Rats

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  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles urogénitaux
Souris : 3710
Rats : 4060
Cochons d'Inde : 1220
Souffrances
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▲ 270
▲ 3080
▲ 5640
Devenir
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 270
 8720

8 990 souris, rats et cobayes vont être utilisés dans des procédures de douleur viscérale, dont 5 640 dans celles classées au niveau de souffrance le plus élevé. Les équipes leur induisent la douleur par administration d'un réactif ou par chirurgie, puis mesurent leur réaction à des stimulations tactiles ou thermiques appliquées sur la zone rendue douloureuse, et prélèvent sang et urine. 270 rongeurs seulement seront réutilisés, tous les autres tués, le porteur indiquant que les animaux modélisant une douleur chronique ne peuvent pas être maintenus en vie dans de bonnes conditions. L'objectif déclaré reste de tester l'efficacité analgésique ou anti-inflammatoire de nouveaux traitements, et le porteur affirme que les approches in vitro, ex vivo ou in silico ne reproduisent pas les interactions au sein du "corps entier".

Objectifs

En France, la douleur est la première cause de consultation en médecine générale et dans les services d’accueil d’urgence. Parmi les douleurs fréquemment observées, les douleurs viscérales (et autres troubles digestifs) sont très représentées. Un sondage IFOP de 2021 relevait que près de la moitié de la population française (45%) était concernée par des troubles digestifs, les principaux troubles représentés étant les douleurs abdominales et le transit irrégulier. Globalement, tout le monde (ou presque) a ressenti, au cours de sa vie, des douleurs abdominales, qui peuvent se traduire par des crampes, des brûlures, des élancements, des torsions... Apparaissant de manière soudaine ou progressive, d'une durée qui peut être courte ou très longue, et d'intensité variable. Tous les tissus abdominaux peuvent être à l'origine du mal de ventre (intestins, reins, vaisseaux, muscles...) et les douleurs abdominales peuvent également être présentes en cas de maladies des organes du thorax (cœur, plèvre...) ou du pelvis (organes génitaux, vessie...). Dans la majorité des cas, ces douleurs sont liés à une mauvaise digestion, un mauvais transit, ou une colopathie fonctionnelle (syndrome du colon irritable), mais les causes potentielles sont multiples (gastrite, ulcères, cystite, endométriose, maladie de Crohn...). La prise en charge doit donc être adaptée à l'origine de la douleur, et la nature des traitements est multiple (antispasmodiques, pansements digestifs, anti-inflammatoires...). Certaines maladies (notamment chroniques) n'ont à ce jour pas de traitement permettant de les guérir (par exemple, la maladie de Crohn, l'endométriose...). Il apparait donc nécessaire de poursuivre la recherche de traitements permettant de traiter les causes et les symptômes des douleurs abdominales. Egalement, il est parfois nécessaire de vérifier l'absence d'effet algésiques (douloureux) causés par de nouveaux candidats médicaments. Ce projet met en place différents modèles de douleur viscérale, permettant d'étudier l'efficacité (analgésique, anti-inflammatoire, etc) ou d'évaluer l'absence d'effets secondaires de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Les douleurs viscérales sont extrêmement répandues, d'origines diverses et leur prise en charge est parfois compliquée, notamment dans le cadre de douleurs chroniques. La recherche de traitements permettant de traiter les causes et les symptômes des douleurs abdominales se poursuit donc. Ce projet permettra d'étudier l'efficacité (analgésique, anti-inflammatoire, etc) ou d'évaluer l'absence d'effets secondaires de nouveaux traitements dans différents modèles de douleur viscérale chez le rongeur.

Procédures

Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 max) par jour; pendant 1 à 6 semaines en fonction de la spécificité du traitement). L'induction sera réalisée par administration d'un réactif (environ 1 minute, sous contention ou sous anesthésie) ou par chirurgie (quelques minutes, sous anesthésie). Le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de quelques minutes) et des tests comportementaux (réaction à des stimuli tactiles ou thermiques, de l'ordre de quelques secondes à 5 minutes). Des prélèvements sanguins (en général 2 maximum par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non). Un prélèvement d'urine (après isolement 24 h max) pourra être réalisé dans le modèle de cystite.

Impact sur les animaux

Les manipulations réalisées au cours des procédures peuvent entraîner un stress le temps de l'administration de réactif, de substance, ou lors d'un prélèvement sanguin, notamment du fait de la contention. Le cas échéant, la phase d'isolement ou de mise à jeun peut également causer un stress. En cas de phase chirurgicale, il est possible qu'elle entraîne une douleur post-opératoire au site concerné. Les tests comportementaux basés sur la stimulation tactile ou thermique d'une zone potentiellement douloureuse peuvent entraîner une douleur aigue au moment du test (la stimulation est arrêtée dès la réaction de retrait de l'animal). Les modèles décrits ici sont des modèles de douleur viscérale. En fonction du modèle étudié, l'animal peut présenter une douleur abdominale, des crampes, ou une altération de l'état général (baisse de l'activité locomotrice, perte transitoire de poids, voire difficulté à uriner dans le modèle de cystite).

Devenir

Les animaux de ce projet (sauf animaux sham) seront tous euthanasiés à la fin de l'étude car ils modélisent des douleurs chroniques viscérales, et leur maintien en vie ne peut être assuré dans de bonnes conditions. De plus, dans la plupart des cas, des organes seront collectés en fin d'étude afin d'analyser les tissus (marqueurs d'inflammation, histologie...). Les animaux Sham (c'est-à-dire soumis aux mêmes manipulations (injections, tests...) que les animaux modélisant une pathologie, mais sans que la pathologie/les symptômes ne soient induits) pourront être maintenus en vie à la fin de ce projet s'il n'y a pas de prélèvement d'organe nécessaire, et à la condition qu'ils ne présentent aucun signe de douleur ou de mal être.

Remplacement

Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car les modèles in vitro, ex vivo ou in silico ne permettent pas de reproduire actuellement les organes complexes et surtout leur interaction au sein du corps entier, ce qui est un point particulièrement important dans ces modèles car les douleurs abdominales sont d'origines diverses (pouvant provenir de multiples organes) et peuvent faire intervenir le système immunitaire, notamment dans le cas des maladies inflammatoires. Ces conditions spécifiques ne peuvent actuellement pas être reproduites in vitro, et l'étude de l'efficacité des traitements (analgésiques, anti-inflammatoires...) nécessite l'utilisation d'animaux vivants (étude de l'efficacité contre la douleur, ou encore réduction de l'inflammation...). Cependant, dans la majorité des cas les traitements médicamenteux étudiés dans le cadre de ce projet ont été sélectionnés au cours d'études in vitro et/ou in silico avant leur évaluation chez l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude et des prélèvements d'organe en fin d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.

Raffinement

Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). En cas de phase chirurgicale, les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets. Si pertinent, une anesthésie légère sera appliquée pour certaines administrations ou prélèvements sanguins.

Choix des espèces

Rats, souris et cobayes sont bien décrits dans la littérature comme modèles de douleurs viscérales de différents types. Principalement animaux sevrés (à partir de 21 jours, jusqu'à l'âge adulte) car les troubles étudiés dans ce projet commencent plutôt à être détectés et soignés à partir de l'adolescence ou l'âge adulte (ne sont pas principalement des maladies pédiatriques).

Etudes de toxicologie rongeur

(NTS-FR-430349v1 – 29/02/2024)
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 20000
Rats : 20000
Souffrances
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▲ 40000
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Devenir
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 40000

40 000 animaux non-humains, 20 000 souris et 20 000 rats, vont être utilisés et tous tués pour analyse histopathologique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un candidat médicament, un vaccin ou un produit chimique par voie orale ou par injection, chaque jour ou chaque semaine, sur des études pouvant durer un, trois ou douze mois, avec jusqu'à une vingtaine d'interventions par animal et par semaine, des prises de sang en tube de contention sur animal vigile, une mise à jeun et jusqu'à seize heures en cage à diurèse. Le porteur retient comme effets attendus l'inconfort, le stress, la douleur transitoire et la perte de poids, et parle de "sacrifices" pour désigner les mises à mort intermédiaires. Il indique que ces essais répondent à une exigence réglementaire et affirme qu'il n'existe pas encore de méthode in vitro pour certains effets, en raison de la complexité des organismes vivants.

Objectifs

L’objectif de ce projet est l’évaluation des caractéristiques toxiques chez le rongeur d’un candidat médicament, d’un vaccin ou d’un produit chimique, conformément aux lignes directrices du médicament ou de l'OCDE. Ces études interviennent lors de plusieurs phases du développement (précocément pour les études préliminaires, en prérequis avant tout essai clinique chez l’Homme pour les études subchroniques, ou dans les dernières étapes du développement d’un médicament avant sa mise sur le marché pour les études chroniques). Ces études permettent l’évaluation du risque pour l’Homme ou l’animal, en fournissant des informations sur les organes cibles et sur les effets toxiques majeurs, en déterminant notamment une dose sans effet adverse intégrée dans les critères de marge de sécurité pour l’utilisation ou l’exposition humaine ou pour un usage vétérinaire.

Bénéfices attendus

Le nombre minimal d’animaux par groupe et ou/sexe suit les recommandations des lignes directrices dans le but de garantir suffisamment d’animaux pour permettre la détection des signes de toxicité au début des premiers essais chez l’Homme ou l’animal). Ces effectifs minimums sont aussi recommandés pour garantir le succès des tests statistiques [tests de normalité variance , comparaison de moyennes par exemple] afin d'interpréter les résultats. L'ensemble des études du projet vise à identifier la tolérance locale des produits, une toxicité d'organe, un potentiel clastogène et aneugène d'une substance, un profil métabolique et pharmacocinétique, et/ou des seuils de toxicité (dose maximale tolérée, dose sans effet...) permettant le calcul de marge de sécurité chez l'Homme en gardant à l'esprit en permanence le ratio bénéfice/risque du produit concerné pour la santé humaine (industrie pharmaceutique), la sécurité d’utilisateurs (industrie chimique) ou le bénéfice pour l’animal (industrie vétérinaire).

Procédures

Les animaux sont traités par différentes voies (principalement orale mais aussi injection intramusculaire, sous- cutanée ou intraveineuse) de façon journalière ou hebdomadaire avec le produit d’intérêt. La durée de l’administration est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 1 heure maximum, dans le cas de perfusions intraveineuses. La durée des études peut être courte (un jour) ou longue [en général de 1, 3, ou 12 mois pour les études règlementaires]. Des prélèvements sanguins (sur animal vigile placé dans un tube de contention ou sous anesthésie) et des recueils urinaires sont également possibles pour bilan hémato-biochimique ou hormonal par exemple ; ils sont réalisés à une fréquence et aux volumes conformes aux recommandations éthiques en vigueur. Tout prélèvement dépassant ces recommandations devra être justifié et fera l'objet d'une réévaluation par le comité d'éthique (balance bénéfice/ contrainte pour l'animal). La manipulation des animaux durant les interventions est généralement inférieure à 1 heure par animal par jour (en considérant, par exemple, une journée avec 1 administration + 6 prélèvements sanguins soit environ 30 min). Jusqu’à une vingtaine d’interventions peuvent être réalisées par animal et par semaine (en considérant, par exemple, une administration quotidienne et 12 prélèvements sanguins dans la semaine). Une mise en diurèse en cage métabolique, n’excédant pas 16h est aussi possible. Une mise à jeun temporaire (en présence d’eau) peut être nécessaire (maximum 16h). Dans certaines situations, les animaux peuvent être soumis à un hébergement individuel dans leur cage (en cas d’agressivité ou de soins individuels par exemple).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus correspondent : - aux effets pharmacologiques du produit administré (ex : action au niveau du système nerveux central), - à l’inconfort, au stress et/ou à la douleur transitoires liés aux procédures (prélèvements, administration répétée, contention, mise à jeun éventuelle) ; - aux effets systémiques (ex : pertes de poids, baisse de consommation alimentaire) qui peuvent être observés.

Devenir

Les études de toxicologie incluent souvent une analyse histopathologique pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus ; à ce titre les animaux seront euthanasiés en fin d’étude.

Remplacement

L’évaluation de la toxicité de candidats médicaments/produits chimiques selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, et ces études ne peuvent pas être réalisées in vitro. Il n’existe pas encore de méthode alternative in vitro pour mettre en évidence certains effets, en raison notamment de la complexité des organismes vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe est très variable en fonction du design de l’étude : un ou deux sexes, animaux satellites ou non pour analyses de toxico-/pharmacocinétique ou pharmacodynamie, nombre de temps intermédiaires pour des sacrifices ou analyses spécifiques, type de marqueurs mesurés (sensibilité des méthodes d’analyse), comparaison avec des composés de référence, nombre de doses testées, criblage de plusieurs produits, etc. Pour les études à objectif règlementaire, le nombre d’animaux est précisé dans les lignes directrices correspondantes. En se basant sur des tests statistiques, comprenant a minima des tests de normalité, analyse de la variance et tests comparant les moyennes des groupes, le nombre d’animaux utilisés sera le minimum possible en fonction de ces considérations et des objectifs de l’étude.

Raffinement

L'état général des animaux est surveillé quotidiennement. Les paramètres suivants peuvent être contrôlés régulièrement (en fonction des signes attendus) afin d’évaluer l’état de santé des animaux : poids corporel et consommation de nourriture et d’eau, température corporelle, signes cliniques, morbidité/mortalité (liste non exhaustive). Toute anomalie est signalée au Directeur d’étude et si besoin, au vétérinaire selon la sévérité et le degré d’urgence. Si un ou plusieurs points limites sont atteints (perte de poids continue, signes locaux ou généraux ne pouvant être traités/soulagés...), que la douleur de l’animal ne peut être soulagée ou que l’inconfort ne peut pas être suffisamment limité à son minimum, la décision d'interrompre le traitement ou d'euthanasier l'animal sera prise. Des techniques de prélèvement sanguin (ex : via veine caudale, sublinguale, jugulaire, sous-mentonnière, mandibulaire, saphène...) sont utilisées selon les bonnes pratiques vétérinaires et procédures internes validées, quand elles sont compatibles avec les volumes de sang/fréquences à obtenir. Certains traitements sont réalisés sous anesthésie pour éviter le stress, le douleur ou l’inconfort, comme par exemple les administrations intramusculaire et intra-articulaire. Les rongeurs sont hébergés en groupe (il doit être évité le plus possible tout isolement d’individus). Cependant, certaines situations expérimentales exigent l’hébergement individuel et devront être dûment argumentées (comportements antisociaux comme chez la souris mâle, voie d’administration dermale, par exemple). Pour certains produits (exemple : CNS) une période d'habituation aux doses peut être effectuée sur les animaux avant la toute première administration.

Choix des espèces

Au-delà des aspects pratiques (manipulation), le recours à une espèce rongeur dans le développement préclinique est une exigence réglementaire (ICH M3(R2), CPM/SWP1042). C’est aussi une espèce de laboratoire très largement utilisée en recherche biomédicale (littérature et connaissance très larges) qui permet le classement de produits chimiques dans de nombreuses classifications de dangers. Le rat est souvent cité car il reste d'une taille suffisante pour l'observation des lésions (la souris étant petite et plus sujette à variabilité ou connue pour plus de sensibilité à certaines molécules) ou car il est le seul modèle validé (exemple perturbateur endocrinien). La souris est parfois préférée au rat pour raison d’homologies avec l’Homme (exemple paramètres immunologiques), le Hamster pour son métabolisme, le cobaye pour la voie dermale ou pour paramètres immunologiques. Le choix de l’espèce/souche est dicté par différents facteurs : résultats déjà existants, métabolisme vitro et/ou pharmacocinétique/pharmacodynamique. Les animaux ont 5 à 6 semaines d’âge en début de traitement car ils sont en âge de croissance. Dans certains modes d'administration, il est possible d'augmenter légèrement l'âge (voie dermale, souris) pour des contraintes techniques ou pour des raisons scientifiques (maturité du système immunitaire). Les animaux ne doivent pas être gravides. Cet âge permet, selon les modes d’administration choisis, de réaliser des analyses avant le premier jour de traitement (prises de sang, pesées corporelles, ophtalmologie, etc.) ainsi que de prévoir une période d’acclimatation suffisante après réception des animaux. Les animaux ont 5 à 6 semaines d’âge en début de traitement car ils sont en âge de croissance. Dans certains modes d'administration, il est possible d'augmenter légèrement l'âge (voie dermale, souris) pour des contraintes techniques ou pour des raisons scientifiques (maturité du système immunitaire). Les animaux ne doivent pas être gravides. Cet âge permet, selon les modes d’administration choisis, de réaliser des analyses avant le premier jour de traitement (prises de sang, pesées corporelles, ophtalmologie, etc.) ainsi que de prévoir une période d’acclimatation suffisante après réception des animaux.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 232
Rats : 232
Souffrances
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▲ -
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Devenir
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 464

Rendus diabétiques par une injection unique puis greffés d'îlots pancréatiques sous anesthésie, 232 souris et 232 rats sont tous tués pour des prélèvements terminaux, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une chirurgie d'environ une heure suivie d'une semaine d'isolement, des tests de tolérance au glucose avec jusqu'à dix prélèvements sanguins sur trois à six heures, des prises de sang jusqu'à trois fois par semaine pendant six mois, et une évaluation de la neuropathie par stimulation tactile et thermique des pattes. Alors que la gravité déclarée est sévère, le porteur ne décrit que des "effets indésirables légers", perte de poids, épisodes d'hypoglycémie, jeûne de seize heures et stress lié aux administrations. Il affirme que les modèles animaux "restent indispensables" pour valider la tolérance et l'efficacité du dispositif chez l'humain.

Objectifs

Le diabète est une maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie chronique résultant d’un défaut de sécrétion d'insuline (diabète type 1) ou d'action de l'insuline (diabète de type 2). L’hyperglycémie chronique expose les personnes atteintes à un risque accru de pathologies plus graves telles que la néphropathie, la neuropathie, les complications cardiovasculaires, oculaires (rétinopathie). Aujourd’hui, l’incidence du diabète a atteint une proportion pandémique et les estimations pour les prochaines années sont alarmantes, on estime que d’ici à 2045, le nombre de diabétiques s’élèvera à 700,2 millions dans le monde. Le diabète de type 1 (DT1), résulte d’une réaction auto-immune par une autodestruction progressive des cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas, productrices d’insuline. Ainsi, les patients souffrants de DT1 n’ont d’autre choix qu’un apport exogène d’insuline pour pouvoir réguler leur homéostasie glucidique. Aujourd’hui, malgré une amélioration non négligeable de la gestion du DT1 par le développement des analogues à l’insuline et l’utilisation de moniteurs de glycémie, la régulation glucidique reste compliquée pour certains patients. En effet, ces derniers sont souvent exposés à des épisodes d’hypoglycémie iatrogène.Une alternative offrant une meilleure capacité de régulation glucidique serait une greffe d’ilots pancréatiques. Toutefois, le recours systématique aux traitements immunosuppresseurs pour protéger les cellules greffes de la destruction à médiation immunitaire, reste le principal obstacle. Afin d’éviter l’utilisation de traitement immunosuppresseur, qui expose le patient à un risque accru de complications infectieuses, la greffe d’ilots pancréatiques encapsulés représente une stratégie thérapeutique prometteuse. En effet, les cellules d’ilots de Langerhans sont contenues dans une capsule semi-perméable, les protégeant ainsi du rejet par le système immunitaire, tout en permettant le passage à la fois des nutriments, de l’oxygène et de l’insuline. Ainsi, l’objectif du présent projet est d’évaluer l’efficacité des ilots encapsulés implantés chez les animaux diabétiques sur la régulation métabolique et à prévenir les complications liées au diabète (rétinopathie et neuropathie).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer l’efficacité des implants d’ilots pancréatiques sur la régulation métabolique et leur tolérance locale chez les rats diabétiques. Par ailleurs l'effet préventif des implants sur les complications du diabète (neuropathie, rétinopathie) est également évalué.

Procédures

Les troubles métaboliques sont induits par une administration unique d'un réactif (durée d'environ 1 minute). Après sélection des animaux diabétiques, les ilots pancréatiques nus ou encapsulés sont injectés ou implantés/explantés par chirurgie sous anesthésie qui dure généralement 1 heure. Par la suite, les animaux sont maintenus isolés avec enrichissement pour une meilleure récupération post-chirurgicale (généralement pour une semaine). Juste avant la chirurgie et durant la période post chirurgicale, anti-inflammatoire et antibiotique sont administrés par bolus rapide (quelques secondes) par voie sous-cutanée ou intramusculaire (de manière générale) selon les bonnes pratiques vétérinaires. Les tests de tolérance au glucose et à l’insuline (1/ mois) nécessitent une administration unique par voie orale, intrapéritonéale ou sous cutanée (durée d’environ 1 minute) suivie de prélèvements d'une goutte de sang (durée de quelques secondes, 10 prélèvements maximum, sur 3 à 6 h de test). Par ailleurs, des prélèvements de sang peuvent être réalisés de manière répétée par exemple : 3 fois par semaine au maximum pendant la toute durée de l’étude (6 mois au maximum), chaque prélèvement durant quelques secondes à 3 minutes. De plus, un hébergement individuel (durée maximum de 24 h) peut être nécessaire au cours de l'étude pour prélèvement d'urine ou de fèces. L’évaluation de la neuropathie se fait par stimulation tactile et/ou thermique au niveau des pattes de l’animal, la procédure dure quelques minutes et peut être répétée 1 fois par semaine au maximum. Enfin, un examen du fond de l’œil (durée de quelques minutes, répété 1 fois par semaine au maximum) est réalisé par méthode non invasive (ophtalmoscope).

Impact sur les animaux

Dans ce projet, des effets indésirables légers peuvent apparaitre dans certaines procédures, ceux-ci sont essentiellement marqués par : (1) une perte de poids suite à l'induction des troubles métaboliques, (2) des phases d’hypoglycémie ou d'hyperglycémie, (3) une courte privation de nourriture (pour une durée n’excédant pas 16h ± 1 h) ou des prélèvements sanguins et/ou urinaires, (4) à un stress lié à l'administration de substance. Toutefois, si une souffrance devait apparaître, l’atteinte de points limites clairement établis permettraient l'euthanasie de l'animal. Par ailleurs, de courtes périodes d'isolement n’excédant pas 24h ± 1h sont nécessaires au projet (en veillant à conserver le contact olfactif, visuel et sonore entre les congénères). En outre, lors de la phase de récupération post-chirurgicale, une attention particulière est apportée (surveillance des cicatrices, état général, poids, appétit, excrétion de fécès…).

Devenir

Tous les animaux sont soumis à des prélèvements terminaux ce qui implique leurs euthanasies.

Remplacement

De nombreux tests ex vivo (in vitro et in silico) sont réalisés avant les tests sur l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant de générer des données préliminaires de concept, d’effectuer un tri du matériel d’encapsulation et de ne retenir que les matériaux présentant une certaine efficacité et inocuité.. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substances à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne donnent aucune indication sur la tolérance et l’efficacité du complexe (capsule-ilots) chez l’Homme. Ainsi, les modèles d'animaux restent indispensables pour valider et optimiser de nouvelles thérapies pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif (Implant sans ilots ou Placébo) et éventuellement à un contrôle positif et négatif (implantation d’ilots par voie intra-portale : ilot allogénique et ilot syngénique) si cela s'avère pertinent. Quand le protocole d'étude le permet, un groupe traité est utilisé comme son propre contrôle permettant ainsi d’utiliser un nombre d’animaux réduit. Les données de la littérature indiquent qu’un effectif de 8 animaux (rats et souris) en standard par groupe (nombre de groupes variables, selon l’objectif de l’étude) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. L’analyse statistique prévue repose sur des tests paramétriques. Par ailleurs, des prélèvements terminaux peuvent être ajoutés en fin de procédure pour éviter une répétition inutile de l'étude.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites clairement définis et spécifiques à la procédure, permettant de stopper l'étude et/ou d'euthanasier, de façon précoce, tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Par ailleurs, et au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux, celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De la même manière, les chirurgies sont raffinées au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins pré/post-opératoires complets.

Choix des espèces

L’impact de substances pharmacologiques sur le métabolisme de rongeurs (rats, souris), est prédictif de leur efficacité et/ou sécurité en clinique. En effet, le rongeur s'est avéré être un modèle fiable pour découvrir et valider de nouveaux traitements du Diabète, il présente une physiologie proche de celle de l'Homme. Les études sont principalement menées sur des jeunes rongeurs sains dont l'âge est compris entre minimum 4 semaines (correspond à la fin du sevrage des animaux) et maximum 20 semaines (correspond à l'apparition du processus de sénescence). Par ailleurs les rongeurs soumis à la procédure d'induction du diabète par injection de streptozotocine seront agés au maximum de 12 semaines en début de traitement et ce afin d'éviter le risque de mortalité.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Rats : 70
Souffrances
▲ 70
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Devenir
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 70

Tués avant tout réveil après un prélèvement de liquide céphalorachidien sous anesthésie, 70 rats servent à mettre au point une méthode de dosage des acides gras par spectrométrie de masse. Le projet ne teste aucun traitement et ne porte sur aucune maladie, il cale une technique analytique sur des organes et des fluides prélevés après la mort, foie, colon, sang, cerveau, urines et fèces. Le porteur indique que la même méthode pourra ensuite être appliquée à des prélèvements humains, et retient comme seule nuisance déclarée le stress du transport vers la salle de chirurgie. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne remplace "l'animal entier" et conclut que le recours aux rats est "indispensable".

Objectifs

Le projet présenté est un projet de développement technologique qui permet de quantifier des petites molécules dans n’importe quel type de prélèvement. L’objectif est de développer une méthode de quantification des acides gras (courte, moyenne et longues chaînes) dans plusieurs organes ou tissus du rat afin de réaliser une cartographie de ces derniers et permettre de visualiser les échanges en acides gras entre ces tissus. La méthode sera utilisée pour la différentiation de rats sains et pathologiques ou la recherche de biomarqueurs. Les acides gras sont impliqués dans de nombreux métabolismes mais aussi dans de nombreuses pathologies : (i) inflammatoires, particulièrement du système digestif ; (ii) des maladies neurodégénératives, telle que Alzheimer ; (iii) des troubles du spectre de l’autisme. La principale source d’acides gras est l’alimentation. Du système digestif, les acides gras passent par la veine cave pour être distribués aux différents compartiments biologiques tels que le foie, le sang, les muscles, le cerveau. Les acides gras à courte chaîne réagissent avec des récepteurs et sont impliqués dans la communication entre intestin (microbiote intestinal) et cerveau. Les acides gras sont déjà très étudiés mais les études se cantonnent à quelques tissus. La plus-value de ce projet est d’apporter une méthode de quantification des acides gras dans les fèces, l’urine, le foie, le colon, le sang, le liquide céphalo-rachidien (LCR) et le cerveau avec une unique gamme de calibration, permettant des analyses sur différents tissus au cours d’un même examen. La méthode d’extraction des acides gras sera optimisée et spécifique à chaque tissu. L’objet de ce document est de formaliser le prélèvement des différents tissus.

Bénéfices attendus

L’objectif est de visualiser et quantifier les acides gras dans l’ensemble du corps, de leurs productions jusqu’à leurs transformations. Une fois cette méthodologie testée sur des rats, elle pourra être appliquée dans des modèles animaux pour mieux comprendre le rôle des acides gras dans la physiopathologie de maladies notamment cérébrales. La même méthodologie pourra aussi être appliquée sur des prélèvements humains pour explorer le rôle potentiel d’acides gras en tant que biomarqueurs de maladies (diagnostic, évolution, effets de thérapeutiques…).

Procédures

Prélèvement du Liquide céphalo rachidien sous anesthésie gazeuse : 1 fois pendant 3 min.

Impact sur les animaux

Nous ne pouvons pas exclure que les animaux présentent un stress lors du transport vers la salle de chirurgie et du temps de latence avant induction de l’anesthésie, même si l’habituation est censée minimiser tout stress dans ce contexte.

Devenir

Tous les animaux seront euthaniasiés à l'issue du projet. Les organes seront prélevés afin de réaliser des études in-vitro.

Remplacement

Chez l’humain, aucun modèle in vitro n'est à même de remplacer l'animal entier étant donné la complexité des processus mis en jeu, et ne permet d’étudier la biodistribution des acides gras dans tous les organes d'un individu. De plus, les échantillons humains disponibles de manière non-invasive sont limités aux fèces, à l’urine et de manière invasive au sérum et au LCR. Dans ce contexte, le recours à l'animal est indispensable.

Réduction

L’objectif de ce travail est notamment de pouvoir comparer les quantités des différents métabolites dans les matrices explorées, ainsi que la comparaison des concentrations de chaque métabolite en fonction du sexe par matrice. Les données seront donc analysées par des stastitiques . La mise au point de la quantification sur les différentes matrices nécessite de travailler sur des pools d’animaux pour appliquer différentes méthodes sur un même échantillon. Selon les quantités nécessaires dépendant de chaque matrice, un groupe additionnel de n=10 animaux par sexe sera utilisé. L’effectif global pour ce projet est de n=35 par groupe soit 70 animaux.

Raffinement

Après la phase d’acclimatation, les animaux seront habitués à la salle de chirurgie pour diminuer le stress. Ils seront hébergés en groupe avec présence d’enrichissement (bâton à ronger, papier absorbant, maison et/ ou tube en plastique). Les rats seront observés une à deux fois par jour. Toutes les stratégies d'analgésie, d'anesthésie et de soin seront mises en œuvre pour réduire au maximum tout inconfort. L’induction d’anesthésie et le maintien sera réalisée en gazeux. L’animal sera maintenu sur un tapis chauffant durant toute l’expérimentation. Il recevra une préparation avant le prélèvement: rasage des poils, désinfection et nettoyage de la peau et protection oculaire. Nous assurons une surveillance accrue du rythme respiratoire et de la température corporelle.

Choix des espèces

L’objectif est de développer une méthode de quantification des acides gras afin de réaliser une cartographie et visualiser leurs évolutions pour être utilisé dans la recherche de biomarqueurs. Le rat est une espèce globalement très utilisée en recherche fondamentale et a effectivement déjà été utilisé dans ce contexte. Le choix du rat vs la souris est aussi motivé par leur différence de taille et l’accessibilité à des quantités d’échantillons par animal plus importante. Le rat est l’espèce la plus adaptée pour cette étude. Nous utiliserons des rats adultes pour réaliser les différentes dissections et prélever les fluides biologiques pour avoir suffisamment de données avant le dosage des acides gras.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 3000
Rats : 3000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6000
▲ -
Devenir
 -
 -
 2000
 4000

Réutilisés pour 2 000 d'entre eux dans d'autres projets, tués pour les autres afin de prélever leurs organes, 3 000 souris et 3 000 rats sont soumis à des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des substances jusqu'à trois fois par jour pendant cinq jours, subissent l'insertion d'une bille dans la partie terminale du colon, une privation de nourriture jusqu'à vingt-quatre heures sur grille et un hébergement individuel sur sol grillagé pour que soient comptés et pesés leurs excréments. Une partie reçoit une substance qui provoque artificiellement une diarrhée ou une constipation, afin de tester si un candidat médicament la corrige. Le porteur qualifie ces atteintes de gêne ou d'inconfort, et affirme que les modèles animaux "restent plus adaptés" que les tests in vitro pour évaluer la motilité intestinale humaine.

Objectifs

Les troubles gastrointestinaux constituent un large éventail de pathologies qui affectent l’appareil digestif depuis la cavité buccale jusqu’au rectum affectant plus de 40 % de personnes dans le monde. La diarrhée et la constipation sont les principaux symptômes des troubles de la motilité intestinale. Ils sont associés à un certain nombre de maladies chroniques (tel le syndrome du côlon irritable, les maladies inflammatoires de l’intestin) ou à la médication. La constipation est définie par une diminution de la fréquence des selles associée à une difficulté pour les évacuer et se caractérise par un ralentissement du transit et une déshydratation des selles. A l’inverse, la diarrhée est une émission de selles fréquentes, abondantes et de consistance très molle à liquide. Ces troubles sont associés à une morbidité accrue, à un inconfort, à la perte de productivité au travail et à la consommation de ressources médicales. Le présent projet consiste à évaluer d’une part l’effet des substances sur la fonction gastrointestinale (diarrhée ou la constipation, consistance des fèces) et d’autre part le potentiel effet à reverser la diarrhée ou la constipation induite par des substances réactives lors de l’évaluation clinique de nouveaux candidats médicaments. En effet, il est nécessaire d’évaluer avant les phases d’essais cliniques chez l’homme tout risque encouru lors de l’administration d’un candidat médicament.

Bénéfices attendus

Ces études ont pour objectifs d’évaluer l’efficacité de potentiel nouveaux candidats médicaments à reverser la diarrhée ou la constipation induite par des substances réactives et d’autre part évaluer leurs potentiels effets indésirables sur la fonction gastrointestinale (diarrhée ou la constipation, consistance des fèces).

Procédures

Les substances d'essais sont administrées par bolus durée de quelques secondes ou par perfusion lente de quelques minutes. Les administrations peuvent être uniques ou répétées ( 3 fois par jours au maximum) pendant plusieurs jours (maximum 5 jours), et cela en fonction de l’objectif de l’étude. Les animaux sont mis à jeun sur grille pour une période n’excédant pas 24h (test compris). L’effet des substances sur le transit du colon est évalué soit après insertion d’une bille dans la partie distale du colon (durée de quelques minutes) ou après évaluation du nombre et de la consistance des fèces récupérées aprés hébergement inviduel des animaux sur sol grillagé (6 h maximum). Dans certains cas, les animaux peuvent recevoir une substance réactive ralentissant artificiellement le transit clonique (administration unique , durant quelques secondes). L’effet reverse des substances sur la diarrhée ou la constipation est évaluée après administration unique ou répétée (2 fois par jours au maximum / durée de quelque seconde) d’une substance réactive induisant la diarrhée ou constipation. Pour les modèles de constipation la prise de poids et la consommation d'eau et de nourriture sont monitorées au cours de l'étude nécessitant un hébergement individuel des animaux pendant au maximum 24h. Enfin, des prélèvements de sang (8 maximum) peuvent être réalisés, chaque prélèvement durant quelques secondes à 3 minutes.

Impact sur les animaux

Bien qu’un certain nombre de procédures appliquées dans ce projet n’induisent pas de nuisance ou d’effets indésirables sur les animaux, quelques procédures peuvent induire : un stress lié à la privation de nourriture temporaire (pour une durée n’excédant 24 h),à un hébergement individuel (pour une durée n’excédant 24 h), à une gêne ou un inconfort lié à l’induction des modèles symptomatiques de diarrhée ou de constipation, ou à une incommodité lors de l’insertion de la bille dans la partie distale du colon. Toutefois, si une souffrance devait apparaître, des points limites clairement établis permettraient de sortir l'animal de l'étude.

Devenir

Dans le cas où des prélèvements terminaux d'organes (estomac, intestin...) sont obligatoires, les animaux ne pourront pas être maintenus en vie à la fin de l'étude et seront donc euthanasiés. Dans le cas contraire, (i.e; prélèvements terminaux d'organes non nécessaires pour atteindre les objetifs de l'étude) les animaux seront réutilisés dans un autre projet pour évaluer l'impact de la substance sur le transit intestinal par exemple.

Remplacement

De nombreux tests ex vivo (in vitro et in silico) sont réalisés avant les tests sur l'animal. Ceux-ci constituent un point de départ permettant à la fois de sélectionner uniquement les molécules présentant une certaine efficacité, innocuité et d’explorer les détails relatifs au mécanisme d’action de ces dernières. Bien que ces tests permettent une réduction significative du nombre de substances à tester (et donc du nombre d’animaux), ils ne représentent pas la complexité du système gastro-intestinal humain qui est en constante interaction avec le système nerveux central et le système endocrinien. Ainsi, les modèles animaux, restent plus adaptés pour évaluer l'effet global des médicaments sur la motilité intestinale pour le développement de nouvelle thérapie et pour leur utilisation en toute sécurité chez l'Homme.

Réduction

Les mesures de réduction s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister à utiliser le plus petit nombre d’animaux possible pour chaque étude permettant d'obtenir des données suffisantes pour interpréter les résultats de façon correcte et d’éviter ainsi une répétition inutile des études. Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la comparaison par rapport à un groupe contrôle négatif et éventuellement à un contrôle positif si cela s'avère pertinent. Nos données historiques indiquent qu’un effectif de 10 animaux (rats et souris) en standard par groupe (nombre de groupes variables, selon l’objectif de l’étude) est généralement nécessaire pour atteindre une sensibilité correcte du test. Par ailleurs, des prélèvements terminaux peuvent être ajoutés en fin de procédure afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la régle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites clairement définis et spécifiques pour chaque procédure, permettant de stopper l'étude et/ou d'euthanasier, de façon précoce, tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général, un suivi de poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Par ailleurs, et au quotidien, un enrichissement complet est fourni aux animaux, celui-ci inclut dans leur hébergement : litière, objets de nidification, objets à ronger, présence de congénères (sauf cas contraire imposé par la procédure). Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le programme d’anesthésie et d’analgésie est défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance.

Choix des espèces

Les rongeurs (rats et souris) présentent une motilité intestinale similaire à celle de l'Homme et réagissent de la même manière aux substances dont les effets prokinetique ou ralentisseur du transit sont connus. Tous les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines de développement (après sevrage, car les substances testées dans ce projet sont principalement destinées pour l'Homme adulte).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles endocriniens
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 960
Souffrances
▲ -
▲ 960
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

Soumis à l'injection intramusculaire d'un produit épais sous sédation puis à des prélèvements sanguins deux fois par semaine, 960 rats mâles seront tous tués, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'objet du projet est un contrôle qualité de lot pour un médicament de castration chimique déjà commercialisé, la mesure de la testostérone dans le sang servant à valider l'efficacité de chaque flacon. Le porteur indique qu'un essai in vitro existe, qu'il est déposé dans tous les pays et présente des avantages éthiques, et que le passage par le rat intervient quand ce test in vitro donne un profil atypique. Il affirme alors que l'essai sur animaux est "nécessaire", et exclut toute réutilisation des rats parce qu'elle risquerait d'interférer avec un test suivant.

Objectifs

L’objectif du projet est de réaliser un contrôle qualité d’un médicament injectable à libération prolongée, à base d’une hormone qui libère les gonadotrophines (hormones sexuelles), et qui est utilisé pour le traitement de certaines maladies urologiques, gynécologique et pédiatriques (cancer de la prostate, endométriose...). Ce projet a pour but d’injecter chez le rat mâle le produit à différente concentration, avec trois durées de libération différentes et de mesurer par des analyses sanguines la cinétique d’apparition de la testostérone dans le sang pour valider l’efficacité du médicament à provoquer une castration chimique.

Bénéfices attendus

Ces essais sont utilisés à des fins réglementaires et médicales. Ce médicament est bénéfique dans le traitement des patients atteints de certaines maladies urologiques, gynécologique et pédiatriques (cancer de la prostate, endométriose...). Avant la libération du médicament, un contrôle qualité est requis. Une alternative in vitro à ce test existe, néanmoins le substrat particulier dans lequel cette analyse in vitro est réalisée est parfois défaillant, invalidant le test alors que le médicament fonctionne normalement, et dans ce cas le contrôle qualité doit être répété via la méthode in vivo historique chez le rat.

Procédures

Les interventions sur les animaux sont les suivantes : L’injection en IM d’un produit épais réalisé sous sédation, les prélèvements sanguins répétés pour permettre l’obtention de sérum. Ils sont réalisés 2 fois par semaine avec un intervalle de 3 jours.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour les animaux utilisés dans le cadre de ces essais sont : L’injection en intra-musculaire (IM) d’un produit épais. Les prélèvements sanguins répétés pour permettre l’obtention de sérum peuvent amener à un stress lié à la contention de l’animal et également des saignements localisés chez l’animal.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés en fin de protocole ou en cas d'atteinte de points limites. La réutilisation des animaux pour un autre essai n’est pas possible car cela pourrait interférer avec le résultat de ce second test.

Remplacement

Les essais in vitro comporte de nombreux avantages (éthiques, rapidité, flexibilité) et permettent de valider la conformité de la cinétique de libération du produit. Ils sont déposés dans tous les pays mais néanmoins en cas de résultats non conforme avec un profil atypique de libération, l’essai in vivo est nécessaire pour valider les échantillons et vérifier l’efficacité du produit.

Réduction

Le responsable de projet s’assure dans la mesure de ses connaissances que le scientifique ait évalué les aspects 3Rs. Des groupes de 3 rats par flacon de médicament (soit 6 rats par type de produits, 2 flacons par produits) ont été identifiés comme la taille minimale de l’échantillon pour avoir des résultats valides comme indiqué dans l’AMM.

Raffinement

Les rats sont hébergés en groupes sociaux, avec différents enrichissements dans leurs cages (e.g. tunnel, lanières de papier foisonnantes ). Ils sont observés chaque jour par du personnel formé et compétent et des points limites sont mis en place). Les animaux seront manipulés par des méthodes à faible stress, et les contentions seront limitées aux gestes d’injection et de prélèvement. Avant l’injection du produit, les animaux recevront une sédation et analgésie par administration sous cutanée. En cas de boiterie suite à l’injection du produit, des anti-inflammatoires non-stéroïdiens pourront être administrés. Avant les prélèvements de sang à la veine caudale, les rats sont positionnés dans une enceinte chauffante pendant 10 minutes pour faciliter le prélèvement. Les volumes prélevés ainsi que les périodes de récupération suivent la réglementation, les recommandations de la «Federation of European Laboratory Animal Science Associations » (FELASA) ainsi que les raffinements et bonnes pratiques internes. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisés que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’abord) et à usage unique. Si l’accès à la veine caudale n’est pas possible, consultation du service vétérinaire pour utiliser une autre voie. Une injection de solution saline est effectuée en sous cutané pour réhydrater l’animal après chaque prélèvement sanguin.

Choix des espèces

Espèce sur laquelle le test in vivo a été validé historiquement (réponses pharmacodynamiques proches de celle de l’homme), et décrite dans les dossiers d’AMM. Test in vivo historiquement développé et validé sur la souche de rat mâle agé de 12-14 semaines comme décrit dans les dossiers d’AMM. Ce qui correspond à une tranche de poids de 300 à 400 grammes environ.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 90
Rats : 90
Macaques à longue queue : 1
Macaques rhésus : 5
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 186
▲ -
Devenir
 -
 -
 186
 -

Réutilisés ensuite dans d'autres projets, 90 souris, 90 rats et six macaques subissent des IRM répétées sous anesthésie, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut passer jusqu'à 120 examens de deux heures sur cinq ans, avec prises de sang et administrations de molécules le jour de l'examen. Le porteur reconnaît que le stress de la contention et les anesthésies répétées entraînent une perte de poids, et que la stimulation des pattes des rongeurs provoque des douleurs les jours suivants. Quand les rongeurs deviennent trop lourds pour le scanner, il annonce leur transfert vers des projets de formation, ce qui prolonge leur utilisation dans un autre cadre.

Objectifs

Notre projet vise à repousser les limites de l’imagerie métabolique par résonance magnétique nucléaire (RMN) à travers le développement et la validation d’outils dédiés à la résonance magnétique nucléaire à haut champ, notamment les antennes radiofréquences servant à l’excitation des spins nucléaires et la détection des signaux RMN, et les schémas d’acquisition optimisés pour les différents noyaux non-proton observables in vivo. Nous mènerons d’une part des expériences chez le rongeur (rat et souris) et le primate non humain sain anesthésié pour développer et valider nos nouveaux outils d’imagerie cérébrale. Nous attendons de ces expériences qu’elles nous permettent d’acquérir des données de référence qui seront comparées aux données de la littérature afin d’apporter la « preuve de concept » que nos outils sont performants et précis. D’autre part, ces méthodes seront mises en œuvre pour étudier l’activation cérébrale chez l’animal sain.

Bénéfices attendus

Les méthodes validées et données de référence acquises à l’occasion de ce projet seront utiles pour préfigurer les études de recherche biomédicale et de neurosciences à venir chez le rongeur, le primate non-humain et ultimement chez l’Homme par IRM à ultra-haut champ magnétique.

Procédures

Des prélèvements sanguins (de quelques secondes) seront éventuellement réalisées chez l’animal anesthésié (juste avant, juste après ou pendant l’examen IRM) pour la détermination de certains paramètres physiologiques). Des molécules à dose thérapeutique seront administrés occasionnellement (réalisée typiquement en quelques minutes) le jour de l’examen IRM. Le projet prévoit des examens IRM chez l’animal anesthésié à une fréquence maximale bimensuelle et une durée typique de 120 minutes. En pratique, nous envisageons moins de 50 examens IRM sur 5 ans pour les macaques et moins d’une dizaine pour les rongeurs. Un nombre maximal de 5 expériences de stimulations somato-sensorielle (quelques minutes) seront menées par animal durant certains examens IRM.

Impact sur les animaux

Les examens IRM sont en eux-mêmes non-invasifs. Par contre, le stress de la contention et les contrecoups de l’anesthésie répétée peuvent être délétères entrainant typiquement une perte de poids. A noter également que la stimulation somato-sensorielle des pattes chez le rongeur implique le plus souvent des douleurs les jours suivants nécessitant un traitement analgésique.

Devenir

Pour les rongeurs, les dispositifs expérimentaux présupposent un poids maximum au-delà desquels les souris ou les rats (ne peuvent plus être positionnés correctement et de façon stable dans le scanner IRM préclinique. Dans ce cas de figure, nous chercherons à transférer les animaux vers d’autres projets de formation en particulier. Après avis favorable du vétérinaire, les PNH pourront être réutilisés dans de nouveaux projets.

Remplacement

Nos tests préliminaires seront systématiquement menés sur des objet-tests aux dimensions et caractéristiques électromagnétiques comparables à celles d’un cerveau de souris, de rat ou de macaque adulte. Toutefois, la complexité anatomique, fonctionnelle et métabolique du cerveau ne peut être appréciée à l’aide d’objets-test aussi évolués soient-ils. Le passage par l’expérimentation animale (rongeur ou primate) est donc une nécessité.

Réduction

Nous comptons utiliser le nombre minimum d’animaux nécessaires à la mise au point et à l’affinement de nos méthodes. Aucun test statistique précis n’est envisagé à ce stade mais les analyses statistiques nécessaires à la validation de nos méthodes, notamment pour l’évaluation de leur reproductibilité et l’établissement de valeurs/images de référence seront déployées. Pour chaque espèce, les effectifs suffisant pour acquérir des données de références ont été évalué sur la base de nos études précédentes. Chaque animal sera réexaminé à plusieurs reprises avec un intervalle minimum de 15 jours (soit un nombre maximum de 120 examens par animal sur une période de 5 ans). Concernant la détection des variations locales de signal liée à l’activation cérébrale, nous considérons empiriquement que les effectifs prévus seront suffisants pour atteindre une significativité statistique. Dans la mesure du possible, nous comptons utiliser des macaques ayant déjà participé à d’autres projets de recherche afin de limiter globalement le nombre de primate nécessaires en recherche biomédicale.

Raffinement

Les animaux seront anesthésiés lors des examens RMN et leurs paramètres physiologiques (température corporelle, nombre de respirations par minute) seront suivis en continus afin d’éviter tout effet négatif ou inconfort pour les animaux. Le réveil après les anesthésies est également surveiller de près pour s’assurer que l’animal récupère bien et se nourrit. Un contrôle minutieux des points-limites est également mené tout le long du projet afin d’optimiser au maximum le bien-être des animaux . Les animaux seront hébergés en groupe sociaux stables.

Choix des espèces

Le rat et la souris sont des espèces ubiquitaires en recherche biomédicale. L’organisation, la physiologie et le métabolisme du cerveau des rongeurs sont bien connues dans le monde scientifique. Par ailleurs, de très nombreux modèles de souris transgéniques permettent aujourd’hui de valider la pertinence de nos biomarqueurs vers une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques en jeu chez la maladie humaine. Chacune de ces deux espèces de rongeur propose des challenges techniques spécifiques en terme de dimensionnement des dispositifs expérimentaux mais aussi en terme de quantité ou de stabilité des signaux RMN. Ainsi certaines méthodes ne seront pas réalisables pratiquement chez l’une ou l’autre espèce. Phylogénétiquement très proche de l'homme (développement cortical et sous-cortical), le macaque permet de poursuivre le développement des méthodes préalablement mises au point chez les rongeurs dans des conditions plus proches de l'examen chez l'homme notamment en termes de résolution et d'équipement. Il s'agit d'une étape nécessaire à la validation de nos approches avant l'application chez l’Homme. Pour des raisons pratiques (conceptions des équipements IRM et autres appareillages) de mise en œuvre, des animaux adultes seront examinés. Pour les rats, les individus devront être pesés de 200 à 450g. Pour les souris, leur poids devra être compris entre 20 et 40g. Des groupes homogènes en âge seront constitués. Pour le macaque, dans le souci de réduire, nous souhaitons réutiliser dans la mesure du possible des macaques adultes sains âgés de moins de 15 ans au début du projet.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 1704
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1704
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1704

1 704 rats vont être utilisés, tous tués pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent trois irradiations de l'abdomen espacées de 48 heures, vivent seuls pendant cinq à seize semaines et subissent un prélèvement de sang dans l'artère mésentérique avant la mise à mort. Le porteur indique que l'irradiation peut toucher l'intestin grêle et provoquer des signes cliniques irréversibles, amaigrissement et gonflement de l'abdomen, et que le régime cétogène testé entraîne une forte perte de poids puis de fortes carences. L'hébergement individuel imposé à des animaux sociaux pendant plusieurs mois figure parmi les procédures, quand la rubrique raffinement met en avant un tunnel et une étagère.

Objectifs

L'objectif de ce projet de recherche est d'évaluer le bénéfice thérapeutique de différents régimes alimentaires sur la toxicité digestive radio-induite. Plus précisément, ce projet visera à démontrer, via l’utilisation de régimes alimentaires renforçant ou fragilisant l’homéostasie au sein de l’écosystème colique, qu’après irradiation, la dégradation des relations de symbiose entre le système immunitaire de l’hôte et le microbiote, joue un rôle important dans les lésions digestives et notamment dans celles de l’épithélium colique. Ce travail revêt un intérêt majeur pour réduire la prévalence de patients souffrant de « Pelvic Radiation Disease » (PRD) ou améliorer leur prise en charge. La PRD est une maladie de certains patients bénéficiant d’une radiothérapie pelvienne et souffrent de complications gastrointestinales.

Bénéfices attendus

Le projet de recherche scientifique vise à apporter des bénéfices dans le domaine de la prévention et du traitement des lésions radio-induites du côlon dans un contexte de complications gastrointestinales après une radiothérapie pelvienne. Cela passe en premier lieu par une meilleur compréhension de la dynamique précoce des lésions radio-induites. Le projet permettra d'approfondir notre compréhension des mécanismes sous-jacents aux lésions radio-induites de l’épithélium colique. Cela inclut l'identification des processus cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement initial des lésions, et son évolution, ici interactions entre microbiote et système inflammatoire de l’hôte au sein de l’écosystème colique. Cette étude pourrait permettre d’identifier de nouvelles approches thérapeutiques personnalisées basées sur l’alimentation (facilement applicable en clinique, prescrit par un nutritionniste), qui en renforçant de façon préventive l’intégrité de la barrière épithéliale colique permettraient de réduire la toxicité digestive au cours de la radiothérapie pelvienne, d’augmenter la tolérance au traitement antitumoral et ainsi d’optimiser son efficacité tout en préservant la qualité de vie des patients. D’un point de vue fondamental, la partie mécanistique de cette étude viserait à proposer une signature du microbiote, comme prédictifs des lésions radio-induites du côlon (i.e., « biomarqueur »), mais aussi de nouvelles cibles thérapeutiques sur la base d’une modulation des interactions hôte/microbiote et enfin pourrait appuyer le passage de l’étude expérimentale vers un transfert clinique éventuel.

Procédures

- Hébergement individuel pendant toute la durée de l’étude (min 5 semaines, i.e., pour la majorité des protocoles et max 12 à 16 semaines (dépendant de la longueur du régime alimentaire) pour 3 expériences potentielles et impliquant 432 rats maximum au total - Irradiations locales au niveau de l'abdomen sous anesthésie gazeuse (maximum 6 minutes), 3 fois avec un intervalle de 48 heures entre chaque séance. - Prélèvement de fèces de façon hebdomadaire pendant tout le temps de l’expérimentation. Ce prélèvement sera effectué au moment de la pesée de l’animal (réduction de la fréquence de manipulation des animaux et de leur stress). - Prélèvement de sang à partir de l'artère mésentérique avant l'euthanasie, d'environ 2 minutes, sous analgésique et anesthésie gazeuse.

Impact sur les animaux

Les deux modèles d’irradiation localisée du côlon, chez le rat, utilisés dans ce projet sont déjà utilisés dans le laboratoire. Ce modèle d’irradiation du côlon peut toucher une petite zone de l’intestin grêle, qui est mobile, entraînant des signes cliniques spécifiques irréversibles : amaigrissement de l’animal accompagné d’un gonflement au niveau de l’abdomen. Les régimes alimentaires pourraient favoriser des modifications de la masse graisseuse des animaux entraînant une variation de leur métabolisme. Le régime alimentaire dit « occidental » sera celui qui pourrait le plus induire d’effets néfastes (prise de poids, réduction de la mobilité, troubles métaboliques). Une attention particulière sera également portée à la suite du régime cétogène et notamment durant les 3 premières semaines de prise (perte de poids importante pendant cette période et période latence de l’efficacité de ce régime sur la santé). A long terme ce régime nécessitera des compléments alimentaires car il induit de fortes carences. Il est possible que les animaux sous ces deux régimes alimentaires présentent des signes cliniques et comportementaux.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés afin de prélever des tissus pour des analyses histologiques, cellulaires ou moléculaires.

Remplacement

Dans le but d’évaluer les bénéfices thérapeutiques de certains régimes alimentaires sur la sphère digestive après exposition aux rayonnements et particulièrement pour le passage en clinique, nous sommes dans l’obligation d’utiliser des modèles in vivo. Il n'existe pas de test in vitro substitutif permettant de répondre aux questions soulevées dans ce projet. Le bénéfice thérapeutique d’un traitement passe par une action multiple au sein de l’organe d’intérêt, en agissant sur différents systèmes de cet organe, ici écosystème colique i.e., microbiote et hôte (système immunitaire, la barrière épithéliale mais aussi le micro-environnement, le système nerveux…). Seul un modèle animal intégré permet de façon pertinente de tester une telle efficacité, ici celle de différents régimes alimentaires sur la fonction de barrière du côlon.

Réduction

Pour atteindre la pertinence statistique, les groupes sont classiquement constitués de 8 à 12 individus selon le paramètre analysé. Pour certaines parties de l’étude, 2 expérimentations indépendantes seront réalisées afin de reproduire un effet observé (2x6 animaux par expérience et par groupe). A minima, une analyse statistique sera réalisée afin de comparer tous les groupes entre eux.

Raffinement

Les animaux seront observés quotidiennement pendant toute la durée des expérimentations. Le bien-être de l’animal sera évalué quotidiennement par le suivi de son comportement et de son aspect physique (aspect du poil, prise alimentaire, présence de fèces dans la cage, perte de mobilité…). Les animaux seront pesés toutes les semaines. De plus, des dispositifs d'enrichissement (tunnel rouge et cage haute avec étagère) seront mis en place dans les cages pour créer un environnement stimulant pour les animaux. Si au cours de l’expérience un animal montre des signes caractéristiques de souffrance, il sera retiré de l’expérimentation et euthanasié si son état est jugé irréversible.

Choix des espèces

Le modèle rat est approprié dans notre étude et a été validé au laboratoire dans le cadre de l’étude des complications gastro-intestinales radio-induites. Nous utilisons au laboratoire, le modèle d’irradiation localisée au niveau colorectal sur une fenêtre de 2cm/3cm La taille du rat permet aisément la réalisation d’irradiations fractionnées. Les lésions obtenues au cours du temps sont histologiquement proches de celles qui ont pu être observées chez des patients ayant bénéficié d’une radiothérapie pour le traitement de tumeurs abdomino-pelvienne. D’autre part, nous avons choisi le rat qui possède l’intégralité de son patrimoine immunitaire nécessaire à la réparation tissulaire. De plus, le rat est un modèle clé en recherche préclinique, en particulier dans la recherche pharmacologique et toxicologique mais aussi dans le cas plus précis de cette étude pour l’étude des variations fonctionnelles du microbiote, en raison de sa similitude avec l'être humain (par rapport à la souris). Les animaux seront reçus à l’âge de 13 semaines, ceci correspondant au stade adulte qui a été choisi afin d’éviter une potentielle hétérogénéité liée à l’âge. Ils seront irradiés à l’âge de 17 semaines minimum soit 4 semaines minimum après leur arrivée et leur accessibilité aux différents régimes alimentaires testés et ce, afin de permettre la modification et la stabilisation du microbiote à la suite du changement alimentaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 288
Souffrances
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▲ 288
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Devenir
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 288

Soumis à une restriction alimentaire pendant 120 jours, puis à des chocs électriques ou à des injections provoquant des troubles digestifs, 288 rats sont tués à l'issue pour analyse du cerveau, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Quatre-vingt-seize d'entre eux reçoivent une récompense associée à un stimulus électrique pendant six semaines, les 192 autres une injection de chlorure de lithium censée rendre cette récompense écœurante. Le porteur qualifie ces atteintes de légères et transitoires, stress et sensation désagréable de moins d'une seconde, contractions abdominales de quelques dizaines de secondes. L'objectif annoncé reste de savoir si des rats devenus habitués deviennent aussi compulsifs, transposition aux addictions comportementales humaines qui reste une hypothèse de travail.

Objectifs

Les addictions comportementales (avec ou sans consommation de produit) représentent un coût élevé d’un point de vue médical, social et économique pour nos sociétés. La compréhension des mécanismes cognitifs et comportementaux impliqués dans ces désordres pourrait aider à une meilleure prise en charge de ces pathologies. Les habitudes de consommation peuvent participer au maintien de l’addiction et contribuer à la difficulté à changer son comportement de consommation, lorsque celui-ci n’est plus adapté. Dans un contexte d’addiction, il a été suggéré que le développement d’habitudes peut conduire à une consommation compulsive, c’est-à-dire, une consommation de produits malgré les conséquences négatives. Cependant le lien entre habitude et compulsion n’a pas été clairement établie. Ce projet a pour but principal de déterminer si des rats ayant une tendance à développer un comportement habituel sont également plus vulnérable à développer un comportement compulsif. Ce projet comprend deux procédures qui utilisent deux méthodes différentes pour évaluer les comportements habituels et compulsifs : la première procédure associe une récompense a une conséquence négative, la deuxième, rend la récompense aversive. Ces deux procédures seront complémentaires car elles évaluent deux composantes différentes d’un comportement compulsif : la persistance du comportement malgré les conséquences négatives ou la persistance à consommer malgré le dégout.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’étudier le lien entre habitudes de consommation et compulsion afin de pouvoir déterminer dans quelle mesure de mauvaises habitudes peuvent conduire aux comportements inadaptés caractéristiques des addictions comportementales. A terme, ces connaissances nous permettrons de développer des stratégies thérapeutiques ciblées sur les habitudes de consommation pour aider les patients à regagner le contrôle sur leur comportement. Par exemple, si ce projet permet de démontrer un lien entre habitudes de consommation et compulsion, des thérapies cognitives et comportementales peuvent consister à casser les habitudes pour prévenir le développement d’un comportement compulsif.

Procédures

Toutes interventions se feront sur animaux vigiles. Tous les rats (288) seront sous alimentation restreinte pendant 120 jours maximum et seront pesés 5 fois par semaine. Tous auront accès à des récompenses appétentes après avoir exécutés et appris des tâches simples. Les sessions d'apprentissage et de détection des habitudes s'étaleront sur 8 semaines à raison de 5 séances par semaine, 1 séance par jour, 1 h par séance. Pour 96 rats, les séances d'apprentissage seront suivies de séances de détection de l'habitude en absence de récompense (2 séances, 1 séance par jour, 1h par séance) puis de séances où la récompense sera associée à un stimulus électrique en basse tension d'une durée maximale d'1 seconde. Les séances avec le stimulus éléctrique basse tension auront lieu pendant 6 semaines, 1 séance par semaine, 1h par séance (soit 6 séances de 1h). Les 192 rats restants auront des séances d'apprentissage selon les modalités décrites ci-dessus. Puis les animaux suivront à 3 séances de 10 min en présence de la récompense suivi d'un stimulus aversif (injection intrapéritonéale d'une solution provoquant des troubles gastro-intestinaux pendant quelques dizaines de secondes) à raison d'une séance par jour pendant 3 jours consécutifs. Ces mêmes animaux suivront ensuite 10 séances d'accès à la récompense réparties sur 2 semaines, à raison de 1 séance par jour, 1 h par séance. Toutes les séances indiquées ont lieu dans des cages spécifiques dites opérantes.

Impact sur les animaux

- Stimulus électriques : légers stress et sensation désagréable transitoire pendant moins d’une seconde. - Injection intra-péritonéale de chlorure de lithium : induit des contractions abdominales transitoires pendant quelques dizaines de secondes. - Léger stress transitoire due à la contention de l’animal lors des injections intrapéritonéale (douleur légère à l’injection pendant moins de 10 secondes). - Léger stress due à la restriction alimentaire pendant toute la durée de l’expérience pour maintien du poids constant.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience afin de procéder à des analyses moléculaires sur le cerveau.

Remplacement

Ce type de recherche, visant à comprendre les bases du comportement habituel, peut uniquement être menée sur un animal vivant. Après vérification, il n’a pas été trouvé de test in vitro ou in silico permettant d’effectuer cette recherche et il n’est donc pas envisageable d’utiliser des méthodes de substitution à l’animal entier. Les connaissances acquises dans ce projet devraient permettre dans le futur d’apporter des connaissances pour développer des algorithmes permettant de modéliser le comportement. Ces algorithmes pourraient à terme constituer des outils de remplacement.

Réduction

Nous minimiserons le nombre d'animaux utilisés par des méthodes expérimentales validées et reproductibles. Sur la base d’études scientifiques publiées, nous nous attendons à observer de la variabilité inter-individuelle dans l’émergence de comportement compulsif. Le nombre d'animaux par lot a été calculé en tenant compte de cette variabilité et afin d'obtenir des résultats robustes sur le plan statistique. Ainsi, 32 animaux par lot seront nécessaires à notre étude avec 9 lots au total soit 288 animaux maximum.

Raffinement

Toutes les phases du projet seront réalisées par des personnels expérimentés et compétents. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape par une surveillance régulière des animaux selon une grille de suivi de bien-être animal qui aide dans le suivi des points limites et des critères d’intervention et d’arrêt. En effet, ses points limites gradés précis sont définis dans une grille de suivi (perte de poids, apparence, comportement de l’animal). Un animal atteignant un des points limites définis nécessitant une intervention est pris en charge sans délai. Le bien-être des animaux est pris en compte à chaque étape avec une pesée 5 fois par semaine. Dès leur arrivée à l’animalerie et pour toute la durée du projet, les animaux seront hébergés à deux par cage en conditions normales (température et humidité contrôlées, cages ventilées) et en cycle inversé avec un enrichissement dans la cage fourni par l’animalerie (stick ou pièce de bois à ronger pour assouvir leur besoin naturel de ronger ; tunnel pour se cacher) et accès à l’eau ad libitum. Les procédures débuteront après une période d’acclimatation de 10 jours minimum.

Choix des espèces

Le rat est l’animal le plus utilisé pour l’étude de l’addiction dans les modèles animaux. Les rats ont des réponses aux drogues qui sont similaires à celles de l’Homme et ils peuvent apprendre à s’auto-administrer toutes les drogues abusées par l’Homme, ainsi que les récompenses sucrées, de façon spontanée. Nous utiliserons des rats de la lignée « Sprague-Dawley ». Il s’agit de rats « outbred », c’est-à-dire avec un niveau de consanguinité limité ce qui permet une variabilité génétique majeure entre les individus, qui s’approche de celle rencontrée chez l’homme. Dans cette étude, nous utiliserons des rats « jeunes adultes » de 7-8 semaines au début du projet, pour faciliter l’apprentissage et pour pouvoir effectuer des expériences de longue durée sans facteur de déclin cognitif lié au vieillissement.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

Pour mettre au point un système de suivi automatisé du comportement des rats, 120 individus sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, puis tués parce que "l'expérimentation est terminée". Chacun reçoit sous anesthésie gazeuse une puce d'identification implantée sous la peau, après rasage, incision et fermeture par agrafe. Le porteur présente le dispositif comme plus respectueux du comportement naturel des rats, qui vivent en groupe dans un environnement enrichi pendant plusieurs mois. La justification de la mise à mort tient en une phrase, alors que la procédure décrite se limite à la pose d'une puce et que les lignées utilisées ne présentent aucun phénotype invalidant.

Objectifs

Les modèles animaux permettent de comprendre les mécanismes liés à des pathologies humaines. Pour caractériser correctement ces modèles en particulier au niveau comportemental, nous avons besoin de comprendre leurs comportements en conditions normales (non pathologiques). Pour cela, nous développons un système de suivi comportemental sur le long terme dans des conditions de vie permettant l'expression de comportements naturels des animaux. Le présent projet vise à mettre en place ce système de suivi comportemental automatisé pour le rat (qui a déjà été mis au point pour la souris). Nous devons trouver les conditions idéales de mesures des comportements et améliorer la détection automatique de comportements d'intérêts.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de proposer une méthode de caractérisation comportementale de rats vivant en groupe dans un environnement enrichi. Les données collectées sont donc représentatives du comportement spontané des animaux. Elles sont robustes car collectées sur plusieurs jours, en environnement enrichi. Le suivi individuel permet de construire des profils comportementaux individuels tout en considérant les relations sociales de l'animal au sein de son groupe. Ce projet constitue la base de développement de nouvelles méthodes de phénotypage comportemental, plus respectueuses du comportement naturel des rats.

Procédures

Les animaux subissent une implantation en sous-cutané d'une puce d'identification sous anesthésie gazeuse (l'anesthésie dure 5 minutes en tout). Au cours de cette anesthésie, l'animal subit un rasage de la zone d'insertion (1 minute), une désinfection de la zone (1 minute), une injection sous-cutanée d'un antidouleur (20 secondes), l'incision de la peau (20 secondes), l'insertion de la puce d'identification (20 secondes) et la fermeture de la plaie avec une agrafe (30 secondes).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une insertion sous-cutanée d'une puce d'identification par radio-fréquence réalisée sous anesthésie gazeuse et analgésie locale (sous-cutanée).

Devenir

Les animaux sont mis à mort car l'expérimentation est terminée.

Remplacement

Les marqueurs de diagnostic clinique de maladies neurpsychiatriques sont de l’ordre comportemental (anomalies de la communication sociale, anomalies cognitives, comportements stéréotypés). Il est donc nécessaire d’étudier le comportement des individus modèles pour pouvoir identifier clairement les mécanismes liés à ces anomalies issues de mutations génétiques. Le rat est une espèce suffisamment proche de l’Homme, physiologiquement et génétiquement, chez laquelle nous pouvons modéliser des pathologies humaines. Les modèles cellulaires ne peuvent être utilisés qu’une fois que les anomalies comportementales ont été décelées, pour mieux comprendre les bases moléculaires de ces anomalies comportementales.

Réduction

Ce projet constitue une étude pilote pour mettre en place le système de suivi de rats. Il est donc exploratoire. Nous réduisons le nombre d’animaux utilisés au maximum tout en conservant la possibilité de saisir la diversité comportementale que peuvent présenter les rats des lignées étudiées. La précision du système de suivi comportemental permettra de mesurer et de décrire finement les comportements en utilisant des données collectées sur peu d’individus mais sur plusieurs jours chacun. Nous veillerons à utiliser le moins d'animaux possibles en mesurant les mêmes animaux pendant de longues durées (plusieurs jours).

Raffinement

Les lignées utilisées ne présentent pas de phénotype invalidant particulier. Les expériences comportementales réalisées n’engendrent qu’un stress limité et très ponctuel (insertion de la puce d'identification). Pour réduire la souffrance des animaux lorsque nous insérerons les puces d'identification, nous aurons recours à une anesthésie générale gazeuse et un analgésique local en sous-cutané. Les expériences comportementales réalisée ensuite n'engendrent pas de stress supplémentaire car elles sont réalisées en conditions proches de celles de l'hébergement, dans un environnement enrichi.

Choix des espèces

Le rat possède des capacités cognitives plus développées que la souris dans certains domaines (empathie, apprentissage, collaboration par exemple). La caractérisation comportementale du système social du rat permettra de fournir une base pour étudier les bases neurales de telles fonctions cognitives élaborées. Les animaux seront utilisés à partir de 4 semaines (mise en place de l’identification par puce) puis conservés pendant plusieurs mois avec enregistrements ponctuels pour la mise en place du système. Nous prenons des animaux jeunes pour pouvoir les conserver longtemps une fois équipés de puce, dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés dans cette étude pilote.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 104
Souffrances
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▲ 104
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Devenir
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 104

Tous tués au terme de l'étude pour analyse de leur œil, 104 rats aveugles et immunodéprimés reçoivent une greffe de cellules rétiniennes humaines, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit sept anesthésies en trois mois pour la chirurgie intraoculaire, l'imagerie et l'enregistrement de l'activité électrique de la rétine. Le porteur signale des décollements localisés de rétine et de petites hémorragies oculaires possibles après injection, une perte de poils liée à la lignée qui s'accumule sous les paupières, et une mise à mort immédiate en cas d'inflammation ou d'infection de l'œil. Il retient un taux d'échec de 20 à 30 % lié à la chirurgie, au rejet de greffe ou à l'opacification du cristallin, chiffre intégré au calcul des effectifs.

Objectifs

Les rétinites pigmentaires (RP) entrainent des pertes sévères et rapides de la vision pouvant conduire jusqu’à la cécité et affectent des millions de personnes dans le monde. Les RP sont d’origine monogénique et affectent environ 200.000 personnes en France. Jusqu’à présent aucun traitement n’est disponible dans la plupart des cas. Dans ce contexte, la thérapie cellulaire visant à remplacer l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR) dysfonctionnel ou perdu constitue une piste déjà très avancée avec l’incroyable potentiel thérapeutique des cellules souches pluripotentes induites (cellules iPS). le projet consiste à greffer des cellules de patients RP modifiées génétiquement pour corriger la mutation à l'origine de la pathologie. Ainsi, cela permettra de démontrer que les cellules de patients sont devenues fonctionnelles.

Bénéfices attendus

Il n'existe peu ou pas de traitement pour soigner les rétinites pigmentaires ou pour restaurer la vision quand celle-ci est perdue. L 'objectif est de développer des approches de thérapie cellulaire à partir de cellules souches pluripotentes humaines différenciées en cellules de l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR) pour préserver la vision dans ces maladies.

Procédures

Une procédure chirurgicale sous anesthésie générale sera réalisée chez les rats. De plus, la chirurgie sera réalisée sous analgésie en complément de l’anesthésie. Cette opération consistera en la transplantation intraoculaire (sous la rétine) de trois types de cellules de la rétine différentes assemblée en un feuillet de cellules. Pour ces études une lignée de rats modélisant la rétinite pigmentaire et avec une immunodéficience (pour éviter les rejets de greffe) sera greffée avec les cellules. Cette opération sera rapide et durera 15 à 20 minutes. Elle ne sera réalisée qu’une seule fois par rat. Tous les animaux seront examinés par imagerie permettant l’observation de l’anatomie et la structure de la rétine (15 minutes par rat) et feront également l'objet d’un examen de l'activité électrique de la rétine (30 minutes par rat) qui permettra l’étude de la fonction de ce tissu. Ces examens qui nécessitent l’immobilité de l’animal se feront sous anesthésie générale. Les animaux seront également évalués avec un test comportemental à l’état vigil sans contrainte particulière. Ce test de la fonction visuelle est rapide (5 à 10 minutes environ). Tous ces examens seront réalisés une fois par mois (pendant 3 mois). Aucun prélèvement ne sera réalisé sur les animaux vivants. Les rats seront euthanasiés à la fin de l'étude par une méthode réglementaire en vue d'une analyse histologique de l'oeil.

Impact sur les animaux

-Anesthésies : 7 fois par animal au cours de l’étude qui dure 3 mois (risque cardio-respiratoire et d’hypothermie) -Les injections sous-rétiniennes/greffes peuvent provoquer des lésions temporaires comme des décollements localisés de la rétine et de petites hémorragies oculaires. -Un léger stress peut être engendré lors du changement d’environnement des animaux (mise en chambre noire la veille de l’electroretinogramme). -Le phénotype nude entraine une perte de poils à 3 ou 4 semaines avec une réapparition par touffes au cours de la vie du rongeur. Ces poils peuvent s'accumuler dans l'oeil sous les paupières et cela nécessite donc un soin particulier pour éliminer cette accumulation. Les animaux sont plus susceptibles de développer des infections opportunistes du fait de leur statut immunodeficient.

Devenir

A la fin de chacune des procédures, les animaux sont euthanasiés pour permettre des analyses histologiques ou fonctionnelles (électrophysiologiques) des tissus (rétine). Ces explorations sont nécessaires pour évaluer le bénéfice de la transplantation au cœur du projet et le devenir des cellules transplantées (intégration au tissus de l’hôte, etc…).

Remplacement

Le projet consiste à évaluer la capacité d’une greffe de cellules à permettre une préservation de la fonction visuelle. Cette évaluation ne peut donc pas être faite par des approches in vitro. Les approches in vitro ne permettent d'évaluer que des paramètres isolés de culture et non des interactions avec une rétine. Il n'est ainsi pas possible de démontrer la fonctionnalité d'un produit de thérapie cellulaire de la rétine autrement que in vivo. Ce projet ne peut être réalisé que chez l’animal.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, les transplantations seront réalisées dans un seul oeil ; l’oeil controlatéral servira de contrôle évitant d’utiliser d’autres animaux dans ce but. Par ailleurs, la majorité des actes peuvent être réalisés sur les mêmes animaux permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Nous avons réduit le nombre d’animaux par groupe au minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables en tenant compte de la variabilité plus importantes des mesures effectuées (en raison d’un taux d’échec évalué à 20-30 pour cent (chirurgie, rejet de greffe, opacification du cristallin, etc..)) lors de nos précédentes études aux approches similaires. Le nombre a été calculé sur la base des données de la littérature pour des approches similaires et en fonction du devenir post-mortem des animaux. Pour limiter le nombre d’animaux, Les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adaptés aux petits effectifs. Au total, 104 animaux sont prévus pour cette étude.

Raffinement

- Les animaux seront examinés quotidiennement par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie et seront hébergés dans les conditions conformes à la réglementation (cages de stabulation avec enrichissement (bâtons à ronger, lambeaux de papier kraft), nourriture et boisson à volonté). Dans ce modèle de rat, le phénotype immunodéprimé entraine une perte de poils à 3 ou 4 semaines avec une réapparition par touffes au cours de la vie du rongeur. Ces poils peuvent s'accumuler dans l'oeil sous les paupières et cela nécessite donc un soin particulier pour éliminer cette accumulation. Le phénotype aveugle ne gêne pas l'accès à l'eau et à la nourriture qui sont facilement accessibles et à volonté dans la cage. Les rats bénéficieront d’une anesthésie générale fixe. Pour les injections intraoculaires, une anesthésie préalable de la cornée sera réalisée. Le risque de douleur généré par la transplantation de tissus est géré en pré- et post-opératoire par l’injection d'analgésiques. Les animaux feront l’objet d’une surveillance plus accrue pendant les 24 heures suivant les différents actes (réveil post-anesthésie, état de la surface oculaire après les électrorétinogrammes, signe d’inflammation, etc…). Tout signe d’ inflammation ou d’infection de l’œil entraînera l’euthanasie.

Choix des espèces

Les rats sont couramment utilisés dans les études précliniques permettent une comparaison des résultats avec ceux de la littérature. La taille de l’animal rend le geste technique (transplantation sous-rétinienne) moins difficile que chez la souris par exemple, ce qui réduira significativement le risque d’échec de la procédure et donc le nombre d’animaux nécessaire à l’étude. Rats modèlisant la rétinite pigmentaire et immunodéficient : Ces rats portent une mutation spontanée qui conduit à la perte rapide de la vue et une autre mutation qui affaibli le système immunitaire (pour prévenir le rejet de greffe). Comme la perte des cellules de la rétine débute dès 3 semaines après la naissance, les rats seront opérés à 4 ou 5 semaines (début de la dégénérescence des photorécepteurs). L'ensembles des autres actes des différentes procédures seront réalisées au plus tôt un mois après la transplantation : à 2, 3 et 4 mois, le stade le plus tardif prévu par l’étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1680
Rats : 3120
Souffrances
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▲ 4800
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Devenir
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 4800

1 680 souris et 3 120 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour l'étude histologique de leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal peut subir jusqu'à deux chirurgies cérébrales, des administrations répétées de nanoparticules et, en option, cinq à six heures d'enregistrements électrophysiologiques sous anesthésie. Le porteur décrit une récupération difficile après chirurgie, mobilité réduite, attitude de repli et poil terne, et affirme par ailleurs que le modèle de maladie neurodégénérative "n'entraîne pas de symptôme marqué". La description des procédures tient en quatre lignes pour 4 800 animaux, et les tests comportementaux annoncés au titre de la réduction ne sont jamais précisés.

Objectifs

Actuellement, Les maladies neurodégénératives ne possèdent pas de traitement curatif, mais seulement des traitements symptomatiques ayant un effet limité, accompagné d’effets indésirables. Le but de ce projet est de développer un outil thérapeutique visant à restaurer la voie de « nettoyage » des neurones en permettant ainsi l’élimination de protéines qui s’agrègent et tuent les neurones. Les lysosomes sont des organites cellulaires impliqués dans la survie des cellules, en dégradant certaines molécules anormales qui s’accumulent provoquant ainsi des pathologies neurodégénératives. Or chez les patients atteints de certaines formes de ces pathologies, la fonction lysosomale est perturbée et ne permet donc plus le nettoyage cellulaire dans les neurones, entrainant leur mort. La stratégie de ce projet est donc de développer et tester via différents modes d’administration des nanoparticules contenant des molécules permettant de refonctionnaliser la voie de « nettoyage » des neurones dans différents modèles animaux de la Maladie de Parkinson.

Bénéfices attendus

Les synucléinopathies comme la maladie de Parkinson touchent plus de 100.000 personnes en France, dont 80% sont âgées de plus de 65 ans, au cours des années à venir nous allons observer une augmentation importante du nombre de cas en raison du vieillissement de la population et de l'amélioration de l'espérance de vie. De ce fait la découverte d’un traitement curatif utilisant des nanoparticules est un des grands axes de notre recherche. Ce projet s’inscrit dans une optique à long terme avec à terme une application clinique du composé utilisé.

Procédures

Chirurgie : au maximum deux chirurgie de 30 minutes. Traitements avec les différents modes d'administration. Récolte d'urine excrétée. Enregistrements électrophysiologiques (optionnels) durée 5 à 6h sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Effets liés à la chirurgie, mais bien encadrés au niveau analgésie et avec un suivi postopératoire sur 3 jours minimum. Effets liés à la chirurgie pour les enregistrements électrophysiologiques (optionnels). Le modèle neurodégénératif chez la souris ou le rat n'entraine pas de symptome marqué, en effet les désordres sont plutôt visibles à l'échelle moléculaire.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser une étude histologique détaillée du cerveau.

Remplacement

Dans le respect du R de remplacer, dans l’état actuel des connaissances, nous ne pouvons pas nous passer d’animaux vivants, car il n’est pas possible de mimer le développement spatiotemporel des synucléinopathies dans des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux est calculé par une approche statistique afin d'obtenir des résultats significatifs en réalisant une cohorte par groupe. Nous utilisons des tests comportementaux qui sont non invasifs et permettent un suivi au long cours sur un même animal. Les organes étudiés en fin de procédure représenteront une banque de tissus utilisable pour d'autres analyses ultérieures au sein de notre Institut (cerveau en général et pour ce projet particulièrement reins, foie).

Raffinement

Acclimatation : une période de deux semaines d'acclimatation permet aux animaux de se familiariser avec leur nouvel environnement. Les animaux sont hébergés dans des cages transparentes placées sur portoirs ventilés et maintenues à 21°C et 55% d’humidité. L'enrichissement de leur milieu est représenté par des maisons en papier mâché que les animaux peuvent utiliser pour se cacher ou ronger. Des batonnets de bois sont aussi intégrés dans les cages pour permettre aux animaux de ronger. Anesthésie et analgésie : la douleur et l’inconfort générés par la chirurgie et les méthodes d’administration sont maitrisés par un recours à l’anesthésie (gazeuse) et l’utilisation d’analgésiques. Des points limites adaptés pour les deux espèces sont uivis : une mobilité réduite voir difficile suite à la chirurgie, une attitude de repli, une allure du poil terne et mal nettoyé (difficulté à récupérer le poids initial) dans les jours suivant la chirurgie. Un suivi post-opératoire est dans tous les cas réalisé grâce à une fiche de scorage qui évalue la perte de poids, la mobilité, les interactions avec les congénères, aspect du poil. Les animaux sont pesés de manière hebdomadaire pendant toute la durée de l’étude.

Choix des espèces

La souris et le rat sont des espèces de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L’organisation du système nerveux central de cette espèce est assez proche de celle de l’homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes synaptiques à une échelle moléculaire. Cela rend les enseignements tirés de l'étude des tissus du rat largement transférables à l'homme. De plus, ces espèces permettent d’utiliser des animaux modifiés génétiquement. Les animaux sont utilisés à l'age adulte, de jeune adulte afin d'induire les modèles jusqu'a un age avancé afin de tester l'effet curatif des traitements.