Rats
Evaluation des composés médicamenteux par imagerie chez le rongeur dans le cadre de pathologies cancéreuses et/ou immunitaires
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles immunitaires
Rats : 200
Pour évaluer par imagerie des candidats-médicaments contre le cancer et les maladies immunitaires, 8 000 souris et 200 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués en fin d'étude pour prélever leurs organes. Ils reçoivent une greffe de tumeur, parfois par chirurgie, une irradiation pour permettre la prise de greffe, des injections répétées, jusqu'à dix micro-prélèvements de sang en six jours, et des séances d'imagerie sous anesthésie répétées pendant quatre-vingt-dix jours au plus. Le porteur reconnaît que la répétition des anesthésies constitue un risque cardiovasculaire et que le développement du greffon peut provoquer perte de poids et troubles fonctionnels. Il affirme que l'animal vivant reste le moyen "incontournable" d'établir ces données, et rattache aussi le projet à la formation professionnelle de son personnel.
Objectifs
Les objectifs du projet consistent à évaluer par imagerie les propriétés in vivo des composés thérapeutiques en développement ou des sondes d’imageries utilisées comme biomarqueurs pour suivre l’évolution des pathologies cancéreuses, immunologiques et inflammatoires au cours d’un traitement chez le rongeur. Les outils d’imagerie permettent de mener plusieurs types d’études : - Etude de la bio-distribution des composés ou sondes marquées et/ou leur pharmacocinétique et/ou pharmacodynamie en documentant la distribution des composés dans les tissus en fonction du temps, et d’élucider les relations existantes entre l’exposition du futur médicament à la cible thérapeutique et son effet sur les pathologies cancéreuses, et la réponse immunologiques potentiellement mobilisée par imagerie non invasive. - Evaluation et la caractérisation de l’efficacité de candidats médicaments sur des modèles tumoraux en tissus profonds dans l’organe d’origine de la tumeur ou dans des modèles métastatiques fidèles aux pathologies observées chez le patient et suivi par imagerie non invasive. Cette approche permet également de mettre en évidence le gain thérapeutique potentiel des candidats médicaments par rapport aux traitements standards utilisés chez le patient ou développés par les concurrents, ainsi que de mettre en évidence les synergies de traitement possibles grâce à l’emploi de nos candidats médicaments en combinaison avec d’autres traitements expérimentaux ou validés en clinique. L’ensemble de ces activités permet de valider les thérapies les plus prometteuses et de proposer des doses actives, efficaces et tolérées qui pourront être testées ensuite chez l’homme. Ce projet va permettre de contribuer au dossier pharmacologique préclinique nécessaire à l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché par les autorités de santé des composés testés en clinique.
Bénéfices attendus
A court terme ce projet permet d’optimiser la structure de candidats médicaments sur la base d’une bio-distribution optimisée entre les tissus cibles et les tissus d’élimination en fonction du temps, de valider le mécanisme d’action et de l’engagement de la cible ou des cellules immunitaires effectrices in vivo, d’identifier le potentiel thérapeutique de molécules ciblant un processus pathologique, une tumeur, une maladie immune et de déterminer la posologie optimal à envisager et permettre la démonstration d’une efficacité thérapeutique chez l’animal dans un modèle proche de la pathologie humaine, et ainsi permettre de valider ou de contribuer à l’arrêt ou à l’avancement des phases précliniques du projet considéré. A plus long terme, les données générées grâce à ce projet permettent d’augmenter les connaissances scientifiques sur les processus cancéreux, immunologiques ou inflammatoires impliqués dans diverses pathologies humaines et feront l’objet de publications et de partage des données collectées avec la communauté scientifique. Les données générées permettent de supporter l’entrée des composés retenus en phase clinique d’évaluation et de contribuer à la constitution des dossiers d’autorisations de mise sur le marché des nouveaux médicaments évalués. L’approche par imagerie permettra potentiellement d’envisager l’évaluation de méthodes comparables pour le diagnostic ou le suivi des pathologies citées.
Procédures
Génotypage des animaux génétiquement modifiés par une biopsie tissulaire unique en 5 secondes sur animal vigile: 2 mm de biopsie de queue réalisée entre 10 et 21 jours d’âge. Irradiation 30 secondes par cage pour immunosuppression transitoire (72h environ) permettant la prise de greffe. Epilation au niveau ventral ou dorsal, sous anesthésie générale 10 minutes par souris à fourrure sombre pour les besoins d’un suivi par imagerie optique. Injections uniques ou répétées (10 secondes) en intraveineux ou en intra-péritonéal ou sous cutané ou per os de composés ou de cellules. Chirurgie sous anesthésie générale (10 à 30 minutes) avec prémédication sous-cutanée d’anesthésique local au site d’incision et prise en charge de la douleur par injection de dérivé morphinique sur 24 à 36h (3 à 4 injections 10 secondes). Suivis par imagerie non invasive du développement de la pathologie (une semaine à 90 jours maximum) : Les animaux sont imagés (25 minutes) sous anesthésie quotidiennement sur une durée courte (1 semaine à 10 jours) ou 1 à deux fois par semaine pour des modèles pathologiques suivi entre 14 et 90 jours. Prélèvements sanguins par micro-prélèvements de 5µl de sang à la veine de la queue (30 secondes) sur souris vigiles (10 prélèvements sur 6 jours) ou prélevés à raison de 20µl de sang limité à 5 fois sur la première semaine et 20µl 1 à 2 fois par semaine ensuite sur 6 semaines maximum.
Impact sur les animaux
La mise en place des modèles tumoraux, et les transferts adoptifs de cellules immunitaires peuvent engendrer des nuisances en particulier si les techniques d’implantation tumorales nécessitent de la chirurgie. Le développement du greffon peut induire une perte de poids ou des problèmes fonctionnels en fin de développement. La répétition des anesthésies générales pour la prise d’images peut constituer un risque cardiovasculaire. Les procédures de traitements thérapeutiques, les contentions, les injections de cellules, les prélèvements sanguins, les injections des produits de contraste d’imagerie entrainent des stress de courtes durées, répétés dans le temps.
Devenir
Les souris et les rats sont euthanasiés en fin d’étude car les objectifs d’étude nécessitent des prélèvements d’organes.
Remplacement
Actuellement, l’utilisation d’animaux vivants reste le moyen incontournable de montrer les relations pharmacocinétique-pharmacodynamie, le devenir (bio distribution), la tolérance et l’efficacité du candidat médicament dans un organisme complexe. Pour s’assurer de la tolérance et de l’efficacité des médicaments, il est nécessaire de mettre en œuvre des études chez l’animal vivant mimant la complexité d’une pathologie (exemple : action de composés sur des cellules effectrices relayant l’action du système immunitaire sur la pathologie). De manière générale, seules les molécules thérapeutiques ayant préalablement démontré une activité inhibitrice de la réponse cancéreuse, immunitaire ou inflammatoire in vitro dans des essais fonctionnels (activité antiproliférative ou cytotoxique direct, ou réponse immunitaire induite) pourront faire l’objet d’une évaluation in vivo dans nos modèles.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est préalablement basé sur les publications scientifiques. Sur la base des données expérimentales, un biostatisticien est consulté pour optimiser le nombre d’animaux à utiliser à l’aide d’un test de puissance statistique en fonction de l’objectif et du design de l’étude (nombre de groupes d’animaux, type de comparaisons et répétition des mesures dans le temps), du nombre et de la variabilité des paramètres mesurés en fonction de la méthode d’imagerie employée et de l’importance des effets mis en évidence. Les méthodologies statistiques sont appliquées pour proposer une analyse des données appropriée afin de mener les études pour répondre à l’objectif fixé en réduisant au maximum les biais expérimentaux avec un minimum d’animaux. Les techniques d’imagerie permettent un suivi longitudinal multiparamétrique. Les paramètres de distribution du composé ou de l’évolution de la réponse au traitement sont mesurés de façon non invasive en fonction du temps pour chaque animal. Plusieurs paramètres sont suivis en simultané à chaque session d’imagerie permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés dans l’étude.
Raffinement
Les rongeurs sont hébergés en groupe de 4 à 5 par cage et un enrichissement standard est donné (tunnel carton, matériel de nidification). Les préhensions des animaux se font à l’aide des tunnels d’enrichissement si l’animal est dedans ou dans le creux de la main formant une coupe dans le cas des souris, ou par la peau du dos pour le rat. Les protocoles d’anesthésie et de gestion de la douleur sont revus avec le vétérinaire responsable. Une prémédication avec analgésique local et une couverture avec un opiacé sont mis en place pour les chirurgies en complément de l'anesthésie générale. Les sessions d’imagerie s’effectuent sous anesthésie gazeuse (ou fixe) en caisson chauffé à 37°C pour garder l’animal immobile et sans stress le temps de la prise d’image. Les animaux sont suivis jusqu’au réveil en armoire ventilée chauffante ou réchauffés à 25-28°C pour optimiser leur réveil. -Le recours à l’imagerie constitue un raffinement en soi puisqu’il permet de générer des informations spécifiques de la réponse au traitement de façon non invasive et répétée tout au long de l’étude, sur les mêmes animaux. Il permet de caractériser la cinétique de développement du modèle tumoral en tissu profond, et sur la base de données quantitatives d’imagerie, de définir des critères d’arrêt anticipés pour les études d’efficacité sur le modèle considéré. Les rongeurs immunodéprimés sont stabulés en racks stériles ventilés pour les préserver des risques d’infection lié à leur statut. Si les animaux sont irradiés, ils sont supplémentés en complément alimentaire hydratant trois jours avant l’irradiation pour éviter une déshydratation réactionnelle.
Choix des espèces
De nombreux modèles animaux souris et rat se sont imposés en recherche biomédicale. La présence de gènes équivalents à ceux de l’Homme et la facilité actuelle de modification du génome des rongeurs en font un outil indispensable dans la compréhension et le traitement des pathologies en étudiant les effets moléculaires, pharmacologiques et toxicologiques. La facilité d’utilisation, la compatibilité avec les méthodes d’imagerie non invasives nucléaires et optiques, la compatibilité avec l’étude des composés sur des effectifs pertinents d’un point de vue statistique, la disponibilité des modèles humanisés exprimant les cibles thérapeutiques d’intérêt, et de souris transgéniques exprimant un reporteur d’imagerie d’intérêt, ainsi que la faible variabilité de réponse attendue d’un animal à l’autre par rapport à d’autres espèces permettent de tester plus de traitements et de sélectionner ceux qui génèrent des effets plus robustes et reproductibles nous ont conduit à choisir la souris et le rat comme modèles. Les animaux utilisés sont de jeunes adultes de façon à avoir un système immunitaire mature et stable permettant un développement tumoral et une réponse immunitaire reproductibles. Souris : en général à partir de 6-8 semaines Rats : en général à partir de 6-8 semaines
Formation à la chirurgie cardiaque pour induire une insuffisance cardiaque chez le rongeur.
- Formation professionnelle
Rats : 105
Toutes tuées par dislocation cervicale à l'issue, 315 souris et rats subissent une ligature coronaire ou une constriction de l'aorte de vingt minutes sous anesthésie, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, 135 d'entre eux ne se réveillant jamais. Le projet ne vise aucune connaissance nouvelle, seulement l'entraînement de personnels aux gestes chirurgicaux avant les projets scientifiques. Le porteur indique que la douleur de l'infarctus est maximale pendant 24 heures et que l'insuffisance cardiaque qui s'installe s'accompagne d'ascite et d'œdème pulmonaire, provoquant fatigue, essoufflement, perte de poids et prostration. Il justifie ce recours par le risque d'avoir "trop de mortalité inutile" pendant les projets scientifiques ensuite, et affirme que l'usage de modèles animaux est "indispensable".
Objectifs
Ce projet vise à former des personnels à la réalisation de modèles animaux pour l’étude de l’insuffisance cardiaque. L’insuffisance cardiaque est une maladie fréquente, touchant un million de personnes en France et dont la fréquence d’apparition a doublé en 10 ans. Elle correspond à l’incapacité du cœur à pomper suffisamment de sang pour répondre aux besoins de l’organisme. Afin de respecter le principe des 3R (Réduction, Raffinement, Remplacement), le laboratoire développe au maximum des méthodes d’analyses in vitro. Cependant pour étudier la pathologie de l’insuffisance cardiaque, l’utilisation de modèles animaux est indispensable pour l’évaluation de la fonction cardiovasculaire. En effet le système cardiovasculaire est régulé par des mécanismes physiologiques qui ne sont pas simulables dans toute leur complexité in vitro. Pour cela nous utilisons des modèles d’insuffisance cardiaque chez la souris ou le rat générés par des procédures chirurgicales. L’évolution de la pathologie peut être suivie par échocardiographie et permet ainsi de tester les hypothèses mécanistiques et thérapeutiques. Ces procédures sont complexes et nécessitent un apprentissage approfondi par l’expérimentateur sur des animaux contrôles avant de réaliser les expériences liées aux projets scientifiques dans les meilleures conditions et de respecter ainsi pour tous les projets scientifiques le principe des 3R. En l’absence de formation préalable, le risque est d’avoir trop de mortalité inutile pendant les projets scientifiques.
Bénéfices attendus
L'objectif principal de ce projet est de former le personnel afin d'avoir des modèles reproductibles et standardisés afin de mettre en oeuvre nos projets scientifiques de manière plus efficace.
Procédures
135 animaux seront intégrés dans des procédures sans réveil. Ils seront soumis à une procédure chirurgicale (induisant l'insuffisance cardiaque) de 20 minutes sous anesthésie générale. 180 animaux seront intégrés dans des procédures avec réveil. Ils seront soumis à une procédure chirurgicale (induisant l'insuffisance cardiaque) de 20 minutes sous anesthésie générale. Ils seront ensuite soumis à 3 échographies cardiaque sous anesthésie générale durant 5 minutes.
Impact sur les animaux
L’infarctus du myocarde et la constriction de l'aorte peuvent entrainer plusieurs effets indésirables chez la souris et le rat. La douleur attribuable à l'infarctus du myocarde est maximale jusqu'à 24 h chez la souris et le rat . Les chirurgies réalisées entraineront des douleurs plus ou moins importantes selon que les animaux subiront ou non la ligature coronaire ou la constriction de l'aorte. L’insuffisance cardiaque qui va ensuite s’installer dans les groupes ayant subi la ligature de la coronaire ou la constriction de l'aorte va s’accompagner des signes cliniques de cette pathologie. Apparition d’une ascite et un œdème pulmonaire, qui provoquent fatigue, essoufflement, perte de poids et prostration. Au moment des chirurgies et de l’échographie les yeux des animaux peuvent subir un léger dessèchement.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure par disclocation cervicale afin de récupérer les différents tissus en vue d'expériences scientifiques ultérieures.
Remplacement
Le recours à des animaux se justifie par la nécessité d'étudier la fonction cardiaque dans un contexte physiopathologique complexe et multifactoriel impliquant une circulation sanguine. De plus, lors d’un infarctus, le corps met en place des régulations physiologiques impliquant le système neuro-hormonal. Ces régulations neuro-hormonales ne peuvent pas être reproduites in vitro ce qui rend indispensable l’expérimentation dans un modèle préclinique intégré. L'utilisation d'animaux se justifie également par l'incapacité d'obtenir une lignée cellulaire stable de cellules cardiaques.
Réduction
Les manipulateurs réaliseront une échocardiographie après chaque opération. Dès qu’une certaine homogénéité dans les opérations sera atteinte, celle-ci étant observée grâce à la mesure de fraction d’éjection, l’expérimentateur arrêtera son entrainement et pourra passer à un projet autorisé plus ciblé. Le critère de jugement principal sera la baisse de la fraction d’éjection cardiaque. Afin de minimiser le nombre d’animaux, cette formation utilisera des animaux issus de colonies transgéniques déjà présentes à l’animalerie et qui ne seront pas utilisés. A la fin des expérimentations les animaux sont euthanasiés et les organes pourront être prélevés afin de collecter le tissu pour des expérimentations de mise au point.
Raffinement
Les animaux seront surveillés quotidiennement et leur entretien sera effectué dans des conditions soigneusement contrôlées pour s’assurer qu’ils ne subissent aucun stress. Afin d’améliorer leurs conditions d’hébergement de l’enrichissement sera ajouté dans leurs cages. Les animaux seront mis en cage et observés tous les jours. Les cages seront changées 1 fois par semaine afin de minimiser une éventuelle infection. Les procédures seront réalisées en respectant au maximum le bien-être animal et en limitant la souffrance par le respect des méthodes anesthésiques et analgésiques. Les animaux seront placées sur une table chauffante thermorégulée à 37 °C durant tout le temps de l’intervention chirurgicale et des échographies. Pour chaque injection, une anesthésie locale par application d’un gel de lidocaïne au point d’injection sera réalisée. Les yeux seront protégés du dessèchement par un onguent ophtalmique et de la lumière par une compresse humidifiée. Des critères bien spécifiques ont été determinés afin de mettre en place les points limites de cette étude.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont choisis car ce sont des mammifères qui constituent des modèles courants et classiques pour l'étude de la fonction cardiovasculaire y compris dans un contexte pathologique. Ce sont des modèles de choix car ils offrent la possibilité d’induire l’insuffisance cardiaque par des procédures chirurgicales. Des animaux adultes âgés de 7 à 10 semaines sont utilisés car les maladies cardiovasculaires se déclarent essentiellement à l’âge adulte.
ONCO-SC Evaluation de thérapies cancéreuses sur des modèles de tumeurs greffées en sous cutané
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 5000
Pour évaluer des candidats-médicaments anticancéreux pour le compte de clients, 62 500 rongeurs, 57 500 souris et 5 000 rats, sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués à l'issue parce qu'ils portent des tumeurs. Ils reçoivent une greffe tumorale, des castrations, ovariectomies et surrénalectomies, des implantations de minipompe ou de cathéter, des séances d'imagerie sous anesthésie, des biopsies ou résections de tumeur et des irradiations. Le porteur, prestataire de services en recherche préclinique, décrit près de 250 études par an et un volume ajusté "en fonction des demandes". Il indique que les méthodes de reconstruction de tumeurs en 3D restent "marginales" et affirme que les rongeurs immunodéprimés sont "indispensables" à l'implantation de cellules tumorales humaines.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Selon l’OMS, une personne sur cinq souffrira d’un cancer dans sa vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en décèderont. Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles déjà mis en place ou bien d’en développer de nouveaux chez les rongeurs (rats ou souris), les plus prédictifs possible afin de refléter la pathologie cancéreuse et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour traiter le cancer. Cette évaluation chez l’animal permettra d’étudier ces nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte physiologique le plus proche possible de l’homme et d’arriver, avant les essais cliniques chez l’homme, à établir une réelle évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers chez l’homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la toxicité, de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.
Bénéfices attendus
Notre société, prestataire de services en recherche préclinique propose un large panel de modèles in vivo nécessaires à l’évaluation de nouveau composés thérapeutiques pour la recherche contre le cancer. Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques grâce à des modèles précliniques les plus prédictifs possibles afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression tels que la formation de métastases. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.
Procédures
Mise en place d’un système d’identification de l’animal, sous anesthésie générale (en conditions d’asepsie, réalisée entre 0 et 3 jours avant la greffe (
Impact sur les animaux
La greffe tumorale pourra engendrer une douleur et un stress léger. L’évolution du volume tumoral entrainera une distension de la peau. Il est aussi possible, que la progression tumorale entraîne une cachexie constatée par une perte de poids. Pour les études sur modèles hormonodépendants (modèles prostatiques/ovariens), les animaux pourront être castrés/ovariectomisés avec ou sans surrénalectomie entrainant une douleur modérée sur 1 ou 2 jours et un stress modéré. Les autres chirurgie (biopsie et, resection de tumeurs) entraineront une douleur modérée sur 1 ou 2 jours et un stress modéré Les traitements pourront induire un stress léger. Une chirurgie comme la résection de la tumeur pourra engendrer une douleur modéré sur 1 à 2 jours Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids et de volume tumoral entraînent un stress que l’on peut considérer comme faible, et qui diminue avec l’habituation. Le jour de la randomisation, les animaux seront potentiellement mis avec de nouveaux congénères. Cela pourra engendrer un stress de 1-2j.
Devenir
Du fait que les animaux sont porteurs de tumeurs, ils seront tous mis à mort en fin de procédure.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais reste toutefois marginales et les résultats obtenus restent à ce jour difficilement transposable à l’homme.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés. Les variations de ces paramètres entre les groupes contrôles et traités seront comparées pour évaluer les composés testés. La validité scientifique nécessite d’utiliser un nombre minimum d’animaux par groupe pour que les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations inter-individu. Près de 250 études sont réalisées chaque année, mais le nombre peut varier en fonction des demandes. Une étude peut être composée de 2 à 20 groupes. Le nombre d’animaux par groupe varie généralement entre 6 et 15 par dose de produit. Pour des études permettant de sélectionner des composés, il sera proposé d’utiliser 1 à 3 animaux par groupe. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal.
Raffinement
Toutes les procédures sur les animaux seront réalisées selon les standards validés par le vétérinaire. L’impact de ces procédures sera toujours analysé par la structure chargée du bien-être des animaux. Toutes les procédures invasives et faiblement invasives, sont réalisées sous anesthésie générale par des techniciens formés et dont les compétences ont été validées. La fréquence de mesure des volumes tumoraux seront adaptée à la vitesse de croissance du modèle. La fréquence de pesée des animaux sera adaptée à leur état général. Les animaux sont observés quotidiennement. Dès l’apparition des premiers signes cliniques qui pourront amener aux points limites des antalgiques pourront être prescrits sous l’autorité du vétérinaire. Les chirurgies pratiquées dans ce projet sont des procédures de gravité modérée, réalisée sous anesthésie. Les chirurgies sont réalisées de façon aseptique et les animaux reçoivent des l’antalgiques, avec surveillance post opératoire et soins post opératoires adaptés si nécessaires. Les injections/prélèvements seront effectués en suivant les recommandations vétérinaires. Un document de référence est à disposition des concepteurs et des techniciens. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître les signes de mal être des animaux. Les expérimentateurs et les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. En cas de suspicion de toxicité, un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal ou sur l’arrêt des traitements. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal et sont listés en détail dans les procédures. Si l’un des signes cliniques liés aux points limites (mais sans dépassement du point limite) est observé, l’animal est mis en observation et un traitement de soins est mis en place. Par exemple, en cas de douleur constatée, le vétérinaire prescrira un traitement antalgique.
Choix des espèces
LLes petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (7-8 semaines lors de leur première manipulation). Toutefois, ils pourraient être reçus à partir de 5 semaines mais ne seront pas manipulés avant 7 semaines minimum. Des animaux adultes sont utilisés afin qu’ils aient leur poids et leur morphologie adulte pour faciliter l’injection des cellules tumorales.
Travaux pratiques de Physiologie animale pour la Licence et le Master de Sciences de la Vie et de la Santé
- Enseignement supérieur
Tués avant tout réveil, 1 105 rats sont anesthésiés de trente minutes à trois heures pour que des étudiants de licence et de master s'exercent à canuler la trachée, la veine jugulaire, l'artère carotide et la vessie, avant une injection létale. Le porteur décrit ces séances comme une formation pratique et non comme un travail de recherche, un animal servant à deux ou trois étudiants. Il indique que des travaux pratiques virtuels ou sur organes isolés existent et sont utilisés quand les objectifs pédagogiques le permettent, tout en jugeant ces séances sur animaux vivants "indispensables" aux étudiants visant un poste de technicien. Il conclut à l'absence de toute sensation, les procédures étant classées sans réveil.
Objectifs
Le projet concerne la formation pratique à l’exploration fonctionnelle des fonctions physiologiques respiratoire et cardiovasculaire d'étudiants de licence et de master en sciences de la vie et de la santé. Les 5 procédures concernées, correspondant à 5 travaux pratiques (TP) visent à former les étudiants aux techniques de canulation (artère carotide, trachée, veine jugulaire et vessie) et d’analyse fonctionnelle respiratoire et cardiovasculaire sur le rat anesthésié par injection intra-péritonéale d'un anesthésique (kétamine) et d’un analgésique (xylazine), ainsi qu’une injection sous-cutanée d’un anesthésique local (lidocaïne). Ces TP sont indispensables aux étudiants désireux de s'insérer sur le marché du travail avec un niveau de technicien et constituent également, pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études en 2e année de Master et doctorat, des TP préparatoires aux méthodologies nécessaires pour certains lors de leur stage pratique en laboratoire.
Bénéfices attendus
La mise en place de travaux pratiques utilisant des animaux vivants vise à initier les étudiants à l’expérimentation en physiologie animale, à leur enseigner les connaissances pratiques de techniques d'étude sur animal vivant et à les sensibiliser aux notions éthiques et réglementaires de l'expérimentation animale. Elle répond par ailleurs au référentiel de connaissances et de compétences en licence de Sciences de la Vie précisant que les étudiants doivent être formés à « appliquer les techniques expérimentales fondamentales en Sciences de la Vie dans le respect des bonnes pratiques de laboratoire ».
Procédures
Toutes les interventions sont réalisées sur animaux anesthésiés sans réveil, pour une durée de 30 minutes à 3 heures maximum, selon les procédures. Chaque intervention est réalisée une seule fois. - cathétérisation de la trachée (20 à 30 min selon le niveau de formation) - cathétérisation de la veine jugulaire (30 min) - cathétérisation de l’artère carotide (30 min) - cathétérisation de la vessie (15 min) - injections létales (30 secondes)
Impact sur les animaux
Toutes les procédures sont classées « sans réveil », donc en absence de sensation, notamment de douleur, souffrance ou mal-être, durant la procédure sous anesthésie et, par définition, de douleur post-opératoire. L’absence de sensation est assurée par le contrôle de la profondeur de l’anesthésie générale, combinée à l’injection d’un anesthésique local préalablement à la réalisation des gestes invasifs.Le stress de la contention ou un inconfort lié à l'injection d'anesthésique peuvent être observés.
Devenir
Les procédures étant sans réveil, les interventions pratiquées ne permettent pas le réveil des animaux, et les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure avant retour à l’état de conscience.
Remplacement
Dans une stratégie de remplacement, lorsque les objectifs pédagogiques sont compatibles, les travaux pratiques (TP) sont des TP virtuels, ou réalisés sur organes isolés, hors procédure. Les TP sur animaux se limitent à des enseignements de spécialisation, et concernent, par rapport aux effectifs totaux, un nombre restreint d’étudiants ayant choisi de suivre ces enseignements en rapport avec leurs objectifs professionnels
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, les étudiants dans les enseignements à forts effectifs (plus de 100 étudiants) travaillent en trinôme lors des 3 séances de TP. Pour les formations à plus faible effectif (moins de 20 étudiants), les étudiants travaillent en binômes. Un seul animal est donc utilisé pour 2 ou 3 étudiants, de manière à limiter le nombre d’animaux utilisés, en fonction des objectifs pédagogiques.
Raffinement
Toutes les procédures sont classées « sans réveil », donc en absence de sensation, notamment de douleur, souffrance ou mal-être, durant la procédure sous anesthésie et, par définition, de douleur post-opératoire. L’absence de sensation est assurée par le contrôle de la profondeur de l’anesthésie générale, combinée à l’injection d’un anesthésique local préalablement à la réalisation des gestes invasifs, superficiels. L’anesthésie est assurée par l’association d’un d'anesthésique général, la kétamine, associée à un sédatif/analgésique/myorelaxant, la xylazine, ce qui induit une anesthésie profonde d’environ 45 min. Durant l’anesthésie, la température corporelle est maintenue à la valeur physiologique (37°C) par le maintien de l’animal sur un tapis chauffant adapté. Pour limiter le stimulus nociceptif induit par la procédure de pose des cathéters, une anesthésie locale (lidocaïne) préalable des zones cathétérisées est réalisée. De plus, lorsque cela est compatible avec l’interprétabilité des données, les systèmes invasifs de recueil des paramètres physiologiques (comme la pose d’un cathéter trachéal) sont remplacés des systèmes non invasifs (comme la pose d’un masque à anesthésie). L’enregistrement des paramètres physiologiques n’est pas en lui-même douloureux. L’évaluation de la profondeur de l’anesthésie est évaluée régulièrement en peropératoire par l’absence de réflexe podal et de réflexe palpébral. Les signes avant-coureurs du réveil (réponse au pincement de la patte, réflexe palpébral, apparition de mouvement spontané) sont attentivement surveillés et, s'ils apparaissent avant le moment prévu de la réinjection régulière d’anesthésiques, entrainent une injection anticipée d’anesthésique et de sédatif, de façon à éviter toute souffrance ou angoisse à l'animal. Des points limites appropriés sont définis et appliqués. En amont des procédures proprement dites, le bien-être des animaux et l’absence de stress ou douleur sont assurés lors de l’accueil et de l’hébergement des animaux par une période d’acclimatation dans la zone de stabulation d’au moins 5 jours avant les TP et un hébergement en groupes sociaux stables dans un environnement calme avec un enrichissement adapté à l’espèce (tunnels translucides rouges ; lanières de bois pour paille de nid.)
Choix des espèces
Le rat, outre le fait d'être classiquement utilisé dans les laboratoires de recherche, présente l'avantage par rapport à la souris d'être de taille plus importante et donc de faciliter la canulation de la trachée, des différents vaisseaux et de la vessie. Animaux adultes jeunes de taille moyenne (250 - 400 g) afin de standardiser au maximum les procédures (adéquation entre le diamètre des vaisseaux et le diamètre des cathéters disponibles) et de faciliter la canulation des différents vaisseaux et de la vessie par les étudiants se formant à ces gestes techniques. Des rats mâles ou femelles seront utilisés selon leur disponibilité auprès des fournisseurs, l’analyse des paramètres étudiés ne dépendant pas du sexe.
Evaluation préclinique de produit de santé utilisés en diabétologie après implantation dans l’organisme
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
Rats : 900
Cochons : 150
Pour tester les dispositifs médicaux de diabétologie de fabricants qui passent commande, 900 souris, 900 rats et 150 cochons sont utilisés dans des procédures allant de la chirurgie sans réveil au niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Chaque animal subit une intervention de deux à trois heures pour implanter le dispositif, parfois une seconde du même ordre pour l'enlever et observer la cicatrisation, plus des séries de un à dix prélèvements sanguins renouvelables toutes les deux semaines. Le porteur annonce environ 35 études sur cinq ans, le total dépendant du nombre de contrats signés avec les donneurs d'ordre. Il invoque la réglementation et la "nécessité" d'organismes entiers, et cite des raisons économiques parmi les critères de choix des rongeurs.
Objectifs
Ce projet vise à évaluer la tolérance (ou sécurité) ainsi que la performance (ou efficacité) des produits de santé en diabétologie. Chaque produit destiné à être mis en contact avec le corps humain doit être préalablement testé pour garantir le bon rétablissement des patients après chirurgie, et pour garantir son efficacité lors de l'utilisation clinique. Pour cela différents fabricants font appel à nous pour réaliser ces études, afin de tester un ou plusieurs de leurs produits de santé. Nous prévoyons environ 35 études sur 5 ans au regard de notre historique. La durée de l'étude est adaptée à l'utilisation clinique et à la durée d'implantation chez l'Homme (de quelques jours à plusieurs années). La réglementation exige de prouver l'efficacité des produits de santé et de réduire au minimum le risque de réactions indésirables avant de proposer un produit sur le marché. Compte-tenu de la complexité des mécanismes de régulation d'un organisme vivant, le recours au modèle animal est nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'obtenir dans différents modèles animaux des données de performance et de tolérance des produits de santé en diabétologie. Ainsi, il est possible d’étudier ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le marché, élargissant l’offre et améliorant ainsi les chances de guérison et le confort des patients humains traités.
Procédures
Pour l'ensemble des procédures, tous les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif médical à tester ou de récupérer des îlots de Langherans (interventions chirurgicale peuvent durer entre 2h00 et 3h00). Ces intervention ont toujours lieu sous anesthésie générale (par injection et gazeuse) et analgésie. Certains animaux peuvent être soumis à une intervention chirurgicale supplémentaire si le but de l'étude est aussi d'évaluer la cicatrisation après retrait du dispositif de son site d'implantation (cette intervention chirurgicale peut durer entre 2h00 et 3h00). Cette intervention aura lieu dans les mêmes conditions que celles précédemment citées. Des prélèvements sanguins peuvent être réalisés en cours d'étude ou lors de la chirurgie (durée de prélèvements de quelques minutes maximum. Des sessions comprenant de 1 à 10 prélèvements peuvent être repetée maximum toutes les 2 semaines adapté à la durée de l'étude) . Ceux-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'étude, peuvent être réalisées sous anesthésie si nécessaire (en général, en fonction de la durée de l'étude 1 à 3 sessions d'imagerie peuvent être envisagées. L'anesthésie dans ce cas dure généralement moins d'1 heure).
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont, selon les procédures, les suivants : - douleur et stress liés à la chirurgie, contrôlée par la prise d’analgésique (morphinique) et par la réalisation d’une anesthésie générale. Un suivi a minima quotidien des animaux permet de détecter les signes de douleur et d’adapter le traitement analgésique en conséquence pour diminuer autant que possible ces nuisances. - perte de poids ou d’appétit liée aux effets de l’anesthésie, de la chirurgie et/ou du dispositif implanté, à court ou long terme, contrôlée par le suivi quotidien du transit et/ou de l’alimentation et la mise en place de mesures de soutien, jusqu’à la reprise d’un comportement alimentaire normal spontané. Les mesures mises en place peuvent être par exemple : mise à disposition d’aliments plus appétants (friandise), distribution d’un aliment de convalescence (prise spontanée ou assistée)... - risque infectieux lié à la chirurgie, contrôlé par la mise en place de mesures d’asepsie et la prise d’antibiotiques en peropératoire. - hématome ou œdème au niveau du site opératoire, pouvant entrainer une gêne locomotrice en plus de la douleur.
Devenir
Pour répondre aux objectifs de chacune des procédures du projet, des observations post-mortem sont nécessaires. En effet, la sécurité des produits est évaluée en observant la réaction des tissus au contact du dispositif à tester, et ceci se fait par prélèvements des tissus et organes entourant le produit, afin de réaliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure méthode d'évaluation des effets locaux induits par un produit étranger à l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De même la performance peut, elle aussi, être évaluée par des tests spécifiques sur les organes et le dispositif prélevé (exemple : évaluation de l’insulinémie, glycémie). En raison des objectifs des procédures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est requise dans la réglementation (ex : suivi des exigences des normes). A ce jour, il n'existe pas de méthode alternative permettant d’évaluer la performance et la tolérance locale des produits de santé en diabétologie. Particulièrement dans le contexte de dispositifs utilisés pour le traitement de patients diabétiques la nécessité d'organismes entier est crucial, en effet les hormones de systèmes endocrine pancréatique (par exemple: insuline, glucagon...) jouent un rôle important dans le maintien de différent systèmes (tel que la glycémie) par le biais des organes périphériques (foie, mucles...).
Réduction
Par ailleurs, pour réduire le nombre d'animaux inclus en étude, il est possible d'utiliser un même groupe "contrôle" (produit dont l'effet est déjà connu) pour plusieurs groupes "test" recevant des produits à tester différents. Les études de screening précédemment citées permettent également de sélectionner un produit test qui présente le plus d'intérêts à être développé, réduisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un intérêt moindre. Les études dites "pilotes", sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit ou le choix du modèle expérimental le plus approprié (matériel ou abord chirurgical le plus adéquat…), avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d’animaux est arbitré à partir du nombre de sites requis en analyse (par exemple pour les souris/rats/porcins, nous estimons 2 à 3 groupes expérimentaux par études à raison de n=10 animaux par groupe et d'une 30 aines d'étude rat/souris et 5 études porcins sur 5 ans répartie sur chaque procédure, ie pour rat/souris: 3 groupes x 10 animaux x 30 études = 900 animaux / pour porcins: 3 groupes x 10 animaux x 5 études = 150 animaux). Le nombre total d’animaux utilisés dépend directement du nombre d’études signées avec les différents donneurs d’ordre durant les 5 années du projet. De cette façon, le nombre d’animaux précisé ci-dessus constitue une estimation basée sur l’historique des essais conduits chez nous durant ces dernières années. De plus les normes requierent un nombre minimal d'animaux par produit analysé et par délai d'analyse, et le type de dispositif implanté ne permet pas toujours la réalisation d'un grand nombre de sites par animal.
Raffinement
Des mesures sont mises en place pour limiter : - Avant la chirurgie, une période d’habituation aux actes spécifiques est réalisée si nécessaire, pour réduire l’aspect anxiogène de ces manipulations. Des enrichissements renforcées en phase post-opératoire (ajout d’enrichissements alimentaires…). Lorsque l'hébergement est individuel un maintien des contacts visuels, auditifs, olfactifs est effectué avec la mise en place d'éléments compensatoires. - La douleur des animaux : En phase post-opératoire, les suivis sont renforcés et completée par des scores de suivi de la douleur. La présence d'un vétérinaire sur site permet également la réalisation de soins post-opératoires spécifiques et adaptés. Les signes cliniques servant de points limites sont établis en amont pour la prise de décision des mesures à mettre en place pour limiter les souffrances.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est définie dans le(s) texte(s) de référence. Les produits de petite taille/miniaturisés seront testés préférentiellement chez les rongeurs. Les produits de taille importante seront préférentiellement testés chez le modèles porcins. Lorsque plusieurs espèces répondent aux critères, le choix est arbitré par la durée de l’essai (pour une étude sur le long terme, utilisation d’espèces à longue durée de vie). Le choix du modèle animal peut également être défini selon la disponibilité et les caractéristiques des modèles diabétique génétique ou induit. Le choix entre les grands modèles repose aussi sur les similarités avec l’Homme : - Caractéristiques anatomiques, poids, propriétés endocrines - Caractéristiques anatomiques des rats et des souris. Ces espèces sont souvent utilisées également pour des raisons économiques et éthiques (exemple : réalisation d’études de faisabilités via la réutilisation d’animaux d’études précédentes ) Les critères pris en considération dans le choix du stade de développement sont les suivants : 1.Suivi des recommandations des textes de référence Le stade de développement est exprimé en âge ou en poids. Dans la plupart des cas, l’utilisation d’animaux adultes est recommandée. 2.Propriétés intrinsèques du produit à tester En l’absence de recommandation particulière dans le(s) texte(s) de référence et si la nature du produit le requiert, le stade de développement est pertinemment sélectionné. En l’absence d’exigence particulière, l’utilisation d’animaux au stade adulte est privilégiée. Nécessité d'utiliser des animaux doté d'un système immunitaire compétent. 3.Cas particulier des porcs Pas de recommandation spécifique réglementaire d’où choix d’utiliser des porcs domestiques en croissance (âgés d’au moins 8 semaines). Etant donné les conditions d’hébergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l’utilisation de porcs domestiques en croissance est la plus appropriée dans ce projet.
Atténuation des souvenirs aversifs éthologiques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 8
Exposées sans contact à un rat prédateur ou à un congénère agressif, soumises à des chocs électriques aux pattes, à une contention prolongée, à une séance de nage ou à dix jours d'isolement, 1 660 souris et 8 rats seront tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Certaines subissent en plus jusqu'à trois chirurgies cérébrales, ou une ligature du nerf sciatique provoquant une douleur chronique pendant trente jours. Les huit rats ne sont pas étudiés, ils servent de stimulus de peur, et une souche de souris est choisie pour son agressivité. Le porteur affirme que les fonctions visées, mémoire et peur, rendent l'animal vivant "incontournable".
Objectifs
L’objectif de ce projet est d'étudier les circuits neuronaux sous-jacents à l’atténuation de souvenirs traumatiques. Cela est important parce que les expériences traumatisantes génèrent de souvenirs très intenses qui souvent dégénérer en e trouble de stress post-traumatique. Malgré la fréquence élevée de ce trouble, les traitements disponibles sont pas très efficaces, ce qui indique que c’est nécessaire de mieux comprendre les mécanismes neuronaux sous-jacents à l'atténuation de la mémoire traumatique. Dans cette étude on va étudier l’atténuation de souvenirs traumatiques induits par l'exposition à des menaces naturelles, comme l’exposition à un prédateur ou à un congénère agressif. Cela nous permettra d’identifier les réseaux de neurones et les mécanismes neurophysiologiques nécessaires au bon fonctionnement de ce phénomène d’atténuation. Ce travail pourra contribuer au développement de stratégies thérapeutiques pour soulager les individus affectés par le trouble de stress post-traumatique chez lesquels l’extinction des souvenirs traumatiques est déficitaire.
Bénéfices attendus
Cette étude aidera à comprendre comment le cerveau peut se remettre de souvenirs traumatisants et atténuer les fortes réponses émotives qui y sont associées. Ce qui est unique dans ce projet, c'est qu'il modélisera cela en utilisant les souvenirs naturels de peur des souris résultant d’une exposition à un prédateur ou à un congénère agressif. Cela modélise avec plus de précision que les études classiques la complexité des traumatismes rencontrés en clinique. Ce faisant, notre projet permettra d'étudier les déficiences neurales à l'origine des déficits d'extinction et, à terme, de développer des cibles pour une thérapie spécifique dirigée contre le syndrome de stress post- traumatique.
Procédures
Notre projet implique des chirurgies cérébrales (la procédure chirurgicale dure au maximum 45 minutes. Temps de récupération post-chirurgicale complète max 5 jours ; les souris subiront un maximum de trois interventions chirurgicales espacées d'au moins une semaine). Certains souris subiront aussi des stress physiques (stimulation électrique aux pattes provoquant la peur (3 min), ligature du nerf sciatique provoquant une douleur chronique (max 30 jours) et/ou psychologiques d’une durée de maximum 10 minutes (contention prolongée, exposition sans contact à un prédateur, exposition à un congénère agressif, séance de nage). Enfin certains animaux seront isolés pour maximum 10 jours.
Impact sur les animaux
- Extinction éthologique: Isolement (max 10 jours, modéré) + exposition sans contact à un Prédateur/exposition à un congénère agressif/exposition à un stimulation électrique 0,8 mA, 2 secondes, 3 fois (modéré)= total modéré - Extinction éthologique (modéré) + 1 chirurgie stéréotaxique (modéré) = total sévère - Extinction éthologique (modéré)+ 3 chirurgie stéréotaxique (modéré) = total sévère - Extinction éthologique (modéré) + contention prolongée (moderé)+ séance de nage (moderé) = total sévère - Extinction éthologique (modéré) + ligature du nerf sciatique provoquant une douleur chronique (sévère)= total sévère La méthode de génotypage et d'identification pour totes les souris est fait par poinçonnage auriculaire.
Devenir
La mise à mort est prévue pour tous les souris expérimentales afin de prélever les cerveaux pour l'analyse biologique. Les souris CD1 et les rats seront mises à mort à la fin de chaque procédure (ils ne peuvent pas être conservée d’une procédure à l’autre parce que le délai entre les procédures nécessaire pour analyse des données est trop long).
Remplacement
Du fait des du sujet de ce projet, qui est de comprendre de fonctionnes complexes du cerveaux comme la mémoire et la peur, l’utilisation d’animaux vivants reste incontournable. En effet, à l’heure actuelle, il n'existe pas de méthodes substitutives qui prévoit pas l’utilise d’animaux vivantes pour obtenir des données sur ces processus mentale, bien trop complexes pour envisager toute simulation informatique. Le modèle souris est idéal du fait de la proximité fonctionnelle entre son système nerveux central et celui de l’humain quant à ses capacités à créer des souvenirs émotionnels simples (auxquels nous nous intéressons, type conditionnement pavlovien) et de sa petite taille. Ceci explique également l’impossibilité d’utiliser des modèles animaux invertébrés, trop éloignés de l’humain pour raisonnablement étudier une réponse émotionnelle à un souvenir ainsi que trop éloignés dans la configuration du système nerveux central, critique à notre étude inter-régions.
Réduction
Nous allons utiliser le moins d'animaux possible tout en obtenant des résultats biologiquement et statistiquement significatifs pour notre projet. Nous utilisons des calculs statistiques pour déterminer combien d'animaux sont nécessaires, en nous basant sur des données déjà disponibles dans des études similaires. Toutes les procédures expérimentales ont été perfectionnées afin d’obtenir des taux de réussites les plus élevés possibles, par le biais par exemple : De la mise en place de techniques chirurgicales communes et du partage des connaissances de “savoir- faire”. D’une veille technologique et d’une régulière mise à jour des équipements. De l’utilisation d'animaux qui sont pas à corriger. Cela nous permet de produire le nombre exact d’animaux nécessaires aux procédures expérimentales sans avoir à éliminer les animaux superflus. Enfin, nous avons réalisé des études pilotes basées sur l'analogie avec la littérature qui ont permis d'estimer le nombre d'animaux nécessaires pour chaque expérimentation avec le logiciel G*Power en considérant un α = 0.05 et Puissance = 0.95 (la taille de l'effet a été calculée pour chaque type d’expérience).
Raffinement
Les tests comportementaux que nous proposons sont particulièrement sensibles au niveau de stress des souris. Nous portons donc une attention particulière au bien-être des souris à la fois dans les conditions d'hébergement (enrichissement des cages : maison, matériel de nidification, bâtonnet en bois à ronger)) et dans la conception des tests expérimentaux (réduction de la douleur et de l'angoisse infligée à son minimum nécessaire pour produire les comportements recherchés). Les protocoles de chirurgie utilisés répondent aux meilleurs standards de l’anesthésiologie et de la prise en charge de la douleur. L’hypothermie induite lors de ces protocoles est contrée par l’utilisation d’un tapis chauffant spécialement conçu. Les conditions de réveil sont particulièrement surveillées. Les animaux seront régulièrement manipulés afin de les familiariser aux expérimentateurs. Des points limites adaptés et précoces nous permettront également de réagir de manière anticipée à toute dégradation superflue du bien-être de nos animaux.
Choix des espèces
Les comportements que nous souhaitons étudier sont trop complexes pour justifier de l’utilisation d’espèces non mammifères (drosophile, poisson-zèbre, etc.). De même, les méthodes alternatives qui prevoiyent pas l’utilise d’animaux vivantes ne sont pas assez développées pour modéliser ni la mémoire, ni le fonctionnement du cerveau à si grande échelle. Par ailleurs, eu égard au nombre d’animaux requis, les rongeurs (et plus particulièrement les souris) s’imposent de par la facilité et la stabilité de leur élevage. La souris a également été préférée au rat pour deux principales raisons : -La littérature relative à la mémoire, incluant tous nos précédents travaux, est bien plus riche chez la souris que chez le rat. -Notre équipe est déjà formée sur la souris, notamment pour la réalisation des chirurgies. Ne pas changer de modèle nous permettra de conserver ce savoir-faire, et ainsi de ne pas sacrifier d’animaux supplémentaires pour adapter les chirurgies à un nouveau modèle animal. Enfin, la souris constitue un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures sous-corticales étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension de l’atténuation des souvenirs aversifs, et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Dans cette étude, des rats vont également être utilisé. Ces rats sont utilisés comme stimulus aversif envers nos souris expérimentales et non directement comme sujets étudiés. Pour cette raison, le nombre de rats utilisés dans cette étude est extrêmement limité (
Etude d’un nouveau traitement contre les douleurs chroniques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 624
Pour tester des candidats médicaments contre la douleur chronique, 3 835 souris et 624 rats sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, tous tués à l'issue. Le porteur inflige des atteintes du nerf sciatique, une incision de la voûte plantaire ou la ligature d'un nerf lombaire, et précise qu'aucune médication antalgique systématique ne sera appliquée puisque la douleur constitue le paramètre étudié. Les animaux qui perdent plus de 15 % de leur poids, qui présentent une paralysie de la patte opérée ou qui se blessent entre eux sont tués sans délai. Aucun placement ni aucune mise en liberté n'est prévu, la mise à mort servant, selon lui, à ne pas prolonger la douleur provoquée.
Objectifs
Une douleur qui dure plus de trois mois est définie comme chronique et en tant que telle représente un des problèmes de santé publique les plus importants dans les pays développés. Les douleurs chroniques affectent environ 20% de la population adulte, et sont pour la plupart résistantes aux traitements thérapeutiques actuels. De plus, l'utilisation de la morphine, molécule de référence pour le traitement de la douleur, est limitée en raison de l'apparition d'effets secondaires et de phénomènes de tolérance. Nous avons démontré que l’activation d’un récepteur neuronale spécifique est nécessaire et suffisant pour générer expérimentalement une douleur neuropathique (douleur liées aux nerfs) chez les rongeurs. Plus important encore, nous avons montré que, lorsque l’état de douleur neuropathique était installé, l'inhibition de ce récepteur suffisait à annuler les symptômes douloureux. De plus, nos découvertes récentes étendent le champ d’application aux maladies douloureuses pouvant être traitées avec des opioïdes (épargne morphinique) et élargissent le champ d’application des inhibiteurs de ce récepteur aux douleurs inflammatoires (DI). Ces résultats ont été publiés et fait l’objet de plusieurs brevets. Dans ce projet, l'implication de ce récepteur, nouvelle cible innovante dans les douleurs chroniques, sera étudiée. De façon plus précise, les effets de nouveaux antidouleur, des inhibiteurs de ce récepteur, seront générés et explorés dans des modèles d'étude des différents types de douleurs chroniques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but, dans un premier temps, de compléter nos connaissances sur l’intégration de l’information douloureuse et son maintien, ainsi que d’amener de nouvelles clés à la compréhension des mécanismes autour de la douleur chronique. Ce travail, mené depuis maintenant plusieurs années, nous a déjà permis de mettre en avant un acteur essentiel dans les douleurs neuropathiques périphériques, mais surtout une cible potentielle pour de nouveaux composés thérapeutique. Le manque évident de traitement aux douleurs neuropathiques agit comme motivateur principal à ces travaux de recherche. Au vue de l’avancée de cet étude, il convient maintenant de développer nos composés antagonistes (bloqueur) au récepteur découvert et de tester leur efficacité sur les différents modèles de douleur (à la fois neuropathique et inflammatoire) dans le but d’avancer des candidats pré-cliniques pour le traitement des douleurs chroniques et réaliser ensuite des études cliniques chez l’homme.
Procédures
Les animaux pourront être soumis à 5 types de procédures chirurgicales différentes, induisant des douleurs neuropathiques ou inflammatoires. Les trois premières induisent des douleurs neuropathiques chez la souris et portent atteinte au nerf sciatique de manières différentes en fonction de la procédure, ces interventions durent entre 5 et 10 minutes et se font sur animaux anesthésiés par inhalation. La quatrième se fait également sur la souris et induit une douleur inflammatoire par une simple incision de la voûte plantaire, cette intervention dure 5 minutes et se fait sur animaux anesthésiés par inhalation. La cinquième se fait sur le rat et induit une douleur neuropathique par ligation (léger nœud) d'un nerf partant de la moelle épinière au niveau lombaire, cette intervention dure entre 15 et 20 minutes et se fait sur animaux anesthésiés par inhalation. Les prèlevements submandibulaires et de la veine caudale se feront sur animaux endormis et anesthésiés et durent approximativement 2 à 3 minutes.
Impact sur les animaux
La douleur étant le paramètre étudié, aucune médication antalgique ou analgésique systématique ne sera appliquée. D’autre part, des tests de toxicologie in vitro sont systématiquement réalisés sur nos composés avant tout test sur l’animal pour assurer la sûreté de nos produits. Aucun des composés déjà testés n’ont montré de problème de toxicologie, ni l’apparition d’effets secondaires sur l’animal. De ce fait, la douleur induite par nos différents modèles sera la seule nuisance pour les animaux. En cas de troubles comportementaux (perte de poids rapide supérieure à 15%, paralysie de la patte opérée, pilo-érection) suite à la chirurgie, les animaux seront euthanasiés sans délai afin d’éviter la mort par inanition. En cas de lésions dues à des attaques entre les animaux, ceux-ci seront séparés et/ou le milieu enrichi par ajout d’igloo. Si les attaques continuent et/ou les lésions sont trop importantes ou douloureuses pour l’animal, celui-ci sera euthanasié sans délai.
Devenir
La douleur chronique étant étudiée, et donc induite, chez ces animaux, le devenir de ceux-ci en fin de procédure expérimentale sera systématiquement la mise à mort afin de ne pas prolonger inutilement la douleur. Aucun placement ou mise en liberté n’est donc prévu pour ce projet.
Remplacement
A ce jour, il n'y a pas de modèles non animaux permettant d'étudier les mécanismes du système nerveux impliqués dans la transition entre douleur aiguë (court terme) et douleur chronique (long terme). Les effets pharmacologiques des molécules utilisées sur la chronicisation douloureuse, l'analgésie et l'état émotionnel, doivent être évalués au travers de systèmes intégrés par différents tests comportementaux, qui viennent appuyer et confirmer les données obtenues par des approches cellulaires. Il est donc indispensable d'avoir recours à des investigations sur l'animal afin de proposer des alternatives thérapeutiques pour une amélioration de la prise en charge de la douleur. La souris et le rat étant des mammifères dont la physiopathologie est proche de l'Homme, ces espèces seront utilisées dans le cadre du projet.
Réduction
Une stratégie par étape/boucle sera mise en place afin de minimiser le nombre d’animaux utilisés de manière rationnelle et efficace pour l’obtention de 2 candidats médicaments. Ainsi tous les antagonistes générés ne seront pas testés sur chacune des procédures, seulement les deux candidats médicaments devront être testés sur l’ensemble des procédures, ce qui réduit drastiquement le nombre d’animaux utilisés. Le nombre de rats et de souris par lot a été déterminé sur la base d’expérimentations précédentes réalisées. Ce nombre a été confirmé par le calcul de puissance via une analyse a priori à l’aide d’un logiciel. Le calcul de puissance à 80% indique un nombre de 8 rats par groupe pour observer une différence de 20% entre les animaux contrôles et les animaux traités. Pour les souris, le calcul de puissance à 80% indique un nombre de 13 souris par groupe pour observer une différence de 20% entre les animaux contrôles et les animaux traités.
Raffinement
Précédent chaque expérimentation, une habituation de minimum une semaine est réalisée au cours de laquelle les animaux sont placés dans la pièce expérimentale pendant minimum 1h et exposés aux différents tests sans application du stimulus nociceptif. Cela permet aux animaux de s’habituer à l’environnement et à l'expérimentateur limitant ainsi l’impact du stress (angoisse) lié à la procédure expérimentale. En outre, les rats seront soumis à une habituation supplémentaire d’une semaine au cours de laquelle l’expérimentateur manipulera chaque rat individuellement. Cette période d’habituation leur permettra de s’acclimater uniquement à l’expérimentateur et aux différentes contentions réalisées par celui-ci durant l’expérimentation. Ces périodes d’habituation sont fondamentales afin d’assurer une reproductibilité des tests nociceptifs et donc de limiter l’hétérogénéité des animaux, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, afin de limiter la douleur chez les animaux, toute expérience est limitée dans le temps (maximum 1 mois après la lésion). Afin de limiter la douleur pendant les procédures expérimentales, tout acte opératoire sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Par ailleurs, les animaux sont gardés en cage collective (10 souris/cage) dans une animalerie dans laquelle la température et l'hygrométrie sont contrôlées. Les locaux sont en légère surpression, les cages possèdent des couvercles filtrants, et les animaux bénéficient d'un enrichissement du milieu (copeaux, igloos en plastique, bâtonnets de cellulose). Un suivi de l’animal sera également mis en place afin de déterminer les points limites les plus précoces. Une fois par semaine seront relevés : le poids de l’animal, l’aspect de son pelage, ses comportements ainsi que sa vitesse de respiration. Un score pré-établi associé à chacun de ces paramètres nous permettra de determiner si la fréquence de ce suivi devra être augmenté ou si l’animal devra être euthanasié afin d’éviter des souffrances trop importantes.
Choix des espèces
La souris et le rat étant des mammifères dont la physiopathologie est proche de l'Homme, ces espèces seront utilisées dans le cadre du projet. Les souris utilisées seront adultes et auront entre 6 et 12 semaines afin que les animaux ne soient ni en croissance ni en phase de vieillissement. Les rats seront utilisés entre 5 et 6 semaines pour les mêmes raisons citées ci-dessus.
Etude de la formation de la cardiomyopathie atrial associée à la réponse immuno-inflammatoire dans le modèle murin
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Rats : 70
Rendues obèses par un régime enrichi en graisse pendant un à quatre mois, opérées du cœur ou irradiées dix minutes sans anesthésie, 1 770 souris et 70 rats seront tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Le porteur décrit des risques d'arrêt cardio-respiratoire pendant la chirurgie, des arrêts cardiaques liés à l'insuffisance cardiaque provoquée, et un affaiblissement général après irradiation par perte du système immunitaire. Les tests métaboliques imposent huit prélèvements de sang à la queue en deux heures sur des animaux vigiles. Travaillant à l'échelle de l'organisme, le porteur juge "nécessaire" un modèle animal proche de la pathologie visée.
Objectifs
La fibrillation atriale est l’arythmie la plus fréquente en pratique clinique. Sa prévalence augmente avec le vieillissement de la population faisant craindre une épidémie dans les 50 prochaines années. La cardiomyopathie atriale définie une déformation du myocarde atrial, un remodelage du tissu et une désorganisation de la hiérarchie du tissu. A l’échelle fonctionnelle, les conductions électriques sont anormales et favorisent les troubles du rythme (arythmie). Récemment, il a été décrit une accumulation de tissu gras à l'épicarde de l'oreillette. Les maladies métaboliques comme l’obésité sont des facteurs de risques de la fibrillation atriale, dans lesquels ce tissu gras épicardique semble dégénérer et libérer des facteurs qui diffusent librement dans le myocarde. Une infiltration de cellules immunes est observée, perturbant l’environnement homéostasique. Quiescent dans le cœur sain, l’épicarde atrial est réactivé en réponse à un stress, et devient une source de progéniteurs capables de se différencier en myofibroblastes et en adipocytes. Un stress de l'environnement réactive les progéniteurs et induit une transformation de ces cellules en adipocytes qui composent le tissu gras. Aujourd'hui, rien n’est connu sur les échanges et l'impact des cellules inflammatoires avec les progéniteurs. Les objectifs sont d'identifier les cellules immunitaires infiltrées et de comprendre leur rôle.
Bénéfices attendus
Les projets portant sur la compréhension du changement de structure et de fonction de l'oreillette dans le contexte de l'obésité et de l'insuffisance cardiaque permettront de cibler le rôle de l'inflammation et ses conséquences dans le développement précoce des troubles du rythme atrial.
Procédures
Toutes les souris des lignées seront prélevées d'un petit bout de queue. La biopsie est déposée dans un tube. Une première partie des animaux (souris uniquement) sera mise sous régime enrichie en graisse pendant 1, 2 ou 4 mois. Nous réaliserons des tests métaboliques pour tester l'évolution de syndromes métaboliques impliquant une injection intrapéritonéale unique ou un gavage unique (quelques secondes sur animal vigile) suivi de la prise d'une goutte de sang répétée 8 fois en 2 heures au niveau de la queue (quelques secondes sur animal vigile). Des mesures cardiaques seront effectuées par un monitoring adapté (échocardiographie) qui dure 5 minutes par animal et des tests de troubles de rythme qui dure 5 minutes par animal seront aussi réalisés. Une seconde partie des animaux (souris et rats) subira une chirurgie cardiaque unique effectuée sous anesthésie générale et locale, avec une prise en charge analgésique multimodale. L'intervention est de 20 minutes. Des mesures cardiaques sous anesthésie seront effectuées par un monitoring adapté (échocardiographie) qui dure 5minutes par animal et des tests de troubles de rythme qui dure 5 minutes par animal seront aussi réalisés. Une troisième partie des animaux (souris uniquement) sera irradiée durant 10 minutes par animal non anesthésié. Le lendemain, elles sont transplantées avec des cellules issues de la moelle osseuse de souris donneuses par injection intraveineuse sous anesthésie. Elles seront ensuite mises sous régime enrichi en graisse pendant 1, 2 et 4 mois. A terme du régime, nous réaliserons des tests métaboliques pour tester l'évolution de syndromes métaboliques impliquant une injection intrapéritonéale unique ou un gavage unique (quelques secondes sur animal vigile) suivi de la prise d'une goutte de sang répétée 8 fois en 2 heures au niveau de la queue (quelques secondes sur animal vigile). Des mesures cardiaques sous anesthésie seront effectuées par un monitoring adapté (échocardiographie) qui dure 5 minutes par animal et des tests de troubles de rythme qui dure 5 minutes par animal seront aussi réalisés. En fin de période des procédures d'obésité (2 et 4 mois de régime), ou de chirurgie cardiaque (7jours, 1mois et 2 mois), l’ensemble des animaux seront anesthésiés, un prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie immédiatement suivi d’une euthanasie selon une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
L'utilisation de lignées transgéniques nécessite l’identification génétique des animaux réalisée par un seul prélèvement à l’extrémité́ caudale (1-2mm) ce qui peut être source de stress et d’une douleur de courte durée. L’utilisation de régime obésogène provoque une prise de poids pouvant conduire à une obésité associée à diverses pathologies cardio-métaboliques. Les challenge métaboliques induisent un stress et une douleur de courte durée en raison des administrations et des quelques prélèvements d’une goutte de sang ainsi que des effets physiologiques tels qu’une hypo- ou une hyperglycémie durant quelques heures. La chirurgie peut conduire à des risques anesthésiques incluant : détresse respiratoire, hypothermie, arrêt cardio-respiratoire. Elle peut également engendrer des douleurs post-opératoires, des difficultés de déplacements et à s'alimenter. De plus, l'insuffisance cardiaque induite par la chirurgie peut conduire dans certains cas à des arrêts cardiaques. L'irradiation conduit à une perte du système immunitaire et donc à un affaiblissement général en plus d’un risque infectieux accru.
Devenir
La totalité des animaux seront euthanasiés à la fin des actes pour réalisation des prélèvements et analyses.
Remplacement
Les projets ont pour but de comprendre l’influence du métabolisme et de l'immunité sur l’activité cardiaque et le remodelage atrial. Comme nous travaillons sur les modifications à l’échelle de l’organisme, il est nécessaire d’utiliser un modèle expérimental proche de la pathologie ciblée dans notre étude. Toutefois, des biopsies de tissu provenant d'études antérieures seront utilisées pour ne pas reproduire les expériences. Des lignées de cellules seront aussi utilisées.
Réduction
La taille des effectifs est établie avec un calcul de puissance en amont et par la suite des analyses seront effectuées en plus du nombre d'animaux. Les lots d'animaux d'expérimentation sont 1770 souris et 70 rats ce qui fait la somme totale de 1840 animaux.
Raffinement
Afin de réduire le stress et l’anxiété, les animaux sont en cage par 5 avec du matériel d'enrichissement. Les souris rendues obèses seront surveillée quotidiennement, des tests de glycémie seront réalisés pour surveiller l'obésité et le diabète. La prise de poids est effectuée de manière hebdomadaire. Les points limites sont évalués par un personnel compétent, notamment sur l'aspect du pelage, le comportement et la mobilité. Dans le projet de l’insuffisance cardiaque, les animaux sont en cage par 5. Le jour de la chirurgie, ils sont anesthésiés puis rasés sur le thorax et désinfectés avec un antiseptique dermique. Une dose d'analgésique sera injectée en sous cutané chez l’animal 30 minutes avant la procédure chirurgicale et 10 minutes avant la fin de la procédure. De plus, une prise en charge de la douleur les 3 jours suivants sera également assurée au cours de la 1ère semaine, durant laquelle les animaux seront aussi nourris avec de la bouillie et l'apport d'eau sera facilité. Les souris seront surveillées quotidiennement et la prise de poids sera évaluée de manière hebdomadaire. Les points limites seront évalués quotidiennement par un personnel compétent et formé. Le comportement, la mobilité, la prise de poids, l'aspect du visage, l'aspect de la cicatrice seront des critères évalués quotidiennement par un scoring. Dans le projet de l’irradiation, les souris seront surveillées quotidiennement, une attention particulière sera effectuée sur la consommation de l’eau dans lequel un antibiotique sera ajouté pour contrôler la fragilité à l’infection. Une alimentation directement dans la cage pour faciliter l’hydratation en post-irradiation avec de la nourriture molle sera employée.
Choix des espèces
La souris est l’animal le plus approprié pour nos études concernant la réponse systémique dans le développement des arythmies cardiaques. Il s'agit du seul modèle dans lequel ont été générées des lignées déficientes pour l’expression de gènes d'intérêt. La souris permet de garantir l’homogénéité des résultats et la possibilité de surveiller le développement des complications cardiaques dans un espace de temps raisonnable. La souris est l'espèce pour laquelle la technologie de transgénèse est la plus fiable et la mieux établie. Le rat est l'animal le plus approprié pour nos études concernant l'isolement de cellules progénitrices de l"épicarde. Le modèle d'insuffisance cardiaque permet d'augmentere le nombre de cellules progénitrices in situ, de les isoler et de travailler par la suite in vitro. Souris et rats adultes de 8 semaines à 12 semaines d’âge. Ce stade de développement corrobore avec le début de l’âge adulte, un stade qui correspond au début du développement des maladies cardiovasculaires chez l’homme.
Elevage avec identification et génotypage invasifs
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système urogénital
Rats : 500
Réutilisés pour la plupart dans d'autres procédures, 24 500 souris et 500 rats subissent entre 7 et 12 jours de vie, sans anesthésie, un tatouage des doigts suivi d'une biopsie de la queue, dans des procédures d'un niveau de souffrance déclaré léger. Le porteur précise que les nouveau-nés dont le génotype ne convient à aucun projet sont tués dès le sevrage, et que d'autres sont tués pour prélever des organes. Il compte l'absence d'anesthésie parmi les avantages de ces deux gestes, et signale comme effets indésirables rares une hémorragie de la queue ou le rejet des petits par leur mère. Les essais de génotypage à partir de follicules pileux n'étant pas concluants, il conclut qu'il est "indispensable" de recourir à la biopsie caudale.
Objectifs
L'objectif de cette demande est d'identifier et de génotyper l'ensemble des animaux génétiquement altérés produits par l'Etablissement Utilisateur (EU) pour répondre aux besoins des équipes de recherche. Il s'agit d'un double geste invasif consistant en une identification par tatouage digital selon un code de numérotation défini suivi d'une biopsie de queue pour le génotypage réalisés sur un animal de 7 à 12 jours. Pour les animaux adultes, seule une biopsie d'oreille est réalisée. Cette identification et ce génotypage se justifient par la nécessité de sélectionner les animaux d'intérêt pour l'expérimentation, sélectionner les géniteurs permettant l'amplification et l'entretien des colonies, sélectionner les animaux pour la formation, le maintien des compétences et les prélèvements d'organes ou de tissus pour des études ex vivo. Les animaux dont les génotypes ne conviennent pas pour les projets expérimentaux soumis et n'étant pas utilisés pour les prélèvements post-mortem, pour les activités d'élevage ou encore pour la formation ne seront pas conservés.
Bénéfices attendus
La procédure d'identification et de génotypage est nécessaire à la sélection d'animaux d'intérêt dans les projets de recherche autorisés. L'identification par tatouage permet d'identifier individuellement les animaux de manière permanente. Le tatouage permet également d'éviter d'avoir recours à l'anesthésie. Le génotypage par biopsie de l'extrémité de la queue permet d'obtenir des résultats fiables grâce à une faible quantité de matériel génétique et de minimiser les risques de contaminations des échantillons. Il permet également de ne pas recourir à l'anesthésie des animaux.
Procédures
Prélèvement sur animal vigile Tatouage et prélèvement pour génotypage: 1 seule procédure par animal n'exédant pas 2 minutes
Impact sur les animaux
La procédure d'identification et de génotypage consiste en deux actes succéssifs. Ces deux gestes induisent une douleur légère de courte durée. L'animal est maintenu en contention pendant ces deux actes ce qui est une source de stress. Celle-ci sera minimisée au maximum par l'expérience du zootechnicien réalisant les gestes. Dans de très rares cas, certains effets indésirables supplémentaires peuvent survenir : une légère hémorragie à l'extrémité de la queue ou le rejet des nouveuax-nés par la mère.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie à l'issue de la procédure. Leur devenir différe ensuite selon les résultats du génotypage : 1) Ils sont sélectionnés pour un projet, pour de la formation ou pour le maintien des compétences 2) Ils sont conservés pour l'entretien des colonies 3) Ils sont mis à mort pour des prélèvements post-mortem 4) Ils sont mis à mort dès le sevrage si leurs caractéristiques génétiques ne répondent pas aux besoins du projet expérimental et si aucune autre utilisation n'est possible.
Remplacement
Des essais sont en cours au niveau de la plateforme de génotypage afin de réaliser les génotypages à partir de prélèvements non invasifs de follicules pileux. Mais à ce jour, les résultats ne sont pas concluants et un doute sur des résultats conduirait à la nécessité de procéder à un nouveau prélèvement. En effet, une erreur de génotypage se traduirait par la mise en accouplement d'animaux n'ayant pas les caractéristiques attendues. Cela impliquerait : - une augmentation du nombre d'animaux produits inutilement - la naissance d'animaux avec un phénotype potentiellemnt délétère - l'utilisation d'animaux génétiquement sans intérêt dans des projets expérimentaux induisant des résultats erronés et non exploitables (si l'erreur n'est pas détectée précocement). Il est donc indispensable de recourir à une méthode de génotypage fiable. Or il n'existe pas actuellement de méthode de prélèvement non invasive aussi performante que la biopsie de l'extémité de la queue.
Réduction
A ce jour, nous ne disposons pas d'autres méthodes aussi efficaces nous permettant de sélectionner des animaux génétiquement altérés. Le responsable de l'EU établit un plan d'élevage en amont en concertation avec le/les porteur(s) de projet afin de réduire autant que possible le nombre d'animaux générés et donc d'animaux identifiés et génotypés. En outre, nous favorisons l'utilisation des animaux avec un génotype sans intérêt dans d'autres projets ou pour des formations afin de ne pas élever ces animaux à ces seules fins et de réduire le nombre global d'animaux produits dns l'EU.
Raffinement
Des points limites précoses sont mis en place. De plus, les actes d'identification et de prélèvement pour génotypage sont réalisés par du personnel expérimenté, formé par tutorat. La parfaite maîtrise du geste par des agents qualifiés permet de réduire l'inconfort et le stress ressentis par l'animal. Ces identifications et biopsies sont réalisées avec du matériel approprié permettant un geste rapide et précis dans le respect des règles d'asepsie établies dans l'EU. Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle d'expérimentation calme. Les cages y sont amenées les unes après les autres afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Enfin, dès que la procédure est terminée, les nouveaux-nés sont remis en présence de leur mère.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des espèces de choix pour les projets ayant cours dans l'EU. Ces espèces permettent d'obtenir aisément des lignées génétiquement altérées par différentes méthodes et donc créer des modèles murins de pathologies bien caractérisées. La très grande majorité des animaux sont identifiés et prélevés entre 7 et 12 jours. A cet âge, les animaux sont aisément manipulables, le cartilage est souple et les groupes sociaux constitués sont stables. Nous éviterons autant que possible les biopsies sur animal adulte.
Rôle de la ligne mediane du thalamus dans la mémoire à long terme
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
402 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour analyse de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie cérébrale de deux heures trente sous anesthésie gazeuse, puis des tests que le porteur détaille, mesure de l'activité locomotrice pendant 24 heures en cage individuelle, test d'anxiété de dix minutes, et séances répétées de nage en labyrinthe aquatique à 21 degrés pour évaluer la mémoire à long terme. Le porteur reconnaît que l'isolement de 24 heures est une source de stress et que l'eau à 21 degrés provoque une sensation de froid. Il justifie le choix du rat par des capacités cognitives élaborées et un répertoire comportemental complexe, arguments qui décrivent aussi ce que ces individus ont à perdre.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’étudier les structures cérébrales qui permettent aux souvenirs de persister dans le temps. Cette capacité est largement diminuée dans un grand nombre de pathologies cérébrales, telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie à Corps de Levy, le syndrome de Korsakoff mais également dans des troubles psychiatriques tels que la schizophrénie ou encore la dépression. Pour maintenir les souvenirs, une réorganisation progressive de l’information dans des structures cérébrales qui soutiennent la mémoire à long terme, telles que l’hippocampe et le cortex préfrontal médian est nécessaire. Cette réorganisation semble également engager un relais thalamique de la ligne médiane du cerveau. Nos expériences chez le Rat vont nous permettre de comprendre le rôle de ce relai thalamique, et à quel moment de la réorganisation du souvenir il est nécéssaire. Nous questionnerons nos animaux gràce à des taches de comportement qui testent le souvenir de leur environnement spatial.
Bénéfices attendus
En utilisant une espèce animale avec de bonnes capacités d'apprentissage et de mémoire , le Rat, ce projet va nous permettre de mieux comprendre les mecanismses cérébraux de persistence des souvenirs anciens. Cette fonction mnésique représente un des socles de la cognition animale et humaine. Notre compréhension de ces processus neurobiologiques de la mémoire alimente nos seulement des domaines appliqués tels que la modélisation, les théories de l’apprentissage, les sciences de l’éducation mais aussi ces études apporteront des bénéfices en santé humaine car elles ouvriront une piste de cible cérébrale nouvelle et précise pour comprendre les deficits de memoire chez l’Homme.
Procédures
Une chirurgie cérébrale sera réalisée sur tous les animaux de ce projet, sous anesthésie gazeuse contrôlée et continue pendant 2h30. Une analyse comportementale sera réalisée sur une cohorte de 120 animaux vigiles sur une période de 55-60 jours/animal. Ces analyses nous permettront d'étudier le phénotype locomoteur (1 seance de 24h dans un environnement où les mouvements sont quantifiés), l’anxieté (1 séance de 10 min), les capacités de flexibilité cognitive (6 séances, composées chacune de 4 x 1 min dans un environnement aquatique) ou de mémoire à long terme (9+1 séances composées chacunes de 4 x 1 min dans un environnement aquatique). Ces tests auront une durée de 1 à 9 jours consécutifs et seront séparés les uns des autres de 2 jours en moyenne. Une autre cohorte de 252 animaux vigiles participera à l'étude des différentes phases de la consolidation de la mémoire à long terme sur une période de 9 séances consécutives + 1 séance de rappel 5 ou 25 jours après (chaque séance est composée de 4 x 1 min dans un environnement aquatique).
Impact sur les animaux
Pour nos procédures, nous attendons un inconfort suite à la chirurgie intracérébrale. La douleur et l’inconfort pendant la chirurgie seront pris en charge par les anesthésiques, les antidouleurs locaux et la couverture anti-inflammatoire, prolongée après la chirurgie. Les animaux seront observés minutieusement et quotidiennement après la chirurgie par les expérimentateurs formés pour détecter des signes d’inconfort prolongé et les traiter. Suite aux expérience de comportement dans les labyrinthes aquatiques (21°) une sensation de froid peut être générée, mais seulement pour un temps court (1 min). Les animaux s’habituent et nagent très vite se qui raccourcit le temps dans l’eau pendant les phase d’apprentissage à moins de 20 sec. Ils sont ensuite séchés et réchauffés rapidement à la sortie de l’eau avant de retrouver leur cage habituelle et leurs congénères. Les rats seront isolés 24h dans des cages pour mesurer l'activité générale individuelle. Cette phase peut entrainer une nuisance d'isolement social, et peut conduire à un stress durant cette courte periode d'isolement. Pour limiter l'impact de cet isolement social les cages individuelles seront disposées de façon à maintenir le contact visuel, sonore et olfactif avec les congénères et un baton à ronger sera ajouté dans chaque cage.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure pour prélèvements et analyses des tissus post-mortem.
Remplacement
Ce projet étudie une fonction cognitive telle que la réorganisation des souvenirs pour les maintenir à très long terme, il ne peut pas être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, ni être modélisé par l’informatique et l’I.A. Notons que les modèles murins possèdent des fonctions cérébrales proches de l’Homme, et que les processus pathologiques impliquant la mémoire sont particulièrement étudiés chez ces animaux. Ces modèles récapitulent également des altérations fonctionnelles de l’Homme comme celles de la maladie d’Alzheimer ou même de la schizophrénie. Les études chez le rat représentent ainsi des opportunités uniques pour l'étude de fonctions cognitives essentielles et pour l’ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques et la réalisation de tests précliniques.
Réduction
Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux pour permettre des analyses statistiques sur des groupes d’animaux expérimentaux avec leurs contrôles pertinents. L’impact de chaque traitement sera mesuré à l’aide de tests statistiques adaptés. Les calculs faits tiennent compte de la variabilité interindividuelle. Enfin, nous avons établi une progression dans les expériences qui nous permettra de ne pas réaliser les expériences suivantes si une cohorte d’animaux suffit à valider ou à invalider une de nos hypothèses de travail.
Raffinement
Afin de raffiner les conditions de vie des animaux, ils seront maintenus en groupe de 3 tout au long de ces procédures. Une exception pour le test d’activité locomotrice concernant 120 rats qui seront hébergés dans des cages individuelles pour 24h uniquement. Tous les rats bénéficieront de soins appropriés pour optimiser leur bienêtre et un élément (barre à ronger) est renouvelé dans les cages. Une observation soutenue du comportement spontanée dans la cage avec les congénères ou du comportement évoqué en interaction avec les expérimentateurs sera réalisé. Des points limites prédictifs sont mis en place pour limiter la souffrance si un problème devait survenir tout au long des procédures et particulièrement pendant ou après la chirurgie cérébrale. Les rats sont habitués à la manipulation par l’expérimentateur pour réduire le stress lié à la manipulation lors des expériences de comportement.
Choix des espèces
Nous avons choisi le modèle Rat car il possède des capacités cognitives élaborée et un répertoire comportemental complexe. La question cognitive posée requiert un modèle animal possédant une structure neuro-anatomique comparable à celle du cerveau humain, c'est le cas du Rat, mais pas des organismes plus simples tels que c elegans, drosophila, zebra fish. Les structures cérébrales impliquées dans la réorganisation et le maintien du souvenir sont aussi celles qui sont sujettes à des dysfonctionnements et des dégénérescences dans le cadre de pathologie cérébrale et mentale telles que la maladie d’Alzheimer, mais aussi le stress post-traumatique ou la dépression, qui ont en commun de présenter des déficits de la cognition et de la mémoire en particulier. Les animaux arriveront à l'age de 7 semaines pour etre en expérimentation entre 9 et 18 semaines, soit le stade jeune adulte.
Récupération locomotrice après des lésions médullaires chez le rat nouveau-né.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Tous tués à l'issue, 231 rats subissent des procédures d'un niveau de souffrance sévère commencées dès les premiers jours de vie. 144 d'entre eux sont opérés de la moelle épinière pendant 45 minutes au maximum, ce qui leur fait perdre l'usage des membres postérieurs, puis reçoivent deux injections quotidiennes pendant cinq jours et une injection par jour d'expérimentation entre le cinquième et le vingt-et-unième jour. Le porteur indique que le stress lié à la paralysie est limité par le maternage et que la prise de poids se normalise après quatre jours. Les tests comportementaux annoncés parmi les moyens réunis pour le projet ne sont pas détaillés, et le porteur affirme qu'aucune approche in vitro ou in silico ne peut modéliser la complexité d'un "organisme entier".
Objectifs
L’objectif principal de ce projet que nous souhaitons atteindre au cours des 5 années à venir est d’établir s’il est possible, et optimiser, le développement de la locomotion à la suite d’une lésion de la moelle épinière survenant au stade néonatal chez le rat. Le choix de la mise en place du projet au laboratoire à cet instant est le fruit d'un travail préparatoire qui a consisté à réunir l'ensemble des moyens matériels (chirurgicaux, tests comportementaux etc.) et l'expertise nécessaire à sa réalisation. En regard de l'absence d'outils non invasifs permettant chez l'homme l'exploration des phénomènes physiopathologiques que nous souhaitons étudier, et du manque de connaissances nécessaires à l'établissement d'outils de modélisation des lésions de la moelle épinière, notre projet ne peut s'abstenir de l'utilisation du modèle animal. Le choix du rat est objectivé par des niveaux de récupérations post-lésionnelles proches de l'humain. Au cours des cinq années, nous utiliserons au maximum 231 rats, chaque groupe expérimental étant constitué de 12 animaux, chiffre qui prend en compte les contraintes statistiques et la nature des expériences/analyses réalisées. Chaque expérience sera lancée dans un premier temps sur un nombre restreint d'animaux afin d'évaluer la pertinence de poursuivre la série expérimentale. Par ailleurs, dans le souci de réduire au maximum le nombre d’animaux dans les projets à venir, nous enrichirons une banque de tissu à partir des animaux utilisés dans ce projet.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux appréhender les risques, durant la période périnatale, d’une lésion de la moelle épinière et de développer des protocoles expérimentaux permettant de réactiver les réseaux locomoteurs sous-lésionnels.
Procédures
Les animaux (n = 144) seront soumis à des lésions de la moelle épinière, la durée de l'intervention est au maximum de 45 minutes. Ils recevront également deux injections quotidiennes (un analgésique et un anti-inflammatoire) durant les 5 jours de suivi post-opératoire et une injection sous-cutanée le jour des expérimentations, qui seront quotidiennes entre le jour postnatal 5 et postnatal 21. Enfin tous les animaux recevront une injection d'un analgésique suivi 30 minutes plus tard par l'injection d'un anesthésique le jour de leur euthanasie.
Impact sur les animaux
Les lésions de moelle épinière vont induire une perte de mobilité des membres postérieurs chez les nouveau-nés dont les conséquences en terme de stress notamment physique seront limitées du fait du maternage de la mère et du traitement préventif post-opératoire. Les douleurs inhérantes à l'intervention chirurgicale seront prévenues par la mise en place d'un traitement post-opératoire analgésique et anti-inflammatoire. Les animaux nouveau-nés ayant subi une lésion auront également une prise de poids réduite durant les 4 premiers jours suivant la lésion entrainant un stress physique supplémentaire, cependant leur poids se normalisera les jours suivants, l'alimentation étant assuré par la mère la perte de mobilité n'entraine pas réellement de difficulté pour se nourrir à moyen terme et la récupération fonctionnelle spontanée permet aux animaux de récupérer un niveau de mobilité suffisant pour se nourrir seuls après le sevrage.
Devenir
Tous les animaux impliqués dans ce projet seront euthanasiés à la fin des expériences.
Remplacement
Il n’y a au jour d’aujourd’hui aucunes méthodes alternatives nous permettant d’aborder notre projet sans passer par l’étude de modèles animaux, que ce soit les approches in vitro, ou in silico, qui ne peuvent pas reproduire, ou modéliser la complexité d’un organisme entier.
Réduction
Nous prévoyons d’utiliser le nombre minimal de rats nécessaire pour obtenir des analyses statistiques fiables et cohérentes, nombre dépendant de la technique utilisée. En outre animaux mâles et femelles seront utilisés.
Raffinement
Nos animaux seront hébergées dans une animalerie conventionnelle, au sein de laquelle le bien-être et la santé des animaux sont suivis quotidiennement, permettant de détecter toute anomalie physique ou comportementale potentiellement révélatrice de signes cliniques. Les conditions de stabulations (température hygrométrie, cages, nourriture, litière, enrichissement) sont adaptées au modèle rat. Les conditions d’élevage, d’hébergement, de soin et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour éviter et réduire au maximum toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable que pourraient ressentir les animaux. Un soin particulier sera accordé à l’observation des animaux, de plus, des traitements appropriés (anesthésie, anti-douleur) sont utilisés pour pallier la douleur associée aux opérations chirurgicales. Pour identifier les dommages et contraintes subis par l’animal, nous avons définis une fiche de suivi du bien-être animal permettant d'établir des points limites adaptés à l'état de l'animal et permettant la mise en oeuvre de traitements rapides et adaptés. L’ensemble des procédures est encadré et mis en œuvre par du personnel dument formé et habilité aux méthodologies utilisées et au bien-être animal.
Choix des espèces
Le choix du rat comme modèle expérimental est motivé par: 1) l'absence de récupération spontanée d'une activité locomotrice en dessous d'une lésion complète de la moelle épinière observée chez le rat qui est extrêmement proche de la physiopathologie humaine; 2) le fait que le rat, notamment la souche non-consanguine Sprague-Dawley, est un animal docile, facile à manipuler, ayant une bonne qualité maternelle, et résistant aux infections d'une façon générale, ce qui est un plus certain pour la réalisation de projets tels que le notre qui incluent un volet chirurgical associé à un aspect développemental; 3) la possibilité de réaliser des lésions spinales chez le très jeune animal sans risque majeur d'augmenter les niveaux de mortalité, sans risque d'abandon de la mère (pré-conditionnée au cours de la gestation) au retour dans la portée à la suite d'une chirurgie. Les animaux seront utilisés des tous premiers stades néonataux à l'âge adulte. La raison principale est que notre projet propose d'étudier l'impact et les conséquences d'une lésion spinale en fonction du stade développemental au cours duquel elle survient. En effet le degré de plasticité, et probablement la nature des phénomènes plastiques, du système nerveux évolue au cours du temps, ce qui implique que les possibilités de récupération post-traumatique, et/ou les modalités en permettant l'émergence varient avec l'âge. Ainsi la récupération locomotrice après une lésion de la moelle épinière chez le jeune animal est supérieure à celle rapportée chez l'adulte.
Gestion de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Conservation des espèces
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Rats : 25000
300 000 rongeurs vont être utilisés, 275 000 souris et 25 000 rats, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Chaque animal peut subir jusqu'à quatre biopsies de l'oreille ou de la queue et jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, en plus du tatouage d'identification, et les lignées entretenues peuvent porter un phénotype dommageable dont le porteur admet ne pas toujours connaître l'impact avant caractérisation. À l'issue, les animaux sont soit expédiés, soit tués, le porteur précisant qu'ils "appartiennent au scientifique" et ne peuvent être replacés. L'objet du projet est de fournir des rongeurs génétiquement modifiés à des laboratoires, activité présentée comme un bénéfice en soi puisqu'elle améliore la "qualité génétique, sanitaire et zootechnique" des animaux livrés.
Objectifs
Ce projet a pour objectif la caractérisation et/ou l’élevage de lignée de rongeurs génétiquement modifiées qui développent des traits physiologiques spécifiques, et parfois pathologiques (appelés phénotypes) dû à la mutation des gènes ou encore la réalisation d'une biopsie (prélévement d’un morceau d’oreille le plus souvent, ou de queue) en plus d’une identification par tatouage des animaux. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique, par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées génétiquement modifiées, si nous ne connaissons pas l’impact de la mutation génétique sur l’animal, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre sa gestion optimale, sa prévention ou son traitement adéquat. Si l’impact de cette mutation est avéré et connu, la gestion de cette lignée y sera adaptée par la définition / surveillance des possibles signes cliniques ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée transgénique, il est important de savoir si l’animal est porteur ou non de la mutation génétique, pour cela, une biopsie de taille réduite peut être réalisée qui permettra d’extraire l’ADN de l’animal et ensuite de vérifier si l’animal à la mutation dans son ADN. Enfin, certaines lignées transgéniques sont induites par une hormone. Pour induire cette mutation d’intérêt, une injection de l’hormone pourra également être réalisée. Pour ce projet, nous comptons 300 000 animaux (ajout de 10% en prévision de la hausse d’activité) répartis entre 500 et 600 projets différents. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes parfois pathologiques de leur mutation.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux transgéniques (avec un statut génétique et sanitaire connu) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement altérées et une standardisation et raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la caractérisation génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production et de la qualité génétique, sanitaire et zootechnique des animaux génétiquement altérés à fournir aux scientifiques pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : A maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute, à des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Expression d’un phénotype dommageable et des signes cliniques associés. Douleur, signes cliniques ou stress exprimé pendant l’évaluation Bien Etre Animal. Douleur et stress associés à une biopsie par méthode invasive (4 biopsies maximum, oreille ou queue) en plus d’une identification. Douleur et stress associés à un prélèvement sanguin. Douleur, stress et perte de poids dûs aux contentions. Douleur, stress et perte de poids dûs à l'injection du ligand.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit expédiés, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet (par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction), ou d’éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels).
Raffinement
Les observations par le personnel technique permettent d’évaluer le stress, la douleur et la souffrance et d’y répondre au plus vite en faisant appel aux techniciens qualifiés et compétents et au vétérinaire. Si un point d’intervention est atteint, le technicien met en place un enrichissement adapté, un isolement et/ou si besoin la mise à mort de l’animal. En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place par des techniciens qualifiés et compétents au suivi vétérinaire des animaux. Les lignées connues pour pouvoir présenter un phénotype dommageable peuvent être observées et vérifiées de manière plus fréquente et plus spécifique avec des points limites et des raffinements précis. Ceci est évalué lors de la caractérisation du phénotype de la lignée ou en lien avec le scientifique en charge de cette lignée et le vétérinaire lorsque le phénotype attendu est connu. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite terminal , l’animal est immédiatement mis à mort. Pour chaque phénotype dommageable, une mise en place de points limites non terminaux est adoptée afin de réaliser un suivi plus précis et plus optimum et la mise en place de soins adaptés (soutien nutritionnel, enrichissement spécifique, …). Si des animaux présentent des signes cliniques qui peuvent être atténués ou guéris à l’aide d’un traitement, avec accord du scientifique, ce traitement est mis en place. Les animaux déclarant un phénotype dommageable léger à modéré mais aptes à voyager seront expédiés avec une communication auprès de l’utilisateur final afin qu’il puisse gérer selon les normes éthiques et de bien-être animal leur réception et utilisation. En cas de prélèvements sanguins, les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivront la réglementation, les recommandations de la « Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisées que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. A chaque abord d’une voie vasculaire, un point de compression sera effectué le temps suffisant pour assurer l’arrêt du saignement. Une observation de l’animal sera réalisée au retour dans sa cage pour s’assurer de sa récupération immédiate.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont développées, maitrisées et avec de nombreuses données scientifiques. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables et permettent ainsi de mener de manière plus fiable des études en recherche et développement. Pour ce projet, nous devons caractériser et élever des animaux génétiquement modifiés qui peuvent développer des caractéristiques cliniques spécifiques à tout âge. Pour vérifier la présence de la modification génétique, une biopsie est réalisée le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une nouvelle biopsie à l’âge adulte peut être demandé pour vérification. Une analyse du sang peut également permettre de vérifier que l’animal présente les caractéristiques attendues, cette dernière se fait après 4 semaines d’âge minimum (adulte) Pour finir, la modification génétique peut être induite par l’injection d’une hormone, cette injection peut se faire à partir de 8.5j après la fécondation.