Rongeurs

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    • Oncologie
Souris : 100
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100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses puis une radiothérapie, avant des examens IRM répétés sous anesthésie avec injection d'agents de contraste, et sont tuées pour prélever le cerveau. Le porteur indique que les tumeurs peuvent provoquer titubation, léthargie, perte de poids et crises d'épilepsie, la mise à mort intervenant à 15 % de perte de poids ou à l'atteinte d'autres points limites. Il conclut que l'imagerie du petit animal vivant est un maillon "indispensable" pour mettre au point une IRM de la radionécrose transposable à la clinique.

Objectifs

La radiothérapie est une option thérapeutique qui peut engendrer des phénomènes nécrotiques et inflammatoires intenses, appelés radio-nécrose, 6 mois à 2 ans chez près de 25% des patients. Cette radio-nécrose est un effet secondaire de la radiothérapie et limite la précision de l'évaluation de la réponse tumorale à la thérapie. En effet, ces lésions dues aux radiations peuvent être confondues avec la progression tumorale, d'où le terme parfois utilisé « pseudoprogression ». A ce jour, seule l’analyse d’échantillons extraits par biopsie s’avère être totalement fiable pour différencier ces deux phénomènes. Mais la biopsie reste une intervention chirurgicale pouvant présenter certains risques pour le patient et le résultat peut s’avérer peu informatif étant donnée la petite taille de l’échantillon vis-à-vis du volume et de l’hétérogénéité tumorale. Diagnostiquer précisément le plus tôt possible une radionécrose ou une récidive est essentielle afin d’adapter au mieux le traitement. L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une méthode de choix pour la détection de tumeurs cérébrales. Cependant, les techniques d'IRM conventionnelles ne sont toujours pas capables de distinguer la progression tumorale de la radio-nécrose, car les deux présentent la même apparence sur les images IRM. Ainsi actuellement, des séries d’examens IRM incluant l’ensemble de ces nouvelles techniques sont nécessaires pour affiner les pronostics sans pour autant atteindre 100% d’exactitude. L’actuel projet de recherche s'appuie lui sur la relaxométrie IRM. Cette technique permet de quantifier les propriétés tissulaires pour caractériser la microstructure du tissu et ainsi augmenter la spécificité de détection. De plus, pour résoudre le problème spécifique de la différenciation radio-nécrose/progression, ce projet adoptera une approche de pointe pour extraire des informations sur la microstructure du tissu au sein de chaque voxel (pixel en 3D). Ce projet vise à développer des méthodes avancées d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour permettre l'évaluation in vivo non invasive de la réponse à la radiothérapie de gliomes implantés ou de métastases cérébrales chez la souris.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de cette partie du projet est la proximité et un accès facilité à la plateforme IRM pour des examens réguliers et la possibilité de suivre les animaux quotidiennement. Les bénéfices globaux de ce projet sont: 1) le modèle tumoral suivi d'une session de radiothérapie est représentatif de cas chez l’homme, donc la méthodologie IRM pourra être transférée rapidement; 2) Les données recueillies avec la nouvelle méthode IRM fourniront un point de départ solide pour a) évaluer la possibilité d'éviter les biopsies et b) évaluer plus précocement l'évolution de la maladie; 3) Les résultats de ce projet bénéficieront à long terme aux patients atteints de cancers cérébraux. En effet, nous sommes en cours d’implémentation de ces séquences de relaxométrie multi-compartiment sur une IRM clinique. De nouveaux biomarqueurs permettant de distinguer la récidive tumorale de la nécrose seront développés et mis à disposition via des techniques d'IRM rapides et robustes compatibles avec l'environnement clinique. Cela facilitera le diagnostic et permettra une prescription de traitement adapté. De plus, cela devrait réduire la nécessité d'une biopsie chirurgicale et ainsi limiter les risques pour le patient. Finalement, cette nouvelle technique IRM améliorera le confort des patients (pas d’injection d’agents de contraste, acquisitions rapides, diagnostics plus précis, technique d’imagerie inoffensive).

Procédures

Les 100 animaux seront soumis à une injection de cellules cancéreuses (en une seule fois) puis traités par radiothérapie (session unique) ou pas. Ces procédures seront réalisées sous anesthésie générale. Les animaux seront ensuite transportés dans une autre animalerie d’hébergement, permettant un accès facilité aux instruments d’imagerie. Les animaux seront soumis à une injection d’agents de contraste IRM sous anesthésie générale à chaque examen IRM. Ces examens seront séparés d’au minimum 3 jours. En fin de suivi IRM, ils seront euthanasiés sous analgésie et anesthésie générale pour un prélèvement propre du cerveau en vue de réaliser des examens IRM post-mortem et des coupes histologiques.

Impact sur les animaux

Les modèles tumoraux pourraient induire des effets indésirables sur le comportement de l’animal (titubation, léthargie), sur son apparence (yeux mi-clos, dos vouté), une perte de poids, et des signes neurologiques tels que la tête penchée, tremblements, crises d’épilepsie. La radionécrose tumorale ne devrait pas induire de douleur. En revanche, si une radionécrose du tissu cérébral sain intervient, celle-ci pourrait devenir douloureuse et sera détectée par des modifications du comportement ou de l’apparence physique. De plus, le transport des animaux d’un établissement utilisateur à un autre pourrait induire un stress aux animaux.

Devenir

Les examens IRM n’induisent pas de souffrance donc ces examens peuvent être répétés pour suivre l’évolution de la tumeur et de la radionécrose. Cependant, afin de confirmer la détection de la radionécrose par IRM, les animaux doivent être euthanasiés pour extraire le cerveau et réaliser des études histologiques.

Remplacement

Notre projet est à visée translationnelle. En effet, nous souhaitons développer des séquences IRM permettant un diagnostic plus précoces et fiables de la radionécrose (grâce à l’obtention d’images avec des résolutions spatiales et temporelles plus élevées, et des informations plus quantitatives). L’imagerie du petit animal vivant est donc un maillon indispensable dans ce processus.

Réduction

Les séquences IRM sont déjà développées et ont déjà été évaluées sur des souris saines. Ainsi, seulement des souris pathologiques (portant soit des gliomes soit des métastases cérébrales) seront imagées. Du fait de la non-invasivité de l’imagerie par IRM, les mêmes animaux seront imagés plusieurs fois avec un minimum de trois jours entre chaque examen. De plus, les structures cérébrales contralatérales au gliome serviront de contrôle interne. Cette démarche permet de limiter le nombre d’animaux au strict nécessaire.

Raffinement

Pendant les chirurgies, l'utilisation d'anesthésies gazeuses, la présence d'un tapis chauffant permettant de maintenir la température interne des animaux et le contrôle visuel de la respiration permettent d'assurer un réveil rapide des animaux. Les souris portant des tumeurs ou métastases cérébrales seront étudiées jusqu’à ce que leurs poids aient diminué de 15% ou que les autres points limites soient atteints. Une grille de scorage a été instaurée pour surveiller la santé et le bien-être des animaux, comprenant des signes au niveau du comportement, de la mobilité, de la perte de poids, et de l’apparition de signes neurologiques. Si des signes de mal-être apparaissent, les animaux seront pris en charge par un analgésique. Des points limites ont aussi été instaurés, induisant une euthanasie immédiate. Les animaux seront observés une fois par jour. La fréquence d’observation passera à 2 fois par jours dès le début de la perte de poids (10%). Les souris seront hébergées dans des cages avec un environnement enrichi par des objets (bâtonnets de bois à ronger, matériaux de construction de nid, maisonnette, tubes en carton) contenant de la paille, de la nourriture et de l’eau à volonté.

Choix des espèces

Les souris C57Bl/6N et BalbC sont couramment utilisées dans la littérature, permettant de comparer nos résultats à des études précédentes. De plus, elles possèdent un système immunitaire fonctionnel permettant de mimer la pathologie humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (à partir de 8 semaines) car le développement des organes sera terminé.

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    • Système nerveux
Souris : 528
Souffrances
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528 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'au sévère. Elles reçoivent deux chocs électriques aux pattes pour induire une mémoire de type traumatique, puis des injections intra-péritonéales, avant d'être tuées pour analyser leur cerveau. Le porteur affirme qu'aucune alternative ne permet d'étudier la mémoire sans modèle animal et justifie le recours à la souris par sa proximité avec l'espèce humaine. Les retombées thérapeutiques annoncées pour l'état de stress post-traumatique restent au conditionnel.

Objectifs

Si les caractéristiques cliniques de l’état de stress post-traumatique (ESPT) sont bien décrites, les bases neurobiologiques de cette pathologie sont encore méconnues. L’un des trait cardinaux de cette pathologie, se développant à la suite d’un stress intense, est une altération de la mémoire associant à la fois une amnésie et une hypermnésie. Cette mémoire est définie comme maladaptative, en opposition à une mémoire émotionnelle normale qui est considérée comme adaptative. Le but de ce projet est de définir en quoi ces deux types de mémoire diffèrent. Pour ce faire, nous étudierons le réseau cérébral recruté dans ces deux types de mémoires à la fois lors de l’encodage de l’événement et lors de son rappel.

Bénéfices attendus

En identifiant les bases neurobiologiques spécifiques de la mémoire traumatique, ce projet doit ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques pour le traitement de ce trouble lié au stress.

Procédures

Les animaux sont soumis à des procédures comportementales entainant un stress chez l'animal permettant de mimer une mémoire de type post-traumatique ainsi qu'à des injections intra-péritonéales.

Impact sur les animaux

Une telle investigation implique l’utilisation d’un modèle permettant de distinguer et de comparer après un épisode de stress le développement d’une forme de mémoire émotionnelle normale et d’une mémoire de type traumatique. Le modèle de mémoire traumatique développé au sein de l’équipe permet précisément une telle comparaison. Ce modèle de conditionnement implique des effets stressants chez les animaux liés l'application de deux chocs élèctriques légers au niveau des pattes. Cette nuisance entraine une classe de sévérité sévère.

Devenir

Toutes les souris des procédures 1 et 2 seront mises à mort après les procédures comportementales afin d'analyser l'activité du cerveau.

Remplacement

L’utilisation de ces animaux se justifie pour plusieurs raisons : 1) Aucune alternative ne permet de se passer de l’utilisation de modèles animaux lorsqu’il s’agit d’étudier les processus de mémorisation. En effet, ce type d’étude repose sur l’analyse du comportement animal et nécessite d’avoir une espèce suffisamment proche de l’espèce humaine pour en extrapoler les résultats. 2) L'organisation du système nerveux central de ces animaux est suffisamment proche de celle de l'homme pour permettre une extrapolation acceptable des résultats obtenus à l'espèce humaine. 3) Le modèle comportemental a été établi chez la souris et l’ensemble des appareils comportementaux que nous utiliserons sont dimensionnés pour cette espèce.

Réduction

Concernant la réduction, l’effectif de 528 souris se justifie par l’utilisation d’un nombre suffisant d’animaux dans chaque condition expérimentale afin que les analyses statistiques envisagées puissent être concluantes. Nous avons en effet déterminé ce nombre suites aux expériences précédentes utilisant les mêmes tests comportementaux.

Raffinement

Concernant le raffinement, les souris seront hébergées dans une animalerie agréée comportant une régulation de la température, de l’hygrométrie et du cycle jour/nuit, en cage collective, sauf dans la semaine qui précède l'étude comportementale où elles seront placées en cage individuelle . Dans toutes les cages l'environnement sera enrichi ( bio-tunel et carrés de cellulose) . Elles recevront de l’eau et de la nourriture à volonté, elles seront changées régulièrement et elles seront observées tous les jours de la semaine et pesées 1 fois par semaine par un personnel qualifié . Au cours de ces observations, si un animal présente des blessures, il sera immédiatement soigné et surveillé deux fois par jour. Si un animal présente un comportement anormal traduisant un état de mal-être (perte de poids, poils hérissés, prostration…), il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l’animal ne montre pas d’amélioration significative, il sera euthanasié dans les 48h.

Choix des espèces

La souris adulte (8 à 12 semaines): -est un mammifère présentant une proximité phylogénétique avec l’espèce humaine et certains de ses comportements peuvent être rapprochés de ceux de l’espèce humaine. L’essentiel des données de l’équipe concernant la mémoire émotionnelle ont été obtenues chez la souris adulte : pour une comparaison des résultats, l’étude des mécanismes neurobiologiques responsables du passage d’une mémoire normale à une mémoire traumatique implique l’utilisation de cette espèce -permet d'accéder au niveau cellulaire grace à des procédures histologiques simples et d'immunohistochimie

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Rats : 1920
Souffrances
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 1920

1 920 rates vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Elles subissent des instillations dans la vessie pour induire une cystite, avec brûlures et envies fréquentes d'uriner, puis un gavage ou une administration intravésicale du produit testé, un séjour de 72 heures en cage métabolique et un test de sensibilité à la douleur viscérale. Le projet cherche des alternatives aux antibiotiques contre la cystite récidivante de la femme. Le porteur affirme que l'étude "ne peut se faire que sur des animaux vivants", aucun modèle in vitro ne reproduisant selon lui la fonction vésicale.

Objectifs

La cystite est une infection urinaire localisée au niveau de la vessie. Elle est due, dans 90 % des cas, à une bactérie appelée Escherichia coli (E. Coli) mais d’autres bactéries ou micro-organismes peuvent en être la cause. Cette infection urinaire survient quand la bactérie E. Coli, présente naturellement dans le tube digestif (colon, rectum), pénètre dans l’urètre, puis remonte dans la vessie, et commence à se multiplier. La faible longueur de l'urètre chez la femme explique que la cystite soit plus fréquente chez elle que chez l'homme. Une femme sur deux présente au cours de son existence un ou plusieurs épisodes de cystite aiguë. Deux pics de fréquence sont observés : au début de l’activité sexuelle et après la ménopause. L'infection urinaire est plus grave si elle survient en présence d’anomalies de l’appareil urinaire (présence d’un reflux vésico urétéral, calcul rénal…) mais aussi chez un sujet souffrant d’immunodépression, chez une femme enceinte, chez les personnes âgées de plus de 75 ans et en cas de maladie rénale chronique sévère. En France, chaque année, une femme sur dix est touchée par une cystite ; 20% des femmes ayant eu une infection urinaire auront un nouvel épisode et 30% de celles-ci encore un autre épisode. On parle de cystite récidivante, lorsque le nombre annuel des infections dépasse 3 épisodes. Une fois la crise aiguë passée, on peut envisager une stratégie de prévention des récidives. Une antibiothérapie prophylactique prolongée pendant 6 mois, est souvent utilisée. Toutefois cela peut induire l’émergence de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques. Il est donc nécessaire de trouver des alternatives aux antibiotiques, qui devraient être utilisés seulement dans les cas les plus graves.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui le médecin généraliste, en cas de cystite, prescrit généralement un traitement antibiotique de courte durée (en une seule dose ou sur trois ou cinq jours). Toutefois en cas d’infection récidivante, des traitements répétés d'antibiotiques sont souvent utilisés, ce qui contribue fortement à générer une résistance à ces traitements. Il est donc urgent de mettre au point de nouveaux traitements, hors antibiotiques, afin de traiter les cystites récidivantes. Le but ultime de notre projet est de mettre en place un modèle de cystite qui sera utilisé pour tester l’efficacité de nouveaux médicaments ayant un effet anti-inflammatoire, afin de contribuer à réduire l’utilisation d’antibiotiques chez les femmes atteintes de cystite bactérienne.

Procédures

La première intervention sur les rats sera par des instillations intravésicales de la combinaison PS+LPS (une fois/jour pendant 4 jours) sous anesthésie à l'isoflurane. La durée de l'intervention sera de 90 minutes par jour. Chaque rat sera posé sur un tapis chauffant à 37°C afin d’assurer la température corporelle physiologique. Avant chaque instillation par l’urètre, un gel lubricant sera appliqué au niveau de la zone du méat urétral. Afin d’éviter l’assèchement de la cornée pendant l’anesthésie, les yeux seront traités avec un gel oculaire (Lubrithal®). La deuxième intervention consiste à administrer à l'animal le produit test (candidat médicament) ou son solvant, par gavage ou par voie intravésicale. La duréé de l'administration par gavage est de 2 minutes et la durée de l'administration par voie intravésicale est de 10 minutes. Si nécessaire, un échantillon de sang sera prélevé 1 fois par jour pendant 4 jours maximum par la veine de la queue afin de collecter des données de pharmacocinétique. La duréé de cette intevention est de 5 minutes. La troisième intervention concerne le séjour en cages métaboliques pendant 72 heures. La quatrième intervention consiste à réaliser le test de sensibilité à la douleur viscérale. La durée de cette intervention est de 60 minutes.

Impact sur les animaux

La procédure expérimentale décrite dans ce projet a pour but d’induire une inflammation vésicale chez le rat qui puisse mimer la cystite bactérienne. Les symptômes d’une infection urinaire sont le besoin constant d’éliminer de très faibles quantités d’urine. Uriner s’accompagne de sensations de brûlure. La cystite peut parfois s’accompagner d’une fièvre légère, moins de 38°C, et d’un sentiment de malaise. Dans la plupart des cas, les cystites n’entraînent pas de complications. Toutefois, dans les cas les plus graves, l’infection peut remonter et atteindre le rein.

Devenir

A l'issue des 3 premières Procédures tous les animaux seront maintenus en vie. A l'issue de la Procédure finale, tous les animaux seront euthanasiés. La mise à mort est justifiée par le fait que les animaux ont subi plusieurs procédures, induisant une pathologie, et ne pourront pas être réutilisés pour d'autres expérimentations.

Remplacement

Le but de notre étude est de quantifier l’effet de molécules ayant des mécanismes d’actions différents sur la fonction vésicale chez le rat éveillé, donc l’étude ne peut se faire que sur des animaux vivants. En effet, il n’y a pas de modèles in vitro prédictifs de la fonctionnalité vésicale dans sa globalité.

Réduction

Le nombre d'animaux pour chaque groupe expérimental sera de 12, étant donné la variabilité interindividuelle de réponse au Lipopolysaccharide. Le nombre de lots est déterminé en fonction du nombre de doses à tester pour chaque molécule. Le nombre d'animaux est réduit au minimum nécessaire pour obtenir des données suffisamment robustes et permettant une analyse statistique appropriée. Un calcul de puissance statistique basé sur les données de la littérature nous a montré que l'utilisation de 12 rats par groupe nous permettra de détecter une différence de 25% entre les rats traités avec le solvant et les rats traités avec le candidat médicament. Du point de vue statistique, les groupes expérimentaux (entre 4 et 8 groupes expérimentaux, nombre d'animaux par groupe égal à 12) seront comparés entre eux en utilisant un test statistique standardisé.

Raffinement

Tous les efforts seront mis en place afin de minimiser la douleur, l'angoisse et la souffrance animale. Les animaux seront hébergés 2-4 par cage, en fonction de leur poids corporel, avec des igloos ainsi que des morceaux de bois à grignoter. Les cages sont de type IVC en surpression et sont rangées sur portoirs ventilés. Les animaux seront gavés par un technicien expérimenté. Le jour de l'administration intravésicale de Protamine Sulfate et de LPS, les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane. L'examen quotidien des animaux permettra d'évaluer plusieurs paramètres de santé et bien-être, notamment changement de couleur et d'aspect des poils (poils hérissés), diminution de la prise de boisson et de nourriture, diminution du grooming et de l'activité exploratoire dans la cage, perte de poids. Si la perte de poids sera supérieure à 20 % du poids initial, l'animal sera euthanasié. Dans le cas où un prélèvement de sang serait nécessaire, les animaux seront anésthésiés à l'isoflurane afin de minimiser le stress et la douleur. Pendant le séjour dans les cages métaboliques pendant 72 heures, les animaux auront accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Les animaux seront en contact visuel et olfactif entre eux mais le matériel d’enrichissement au niveau du sol de la cage ne pourra pas être utilisé car il peut interférer avec la collecte des fèces et des urines.

Choix des espèces

Les rats sont utilisés très fréquemment en recherche préclinique pour l’étude de la fonction vésicale. Les paramètres physiologiques et pathologiques liés à la fonction vésicale sont très bien caractérisés chez le rat, ce qui facilite la comparaison des résultats entre différents laboratoires. Les rats seront de souche Wistar ou Sprague-Dawley, car ces souches sont largement utilisées pour les études de la fonction vésicale (nombreuses références bibliographiques). D'autres modèles expérimentaux, notamment chez le chien, le chat et les primates, posent de nombreux problèmes éthiques et d’infrastructures d’hébergement. Les animaux seront utilisés à partir de 9 semaines d'âge (adulte) pour avoir une équivalence chez l'Homme.

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    • Oncologie
Souris : 671
Souffrances
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Devenir
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 671

671 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Elles reçoivent des greffes de cellules cancéreuses par voie sous-cutanée, intraveineuse ou intracardiaque, puis un agent anticancéreux deux fois par jour ou par pompe implantée, avec des tumeurs pouvant s'ulcérer et se nécroser, une perte de poids et des hématomes, pour évaluer une pro-drogue activée dans le microenvironnement tumoral. Le porteur suit la croissance des tumeurs par IRM, la mise à mort étant déclenchée à un score de souffrance défini. Il affirme qu'il est "indispensable" d'utiliser des animaux vivants car le système immunitaire et les tissus environnants seraient nécessaires.

Objectifs

L'agent anticancéreux que nous étudions sont des pro-drogues activables par des enzymes qui libèrent des agents toxiques. En effet, la présence d’activité enzymatique permanente est une caractéristique du microenvironnement des tumeurs. Ces enzymes actives peuvent provenir des cellules tumorales, des cellules infiltrées ou encore des cellules environnant la tumeur. L'agent anticancéreux activé par les enzymes ont un effet toxique qui permettrait de tuer plus spécifiquement les cellules cancéreuses qu’une drogue de chimiothérapie classique qui s’attaque à toute cellule en division indistinctement. L'objectif de ce projet est donc d'évaluer l'effet thérapeutique du nouvel agent anticancéreux sur des modèles de tumeurs et de métastases, non seulement, pour la prévention de formation de tumeurs mais aussi pour le traitement de tumeurs déjà formées.

Bénéfices attendus

Tout d'abord, basées sur nos résultats in vitro, le traitement par le nouvel agent anticancéreux devrait être efficace sur le développement de tumeurs et de métastases. De plus, du fait de sa cible, la dissémination des cellules cancéreuses devrait être réduite, limitant le développement métastatique. Contrairement aux agents chimiothérapeutiques actuels, la toxicité induite par le nouvel agent anticancéreux devraient être ciblée aux cellules tumorales, et induire peu, voire pas du tout, de résistance. Ainsi, du fait de sa spécificité d'action, les effets secondaires obtenus lors de chimio-thérapie classique devraient être absents. Le nouvel agent anticancéreux pourrait être utilisé pour traiter de nombreux cancers solides.

Procédures

Toutes les procédures seront réalisées sous anesthésie générale. 264 souris seront injectées en sous-cutané avec des cellules cancéreuses (durée de l'intervention: 10min par animal) puis traitées avec l’agent anti-cancéreux soit deux fois par jour par voie intraveineuse, intrapéritonéale, ou intra-tumorale (durée de ces injections: 2-3min par animal), soit en continu grâce à une pompe osmotique implantée en sous-cutanée. Ce traitement sera réalisé jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. 73 souris seront injectées en intra-cardiaque avec des cellules cancéreuses (durée de l'intervention: 10min par animal) puis traitées avec l’agent anti-cancéreux soit en continu grâce à une pompe osmotique implantée en sous-cutanée, soit par des injections intraveineuses ou intra-péritonéales biquotidiennes (durée des injections: 2-3min par animal). Ce traitement sera réalisé jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. 264 souris seront injectées en intraveineux avec des cellules cancéreuses (durée de l'intervention: 10min par animal) puis traitées avec l’agent anti-cancéreux soit en continu grâce à une pompe osmotique implantée en sous-cutanée, soit par des injections intraveineuses ou intra-péritonéales biquotidiennes, soit par des instillations biquotidiennes (durée de ces injections: 2-5min par animal). Ce traitement sera réalisé jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. 70 souris saines seront injectées avec l’agent anti-cancéreux par voie intraveineuse ou intrapéritonéale deux fois par jour (durée de ces injections: 2-3min par animal) pendant la même durée que celle déterminée sur les souris portant des tumeurs ou métastases. Puis les animaux seront soumis à un examen IRM sous anesthésie générale toutes les semaines jusqu’à ce que l’effet thérapeutique soit observé. Lors de cet examen, une injection intraveineuse d'un agent de contraste (durée de l'injection: 1min par animal) sera réalisée.

Impact sur les animaux

Du fait de la haute spécificité de substrats des alkoxyamines, celles-ci ne devraient pas entrainer de nuisance ou d'effets secondaires. Cependant, en théorie une baisse de tension est possible due à la présence des nitroxydes. Selon notre expérience elle n’entraine jamais de séquelle ou de perte d’animaux. Les effets indésirables attendus à cause des modèles tumoraux devraient être détectables au niveau de l’apparence physique (prostration, pilo-érection, chromadacryorrhée), du comportement, de la respiration (respiration rapide/superficielle), d’alimentation (perte de poids), de température corporelle. De plus, les tumeurs sous-cutanées peuvent aussi être sources de nuisances (ulcération, nécrose, difficulté de mobilité). Les instillations intra-trachéales pourraient induire une irritation de la gorge associée à des signes d’inconfort respiratoire (dyspnée, respiration orale). Les injections intraveineuses biquotidiennes pourraient provoquer des hématomes, et une mauvaise perfusion sanguine.

Devenir

Nous souhaitons déterminer si le nouvel agent anti-cancéreux permet de réduire la croissance tumorale ou empécher la formation de métastases. Un suivi longitudinal est donc nécessaire.

Remplacement

Il est indispensable d’utiliser les animaux vivants, car nous souhaitons évaluer l'efficacité thérapeutique d'un nouvel agent anticancéreux sur des tumeurs, dont le micro-environnement inclut des enzymes actives qui proviennent souvent des cellules non tumorales qui infiltrent la tumeur ou des cellules qui entourent la tumeur. Ainsi, le système immunitaire et les tissus normaux environnants sont particulièrement nécessaires pour évaluer leur efficacité.

Réduction

Afin de limiter le nombre d'animaux à utiliser pour ce projet, des expérimentations in vitro ont été réalisées (et seront réalisées) en amont, pour étudier l'effet du nouvel agent anticancéreux sur chacune des cellules cancéreuses en culture. De plus, comme nous avons déterminé que les cellules de fibrosarcomes répondaient au traitement in vitro, nous débuterons nos expérimentations avec ces cellules. Selon les résultats sur ce modèle, le nombre d'animaux nécessaires pour déterminer la concentration optimale et la voie d'injection appropriée pourra être diminué pour les autres modèles de tumeurs primaires et métastases. En effet, nous pourrons réduire le nombre de concentrations à tester ainsi que les voies d'injection, afin de limiter le nombre d'animaux total. L'imagerie par Résonance Magnétique (IRM) permet d'imager l'animal plusieurs fois pour évaluer un traitement (ici pour suivre l’évolution de la croissance tumorale) sans avoir recours à des euthanasies à différents temps au cours du traitement pour réaliser de l'histologie. Cette méthode a été choisie car elle permet de limiter énormément le nombre d'animaux. Nous avons évalué que 3 souris par concentration d’agent anticancéreux suffiront pour déterminer si la molécule entraine un effet thérapeutique. Ensuite, 10 souris par groupe seront utilisées afin de pouvoir comparer les groupes statistiquement.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans un environnement enrichi par des objets contenant de la paille, de la nourriture et de l’eau à volonté. L'utilisation d'anesthésies gazeuses et la présence d'un tapis chauffant permettent d'assurer un réveil rapide des animaux. Du gel ophtalmologique sera appliqué sur les yeux afin de compenser la sécheresse oculaire lors des anesthésies. Afin d'administrer l'agent anticancéreux, nous testerons l'utilisation de pompes osmotiques implantables sous la peau de l'animal et reliées via un cathéter à la veine jugulaire. Ceci permet une administration continue des molécules, et réduira le stress de l'animal comparé à des injections quotidiennes nécessitant une contention voire une anesthésie générale. Une grille de scorage a été établie pour permettre de suivre l’état des animaux deux fois par semaine minimum. Différents critères ont été établis pour évaluer le bien-être tant au niveau de l’apparence physique, du comportement, du poids de corps, de la respiration, de la température corporelle et de signes cliniques au niveau tumoral. Chaque critère est noté sur 3. Si le score total est supérieur à 4, une prise en charge analgésique de l’animal devra être réalisée. Si le score atteint 10, l’animal sera euthanasié dans la journée, après une dernière session IRM. Les souris seront pesées juste avant les procédures de mise en place d'un modèle tumoral, puis deux fois par semaine. Lorsque une perte de poids de 10% sera mesurée (signifiant l’entrée en phase critique), les animaux seront pesés 3 fois par semaine. Lors de ces pesées, les volumes des tumeurs sous-cutanées seront mesurés grâce à un pied à coulisse. Dès les premiers signes de mal-être (score supérieur à 4), les animaux seront pris en charge par un analgésique. Si besoin, une crème sera appliquée pour désinfecter les lésions tumorales; 1 goutte dans l’oeil d’un désinfectant oculaire sera déposée 2 fois par jour en cas de besoin de soins oculaires. Du gel diet sera mis-à-disposition dans les cages dès que les animaux auront perdu 10% de leurs poids initial. Une réhydratation pourra être réalisée grâce à une injection sous-cutanée de glucose 5%. Le nombre d’animaux par cage pourra être réduit pour isoler les animaux les plus affaiblis, et un enrichissement renforcé pourra être appliqué. Des points limites ont été instaurés prenant en compte le modèle tumoral, induisant une euthanasie dans la journée après une dernière session IRM.

Choix des espèces

La souris permet de développer de nombreux modèles tumoraux, dont nous avons l’expertise. Les cellules cancéreuses d'origine murine seront injectées dans des souris possédant un système immunitaire actif. Les souris immunodéficientes seront injectées avec des cellules cancéreuses d'origine humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge jeune adulte (à partir de 10 semaines), car nous souhaitons mimer le développement d'un cancer chez l'homme adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1104
Souffrances
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1 104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité légère à modérée. Jusqu'à 360 d'entre elles subissent deux chirurgies crâniennes pour poser puis retirer un dispositif d'injection directement dans le cerveau pendant un mois, pour tester des molécules ciblant des sucres impliqués dans la maladie d'Alzheimer. Ces souris sont modifiées pour exprimer une forme anormale de la protéine tau humaine. Le porteur affirme que la validation chez le mammifère est "indispensable" et que la souris est la seule espèce disponible portant cette mutation.

Objectifs

Les tauopathies, auxquelles appartiennent la maladie d’Alzheimer et les démences fronto-temporales, se caractérisent par une perte neuronale due à l’accumulation de la protéine tau sous une forme anormale (= tauopathie) dans le cerveau des patients. À ce jour, aucun traitement curatif de ces pathologies n’existe sur le marché. Dans le but de développer un traitement pour ces pathologies, notre laboratoire étudie le rôle de certains sucres complexes, sur la modification anomale de la protéine tau. De précédents travaux ont déjà montré qu’il était possible de diminuer le développement de la tauopathie en empêchant l’activité de l’enzyme qui produit ces sucres dans des modèles de tauopathie qui miment certains aspects de la pathologie (modèles cellulaires et poisson zèbre). Des résultats préliminaires, obtenus dans le cadre d’un projet Européen, ont également permis de montrer qu’empêcher l’interaction de ces sucres avec la protéine tau, grâce à des molécules spécifiques, permet de diminuer le développement de la pathologie dans un modèle de souris qui développe une tauopathie. Ainsi en poursuivant l’étude de ces molécules dans ce modèle souris, sélectionné pour sa capacité à reproduire plusieurs aspects de la maladie (modification de la tau, mort des neurones et troubles cognitifs aux âges avancés…), et en utilisant un modèle de souris modifiées ne possédant pas l’enzyme, nous espérons avoir des preuves solides de l’efficacité de cette stratégie thérapeutique pour débuter de premières études chez l’homme. En effet, il est nécessaire d'un point de vue réglementaire de démontrer que notre concept est efficace dans un modèle se rapprochant de l'homme pour débuter des essais cliniques. Ce projet a ainsi comme objectifs : 1) de valider une nouvelle cible pharmacologique pour le traitement de la maladie d’Alzheimer et 2) de démontrer qu’une approche pharmacologique est possible pour éviter le développement et/ou la progression de la pathologie chez le mammifère.

Bénéfices attendus

Aucun traitement curatif n'existe actuellement pour le traitement des tauopathies auquelles appartiennent la maladie d'Alzheimer et les démences fronto-temporale. Le développement de nouvelles thérapies pour ces pathologies nécessite d'explorer de nouvelles approches, les anciennes cibles n'ayant montré que peu d'effet lors des essais cliniques. Ce projet permettra de mieux caractériser l'effet de deux nouvelles classes de composés thérapeutiques sur les tauopathies et de définir les concentrations cérébrales des meilleurs composés sélectionnés dans les procédures suites à leur administration chez la souris, afin de pouvoir initier les premiers dossiers cliniques.

Procédures

Les souris impliquées dans la procédure visant à étudier l’effet des molécules par injections intracérébrales (maximum 360 souris) auront deux interventions chirurgicales de maximum 1h (sous anesthésies générales et analgésiques) afin de permettre l’installation et la désinstallation de l’appareil qui permettra l’injection de la molécule pendant 1 mois.

Impact sur les animaux

Dans les procédures numéros 1, 2, 3, 4, 5, les nuisances ou effets indésirables attendus sont liés à l’élevage en captivité des animaux sur plusieurs mois et la manipulation des animaux (contention, change). Dans la procédure numéro 2, les nuisances ou effets indésirables attendus sont liés à la stéréotaxie qui consiste en l’immobilisation de l’animal sur le cadre stéréotaxique, à l’introduction d’une l’aiguille dans le cerveau, puis à l’installation d’une canule pour la réalisation des traitements. Dans la procédure numéro 3, les nuisances ou effets indésirables attendus sont liés à la manipulation/actes expérimentaux sur l'animal : contention, injections répétées dans le temps des composés. Pour information, aucune toxicité n’a été identifié avec les molécules aux doses utilisés. Dans la procédure numéro 5, les nuisances ou effets indésirables attendus sont liés à la manipulation/actes expérimentaux sur l'animal : contention, injections des composés.

Devenir

Les animaux de l’ensemble des procédures seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin de réaliser les analyses nécessaires à la quantification de nos paramètres biologiques dans le cerveau.

Remplacement

La tauopathie est une maladie humaine et la souris est la seule espèce mammifère actuellement modifiée pour exprimer la protéine tau humaine anormale qui induit la tauopathie. De plus, cette hypothèse a déjà été validé dans un modèle de poisson portant la même mutation avec des résultats montrant une diminution de la tauopathie. La validation de notre hypothèse chez le mammifère est indispensable. Le modèle de souris exprimant la protéine tau humaine anormale répond parfaitement à l’objectif scientifique du projet et ce modèle est disponible dans le commerce. Les résultats positifs obtenus antérieurement montrent l'importance de l'invalidation de notre gène d'intéret dans la même espèce (souris), pour pouvoir effectuer des croisements entre ces 2 lignées et mettre en évidence l'impact de cette invalidation sur l'évolution de la tauopathie.

Réduction

Pour les études chez l'animal, nous avons optimisé le nombre d’animaux par sous-groupe (n=10) afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables et réaliser des analyses avec un nombre d’animaux réduit au strict nécessaire. L’évolution de la pathologie sera étudiée dans les régions du cerveau touchées dans la maladie d'Alzheimer. Ainsi, chaque groupe sera subdivisé en sous-groupe de 10 animaux, selon leur âge, qui seront maintenus vivants dans les conditions standard d’animalerie pendant 2, 4, 6 et 8 mois. Aux temps correspondants, les différents groupes d’animaux seront mis à mort afin d’étudier l’évolution de la maladie dans le cerveau ainsi que sa corrélation avec notre cible. Pour répondre à ces objectifs au maximum, 1104 souris seront nécessaires (sur 5 ans). Les différentes lignées de souris utilisées dans le projet seront disponibles par un élevage en interne. De plus, dans le but de réduire le nombre d'animaux mis à mort, les animaux générés lors du croisement des lignées parentales ne possédant pas le génotype menant au développement de la tauopathie seront utilisés pour étudier le devenir des molécules chez la souris (concentration des molécules dans les régions touchées dans la maladie après administration de la molécule).

Raffinement

Afin de détecter et de limiter la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux, nous surveillerons leur état général et leur comportement. Une liste de vérifications contenant l’ensemble de points définis pour identifier la douleur ou la détresse de l’animal est établie : -L’évolution du poids de la souris -L’état de ses poils : est-ce que son poil est hérissé ? -Sa posture, sa démarche et comportement : est-ce que la souris a le dos voûté ? Léthargie ou réticence à se déplacer ? état défensif ? grattage ou morsure ? -On explore son environnement : absence de toilettage ? redressement sur ses pattes arrière ? diminution de la quantité de nourriture et d’eau ingérée ? -L’état de la suture (pour les animaux ayant subi une injection locale de composé), L’ensemble permet d’identifier si les animaux souffrent. Les animaux sont observés 2 fois/jour jusqu’à leur mise à mort. En cas de douleur : Les souris souffrantes seront transportées dans des cages isolées. Une injection d'un anti-douleur sera réalisée et l’état de l’animal sera suivi. Durant la période d’hébergement, l’eau de boisson sera changée chaque jour et un régime alimentaire normal sera fourni. En cas de non-récupération observée nous allons consulter le personnel vétérinaire du laboratoire afin d’obtenir leur expertise en matière de signes cliniques de la douleur ou de la détresse.

Choix des espèces

Notre objectif est de valider l’importance de certains sucres complexes et des enzymes les produisant, dans un modèle mammifère de tauopathie. L’expérimentation sur le rongeur reste une étape indispensable avant toute expérimentation sur des modèles plus proche de l’homme (primate). Les rongeurs sont adaptés aux études scientifiques : 98% des gènes partagés avec l’homme, faibles tailles, grandes fécondités, courtes durées de vie, accessibilité et disponibilité d’outils biologiques. De plus, la souris est la seule espèce mammifère actuellement modifiée pour exprimer la protéine tau humaine avec la mutation qui induit la tauopathie (modèle reconnu par la communauté scientifique). Les souris qui développent la tauopathie sont utilisées à l'âge adulte à partir de 2 mois et jusqu'à 8 mois (mise à mort à 2, 4, 6, 8 mois), c'est à dire jusqu'à l'âge ou la tauopathie commence à se développer (2 mois) jusqu'au début de l'apparition des signes cliniques moteurs (8 mois). Afin d'étudier l'impact de l'inhibition de l'enzyme sur le developpement de la tauopathie, des souris qui n'expriment pas notre gène d'intêret seront également utilisées et croisées avec des souris qui développent la tauopathie. Ces souris seront suivies aux mêmes âges, c'est à dire à l'âge adulte à partir de 2 mois et jusqu'à 8 mois, afin de définir leur évolution en fonction de l'âge et des périodes où la tauopathie se développe habituellement. Les souris "contrôle" de même fond génétique ne possédant pas la mutation, servant de référence à ces études sont utilisées aux mêmes âges. Pour les études de pharmacocinétique, nous utiliserons des souris portant un fond génétique proche des souris mutées. Des souris de génotype sauvage générées par le croisement des lignées parentales, seront également utilisées afin de limiter le nombre de souris générées et mises à mort pour l'étude tout en conservant un modèle pertinent. Les organes périphériques des souris traitées avec les molécules seront également utilisés pour étudier les effets secondaires périphériques possibles des molécules. Ces souris seront utilisées à l'âge adulte (2-4 mois).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 20
Souffrances
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Devenir
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 20

20 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Immunodéprimées, elles reçoivent une greffe de cellules humaines de cancer du foie puis des injections répétées d'un peptide cinq jours par semaine pendant environ un mois, avec surveillance de la croissance tumorale et du poids, pour évaluer l'effet antitumoral du peptide. Le projet fait suite à des résultats in vitro montrant une réduction des cellules cancéreuses. Le porteur affirme ne pas disposer d'alternative et juge nécessaire de tester l'effet dans un "système complet", la souris.

Objectifs

Le cancer du foie est selon l’OMS le septième cancer observé en termes d’incidence avec environ 782 000 nouveaux cas mondiaux par an. Malgré les progrès récents en matière de diagnostic et de traitement, ce cancer du foie est fréquemment diagnostiqué à un stade déjà avancé et avec un mauvais pronostic d’évolution. Les modèles animaux de greffes de tumeurs peuvent permettre de mieux comprendre la réponse aux médicaments chez l'Homme et de découvrir de nouveaux traitements anticancéreux. Les cellules hépatiques utilisées dans cette étude sont issues d'un patient atteint d'un cancer du foie. L’injection de ces cellules chez des souris permet ainsi d’étudier l’effet d’immunothérapies sur des cellules humaines. Le but de ce projet est d’analyser si le peptide thérapeutique a un effet anti tumoral chez des souris avec une greffe de cellules de patients atteints de cancer du foie. Ce projet est encouragé par des résulats in vitro précédents qui ont montré que ce peptide réduisait le nombre de cellules du cancer du foie.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à améliorer notre compréhension des effets d’un peptide sur une lignée tumorale. Nous pourrons ainsi comprendre sa capacité d'action et l'impact de son injection sur des lignée tumorales connues. C’est un prérequis avant de tester notre stratégie thérapeutique dans différentes conditions expérimentales. Cette connaissance nous permettra à long terme de mettre en place des peptides thérapeutiques permettant de soigner certaines tumeurs du cancer du foie chez l'Homme.

Procédures

Durant cette étude, nous procéderons sur des souris vigiles à : - des injections par voie sous-cutanée (1X à l'age de 10 semaines) (20 animaux) (durée d'une injection : moins d'une minute) - des injections par voie intrapéritonéale (5X/semaine, sur une durée de 1 mois environ (20 animaux) (durée d'une injection : moins d'une minute)

Impact sur les animaux

Ce projet comprend le developpement de tumeurs, ainsi le bien-être des animaux sera surveillé de manière attentive. Le poids des animaux et la croissance tumorale seront ainsi enregistrés tout au long de l’étude. De plus, les injections des cellules et les injections répétées de peptide peuvent également entraîner des nuisances.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des expériences.

Remplacement

Le peptide utilisé dans cette étude a été testé in vitro sur des cellules de cancer du foie et a entrainé la réduction du nombre de cellules cancéreuses. Ces résultats nous encouragent à tester son effet dans une étude chez l’animal pour valider l’effet antitumoral. Actuellement, nous ne disposons pas d'alternative pour la validation de l'efficacité d'un traitement qui stimule le système immunitaire. Nous devons en effet étudier cet effet dans un système complet et compétent, tel que la souris, le système in vitro ne pouvant apporter un même niveau d’information.

Réduction

Les effectifs de 10 animaux par groupe ont été mis en place suite aux prérequis statistiques, permettant, tout en réduisant le nombre d'animaux utilisés, d'obtenir une réponse statistiquement significative et exploitable. En fonction de la normalité des données (distribution des données en cloche) nous utiliserons les tests statistiques adéquates pour mettre en évidence des différences significatives entre les groupes expérimentaux (traitées avec le peptide vs traitées avec le véhicule).

Raffinement

Afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement, stabulation en groupe) permettant une réduction du stress. Par ailleurs, nous avons mis en place les points limites nécessaires, liés au volume des tumeurs portées par les animaux et à l'évolution probable de l'état de santé. Les animaux seront observés quotidiennement pour s'assurer que leur état de santé n'est pas détérioré et nous suivrons à chaque pesée (deux fois par semaine) l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation et les sites d'injection. Les tumeurs seront aussi palpées (pour détecter leur présence précoce), leurs volumes seront mesurés 2 fois par semaine et nous observerons aussi leur aspect. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer la mise à mort de l'animal pour éviter toute souffrance. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. Le cas échéant, des soins locaux par spray de dermidine(R) seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires.

Choix des espèces

La souris constitue un bon modèle pour l'étude en oncologie. Il s'agit d’un mammifère au système immunitaire assez proche de l'Homme qui permet d’utiliser les données générées dans une approche translationnelle valide. Les souris Balb/C nude sont particulièrement utilisées comme souris receveuses de greffe. En effet, le profond déficit immunitaire de ces souris permet la prise de greffe de cellules humaines et offre la possibilité d’étudier l’effet d’immunothérapies avec des cellules humaines chez un hôte murin. Cette lignée ne présente pas de phénotype dommageable. De nombreux outils permettent de caractériser les réponses aux traitements antitumoraux chez la souris. Par ailleurs, ce modèle est facile à manipuler et à héberger et nous disposons d'une bonne connaissance des mécanismes d'actions activés lors de la mise en place de tumeurs. Par ailleurs le cout d’hébergement est faible et la reproduction rapide. Les souris seront utilisées à l’âge de 10 semaines, soit à à un stade correspond à des jeunes adultes, permettant une bonne prise de greffe.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
Souris : 560
Souffrances
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Devenir
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 560

560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées en gravité légère. Chaque souris reçoit dans l'oreille, sous anesthésie gazeuse, une injection de la bactérie Propionibacterium acnes provoquant une inflammation locale, pour tester des molécules contre l'acné, l'épaisseur de l'oreille servant de mesure. Le porteur rappelle le retentissement psychologique de l'acné chez l'humain pour justifier le projet. Il affirme qu'il est "indispensable" de tester ces molécules sur l'animal, aucun modèle in vitro ne remplaçant selon lui complètement la peau vivante.

Objectifs

L'acné touche en France environ 15 millions de personnes : majoritairement des adolescents, mais aussi près de 20 % des femmes adultes. L’acné est une maladie de la peau caractérisée par l’éruption de boutons rouges, de points noirs et de kystes. Elle touche le plus souvent le visage et le thorax, mais aussi le dos, le torse voire le cuir chevelu. L’acné est une pathologie chronique du follicule pilosébacé, évoluant de façon fluctuante dans le temps et dont la physiopathologie implique 3 étapes : (1) hypersécrétion sébacée, (2) formation des lésions rétentionnelles (3) formation des lésions inflammatoires. L'acné est un vrai enjeu de santé publique : c'est la maladie de la peau qui a les répercussions psychologiques les plus importantes chez les patients. Parce qu'elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Il est donc important d’avoir un modèle préclinique prédictif de l'acné et afin d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques (non cosmétiques), il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle.

Bénéfices attendus

L'acné est une maladie de la peau qui a des répercussions psychologiques très importantes chez les patients car elle modifie l'image corporelle des individus à des moments clés de la vie (l'adolescence, la femme jeune) et parce qu'elle atteint le visage, elle interfère alors dans la relation avec les autres. Les personnes touchées sont en proie au mal-être et ont tendance à se replier sur elles-mêmes. Les bénéfices de ce projet, si une molécule se révélait efficace, serait de mettre sur le marché une molécule efficace contre l'acné permettant aux patients atteints d'acné de guérir de l'acné et de son inflammation, réduisant ainsi les répercussions psychologiques impactées par cette maladie de peau.

Procédures

Pas de prélèvements sur animaux vigiles. Pas de procédures chirurgicales. Injection en intradermique au niveau de la face externe de l'oreille de la bactérie Propionibacterium acnes à l'aide d'une aiguille à insuline 30G (durée d'intervention

Impact sur les animaux

L'injection de la souche bactérienne P. acnes dans les oreilles est très bien tolérée par les animaux, elle induit uniquement une inflammation locale et très transitoire chez l'animal. Il est possible que les molécules testées par voie topique puissent assécher localement de façon excessive la peau des oreilles. Si tel était le cas, les fréquences de traitement seraient espacées.

Devenir

Les animaux utilisés dans les procédures 1 et 2 seront gardés en vie s'ils sont ensuite impliqués dans les procédures 3 et/ou 4. Le cas échéant ils seront mis à mort. Les animaux utilisés dans les procédures 3 seront mis à mort sauf s'ils sont impliqués dans la procédure 4. Les animaux de la procédure 4 seront mis à mort.

Remplacement

Il est indispensable de tester ces molécules dans ce modèle pour plusieurs raisons : - Il n’existe pas de modèle in vitro d'inflammation provoquée par l'acné pouvant remplacer complètement la peau en tant que tissu biologique vivant. Il existe cependant des modèles in vitro qui permettent d’effectuer un premier criblage d’efficacité de molécules, mais cette efficacité doit ensuite être confirmée chez l’animal. - Ces modèles in vitro ne permettent pas de tester des produits thérapeutiques ou des dispositifs médicaux destinés à être appliqués sur la peau (voie dermique / topique) - L’efficacité ne pouvant être complètement testée in vitro, des premières preuves d’efficacité in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’Homme).

Réduction

La stratégie d’expérimentation sera une expérimentation en mesures répétées (étude longitudinale) par observation répétée avec ou sans procédure d’imagerie. Cette approche expérimentale permet d’appliquer un modèle statistique pour un plan en mesures répétées ( seuil de significativité alpha de 5 % dont le critère principal sera l'épaisseur des oreilles en fonction du temps) et permet d’avoir une puissance de test importante car chaque animal est observé à différents temps et devient son propre contrôle car une observation est réalisée avant d’initier les phases de traitement). Le nombre d’animaux sera de 8 par groupe (groupe d’animaux traités avec excipient de la molécule à tester, la molécule à tester ou le traitement thérapeutique de référence commercialisé type bétaméthasone). Ce nombre est le minimum pour avoir une significativité acceptable avec une variation de 15 %, une puissance de 70 %, et une différence à souligner de 20 % entre groupes témoins et tests comparativement à l’approche classique. Cette approche permet donc de réduire le nombre d’animaux de 50 % au moins. Des analyses post mortem sur les tissus seront réalisées (histologie / immunohistologie / PCR / cytométrie et approches « omiques ») afin d’obtenir le plus d’informations possibles relatives à l’efficacité des molécules administrées sur les animaux.

Raffinement

Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des lésions induites...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, buchettes, cotons pour nidification) Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien-Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : - Défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48 h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - Perte de poids > 20 % du poids normal maintenue sur 72 h ; - Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - Plaie nécrosée, purulente ou exsudative - Complication sur le site d’application de la molécule topique. Si l'un de ces points limites est atteint, les animaux seront euthanasiés immédiatement.

Choix des espèces

La souris s'est rapidement imposée au cours du temps comme un modèle fondamental dans la recherche biomédicale. Il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives à l'évaluation de l'inflammation provoquée par l'acné dans ces espèces . De plus, elle présente certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Les animaux seront utilisés entre 6 et 10 semaines, nous permettant ainsi d’avoir un point de comparaison par rapport aux résultats issus de la littérature relative à ce modèle.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 150
Souffrances
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▲ 150
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Rendues obèses par un régime gras, elles reçoivent un gavage quotidien, des prélèvements sanguins hebdomadaires et des prélèvements de fèces répétés, avec des risques d'irritation du larynx ou de fausse route liés au gavage et des troubles digestifs, pour tester si une bactérie intestinale réduit l'inflammation liée à l'obésité. Le porteur ne détaille aucun test comportemental. Il affirme qu'"il n'existe pas de méthode alternative", le modèle d'obésité alimentaire chez le rongeur étant présenté comme classique.

Objectifs

La littérature scientifique montre que l’obésité d’origine alimentaire est associée à une diminution de la prévalence d’une bactérie particulière du microbiote intestinal humain. De plus, il a été montré que l’obésité d’origine alimentaire provoque une inflammation systémique de bas grade, ou méta-inflammation. De précédentes études menées par une équipe de recherche ont montré que l’administration par gavage d’une souche particulière de cette bactérie permet de réduire la prise de poids de souris nourries par un régime riche en gras. L’objectif de l’étude est de déterminer si l’administration de cette bactérie permet également de réduire l’inflammation induite par l’obésité d’origine alimentaire chez des souris déjà obèses.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en évidence les potentiels effets anti-inflammatoires de Xla1 sur l’inflammation systémique induite par l’obésité. Dans un premier temps, il permettra de déterminer si la prise de Xla1 modifie l’inflammation systémique d’une souris mince. De plus, il permettra de déterminer si, dans un contexte d’obésité, Xla1 permet de réduire l’inflammation systémique ou locale, notamment au niveau du colon.

Procédures

Les souris seront soumises à un régime normal ou riche en graisse pendant 8 semaines. Une partie des souris sera suivi pendant deux semaines, avec pesée journalière, prise de sang hebdomadaire et prélèvement de fèces 4 fois par semaine. Ces souris seront aussi gavées quotidiennement à partir d’une semaine après réception pendant une semaine. Le reste des souris sera suivi pendant 8 semaines, avec pesée journalière, prise de sang hebdomadaire et prélèvement de fèces 4 fois par semaine. Les souris seront aussi gavées quotidiennement à partir d’une semaine après réception pendant 7 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux nourris avec un régime riche en gras pendant 12 semaines peuvent développer des effets indésirables liés à l’obésité. Notamment, un début de diabète entrainant une polyurie et/ou une polydipsie peuvent être observés. Pour le confort des animaux, la litière pourra être changée plus régulièrement et de l’eau sera à disposition ad libitum. La procédure de gavage peut entrainer des irritations du larynx ou des risques de fausse route pendant l’administration. La prise du traitement par Xla1 ou le véhicule peut entrainer des modifications du confort digestif des animaux, avec possibles diarrhées/constipations ou maux de ventre. Enfin, des saignements peuvent être observés à la suite des prises de sang.

Devenir

150 animaux sont inclus dans la procédure 1. Ces animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale : une partie 2 semaines après réception, une autre 8 semaines après réception.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à ce projet car la prévention de l'obésité d'origine alimentaire (DIO) chez le rongeur est le modèle classique pour étudier l'effet des médicaments anti-obésité. De plus, il est nécessaire d’effectuer ces expériences sur des souris déjà obèses afin d’observer un état inflammatoire induit par l’obésité et ainsi déterminer l’efficacité de Xla1 sur l’inflammation. Des expériences in vitro préliminaires ont conforté les résultats observés mais la confirmation de ces résultats sur un organisme complexe est nécessaire.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaires a été déterminé grâce à des expériences préliminaires : ces expériences ont montré que 10 animaux par groupes permettaient de réaliser des tests statistiques robustes (ANOVA) notamment sur le dosage de l’IL-6. De plus, le nombre d’animaux à sacrifier en début d’expérience a été réduit par 2 : les animaux n’ayant subi aucun traitement, la variabilité entre les souris sera réduite et permettra un test statistique robuste malgré un échantillon réduit. L’expérience sera répétée 3 fois pour confirmer les résultats.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect de leur bien-être (en groupe). Notamment, pour leur confort, les animaux obèses seront hébergés par 2 ou 3 maximum, et les animaux minces par 5. Les cages seront agrémentées d’un milieu enrichi avec des tunnels en carton, dômes et bâtonnets permettant la création de nids afin de limiter leur stress. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Les prises de sang submandibulaires seront réalisées sur des animaux vigiles. Pour leur confort et réduire le stress, les tentatives de piqûres seront réduites au minimum (deux tentatives maximum). L'inconfort et la souffrance seront limités grâce à l'utilisation d'un tableau de score, permettant l'établissement de points limites et la mise en place de mesures adaptées aux événements rencontrés (ex. injection d'anti-inflammatoire, utilisation de crème cicatrisantes, enrichissement des cages, adaptation de la nourriture).

Choix des espèces

Nous utiliserons les souris C57Bl/6 pour cette expérimentation. Le comportement alimentaire, la balance énergétique et le métabolisme glucidique et lipidique sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De très nombreux modèles d’obésités ont été développés chez la souris. De plus, ces souris possèdent un système immunitaire fonctionnel permettant d’étudier les effets de l’inflammation induite par l’obésité. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 18 et 20 semaines) car le développement des organes sera terminé. De plus, il est nécessaire que les souris soient au moins nourries 12 semaines avec un régime riche en gras afin de pouvoir observer l’établissement de l’inflammation induite par l’obésité. Chez le fournisseur, après 6 semaines de croissance, les souris seront donc nourries au moins 12 semaines avec un régime riche en gras. Les souris contrôles seront sélectionnées parmi la fratrie des souris obèses et seront nourries à partir de 6 semaines et pendant la même durée que les souris obèses avec une alimentation standard. Toutes les souris seront donc âgées de 18 à 20 semaines lors de leur réception et du début de la procédure.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 168
Souffrances
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Devenir
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168 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent des injections hebdomadaires de busulfan et d'inhibiteurs du protéasome, des anticancéreux, sont suivis par échocardiographie sous anesthésie, puis subissent un cathétérisme cardiaque terminal avant prélèvement du cœur et des poumons, pour étudier une hypertension artérielle pulmonaire d'origine médicamenteuse. Le porteur décrit des effets fonctionnels faibles et une "dyspnée légère" tout en classant les procédures en gravité sévère. Il qualifie le modèle chez le rat d'"incontournable" et le recours aux animaux d'"indispensable", tout en menant des expériences parallèles sur cellules humaines.

Objectifs

L'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie mortelle affectant l’arbre vasculaire pulmonaire. L’HTAP peut se développer sans cause connue (HTAP idiopathique) ou peut être secondaire à des médicaments ou des toxiques (HTAP iatrogène). La liste des médicaments ou toxiques est constamment mise à jour et classifie les substances comme définitivement ou possiblement associées à de l’HTAP. Parmi ces substances le busulfan en tant qu’agent alkylant est classé comme potentiellement associés à l’HTAP et les inhibiteurs du protéasome (IP), le bortezomib et le carfilzomib n’ont pas été étudiés. Notre équipe a récemment identifié un signal fort provenant de ces molécules (travaux en cours de publication). Elles sont utilisées pour des pathologies hématologiques, notamment le myélome, et dans les conditionnements pré greffe de moelle. Les mécanismes entraînant le développement de l’HTAP après exposition à ces médicaments n’ont pas été étudiés. Les meilleurs modèles existant d’HTAP sont des modèles développés chez le rat, et miment parfaitement les caractéristiques hémodynamiques et morphologiques principales de la maladie humaine. C’est pourquoi créer des modèles d’HTAP iatrogène chez le rat est incontournable pour étudier l’effet de ces drogues sur le système cardiopulmonaire des malades. Il est en effet crucial de vérifier que ces drogues n’ont pas d’effets indésirables notamment sur le cœur et les poumons de ces animaux, qui sont très impactés par l’HTAP. Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et des antalgiques. La pratique répétée d’échocardiographie nous permettra d’étudier la fonction cardiovasculaire de manière non invasive et de limiter le nombre d’animaux. L’utilisation simultanée des inhibiteurs du protéasome associée au busulfan nous permet d’une part de reproduire de manière fidèle les traitements reçus par les patients mais aussi de limiter le nombre d’animaux. Après traitement, un cathétérisme cardiaque et l'euthanasie seront réalisés sous anesthésie générale, suivi du prélèvement des tissus . Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s’assurer que les animaux ne subissent aucun stress. Le nombre total de rats utilisés sera de 168 sur l’ensemble de l’étude en combinant plusieurs approches expérimentales par différents expérimentateurs sur le même animal.

Bénéfices attendus

L’HTAP est une cause de handicap, d’insuffisance cardiaque et de mort. Au vu de l’absence d’identification des mécanismes expliquant le développement de l’HTAP chez les patients exposés à ces médicaments, ce projet présente une utilité majeure dans la prise en charge des patients.

Procédures

Chaque animal sera soumis à une échocardiographie hebdomadaire, sous anesthésie générale et 1 à 2 injections sous cutanées hebdomadaires sous anesthésie générale. Le projet soumis prévoit de sacrifier les animaux au bout de 6 semaines. Cependant, les échocardiographies hebdomadaires permettront de suivre l’évolution des paramètres cardiovasculaires des animaux et d’adapter si nécessaire la durée du protocole (diminution ou augmentation du nombre de semaines de suivi). A la fin du protocole les animaux seront soumis à un cathétérisme cardiaque droit, sous anesthésie générale. L'échocardiographie se fera de paire avec la 2ème injection le cas échéant, cette manipulation durera 10 minutes. Les injections se faisant en intrapéritonéale dureront moins de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Induction d'une toxicité vasculaire pulmonaire n'entrainant pas ou peu de retentissement fonctionnel. Possible dyspnée légère.

Devenir

Après réalisation du cathétérisme les organes d'intérêt que sont le coeur et les poumons vont être prélevés, leurs études sont indispensables à la compréhension des mécanismes sous-jacents au développement de l'HTAP.

Remplacement

L'objectif de recherche est d'étudier et comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans le développement de l'hypertension artérielle pulmonaire après exposition médicamenteuse. Le recours à des animaux est indispensable et se justifie par la nécessité d'étudier la fonction ventriculaire droite, la réactivité vasculaire, l'histologie pulmonaire dans un contexte physiologique et pathologique. Ce projet se justifie également par l'impossibilité de simuler ex vivo la mise en place d'une HTAP puis d'une insuffisance cardiaque droite chez l'humain qui est un processus multifactoriel complexe. Cependant, autant que faire se peut, les expériences se feront parallèlement sur cellules vasculaires pulmonaires humaines afin de limiter au maximum le recours aux animaux. Ces cellules primaires sont générées dans notre hopital, référent en ile de france de la transplantation pulmonaire des patients souffrant d'HTAP.

Réduction

La surveillance échocardiographique hebdomadaire permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés au travers d’études longitudinales où chaque animal devient son propre contrôle. Afin de réduire encore le nombre d'animaux utilisés, les animaux sont mis à mort en fin d'expérimentation après le cathétérisme permettant d'évaluer leur fonction cardiaque et les tissus prélevés seront partagés. Des expériences de biochimie et biologie moléculaire à partir des différents tissus collectés et des études sur cellules isolées seront effectuées. Les calculs de puissance ont été faits en amont de la manipulation pour réduire au maximum le nombre d'animaux inclus dans l'étude et les tests statistiques ad hoc seront utilisés pour analyser les résultats et identifier les différences attendues le cas échéant.

Raffinement

Toutes les procédures seront pratiquées en utilisant des anesthésiques et des antalgiques. Certaines expériences pourront être réalisées sur tissus pulmonaires solés. A la fin des expérimentations, les animaux seront euthanasiés pour prélèvement d'organes. De l'enrichissement sera ajouté dans les cages d'animaux. Ceux-ci seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s'assurer que les animaux ne subissent aucun stress. Des points limites spécifiques ont également été mis en place. Les échographies de suivi prévues dans la procédure permettent de suivre le stade de l’insuffisance cardiaque qui peut survenir dans l'HTAP et de décider de l'euthanasie des rats avec une fonction cardiaque altérée.

Choix des espèces

Les rats sont des modèles standards de maladies cardiovasculaires. Ils présentent une anatomie vasculaire pulmonaire et des caractéristiques hémodynamiques semblables à celle de l'homme. Notre équipe travaille en routine avec des modèles murins d'hypertension artérielle pulmonaire, nous avons donc l'expérience et le matériel adapté pour travailler avec le rat. Nous allons travailler avec des rats de souches Wistar. Les animaux utilisés sont de jeunes rats (6 à 8 semaines, 100 g), l'induction de l'HTAP est connue pour être plus sévère à cet âge où le système vasculaire pulmonaire est en croissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 150
Souffrances
▲ 110
▲ 40
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 110 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 40 en gravité légère. Porteuses d'une mutation reproduisant la maladie de Huntington, elles subissent des tests comportementaux répétés sur plusieurs mois, des prélèvements sanguins à la queue et des ponctions de liquide céphalo-rachidien, pour caractériser les troubles précoces de la maladie. Le porteur qualifie les tests comportementaux de "peu stressants" sans tous les préciser. Il affirme que seul un modèle mammifère au cerveau complexe permet d'identifier ces déficits, les modèles in vitro ne reproduisant pas ces interactions cellulaires.

Objectifs

La maladie de Huntington est une maladie génétique héréditaire, neurodégénérative, caractérisée par des mouvements anormaux, un déficit cognitif et des troubles psychiatriques. La mutation responsable de la maladie de Huntington conduit à la mort de certaines neurones. Le développement de la maladie est défini par une première phase sans symptômes apparents (phase présymptomatique), suivie d'une phase symptomatique associée aux troubles moteurs, psychologiques et cognitifs pendant laquelle l'état du malade se dégrade progressivement jusqu’à la mort du patient. A ce jour, il n'existe aucun traitement permettant de ralentir son évolution ou de la guérir. La phase présymptomatique est relativement mal connue et la caractérisation de déficits au cours de cette phase permettrait de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques plus efficaces car ciblant les premières étapes de la maladie de Huntington. Dans ce projet, nous souhaitons caractériser les déficits précoces dans un modèle murin de la maladie de Huntington .

Bénéfices attendus

Cette étude préclinique est réalisée à différents niveaux (biochimique, cellulaire, tissulaire, comportemental), et à différentes phases d’évolution de la maladie pour précisément caractériser les altérations présentes dans ces souris. A la suite de ce projet, cette caractérisation permettra de définir la fenêtre thérapeutique pour tester des composés pharmaceutiques pour le traitement de cette maladie. En agissant le plus précocement sur les altérations de la maladie de Huntington, ces stratégies thérapeutiques sont susceptibles d’être plus efficaces.

Procédures

Certaines souris seront soumises à des tests comportementaux peu stressants de façon longitudinale en 4 sessions de 3-4 semaines à 2, 3, 6 et 9 mois, avec au moins 2 jours de repos entre chaque test . Chacun de ces tests durent entre 30 sec et 6 min par /souris, sauf la cage d’activité qui permet de suivre le comportement spontané de la souris dans une cage dédiée pendant 24h. Les souris auront un prélèvement sanguin dans la veine de la queue à chacun de ces 4 âges (duré : 5 minutes chacun). Aucune chirurgie avec réveil n’est prévue dans cette saisine. Les autres prélèvements : 5 à 10 minutes en toutseront faits sous anesthésie/analgésie, sans réveil.

Impact sur les animaux

Très peu d’effets indésirables sont attendus sur les animaux utilisés dans ce protocole à part le stress lié à la contention lors du prélèvement sanguin et à la manipulation lors des tests comportementaux. Le stress sera réduit au minimum par l’habituation à l’expérimentateur avant chaque session de comportement et par l’habituation à la contention. Egalement une douleur possible lors des prélèvements de liquide céphalo-rachidien.

Devenir

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés par des méthodes adaptées et validées, pour la réalisation d’une analyse post mortem complète des tissus.

Remplacement

Le cerveau est un organe complexe dans lequel interviennent de nombreuses interactions entre neurones (les cellules vulnérables dans la maladie de Huntington) et différentes cellules partenaires. Ces interactions cellulaires ne sont pour le moment pas fidèlement reproduites dans des modèles in vitro ou in silico, ce qui nécessite l’utilisation de modèles animaux. De plus la vulnérabilité de certaines régions cérébrales nécessite de comparer sur l’organe entier les différentes régions cérébrales qui ont parfois des connections anatomiques et fonctionnelles cruciales pour expliquer cette vulnérabilité sélective, et ne sont pas reproduites in vitro dans toute leur complexité. Les souris zq175 utilisées dans ce projet, miment le défaut génétique observé chez les patients atteints de la maladie de Huntington. Elles reproduisent de nombreux symptômes de la maladie de Huntington. Ces modèles permettent d’étudier les neurones et les autres cellules cérébrales et ont l’avantage de permettre d’évaluer des symptômes moteurs caractéristiques de la maladie de Huntington. Au final, seule une approche sur un modèle mammifère possédant un cerveau complexe peut nous permettre d’identifier les déficits précoces caractéristiques de la maladie de Huntington, qui pourront ensuite être ciblés par des stratégies thérapeutiques adaptées.

Réduction

Le projet prévoit au maximum 150 souris nées dans l’élevage d’un fournisseur agréé, sur 3 ans. Le nombre d’animaux dans chacun des groupes expérimentaux sera réduit au minimum nécessaire permettant une interprétation statistique fiable des résultats. Plusieurs paramètres sont mesurés sur les mêmes souris. Par exemple ; certaines souris auront une analyse sanguine ainsi qu’une évaluation approfondie de leur comportement à quatre stades différents de la maladie. D’autres souris auront une analyse histologique (des tissus) complète de plusieurs régions du cerveau avec quantification d’une dizaine de paramètres/souris Ceci permet d’exploiter au mieux les informations biologiques de chaque souris, et de réduire le nombre total d’animaux utilisés, selon le principe des 3R.

Raffinement

Le suivi quotidien des souris hébergées en groupe dans un milieu enrichi et l’application de critères d’arrêt en élevage et en expérimentation, permettra de garantir leur bien-être. En cas d’apparition d’effets inattendus, le vétérinaire de l’installation sera alerté afin de mettre en œuvre des traitements appropriés. Des points limites ont été définis. L’habituation des souris à l’expérimentateur avant chacune des sessions de tests comportementaux permet de réduire le stress des souris à la manipulation. De même, les souris seront habituées à la contention nécessaire aux prélèvements sanguins dans un tube à prélèvement dédié. Un soutien thermique sera mis en place lors du prélèvement de liquide céphalorachidien. Les procédures sont effectuées sous anesthésie et une couverture anagésique sera apportée pour palier à la douleur éventuelle.

Choix des espèces

Les souris modèles de la maladie de Huntington permettent d’étudier les cellules cérébrales (neurones, astrocytes…) in situ, dans un contexte génétique permettant le développement de la maladie de Huntington. Ces souris présentent des altérations moléculaires, cellulaires et comportementales caractéristiques de la maladie de Huntington, mais qu’il reste à caractériser à des stades précoces. Les souris seront étudiées entre 2 et 9 mois, à différents stades de la pathologie, la maladie de Huntington étant une maladie se déclarant chez l’adulte mais qui présente des déficits subtils dès le début du développement du cerveau et qui s’aggravent avec le temps.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 625
Souffrances
▲ -
▲ 625
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Devenir
 -
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 625

625 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées en gravité légère. Soumises pendant seize semaines à un régime gras à base de lard, puis mises à jeun et tuées pour prélever leur tissu adipeux, elles peuvent selon le porteur prendre un poids les empêchant d'accéder à l'eau et à la nourriture et développer un état dépressif et anxieux, effets décrits malgré le classement en gravité légère. Le projet étudie le rôle des endocannabinoïdes du tissu gras dans l'obésité et le diabète de type 2. Le porteur indique recourir à des explants de tissu adipeux in vitro et écarte la microdialyse qui "nécessiterait plus d'animaux".

Objectifs

L’obésité s’accompagne d’une hyperactivation du système endocannabinoïde dans plusieurs organes favorisant l’apparition de dérégulations métaboliques. L’utilisation d’un antagoniste, le Rimonabant, capable de bloquer les principaux récepteurs de ce système, (les récepteurs aux cannabinoïdes 1 ou CB1R) s’est avérée être une approche thérapeutique efficace pour l’Homme entre 2006 et 2008. Pourtant, le Rimonabant a été retiré du marché en 2008 à cause de ses effets secondaires neuropsychiatriques consécutifs à son action sur les CB1R localisés dans le cerveau. Par la suite, il a été démontré que l’amélioration des paramètres métaboliques induits par le Rimonabant était majoritairement due au blocage des CB1R périphériques conduisant à des effets bénéfiques sur plusieurs organes clés du métabolisme glucido-lipidique dont le foie, le muscle squelettique, le pancréas et le tissu adipeux. Aujourd’hui, le rôle des CB1R périphériques est clairement illustré par des études montrant que le blocage de ces récepteurs périphériques diminue le risque cardio-métabolique chez la souris obèse. Alors que la présence des CB1R dans les organes majeurs de l’homéostasie glucido-lipidique est bien démontrée, l’origine des ligands qui activent ces récepteurs, les endocannabinoïdes (ECs), est plus discutée. Les 2 principaux ECs, l’anandamide (AEA) et le 2-arachidonylglycérol (2-AG) sont généralement synthétisés localement « à la demande » et ont une action autocrine et une durée de vie très courte. Ils sont également retrouvés dans le plasma où leur concentration semble refléter leur production par les tissus périphériques et en particulier le tissu adipeux. En effet, les ECs circulants sont augmentés chez les obèses et particulièrement chez les individus présentant un excès de graisse viscérale. Ainsi, l’objectif du projet est de démontrer qu’au cours de l’obésité, des ECs sont produits en excès par les dépôts graisseux et exercent une action locale (autocrine / paracrine) sur les CB1R pouvant conduire à une altération du métabolisme des adipocytes et modifier leurs capacités de différenciation.

Bénéfices attendus

Les ECs régulent de nombreuses fonctions physiologiques dont certaines impliquées dans l’homéostasie énergétique. Ainsi, il est admis que le SEC stimule la prise alimentaire et favorise le stockage de l’énergie via l’action coordonnée des ECs sur les CB1R présents dans de nombreux organes. Ce projet devrait nous permettre d’obtenir des informations importantes concernant la nature des ECs produits (AEA ou 2-AG) par le tissu adipeux pathologique en comparaison avec le tissu adipeux sain et de préciser leur origine (tissu adipeux viscéral ou sous-cutané). De plus, nous devrions démontrer que l’inactivation des CB1R du tissu adipeux conduit à une diminution de la production des ECs limitant ainsi leurs actions autocrines et/ou paracrines néfastes pour l’organisme. Ces effets seront évalués en mesurant la production d’adipokines et de cytokines pouvant être impliquées dans l’installation du diabète de type II.

Procédures

Dans ce projet, les animaux sont tout d’abord soumis soit à un régime standard soit à un régime hyperlipidique (60% lipides à base de lard) pendant environ 16 semaines. Les animaux sont ensuite mis à jeun 12h avant d’être anesthésiées puis mises à mort en vue de prélèvements d’organes.

Impact sur les animaux

En plus d’une altération des paramètres métaboliques, un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Le régime gras peut également altérer la santé mentale des animaux et créer un état dépressif et de l’anxiété.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. Le tissu adipeux périépididymal et inguinal sera prélevé en vue de la préparation d’explants en culture ou de cultures de cellules de la fraction stroma-vasculaire. Des échantillons de foie et de tissu adipeux seront également prélevés pour analyse ultérieure de certains paramètres caractérisant le métabolisme glucido-lipidique (dosages de lipides, mesures d’activités enzymatiques, dosages plasmatiques par kits colorimétriques...).

Remplacement

L’approche méthodologique in vitro utilisée dans ce projet est basée sur la mise en culture d’explants de tissu adipeux. Ce modèle a été retenu préférentiellement à des lignées comme les 3T3 par exemple car il respecte l’intégrité physiologique du tissu. En effet, le tissu adipeux est hétérogène et les différents types cellulaires le composant peuvent avoir un impact sur le métabolisme des adipocytes, ce qui est particulièrement vrai pour les macrophages. Ce modèle pourrait être remplacé par une méthode d’exploration in vivo utilisant un protocole de microdialyse du tissu adipeux. Toutefois cette technique nécessiterait plus d’animaux et serait plus traumatisante.

Réduction

Le modèle d’explants de tissu adipeux permet une réduction importante du nombre d’animaux par rapport à une exploration in vivo. En effet, cette méthode offre la possibilité de tester plusieurs traitements sur un même animal puisque le tissu est découpé en petits fragments et réparti dans des plaques multi-puits. De plus, dans ces conditions il est possible d’étudier le tissu adipeux viscéral et le sous-cutané sur la même souris.

Raffinement

Au laboratoire, plusieurs projets autour de la thématique de l’obésité utilisent des souris soumises aux mêmes conditions nutritionnelles. C’est pourquoi, aussi souvent que possible, les tissus destinés à la préparation d’explants ou de cultures de cellules de la fraction stroma-vasculaire seront prélevés sur des souris engagées dans d’autres protocoles. Les animaux auront libre accès à un biberon d’eau et des objets d’enrichissement de milieu seront placés dans les cages. Afin d’éviter le stress de l’isolement, les animaux seront plusieurs par cage (5 à 10). Tout au long du traitement nutritionnel, l’état général des animaux sera surveillé de façon régulière car bien que l’obésité ne soit pas un point limite, les pathologies qu’elle génère peuvent être une source de dérèglements internes. Le régime gras peut altérer le métabolisme et la santé mentale des animaux (état dépressif et anxiété). Un régime gras de longue durée peut entrainer une prise de poids importante et altérer les capacités motrices de l’animal au point de le rendre incapable d’accéder à la nourriture et la boisson. Toutefois la durée du régime étant limitée à environ 16 semaines, la prise de poids ne devrait pas être associée à une mauvaise condition physique. Le régime hyperlipidique est administré sous forme de croquettes beaucoup moins dures que les croquettes d’entretien classiques ce qui peut favoriser la pousse des incisives jusqu’à la malocclusion dentaire liée à un manque d’usure des dents. Pour éviter l’apparition de cette pathologie des objets à ronger seront introduits dans la cage.

Choix des espèces

La souris est un modèle couramment utilisé en recherche pour tenter de comprendre les mécanismes à l’origine des dérégulations métaboliques liées à l’obésité et tester des stratégies thérapeutiques. En effet, le métabolisme glucido-lipidique de la souris est adapté à la mise en évidence de phénomènes physiologiques proches de ceux que l'on peut observer chez l'Homme au cours de l’obésité. La souris fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui permet de s’appuyer sur la littérature pour justifier certaines hypothèses au lieu de faire une expérience, limitant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Ceci est valable pour le système endocannabinoïde du tissu adipeux qui fait l’objet de nombreuses études. Dès le sevrage les animaux seront soumis au régime contrôle ou hyperlipidique pour une durée de 16 à 18 semaines. Cette mise sous régime pendant la phase de croissance active de l’animale permet d’augmenter la réponse au traitement et ainsi d’en limiter la durée.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 338
Souffrances
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▲ 338
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Devenir
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 338

338 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures de gravité modérée. Chaque souris reçoit une greffe de cellules tumorales sous la peau puis jusqu'à cinq injections de virus oncolytiques, avec des douleurs liées aux injections et à la croissance des tumeurs, la mise à mort intervenant à 20 % de perte de poids. Le projet teste des virus porteurs de protéines chimériques contre le cancer. Le porteur indique disposer de cultures 3D, sphéroïdes et puces microfluidiques, pour une partie de ses expériences, mais juge "l'organisme entier" nécessaire pour évaluer les effets immunitaires.

Objectifs

Les virus oncolytiques sont de nouveaux agents thérapeutiques dont les développements récents participent à l'essor des traitements par immunothérapie. Ces virus présentent 3 modes d’actions principaux, à savoir la capacité à 1) tuer directement les cellules tumorales, 2) induire une réponse immunitaire anti-tumorale et 3) vectoriser des protéines thérapeutiques qui seront uniquement produites dans le microenvironnement tumoral par les cellules cancéreuses infectées. Cette dernière propriété fait actuellement l’objet de nombreuses recherches au niveau international mais des questions importantes demeurent quant aux transgènes thérapeutiques à utiliser et aux conditions dans lesquelles ils doivent être administrés in vivo. Notre projet vise ainsi à étudier, chez la souris immunocompétente, les effets thérapeutiques de virus oncolytiques contenant un nouveau type de transgène codant pour des protéines chimériques qui cibleront plusieurs mécanismes immunitaires au sein du microenvironnement tumoral. Ces protéines chimériques, qui ont été développées dans notre laboratoire, comportent 3 domaines fonctionnels (inhibition des points de contrôle immunitaire, présentation antigénique, co-stimulation) et donnent des résultats très encourageants in vitro. Cependant, l’évaluation de ces différents mécanismes dans une optique de transfert vers la clinique requiert le passage dans des modèles animaux vivants qui reproduisent de façon pertinente la physiologie des tumeurs et les réponses immunitaires systémiques associées.

Bénéfices attendus

Les efforts réalisés pour comprendre la biologie des tumeurs ainsi que l’amélioration continuelle des traitements tels que la chimiothérapie, la radiothérapie, et plus récemment l’immunothérapie ont déjà permis d’augmenter la survie des patients atteints de cancers. Cependant, dans de nombreux cas ces traitements présentent une efficacité limitée. De nouvelles molécules thérapeutiques potentiellement très efficaces nécessitent une vectorisation appropriée pour profiter de leur efficacité tout en limitant les effets secondaires. Il a ainsi été montré qu’une vectorisation appropriée des agents anti-cancéreux permettait de diminuer la morbidité associée au traitement mais aussi d’en améliorer l’efficacité et de limiter l’établissement d’une résistance dans les cellules tumorales. Ce type de stratégie thérapeutique est d’autant plus intéressant dans le cas de cancers très agressifs pour lesquels nous ne disposons pas encore d’options thérapeutiques satisfaisantes. L’utilisation de virus oncolytiques injectés par voie systémique pour vectoriser des molécules au sein même des tumeurs est une approche innovante destinée à répondre à ces problématiques. En créant de nouvelles protéines chimériques très actives et en les combinant au potentiel de vectorisation des virus oncolytiques, nous espérons pouvoir apporter des réponses thérapeutiques à des problèmes actuels en cancérologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanées de cellules tumorales puis à des injections intraveineuses, intra-péritonéales et/ou intra-tumorales répétées de traitements. Chaque injection durera une trentaine de secondes, à raison d'un maximum de 5 injections (1 challenge + 4 traitements) par animal.

Impact sur les animaux

Nous avons préalablement pu vérifier que l’injection de virus oncolytiques aux doses prévues n’entraîne pas de morbidité particulière ou de douleur chez les animaux. Concernant la protéine thérapeutique ScFv-OVA-dm41BBL, nous n’avons pour le moment pas de données in vivo. Les données de la littérature sur les différents domaines protéiques qui la composent suggèrent que des effets secondaires auto-immuns pourraient être observés. Une attention particulière sera apportée au suivi de ces effets éventuels (peau, intestin et foie notamment). Chacune des procédures nécessitera la réalisation d'injections intraveineuse, intra-péritonéales et/ou intra-tumorales qui peuvent être à l'origine d'une douleur légère et générer un stress modéré et ponctuel chez les animaux. Dans toutes les procédures, l'établissement et la croissance des tumeurs pourra aussi générer des douleurs qui seront détectées précocement grâce aux points limites préalablement établis pour chaque procédure.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés.

Remplacement

Notre laboratoire a développé au cours des dernières années des systèmes de culture in vitro complexes (sphéroïdes, puces microfluidiques) qui nous permettent de nous affranchir de l'utilisation d'animaux pour une majorité de nos expériences. L'approche sur organisme entier nous permet cependant d’évaluer l’effet thérapeutique des virus et de leurs transgènes mais également les effets toxiques potentiels sur divers tissus tels que le compartiment hématopoïétique par exemple. Une telle complexité n’est malheureusement pas encore reproductible in vitro. Dans la mesure où nous souhaitons étudier le ciblage in vivo des cellules tumorales dans un environnement complexe après administration des virus oncolytiques en intraveineux, comme c’est le cas en clinique, ces expériences nécessitent d’être réalisées sur l’animal. Nous avons déjà validé la spécificité de nos virus sur un large panel de lignées cellulaires, en 2D et en 3D. Cependant, ces expériences ne permettent pas de présumer de la biodistribution réelle et des effets systémiques de nos traitements une fois injectés dans un organisme, en particulier les effets immunitaires.

Réduction

Les différents paramètres mesurés seront comparés par des tests statistiques adaptés aux très petits échantillons (n

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages ventilées (5 souris maximum par cage) en milieu enrichi (copeaux de litière, lambeaux de papier) dans des salles à température et hygrométrie contrôlées. Les litières sont changées chaque semaine par le personnel qualifié de l’animalerie. Toutes les procédures prévues dans ce projet sont de classe légère à modérée. L’utilisation d’antalgiques morphiniques n’est pas envisagée car les animaux seront immédiatement euthanasiés en cas d’absence de réponse au traitement ou d’atteinte d’un point limite. Des points limites adaptés à l’espèce utilisée ont été prévus pour chaque procédure. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée par le personnel zootechnique et les expérimentateurs. En cas d’atteinte d’un des points limites suivants un signalement sera fait au responsable de la SBEA ainsi qu’au responsable de l’étude ou à son suppléant. Les animaux seront alors euthanasiés directement afin de prévenir toute douleur au stade le plus précoce possible et d’éviter la collecte de données altérées en raison d’un stress chez les animaux. •Critères cliniques : - Mauvais état du pelage (diminution du toilettage, poil ébouriffé, perte excessive de poils, plaies) - Faciès contracté et position anormale des vibrisses - Yeux clos et larmoyant - Gonflement abdominal pouvant être causé par l’accumulation de liquide d’ascites en raison des tumeurs - Fèces liquides ou absence de fèces •Critères comportementaux : - Position recourbée (dos voûté, prostration) - Diminution de la mobilité interférant avec l’activité de base de l’animal (alimentation, toilettage) - Réduction de l’activité, isolement - Signes de stress (hyper-sensibilité aux bruits, agressivité, stéréotypie) •Critères zootechniques - Perte de poids de plus de 20 % par rapport au poids initial de l’animal ou comparativement au poids moyen des individus soumis au même protocole expérimental

Choix des espèces

L’objectif principal étant d’évaluer les effets immunitaires de nos nouvelles molécules chimériques et de leur vectorisation par des virus oncolytiques, l’utilisation de souris immunocompétentes et de modèles tumoraux syngéniques est essentielle. L’implantation sous-cutanée des cellules tumorales se justifie par le suivi facilité de la croissance tumorale et la comparaison avec les données de la littérature qui utilisent des approches similaires. Nous utiliserons des animaux âgés de 7 à 10 semaines (jeunes adultes). Le stade de développement est justifié par la nécessité d'avoir des animaux adultes ayant un système immunitaire mature.