIH et présentées comme porteuses d'un "phénotype dommageable".

Objectifs

La tuberculose est une infection due aux bactéries du complexe Mycobacterium tuberculosis. Elle touche encore annuellement 10 millions de personnes dans le monde et provoque 1,5 millions de décès. Le traitement repose actuellement sur l’association de 4 antibiotiques sur une durée de 6 mois. La longueur et la complexité du traitement ainsi que l’émergence de souches résistantes aux antibiotiques sont des causes d’échec. Dans ce contexte, le but de nos travaux de recherche est 1) de mettre au point de nouvelles stratégies thérapeutiques antibiotiques permettant de simplifier le traitement et d’être actif contre les souches ayant développé une résistance aux antituberculeux existants et 2) de mieux comprendre les mécanismes in vivo de virulence et d’émergence de résistance aux traitements. Ces types d’études sont longues voire impossibles à conduire chez l’homme. Le modèle murin permet donc de tester différentes hypothèses qui peuvent ensuite être confirmées chez l’homme voir même utilisées directement. Notre projet recouvre ainsi l’ensemble des expérimentations à réaliser in vivo dans le modèle murin pour étudier les mécanismes de virulence, d’émergence de résistance et évaluer l’activité des traitements.

Bénéfices attendus

La tuberculose touche encore annuellement 10 millions de personnes dans le monde et provoque 1,5 millions de décès. Le traitement repose actuellement sur l’association de 4 antibiotiques sur une durée de 6 mois. La longueur et la complexité du traitement ainsi que l’émergence de souches résistantes aux antibiotiques sont des causes d’échec. Ce projet vise à évaluer de nouvelles molécules qui pourraient diminuer la durée du traitement ainsi que la fréquence de prise des antibiotiques et élaborer des stratégies pour réduire le risque d’échec due aux mutants résistants aux antibiotiques.

Procédures

Les animaux seront infectés par instillation intranasale (1 instillation par animal) afin de créer une infection bactérienne. Les animaux seront anesthésiés 1 fois avant instillation. La suspension bactérienne sera ensuite déposée au niveau des narines de l'animal anesthésié pour que la suspension soit inhalée lors de la respiration (geste d'une minute). Pour les traitements, les animaux vigiles seront maintenus en contention manuelle puis traités par voie orale ou sous cutanée (fréquence de 1 à 4 fois par jour sur 1 à 7 jours pour une durée de 1 à 6 mois) (geste de 30 secondes) . Pour les prélèvements sanguins qui ne concernera pas tous les animaux, les souris vigiles seront tenues en contention manuelle et un petit volume de sang sera prélevé (geste de 15 secondes). A la fin du prélèvement, une pression sera effectuée pour arrêter le saignement (geste de 30 secondes). Les animaux ne subiront qu’un seul prélèvement au cours de la cinétique. Les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin de la période de suivi conformément au protocole ou en anticipé en cas d’atteinte de point limite.

Impact sur les animaux

Lors de l’instillation intranasale, les animaux seront anesthésiés ce qui pourrait engendrer un stress thermique. Une douleur de courte durée liée à la piqûre de l’aiguille peut être ressentie par l’animal. La suspension à inoculer sera ensuite déposée au niveau des narines de l’animal anesthésié, sans geste invasif mais pouvant entraîner une détresse respiratoire. Les souris non traitées vont par la suite développer une tuberculose. L’évolution de la maladie peut engendrer une perte de poids et seules les souris des groupes non traités pourront donc présenter une perte de poids. L’administration des traitements se fera par administration orale sur animaux vigiles maintenus par une contention. Ces administrations pourront induire un stress en raison de la contention nécessaire. Enfin, les prélèvements de sang pourraient aussi être générateurs de stress et de douleur de courte durée due à la piqûre lors du prélèvement et entrainer un hématome. Les souris nude présentent un phénotype dommageable, elles sont immunodéficientes et peuvent donc être plus sensibles aux infections.

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem ce qui implique l’euthanasie de l’ensemble des animaux à la fin de la procédure.

Remplacement

L’ensemble du projet vise à mesurer l’activité de nouvelles molécules afin d’améliorer le traitement de la tuberculose chez l’homme. En effet, les tests in vitro de mesure de l’activité d’antibiotiques contre le bacille tuberculeux menés en amont de notre projet ne prennent en compte que la bactérie et pas la réponse de l’hôte dans son ensemble. Il est donc nécessaire d’avoir recours au modèle murin avant de débuter un essai clinique chez l’homme.

Réduction

Le projet impliquera au plus un total de 5370 animaux. Les hypothèses testées dans le modèle murin seront uniquement celles qui ont franchi les étapes de sélection dans les modèles in vitro réalisés en amont. Le nombre d’animaux a été réduit au minimum par groupe permettant de conserver une puissance statistique suffisante pour répondre aux problématiques. Notre projet utilisant une voie d’instillation en intranasal celle-ci permet de réduire la variabilité inter animale et donc de réduire le nombre d’animaux nécessaires dans les expériences.

Raffinement

Les procédures ont été établies dans le respect du bien-être animal en limitant la douleur (utilisation d’une analgésie et anesthésie quand cela est nécessaire) et le stress (période d’acclimatation, gestes réalisés par des personnes formées). Les animaux seront hébergés dans un niveau de confinement 3 et leurs conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation. Une période d’acclimatation d’une semaine est observée avant le début des expériences. Les animaux seront hébergés par 5 et auront accès à la nourriture et à l’eau ad libitum ; un enrichissement sera proposé sous forme de lanières de kraft ou de coton (en fonction des procédures de l’animalerie dont dépend ce projet). L’animalerie dispose d’un cycle nycthéméral, d’une hygrométrie et de température surveillées. Les animaux sont suivis quotidiennement et des points limites ont été définis pour garantir le bien-être des animaux pendant toute la durée du projet.

Choix des espèces

Le modèle murin est utilisé depuis plus de 50 ans pour l’évaluation des antituberculeux. Il permet une prédiction de l’efficacité des antituberculeux chez l’homme car la pharmacocinétique choisie chez l’animal est équivalente à celle obtenue chez l’homme aux doses habituelles des antituberculeux. La variété des profils de résistance limite la reproductibilité d’études cliniques et la longueur des essais (supérieur ou égal à 10 ans) est aussi une limite à l’étude chez l’homme. En parallèle, les études in vitro ne renseignent que sur le versant de la bactérie mais pas sur celui l’hôte. Le modèle murin permet donc une évaluation plus courte et reproductible in vivo. Afin réduire la variabilité et donc mieux mettre en évidence les différences dans les études les souris consanguines balbc sont utilisées (3R : réduction et raffinement). Dans les étapes pré-cliniques et pour permettre de mimer la variabilité observée chez l’humain, les souris swiss non consanguines sont utilisées. Enfin, la co-infection tuberculose et VIH étant une problématique majeure de santé publique avec des enjeux spécifiques, pour mimer l’immunodépression, les souris nude sont utilisées. Tous les animaux auront 4 semaines à leur arrivée et entreront en procédure après une semaine d'acclimatation soit à 5 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 4600
Souffrances
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▲ 4100
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Devenir
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 4600

Les souris de ce projet portent une mutation non-sens du gène CFTR, celles qui en héritent des deux parents mourant avant la naissance ou dans leurs deux premiers mois de vie. 4 600 vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacune peut être gavée une à deux fois par jour pendant 300 jours, recevoir sous la peau du dos une pompe implantée par chirurgie et retirée sous anesthésie une semaine plus tard, ou une goutte de produit déposée dans une narine, et toutes ont une oreille perforée pour le génotypage. Le porteur écrit veiller à ce que les molécules testées ne portent pas atteinte aux libertés de l'animal, et décrit le gavage comme un geste indolore que la souris facilite en positionnant elle-même la sonde dans sa gorge.

Objectifs

Les mutations non sens (MNS), entraînant la production de protéines généralement non-fonctionnelles, sont responsables d’environ 10% des maladies génétiques. Certaines molécules sont capables de restaurer l’expression d’un gène porteur de ce type de mutation et représentent donc des candidats médicaments pour le traitement de certains patients atteints de maladie génétique. Nous recherchons au laboratoire des molécules capables de corriger ces mutations. Pour cela nous criblons des chimiothèques puis validons les molécules sur des lignées cellulaires. Une étude est ensuite entreprise pour déterminer la toxicité des molécules sélectionnées et leur mode d’action. Enfin, nous devons démontrer la capacité de ces molécules à corriger ce type de mutation au sein d’un organisme complexe tel que la souris. Nous disposons d’une lignée de souris disposant d’une mutation non-sens dans le gène codant le canal CFTR. La conséquence est une absence d’expression de CFTR qui entraine une mort prématurée in utero ou dans les deux premiers mois de vie lorsque les souris sont porteuses de la mutation à l'état homozygote. A l'état hétérozygote, les souris sont viables puisque la mutation est récessive. Ce modèle est très pertinent car il est très proche de la pathologie humaine (mucoviscidose). Dans notre projet, nous testerons des molécules correctrices de mutations non-sens dans notre modèle de souris n’exprimant pas le CFTR. Notre but est de déterminer la voie d’exposition optimale, la concentration la plus efficace et la cinétique d’action de la molécule. Pour cela, nous testerons plusieurs voies d’exposition telles que la voie orale (en ajoutant la molécule dans le biberon ou par gavage) ou encore la diffusion sous-cutanée au moyen d’une pompe osmotique (la pose sera réalisée par une personne habilitée à faire de la chirurgie). Nous testerons dans un premier temps 3 doses de molécules de manière quotidienne (selon les informations disponibles dans la littérature scientifique). Cependant, ces quantités pourront être ajustées pour optimiser l’effet de la molécule. Enfin, l’effet des molécules sera évalué sur une période n'excédant pas deux mois.

Bénéfices attendus

La validation de l’efficacité de molécules permettant de corriger des mutations non-sens (entraînant la production de protéines généralement non-fonctionnelles) dans un organisme complexe comme la souris permettra à terme le développement de futurs médicaments pour traiter l’Homme souffrant de maladies génétiques telle que la mucoviscidose.

Procédures

Dans ce projet, plusieurs voies d’administration des candidats médicaments seront évaluées : 1. Voie orale : l’ensemble des animaux (500) seront gavés avec 200µL avec le traitement ou son placebo, une à deux fois par jour sur une durée allant de 1 à 300 jours. Durée de l’intervention : 30 secondes. 2. Voie sous-cutannée : l’ensemble des animaux (500) auront une implantation au niveau du dos d’un système permettant la délivrance en continu du traitement ou de son placebo. Pour cela, les animaux recevront une injection d’anesthésiques, après préparation de la zone avec tonte et solution antiseptique, une incision est pratiquée et la pompe (de la taille d’une gélule) est implantée sous la peau. L’incision est ensuite refermée à l’aide d’agrafes chirurgicales (durée de l’intervention : 5 à 10 minutes). Pour éviter l’hypothermie, l’animal est placé sur une couverture chauffante puis est réveillé par injection d’un antidote à l’anesthésique. Une injection d’antidouleur est réalisée en post-opératoire et répétée si nécessaire pour limiter toute souffrance de l’animal. Une semaine après l’intervention, les agrafes sont retirées sous anesthésie gazeuse (1 minute). Cette étape expérimentale sera réalisée par une personne habilitée à pratiquer la chirurgie sur le petit animal 3. Voie Nasotrachéale : l’ensemble des animaux (500) subiront une anesthésie gazeuse puis une goutte de traitement ou de placebo sera déposée sur une narine (durée : 1 minute). Les animaux seront placés sur une couverture chauffante jusqu’à leur réveil. 4. Génotypage : Afin de savoir si les animaux portent la mutation étudiée, une oreille de chaque animal sera percée et le petit morceau retiré sera utilisé pour purifier l'ADN de l'animal et rechercher s'il porte la mutation ou pas. C'est ce qu'on appelle faire un génotypage.

Impact sur les animaux

Ce projet a pour but de valider l’utilisation de nouvelles molécules comme éventuel candidat médicament. Bien que des tests de toxicité auront été effectués au préalable sur culture cellulaire, l’effet de ces molécules sur un organisme entier doit être évalué. Pour cela, nous veillerons à ce que ces molécules ne portent pas atteinte aux libertés individuelles de l’animal définies comme étant l’absence de faim, de soif et de malnutrition, l’absence de peur et de détresse, l’absence de stress physique et/ou thermique, l’absence de douleur, de lésions et de maladie ainsi que la liberté d'expression d'un comportement normal de son espèce. Cette observation servira à détecter une nuisance sur du long terme d'exposition à la molécule étudiée. Concernant les procédures qui seront utilisées : 1) le gavage : il s'agit d'un geste rapide a priori indolore puisque très souvent la souris positionne elle-même la sonde dans sa gorge, et qui n'entraine aucune atteinte aux libertés individuelles de l'animal. 2) la pompe osmotique : la pose de la pompe se fait sous anesthésie générale puis la gestion de la douleur post-opératoire par l'utilisation d'analgésique. Les autres libertés individuelles ne seront pas affectées par la procédure car la pompe est placée sous la peau dans le dos n'impactant pas le déplacement de l'animal et donc son alimentation par exemple. 3) l'exposition naso-trachéale se fera sur animal endormi supprimant ainsi tout stress lié à cette procédure qui est très rapide (le temps d'une inspiration) 4) le génotypage entraine une douleur légère et passagère sans affecter les libertés de l'animal.

Devenir

Sauf pour la procédure visant à déterminer si un animal est porteur de la mutation ou pas (génotypage), tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Dans la première partie du projet, nous disposons d’un programme de caractérisation des nouvelles molécules que nous identifions et sélectionnons basé sur le criblage cellulaire. Cette étape in vitro préalable est essentielle afin de déterminer la dose efficace en culture cellulaire (ce qui nous permet d'extrapoler pour définir une fenêtre de doses qui seront utilisées chez la souris), la toxicité cellulaire et le mode d'action. Cependant, bien qu’une grande partie de l’étude se réalise in vitro remplaçant ainsi le modèle animal, l’expérimentation in vivo demeure nécessaire afin de pouvoir étudier l’effet de ces molécules sélectionnées avec soin dans un modèle physiologique pertinent reflétant la mutation étudiée à l’échelle de l’organisme entier.

Réduction

Le projet est conforme aux exigences de réduction puisqu'une phase exploratoire avec un nombre réduit d'animaux par lot (lot de 5) sera effectuée afin d'identifier la voie d'exposition, la concentration et la cinétique d'action de la molécule étudiée et ce afin d'abaisser au minimum le nombre d'animaux qui seront ensuite utilisés pour la démonstration de l'efficacité d'action de la molécule in vivo. Ce nombre sera de 40 ce qui correspondra à deux séries d'expériences avec 10 animaux par condition (avec et sans la molécule). La répétition de l'expérience est nécessaire pour s'affranchir d'un éventuel effet biaisé lié à la préparation de la molécule, au lot d'animaux ou à un stress survenu pendant l'expérience. Le nombre de 10 animaux par condition et par série afin de pouvoir réaliser ensuite un "student test" qui est le test statistique utilisé dans les expériences permettant d'évaluer l'efficacité d'un traitement.

Raffinement

En termes de raffinement, l'expérience sera toujours menée de façon à prévenir ou à réduire au maximum toute souffrance. Ainsi, la voie d'exposition efficace la moins invasive sera privilégiée (le gavage par rapport à la pose d'une pompe osmotique par exemple). Afin de pallier le moindre signe de souffrance ou de stress pouvant apparaître chez l’animal, l’observation des animaux sera rigoureuse et quotidienne. Nous avons ainsi mis en place des points limites tels que l’apparition d’un comportement agressif, l’isolement, l’absence d'alimentation (les animaux seront pesés au début de l'expérience puis une fois par semaine et une diminution de 10% par rapport au lot contrôle entrainera l'arrêt de l'expérience pour les animaux concernés) ou encore la présentation d’un pelage hérissé. Toute atteinte d’un de ces points limites conduira à la mise à mort de l’animal. De plus, les gestes réalisés sur les animaux pouvant engendrer une douleur ou un stress seront précédés d’une anesthésie afin de limiter au minimum la souffrance des animaux. Des traitements anti-douleur seront utilisés suite à la chirurgie pour éviter toute souffrance de l’animal.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler sur la souris car cette dernière présente l'avantage d'avoir un mécanisme de reconnaissance des codons stop prématurés semblable à celui retrouvé chez l'Homme. De plus, la durée du cycle de vie de la souris est compatible avec le test in vivo des molécules à visées thérapeutiques qui est réalisé sur plusieurs semaines. Les animaux seront utilisés à partir du sevrage et jusqu'à 2 mois maximum après la naissance car la mortalité des homozygotes mutants est attendue au cours du premier mois de vie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 9400
Rats : 7200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 16600
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16600

Jusqu'à 36 tests comportementaux, 336 administrations et 44 prélèvements sanguins peuvent être infligés au même animal sur 84 jours. 9 400 souris et 7 200 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Le porteur mesure ainsi l'anxiété et la dépression des rongeurs pour tester des molécules, en les mouillant, en leur injectant un produit qui provoque une apathie de 24 heures, ou un composé panicogène qui déclenche selon ses propres termes un sentiment désagréable d'anxiété dans l'heure. Il annonce 255 études sur cinq ans et présente le bien-être des animaux non-humains comme "primordial".

Objectifs

L’anxiété et la dépression sont des troubles psychiatriques principalement responsables d'invalidité et de mortalité prématurée. Au niveau mondial, on estime qu’environ 300 millions de personnes souffrent de troubles anxieux, soit ~4 % de la population mondiale. Un nombre similaire de personnes souffrent de dépression. On estime que la perte de productivité due à la dépression et à l’anxiété coûtera à l’économie mondiale 1 000 milliards de dollars par an et devrait atteindre 16 000 milliards de dollars d’ici 2030. L’anxiété et la dépression se différencient par les sensations et les sentiments qu’elles provoquent : la peur en particulier pour la première (sentiment général d’insécurité et par une sensation d’inquiétude démesurée), et la tristesse pour la seconde (tristesse profonde, perte de plaisir et d’envie, perte d’énergie et repli sur soi). Ainsi, l’anxiété et la dépression sont des pathologies différentes mais elles sont imbriquées à différents points de vue Les médicaments existants et approuvés présentent des effets secondaires notoires et peuvent être inefficaces chez certains patients. On parle ainsi de forme de résistance aux médicaments. Les comportements d’anxiété et de dépression ne sont pas le propre de l’Homme, on les retrouve également chez les animaux et notamment chez les rongeurs. Ainsi l’utilisation des rongeurs, souris comme rat, sont des modèles couramment utilisés pour évaluer de nouvelles molécules thérapeutiques. Dans ce projet nous allons mettre en œuvre plusieurs procédures permettant de mesurer le niveau d’anxiété et de dépression des rongeurs et ainsi d’évaluer l’effet de nouvelles molécules thérapeutiques. Les procédures seront au nombre de 4 : -La première étudie chez la souris le niveau naturel d’anxiété et de dépression des animaux dans les conditions d’hébergement de notre laboratoire. -La seconde étudie chez le rat le niveau naturel d’anxiété et de dépression des animaux dans les conditions d’hébergement de notre laboratoire. -La troisième étudie chez la souris l’état d’inconfort induit par une inflammation par un traitement. -La quatrième étudie une forme particulière d’anxiété, le phénomène de panique. Il est induit chez le rat par une administration d’un composé panicogénique connu chez l’homme.

Bénéfices attendus

Avec ce projet nous espérons participer à la sélection de nouveaux traitements pour traiter l’anxiété et la dépression. De plus comme nous testons également des molécules déjà sur le marché ou en phase clinique, nous participons à une meilleure connaissance de la prédictivité de nos modèles.

Procédures

Les animaux qui réaliseront la procédure 1 ou la procédure 2 pourront être amener à réaliser 36 tests comportementaux anxio-dépressif et/ou de motricité (10-30 min), recevoir un maximum de 336 administrations et de 1 à 44 prélèvements sanguins sur la période de 84j en ne dépassant pas les recommandations éthiques en termes de volume prélevé et en garantissant le délai de récupération réglementaire. Les administrations durent moins de 30 seconds en prenant en compte le temps d’injection et également le temps de la contention. Une injection intraveineuse dure environ 5 min avec le temps de l’anesthésie, le temps de dilater la veine, l’injection et le point de compression au site d’injection. Concernant les prélèvements de sang, ils durent 1 à 5 minutes selon la méthode utilisée. Les animaux qui seront en procédure 3 subiront au maximum 4 tests de comportement de dépression et/ou d’activité locomotrice (10-30 min) dans les 48h, de plus les animaux subiront une injection d’une substance induisant un état inflammatoire léger et transitoire et bien entendu le traitement avec la molécule à étudier (le schéma de traitement sera fixé en fonction des données pharmacologiques disponible sur cette molécule). Pour les animaux de la procédure 4, chaque individu sera manipulé quotidiennement de 30sec à 1 min pendant une semaine. Une injection d’un composé panicogénique sera réalisée. Ils subiront au maximum 2 tests de comportement de dépression et/ou l’activité locomotrice (environ 10min). De plus les animaux seront sujet à un traitement avec la molécule à étudier (le schéma de traitement sera fixé en fonction des données pharmacologiques disponible sur cette molécule).

Impact sur les animaux

Les administrations répétées ainsi que les potentiels prélèvements sanguins peuvent induire des désagréments au niveau des sites d’administration et de prélèvement comme une douleur passagère ou une irritation, une inflammation, une induration mais aussi un phénomène de mâchonnement et de fausse route pour la voie per os. Un stress lié aux différentes manipulations (administration de composés, contention, …) et tests comportementaux peut également apparaitre. Si le prélèvement terminal de sang nécessite une mise à jeun (

Devenir

Une partie des animaux est mis à mort pour faire des prélèvements, l’autre partie ne peut pas être replacée ou ré-utilisée car les animaux sont traités avec des substances aux effets inconnus à long terme.

Remplacement

Bien qu'il soit possible de disséquer les mécanismes d’action des nouveaux médicaments in vitro, les réponses comportementales des animaux suite aux traitements sont des évènements difficiles à simuler et à prédire par des expériences in vitro. Ainsi vue notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in silico. En effet, l'analyse des comportements d’anxiété et de dépression nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vivant et vigile. Néanmoins, les molécules testées dans ce projet ont fait l’objet d’une sélection sur des tests in vitro afin de choisir celles qui ont le plus fort potentiel thérapeutique.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire autant que possible le nombre d’animaux par condition expérimentale, mais toujours dans l’optique d’obtenir le maximum d’informations scientifiques par test. C’est pourquoi, très souvent, des prélèvements post-mortem seront associés aux études in vivo dans l’objectif de soutenir les données obtenues par des analyses histologiques. De plus, quand c’est possible et pertinent, nous associons plusieurs tests de comportement sur les mêmes animaux afin de ne pas multiplier les cohortes. Des analyses statistiques finales sont réalisées. Les animaux incluent dans ce projet vont nous permettre de mener 255 études réparties sur les 5 ans de l'autorisation.

Raffinement

Le bien-être des animaux est primordial durant les expérimentations. Ainsi un certain nombre de mesures sont mises en œuvre notamment l’inclusion de phase d’acclimatation (minimum 1 semaine) avant toute expérimentation. Les animaux sont hébergés dans des conditions optimales afin de réduire au maximum le stress lié à la captivité et aux expérimentations. Nous portons une attention particulière à ce que les animaux puissent exprimer certains de leurs comportements propres. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux. Le nombre et la durée des tests sont réduits et espacés autant que possible. De plus nous avons établis des points limites afin de soustraire l’animal à une douleur qui n’est pas en relation avec les signes attendus du projet. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec notre Structure du Bien Être Animal (SBEA) pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures. De plus dans nos modèles, quand c’est possible, l’environnement des animaux est enrichi. Pour les souris, l’enrichissement du milieu comporte du matériel de nidification, un dôme pour se cacher et un tunnel suspendu pour augmenter la superficie de la cage. Pour les rats, l’enrichissement du milieu comporte un tunnel en carton pour permettre aux animaux de se cacher et des boules de bois pouvant servir de jeu et de matériel à ronger. Si des animaux se retrouvent mouiller pendant un test de comportement alors ils seront séchés avant leur retour dans leur cage d’hébergement. Chaque fois que les animaux sont soumis à divers tests, le choix des tests, la fréquence de mise en œuvre et leur ordre d’exécution est établi afin d’impacter le moins possible le bien-être des animaux. Une partie des animaux sont habitués à l’Homme par une manipulation quotidienne (30sec-1min/jour, handling).

Choix des espèces

Dans le cadre de ce projet, nous utilisons des souris ou des rats non transgéniques. Le choix de l’espèce a une importance primordiale dans la recherche à visée médicale. Ce choix prend en compte plusieurs critères mais le critère majeur est la pertinence scientifique du modèle. Nous n’utilisons que des modèles fiables qui présentent une prédictivité reconnue, une bonne reproductibilité et dont l’extrapolation des conclusions à l’homme est largement admise. C’est le cas pour la souris et le rat dans les études des phénomènes d’anxiété et de dépression. De plus tous nos modèles répondent favorablement aux médicaments déjà sur le marché ce qui prouve leur prédictivité et permettent aux industriels d’étudier l’apport de leurs nouvelles recherches par rapport aux traitements déjà existants. De plus, ces espèces disposent d’une énorme base d’informations physiopathologiques et d’outils de diagnostiques permettant ainsi de réduire considérablement les expérimentations pilotes. Etant donné que nous n’étudions pas une pathologie liée au vieillissement, qui affecte les jeunes adultes et que nous avons une longue expertise dans ce modèle en utilisant des souris de 4 à 5 semaines au début du projet et des rats de 6-7 semaines au début du projet, nous allons continuer avec ce stade de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 786
Souffrances
▲ 480
▲ -
▲ 306
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 786

786 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, une partie sous anesthésie sans reprise de conscience et le reste dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une neurochirurgie de trente minutes pour reproduire une maladie de Parkinson, tous reçoivent ensuite l'implantation chirurgicale d'un dispositif censé protéger les neurones, et certains jusqu'à six prélèvements sanguins sous anesthésie. Le porteur annonce que ce dispositif apportera "les dernières preuves d'efficacité" avant le passage chez les patients, alors que le projet doit encore vérifier que le modèle produit bien des symptômes. Il évoque un large panel de tests comportementaux moteurs, sensoriels, psychiatriques et d'apprentissage, un par jour pendant deux semaines, sans préciser lesquels.

Objectifs

Ce projet a pour but d'étudier les effets d’un dispositif ayant des propriétés protectrices contre la mort des neurones impliqués dans la maladie de parkinson sur un modèle de rat parkinsonien. Il a pour but d'évaluer l'effet bénéfique de ce dispositif sur la perte de ces neurones, des marqueurs sanguins pathologiques observés dans la maladie de Parkinson ainsi que les performances des rats dans des tâches comportementales motrices, sensorielle, psychiatrique et d'apprentissage caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Bénéfices attendus

Cette procédure aura pour bénéfice d’apporter les dernières preuves d’efficacité d'un dispositif implantable sur tous les mécanismes pathologiques de la maladie de Parkinson. Ces résultats permettront de faciliter le passage aux essais cliniques directement chez le patient. La maladie de Parkinson, ainsi que de nombreuses maladies neurodégénératives, n’ont à l’heure actuelle aucune solution thérapeutique autre que symptomatique. La réussite de ce projet apportera une possibilité de ralentir la perte des neurones observée dans cette maladie et ainsi, l’évolution des patients vers des stades de plus en plus handicapant pouvant aller jusqu’à la perte d’autonomie, la démence et une forte réduction de la qualité de vie des patients.

Procédures

1) Une partie des animaux subira une neurochirurgie pour générer le modèle de rats parkinsoniens (30 minutes incluant l'anesthésie). 2) Tous les animaux subiront une chirurgie d’implantation du dispositif protégeant les neurones (20 minutes, incluant l'anesthésie). 3) Une partie des animaux aura des prélèvements sanguins qui seront répétés à différentes étapes de l'expérience (5 minutes incluant l'anesthésie, 3 à 6 prélevements). 5) Une partie des animaux effectura un large panel de tests comportementaux (2 semaines avec un test par jour).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux seront : 1) la neurochirurgie pouvant induire une légère perte de poids post-chirurgicale. 2) La chirurgie d’implantation du dispositif protégeant les neurones pouvant induire une légère perte de poids post-chirurgicale. 3) Les modèles de rats parkinsoniens qui induisent de légers symptômes moteurs et non-moteurs. 4) Les prélèvements sanguins nécessitant une période de récupération pour permettre aux rats de récupérer de la réduction légère du volume sanguin. 5) Un large panel de tests comportementaux sera effectué afin d’évaluer l’impact des modèles de rats parkinsoniens et l’effet bénéfique du dispositif protegeant les neurones pouvant induire un stress léger dû au déplacement des animaux vers les pièces expérimentales

Devenir

Une partie des animaux sera mise à mort afin de prélever les cerveaux pour analyses ou à la fin de l'expérience planifiée. Le reste des animaux sont mis à mort par injection léthal de pentobarbital pour les expériences sans reveil de prélévements de sang.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives, n'impliquant pas d'animaux vivants, qui permettent d'évaluer l'impact du modèle de rats parkinsoniens et du dispositif protégeant les neurones sur les différents marqueurs cellulaires et moléculaire caractéristiques de la maladie de Parkinson et du modèle de rats parkinsoniens et sur le comportement des animaux.

Réduction

Les analyses du cerveau vont nous permettre de mesurer le pourcentage de perte des neurones dans le cerveau, un score de performances lors des tests comportementaux, et des taux d’expression de marqueurs sanguins de la pathologie. Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre a été estimé à l'aide d'une approche statistique. Les animaux seront testés en différentes sessions successives incluant une partie des rats de chaque groupe. Si les résultats sont suffisants pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives sur les paramètres décrits précedemment, il ne sera pas nécessaire de tester la totalité des animaux.

Raffinement

Une semaine d’acclimatation est prévue à l’arrivée des rats avant l’expérience. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. Cela permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée dès le moindre signe de souffrance. Le projet implique la mise en place d’un état pathologique chez le rongeur avec de la neurochirurgie de classe modérée effectuée sous anesthésie générale. Afin de prévenir toute douleur post-opératoire, une injection d’un anesthésique local sera effectuée avant incision ainsi qu’une injection d'un anti-douleur avant la procédure chirurgicale puis toutes les 24 heures si l’état de l’animal le requiert. Suite à la chirurgie, les rats sont placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Les modèles de rats parkinsoniens impliquent une perte de poids modérée lors de la première semaine post-chirurgicale. Les animaux auront accès à une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Des injections sous-cutanées d’eau saline seront également réalisées pour favoriser l’hydratation et la récupération. Les prélèvements sanguins seront effectués sous anesthésie générale. Les tests comportementaux seront effectués à raison d’un test par jour maximum afin de minimiser l'impact du déplacement des animaux dans les salles expérimentales. Afin de réduire le plus possible toute douleur ou détresse que les animaux pourraient ressentir, ils seront observés au moins une fois par jour par le personnel compétent impliqué dans la réalisation des procédures expérimentales et/ou dans l'application de ces procédures et/ou dans le soin des animaux. Une échelle de cotation de douleur basée sur des signes indicatifs de gêne sera utilisée afin d'évaluer l'état général de chaque animal et de définir le point limite, permettant ainsi de prendre le plus rapidement possible des mesures nécessaires pour préserver le bien-être de l'animal.

Choix des espèces

Le rat est une espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des parties du cerveau connues pour dysfonctionner dans la maladie de Parkinson, ce qui peut être reproduit chez le rat. Les modèles de rats Parkinsoniens seront réalisés sur des rats jeunes adultes (environ 300g en début d’expérience) afin de travailler sur des systèmes cérébraux matures et stables qui resteront stables tout au long des procédures expérimentales proposées.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 768
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 768
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 768

768 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune isolée une heure par jour pendant vingt-huit jours de tests. Un agent inflammatoire est injecté dans le coussinet plantaire, puis une source de chaleur infrarouge et une force mécanique croissante sont appliquées quatre fois sur chaque patte arrière, à deux minutes d'intervalle, pour mesurer le seuil à partir duquel l'animal retire sa patte. Ces souris portent une mutation qui reproduit un syndrome humain rare associant épilepsie, déficience intellectuelle et dysmorphie faciale, et le projet cherche à voir si elles en présentent les symptômes. Le bénéfice avancé, la mise au point d'antidouleurs activant le canal TRAAK, reste une hypothèse, quand la douleur infligée aux souris est le cœur du protocole.

Objectifs

Les canaux TRAAK sont des canaux potassiques exprimés dans le système nerveux. Chez la souris, ils ont été impliqués dans la perception de la chaleur et du froid. Chez l'homme, des mutations sur TRAAK sont liées à un syndrome neuro-développemental appelé FHEIG (pour F=dysmorphisme facial, H=hypertrichose, E=épilepsie, I=déficience intellectuelle/retard de développement et G=croissance gingivale). Deux mutations ont été identifiées dans ce syndrome qui causent une augmentation de l'activité du canal TRAAK. La mutation A173E chez la souris, équivalente à A172E chez l’homme, entraine également une forte augmentation du courant. Nous avons donc choisi cette mutation pour créer un modèle de souris de la maladie FHEIG. Deux types de souris seront produites dans cette étude, une souris TRAAK FHEIG dont le gène TRAAK est muté dans toutes les cellules et une souris dont le gène TRAAK est muté seulement dans les nocicepteurs (TRAAK FHEIG TRPV1). Le comportement général de ces souris sera étudié dans le but d'évaluer dans quelle mesure ces modèles animaux peuvent récapituler la pathologie humaine. Nous évaluerons aussi leur sensibilité à différents stimuli en conditions standards et en conditions inflammatoires. Cette étude devrait permettre de mieux comprendre le phénotype des patients atteints du syndrome FHEIG. Elle permettra aussi de déterminer si l’activation des canaux TRAAK dans les neurones sensoriels peut réguler le niveau de perception de la douleur dans le but d’envisager le développement d’activateurs de TRAAK comme traitement possible de la douleur.

Bénéfices attendus

Cette étude a un double intérêt à la fois pour la recherche fondamentale et translationnelle. En effet, il s’agit du premier modèle de souris de la pathologie humaine FHEIG. Cette pathologie est rare mais sévère et les symptomes sont très invalidants (F=dysmorphisme facial, H=hypertrichose, E=épilepsie, I=déficience intellectuelle/retard de développement et G=croissance gingivale). L’étude du phénotype de cette souris devrait nous permettre de savoir si le modèle animal récapitule tout ou une partie des symptomes humains. Si c’est le cas, il devrait permettre de mieux comprendre la maladie et d’envisager de tester des traitements potentiels. L’autre bénéfice concerne la compréhension des voies de la sensibilité à la douleur. En effet, s’il s’avère que l’activation du canal TRAAK au niveau des nocicepteurs peut diminuer la perception douloureuse chez la souris, la recherche d’activateurs pharmacologiques de TRAAK pourra être envisagée pour le traitement de la douleur.

Procédures

Pour une partie des animaux : isolement pour habituation dans la cage d'observation (45 min, aucun geste), puis injection intra plantaire unique puis remise en cage isolée pour observation (dure totale de la procédure : 1h45). Pour une autre partie des animaux : 2 testes réalisées en alternance séparés de 24h (durée totale de la procédure 28 jours) 1er test : injection intra plantaire unique d'agent inflammatoire puis application de chaleur infra rouge avec possibilité d'échappement/libre de ses mouvements, 4 fois sur chaque coussinet des 2 pattes arrière. Chaque mesure est espacée de 2 minutes minimum. 2e test : injection intra plantaire unique d'agent inflammatoire puis application de force mécanique avec possibilité d'échappement/libre de ses mouvements, 4 fois sur chaque coussinet des 2 pattes arrière. Chaque mesure est espacée de 2 minutes minimum. Les injections unique intraplantaires seront réalisées en quelques secondes dans le coussinet de la patte de chaque animal. Chaque jour les animaux seront placés dans cages en plaxiglass et seront donc isolés 1h par jour, tous les jours, durant les tests mécaniques et thermiques.

Impact sur les animaux

Les animaux pourront présenter des signes de douleur spontanée notamment au niveau de la patte enflammée après injection des produits irritants. Dans certaines situations d'hébergement individuel ou d'isolement expérimental les animaux pourront également présenter des signes de stress, une mobilité réduite ou des stéréotypies, mais ils ne présenteront pas de comportements douloureux spontanés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort dans le but de récupérer leurs organes pour des analyses histologiques, biochimiques et génomiques.

Remplacement

Ce projet s’inscrit dans la continuité des recherches déjà menées au laboratoire et vise à identifier de nouveaux acteurs importants dans les voies de la douleur. Il permettra également de mieux comprendre certains syndromes neurodéveloppementaux liés à un dysfonctionnement des canaux potassiques. Il n’existe pas d’alternative à l’expérimentation animale pour déterminer la sensibilité douloureuse. C’est un phénomène physiologique complexe impliquant plusieurs types de fibres sensorielles et fait intervenir très certainement plusieurs types cellulaires en interaction. Des études histologiques ont déjà été réalisées pour montrer l’expression des protéines d’intérêts dans les structures impliquées dans le contrôle de la douleur et des tests génétiques chez l’homme ont identifié des mutations spécifiques sur ces protéines dans une pathologie. Des expériences ex-vivo seront réalisées à partir des tissus et des cellules prélevées chez ces souris mais qui viendront compléter notre étude et en aucun cas se substituer aux tests sur animaux vivants. Aucune méthode alternative ne permet de satisfaire l‘objectif de remplacement à notre connaissance, et les études précliniques chez l’animal restent nécessaires à la poursuite d’études cliniques pour développer de nouveaux analgésiques.

Réduction

Nous avons pris plusieurs mesures de réduction du nombre d'animaux. Tout d’abord, le nombre d'animaux maximum a été défini par une analyse données statistiques. Puis, tous les animaux mis à mort à la fin de chaque procédure serviront également au prélèvements de leurs organes pour analyse, nous nous limitons à analyser les organes des animaux testés et nous n'utiliserons donc pas d'autres animaux pour ces analyses. Nous avons également conçu nos procédures de manière à utiliser le moins d'animaux possibles, nous utiliserons notamment les mêmes animaux pour différentes procédures divisant ainsi par 2 le nombre d'animaux.

Raffinement

Nous avons défini et mettrons en place de points limites précis précoces et adaptés pour chaque procédure afin de garantir une prise en charge adéquate des animaux en cas de souffrance/douleur ou inconfort. Plusieurs facteurs sont susceptibles de moduler la sensibilité, c’est pourquoi une attention particulière sera apportée à l’hébergement et au bien-être des animaux tout au long de leur vie. Les animaux sont hébergés à cinq par cage, dans des cages mis sur portoirs ventilés avec enrichissement adéquat, nourriture et boisson ad libitum et seront suivi tous les jours. Un des principaux enjeux sera de diminuer le niveau de stress des animaux, afin d’améliorer les conditions de vie des animaux et de maitriser les acteurs pouvant influencer la sensibilité. En cela, les animaux seront habitués plusieurs fois aux environnement des tests pour diminuer le stress des animaux aux nouveaux environnements. Nous avons également concu des procédures les plus courtes possibles pour étudier la douleur inflammatoire.

Choix des espèces

Le choix de cette espèce constitue le meilleur modèle pour notre étude car les caractéristiques des souris de la souche utilisée sont largement documentées. La souris possède également une reproductibilité rapide et fiable, constituant un atout pour développer efficacement notre projet. Les tests de sensibilité sont bien adaptés pour les souris et suffisamment documentés. Nous possédons déjà les souris génétiquement modifiées indispensables à notre étude. Les animaux utilisés seront âgés de 7 à 12 semaines. Ce choix est motivé par la volonté de nous soustraire des variations dues aux processus développementaux ou liés au vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 604
Souffrances
▲ -
▲ 292
▲ 312
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 604

Les souris de ce projet sont génétiquement modifiées et élevées sur place, chaque première portée subissant une biopsie de la queue dans ses deux premières semaines de vie. 604 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Trois gavages espacés de cinq jours, une injection intrarectale sous anesthésie et des injections dans l'abdomen déclenchent une inflammation intestinale susceptible de provoquer perte de poids, baisse d'activité, douleur et diarrhée sanglante, pour tester le rôle protecteur d'une protéine dans la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Les souriceaux qui n'ont pas le génotype recherché sont tués après le génotypage, les autres servent à la reproduction et aux expériences avant d'être tués pour prélever l'intestin.

Objectifs

Les maladies chroniques intestinales, telles que la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, ont un effet dévastateur sur la qualité de vie des patients. L’origine de ces maladies reste inconnue, et de ce fait les traitements manquent de précision et d’efficacité. Une série d’observations suggère que ces maladies sont liées à une inflammation chronique intestinale induite par l'hypersensibilité du côlon à l’alimentation et au microbiote intestinal. Une réponse inflammatoire dérégulée et un dysfonctionnement du système immunitaire sont considérés comme les deux causes les plus suspectes associées à ces maladies. Dans ce travail, nous utiliserons un modèle de souris pour explorer davantage le lien potentiel entre la réponse inflammatoire/immune dérégulée et le développement des maladies chroniques intestinales. Dans ce contexte, l'objectif du projet est de déterminer in vivo le rôle protecteur d’une protéine en réponse à différents stress environnementaux ainsi que d’évaluer son potentiel thérapeutique dans le contrôle de l'inflammation intestinale.

Bénéfices attendus

La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse sont des maladies inflammatoires chroniques susceptibles d'évoluer vers la fibrose et le cancer colorectal. Le bénéfice de ce projet est d’évaluer une potentielle cible thérapeutique dans le contrôle de l’inflammation, afin d’optimiser l'efficacité du traitement des maladies inflammatoire intestinale. Ce projet vise également à mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires de la réponse inflammatoire intestinale.

Procédures

1) La première portée de chaque couple de souris pour le maintien de lignée dans les 2 premières semaines de vie seront soumises à une biopsie de queue en quelque secondes. 2) Toutes les souris seront soumises à 3 gavages oraux durant moins d’une minute, 1 gavage tous les 5 jours. 3) Certain souris rêverons une anesthésiées administrée en injection intrapéritonéale et recevront par voie intra-rectale un produit chimique. 4) Certain souris seront pesées chaque jour en quelques secondes pendant 3 jours minimum et 2 semaines maximum. 5) Certain souris recevront 3 fois une injection intrapéritonéale et seront pesées 1-3 fois en quelques secondes.

Impact sur les animaux

Le génotypage des souris se fera par une biopsie caudale qui peut provoquer une légère douleur. Le gavage et l’injection intrapéritonéale peuvent induire un stress et une douleur légère. Les modèles d’inflammation intestinale sont susceptibles d’induire une inflammation intestinale, ce qui peut provoquer une perte de poids, une baisse d'activité, de la douleur et de la diarrhée avec saignement. L’injection intra rectale peut conduire à une douleur légère et du stress.

Devenir

Les animaux ayant pas le bon génotype seront mis à mort après le génotypage. Des animaux avec le bon génotype sont gardés en vie pour la reproduction et les procédures expérimentales. L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour récupérer les tissus d'intérêt, notamment l’intestin.

Remplacement

L’emploi du modèle animal est indispensable afin d’étudier une réponse inflammatoire en milieu physiologique où les cellules du tube digestif sont confrontées aux aliments dégradés, aux bactéries participant à la digestion et en présence d’un système immunitaire. Ni les modélisations mathématiques, ni les systèmes in vitro ne permettent de reproduire l’environnement physiologique auquel est soumis une réponse d’inflammation in vivo.

Réduction

Les expériences seront réalisées avec le nombre minimum d’animaux nécessaire à l’obtention d’un résultat significatif déterminé par une approche statistique.

Raffinement

Afin d'assurer aux animaux les meilleures conditions d'hébergement, nous ajouterons dans la cage du coton, des maisonnettes en carton ou des tunnels ainsi que des bâtonnets de bois à ronger. Les souris seront hébergées par 5 au maximum en cage ventilée pour le maintien en communauté, en accord avec leurs besoins sociaux, et disposeront d’eau et nourriture ad libitum. Le génotypage et la biopsie seront réalisées durant les 2 première semaines de vie des souris. Afin de réduire le traumatisme lié au gavage oral, les manipulateurs seront bien formés et des sondes de gavage souples à bout arrondi seront utilisées. Afin de réduire le traumatisme lié aux injections rectales, une anesthésie sera utilisée. La taille d’aiguille de l’injection sera adaptée à la taille de l’animal. Une surveillance sera effectuée 1 à 2 fois par jour par les membres de ce projet ou par les zootechniciens afin de détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance de l’animal. Pour limiter au maximum la douleur et la souffrance associée au sepsis sévère et notamment lors de la fin de vie, une grille d’évaluation du bien-être animal est mise en place.

Choix des espèces

La forte similitude des systèmes immunitaires humains et murins fait de la souris un modèle de référence pour étudier la réponse inflammatoire/immune et le développement des maladies chroniques intestinales comme la colite ulcérative ou la maladie de Chohn. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (8 à 13 semaines après la naissance), où elles possèdent un système immunitaire mature.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1680
Souffrances
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▲ 330
▲ 1350
Devenir
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 1680

Du lysat de myéline est injecté sous la peau du dos, suivi de deux injections de toxine, pour déclencher une maladie auto-immune du système nerveux central qui paralyse le train arrière. 1 680 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour prélèvement d'organes, après un génotypage par tatouage des pattes et section de l'extrémité de la queue entre le septième et le dixième jour de vie. D'autres subissent une chirurgie stéréotaxique de moins de vingt minutes pour recevoir un composé inflammatoire dans le cerveau, l'ensemble visant à comprendre le rôle des astrocytes et des cellules des vaisseaux dans la sclérose en plaques. Le porteur qualifie la paralysie du train arrière de non douloureuse, annonce un suivi quotidien du score de J0 à J45 et une mise à mort dès le point limite atteint, sans dire à quel degré de paralysie ce seuil est fixé.

Objectifs

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du Système Nerveux Central (SNC) d'origine autoimmune associée à une demyélinisation et une perte axonale, responsable d'une neurodégérescence chez les patients. Aujourd'hui, 2,3 millions de personnes dans le monde sont affectés par cette maladie qui touchent principalement les sujets jeunes de moins de 50 ans. La cause de la sclérose en plaques reste inconnue et il n'existe pas de traitement curatif contre cette maladie. De plus, il est important de noter que les options thérapeutiques actuelles disponibles pour prévenir les formes sévères de la sclérose en plaques sont principalement des immunothérapies (par exemple le Natalizumab (Tysabri®)) dont le mécanisme d'action conciste à bloquer l'activité et/ou l'infiltration des cellules inflammatoires dans le parenchyme cérébral. Malheureusement, l'utilisation de ces therapies est limitée du fait de leur effets indésirables associés notamment une diminution de l'efficacité du système immunitaire et une toxicité hépatique et rénale. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre la physiopathologie de la sclérose en plaques, ce qui est primordial pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Plus précisément nous nous attacherons à mieux comprendre le rôle de l'unité gliovasculaire, c'est à dire des cellules endothéliales et des astrocytes dans le SNC en contexte neuro-inflammatoire aigu et chronique. A plus long terme nous souhaitons identifier de possibles stratégies thérapeutiques ciblées au niveau de l'unité gliovasculaire jusqu'à présent peu explorées et exploitées pour fournir des alternatives originales et sûres aux traitements actuels que représentent les immunothérapies dans la prise en charge des rechutes et de la progression de la sclérose en plaques.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre comment les cellules endothéliales et les astrocytes se comportent au cours de la sclérose en plaques. Ces cellules composent une barrière (la barrière hémato-encéphalique) qui sépare le sang circulant du cerveau mais en contexte de sclérose en plaques, leur comportement est modifié et elles ne jouent plus leur rôle de barrière. Cela va favoriser le passage de cellules immunitaires dans le cerveau depuis le sang et va également rendre ces cellules immunitaires plus agressives au cours du développement de la maladie. Nous allons plus précisément analyser les interactions entre les astrocytes, les cellules endothéliales et les cellules immunitaires à différents endroits (au niveau du vaisseau sanguin, dans l’espace entre le vaisseau et les astrocytes et dans le tissu cérébral lui-même). Nous allons analyser l'activation, la migration et la prolifération des cellules endothéliales, des astrocytes et des cellules immunitaires et leur production de composants délétères dans la sclérose en plaques. L’objectif à long terme est d’Identifier de nouvelles cibles thérapeutiques personnalisées pour les patients atteints de sclérose en plaques. En effet la sclérose en plaques est une maladie hétérogène avec des formes variées probablement dues à des mécanismes multiples.

Procédures

Toutes les souris seront génotypées entre J7 et J10 après la naissance. Pour cela, chaque animal est tatoué au niveau des pattes avec un numéro d'identification unique puis l'apex de la queue est prélevé pour réaliser le génotypage de l'animal. La durée pour réaliser le prélévement de l'apex sous contention est de quelques secondes et la durée pour réaliser le tatouage sous contention est de moins de 20 secondes. Les animaux avec les génotypes d'intérêt sont ensuite selectionnés pour réaliser les expérimentations. Toutes les souris subiront 1 série de 5 injections intrapéritonéales (1 par jour pendant 5 jours) pour induire le knockout. Chaque injection dure moins de 30 secondes. Pour le modèle de sclérose en plaques chez les souris: les animaux subiront deux injections sous cutanée de lysat de myéline en haut et en bas du dos associées à 2 injections intra-péritonéales de toxine (la première 2h après les injections de myeline, et la seconde 24h après). Les deux injections de myeline combinées durent moins de 30 secondes et les injections intra-péritonéales de toxine moins de 10 secondes chacune. Pour le modèle d'injection stéréotaxique chez la souris: les animaux subiront une injection sous cutanée d'analgésique avant la chirurgie (la chirurgie stéréotaxique dure moins de 20 min par animal). Suite à la chirurgie, les souris recevront trois injection d'anti inflammatoire en sous cutané. Chaque injection sous cutanée dure moins de 10 secondes.

Impact sur les animaux

Injections intra-péritonéale pour induire le knockout: administrations répétées pendant 5 jours consécutifs pouvant induire un stress lié à la contention ainsi qu'une douleur légère lors des injections. Induction de l'encéphalomyélite expérimentale autoimmune: 2 Injections sous cutanées non douloureuses (en haut et en bas du dos) associées à 2 injections intra-péritonéales pouvant induire une douleur légère lors de l'injection. Les souris étant habituées pendant deux semaines avant l'induction, le stress est minimal pour les animaux (l'absence de stress chez les animaux est essentiel pour avoir une réponse uniforme et cohérente à l'induction de la maladie). La paralysie du train arrière est non douloureuse mais peut s'accompagner d'un stress chez l'animal qui doit être surveillé quotidiennement. Injection stéréotaxique: injection sous cutanée non douloureuse d'un analgésique avant la chirurgie pouvant entrainer un stress chez l'animal lié à la contention. Cependant les animaux sont habitués avant la chirurgie notamment à la contention pour minimiser ce stress. Les animaux reçoivent ensuite 3 injections sous cutanées d'anti inflammatoire en post-opératoire pour empêcher l’apparition de douleur associée à l'acte chirurgical. Là encore cela nécessite la contention des animaux.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort afin d'effectuer le prélèvement d'organes.

Remplacement

La sclérose en plaques est une maladie complexe faisant intervenir de nombreux types cellulaires dans le cerveau (cellules endothéliales, astrocytes, péricytes, neurones, oligodendrocytes) et dans le sang (cellules immunitaires comme les lymphocytes). L'étude de l'ensemble de ces cellules et plus encore leurs interactions ne peut pas à l'heure actuelle être réalisées uniquement avec des tests in vitro de culture cellulaire. Le recours à un être vivant, mammifère, présentant des caractéristiques partagées avec l'homme est donc nécessaire et les rongeurs représentent un modèle de choix pour réaliser une analyse in vivo complémentaire des autres expériences.

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé à l'aide d’un logiciel qui nous permet de limiter au maximum le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir des différences significatives entre les groupes comparés (concernant le score de paralysie dans le modèle de sclérose en plaques chez la souris notamment). Le nombre de souris par groupe et par analyse, calculé par le logiciel, est de 10. Il faut noter cependant que nous ne pourrons pas faire toutes les analyses sur une seule souris. Pour le modèle de sclérose en plaques chez la souris, il faudra 3 lots de 10 souris par groupe pour 3 temps soit 90 souris totales par groupe. Pour le modèle d'injection dans le cerveau d’un composé inflammatoire, il faudra 3 lots de 10 souris pour 3 temps soit 30 souris total pour chaque groupe. Ce chiffre est conforté par notre propre expérience et par celle de la communauté scientifique s'intéressant à la sclérose en plaques, 10 animaux par lot et par analyse sont nécessaires pour obtenir des résultats exploitables statistiquement aussi bien pour les mesures de la paralysie et les analyses histologiques et moléculaires. Pour réduire le nombre d'animaux, aucune expérience déjà publiée ne sera reproduite. Les manipulations seront réalisées par du personnel technique entrainé de façon à réduire la variabilité des résultats donc le nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

L’hébergement des souris sera réalisé dans des conditions qui limiteront le stress et l’inconfort (animalerie agrée, personnels formés, cage de 3 à 6 animaux maximum en portoir ventilé avec libre accès à l’eau et à la nourriture ainsi qu’un environnement enrichi avec igloo cartonné et serpentins de papier à dérouler). La souffrance des animaux sera réduite par l'usage d'anesthésiques et d'antalgiques adaptés pour la réalisation des gestes douloureux. D'autre part, les animaux seront surveillés quotidiennement par le zootechnicien, le responsable du bien-être animal ou l'expérimentateur. Dès le début des expérimentations, une fiche bien-être est ouverte. Y sont gradés l'apparence, la perte de poids, les signes cliniques et le comportement. Les animaux sont surveillés quotidiennement par l’expérimentateur ou le zootechnicien (Y compris le week-end). Si ce n'est pas l'expérimentateur, lui-même qui détecte un signe de souffrance ou de mal être, il sera immédiatement alerté. En fonction du score, la cage est identifiée avec une carte « à surveiller » et surveillée plus fréquemment (2-3 fois par jour) ou bien si le score est plus élevé, les souris reçoivent un traitement antalgique avec mise à disposition de nourriture humide associé au nettoyage/re-fermeture des plaies (si nécessaire) et à des visites plus fréquentes de l’expérimentateur (toutes les deux heures). Lorsque le score atteint le point limite, l’animal est mis à mort immédiatement par le zootechnicien/l'expérimentateur. Pour les animaux avec la sclérose en plaques, un scoring quotidien sera réalisé entre J0 et J45. Dès que les animaux montreront les premiers signes de paralysie, l'expérimentateur mettra à leur disposition des croquettes mouillées sur le sol de la cage. La déshydratation sera évaluée quotidiennement par pincement de la peau du cou et de l'hydrogel sera utilisé comme source d'eau dès les premiers signes de déshydratation.

Choix des espèces

Pour l'étude de la sclérose en plaques, la souris est le modèle animal de choix en terme de susceptibilité à l'induction mais également pour le développement de symptômes très proches de ceux observés chez l'homme. Cela permettra, à terme, d'extrapoler les résultats, obtenus lors de notre étude pré-clinique chez la souris, à l'homme. La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale des vaisseaux du cerveau présente de nombreuses similitudes avec l'organisation des vaisseaux du cerveau chez l'homme. La souris est à ce jour la seule espèce de mammifère pour laquelle il est possible, en routine, de modifier le génome afin de créer des modèles d'études de maladies humaines. Les souriceaux seront génotypés à J7-J10 après la naissance. Des souris adultes âgées de 8 semaines (début du protocole) à 5 mois (fin du protocole) seront ensuite utilisées pour les expérimentations. Notre objectif n'est pas d'étudier des processus développementaux mais des processus physiopathologiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Souris : 640
Souffrances
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▲ 640
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Devenir
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 640

640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever sang et organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont d'abord rendues obèses et diabétiques par douze semaines de régime gras, puis soumises à un jeûne de seize heures, à un jeûne intermittent de six semaines ou à un régime cétogène, avec des tests de tolérance au glucose comprenant six heures de jeûne et sept piqûres de la queue en deux heures. Il s'agit de savoir si une protéine du foie explique les effets bénéfiques de ces régimes, déjà observés au laboratoire dans une étude non publiée. Le porteur écrit qu'il est "impossible" de reproduire par des méthodes alternatives le jeu combiné du foie, des tissus adipeux, de l'intestin, du cerveau et du muscle.

Objectifs

Les maladies métaboliques du foie (stéatose hépatique non alcoolique, ou NAFLD pour non-alcoholic fatty liver disease) sont en expansion dans les pays industrialisés, parallèlement à la prévalence croissante de l’obésité. Le premier stade de la maladie correspond à une accumulation de graisses dans le foie et est bénin mais peut évoluer chez certains patients vers une forme inflammatoire, puis vers une cirrhose, à l’origine d’autres complications sévères telles que le cancer du foie. Les mécanismes de progression de ces maladies sont encore mal compris et aucun traitement médicamenteux efficace n’est disponible à ce jour. Dans une étude non publiée du laboratoire, nous avons récemment démontré que plusieurs stratégies alimentaires sont capables de diminuer l’obésité, le diabète et la stéatose hépatique chez la souris. Nous souhaitons à présent déterminer les mécanismes impliqués dans ces effets bénéfiques. Nous émettons l’hypothèse que la protéine PPARa pourrait être impliquée dans ces effets. PPARa est principalement exprimée dans le foie où elle contrôle la dégradation des graisses, faisant d'elle une bonne cible thérapeutique pour traiter les maladies métaboliques. Nous disposons au laboratoire de souris mâles et femelles chez qui le gène PPARa est non fonctionnel dans le foie. Dans ce projet, nous utiliserons des souris mâles et femelles qui n'expriment pas PPARa dans le foie et comme contrôle, des souris chez qui PPARa s’exprime. Elles seront nourries par un régime gras induisant une obésité, un diabète de type 2 et une pathologie hépatique mimant celle observée chez l’Homme. Une fois la pathologie installée, les animaux seront soumis à différentes stratégies alimentaires : un retour à un régime contrôle, un jeûne aigu ou intermittent, un régime cétogène (presque exclusivement constitué de graisses et contenant très peu de sucre). Les effets de ces différentes stratégies alimentaires seront évalués grâce à des bilans sanguins et des analyses des prélèvements d’organes (foie, tissus adipeux brun et blanc).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de définir l’importance de PPARa spécifiquement dans le foie dans les effets bénéfiques des différentes interventions sur la progression de l’obésité, du diabète de type 2 et de la stéatose hépatique. En conséquence, ce projet pourrait identifier un des mécanismes hépatiques pouvant être impliqué dans les effets de ces différentes interventions. En effet, aucun traitement de référence n’est disponible à ce jour pour les patients atteints de ces maladies chroniques du foie qui représentent actuellement la 2e cause de transplantation de foie du monde.

Procédures

Les animaux seront nourris avec un régime standard ou un régime obésogène riche en graisses pendant 12 semaines. A l'issue de ces 12 semaines, les animaux subiront l'une des interventions nutritionnelles suivantes : une mise à jeun pendant 16h, un jeûne intermittent de 16 h par jour pendant 6 semaines, un régime cétogène riche en gras et pauvre en sucre pendant 6 semaines, un régime standard pendant 6 semaines, un groupe contrôle qui restera nourri avec le régime obésogène pendant 6 semaines. Les animaux seront aussi soumis à des tests de tolérance au glucose (OGTT) ou à l’insuline (ITT) au début et à la fin de chaque intervention. Ces tests consistent en : 6h de jeûne, suivi d'une mesure de la glycémie puis un gavage avec du glucose pour les OGTT ou une injection d'insuline pour les ITT, puis des mesures de la glycémie toutes les 15 min pendant 2h. Pour les OGTT, le glucose est administré par gavage une fois et pour les ITT, l'insuline est administrée par injection une fois. Le gavage et l'injection prennent chacun moins de 30 secondes. Pour les mesures de glycémie, le prélèvement d’une seule goutte de sang (

Impact sur les animaux

Les régimes obésogènes vont induire une obésité et des perturbations du métabolisme associées tels qu'un diabète et une stéatose, sans souffrance visible des animaux ni changement de leur comportement. La mise à jeun peut entraîner une hypoglycémie et une hypothermie. Le prélèvement sanguin et le gavage oral de glucose et d’insuline peuvent entraîner un stress des animaux lié à la contention.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de récolter le sang et différents organes pour effectuer les analyses permettant de répondre à la question scientifique

Remplacement

Ce projet nécessite l’utilisation d’animaux de laboratoire car la pathologie étudiée (stéatose non alcoolique) est complexe et fait intervenir différents tissus agissant en synergie (foie, tissus adipeux, intestin, cerveau, muscle). Il est impossible de mimer ceci par l’utilisation de méthodes alternatives. L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car il est possible de mimer la pathologie étudiée grâce à l’utilisation du régime gras.

Réduction

Le nombre d'animaux pour ce projet est défini pour permettre d'une part de répondre aux questions scientifiques et d'autre part de respecter la réduction du nombre d'animaux au maximum. Ainsi nous utiliserons le plus petit nombre d'animaux possible qui est requis pour répondre à nos questions scientifiques et conduire à des résultats exploitables et statistiquement significatifs. Ce nombre d'animaux a été déterminé par des tests statistiques appropriés (calcul de puissance) et est basé sur des résultats provenant d'expériences antérieures du laboratoire.

Raffinement

Nous veillerons au bien-être des animaux tout au long des expérimentations en leur assurant les meilleures conditions d’hébergement. Ainsi, les souris seront en hébergement collectif et dans un environnement contrôlé (température, hygrométrie). Des enrichissements du milieu de vie (cabanes en inox et ouate de coton ou de cellulose) seront disposés dans la cage afin de pouvoir se distraire, se cacher et fabriquer des nids. Pour un meilleur raffinement et limiter le stress, les animaux seront habitués à l’expérimentateur et les gestes techniques seront réalisés par une personne formée et expérimentée. Nous surveillerons également attentivement l’apparence physique externe, le poids et le comportement des animaux, et nous mesurerons leur consommation alimentaire et hydrique afin de vérifier la bonne tolérance des différentes expérimentations. Des points limites gradés seront mis en place pour l’évaluation de ces différents paramètres (indice 0 = normal ou léger, indice 3 = changements importants par rapport à la normale). Si un animal présente un signe quelconque de souffrance avec un score de 3 après évaluation de ces paramètres, l’animal sera aussitôt retiré de l’étude et replacé dans des conditions d’hébergement standard (régime standard et aucune procédure réalisée).

Choix des espèces

L’utilisation de souris de laboratoire est appropriée car elle permet d’étudier le rôle de protéines spécifiques en utilisant des souris transgéniques. Ces modèles existent uniquement chez la souris. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7 semaines d’âge minimum) car le développement du foie est terminé et nous nous intéressons au métabolisme chez l’individu adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Rats : 600
Souffrances
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Devenir
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 600

Un rat qui perd plus de 20 % de son poids ou atteint 15 points sur 27 à la grille de la maladie, qui note diarrhée, gonflement des articulations, lésions de la peau, inflammation des testicules ou de l'œil, est mis à mort. 600 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont des individus porteurs d'un gène humain qui développent d'eux-mêmes une spondylarthrite, avec douleur, perte de poids et parfois mobilité réduite. Pour tester des molécules, une partie reçoit une injection dans l'abdomen chaque jour pendant six à douze semaines, et les rats sont tués à l'issue de chaque procédure pour le prélèvement de leurs organes, hors élevage, dont le sort n'est pas précisé. Le porteur présente ce rat comme "le modèle animal le plus pertinent" de la maladie humaine, et note que des souris portant le même gène ne développent aucun signe de la maladie.

Objectifs

l’objectif majeur de notre projet est de comprendre le rôle pathogène du HLA (Antigènes des Leucocytes Humains)-B27 au cours de la spondyloarthrite (SPA) utilisant le modèle expérimental de SPA : le rat transgénique HLA-B27 afin de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Au cours de ces dernières années, nous avons cherché à comprendre pourquoi nous observons une proliferation anormale des lymphocytes T pro-inflammatoires producteurs de la cytokine inflammatoire (IL-17) chez le rat B27, le modèle animal le plus pertinent et le plus proche de la SpA humaine. Nos résultats ont mis en évidence que l’IL-27 (une cytokine anti-inflammatoire) et ICOS (une molécule de costimulation) étaient deux nouvelles cibles thérapeutiques prometteuses pour le traitement de la SpA. En ce qui concerne l’IL-27, elle a eu un effet protecteur en réduisant la sévérité des manifestations inflammatoires chez le rat B27, tout en inhibant les réponses des lymphocytes inflammaoires et la production d'IL-17. Nos résultats ouvrent des nouvelles perspectives même pour des patients qui ne repondent pas aux traitements actuellement disponibles.

Procédures

Post-mortem, des organes lymphoides des animaux seront prélévés en quelques minutes (environ 2-3) pour une analyse cellulaire ou histologique. Durant les essais pré-cliniques, les animaux seront injectés (durée de l'injection quelques secondes) intraperitoneal tous les jours pendant 6-12 semaines. Pour les experiences ex-vivo un minimun de 2 animaux non transgéniques et 2 animaux transgéniques seront utilisés et les experiences seront répétées 5 à 6 fois. Pour les essais pré-cliniques, nous utiliserons des groupes de 6 à 8 animaux par groupe.

Impact sur les animaux

Le rat transgénique pour HLA-B27 est à l’heure actuelle le modèle animal le plus percutant de cette pathologie. Dans ce modèle surviennent spontanément, sous le seul effet du transgène et probablement en association avec le fond génétique du rat, toutes ou une partie des manifestations de la spondylarthrite ankylosante. Ainsi, ces animaux développent des manifestations comme des arthrites et une colite. Certains animaux développent aussi une l’inflammation de la peau ou de l’œil. Ces manisfestations peuvent engendrer chez ces animaux de la douleur, perte de poids et parfois une mobilité reduite.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, à l'exception de l'elevage, les animaux seront mise à mort pour les prélèvements d'organes nous permettant d'etudier les céllules, les organes et les méchanismes impliqués dans la pathogénèse de la maladie. Dans d'autres cas, les animaux seront utilisés pour étudier le potentiel thérapeutique des certaines molécules à partir du prélèvements d'organes et analyse cellulaire.

Remplacement

Toutes les molécules avec un potentiel thérapeutique seront d’abord testées in vitro en utilisant des lignées cellulaires à la place des animaux par exemple. Seulement après validation in vitro, ces molécules seront téstées chez les animaux afin d'étudier leur potentiel thérapeutique dans le traitement contre les spondyloarthrites.

Réduction

Comme prévu, dans les essais pré-cliniques, le nombre d’animaux utilisés dans chaque groupe de traitement sera de 6 et 8. Ce nombre d’animaux par groupe nous permet de réaliser des analyses statistiques robustes permettant d’établir quelques conclusions pertinentes sur des paramètres abordés dans notre projet. Il ne nous paraît pas envisageable de réduire ce nombre d’animaux par groupe dans de futurs projets, si l’on souhaite garder des analyses statistiques pertinentes.

Raffinement

Nous envisageons, en cas de présence d’arthrites causant une difficulté de la mobilité des rats, de mettre de l’alimentation dans la cage afin que les rats puissent s’alimenter correctement. Du change de cages, deux fois par semaine , seront prévus pour les cages où il y aura des animaux très malades avec diarrhées. Nous mettrons en place l'ajout de fromage aux femelles gestantes et aux petits pour améliorer leur croissance. A partir de 7 semaines d’âge l'etat de santé des animaux sera observé et nous utiliserons un tableau de scoring de la maladie (voir tableau ci-dessous). Les animaux présentant une perte de poids supérieure à 20% ou atteignant le score total de 15 (= point limite) seront sacrifiés. Score maximal total = 27 Semaine 7……Semaine X Poids (g) Diarrhée Absente=0 Modérée = 1 Importante= 2 Profuse=3 Anite=+1 Articulations Normale=0 Gonflée = 1 à 4 Patte AV gauche Patte AV droite Patte AR gauche Lésions cutanées 1 à 4 Ongles= +1 Orchite Absence=0 Présence=1 Uvéite Absence=0 Présence=1

Choix des espèces

Le rat transgénique pour HLA-B27 est à l’heure actuelle le modèle animal le plus relevant de cette pathologie. Dans ce modèle surviennent spontanément, sous le seul effet du transgène et probablement en association avec le fond génétique du rat, toutes les manifestations de la spondylarthrite ankylosante. Notre objectif est donc de comprendre le rôle pathogène du HLA-B27 au cours de la pathologie en utilisant ce modèle. Il est important de souligner que des souris portant le même transgène ne développent aucun signe de la maladie. Nous utiliserons des animaux à un état précoce du développement de la maladie (environ 3 semaines) ne présentant pas encore des signes cliniques, par exemple pour les expériences nécessitant d’utiliser des cellules en absence d’inflammation ou dans le cas de traitement in vivo précoce. Dans ce cas, les animaux seront marqués à l’encre et génotypés avant leur utilisation. Pour toutes les autres expériences, en utilisant de rats adultes qui presentent des signes cliniques (la maladie est etablie) nous utiliserons un protocole classique de marquage à l’oreille et génotypage à partir d’échantillons de l'oreille marquée. Des rats adults (entre 3 mois et 6 mois d'âge) seront utilisés pour certaines expériences.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 960
Souffrances
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Devenir
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Injectées sans anesthésie de cellules leucémiques dans la veine de la queue, 960 souris de six à huit semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Une ponction de moelle osseuse au fémur, sous anesthésie, suit l'évolution de la maladie, puis les souris malades reçoivent jusqu'à cinq jours de chimiothérapie par injections dans l'abdomen et la queue, elles aussi sans anesthésie, et une partie passe en imagerie. La rate gonfle et peut gêner leurs déplacements, le porteur jugeant possible qu'elle "cause des douleurs" même si les signes visibles en sont rares, et la chimiothérapie peut leur faire perdre du poids, avec un poil terne et parfois le dos voûté pendant deux à trois jours. L'objectif est de comprendre comment une protéine participe à la mort des cellules leucémiques sous chimiothérapie, et les souris sont tuées au plus tard quatre mois après l'injection, plus tôt si elles franchissent un point limite, pour prélever rate et moelle osseuse.

Objectifs

Les agents de chimiothérapie utilisés pour soigner les patients atteints de leucémie (cancer du sang) ont des mécanismes d’action variés, mais leur action précise et majoritaire est encore incertaine. Le projet a pour objectif de mieux comprendre les effets de la chimiothérapie classiquement utilisée pour soigner les leucémies. Nous étudierons en particulier l’importance d’un gène qui participe à la mort des cellules cancéreuses lorsque les patients sont traités avec la chimiothérapie. L’objectif est de comprendre par quels mécanismes la protéine issue de ce gène peut entrainer la mort des cellules cancéreuses.

Bénéfices attendus

Chez les patients atteints de leucémies, les rechutes sont très fréquentes après les traitements par chimiothérapie, en particulier chez les personnes âgées de plus de 60 ans. Les progrès à faire passeront par une meilleure compréhension des mécanismes d’action précis des chimiothérapies, qui pourront alors être améliorées. Ce projet permettra d’approfondir les connaissances sur la chimiothérapie et son mode d’action. Comprendre la manière dont la chimiothérapie conduit à la mort des cellules cancéreuses permet de travailler sur l’amélioration des traitements à plus long terme.

Procédures

Pour mettre en place le modèle de leucémie, les animaux seront soumis à une injection des cellules leucémiques par intraveineuse dans la queue. Cette procédure dure environ 20 secondes et se fait sans anesthésie. L’apparition de la maladie sera suivie par ponction de moelle osseuse (qui est le site d’expansion de ces cellules cancéreuses). Ce prélèvement sera fait au niveau du fémur, dans une patte arrière. Il se fait sous anesthésie et dure environ 2 à 3 minutes. Quand les souris commenceront à être malades, elles seront traitées avec une molécule administrée par injection dans l'abdomen (environ 5 à 10 secondes) et une molécule administrée en intra-veineuse dans la queue (environ 20 à 30 secondes). Ces procédures sont faites sans anesthésie. Pour une partie des souris, des séances d'imagerie seront réalisées (suivi des cellules cancéreuses dans l'animal vivant). Après injection d'une solution permettant de visualiser les cellules d'intérêt (injection dans l'abdomen; durée de 20 secondes), les souris sont anesthésiées puis placées dans un équipement d'imagerie avec maintien de l'anesthésie. Des images sont enregistrées sur une durée de 10 minutes maximum, avant l'arrêt de l'anesthésie et le réveil de l'animal.

Impact sur les animaux

La manipulation des souris pour le traitement engendre un stress, le souris pouvant être traitées quotidiennement pendant maximum 5 jours. Quand la leucémie se développe, la rate des souris grossit (splénomégalie). Cela peut gêner leur mobilité normale. On peut aussi penser qu’elle cause des douleurs même si des signes visibles de douleur ne sont que rarement présents en cas de splénomégalie faible ou modérée. Quand les souris sont traitées avec la chimiothérapie, elles peuvent perdre du poids à partir du troisième jour du traitement. Elles ont alors le poil moins régulier et parfois le dos voûté. Ces effets ont une durée de 2 à 3 jours.

Devenir

Tous les animaux seront systématiquement euthanasiés au maximum 4 mois post-injection si pas d’atteinte du point limite. Les organes cibles de la prolifération des cellules cancéreuses (rate, moelle osseuse) seront prélevés en post-mortem pour une analyse au niveau cellulaire.

Remplacement

Nous avons au préalable testé la chimiothérapie sur des modèles de cellules cancéreuses en culture. Le passage dans l’animal est maintenant nécessaire pour reproduire les conditions physiologiques d’un organisme proche de l’homme, pour confirmer et approfondir les hypothèses.

Réduction

Nous utilisons un nombre suffisant et optimal d’animaux par groupe pour avoir des différences statistiquement significatives entre les groupes. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés, différents temps de traitement seront testés en même temps afin de comparer les différents groupes testés à un seul et unique groupe contrôle.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes pour respecter leur comportement naturel. Ils seront surveillés quotidiennement, et une grille d’évaluation, tenant compte de leur apparence de leur comportement et d’un suivi clinique, sera tenue chaque semaine de façon à définir des points limites de douleur/souffrance suffisamment précoces pour déclencher le recours à l’euthanasie si ces points limites étaient atteints. Ce suivi sera quotidien lors de la phase de traitement. En cas de perte de mobilité, l’accès à la nourriture sera facilité. Les cages seront enrichies pour améliorer le bien-être des animaux. La ponction de moelle osseuse ainsi que l'imagerie seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle (utilisation de support à 37°C).

Choix des espèces

La souris est un petit mammifère suffisamment proche de l’Homme pour les expériences menées dans ce projet. Le gène étudié ainsi que la fonction de la protéine qui en découle sont très proches entre l’homme et la souris. Les molécules testées sont à administrer par différentes voies, toutes disponibles sur l’espèce animale choisie. De plus, le contrôle de leur bien-être au quotidien est facilité car les signes de souffrance/douleur ont été bien caractérisés chez cette espèce. Les leucémies touchent des cellules à un stade précoce de leur développement, ce qui nous conduit à utiliser des souris jeunes adultes de 6 à 8 semaines pour nos expérimentations.