Rats

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Rats : 1680
Souffrances
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Devenir
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 1680

Porteurs par construction d'une dégénérescence de la rétine et d'une déficience majeure du système immunitaire, 1 680 rats vont être élevés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur immunodéficience s'accompagne d'une alopécie qui fait s'accumuler des poils sous la paupière, source d'irritation oculaire, et d'une malocclusion dentaire qui peut conduire à la malnutrition. Chaque rat subit une biopsie de queue ou d'oreille dans les dix jours suivant la naissance, et certains une coupe des dents. Une partie sera transférée à trois mois vers un autre établissement pour y recevoir des greffes de cellules humaines, une autre sera gardée pour la reproduction, les rats au mauvais génotype, ceux dont la fertilité baisse, ceux qui atteignent un an et ceux dont la malocclusion devient trop importante étant tués.

Objectifs

La transplantation de cellules comme traitement des maladies dégénératives de la rétine est une des plus prometteuses parmi les thérapies visant à restaurer la vue et l’utilisation de cellules souches humaines, est une des approches les plus prometteuses; L’évaluation de son bénéfice thérapeutique et l’absence d’effet néfaste nécessite sa mise en œuvre et l’évaluation de ses conséquences positives comme négative à l’aide d’un modèle animal présentant des caractéristiques proches de la maladie humaine. Cependant, la transplantation de cellules humaines chez l’animal, donc dans une autre espèce, est par nature source de rejet sévère de la greffe (barrière d’espèce) par le système immunitaire compromettant notre capacité à évaluer son efficacité. Notre projet consiste à réaliser un élevage d’animaux modèles porteur d’une mutation génétique responsable d’une dégénérescence rétinienne et d’une autre mutation, responsable d’une déficience majeure du système immunitaire. cette déficience du système immunitaire empeche le rejet de greffet et permettra par la suite de mettre en place de nouveaux traitements basés sur la greffe de cellules.

Bénéfices attendus

Les travaux de thérapie cellulaire humaine de ces dernières années utilisant des dérivés de cellules souches humaines ont permis d’établir sa faisabilité en termes de survie et d’intégration dans le tissus hôte à court terme. En revanche, la plupart des études témoignent d’une absence ou d’une faible récupération fonctionnelle, liée notamment à un suivi dans le temps trop court en raison d’une faible survie des cellules greffées en raison de la barrière d’espèce. L’immunodéficience (système immunitaire défaillant) des animaux qui seront élevés dans ce projet, permettront de réaliser des greffes en limitant significativement le rejet des cellules transplantées. Une survie à plus long terme laisse présager la mise en évidence d’un véritable bénéfice fonctionnel de la transplantation. L’élevage de ces animaux permettra également de s’affranchir des traitements pharmacologiques immunosuppresseurs (traitement visant à réduire voir bloquer la réponse immunitaire) à l’efficacité variable sur le moyen et long terme.

Procédures

Un prélèvement d'un petit bout de queue ou d’oreille (biopsie) pour analyse génétique est réalisé une seule fois dans les 10j jours suivant la naissance. Les animaux qui seront utilisés dans ce projet sont immunodéficients et peuvent présenter un phénotype dommageable due à une malocclusion dentaire (défaut de pousse des dents) pouvant dans certains cas nécessiter une intervention invasive rapide de quelques secondes (coupes des dents) voir une euthanasie en cas de malocclusion trop sévère.

Impact sur les animaux

Les animaux qui seront utilisés dans ce projet peuvent présenter un phénotype dommageable caractérisé par une malocclusion dentaire (défaut de pousse des dents) pouvant poser des problèmes de malnutrition. Dans certains cas cette malocclusion nécessite une intervention invasive (coupes des dents) qui peut provoquer un certain stress. Par ailleurs, les animaux subiront un prélèvement au niveau de la queue (biopsie) pour identifier certaines caractéristiques génétiques. Le prélèvement est rapide et n’est réalisé qu’une seule fois mais peut être une source de douleur ou d’inconfort au moment du geste. Les animaux présentent une défaillance du système immunitaire (immunodéficient) impliquant un risque accru de maladie. Par ailleurs, l’alopécie caractéristique des animaux présentant une déficience du système immunitaire peut conduire à l’accumulation de poils dans le cul de sac conjonctival (sous la paupière) responsable d’irritation et donc d’une certaine gêne.

Devenir

Une partie des animaux seront transférés (à l’âge de 3 mois) dans un autre établissement utilisateur dans le cadre d’une utilisation continue et rattaché à d’autres projets faisant l’objet d’autorisations distinctes. D’autres permettront de maintenir la colonie (élevage ; reproduction). Les animaux ne présentant par les caractéristiques génétiques nécessaire pour le projet, ceux présentant une baisse de fertilité, ou ayant atteint l’âge d’1 an ou enfin ceux présentant un point limite seront euthanasiés.

Remplacement

Le projet consiste à élever des animaux qui permettront la réalisation d’autres projets (utilisation continue) bénéficiant d’une autorisation et dont l’objectif est de développer une thérapie cellulaire pour des maladies dégénératives de la rétine conduisant à la cécité. Cette évaluation ne peut donc pas être faite par des approches in vitro. Ce projet ne peut être réalisé que chez l’animal.

Réduction

Le projet nécessitera 1680 animaux. Il s’agit du nombre strictement nécessaire pour permettre le maintien de la colonie et produire le nombre d’animaux requis pour les autres projets expérimentaux disposant d’une autorisation de projet (dans le cadre d'une utilisation continue). Le nombre d’animaux a été calculé afin d’obtenir des résultats robustes d’un point de vue statistique. Le nombre total tient compte du fait que certains animaux ne pourront pas être inclus dans l’étude en raison de malocclusions (défaut de pousse des dents) ou d’un profil génétique incompatible avec les projets expérimentaux associés.

Raffinement

L’alopécie précoce des animaux de phénotype « Nude » peut se traduire par une petite accumulation de poils sous la paupière, source d’irritation oculaire et potentielle source d’infection locale si elle n’est pas traitée. Les procédures prévoient une surveillance accrue de ces animaux et un nettoyage des yeux au sérum physiologique en cas de besoin. Les animaux sont par ailleurs hébergés par 2 dans des cages de stabulation standard avec enrichissement. Une alimentation et un enrichissement spécifique présentant un risque de malocclusion sera mis en place afin de limiter son développement. Pour protéger les animaux au maximum en raison de leur faible immunité, tout le matériel est stérilisé par autoclavage (cage, litière, enrichissement) ou irradié (croquettes). La manipulation des animaux s’effectue uniquement sous hotte et les animaux sont hébergés en portoir ventilé à pression positive. L’atteint d’un point limite, principalement une malocclusion trop importante conduira à l’euthanasie de l’animal.

Choix des espèces

le projet prévoit l’élevage d’animaux génétiquement immunodéficients et présentant une dégénérescence rétinienne Ces rats sont porteurs d’une mutation ayant des conséquence identique à celles retrouvés chez de nombreux patients souffrant de dégénérescence rétinienne. Ces animaux présentent également une autre mutation qui compromet le système immunitaire des rats (immunodéficience) qui a pour conséquence le non rejet des cellules greffées. Ce modèle permet l’étude de xénogreffes (donneur et hôte d'espèces différentes) sur le long-terme en réduisant drastiquement le rejet des cellules transplantées normalement provoqué par une forte réponse immunitaire (barrière d'espèce). Il permet également d’éviter les traitements anti-rejets potentiellement toxiques à long terme. Enfin, la dégénérescence rétinienne chez ces animaux est rapide permettant de réaliser la transplantation chez des animaux relativement jeunes (3 mois), àge auquel les animaux présentant les caractéristiques génétiques attendues seront transféré sur un autre projet. le transfert d’animaux jeunes (trois mois) permettra de limiter les atteintes liées aux vieillissement tout en permettant un suivie à moyen/long terme des cellules transplantées (prévu jusqu’à 6 mois post-transplantation). Les animaux en élevage et présentant les bonnes caractéristiques génétiques seront mis en accouplement à partir de l’âge de 10 semaines, âge auquel les animaux présentent une fertilité permettant leur reproduction.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 180
Rats : 290
Souffrances
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Devenir
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 470

Soumis à une à quatre stimulations électriques par jour pendant quatre jours, 290 rats et 180 souris vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Les souris passent dix minutes suspendues par la queue, et les deux espèces reçoivent une à trois injections sur animal vigile, sous contention. L'objet est de tester si la cariprazine, un antipsychotique, renforce l'effet d'un antidépresseur sur un modèle de stress post-traumatique. Aucun effet indésirable n'est décrit pour les stimulations électriques répétées, et l'effectif de dix à quinze animaux par groupe est justifié par la volonté d'"éviter tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication".

Objectifs

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est une réponse pathologique aux traumatismes qui impacte environ 6 % de la population. Les trois-quarts des personnes atteintes du TSPT présentent aussi des troubles psychiatriques co-morbides incluant la dépression majeure. Le TSPT est souvent décrit comme un trouble lié à la mémoire : au lieu de s'estomper naturellement, le souvenir reste aussi vif qu'au premier jour. Face à ce trouble, la classe d’antidépresseur prescrite en première intention sont les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Malheureusement, beaucoup de patients ne répondent pas correctement à ce type de traitement, d'où l'importance de chercher des molécules capables de potentialiser leur effet. Les neuroleptiques ont montré une efficacité ciblée sur certains symptômes associés au TSPT résistant. Actuellement, les antipsychotiques atypiques ont fait preuve d’un intérêt clinique, notamment à faible posologie et en traitement adjuvant aux ISRS. Parmi cette classe, la cariprazine, un nouvel antipsychotique atypique, pourrait être un très bon candidat dans cette stratégie thérapeutique combinatoire. La cariprazine est un agoniste sélectif des récepteurs dopaminergiques D2 et D3, avec une forte préférence pour les récepteurs D3. En utilisant un modèle de TSPT et de dépression chez le rongeur, notre projet vise à rechercher les modalités d'action de la cariprazine sur les récepteurs D3 pour discerner sa capacité à augmenter la réponse anti-TSPT et antidépressive de l’ISRS escitalopram.

Bénéfices attendus

Notre projet vise à identifier les mécanismes par lesquels la cariprazine aurait un impact majeur sur les troubles affectifs et la réponse antidépressive afin d’améliorer les traitements antidépresseurs actuellement disponibles qui, dans la dépression sévère, sont souvent inefficaces et provoquent souvent des effets secondaires handicapants. L’objectif de notre étude est de mieux comprendre les raisons pour lesquelles de nombreux antidépresseurs couramment utilisés produisent une rémission des symptômes dépressifs chez seulement un tiers des patients. À cette fin, nous testerons un antidépresseur classique (escitalopram). Notre étude, axés sur la recherche de réponse synergique dans le TSPT et de la réponse antidépressive, fournira des informations uniques sur les mécanismes neuronaux responsables de ce trouble. Cela devrait également fournir une information cruciale pour identifier de nouvelles cibles et développer de nouveaux traitements. Enfin, nos résultats du présent projet aideront à orienter les recherches futures axées sur les causes de la dépression et, en fin de compte, favoriseront une meilleure prise en charge de la santé mentale.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes interventions. Les rats subiront des stimulations électriques répétés (1 à 4 stimulations/jour pendant 4 jours) ou non. Les souris seront exposées au test de suspension caudale (10 minutes). Les deux espèces recevront des injections intra-péritonéales et/ou sous-cutanées de substances actives sur animal vigile : 1 à 3 injections avec une contention d'environ 10 à 20 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à différentes interventions. Les rats subiront des stimulations électriques répétés (1 à 4 stimulations/jour pendant 4 jours) ou non. Les souris seront exposées au test de suspension caudale (10 minutes). Les deux espèces recevront des injections intra-péritonéales et/ou sous-cutanées de substances actives sur animal vigile : 1 à 3 injections avec une contention d'environ 10 à 20 secondes.

Devenir

La totalité des animaux seront mis à mort car l'administration des médicaments créant des neuro-adaptations, les animaux ne peuvent pas être réutilisés.

Remplacement

L'objectif de ce projet est la mise au point de nouveaux médicaments anti-TSPT et antidépresseurs destinés à être utilisés chez l'homme. L'étude préclinique doit donc prévoir une administration sur l'animal entier, d'autant que leurs effets comportementaux ne peuvent être évalués que chez l'animal vigile. Des approches in vitro sont déjà réalisées au laboratoire (évaluation de la neurogène et de la synaptogenèse, électrophysiologie in vitro). Cependant, l'utilisation de modèles complexes, i.e. d'animaux vivants, est incontournable afin d'analyser les réponses antidépressives de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Réduction

Les groupes sont formés de 10 à 15 animaux. Le nombre d'animaux utilisés est fonction de la réponse physiologique et comportementale mesurée et est basé sur nos travaux précédents. Il correspond également au nombre classiquement utilisé dans la littérature pour la validation de cette réponse. Le nombre d'animaux est réduit à une valeur minimale permettant d'une part d'atteindre une significativité statistique pour la validation et l'évaluation des réponses mesurées et d'autre part d'éviter tout scepticisme de la part de rapporteurs lors de la publication.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre pour optimiser le bien-être des animaux. Pour pallier au stress des animaux, 3 enrichissements sont apportés dans chaque cage (nid végétal à base de fibres de coton, igloo teinté et un bâtonnet en bois). Pendant une dizaine de jours, ils feront l’objet d’une attention particulière afin de vérifier le bon développement du modèle. En cas de problème d’alimentation, les animaux auront accès à de la blédine directement dans une coupelle dans la cage. L’observation des animaux sera effectuée tous les jours et nous attacherons une grande importance à l'apparence physique externe et aux changements comportementaux de ceux-ci. La mise en place de points limites sera effectuée et les soins et les procédures seront réalisées par du personnel qualifié.

Choix des espèces

Le rongeur, comme choix de modèle dans le domaine de la biologie psychiatrique, est très approprié. Le rat est le plus souvent utilisé dans le test des émissions des ultrasons. Par contre le test de suspension caudale n'a été validé que chez la souris. Nous souhaitons poursuivre notre étude sur la cariprazine en caractérisant son effet pseudo-antidépresseur avec l’utilisation du test de suspension caudale chez la souris et l'ajout de cette nouvelle procédure nécessitera l'utilisation de souris. Des animaux adultes seront utilisés car chez l'homme, les antidépresseurs et antipsychotiques sont majoritairement prescrits chez l'adulte. Les expériences débuteront sur des animaux âgés de 8 semaines.

Imagerie du système glymphatique chez le rat

(NTS-FR-681489v1 – 22/03/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 95
Souffrances
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▲ 31
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Devenir
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 95

95 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Tous reçoivent une injection directe dans le liquide céphalorachidien sous anesthésie, 64 subissent en plus une chirurgie préparatoire d'une heure la veille de l'imagerie, et 32 d'entre eux portent un "chapeau" implanté au cours d'une chirurgie supplémentaire pour être imagés éveillés, après une à deux semaines d'habituation. Le porteur reconnaît qu'une injection mal placée peut endommager le tronc cérébral et provoquer une perte de poids, une incapacité à marcher ou une perte de conscience. Sur le remplacement, il affirme en une phrase que l'étude des interactions entre système vasculaire et système glymphatique ne peut pas être menée in vitro.

Objectifs

Le système glymphatique est une découverte récente qui joue un rôle crucial dans le cerveau. Il aide à circuler le liquide céphalo-rachidien, qui apporte des nutriments et nettoie le cerveau en éliminant les déchets. Ce système est également essentiel pour que les médicaments injectés directement dans ce liquide se répandent efficacement dans le cerveau, ce qui est nécessaire pour le traitement de certaines maladies. Toutefois, nous comprenons encore mal comment ce système fonctionne, notamment l'effet des changements de diamètre des vaisseaux sanguins du cerveau sur ce processus de nettoyage. Pour mieux comprendre ces mécanismes, nous voulons développer et utiliser des techniques d'imagerie du cerveau de pointe (tomographie par émission de positons et imagerie fonctionnelle ultrasonore). Ces techniques nous permettront d'observer comment le système glymphatique opère sous différentes conditions, telles que pendant le sommeil, l'éveil, l'anesthésie, ou lorsque les vaisseaux sanguins du cerveau changent de taille de manière rythmique. Ces recherches, menées sur des rats, ont pour but d'améliorer notre compréhension du nettoyage du cerveau et de la distribution des médicaments.

Bénéfices attendus

La modulation du système glymphatique à des fins thérapeutiques, que ce soit pour augmenter l’élimination des déchets toxiques dans les maladies neurodégénératives ou encore pour améliorer la diffusion de médicaments par voie intrathécale dans diverses indications (notamment les maladies neurologiques génétiques) présente un grand potentiel thérapeutique. Ce potentiel est pour le moment sous-exploité par manque de compréhension des mécanismes qui régissent ce système, malgré la mise en évidence récente d’un rôle du tonus vasculaire cérébral. Cette étude sera donc très importante pour le développement d’outils de neuroimagerie adaptés à l’étude simultanée du système vasculaire et du système glymphatique, permettant à moyen terme de mieux comprendre comment amplifier le fonctionnement du système glymphatique par le biais du système vasculaire dans un but thérapeutique.

Procédures

La totalité des animaux de l’étude recevra une injection directe dans le liquide céphalo-rachidien sous anesthésie (15 minutes), soit 95 rats. En termes d’imagerie, 15 rats ne seront exposés à aucune autre nuisance, 16 rats recevront une seule session terminale d’imagerie de tomographie par émission de positons d’une durée d’une heure maximum sous anesthésie, 48 rats recevront une première session d’imagerie ultrasonore d’une durée d’une heure, suivie d’une session d’imagerie de tomographie par émission de positons de 30 minutes et 16 animaux recevront une seule session d’imagerie ultrasonore d’une durée d’une heure. Les rats utilisés en imagerie ultrasonore, soit 64 rats, recevront tous une procédure de chirurgie préparatoire à l’imagerie sous anesthésie et analgésie (durée 1h) la veille de recevoir l’examen d’imagerie ultrasonore. Cette imagerie se fera sous anesthésie terminale pour 32 rats, pour les 32 autres, elle se fera sans anesthésie (nécessitant une semaine avant l’imagerie une première chirurgie de pose d’un chapeau nécessaire à l’imagerie éveillée, sous anesthésie pendant 1h, suivie d’une période d’habituation progressive aux sessions d’imagerie sur une à deux semaines - sessions d’habituation croissantes, de 5 minutes les premiers jours à 1 heure le dernier jour).

Impact sur les animaux

L’injection directe dans le liquide céphalo-rachidien est une injection modérément invasive. Bien réalisée, elle n’induit pas de signe indésirable neurologique. Des complications peuvent apparaitre en cas de dommage du tronc cérébral (perte de poids, inabilité à marcher, perte de conscience). L’imagerie ultrasonore nécessite une chirurgie préparatoire, ce qui peut occasionner une inflammation locale, et éventuellement une chirurgie pour l’implantation d’un chapeau chez les animaux prévus pour un examen d’imagerie éveillé, ce qui peut occasionner une gêne et une inflammation locale.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement et analyses histologiques.

Remplacement

L’objectif de l’étude est de mieux comprendre les interactions entre le système vasculaire et le système glymphatique dans le système nerveux central cela ne peut donc pas être atteint avec des modèles in vitro.

Réduction

Selon notre expérience en termes de variabilité et de taille d’effet sur ces données d’imagerie, le nombre d’animaux par groupe pour les techniques d’imagerie in vivo a été estimé à 8 sur la base d’un calcul de puissance statistique. Les mêmes animaux seront étudiés pour l’étude du système glymphatique et du système vasculaire, permettant une réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

Les injections et la chirurgie seront réalisés sous anesthésie générale et analgésie locale. Les animaux seront surveillés régulièrement grâce à une grille de score et des points limites adaptés prenant en compte les éventuels troubles liés à l’injection, l’amincissement du crâne et la fixation du chapeau. En cas de signes de détresse, (une perte de poids> 20 % ; respiration difficile ; comportement très altéré - vocalisations non sollicitées, ou immobilité ; œdème ou écoulement au niveau du point d’injection ; atteinte d’un score global trop élevé – voir grille de scores), la procédure sera interrompue et la mise à mort de l’animal serait effectuée. Pour les examens d’imagerie effectués chez les animaux vigiles, les rats seront progressivement habitués à la procédure au préalable afin de limiter tout stress.

Choix des espèces

Le rat est une espèce utilisée très régulièrement dans le développement préclinique de médicaments en général, et l’étude physiopathologique du système nerveux central. Il s’agit également d’une espèce bien adaptée aux méthodes d’imagerie que nous souhaitons utiliser pour l’étude du système vasculaire et du système glymphatique. Adulte, afin d’étudier les mécanismes de biodistribution des molécules injectés et le système glymphatique sur des cerveaux pleinement développés.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Rats : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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 24

Les 24 rats de ce projet arrivent déjà opérés, vingt avec un cathéter dans la veine fémorale, quatre avec une double pose dans le canal cholédoque et le duodénum. Tous vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et tués à l'issue, les uns après un prélèvement de sang terminal, les autres parce que le porteur indique qu'une fois opérés ils ne peuvent plus entrer dans un autre projet ni rester longtemps en vie. Les quatre rats doublement cathétérisés restent trois jours seuls en cage à métabolisme, le temps de collecter bile et urine. Il s'agit de mesurer la pharmacocinétique d'un principe actif non nommé, et le porteur précise qu'aucune approche statistique n'a été réalisée.

Objectifs

Les objectifs de ce projet sont de déterminer les paramètres pharmacocinétiques du principe actif testé et d'identifier un profil métabolique via l'analyse d'échantillons de bile et d'urine.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de déterminer les paramètres pharmacocinétiques du principe actif et de pourvoir également identifier des métabolites s'il y en a .

Procédures

Les animaux seront commandés déja opérés. 20 animaux reçus auront un cathéter au niveau de la veine fémorale. Cela est necessaire pour adminsitrer la formulation à tester ( administration intraveineuse perfusion de 1h). Durée de l'administration intraveineuse 1h. Puis les animaux seront anesthésiés (anesthésie gazeuse ) et un prélèvement de sang terminal sera réalisé à T1h , T2h et T 4h aprés le début de la perfusion. Temps du prélèvement de l'ordre de la minute. Volume : au moins 2 mL. Les animaux seront euthanasiés à la suite du prélèvement sanguin conformément à la réglementation en vigueur. 4 autres animaux reçus auront une double cathétérisation au niveau du canal choledoque et au niveau du duodénum. La formulation a tester sera administrée par voie intraveineuse en bolus lent sous anesthésie gazeuse. Durée de l'administration de l'ordre de la minute. Puis les rats seront placés individuellement en cage à métabolisme pendant trois jours pour recueillir la bile et les urines. Recueil de bile et d'urine aux intervalles suivants: 0-2h, 2-6h, 6-12h, 12-24h, 24-48h et 48-72h. Durée des recueils environ 2 minutes.

Impact sur les animaux

Dans ce projet il est necessaire de commander des animaux opérés. Les animaux auront donc subit une chirurgie en amont. La présence de cathéters et la suite post opératoire des animaux peuvent engendrer une gêne , une douleur pour l'animal. Dans ce projet, les animaux seront hébergés de manière individuelle pour chacune des procédures. Cela peut générer du stress, de l'inconfort , une gêne. ,

Devenir

Les 24 animaux prévus dans ce projet seront euthanasiés. Certains animaux auront un prélèvement de sang terminal. D'autres animaux auront subit une procédure chirurgicale. Ces animaux opérés ne pourront pas être inclus dans un autre projet et pour leur bien être ils ne peuvent pas être gardés en vie trop longtemps aprés cette chirurgie.

Remplacement

Pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques et identifier d'éventuels métabolites du principe actif administré il est indispensable de recourir à l'animal. Les méthodes ex vivo sur organes isolés et cultures cellulaires ne peuvent pas suffire. Seul l'animal dans son ensemble pourra présenter un profl métabolique et pharmacocinétique complet.

Réduction

D'un point de vue pharmacocinétique et pour avoir des résultats fiables et interprétables il est nécéssaire d'avoir un nombre d'animaux minimal de trois. Dans le premier cas: 3 animaux par temps pour chaque sexe sont prévu soit 6 animaux par temps ( 1h (fin de perfusion), 2h et 4h aprés le début de la perfusion). Soit un total de 18 animaux. Deux animaux supplémentaires sont prévus au cas ou d'un dysfonctionnement du dispositif chirurgical ( exemple cathéter bouché ou débranché). Dans le second cas: 3 animaux sont prévus pour déterminer les profils métaboliques. 1 animal de réserve est prévu dans le cas d'un dysfonctionnement du dispositif chiruirgical (cathéter duodénal ou choledoque débranché ou bouché). Soit 4 animaux au total. Dans le projet global, un nombre de 24 animaux est un nombre minimal. L'effectif de 3 animaux par groupe pour le premier cas ou 3 au total pour le second cas est le nombre minimal pour pouvoir avoir des resultats représentatifs qui prennent en compte les varaibilités intra et inter individuelles. 1 animal supplémentaire par type de chirurgie et le nombre minimal pour pallier aux problèmes post opératoires. Pas d'approche statistique réalisée.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des conditions individuelles dans des cages à métabolismes le temps de la perfusion pour une durée d'une heure dans le premier cas. Le reste du temps pendant les 3 jours d'acclimatation et jusqu'a 4 heure après le début de l'infusion les animaux seront placés dans des cages makrolons classique conformes à la réglementattion. Pour les animaux du second cas, ils seront hébergés de manière individuelle également mais resteront en cage à métabolisme 3 jours consécutifs pour la récolte de la bile et de l'urine. Pour la réalisation de l'administration intraveineuse en bolus lent, les animaux seront sous anesthesie gazeuse, le temps de l'injection. Pour le bien être des animaux, et maintenir une digestion normale, des sels biliaires seront administrés via le cathéter allant au duodénum. Débit en sels biliaires 1.2 mL/h, concentration 0.025% dans du NaCl. dans le premier cas, les points limites sont - Comportement de l'animal durant la perfusion (convulsion, tremblement, prostration) dans ce cas l'animal sera exclu de l'étude est euthanasié - Problème au niveau du dispositif (cathéter bouché ou débranché au niveau interne de l'animal). Dans ce cas l'animal sera exclu de l'étude est euthanasié. Problème d'infection post chirurgicale, écoulement au niveau des cathéters. Dans le second cas , les points limites sont: - Un problème du dispositif: Cathéter débranché au niveau interne de l'animal, cathéter bouché. Si le cathétéer est bouché un petit volume de NaCl sera administré pour débouché le cathéter ( environ 0.1 mL) - Problème d'infection post chirurgicale: écoulement au niveau des cathéters, douluers abdominale, abdoment gonflé, vocalise de l'animal à la palpation.

Choix des espèces

Le rat est une espèce majoritairement utilisée pour ce type d'étude. Ces espèces sont bien décrites et caractérisées dans la littérature et leur utilisation est conseillée (OCDE) pour les essais de produits pharmaceutiques Jeune adulte . il est necessaire d'avoir un système métabolique stable et mature

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 140
Souffrances
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Devenir
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 140

Un score clinique décide du sort de chaque rat opéré, entre prise en charge de la douleur, exclusion de l'étude ou mise à mort. 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacun subit deux chirurgies cérébrales d'une heure, une lésion du cortex moteur puis la pose d'un implant, trois séances d'IRM sous anesthésie et des tests répétés de force d'agrippement et de statut neurologique, jusqu'à trois fois par semaine pendant un mois. Le porteur indique avoir déjà obtenu cette preuve de concept chez le rat avec des biomatériaux non biodégradables et vouloir la répliquer avec des biomatériaux dégradables.

Objectifs

L’objectif scientifique du projet est de développer un traitement pour améliorer la reconnexion des fibres nerveuses après une atteinte du cortex moteur. Les effets du traitement sur l’architecture du tissu cérébral seront évalués par IRM in vivo, par une mesure des capacités motrice et enfin par histologie ex vivo. Le projet se déroulera sur trois mois dans deux établissements utilisateurs, un pour l'imagerie, l'autre prenant en charge toutes les autres techniques expérimentales et l'hébergement.

Bénéfices attendus

Amélioration de la récupération fonctionnelle du cerveau aprés un acccident vasculaire cérébral.

Procédures

Chaque animal sera soumis à 2 chriurgies sous anesthésie (réalisation de lésion (durée 1h) puis pose de l'implant (durée 1h)) au niveau cérébral (EU 1/2). Une IRM cérébrale sous anesthésie (durée 1h) sera réalisée 3 fois aprés la lésion puis 1mois et à 3 mois (EU 2/2). Des tests comportementaux et sensorimoteurs avant les chirurgies seront réalisés pour habituation et détermination des valeurs de références 3 à 4 jours par semaine durant 2 semaines avant les chirurgies puis après la pose de l'implant 3 fois par semaine pendant le premier mois et trois fois la première semaine des 2 mois suivant (EU 1/2). La mise à mort sera réalisée pour la récupération des tissus cérébraux (EU 1/2).

Impact sur les animaux

La chirurgie partiquée induit une lésion cérébrale de la région motrice antérieure (les conséquences de la chirurgie et la douleur est limitée par une prise en charge médicamenteuse). La génération de cette lésion cérébrale ciblée dans la zone contrôlant la motricité d'un membre antérieur provoque une diminution des capacités motrices de l'animal (EU 1/2). Les nuisances et effets indésirables sont dus aux chirurgies. Elles peuvent se traduire par une altération de l’état général de l’animal : douleur modérée, isolement, diminution du comportement exploratoire, perte de poids. Ces effets peuvent durer jusqu’à 48h (nuisances sévères). Le passage à l'IRM est réalisé sous anesthésie, la nuisance est modérée (EU 2/2). Les tests comportementaux pourraient engendrer un stress léger dû au fait que les animaux sont enlevés de leur environnement habituel, leur nuisance est légère (EU 1/2).

Devenir

La procédure se termine par une mise à mort des animaux pour effectuer l'analyse histologique.

Remplacement

L'accident vasculaire cérébral est une maladie grave entrainant un déficit neurologique lié à des lésions vasculaires. L'accident vasculaire cérébral est le résultat de l'obstruction d'un vaisseau sanguin (ischémique) ou de la rupture d'un vaisseau (hémorragique). Si les progrès actuels dans le domaine des organoides cérébraux ou de l'impression 3D de tissu cérébral in vitro sont remarquables, ils ne permettent toujours pas de recréer l'ensemble fonctionnel d'un cerveau. En particulier, les aspects vasculaires et les intéractions sytémiques ne sont pas encore accessibles avec ces méthodes alternatives à l'utilisation d'animaux. En effet, l'accident vascilaure cérébral conduit à des mécanismes comme l'inflammation, la migration cellulaire de cellules souches, la formation d'une cicatrice , la dégénérence des fibres nerveauses, et des processus de reconnexion dont la complexité et les interactions ne peuvent pas actuellement être simulées sur plusieurs mois par des approches in vitro ou ex vivo. Ainsi l'objectif de notre projet nécessite l'utilisation d'un modèle animal d'accident vasculaire cérébral. Le bénéfice de notre stratégie thérapeutique par greffe de biomatériaux (avec ou sans cellules) sur la récupération fonctionnelle de la motricité doit être évaluée sur des animaux vivants. La force d’agrippement, et le statut neurologique des animaux seront testés sur le long terme. Les effets des atteintes cérébrales et de la greffe sur l’architecture tissulaire du cerveau seront évaluée sur plusieurs mois par Imagerie par Résonance Magnétique. Nous avons déjà fait la preuve de concept de l'efficacité de notre stratégie thérapeutique sur le rat en utilisant des biomatériaux non biodégradables et projetons de la répliquer avec des biomatériaux biodégradables pour nous rapprocher de la situation physiologique.

Réduction

L'utilisation de méthodes non invasive comme l'IRM et l'évaluation motrice permettent le suivi longitudinal sur un même groupe d'animaux. Ainsi, les données peuvent être appariées, ce qui augmente la puissance statistique et limite le nombre d'animaux nécessaires dans l'étude. Des tests statistiques non paramétriques et de corrélation seront utilisés pour évaluer notre approche thérapeutique innovante de l'accident vasculaire cérébral. Nous réutiliserons les données d’animaux contrôles d’un protocole antérieur si possible.

Raffinement

Le principe fondamental des 5 libertés est respecté sur toute la durée de l’étude. Les rats sont hébergés dans des cages ventilées, en groupes de 2 (étant des animaux grégaires), dans une salle spécialement réservée aux rats. L'alimentation est disponible en permanence (ad libitum), y compris pendant les phases d'entraînement et d'évaluation motrice, sans jeûne ni restriction alimentaire. Le suivi de l'état de santé général des animaux est assuré par le personnel de zootechnie, qui les pèse chaque semaine et effectue des contrôles vétérinaires réguliers. Une attention particulière est portée aux animaux opérés, qui font l'objet d'une surveillance quotidienne par le personnel compétent. Cette surveillance inclut l'observation de l'appétit, du poids corporel, de la mobilité, de l'état du pelage et du comportement des animaux et fait l'objet d'un scoring clinique. La valeur du score détermine l'action à réaliser sur l'animal pour une prise en charge de la douleur, une notification de surveillance accrue, une exclusion de l'étude ou une mise à mort. La prise en charge de la douleur est mise en place avec des protocoles stricts validés, prenant en compte le principe de nociception et son impact sur les animaux et les résultats de l'étude. Un enrichissement environnemental est intégré au protocole, comprenant divers éléments pour stimuler cognitivement les rats (tunnels, boule de fouille, boule traversante, odeur naturelles variées, ..), ainsi qu'une composante sociale (arène de rencontre intercage). Les animaux sont conditionnés pour la réalisation de tâches motrices, renforcés positivement. Le procédé est très peu anxiogènes.

Choix des espèces

Les rats sont un modèle animal privilégié pour l'étude de la récupération fonctionnelle de la motricité du membre supérieur après lésion et greffe de bioimplants. Animaux adultes âgés de 3 mois, afin de se rapprocher de la démographie humaine pour l'apparition des accidents vasculaires ischémiques (à partir de 40 ans). La mobilité et la force du membre supérieur est un élément clé des fonctions motrices permettant aux patients cérébrolésés de récupérer une autonomie dans la vie de tous les jours. Nous disposons de tests adaptés pour évaluer ces paramètres sur le rat : l’amplitude de mouvement, la force et la sensibilité des membres supérieurs. Les examens d'imagerie, non-invasifs et indolores, se font sur le rat adulte anesthésié.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 552
Rats : 552
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1104
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Devenir
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 -
 1104

Les souris et les rats sont tués en fin d'étude parce qu'ils s'habitueraient à l'expérience, leur niveau de stress baissant avec le temps et faussant les mesures. 552 souris et 552 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie d'environ deux heures pour implanter des électrodes cérébrales, puis jusqu'à quatre privations de sommeil de douze heures sur un tapis roulant ou sur une plateforme entourée d'eau, certains étant hébergés seuls pendant tout ou partie de l'étude. Le porteur prévoit d'évaluer s'il peut utiliser les mêmes animaux sur trois à quatre semaines, ce qui réduirait les effectifs des études suivantes.

Objectifs

L'objectif du projet consiste à évaluer l'efficacité de nouvelles substances anxiolytiques sur les troubles du sommeil et de manière plus générale sur le cycle circadien. Des personnes souffrant d'anxiété peuvent développer des troubles physiques associés à leur pathologie tels que des troubles digestifs, des douleurs et tensions musculaires ou encore des insomnies, qui sont la cause de somnolence dans la journée ou d'un état de fatigue global. Un état d'anxiété et/ou des crises d'angoisses retardent l'endormissement d'un sujet mais aussi modifie l'architecture globale du sommeil. Les phases de sommeil lent et de sommeil paradoxal peuvent être allongées pendant les périodes de récupération d'un sujet alors qu'elles sont inexistantes lors d'insomnies. La mesure de l'activité cérébrale et motrice permet de déterminer l'état de vigilance de l'animal et d'évaluer l'effet pharmacologique de substances.

Bénéfices attendus

Il existe différents traitements pour lutter contre les troubles de l'anxiété en plus de la prise en charge des patients par psychothérapie. Néanmoins, pour certains patients, les troubles de l'anxiété ne diminuent que faiblement avec les traitements médicamenteux ou réapparaissent dans le temps. La recherche de nouveaux traitements reste donc indispensable pour améliorer les conditions de vie des patients, en limitant l'apparition de symptômes secondaires indésirables. La mise en place de modèles précliniques translationnels reste également une priorité dans ce domaine pour pouvoir tester de nouvelles thérapeutiques. Les tests décrits dans ce projet sont utilisés dans la littérature pour modifier l'architecture du sommeil et évaluer de nouveaux candidats médicaments.

Procédures

Les animaux seront opérés sur une durée d'environ 2 heures pour implanter des électrodes cérébrales (chez la souris et le rat). Le cas échéant, les candidats médicaments sont administrés par un bolus rapide qui dure quelques secondes ou par perfusion de quelques minutes. Les administrations peuvent être uniques ou répétées pendant plusieurs jours, en fonction des spécificités du candidat médicament. Après une période de récupération, les mesures électroencéphalographiques sont réalisées par télémétrie sur plusieurs heures (12 à 24 heures) et sur plusieurs jours consécutifs (minimum de 3 jours). Les animaux seront placés sur un tapis roulant à faible vitesse ou sur une petite plate-forme entourée d'eau (entre 2 et 5 cm d'eau en fonction de la taille du rongeur) pendant 12 heures. Les mesures électroencéphalographiques et la privation de sommeil seront répétées un maximum de 4 fois par animal. Des prélèvements sanguins peuvent également être envisagés (maximum de 3 fois sur une durée de quelques secondes).

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les phases d'administration et de prélèvement peuvent induire un léger stress chez l'animal, notamment du fait de la contention de ce dernier. A la suite des chirurgies, des problèmes de cicatrisation peuvent être observés, notamment lorsque l'animal se gratte. Les animaux sont parfois hébergés seuls pendant toute ou partie de l'étude ce qui peut causer un stress bien qu'ils conservent un contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères. La privation transitoire de sommeil peut conduire à un stress modéré, en raison de l'environnement dans lequel est placé l'animal. Un état de fatigue peut également être observé lorsque les animaux sont obligés de bouger sur le tapis roulant.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin des expériences car ils auront subi 2 à 3 procédures de privation de sommeil, considérées comme des conditions stressantes. Il ne sera pas possible de les utiliser à nouveau car ils seront déjà familiarisés avec cet environnement et leur niveau de stress va diminuer dans le temps, impactant les données.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives in vitro à notre connaissance. Néanmoins, les molécules testées sont préalablement sélectionnées dans des modèles in vitro permettant de déterminer leurs potentiels effets sur une cible.

Réduction

Le nombre d'animaux a été ajusté en fonction des données de la littérature et a été déterminé selon une approche statistique. Il sera également évalué, lors de la première procédure, l'impact de la réutilisation des animaux sur les résultats électroencéphalographiques afin de déterminer si les animaux peuvent être réutilisés sur 3 à 4 semaines et ainsi diminuer le nombre d'animaux par étude.

Raffinement

Les procédures décrites ont été optimisées pour limiter la douleur chez l'animal. Pour les phases chirurgicales, une anesthésie et une analgésie seront réalisées. Enfin, un gel ophtalmique est appliqué sur les yeux pour éviter le dessèchement oculaire et une couverture chauffante est placée sous l'animal anesthésié pour maintenir sa température corporelle pendant la chirurgie.Les animaux isolés (minimum de 7 jours pour la période de récupération post-chirurgie) sont hébergés dans un environnement enrichi avec du matériel à ronger et en présence de coton ou de frisure. Les cages sont transparentes afin que chaque animal puisse voir ses congénères. A la fin de la période de récupération, les souris sont regroupées par deux. Des points limites stricts ont été définis. Pendant les périodes de privation de sommeil (animaux placés sur un tapis roulant ou sur une plate-forme, placée dans de l'eau), les animaux sont surveillés par un technicien, permettant l'intervention de ce dernier immédiatement si un animal montre des signes de fatigue en se retrouvant dans une position inconfortable. Les rongeurs seront également séchés avant d'être remis sur la plate-forme pour éviter tout risque d'hypothermie.

Choix des espèces

Les études sur le cycle circadien sont effectuées chez le rongeur (rat et souris) car ces modèles, basés sur la mesure de l'activité cérébrale, sont translationnels. Les substances mises sur le marché pour traiter les troubles psychiatriques ou du sommeil ont été découverts en utilisant des modèles chez le rongeur. Dans ce projet, le rat sera utilisé de préférence car le laboratoire a plus d'expérience avec cette espèce pour évaluer le rythme circadien mais la souris pourra être utilisé au besoin. Les rongeurs (rats, souris) sont testés une fois sevrés, l’âge peut varier entre 4 semaines et 2 ans, conformément aux données historiques et à la bibliographie scientifique

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Rats : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 360
Devenir
 -
 -
 -
 360

Ligament croisé antérieur sectionné et ménisque partiellement retiré au cours d'une opération de trente à quarante-cinq minutes, pour installer une arthrose du genou : 360 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Six semaines plus tard commencent les injections dans l'articulation opérée, jusqu'à trois par genou, complétées par des prélèvements sanguins à la jugulaire sur animal éveillé une fois par semaine. Le porteur attend des cris, de l'agitation, un oedème articulaire et une boiterie. Les hydrogels testés ont déjà été évalués in vitro, mais le porteur affirme que le passage par les rats reste "indispensable" pour observer les interactions avec l'ensemble des organes.

Objectifs

Alors que les affections ostéoarticulaires chroniques touchent tout particulièrement les adultes de plus de 50 ans, il n’existe encore aucun traitement permettant de guérir l’ensemble des signes cliniques associés aux rhumatismes, comme la dégradation du cartilage dont l’évolution conduit assurément à la pose de prothèse articulaire. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques (gel associé à des principes actifs) dans un modèle d’arthrose chez le rat, modèle d’arthrose très largement décrit dans la littérature et obtenu par chirurgie déstabilisatrice de l’articulation du genou. L’arthrose est causée par une altération des articulations suite à une usure progressive du cartilage associée à un remodelage des os situés à proximité, la formation d’excroissances osseuses, un affaiblissement des ligaments et des muscles et une inflammation articulaire. Si les traitements médicamenteux actuels soulagent en partie les douleurs intenses et l’inflammation de ces maladies aucun de ces traitements n’est capable de freiner la dégradation du cartilage ou guérir la maladie. Aujourd’hui, seuls les traitements chirurgicaux très invasifs, comme la pose de prothèse permettent de retrouver la mobilité perdue due à l’arthrose. Ainsi, la découverte et le développement de nouveaux traitements agissant de façon globale sur l’inflammation, les atteintes osseuses et cartilagineuses ainsi que la douleur, caractéristiques de l’arthrose, est un enjeu majeur de santé publique alors que le vieillissement de la population ne fait qu’augmenter. L’objectif du projet est d’évaluer la capacité d’hydrogels à limiter la dégradation du cartilage et/ou régénérer le cartilage dégradé dans un modèle d’arthrose chez le rat, dont les signes cliniques sont proches de ceux observés chez l’homme, obtenu par section du ligament croisé antérieur et ménisectomie partielle. Différents types d’hydrogels réalisés à base de glucose ou d’acide hyaluronique seront testés. Ces hydrogels sont des traitements de type « viscosupplémentation » et visent à rétablir une viscosité suffisante du liquide synovial afin de limiter les effets des contraintes mécaniques. Afin de potentialiser les effets de ces hydrogels, ils seront associés à différents principes actifs à des sous-produits de culture cellulaires (exosomes), ou à des cellules de classe 1 (cellules souches mésenchymateuses).

Bénéfices attendus

Chaque étude réalisée au sein de cette procédure permettra de générer des informations sur l’efficacité de nouveaux hydrogels testés, tant sur l’inflammation que sur la reconstitution du cartilage ou le ralentissement de l’apparition des lésions dans un modèle d’arthrose induit par chirurgie au niveau du genou. A plus long terme, ce projet permettra d’obtenir des données importantes dans le cadre du développement de nouvelles approches pour le traitement des lésions arthrosiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à une opération chirurgicale unique réalisée sous anesthésie et avec analgésie afin de réaliser la section du ligament croisé ainsi que l’ablation d’une partie du ménisque. Cette opération dure 30 à 45 min par animal, et la prise en charge analgésique s’étale les jours suivant l’opération. Les traitements seront réalisés par injection intra articulaire, ou intra-musculaire réalisée au plus tôt 6 semaines après la chirurgie sur le membre opéré. Ces injections durent moins de 5 min par animal, et sont réalisées sous anesthésie et analgésie. Elles pourront être répétées au maximum 3 fois par articulation au cours du protocole (injection au maximum 1 fois par semaine par articulation) ou 5 fois au cours du protocole si administration intra-musculaire (injection au maximum 1 fois par jour). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine jugulaire pourront également être réalisés. Ces prélèvements auront lieu sur animal vigile, et dureront moins de 5 min par animal. Ils pourront être répétés une fois par semaine tout au long du protocole.

Impact sur les animaux

La réalisation de la chirurgie peut s’accompagner d’une possible réaction inflammatoire transitoire au niveau de l’articulation opérée. De la même manière, l’apparition progressive des lésions arthrosiques est susceptible d’entrainer gène ou douleur. Les effets indésirables attendus sur les animaux peuvent être un traumatisme exprimé par des cris/agitation pendant l’administration du traitement, ou le prélèvement de sang, une inflammation au niveau du site d’injection, un œdème articulaire ou une boiterie. Pour prévenir ces différents cas de figure, les animaux seront suivis avec précaution et des grilles d’évaluation clinique associée aux conduites à tenir en cas d’observation de ces signes ont été prévues.

Devenir

A l’issue de chaque protocole tous les animaux seront humainement euthanasiés et autopsiés minutieusement. Les organes d'intérêts, dont les articulations, seront prélevés. Les prélèvements sanguins seront utilisés pour évaluer les modifications de différents marqueurs induits par les traitements. Les organes et articulations prélevés seront utilisés pour réaliser des analyses histologiques, histopathologiques et/ou d’imagerie.

Remplacement

De manière systématique, les hydrogels que nous évaluons in vivo, ont fait l’objet de tests préliminaires in vitro mais le passage chez l’animal reste indispensable afin d’évaluer de potentielles interactions avec l’organisme. En effet, les tests in vitro actuels permettent de prévoir le devenir de produits testés, mais ne renseignent pas sur leurs effets sur l’ensemble des organes/tissus d’un organisme. Aucune méthode alternative ne permet actuellement de reproduire tous les paramètres physiologiques qui sont liés à un individu dans sa globalité. De plus, dans le cadre des pathologies arthrosiques, il est pour le moment impossible de reproduire in vitro les mécanismes de déstabilisation mécanique de l’articulation à l’origine de l’apparition des lésions arthrosiques. De la même façon, les interactions entre les différentes cellules et tissus composants l’articulation ne peuvent être mimées par un modèle simple de culture in vitro. L'utilisation d'animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs de ce procédure.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au maximum afin d’avoir des résultats exploitables, permettant de conclure de manière certaine, tout en évitant la réalisation d’une deuxième étude pour confirmer les résultats obtenus au cours d’un protocole. Etant donné la variabilité probable des réponses aux produits, 10 animaux par groupe au maximum sont prévus afin d’assurer un nombre minimum d’animaux nécessaire pour une analyse pertinente et une comparaison statistique fiable tout en prenant en compte le bien-être animal. Ce nombre d’animaux a été déterminé par approche statistique et l’utilisation de chaque animal a été optimisée (analyses et recueil de données longitudinales, études pilotes…) tout en limitant les contraintes au maximum. L’effectif sera revu à la baisse dans le cas où le traitement évalué est connu (par exemple : traitement de référence), et après analyse des résultats d’études précliniques préliminaires d’efficacité, afin de donner des résultats reproductibles et similaires d’un animal à l’autre.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes dans des locaux adaptés permettant leur maintien dans un environnement adéquat, n'induisant pas de stress. Nous mettrons en place des mesures spécifiques et adaptées aux douleurs éventuelles occasionnées par les différents traitements pour éviter toute souffrance inutile et prolongée : les conditions d’hébergement seront optimisées (litière spécifique, augmentation de l’enrichissement, facilité d’accès à l’alimentation et ajout de nourriture appétente). Lors des prélèvements sanguins à la jugulaire et des traitements, nous utiliserons un anesthésique, et des antalgiques dès l’apparition des premiers signes cliniques. Lors des traitements expérimentaux et lors des prises de mesures, nous maintiendrons les animaux dans une situation d’inconfort et de douleur pendant un minimum de temps. Un suivi quotidien des animaux sera effectué et un suivi approfondi avec prise de poids et observations sur des caractéristiques spécifiques (gonflement, locomotion, sensibilité mécanique, ...) sera effectué deux fois par semaine minimum. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites (repérés le plus tôt possible au moment des suivis et à l’appui des grilles du bien-être animal adaptées) sera pris en charge ou euthanasié.

Choix des espèces

Il n'existe pas de méthode alternative à l'expérimentation animale pour évaluer les lésions ostéoarticulaires. L’animal demeure indispensable à l’évaluation de produits. De plus le modèle d’arthrose par chirurgie chez le rat, utilisé depuis de nombreuses années, est maintenant reconnu pour être un modèle très prédictif pour la recherche médicale humaine et vétérinaire. En effet, le rat est l’espèce mammifère dont les caractéristiques physiopathologiques et réponses tissulaires sont proches de celles observées chez l'homme. Le rat, est fréquemment utilisé à des fins de recherche, car les résultats de produits thérapeutiques sont facilement transposables à l'homme, par simple approche/méthode statistique. La taille de cet animal permet d’obtenir un volume suffisant de liquides biologiques analysables. Enfin, le rat est préféré à la souris pour l’étude de lésions cartilagineuses car le cartilage est plus épais et les effets d’une chirurgie chez le rat s’approchent de la pathologie humaine. Sous le couvert de la réglementation française, le stade de développement des animaux sera défini avant chaque protocole et sera adapté au schéma thérapeutique des traitements étudiés. Bien que les pathologies rhumatiques puissent toucher des patients à n’importe quel âge, chez les rongeurs, la modélisation de ces maladies donne des résultats plus homogènes avec des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines au début du protocole.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Rats : 48
Souffrances
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▲ 48
▲ -
Devenir
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 -
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 48

Le protocole sert à classer six formulations d'un médicament déjà utilisé en clinique humaine, pour le compte du laboratoire client qui les a mises au point. 48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit onze prélèvements sanguins à la veine de la queue, le porteur reconnaissant que ces ponctions répétées peuvent provoquer des lésions et des hématomes. Il qualifie le recours à l'animal entier d'étape "nécessaire et obligatoire", et retient le rat pour sa volémie, qui autorise davantage de prélèvements par individu et réduit d'autant l'effectif de l'étude.

Objectifs

Le laboratoire pharmaceutique client a développé des matrices de type gel qui peuvent être complexées avec des composés thérapeutiques et être administrées par voie sous-cutanée afin d'induire une libération prolongée du composé complexé. Ce type de formulation (ou galénique) permet ainsi, en théorie, de réduire très sensiblement la fréquence d'administration de médicaments dont la voie d'administration est sous-cutanée. Néanmoins, il es nécessaire de tester, pour chaque composé à complexer, sa stabilité à moyen long terme dans la matrice afin que ce dernier conserve son efficacité. Par ailleurs, la durée de libération va également dépendre étroitement de la composition du gel. Le présent projet vise ainsi à explorer le profil pharmacocinétique de 6 formulations à libération prolongée du médicament X administrées par voie sous-cutanée chez le rat, dans le but d'optimiser son développement. Les données obtenues seront comparées aux profils pharmacocinétiques obtenus après administration d'une galénique classique du composé X par voie intraveineuse et sous-cutanée. La formulation permettant la meilleure stabilité du compose X et de ses paramètres pharmacocinétiques sera conservée pour la suite du développement, notamment dans un cadre clinique.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de catégoriser les formulations à libération prolongées du médicament X de notre client en fonction de leur paramètres pharmacocinétiques et de prioriser les meilleures formulations pour la suite du développement préclinique et clinique. La formulation à libération choisie prolongée devrait à terme permettre de réduire considérablement la fréquence d'administration du composé X qui est déjà utilisé en clinique humaine sous sa forme galénique classique.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Pesée (1min ; 2 fois). Habituation aux boîtes de contention (5min ; 2 fois). Anesthésie gazeuse (5min ; 1 fois). Administration sous-cutanée du composé d'intérêt (1min ; 1 fois). Prélèvements sanguins (5min ; 11 fois).

Impact sur les animaux

La répétition des prélèvements sanguins via la veine de la queue est de nature à induire un stress aux animaux. Par ailleurs, ces prélèvements répétés pourraient s'avérer générateurs de lésions problématiques au niveau de la queue. Afin de limiter le stress, les animaux seront manipulés de façon quotidienne par les expérimentateurs et habitués aux systèmes de contention utilisés au cours des prélèvement. Afin de se prémunir de lésions potentielles au niveau du site de prélèvement sanguin, ceux-ci seront pratiqués à l'aide de microperfuseurs à ailettes, ces derniers autorisant un prélèvement sanguin en n'insérant que le premier millimètre de l'aiguille dans la veine. Une attention particulière sera portée à la queue des animaux. Si un hématome venait à apparaitre, les prélèvements suivants seraient pratiqués sur le côté opposé de la queue. Par ailleurs, le volume de sang prélevé pour chaque point est limité au volume minimum possible pour la réalisation des analyses pharmacocinétiques (PK) ultérieures.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude. Après euthanasie, certains organes seront prélevés (coeur, poumons, cerveau...) afin d'étudier une accumulation éventuelle à leur niveau du composé X ou d'éléments constituants de la matrice de libération prolongée.

Remplacement

Le présent projet vise à déterminer les paramètres pharmacocinétiques de formulations à libération prolongée d'un médicament X. Le recours à l’animal entier reste une étape nécessaire et obligatoire d'un point de vue règlementaire pour ce type d'étude. Le choix du modèle rat a été préféré à la souris du fait des capacités accrues de prélèvements sanguins sur ce modèle (volémie plus importante).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure d'obtenir des données significatives sur les paramètres pharmacocinétiques étudiés. Le nombre d'animaux par groupe a été choisis selon les recommandations d'un ouvrage de référence. Le nombre de 6 animaux par groupe a été choisi en tenant compte d'une possibilité de variabilité plus importante de la biodisponibilité des drogues progressivement libérées par la matrice en sous-cutanée par rapport à une administration classique (libération immédiate).

Raffinement

Le modèle animal qui sera utilisé est parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études pharmacocinétiques. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Notamment, les volumes des prélèvements sanguins en série seront limités au strict nécessaire pour l'élaboration des dosages. Par ailleurs, les prélèvements seront réalisés par ponction de la veine de la queue à l'aide de microperfuseurs à ailettes, ces derniers autorisant un prélèvement sanguin en n'insérant que le premier millimètre de l'aiguille dans la veine. Les animaux seront hébergés avec un enrichissement du milieu de vie qui sera assuré par l'ajout de petites briquettes en bois et de tubes cartons spécifiques pour rat. Enfin, un suivi journalier des animaux permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis (administration d'analgésiques).

Choix des espèces

Le rat a été préféré à la souris compte tenu du nombre de prélèvements et des volumes sanguins nécessaires à l'étude. La même étude sur la souris aurait nécessité de limiter drastiquement le nombre de prélèvements par animal, ce qui aurait eu pour conséquence d'augmenter considérablement les effectifs de l'étude. Par ailleurs à ce stade, les études sur animaux non rongeurs n'ont pas été envisagées par soucis de Remplacement (Règle des 3Rs). Il nous apparait que les études sur les mammifères non murins devraient être limitées aux études règlementaires sur des molécules actives déjà sélectionnés. Or dans le cas présent il s'agit d'une étude de sélection de formulations, permettant d'optimiser la recherche et développement du client et de limiter le développement ultérieur aux formulations présentant les meilleurs propriétés pharmacocinétiques. Les animaux utilisés seront des rats adultes (300 g à réception/350g env. au démarrage des expérimentation). Ce stade de développement a été choisis: - en se basant sur le recommendations d'un ouvrage de référence. - en considérant le nombre de prélèvements et les volumes sanguins nécessaires à la bioanalyse.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 3180
Rats : 1290
Souffrances
▲ -
▲ 4290
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4470

Une perte de poids supérieure à 20 % maintenue trois jours déclenche la mise à mort immédiate. 3 180 souris et 1 290 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 4 290 d'entre eux et modéré pour 180. Chaque animal peut recevoir jusqu'à 28 administrations, une par jour pendant 28 jours, et jusqu'à cinq prélèvements sanguins sous anesthésie. Le laboratoire indique ne pas connaître la nature des molécules testées, propriété de ses clients, ce qui rend selon lui les effets indésirables difficiles à anticiper.

Objectifs

Ce projet est nécessaire pour l’évaluation de paramètres essentiels comme la clairance, la biodisponibilité, l'exposition, la demi-vie et le volume de distribution d'une molécule suite à son administration chez l'animal. L'ensemble de ces analyses permettra de déterminer la dose à administrer pour les molécules testées et d'optimiser les modalités de traitement.

Bénéfices attendus

L'ensemble de ces analyses permettra de déterminer la dose à administrer pour les molécules testées et d'optimiser les modalités de traitement.

Procédures

Une administration unique ou plusieurs administrations (maximum 28 à raison de 1 par jour pendant 28 jours) pourront être réalisées. La durée de chaque administration est inférieure à 1 minute (quelques secondes). Des prélèvements sanguins (de 1 à 5 maximum) seront réalisés sous anesthésie. La durée d'anesthésie pour un prélèvement est d'environ 5 minutes, le prélèvement dure 1 minute.

Impact sur les animaux

La manipulation, les administrations, les anesthésies et prélèvements répétés peuvent provoquer du stress chez les animaux. Des effets indésirables liés à l'administration des molécules thérapeutiques (mauvaise tolérance...) peuvent être observés mais sont difficiles à anticiper car nous ne connaissons pas la nature des molécules de nos clients.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure car des prélèvements de sang total seront réalisés. Des prélèvements tissulaires post-mortem pourront également être réalisés.

Remplacement

Il existe des modèles cellulaires permettant d'évaluer l'absorption des molécules et des hépatocytes peuvent être utilisés pour évaluer leur métabolisme in vitro. Ces tests permettent d'effectuer un premier criblage de molécules ; cependant, aucun modèle in vitro ne peut remplacer complètement un organisme vivant. Il est indispensable de mener ces études dans un modèle animal reflétant l'intégralité des paramètres métaboliques et pharmacocinétiques des molécules testées.

Réduction

Le design de l'étude étant un plan d'expérience contrôlé, le nombre d'animaux est réduit à son minimum pour chaque groupe et calculé en utilisant des tests statistiques. L'évaluation pharmacocinétique d'un composé est faite par analyse du sang, du plasma ou des organes à l'aide de techniques analytiques ou immunodosages. Ces techniques d'analyse nécessitent des volumes d'échantillons définis souvent faibles (

Raffinement

Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal, état des zones ayant reçu le traitement topique...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, bûchettes, cotons pour nidification). Les procédures pourront être réalisées sous anesthésie générale, avec utilisation de tapis chauffants. Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien-Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : - Défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - Perte de poids supérieure à 20 % du poids normal maintenue sur 72h ; - Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - Plaie nécrosée, purulente ou exsudative - Complication sur le site d’application de la molécule. Si l'un de ces points limites est atteint, les animaux seront mis à mort immédiatement.

Choix des espèces

Les espèces animales utilisées dans ce projet (rat, souris) sont recommandées par les agences de réglementation pour les études de métabolisme, de pharmacocinétique et de toxicologie. Ces espèces sont les plus utilisées et il s'agit d'excellents modèles pour ce type d'études. Ainsi, il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives aux études dans ces espèces. Les multiples homologies de séquences entre ces espèces et l'Homme rendent ces modèles prédictifs du comportement des molécules après administration. Ils sont ainsi d'un grand intérêt pour le criblage de nouvelles molécules. De plus, ils présentent certains intérêts pratiques décisifs : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation, et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Il est important de noter que les molécules utilisées actuellement en clinique ont été découvertes ou évaluées sur ces modèles. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (4-10 semaines) car il s'agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. Il permet d'allier à la fois maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ces modèles animaux sont ainsi adaptés aux études d'efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 672
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 576
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 672

672 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'analyse de marqueurs biologiques et des vérifications anatomiques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacun subit une chirurgie d'injection intracérébrale et d'implantation d'une fibre optique pouvant durer une heure trente, puis jusqu'à trois mois de rationnement alimentaire destiné à le maintenir entre 90 et 95 % de son poids, et jusqu'à quatre mois de tâche comportementale à raison d'une heure par jour. Le porteur qualifie cette faim entretenue d'atteinte "très peu" marquée au bien-être des animaux non-humains, et la présente comme la condition de leur motivation. L'objet du projet, la prise de décision risquée et sa bascule vers le pathologique, est rattaché aux addictions comportementales et au jeu pathologique sans qu'aucune application clinique ne soit décrite.

Objectifs

La flexibilité comportementale est une caractéristique essentielle de la prise de décision dans un environnement dynamique et incertain et est fondamentale pour notre adaptation au quotidien. Une prise de décision inadaptée est caractéristique de plusieurs pathologies neuropsychiatriques impliquant des altérations du contrôle exécutif et de la flexibilité (comme les addictions, la dépression, la schizophrénie, ...). Nous proposons de modéliser la prise de décision adaptée et inadaptée chez le rat, dans un paradigme comportemental permettant d’étudier la prise de risque, avec la perspective d'identifier des mécanismes qui entrainent la transition vers le comportement pathologique. Nous chercherons alors à identifier les bases neurophysiologiques de ces processus afin de mettre en évidence les marqueurs biologiques impliqués dans la prise de décision anormale. Nous utiliserons des approches interventionnelles pour tester si en modifiant l’activité des différentes régions impliquées nous pouvons soit entraîner une transition vers une prise de décision inadaptée soit rétablir un comportement adaptatif. Nous espérons ainsi pouvoir clarifier les rôles des différentes régions impliquées dans la prise de décision risquée, adaptée ou mal-adaptée, avec un impact potentiel non seulement dans le cadre des addictions comportementales (telles que le jeux pathologique) mais aussi d'autres pathologies psychiatriques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de préciser la connectivité des différentes régions impliquées dans la prise de décision adaptée et inadaptée ainsi que de préciser leur rôle. Une hypothèse majeure actuelle est que la prise de décision mal adaptive qui caractérise un grand nombre de pathologies mentales est associée à un syndrome de dysconnectivité de ces régions, ce projet fondamental pourrait donc ouvrir de nouvelles voies pour une meilleure compréhension des addictions comportementales, avec une pertinence possible pour d’autres types d’addictions.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation à demeure de fibre optique d’une durée maximale d’une heure et demie. Ils seront soumis également à une restriction légère d’accès à la nourriture (rationnement afin de les maintenir à 90-95% de leur poids initial) qui durera maximum 3 mois consécutifs ainsi qu'à une tâche comportementale dont les sessions durent maximum 1h par jour pour une durée maximale de 4 mois au total.

Impact sur les animaux

Les chirurgies d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation de fibres présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Les animaux seront mis en rationnement alimentaire léger (90-95% de poids corporel) afin de garantir leur motivation pour la tâche comportementale, ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à effectuer une tâche pour obtenir une récompense alimentaire). Cette restriction temporaire est en partie compensée par la nourriture obtenue au cours de la tâche comportementale (entre 3 et 6 g par jour).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour l’analyse des marqueurs biologiques et les vérifications anatomiques.

Remplacement

Elucider les bases neuronales de fonctions cognitives ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche cognitive chez l’homme n’autorise pas la manipulation fine des circuits neuronaux qui est nécessaire à la compréhension de leur fonctionnement.

Réduction

Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données exploitables lors de l'utilisation des tests statistiques. Le recours à des méthodes réversibles permet de diminuer le nombre d’animaux nécessaire puisque l’inhibition de régions spécifiques peut être réalisée sur les mêmes animaux à différentes étapes du protocole comportemental.

Raffinement

Le bien-être animal étant essentiel pour garantir des données comportementales exploitables, toute souffrance sera évitée. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, tunnel et barre à ronger) et seront hébergés en cage collective, même après les chirurgies. Les protocoles de chirurgie ont été optimisés afin de garantir des conditions optimales (analgésie centrale, locale, gel oculaire, tapis chauffant, scoring post-opératoire). Des points limites généraux et spécifiques ont été identifiés afin de permettre une prise en charge optimale de la douleur et de l’inconfort.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1140
Rats : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1180
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 1260

Pour tester des corticoïdes contre le choc septique, 1 140 souris et 120 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués dans les vingt-quatre heures suivant l'induction du modèle. Le porteur décrit chez les animaux rendus septiques un isolement, des faiblesses à la marche, des rhinites, une perte de poids et une chute de température, et indique qu'un score de 17 sur 20 à sa grille de bien-être annonce un risque de mort dans les quatre heures. Environ 70 animaux subissent en plus une chirurgie avec réveil, d'autres des échocardiographies, des électrocardiogrammes et des enregistrements de potentiels évoqués moteurs sous anesthésie. Il justifie la mise à mort systématique par des perturbations durables interdisant l'adoption ou la réutilisation, et expose les objectifs du projet en deux phrases, sans détailler ce que ces corticoïdes apporteraient de neuf.

Objectifs

Le but de ce projet est d'évaluer les effets de différents corticoïdes sur les fonctions d'organes et la réponse immunitaire au cours du sepsis à travers l'étude des voies de signalisation ou de de mécansimes potentiellement impliquées.

Bénéfices attendus

La septicémie, principale cause d'admission dans les unités de soins intensifs, est caractérisée par une réponse inflammatoire généralisée résultant d’une infection non contrôlée. En dépit de la mise en œuvre des directives internationales, des progrès médicaux constants, le traitement du sepsis est principalement symptomatique. Dans ce projet, nous souhaitons évaluer l’efficacité d'un traitement curatif, les corticoïdes.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à au moins une injection (Induction du modèle, administration du traitement, ...) ou un prélèvement sanguin. Il est prévu de réaliser une procédure chirurgicale avec réveil sur environ 70 animaux (30 minutes). Les animaux pourront aussi subir des procédures d’enregistrement de paramètres physiologiques sous anesthésie : échocardiographies (durée maximale du geste : 20 minutes), électrocardiogrammes (durée maximale du geste : 5 minutes) , évaluation de la fonction pulmonaires, enregistrement de potentiels évoquées moteurs (durée maximale du geste : 10 minutes). Tous les prélèvements de tissus seront réalisés sur des animaux préalablement euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les animaux représentatifs du modèle présentent un changement de comportement (comme l’isolement), un état physique altéré (comme des faiblesses au cours de la marche), des sécrétions (rhinites), ainsi qu’une perte de poids et une diminution de la température.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés dans les 24 heures suivant la création du modèle de sepsis ou son placébo. Les modèles de choc endotoxinique et de choc septique provoquent de nombreuses perturbations hémodynamiques, métaboliques et neurologiques sur le long terme. Les animaux ne peuvent donc être adoptées ou inclus dans une autre étude. L’euthanasie des animaux est donc nécessaire.

Remplacement

L’utilisation d’animaux, dans cette étude, est dictée par la complexité de cette pathologie touchant plusieurs organes simultanément. L’effet ne peut donc être considéré qu’à l’échelle d’un organisme. De plus, il existe une bonne corrélation entre les données obtenues chez les rongeurs (en cas de synergie des résultats des différents modèles septiques) et l’être humain au cours du sepsis.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux, nous nous sommes appuyés sur les travaux antérieurs réalisés au sein du laboratoire, sur une analyse bibliographique poussée de cette pathologie et une optimisation des prélèvements sanguins et des prélèvements tissulaires (coeur, foie, reins, poumons, surrénales, muscles squelettiques, moelle épinière, omentum) effectués après euthanasie sur chaque animal. Nous avons réalisé un test statistique permettant de déterminer le nombre d'animaux nécessaire par groupe. Nous nous sommes également limités à tester 2 doses possibles pour chaque agoniste ou antagoniste testé.

Raffinement

Une attention particulière sera portée au bien-être animal à travers un suivi régulier des rongeurs et ce afin de déceler tout excès de douleur, ce qui introduirait un biais dans nos recherches. Le bien-être sera mesuré en évaluant les 5 paramètres standardisés suivants, afin de déterminer un score global sur 20 (chaque paramètre étant noté de 0 à 4): le suivi de l'état physique, du comportement et des sécrétions seront réalisées par un examun visuel. Le suivi du poids de l'animal sera réalisé à l'aide d'une balance et le suivi de la température sera réalisée à l’aide d’un thermomètre rectal pour rongeurs. Tous ces critères sont évalués 6 et 22 heures après l’induction du modèle. Les animaux ne devront pas atteindre un score global ≥17 pour les paramètres standardisés. Ce score est prédictif d'un risque de décès élevé sous 4 heures et de dysfonctions d'organes généralisées. Les animaux sont placés dans une armoire ventilée avec un accès constant à l'eau et à la nourriture et dont la pression et la température sont contrôlées. Ils ont accès à du papier et du coton compactés pour leur nid et à de l'enrichissement qui leur permet d'avoir une activité de jeu. Les rongeurs étant des animaux grégaires aucun animal ne sera laissé seul dans une cage sauf dans le cas où cet animal est agressif avec ces congénères ou qu'il nécessite des soins particuliers. Afin de limiter la douleur pouvant apparaître une analagésie sera mis en place en prévention ou après la fin de la procédure. Une anesthésie sera également mis en place selon les procédures réalisées (anesthésie gazeuse).

Choix des espèces

- L’étude du choc septique, à travers l’utilisation de rongeurs comme espèce animale, a fait l’objet de plus de 10 000 publications au cours des 40 dernières années. Une mise en perspective de nos résultats sera donc plus aisée. - Notre laboratoire travaillant sur les sepsis développés chez l’adulte, nous avons choisi de travailler sur des rongeurs d’un minimum de 5 semaines. - Ces deux modèles de rongeurs ont fait l'objet de recherches exhaustives, de sorte que tous les aspects du cycle de vie de l'animal et leurs incidences potentielles sur l'expérimentation sont relativement bien connus. - Un large éventail de techniques sont adaptées aux rongeurs pour étudier différents paramètres et mécanismes, dont celles décrites dans cette saisine. - Une étude analysant les mécanismes physiopathologiques impliqués suite à l’administration de corticoids sera entreprise dans un avenir proche. Cette étude utilisera des souris transgéniques. Une recherche de synergie avec ce projet pourra alors être entreprise. - Le rat permet d'obtenir un volume de sang conséquent, ce qui limite le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation d'expériences, tout en diminuant la variabilité inter-individus.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 130000
Rats : 20000
Souffrances
▲ -
▲ 150000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150000

Amputés d'un bout de queue avant le sevrage ou perforés à l'oreille jusqu'à trois fois, 130 000 souris et 20 000 rats sont utilisés sur animal vigile, dans des procédures déclarées en souffrance légère. Le porteur, prestataire de génotypage, indique que les animaux au génotype recherché partent en expérimentation, en reproduction ou en prestation de service, et que ceux dont le génotype ne convient pas sont tués faute d'usage possible. Il reconnaît que la coupe de la queue ou la perforation de l'oreille peut être douloureuse et générer stress et limitation des activités normales. Il présente ce prélèvement comme répondant "aux principes des 3R" parce qu'il permet de sélectionner les individus utiles, argument qui justifie l'échelle de 150 000 biopsies par le tri qu'elles rendent possible.

Objectifs

Les modèles rongeurs sont devenus ces dernières décennies des modèles prédictifs de première importance pour beaucoup d’études scientifiques et pré-cliniques grâce à l’avènement de la génétique et des outils pour la modifier. Le fond génétique des rongeurs dits sauvages et des souris/ rats transgéniques ne peut être maîtrisé sans analyse de celui-ci. Ainsi la réalisation de biopsie pour cette caractérisation génétique permet d’identifier les animaux d’intérêt pour les études de nos partenaires et la gestion des colonies de rongeurs. En effet, par la caractérisation génétique des individus, nous pouvons à la fois optimiser la gestion des colonies en limitant le nombre d’individus la constituant et limiter le nombre d’animaux utilisés en protocole expérimental. Par cette caractérisation génétique des animaux, nous apportons donc le modèle adéquate aux objectifs scientifiques de nos partenaires.

Bénéfices attendus

Ce projet est centré sur le prélèvement de tissus destiné au génotypage de rongeurs. L'objectif principal est d'identifier les animaux d’intérêt des lignées qui sont les animaux prédictifs pour les tests de recherche et qui répond aux principes des 3R. Ce processus de sélection est crucial pour garantir l'efficacité et la précision des études scientifiques menées et une meilleure gestion des colonies.

Procédures

Prélèvements de bout de queue et/ou d'oreille durant moins d'une minute pour caractérisation génétique des souris et des rats. Le prélèvement se fait sur animaux vigiles, avant le sevrage pour le prélèvement d'un bout de queue et après l'âge de 14 jours pour le prélèvement d'oreille. Un seul prélèvement de queue sur un animal et/ou plusieurs prélèvements à l'oreille sont possibles (maximum 3 prélèvements pour chaque animal).

Impact sur les animaux

Douleur et Inconfort : La biopsie, en particulier le prélèvement d'un bout de queue, peut causer de la douleur et de l'inconfort aux animaux. Même si la procédure est rapide, la coupure d'un bout de queue ou la perforation de l'oreille peut être douloureuse. Stress et Anxiété : La manipulation des animaux pour biopsie peut causer du stress et de l'anxiété. Limitation des activités normales : suite à la biopsie, les animaux pourraient être temporairement limités dans leurs activités normales, notamment si la douleur ou l'inconfort les affecte.

Devenir

Les animaux au génotype pertinent sont utilisés dans des expériences ou comme reproducteurs ou pour nos prestations de service. Ceux au génotype non pertinent sont euthanasiés car aucune possibilité de les utiliser dans un autre projet.

Remplacement

Différentes stratégies de remplacement peuvent être appliquées par les chercheurs en amont de l'élevage des souris/rats (expériences préparatoires in vitro, modélisations, veille scientifique) ou en aval des expérimentations (modélisation, raffinement des méthodes statistiques). Pour ce projet précis, il n'est pas possible de remplacer l'élevage de lignées de souris/rats car ces animaux correspondent au coeur-même des projets des utilisateurs. L'analyse génétique chez les souris/rats nécessite souvent le prélèvement de tissus spécifiques pour obtenir des résultats précis et fiables. Les tissus prélevés dans notre methode permettent une analyse spécifique et sensible de certaines mutations ou expressions génétiques, qui ne pourraient pas être détectées aussi efficacement par d'autres méthodes moins invasives. Les méthodes établies de prélèvement de tissus fournissent des données reproductibles et standardisées, essentielles pour la validation des découvertes scientifiques. Changer de méthode pourrait introduire des variables inconnues ou des biais, compromettant la comparabilité des études.

Réduction

La production sera rationnalisée par l’établissement de programmes d’élevage afin de ne pas produire plus d'animaux que nécessaire (d'une part pour l'évaluation du phénotype dommageable et d'autre part pour la production de lots expérimentaux). La réduction en pratique d'élevage nécessite une optimisation de l'âge des animaux géniteurs afin d'obtenir la plus grande descendance avec un minimum de cages d'accouplement. Elle nécessite aussi un choix approprié des génotypes des géniteurs (choix du mâle vs femelle; utilisation hétéro/homozygote, etc).

Raffinement

Nous mettons l'accent sur la prise en charge des prélèvements et le suivi de la cicatrisation sur les animaux. Il est utilisé des méthodes rapides, précises et standardisées pour limiter les effets du stress et de la douleur. Pour réaliser des biopsies correctes et minimiser le besoin de répétition des prélèvements sur un même animal, il est crucial de manipuler l'animal avec respect et de manière calme, d'utiliser une technique combinant l'identification et le prélèvement, de recueillir les échantillons avec précaution pour éviter toute contamination croisée, de privilégier le génotypage avant le sevrage de l'animal, de collecter le minimum de tissu nécessaire à l'analyse, et de stocker immédiatement l'ADN dans de bonnes conditions avant expédition pour prévenir sa dégradation. Ces procédures sont effectuées par du personnel spécialement formé pour minimiser le stress et la douleur infligés aux animaux. Le suivi de la cicatrisation se fera par une observation quotidienne des animaux au niveau des points de collecte. Nous assurons également un enrichissement des cages de production et de stabulation des animaux (frisottis, bâtonnet de bois, mise à disposition de l'aliment et/ou de la source hydratée sur la litière, etc.).

Choix des espèces

Les rats et les souris sont les modèles les plus employés en recherche (fondamentale et appliquée). Les biopsies caudales sont réalisées sur des animaux avant leur sevrage car le tissu est moins ossifié et la douleur est moindre (maturation inachevée des vertèbres). Pour les biopsies auriculaires, elles sont faites après l'âge de 14 jours (fin de développement des oreilles). Après l'âge de 14 jours, l’âge des animaux pour les biopsies auriculaires est déterminé par la demande du client en fonction de son axe de recherche.